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n° 21810Fiche technique24040 caractères24040
Temps de lecture estimé : 17 mn
30/05/23
Résumé:  Deux mères et leurs filles à la découverte d’un hammam. Les unes délurées comme l’autre pudique, devront se conformer aux coutumes du lieu.
Critères:  fff jeunes piscine sauna humilié(e) voir exhib caresses
Auteur : Dyonisia  (Rêves et autofictions… souvenirs et confidences…)      Envoi mini-message

Série : Charlotte au Hammam

Chapitre 01 / 03
Savoir suivre les règles

 Savoir suivre les règles – 1/3


Avertissement :


Ce texte était destiné à la collection « Marraines et Filleules » qui reprend, sans grand souci de chronologie, les anecdotes ou les confidences des protagonistes qu’elle met en scène.

La matière du récit, tiré en l’occurrence du journal – non intime – de Marraine Chantal, s’est révélée assez abondante pour qu’il paraisse plus opportun de le présenter sous la forme d’une mini-série.

Pour celles et ceux qui s’intéressent à la susdite collection, les évènements relatés sont antérieurs au « joyeux anniversaire » qui l’a inaugurée.


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Journal de Chantal sur le Forum des Marraines


Bisous, mes amours.


Je vous ai déjà parlé, je crois, de la copine que Sandra a retrouvée à la Fac, Agnès, et de la mère de celle-ci. Charlotte, c’est son prénom, dont j’avais fait la connaissance à l’époque du lycée, est devenue une amie qui se confie quelques fois sur ses problèmes conjugaux. Comme nos filles aiment bien se divertir ensemble, nous avons pris l’habitude de nous inviter pour un thé ou simplement pour bavarder. Papoter, si vous préférez ! Sauf que, de bavardages en papotages, nous nous sommes peu à peu découvertes et rapprochées plus intimement.


Oh, ne soyez pas jalouses, mes chéries : Charlotte est une grande pudique qui s’est quasiment affolée quand je lui ai dit que j’adorais être nue à la plage, de préférence en compagnie d’amies proches ! Je n’allais pas en rajouter en lui racontant nos ébats, hein ? La pauvre, elle est affligée d’un macho de mari, très imbu de ses connaissances, limitées, et surtout grand passionné de football. Le bon côté du personnage, c’est que les retransmissions de matchs ou ceux de son équipe favorite au stade local laissent souvent sa femme libre d’occuper son temps à sa guise. Depuis peu, en général c’est avec moi…


Du coup, le monsieur s’est montré soupçonneux. Pour pallier ses doutes, j’ai accepté une invitation à dîner chez eux avec un bellâtre et feins de résister pied à pied à sa drague lourdingue avant d’y succomber. Oui, mes amours, j’ai couché ! Heureusement, il y a toujours l’Angleterre pour distraire nos pensées au moment idoine… Et ma réputation est faite : une hétéro, pas facile à amadouer, et pas terrible au lit. De quoi rassurer le mari de Charlotte qui ne craint plus que ma fréquentation assidue la pervertisse.


Nous en profitons à la moindre occasion, en tout bien tout honneur – jusqu’à présent – et en toute confiance. Je lui ai fait comprendre mon peu d’intérêt pour les attributs de la gent masculine. Elle m’a avoué son désespoir d’être affectée d’une particularité physique intime qui la tourmentait au point qu’elle envisageait une clitoridectomie. Une folie dont je l’ai bien sûr vivement dissuadée. Nous ne sommes plus au Dix-Neuvième Siècle, tout de même ! N’empêche, à cause de ce complexe, non seulement la nudité l’effrayait, mais encore la seule idée d’une épilation du maillot la perturbait, m’a-t-elle confessé.


Vous me connaissez, mes chéries, je n’ai écouté que mon bon cœur pour lui proposer de l’accompagner chez une esthéticienne, voire mieux : dans un hammam qui lui garantirait de ne pas croiser une quelconque voisine ou pipelette de son monde. J’ai usé beaucoup de salive et montré beaucoup de patience pour vaincre ses hésitations. Elle vient enfin de se décider et nous avons réservé hier un rendez-vous dans un établissement des vieux quartiers de la ville d’à côté. L’ennui, enfin pour elle, c’est que les filles en ont eu vent et qu’elles ont réclamé à cors et à cris de venir avec nous. Je n’ai pas eu le courage de les décevoir, et Charlotte n’a pas osé refuser.


