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Temps de lecture estimé : 34 mn
25/05/23
Résumé:  Bastien et Magali acceptent un projet professionnel commun, mais Magali ne veut pas y sacrifier son amour pour Séverine.
Critères:  fh ff fbi couple collègues travail amour voir fmast caresses intermast fellation cunnilingu préservati fdanus -couplea3 -lesbos
Auteur : Femmophile      Envoi mini-message

Série : Magali découvre tardivement les plaisirs du corps

Chapitre 08 / 09
Business, amour et sexe

Résumé des épisodes précédents :

Magali, quadragénaire un peu naïve, est amoureuse de sa jeune voisine bisexuelle. Dans le cadre de son emploi, Magali rencontre un homme dont elle s'éprend, et qui a des ambitions professionnelles auxquelles il souhaite l'associer. Comment gérer carrière professionnelle et l'amour double de la bisexualité ?





Séverine revint au salon avec Antoine dans les bras, un spectacle magnifique. J’attendis qu’elle s’installe avec lui dans le canapé pour lui donner le sein et les contemplai un petit moment, troublée, émue, à la fois heureuse et inquiète, mes idées mélangées sans aucune cohérence.


Je m’approchai doucement, embrassai brièvement la jeune maman sur les lèvres.



De retour chez moi, je retrouvai Bastien, plongé dans ses calculs, il ne désarmait pas. Je lui demandai s’il avait l’intention de passer tout le week-end la tête dans ses papiers, histoire de me préparer à ce qui m’attendait si je le suivais dans son projet.



Le week-end passa rapidement, la semaine aussi, et sur les deux banquiers contactés par Bastien, l’un trouva le projet financièrement solide. Il accepta de mettre à disposition les fonds nécessaires au lancement de la future entreprise, en échange de quelques garanties tout à fait raisonnables. Bastien exultait, moi un peu moins, craignant le moment où l’on irait poser notre démission.


D’un commun accord, nous sollicitâmes un entretien conjoint avec le directeur et propriétaire de l’entreprise, un monsieur de soixante-seize ans pour qui cette dernière représentait toute sa vie.



Je n’avais pas dit à Bastien que le directeur me tutoyait, puisqu’il m’avait engagée il y a déjà plus de vingt ans, « une gamine timide, mais diplômée et sérieuse » avait-il alors dit. Fort heureusement, c’est Bastien qui prit la parole, bien que de plus en plus confiante en moi j’aurais eu de la peine à annoncer à mon vieux patron que je voulais le quitter, argumentant qu’il n’était qu’un vieux crabe entouré d’incapables. Je l’aimais bien moi, ce « Papy » (ainsi surnommé dans l’entreprise) tranquille.



N’ayant pas l’impression que les choses vont changer rapidement, Magali et moi avons décidé de vous présenter notre démission, afin de tenter notre chance dans un environnement plus rationnel. Notre lettre vous parviendra bien sûr en recommandé dans les délais légaux, mais nous voulions vous informer de vive voix de cette décision.


Mon patron soupira, l’air résigné, me regardant d’un air chagriné. Je me sentais un peu mal à l’aise, mais sentiments et affaires ne doivent pas être mélangés, dit-on.



Le soir, Bastien et moi discutâmes longuement, étonnés que le patron n’ait pas cherché à nous retenir, en nous proposant, par exemple, un meilleur salaire. L’explication allait nous être donnée le surlendemain.



Bastien et moi nous regardâmes, plutôt surpris, ne sachant pas quoi répondre. Cette fois c’est moi qui me lançai.



Ah les salopes, ah les morues de bas étage, elles avaient même réussi à informer Papy de ma relation avec Séverine… Si on reprenait la boîte, je promis à Bastien de faire du ménage dans les poules caqueteuses et les langues de vipère, c’est à grand renfort de beignes et de coup de pompes dans le cul que j’allais purger la basse-cour et le vivarium ! Parce que moi, quand on m’en fait trop, je correctionne plus, je disperse, je ventile… !


Il y eut de longues discussions au cours de très nombreuses entrevues, et finalement nous acceptâmes les conditions de reprise, pas trop contraignantes, à l’exception du « sponsoring » de la paroisse, dans laquelle mon vieux patron était très investi. Je dus lui confirmer l’existence de ma relation avec ma jeune voisine, ce qui le perturba, sa génération n’ayant pas intégré la réalité des LGBTQ. Mais il se radoucit lorsque je lui précisai être en couple avec Bastien, que j’appelai à plusieurs reprises « mon chéri » en l’embrassant amoureusement.



