| n° 21902 | Fiche technique | 16865 caractères | 16865 2916 Temps de lecture estimé : 12 mn |
16/07/23 |
Résumé: L’envie toute simple de se rafraîchir à la piscine se transforme en une rencontre inattendue qui va donner chaud à cette baigneuse... | ||||
Critères: fh inconnu piscine douche voir caresses intermast préservati pénétratio -occasion | ||||
| Auteur : Aventurine Envoi mini-message | ||||
Une file d’attente s’est déjà formée devant le bâtiment, même s’il n’ouvre que dans un quart d’heure. Avec un soupir, j’ouvre l’arrière de ma voiture et en extrais mon sac posé sur la banquette. Je tente d’estimer à vue de nez le temps d’attente nécessaire avant d’atteindre le guichet de la piscine publique.
La chaleur est étouffante, mais je me concentre sur la promesse d’un après-midi rafraîchissant dans le grand bain. Parvenue à la fin de la file, je me place derrière un trentenaire vêtu d’une chemisette bleu ciel et d’un short en jean effiloché. Absorbé par son téléphone sur lequel ses pouces pianotent à un rythme effréné, il ne remarque pas que la file a progressé d’un mètre. Patiente, je reste sur place et attends qu’il daigne avancer à son tour. En fixant sa nuque aux cheveux brun coupés courts, j’attends en silence, de plus en plus abattue par la chaleur. Au bout de quelques secondes, nouveau mouvement du serpentin humain. Aucune réaction devant moi, nous allons être semés et déjà des voix agacées se font entendre derrière moi.
Je sors avec peine de ma torpeur pour oser l’interpeller :
L’homme se retourne. Je suis frappée par l’éclat de ses yeux. Le même bleu que celui des bassins, qui eux sont toujours hors de portée. Une calvitie naissante, des traits fins et des lèvres plutôt pulpeuses, cernées par un bouc parfaitement dessiné. L’air surpris, comme pris en faute, il tourne brièvement la tête vers la façade puis me fait face à nouveau.
Il avance aussitôt de quelques pas, entraînant dans notre sillage la dizaine de personnes derrière nous. Alors que nous avançons, mon regard est attiré par ses mollets musclés, dont l’un est entouré d’une frise tribale, juste à la base du genou. Joli tatouage. Pour tuer le temps, je me surprends à en imaginer d’autres sur certaines parties de son corps. Sur son omoplate, que je devine musclée sous sa chemise. Au creux de ses reins ou sur son torse. Pour tuer le temps lui aussi, il s’est remis à pianoter sur son téléphone.
Je franchis les portes au bout d’une attente qui me paraît interminable. Choisissant la première cabine libre sur mon passage, je m’empresse d’enfiler mon maillot de bain. C’est un deux-pièces, de couleur verte et orné de jolies fleurs multicolores. C’est un maillot conçu pour les sports aquatiques, mais peu importe, personne n’ira me demander si je tiens debout sur une planche de surf. Encore heureux.
La fraîcheur des lieux et le contact du carrelage sous mes pieds me paraissent délicieux après ma station prolongée dans la fournaise du dehors. Je dépose mon sac et emprunte un long couloir menant vers les bassins. Face à l’une des portes bleues des casiers, le beau brun distrait lutte avec une serrure. Il ne me remarque pas, ce qui me laisse le loisir de jeter un œil à sa silhouette sportive. Le galbe de son fessier est parfait, vu de profil. Je me damnerais pour avoir des fesses pareilles, pensai-je en contenant un sourire.
Le bassin de cette piscine est divisé en six couloirs de nage. L’essentiel de la foule est massé dans l’autre bassin, moins profond. Je m’immerge en empruntant prudemment l’échelle et contemple avec une once d’envie les adolescents qui trouvent le courage de sauter des hauts plongeoirs. L’eau est fraîche, juste comme il faut, et une sensation de bien-être m’envahit dès mes premiers mouvements de brasse. Les yeux clos, j’apprécie ses caresses le long de mes bras, sur mes hanches et mes cuisses en mouvement. Je sens ma poitrine se contracter sous l’effet du froid.