Voilà pourquoi je vous annonce cette grande nouvelle, mes amours : demain nous allons au hammam, en « famille » ! Et bien entendu, je vous raconterai tout. Julia, je te dirai si j’ai trouvé ta maîtresse question gros bouton. Christine, tu pourras cajoler ta belle chatoune. Moi, je vais vite me coucher pour être prête de bonne heure. J’aurai sans doute à réveiller votre filleule, et puis nous passerons prendre Charlotte et Agnès… Et demain soir, encore du foot, chouette !


Bisous où vous voulez, les filles !

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Journal de Chantal, le surlendemain


Alors, mes amours, vous brûlez d’impatience de savoir comment s’est passée cette journée entre filles, je suppose ? Pardon de vous avoir fait languir.


Une journée bien remplie, mes chéries ! Une grande journée, commencée par un petit tour en ville, une salade sur le port, un grand après-midi au hammam, et un repas chinois chez moi le soir. Voilà, vous savez tout…. ou presque !


C’est déjà bien tout ça, non ? Il fallait prendre d’abord un peu de temps pour mieux se mettre dans l’ambiance, mieux se connaître en dehors des cadres habituels, découvrir et partager ses goûts et ses intérêts en matière de mode ou de choix de resto, par exemple. Se rapprocher de nos filles, aussi. Je parle surtout de Charlotte qui avait beaucoup à rattraper sur la liberté d’esprit de ces jeunes femmes.


Elle a pu se rendre compte des liens d’amitié câline qui lient sa puce à la mienne… Et s’apercevoir des nouveaux aspects de la personnalité d’Agnès, ignorés jusqu’ici. Elle ne pensait pas qu’elles étaient si proches, notamment. Enfin, elle s’en doutait un peu mais ne se l’avouait pas. Comme nombre de mères, elle ressentait les choses, mais elle ne les voyait pas ! Oh, et puis, j’ai envie de vous dire tout de suite ce qui m’a étonnée sur le moment. Figurez-vous que l’une n’avait encore jamais vu la foufoune de l’autre, et que pour l’autre c’était aussi le cas depuis des années. Pour nous, c’est presque incroyable, mais le contexte est différent pour elles. Avec un homme à la maison, elles ne peuvent pas vivre dans la même familiarité que celle dont nous bénéficions vous et moi.


Bref, vous l’avez compris, la séance au hammam s’est passée comme je le pressentais, et nous n’avons absolument plus aucun endroit inconnu les unes, des autres… Charlotte connaît trois nouvelles foufounettes, mais je crois qu’elle n’en avait guère vues d’autres avant ! Alors, vous imaginez bien qu’elle était très gênée au début. Elle faisait tout pour en montrer le moins possible d’elle et pour regarder le plus possible ailleurs que vers une autre femme. Ensuite, la curiosité a pris le dessus. La nouveauté du trouble a fait le reste…


Eh oui, grande découverte ! La coquine s’est révélée, Charlotte aime le corps féminin. Elle qui ne s’était jamais montrée à d’autres que son mari et ses docteurs, je suppose, n’a pas détesté porter le regard sur les formes de femmes de nos âges, ni sur celles des matrones du hammam ou sur celles des jeunettes qui le fréquentent. D’ailleurs, quel est le moyen de faire autrement que voir lorsque toutes ces dames se baladent sans souci dans le plus simple appareil puisque les jours réservés, il n’y a qu’elles ? Même si, en l’occurrence, il y avait elles, nous, et nos filles.


Pas plus d’affectation que de pudibonderie, en outre. Ce n’est pas la philosophie du lieu de tirer avantage de ses charmes ni de rougir de ses défauts. Je comptais bien là-dessus pour aider Charlotte à surmonter ses complexes sinon s’en débarrasser. Pourtant, ce n’était pas gagné, au début. J’ai cru un instant qu’elle n’accepterait pas de se mettre complètement nue dans le vestiaire et qu’elle allait ressortir illico. Toute troublée, toute gênée, toute émue, je vous le dis ! Enlever sa culotte devant les deux filles et moi lui a été difficile ! Et venir se présenter en tenue d’Ève dans la salle commune, encore plus, mais il était trop tard pour reculer.