C’est Papy lui-même qui informa tout le personnel de sa succession, nommant Bastien directeur général et moi-même (qui ne voulais pas mourir au boulot) directrice adjointe. À nous de gérer le personnel en fonction de nos objectifs, alors certains se réjouirent, d’autres s’inquiétèrent, avec raison, et les corridors se mirent à bruisser de mille rumeurs, des plus réalistes aux plus fantasques, auxquelles il allait bien falloir apporter confirmation et/ou démenti.


Le soir de la signature du contrat, Bastien et moi nous offrîmes une table étoilée par un géant du pneumatique. Le repas fut des plus remarquables et les vins proposés nous menèrent à une sorte d’absolue plénitude, d’état de grâce, l’alignement des planètes s’avérant parfait après pas mal d’incertitudes. Sortis de l’ambiance feutrée du restaurant, assez tard, l’air de la rue nous dégrisa un peu, mais pour moi il manquait une clause à ce contrat.


De retour chez moi, Bastien me fit l’amour, à la fois tendrement et de manière fougueuse, m’élevant au plaisir à plusieurs reprises, mais sans perturber le sommeil de nos jeunes voisins, ayant pris les mesures nécessaires à rendre discrètes mes manifestations de l’extase sexuelle.


Les corps rassasiés, le taux d’ocytocine ramené à des valeurs permettant à nos esprits de se concentrer sur autre chose que le plaisir, blottie contre mon amant, rassurée par sa chaleur et ses bras autour de moi, je me lançai.



J’écoutai, bouche bée, la « plaidoirie » de mon amant et nouveau directeur, et me mis à pleurer doucement. Moi non plus je n’avais jamais imaginé que l’on puisse autant aimer un homme, n’en ayant connu que deux, l’un pendant vingt-deux ans et l’autre durant deux jours, le second m’en ayant appris davantage sur le genre mâle que son prédécesseur en deux décades. Mais aucun des deux ne m’avait suggéré que l’on puisse aimer une femme en même temps. Incapable de dire un mot, je me serrai contre Bastien, mon visage enfoui au creux de son cou, et je m’endormis.


Quelques jours passèrent, durant lesquels j’avais revu ou croisé Séverine assez brièvement sans rien lui dire. Je proposai donc à Bastien d’inviter nos voisins pour les informer de notre nouvelle situation, ne souhaitant pas tenir Julien éloigné de quoi que ce soit. Bastien, qui ne les avait pas revus depuis leur mariage, se montra un peu hésitant, doutant que ce fut une bonne idée. Pourtant il finit par accepter, au nom de notre amour auquel il ne voulait faire aucune ombre.


Le samedi soir, c’est donc à Julien, Séverine et Antoine que j’ouvris la porte, très émue. Les embrassades furent chaleureuses, et je me retrouvai rapidement avec Antoine dans les bras. Julien et Bastien firent plus ample connaissance, parlèrent sport et évoquèrent même un projet de vélo en commun. Le repas se déroula de manière parfaite, je m’efforçai d’être le lien qui unissait tout ce petit monde. Séverine ayant des montées de lait très irrégulières, Antoine était déjà presque entièrement nourri au biberon, permettant ainsi à Julien de s’en occuper la nuit. Je proposai par conséquent de prendre ce petit bonhomme chez moi quelques heures lorsque le manque de sommeil cernerait trop les yeux de mon amante et de son mari, ce qui fut tout de suite accepté. Le sourire et le regard de Séverine à ce moment-là n’échappèrent pas à Bastien, qui, à son tour, me gratifia d’un sourire que seul l’amour peut dessiner sur un visage.



Julien remonta porteur de champagne, que nous sirotâmes tranquillement en évoquant nos projets. Je voyais briller les yeux de Séverine, nul besoin qu’elle s’exprime pour que nous nous comprenions, et son imperceptible mouvement des lèvres mit le feu entre mes cuisses. Ses hanches s’étaient un peu élargies, sa poitrine, qui m’avait fait mouiller la première fois que je l’ai vue, tendait le tissu de sa blouse, elle était désirable en diable, je dus faire un effort pour réfréner mes envies de l’embrasser, d’aller m’asseoir à côté d’elle, de…



Cette réflexion spontanée de Séverine faillit me faire exulter comme une ado invitée à une disco, elle fit sourire mon amant, mais Julien me sembla moins enthousiaste. J’allais devoir me montrer aussi sage que prudente, le terrain paraissant miné.