Un peu essoufflée au bout de plusieurs minutes, je fais une pause près du bord. Les yeux à hauteur du sol, je vois soudainement passer une paire de mollets masculins portant un tatouage familier. Le beau brun, ruisselant, saisit une serviette posée sur un banc et s’assoit en se frictionnant le cou et le torse. Nos regards se croisent, il semble me reconnaître et me sourit. Je lui rends son sourire brièvement et repars aussitôt pour une longueur. Mon esprit me projette des images-flash de ses biceps modelés, de son torse orné d’une toison éparse et des gouttelettes d’eau luisantes sur ses abdominaux et sa taille fine.
Je continue à nager en tentant de garder un rythme régulier. Mon cœur, qui s’était quelque peu emballé à la vue du nageur tatoué, retrouve peu à peu un rythme adapté à mes efforts sportifs. Détendue, je laisse mon regard vagabonder. Les jeux de lumière sur l’eau en remous, le lent voyage des nuages à travers la baie vitrée, les allées et venues des baigneurs. Lorsque je suis dans la rue, je trouve toujours fascinant de regarder les passants dans toute leur diversité. Celle des styles vestimentaires, des démarches, des expressions. Dans les lieux où la semi-nudité est de rigueur, je m’adonne à ce jeu tout aussi passionnant et beaucoup plus sensuel. Les corps se dévoilent sans artifices vestimentaires. La beauté et le charme de chaque personne sont exposés, imparfaits et subjectifs à des regards indifférents, amusés ou lubriques.
Plongée dans mes pensées, je remarque que le beau brun assis sur son banc se livre au même jeu que moi. À une exception près, son regard finit par s’arrêter sur moi. Deux iris bleus m’observent sans ciller. Détournant la tête en feignant l’indifférence, je sens qu’il me suit du regard alors que je passe devant lui en nageant le long du bord. Je l’imagine lorgner sur mon dos et mes fesses exposées à la surface de l’eau. Je le sens reluquer mes jambes qui s’écartent et se resserrent en alternance. Il fixe sans doute mon entrejambe sous mon maillot fleuri. Troublée, je termine ma longueur sans me retourner malgré l’envie qui me tenaille de regarder l’indiscret voyeur.
Arrivée à la fin du couloir, je remarque qu’il est revenu dans l’eau et s’est posté à l’autre bout du bassin, immobile. Je repars et nage dans sa direction, en ralentissant mon allure malgré moi. Nos regards jouent au chat et à la souris, s’évitent puis se recroisent, se cherchent sans vouloir se soutenir. Puis, dans un élan de défi, mes yeux se posent sur lui. Je me mets à le fixer en continu, sans cesser d’avancer vers lui. D’abord surpris, son visage finit par s’éclairer d’un sourire amusé. Arquant les sourcils d’un air interrogateur, je lui souris à mon tour. En arrivant à sa hauteur, mon cœur s’est remis à me jouer des tours. Je m’accroche au bord, à quelques centimètres de lui.
Silence gêné. Je ne sais que répondre. Nous ne sommes qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Même si l’envie est forte de lui faire des reproches, je me sens indéniablement attirée par lui, noyée dans son regard azur.
Il sourit et je constate avec étonnement qu’il rougit légèrement.
Nouveau silence, pendant lequel nous restons là, côte à côte, à regarder les baigneurs sans les voir et en risquant de temps à autre un regard oblique vers l’autre.
Coupant court à ce bref échange, il regarde soudainement sa montre et poursuit :
Les lèvres entrouvertes en un charmant sourire, il baisse les yeux vers ma bouche, semble hésiter et finit par murmurer :
Jérémy avance comme pour se diriger vers le bord. Mais au lieu de passer devant moi, il reste accroché et approche doucement son visage du mien. Je laisse ses lèvres effleurer ma joue en un seul baiser très sage, qui me fait tressaillir. Nous restons sans bouger quelques secondes, le clapotis de l’eau entre nous venant chatouiller la naissance de ma poitrine et son torse viril. Je sens sa cuisse frôler la mienne et sa jambe s’enrouler délicatement autour de mon mollet, comme pour me garder contre lui. Ma hanche contre la sienne, je pose une main sur son torse et pose un timide baiser sur ses lèvres charnues. Avec un regard rieur, Jérémy libère ma jambe, se relance à l’eau et glisse vers l’échelle en quelques brasses vigoureuses. C’est à mon tour de lorgner sur ses fesses, son dos musclé et ses cuisses robustes, qui ruissellent jusqu’à ce qu’il s’enveloppe dans son drap de bain. Longeant le bassin d’un pas rapide, il disparaît vers les douches sans se retourner. Il n’a pas de tatouage sur l’omoplate ni au creux des reins, j’ai perdu à mon propre jeu. Mais ce n’est plus le froid qui durcit mes seins et envoie de délicieux frissons dans mon bas-ventre.