J’avais plus ou moins envisagé de la confier seule à une matrone pour la toilette obligatoire, en guise de thérapie de choc. Finalement, elle était déjà trop intimidée de se retrouver toute nue en public, si j’ose dire, bien qu’il s’agisse d’un public indifférent. Alors j’ai laissé Agnès et Sandra se laver ensemble, et je suis restée avec elle : la pauvre chérie était tellement rouge de confusion que j’ai pensé qu’il valait mieux être près d’elle pour l’épreuve de la toilette intime à tout vent… à tout regard, plutôt !


Je ne sais pas si nous sommes tombées sur la plus sensuelle et la plus experte des matrones, je ne les connais pas à ce point, mais quand elle l’a vue qui s’occupait tout en précision de ma chatte sans négligence du détail, ma Charlotte a ouvert de grands yeux apeurés. Je me suis complaisamment prêtée à jouer les cobayes, histoire de la rassurer, en écartant bien mes cuisses et mes fesses aussi pour que la toilette soit parfaite. Ensuite, elle ne pouvait que suivre mon exemple quoi qu’il lui en coûtât d’exhiber son capuchon imposant et de ne savoir plus où se mettre quand, en réaction naturelle à des soins attentifs, son clitoris hypertrophié s’est montré dans toute sa splendeur.


Ma Julia chérie, il faudra que vous vous mesuriez pour savoir laquelle de vous gagne !


Évidemment, je n’ai pas quitté son intimité des yeux tout le temps qu’a duré cette étape préliminaire. Mon regard l’a encore plus embarrassée, peut-être en se rendant compte qu’elle avait fait de même à mon égard. De toute façon, elle n’avait d’autre choix que de rester les cuisses ouvertes et de se laisser observer. Donc, dans la bonne lignée de son remarquable bourgeon, Madame a non seulement de belles lèvres bien développées mais aussi des nymphes qui ressortent beaucoup de la fente. Cette morphologie la désole, la pauvre chérie. Elle avait honte que toutes les autres puissent voir tout ça, surtout quand la matrone tirait dessus pour bien nettoyer dans tous les plis… Une chatte plus grosse que la mienne avec des petites lèvres nettement plus débordantes, à l’encan : un petit calvaire au début pour ma Charlotte qui, sur la fin, l’a très bien supporté.


Je savais, il est vrai, que cette épreuve – douce ou blessante, c’est selon – nous serait imposée. On m’avait informée en prenant rendez-vous que, venant pour la première fois, nous devrions nous y plier. Les habituées peuvent se laver elles-mêmes, seules ou à deux. Les matrones jettent seulement un œil, manière de contrôler si tout se passe bien ou si l’on souhaite faire appel à leur service. Pour nos puces, par exemple, bien que pas plus connues que nous, c’est une jeune employée qui les a surveillées et conseillées sur les endroits à vérifier. J’avais préféré ne pas avertir Charlotte, de peur qu’elle se dédise au dernier moment.


Pour elle et moi, peut-être par respect ou délicatesse, c’est une préposée plus ancienne qui nous a été affectée. Elle doit avoir près de soixante ans, teinte au henné, bien ronde, bien lisse, encore jolie de visage, une poitrine tombante mais bien remplie. Radieuse, débonnaire et souriante, une vraie figure maternelle pour prendre en main les nouvelles clientes sans les affoler. Ni bienséance superflue ni fausse pudeur, par contre, quand elle a confisqué les serviettes que nous tenions et s’est défait de sa blouse pour nous savonner. Nous étions nues, elle aussi, et alors ? Ici, c’est comme ça, et c’est tout !


Comme je vous l’ai dit, je suis passée à la casserole – enfin, ma grand-mère disait cela à propos d’autre chose ! – la première et j’ai bien apprécié ces préliminaires. Un peu émue, je le reconnais, de me laisser tripoter dans tous les trous devant Charlotte et avec nos filles dans le demi box voisin qui ne se privaient pas d’espincher. Elles ont continué leur manège lorsqu’est venu le tour de la mère d’Agnès, qui, heureusement, ne s’en est pas aperçue, trop préoccupée par ses propres sensations. Pour le savonnage des épaules et du dos, tout allait bien. Pour le buste, les seins et le ventre, c’était déjà moins facile pour elle. Voir notre matrone se pencher puis s’accroupir pour lui laver les jambes et les pieds l’a un peu plus déstabilisée. Après, le savonnage est passé aux cuisses et entre elles avec les conséquences que vous savez déjà.