La soirée s’acheva dans la bonne humeur, Bastien et Julien devant se recontacter pour une sortie à vélo. Au moment des embrassades, je sentis clairement la langue de Séverine passer furtivement sur le lobe de mon oreille, ses doigts s’attarder un peu trop sur mes épaules nues, je baissai les yeux pour m’éviter tout dérapage.


Nos invités partis, je me ruai sur Bastien et l’embrassai fougueusement, il répondit à mon baiser passionné en me plaquant contre le mur et en glissant sa main sous ma jupe fendue.



Excitée comme jamais, Bastien arracha presque ses vêtements, tira une chaise sur laquelle il me fit poser un pied puis, écartant ma culotte poisseuse, m’embrocha d’un seul coup. Je faillis hurler, mais mon amant m’avait bâillonné de sa main.



Mon homme ne me ménagea pas, me clouant de sa verge contre le meuble auquel j’étais adossée, ses mains agrippées à mes hanches pour me pénétrer à fond, enchaînant des coups de reins de plus en plus puissants.


J’adorais qu’il me prenne ainsi, à la hussarde, réalisant un fantasme né des films classés X sur la base desquels je m’étais instruite en autodidacte des choses du sexe, sans toujours réaliser l’exagération et le triste manque d’amour caractéristiques du genre. Il me semblait toutefois que ma pudeur et ma naïveté apparentes, fortement contrastées par mon appétit sexuel ouvert à toutes les pratiques, constituaient pour Bastien et Séverine un élément de séduction et d’excitation majeur. J’en jouais désormais volontairement, m’amusant à provoquer le désir en des lieux et moments inattendus de ma part, et j’en tirais moi aussi un plaisir quasi addictif.


Les ongles plantés dans les fesses de mon amant je sentis son membre viril expulser sa semence au plus profond de mon intimité, mon clitoris écrasé par son bassin rivé au mien je me laissai glisser dans un délicieux orgasme, écartelée dans ma cuisine, lutinée comme une servante un peu perverse, mais Dieu que c’était bon !


Quelques jours plus tard, je reçus un appel de Séverine qui, pourtant, ne m’appelait jamais durant les heures de bureau.



Le soir venu, Séverine me rendit visite, Antoine dans ses bras. Elle était vraiment craquante, ma jeune maman d’à côté, un savant assemblage de douceur, de sex-appeal et de candeur, des yeux à faire chavirer n’importe quel mâle et des courbes qu’aucun sculpteur n’oserait reproduire sous peine d’attentat à la pudeur.



Julien était en train de préparer ses bagages en râlant, sa direction l’ayant inscrit à un cours de perfectionnement en natation, obligatoire pour tous les enseignants d’éducation physique.



Les instructions données furent claires et brèves, et je les mis en pratique sur-le-champ en donnant le biberon à Antoine avant qu’il aille au lit. J’embrassai mes deux adorables voisins et rentrai chez moi, résistant à l’envie de me caresser en pensant à Séverine, à ses lèvres charnues, à sa peau si douce, à son corps si ferme…


Le lendemain matin à l’heure convenue, Séverine partit, me laissant seule avec son Petit d’Homme. Ces presque deux heures passèrent trop rapidement, Antoine fut adorable. Je lui donnai à manger, le changeai, il pleura un tout petit peu, mais finit par s’endormir dans mes bras, sa tête sur ma poitrine, je fondais de bonheur et… m’endormis avec lui ! Lorsque j’ouvris les yeux, Séverine était assise dans le fauteuil face au canapé et nous regardait amoureusement, n’osant pas nous réveiller.

Je m’excusai de cet assoupissement, un peu gênée, une baby-sitter qui s’endort, ce n’est pas très sérieux.



Ma chérie se déchaussa et s’allongea sur le canapé, laissant sa tête reposer contre mon sein. Je n’en croyais pas mes sens, jamais pareille image ne m’était apparue même dans mes songes les plus fous, j’étais en lévitation, hors sol, l’amour m’entourant d’un cocon protecteur et apaisant. Ma main ne put s’empêcher de caresser les cheveux de Séverine, de frôler son visage, et ne se retira pas quand les lèvres de mon amante aspirèrent mon index.