La semaine suivante, je me sens pousser des ailes à l’idée d’une sortie à la piscine. Un peu déçue de prime abord de ne pas y trouver Jérémy, je me lance assidûment dans mes longueurs. Brasse, dos crawlé. Courte pause le long du bord, étirements. Défilé hétéroclite des baigneurs. Visiblement, il n’est pas venu aujourd’hui. Je peste contre moi-même, j’aurais dû lui donner une heure de rendez-vous ou même lui demander son numéro. Tant pis, cette heure de nage m’a vraiment détendue.
Le corps enveloppé du bien-être que procure l’exercice physique, je vais prendre ma douche. Les yeux clos, je profite du massage du jet sur mes épaules, respire le parfum fruité de mon shampoing. C’est en rouvrant les yeux que je le vois arriver. S’approchant de l’une des douches de la rangée perpendiculaire à la mienne, il vérifie la température de l’eau d’une main hésitante. Remarquant aussitôt ma présence, il me sourit.
Alors que je m’efforce de rincer l’eau savonneuse sous un jet un peu faible, je regarde Jérémy se frotter les bras, le torse. Il me rend mes regards d’un air candide et semble déployer tous les efforts du monde pour ne pas poser les yeux sur mon corps. Une jeune fille quitte l’espace des douches, nous laissant seuls. Jérémy se frictionne le torse un peu plus langoureusement, passe ses mains sur ses cuisses, frôle la ceinture de son slip de bain sans me quitter des yeux. Il veut jouer, visiblement.
Je quitte ma douche pour me placer sous le jet situé juste à côté de lui. Tournée vers le mur carrelé, je défais d’un geste le lien de mon maillot de bain, noué dans le dos, et retire le soutien-gorge. Les seins nus, sans me retourner, je finis de me rincer les épaules, les bras et la poitrine. Je sens son regard sur moi ainsi qu’une tension lancinante entre mes cuisses. Jetant un bref coup d’œil par-dessus mon épaule, je vérifie que nous sommes toujours seuls et me retourne. Jérémy est immobile sous le jet d’eau et me contemple, bouche bée, une main posée sur le torse, l’autre masquant son entrejambe. Les pulsations de mon clitoris sont de plus en plus intenses alors que j’imagine son sexe palpitant d’excitation dans son slip de bain. Sa main, ornée d’une chevalière en or, caresse légèrement la fine toison de ses pectoraux.
Face à lui, je repasse mes mains sur mon buste même si je suis désormais parfaitement rincée. Mes doigts s’attardant sur les reliefs de mes seins et descendent sur mon ventre. Jérémy regarde ma poitrine puis jette un coup d’œil furtif vers la sortie. En se massant le cou avec sa deuxième main, sans me quitter des yeux, il dévoile l’érection naissante qui déforme le nylon de son slip de bain.
N’y tenant plus, je saisis mes affaires et, en l’invitant du regard à me suivre, me dirige d’un pas rapide vers les cabines. Jérémy m’a imitée et me suit au même rythme, la serviette enroulée à la hâte autour de la taille. Je n’ai pas pris le temps de me sécher, mes cheveux et tout mon corps ruissellent. En serrant mon drap de bain contre mes seins nus, je ressens à chaque pas la chaleur de l’excitation envahir mon intimité.
Après avoir bifurqué dans la rangée de cabines la plus éloignée du hall d’entrée, je m’arrête dans celle du fond. Jérémy est sur mes talons, il entre avec moi et jette son sac et sa serviette sur l’une des patères. Il ferme les portes d’un geste et, reprenant son souffle, me libère de mes affaires qu’il accroche soigneusement. Les yeux posés sur mes tétons pointant insolemment vers lui, il s’approche de moi, ses iris bleus pétillants de désir. Un courant d’air frais passe sous la porte de la cabine, me faisant frissonner.