Charlotte n’a pas à avoir honte de son corps, cependant. Je la trouve belle femme : plus grande et cheveux plus foncés que moi, les yeux marron verts, bien faite, bien en chair, je dirais même bien bâtie, la poitrine plus avantageuse que la mienne – et pour ma confusion, plus tonique –, la taille marquée sur des hanches larges, de belles fesses fermes et de longues jambes musclées. En somme, ses formes intimes ne détonnent pas en regard de l’ensemble de sa morphologie. Si je devais lui trouver un vrai défaut apparent, ce serait au niveau des pieds, un peu grands et épais. Mais il faut bien qu’elle assure son équilibre ! Un autre est plus caché, si défaut il y a et qu’il soit difficile de le lui reprocher.


Je l’ai découvert en contemplant son large fondement pendant qu’elle était penchée sur le bras de la matrone qui lui demandait de bien vouloir s’écarter une fesse pendant qu’elle lui toilettait le petit œillet. Charlotte était trop bouleversée par le contact des gros seins sur sa peau et par la dextérité de la main dans son sillon pour réaliser qu’elle m’offrait ce secret en gros plan : un cratère très proéminent et boursouflé. J’en ai connu la cause plus tard, quand nous étions au sauna – pour faire simple – et qu’elle m’a avoué avoir eu des hémorroïdes. La pauvre choute, c’est rare mais ça arrive… Je dois attirer les confidences, moi ! Ou bien, c’est de l’accumulation des émotions et des troubles sexuels ressentis dont elle s’est libérée en me révélant ce détail trivial, comme une soupape pour soulager ses tensions. Cela nous arrive à toutes, n’est-ce pas ?


Et puis, vous voulez que je vous dise ? Sur sa lancée, elle m’a confessé en bafouillant et en le regrettant qu’elle avait regardé mon derrière, qu’elle en était désolée, mais qu’elle n’avait pas pu s’en empêcher, etc. Tu parles si je me doutais qu’elle avait lorgné mon cul et mon trou ! Rien qu’à la façon dont elle avait scruté ma foune, c’était évident.


Bref, une fois bien nettes et bien proprettes au gré des matrones, nous avons été invitées à passer au bain. Nous avons retraversé la salle commune deux par deux, quatre « visages pâles » toutes nues sous les regards vifs des brunes du lieu au teint mat. Des habituées, qui ne l’étaient pas de voir des nénettes comme nous fréquenter leur hammam. Eh bien, question discrétion, ces dames en remontreraient à beaucoup : ni la matrone qui avait observé de près les particularités de Charlotte, ni les autres, n’ont souri ou fait la moindre remarque étonnée, moqueuse, critique… rien ! Que des mines impassibles sinon des sourires aimables. Exactement les mêmes attitudes naturelles que sur notre plage naturiste.


C’était plutôt nous qui étions un peu crispées de défiler comme ça, surtout Charlotte qui venait de comprendre que sa fifille et Sandra s’étaient échangées des soins identiques à ceux dont nous venions d’être gratifiées. Elles étaient mignonnes, Agnès et ma fille, se tenant par la main en trottinant devant leurs mères, leurs jolies fesses dansant pour le plaisir des yeux. En chemin, nos mains se sont touchées et Charlotte a saisi la mienne. Je ne l’ai pas retirée, bien sûr, au contraire je l’ai serrée, sans la lâcher jusqu’à ce que nous arrivions au bord de la piscine. Là, oui, il y a eu quelques demi sourires entendus autour de nous. Certaines femmes aussi se tenaient par la main, dans la salle ou dans l’eau, mais je suppose que ce geste a une signification précise pour les autres.