De retour au salon, la plus jolie des profs reprit sa position, sa tête cette fois entièrement posée sur mes seins. Ses yeux incandescents enflammaient mes pensées, je respirai profondément pour contrôler mes pulsions.



Sans attendre ma réponse, Séverine me dévora la bouche, jouant de sa langue sur la mienne pendant que ses doigts habiles déboutonnaient le haut de ma robe pour me caresser les seins.



Ma robe largement ouverte et mon soutien-gorge à demi défait, ma tendre voisine se délecta de mes seins, les mordillant et les léchant, faisant monter en moi des vagues de désir dont j’avais peur qu’elles me submergent. Sentant ma respiration se faire plus saccadée, Séverine glissa une main sur mes cuisses nues et remonta lentement, griffant de ses ongles ma chair offerte, puis l’effleurant du bout des doigts en s’approchant toujours plus du petit triangle de soie formant un bien dérisoire rempart. Un doigt se mit à tracer sur ce triangle le sillon de ma petite crevasse, augmentant sa pression à chaque aller-retour, s’attardant parfois en son sommet et y pressant le bouton qui déclenchait en moi de puissantes ondes de désir.


Mes gémissements furent étouffés par la bouche de ma maîtresse qui se plaqua sur la mienne, et lorsque deux de ses doigts franchirent le rempart de soie pour s’enfoncer d’un coup dans mon puits d’amour, Séverine aspira ma langue entre ses lèvres pour m’empêcher de hurler mon orgasme instantané.

Pragmatique, ma déesse courut chercher une serviette à la salle de bains pour éponger mon entrecuisse et absorber l’abondante cyprine faisant déjà tache sur le canapé.



Je l’embrassai furieusement, puis soulevai son t-shirt pour embrasser sa poitrine de statue antique, enroulant ma langue autour de ses tétons érigés, promenant mes lèvres sur ses collines soyeuses, je me lâchai, trop heureuse de retrouver sous ma langue le grain de sa peau qui me rendait folle.

Emportée par mon excitation, je lui léchai le ventre, et glissai une main sous sa jupe, mais elle m’arrêta.



Je me retrouvai pour la seconde fois dans leur chambre à coucher, là où Julien m’avait fait l’amour intensément, et y retrouvai le matelas gonflable dont l’usage m’était désormais connu. Séverine me déshabilla, embrassa chaque centimètre carré de ma peau, me fit rougir en me parlant de ma beauté, de ma chatte excitante, de mon cul qui la faisait tant fantasmer, et du goût de ma mouille sur sa langue.

Je me retrouvai nue, à plat ventre sur le matelas, Séverine en culotte et t-shirt assise sur mes cuisses.



De ses mains huilées, ma prof chérie massa mes épaules, mon dos, mes fesses, mes jambes et même mes pieds, j’étais totalement abandonnée, soumise à ses désirs, je vivais un rêve éveillé.


Je ne me rendis presque pas compte que Séverine avait enlevé ses vêtements et que, entièrement nue, elle me massait de tout son corps. Ma belle sportive se frottait lascivement contre moi, je sentais ses seins durs contre mes fesses, ses mains partout, parfois son visage s’approchait de mon corps et son souffle sur ma peau luisante était un pur délice.



Tout d’abord c’est sa langue qui parcourut mon sillon fessier, léchant les chairs les plus cachées, me poussant à écarter mes cuisses pour mieux apprécier ses caresses sensuelles.


Je sentis un peu d’huile couler entre mes fesses, jusque sur mon périnée, que Séverine massa longuement. Un doigt glissa dans mon vagin trempé et y prodigua un irrésistible massage intérieur, m’obligeant à cambrer les reins pour l’accueillir au mieux. Quand le doigt se retira, je protestai, mais Séverine le remplaça par son jouet. Le petit phallus factice se présenta à l’entrée de mon antre, et se mit à vibrer légèrement. Mes lèvres intimes tremblotaient au rythme du vibromasseur, lequel s’enfonça en moi progressivement.


Les vibrations augmentèrent, j’avais l’impression que mon vagin était tapissé de zones érogènes puissantes, des vagues de chaleur se propagèrent en moi.

J’approchai de la jouissance quand Séverine décida de retirer son jouet, me laissant terriblement frustrée.