Le beau brun décroche alors mon drap de bain et s’emploie à me sécher. Tout en délicatesse, il essore les mèches de mes cheveux, passe lentement la serviette sur mon cou et mes épaules. La fait glisser sur les aréoles de mes seins, en déposant quelques baisers sur mon cou et mes lèvres. Au bout de quelques minutes, il abandonne la serviette et m’enlace. Son bas-ventre plaqué contre moi, je sens la fermeté de son érection entre nous. Je me blottis plus près de lui et approche mon visage du sien. Personne dans les cabines alentours, seules des exclamations d’enfants et des bruits de plongeons nous parviennent.
Nos lèvres se rencontrent, nos langues font connaissance. Sans un mot, nous laissons nos mains glisser sur le corps de l’autre. J’ose alors saisir ses fesses, les malaxe et glisse mes doigts sous le textile humide pour mieux les caresser. Ses doigts descendent délicatement sur mon maillot et se posent sur mon sexe, massant ma fente habilement. Son autre main posée sur ma nuque, il m’embrasse avec passion et les pressions de ses doigts sur ma féminité se font de plus en plus insistantes.
La chaleur de l’excitation me fait oublier le froid. Les caresses de mon partenaire deviennent de plus en plus poussées, il fait glisser ma culotte au sol et ôte son maillot à son tour. Je contemple son sexe érigé, plutôt large et dont la veine apparente à sa surface semble frôler l’explosion. Le regard coquin, il a saisi son membre entre ses doigts et se caresse doucement face à moi. Il avance d’un pas, m’obligeant à reculer contre la paroi de la cabine, et reprends possession de mes lèvres avec gourmandise. Je sens sa main prendre la mienne et la placer autour de son sexe. Baissant les yeux, je me mets à observer ma propre main le caresser en de lents va-et-vient, en savourant les pulsations de plus en plus rythmées de mon clitoris. Jérémy se laisse faire, debout devant moi, les yeux dans les miens, et murmure :
N’y tenant plus, je lâche son sexe et saisis ses fesses pour le plaquer contre moi. J’ai envie de le sentir en moi sans plus attendre. Posant un pied sur le banc, j’écarte les cuisses et plaque mon corps contre ses hanches. Mes bras enroulés autour de son cou, nous restons immobiles ainsi quelques secondes, l’oreille tendue. À écouter nos respirations emballées par le désir. À l’affût du moindre bruit provenant de l’extérieur de notre refuge improvisé.
Sans quitter mon étreinte et en tâtonnant vers la patère derrière lui, Jérémy attrape un préservatif dans la poche de son sac. Une fois équipé, il me regarde à nouveau, pose un baiser délicat sur mes lèvres et une main sur ma cuisse surélevée. De son autre main, il guide son sexe vers l’entrée de ma vulve et me pénètre doucement. La largeur de son membre me surprend, je laisse échapper un léger gémissement. Ses hanches ondulent alors en rythme contre moi pour prendre possession de mon intimité.
Ses mains sont sur mes seins, puis sur mes fesses et mes cuisses, je sens son sexe me remplir à chacun de ses coups de rein. Je me mords la lèvre inférieure pour contenir mes gémissements. Ses oscillations deviennent plus intenses, il plaque ses mains contre la paroi derrière moi et son regard reste plongé dans le mien. Pourtant c’est moi qui finis par me noyer dans les ondes de la jouissance, lorsque sa main reprend ses caresses sur mon clitoris. Jérémy finit par me rejoindre, tout son corps se raidit et il m’enlace à nouveau. Je me laisse emprisonner entre ses bras. Le souffle court, je regarde la paume de sa main, posée sur mon épaule, puis l’intérieur de son poignet attire mon attention. Je n’aurais jamais pu l’imaginer, ce tatouage-là… Une petite sirène aux cheveux longs orne son poignet, les bras levés et la queue élégamment courbée, nageant pour remonter à la surface des flots.
Au creux de mon cou, je sens le souffle chaud de Jérémy, qui peu à peu s’apaise. Puis l’entends murmurer, presque timidement :
Au loin, toujours des cris d’enfants et des bruits de plongeons. Dans ma tête, deux mots, oui et non. Refermer ou prolonger cette parenthèse inattendue ? D’après les prévisions météo, il fera aussi chaud dimanche prochain, alors…