L’eau était tiède, légèrement parfumée, m’a-t-il semblé, en tout cas délassante, malgré le nombre de baigneuses qui s’y ébattaient. Dans ces circonstances, on a beau se faire toute petite, on ne peut éviter d’être frôlées, voire bousculées, par la nudité d’une voisine qui sort ou qui entre. Du coup, Charlotte et moi étions souvent amenées à nous coller l’une à l’autre pendant que nos filles faisaient les gamines près de nous, et contre nous… L’occasion de rires, d’abord gênés quand nos seins se touchaient, puis plus francs à force de répétitions de ces contacts involontaires. Je m’excusais, au début, que nos poitrines s’écrasent plus que de raison l’une sur l’autre, lui confiant que j’en étais émue sans envie de la choquer. Ma sincérité l’a incitée à me faire la confidence qu’elle aussi était troublée de ces attouchements contraints comme de se savoir observée, surtout par Sandra et Agnès, et qu’elle était surprise de trouver agréable la vue d’autres corps de femmes. Je lui ai fait remarquer à mi-voix que ses tétons montraient comme les miens que c’était un peu plus qu’un plaisir innocent. Elle a souri en rougissant, mais ne l’a pas nié.


Nous n’avons pas pu approfondir le sujet sur le moment, car notre matrone attitrée, sourire aux lèvres et blouse flottant de part et d’autre de ses lolos majestueux, est venue nous chercher. Elle s’est accroupie, sans façon ni souci de sa chatte lisse baillant devant notre nez, pour nous dire qu’il était temps de passer à la sudation. Elle m’a tendu la main et en se redressant m’a sortie de l’eau comme une plume. Je l’ai aidée pour Charlotte qui fait son petit poids, et elle nous a laissées nous débrouiller pour nos filles. D’accord, avec moi, pas de problème, Agnès et Sandra n’en ont jamais perdu la vue. Mais Charlotte a dû affronter l’exposition, à leurs yeux et à ceux des baigneuses, de sa belle foune dont les poils mouillés et l’eau ruisselante masquaient opportunément les émois, avant que nous suivions notre guide au sauna.


Je dis sauna quoique ce n’en soit pas vraiment un. C’est une pièce relativement petite et surchauffée, sans porte qui l’isole des va et vient des alentours. Pas plus d’intimité ici qu’ailleurs. On s’y installe, et parfois s’y entasse parait-t-il, à sa guise sur les banquettes de pierre le long des murs ou sur les dalles du sol. Tout est chaud, limite brûlant. Le carré d’éponge qu’on te donne ne sert pas à cacher ta chatte mais à protéger tes fesses. Au centre, une petite table couronnée d’une énorme théière et entourée de minuscules tasses accrochées au cercle du rebord. On nous a fortement incitées à boire souvent du thé chaud pour nous acclimater et nous réhydrater.


Il y avait déjà trois ou quatre femmes allongées qui nous ont gentiment saluées quand nous sommes entrées. Elles se sont poussées afin de nous faire place, et l’une, une jolie noire d’une trentaine d’années, s’est étendue par terre. Pour une fois, les filles se sont séparées, Agnès dans un coin, Charlotte et moi au milieu, et ma fille à côté de moi. Une femme assez mûre, brune de peau et poitrine avachie, lui a proposé de s’appuyer contre ses genoux en lui offrant la serviette dont elle n’avait plus nécessité pour étendre la protection à ses reins. Sandra s’est donc calée à l’aise, les pieds sur mes cuisses.


Objectivement, nous étions assez à l’étroit. L’espace est réduit, et pour suer, on sue ! La précaution de la toilette et du bain préalables est tout à fait justifiée. En trois minutes, le corps est couvert de transpiration. La sensation de chaleur de la pierre disparaît en effet, vous êtes aussi chaudes qu’elle ! La fameuse petite serviette d’éponge, vous n’en usez plus que pour essuyer la sueur qui coule dans vos yeux. Vous n’avez qu’une envie : celle d’écarter au maximum bras et jambes pour tenter de vous aérer. Comme les premières occupantes du lieu, nous n’y avons pas manqué autant que nous le pouvions. Sauf Charlotte qui, allez savoir pourquoi, gardait obstinément les cuisses serrées.


Les deux autres femmes parlaient entre elles sans que nous n’y comprenions goutte, et de temps en temps, échangeaient une phrase avec la fille allongée par terre dont la fente corail tranchait magnifiquement sur la noirceur luisante des lèvres. L’obligeante dame qui soutenait le dos de ma fille souffrait à l’évidence de sa position. Elle a fini par séparer ses genoux et Sandra s’est étendue sans qu’il soit gênant pour chacune qu’une tête voisine une chatte. En somme, l’accoutumance aidant, jeunes ou moins jeunes, personne ne se préoccupait de pudeur. Même Charlotte commençait à se tranquilliser.