Aussitôt, je sentis la langue brûlante de Séverine recouvrir mon anus huilé et faire de doux mouvements, puis un doigt fureteur s’invita pour ouvrir mon anneau plissé abondamment lubrifié par le massage et le franchir légèrement, puis se retira, me laissant une fois encore insatisfaite. J’allais implorer mon amante, quand la chaleur de l’huile versée sur ma petite étoile fripée me fit frémir.



Je sursautai lorsque le petit godemiché se posa sur mon anus, y propageant de douces vibrations. Séverine le promena tout autour de ma corolle, réduisant progressivement le diamètre des cercles pour se positionner sur mon sphincter.



Je me mis en levrette, et ne pus m’empêcher de crier quand la petite verge de silicone me pénétra l’anus. Les vibrations s’intensifièrent, j’avais l’impression que depuis mon petit trou des ondes de plaisir irradiaient tout mon corps, qu’il était devenu le centre de mon plaisir. Séverine enfonça entièrement le sex-toy, le faisant vibrer au maximum avant de lui imprimer de lents et amples mouvements d’aller-retour. Des sensations totalement inconnues se propagèrent, je tendais mes fesses vers ce plaisir nouveau, cherchant par mes contractions à retenir au plus profond de mon tunnel le vibreur infernal, je sentais monter un plaisir incontrôlable.



Sans que je m’y attende, ma bienfaitrice introduisit alors un autre jouet vibrant, un peu plus gros, dans mon vagin, alternant le mouvement des deux godes. C’en était trop, une vague brûlante se forma au creux de mes reins et envahit tout mon corps en quelques secondes. Je rugis mon plaisir, le visage enfoui dans l’oreiller, le corps agité de soubresauts, le souffle coupé, tous les muscles tendus à l’extrême. Ma vulve libéra plusieurs petits jets de liquide qui inondèrent la main de Séverine, et mes gémissements se perdirent dans les plumes du coussin.


Il me fallut un petit moment pour reprendre mes sens, me détendre et permettre à mes orifices comblés de libérer les jouets de ma diabolique maîtresse. Je m’effondrai sur le matelas, épuisée, mais épanouie, les sens exacerbés.



J’eus juste le temps de me doucher avec ma belle amante, hélas sans me repaître de ses formes affolantes pour ménager son corps encore fragile. Je reboutonnai ma robe lorsque Antoine se réveilla.



La semaine suivante, Bastien et moi commençâmes les entretiens avec nos collègues. Il y eut de tout, des jaloux, des craintifs, des indécis, trois décidèrent de démissionner de peur qu’on leur en demande trop. Au fil des jours, je cassais les pieds de Bastien pour qu’il me balance le nom de celle qui lui avait révélé ma liaison avec Séverine. D’abord intègre et intraitable, il tint bon. Alors je décidai de me monter la plus salope possible, rôle dans lequel j’avais bien progressé, dans l’idée de le faire craquer. Ainsi, un soir après le boulot, je débarquai dans son bureau et me déshabillai un peu façon stripteaseuse, ne gardant que mes dessous, mes bas et mes bottes, roulant exagérément des hanches et des fesses devant lui. Sans rien dire, je le suçai à genoux sous son bureau pendant qu’il était au téléphone, avalant bruyamment toute sa semence. Il dut raccrocher rapidement avant de jouir dans ma bouche, étonné, mais ravi de cette intrusion perverse.



Je m’étais assise sur son bureau, jambes écartées et commençai à me caresser de façon totalement impudique, sans le quitter des yeux. J’écartai légèrement ma culotte.



Cette fois, c’est lui qui s’agenouilla pour me prodiguer un cunni royal. J’étais toujours assise sur son bureau, mes talons posés de chaque côté de son sous-main, mon intimité grande ouverte réclamant son dû. Le contact de sa bouche et de sa langue sur ma vulve brillante d’excitation fut un soulagement, d’une main je lui empoignai les cheveux et le guidai dans sa caresse de mes replis, mon autre main tenant mon sous-vêtement suffisamment écarté.


Bastien connaissait maintenant mes points sensibles, me sentant venir il plaqua sa bouche contre mon sexe et recueillit entièrement le produit de mon orgasme. J’adorais jouir ainsi dans sa bouche et sentir sa langue laper mes dernières gouttes de miel, nettoyant mes grandes lèvres soigneusement, récupérant sur mon périnée et mon œillet le sirop d’amour qui aurait réussi à se frayer un chemin hors de sa bouche gourmande.