Elle a failli faire une remarque à Agnès qui me demandait ingénument, à fourche ouverte, si je pensais qu’elle avait besoin de se faire épiler, mais elle s’est tue car dans la foulée Sandra nous exposait sa figue pour expliquer qu’elle, en tout cas, allait le faire. Par réflexe, nous nous sommes tournées de son côté et nous avons englobé du même regard foufoune pleine d’avenir et mounine expérimentée. C’est peut-être ce contraste, ou le sourire compréhensif de la dame, qui a permis à Charlotte d’enfin se détendre tout à fait et d’ouvrir largement ses cuisses à son tour.


Ah, vous l’auriez vue, mes chéries, les refermer d’un coup quand une gamine un peu moins vieille que nos puces est entrée dans le sauna ! Sa réaction instinctive a fait rire tout le monde, sans méchanceté toutefois. Une des beurettes lui a gentiment rappelé qu’ici toutes les filles avaient déjà vu une – zut, je me souviens plus du mot qui voulait dire chatte – de dame ! Charlotte lui a répondu une vague excuse embrouillée avant de rire elle-même de son embarras et d’accepter sans trop de honte ces nouveaux yeux posés sur son anatomie. Vous voyez, elle est adorable !


C’était sympathique et bon enfant cet étalage de chattes et minettes de tous âges et carnations, quoique nous fassions tache avec nos poils. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et l’heure était venue du gommage et du massage, plus épilation si affinités. Nous avons remercié nos compagnes de leur accueil et sommes sorties avec l’impression d’avoir froid dans la tiédeur de la grande salle. Nous ruisselions de partout, la plante des pieds comprise, et zigzaguions dangereusement sur le sol. Nos matrones, la plantureuse et la jeunette, se sont précipitées pour nous donner des claquettes et nous conduire dans l’espace ad hoc : une série de tables parallèles, sobrement couvertes d’un drap qui n’est changé qu’en cas de besoin. Ce n’est pas un établissement pour bourgeoises guindées !


De toute façon, la première étape est le raclage. La patiente debout est récurée de la tête aux pieds avec un instrument que les Grecs d’Homère devaient déjà utiliser. Le cou, le dos, les reins, les fesses, le haut de la poitrine, le tour et le bout des seins, le ventre, les hanches, les jambes, et pour l’intérieur des cuisses, prière de poser en grand écart un pied puis l’autre sur un haut tabouret. Exposition garantie de la mounine à qui veut la voir. Quand celle-ci est débarrassée de sa sueur, comme le reste de la peau, vient une friction complète du corps avec une pâte de cire, miel et poudre de noyaux d’abricots. Pas la moindre impureté ou squame n’y résiste, on est propre comme un sou neuf. Mais si l’épiderme rougi respire par tous ses pores, on comprend vite l’intérêt d’un pubis et d’aisselles glabres…


Toutes les tables étant vouée à une étape ou l’autre du processus gommage/massage lors de notre arrivée, nous avons eu tout de suite connaissance du programme qui nous attendait. Deux places côte à côte étaient toutefois sur le point de se libérer. C’est là que les matrones nous ont conduites pendant que leurs collègues terminaient leur prestation sur deux dames basanées d’une cinquantaine d’années qui soupiraient profondément sous leurs doigts. Aux crispations rythmées des mains, aux gémissements discrets des gorges et aux sourires flottant sur les visages, une fin de séance heureuse se passait pour elles, et par déduction s’annonçait pour nous.


Nos guides nous ont invitées à ne pas attendre que les tables soient disponibles avant de commencer, mais, surprise, elles ont échangé leurs patientes. Ma foi, être livrée nue aux bons soins d’une jeune employée aux yeux noirs ne m’a pas déplu. Agnès et Sandra ont accueilli la grosse commère avec un air enjoué. Charlotte était moins confiante, et, donc, une fois de plus je me suis dévouée pour lui donner l’exemple. Il est certain que se faire tripoter sur toutes les coutures par une jolie mignonne ne laisse pas indifférente. Pour les tétons, l’émoi facilite le travail de l’opératrice. Entre les cuisses, l’émotion suscite une humidité nouvelle qui ne démonte pas une praticienne expérimentée. Malgré son peu de pratique, la mienne a montré d’excellentes dispositions dont mon plaisir l’a remerciée.


À suivre