Bastien se releva et se débarrassa de ses vêtements, je le masturbai un peu pour le faire durcir et le guidai en moi, encore lubrifiée de mon récent orgasme. Je m’avançai tout au bord de son bureau pour plaquer mon bas-ventre contre le sien.



Bastien entama de profondes pénétrations, j’étais aux anges. Quand il accéléra le rythme, je saisis la base de sa verge, fis de mes doigts un anneau et serrai son membre pour l’empêcher d’éjaculer.



Je laissai passer un petit moment et l’exhortai à me pilonner de nouveau, ce qu’il fit volontiers. Au moment où je sentis qu’il allait se répandre, je saisis de nouveau sa queue et bloquai le foutre prêt à jaillir. Il hurla presque, il tremblait, complètement à ma merci.



Enragé contre moi, il me laboura la chatte de violents coups de boutoir, faisant trembler le bureau et m’obligeant à me tenir des deux mains au rebord pour ne pas reculer.



Je m’allongeai légèrement en arrière et saisis sa queue dure comme du métal, la branlai furieusement et contemplai, satisfaite, les longs jets crémeux qu’elle expulsa, maculant mon ventre et même la naissance de mes seins.

Bastien se laissa retomber dans son fauteuil, vidé, un peu perdu, peut-être inquiet de mon comportement.



La semaine suivante, j’insistai pour que Bastien et moi arrivions au bureau ensemble, main dans la main, et je multipliai les occasions de l’embrasser au vu et au su de tout le monde. Notre relation n’était plus un secret pour personne et je m’en réjouissais. Ce mercredi-là, je convoquai Karine.


Je la connaissais un peu, engagée comme réceptionniste à mi-temps il y a environ une dizaine d’années, pas spécialement épanouie, mais pas non plus désagréable. Un peu plus jeune que moi, de taille moyenne, les cheveux courts et la peau mate, un joli visage encadré par sa chevelure noire, elle avait un petit côté androgyne qu’elle contrebalançait par une grande féminité vestimentaire. Toujours en jupe, souvent courte, et chaussures à talons, maquillage soigné et rouge à lèvres, ses grandes lunettes lui donnaient un air intellectuel et sérieux. Je ne savais rien de sa vie privée, et je m’en foutais complètement.



Elle avait un certain aplomb, la Karine, ça m’agaçait un peu. Par contre elle était plutôt mignonne, dans sa minijupe en tweed et ses bas résille, que ses jambes croisées me permettaient de regarder à la dérobée. Son petit haut moulant lui allait bien, sa menue poitrine convenant parfaitement à ce type de vêtement.



Je vis son regard interrogatif et sentis que ça turbinait sévère derrière ses lunettes, elle avait flairé le coup tordu, et se montra aussi prudente que méfiante.



Je me levai et vins me planter face à elle, la regardant fixement, une main posée sur le dossier de sa chaise.



Il y eut un assez long silence durant lequel elle sembla réfléchir, se tortillant les doigts, croisant et décroisant nerveusement ses jolies jambes.



J’étais sidérée. Pétrifiée de honte. Anéantie. Quelle image j’avais dans la boîte… Une pimbêche coincée et arrogante, mal élevée, vieille fille acariâtre… pas sympa. J’étais vraiment la dernière des connes en matière de relations humaines, je ne savais rien faire à part liguer tout le monde contre moi. J’en aurais pleuré, d’autant qu’elle était plutôt à mon goût la Karine, avec ses lèvres épaisses, son teint méditerranéen, sa courte tignasse sauvage et ses grands yeux de jais, son corps menu, mais gracieux, ses petites fesses qui ondulaient sous sa courte jupe.



Je la sentais tendue, mal à l’aise, pas si sûre d’elle que cela, ma « collègue ». Au point où j’en étais, je ne risquais plus grand-chose, je décidai, peut-être dans un moment d’égarement, de tenter le tout pour le tout.



Mais je ne bougeai pas, ne voulant pas encore une fois être celle par qui le scandale arrive. Karine se leva, crânement, et se retrouva donc à quelques centimètres de moi, j’entendais et je sentais son souffle sur le haut de ma gorge vu notre différence de taille. Vit-elle mes seins pointer au travers la soie de ma blouse ? Mes abondantes phéromones atteignirent-elles ses sens olfactifs ? Nos corps émirent-ils des messages que nos cerveaux ne parvinrent pas à gérer ? Nul ne le saura jamais.



Elle ne refusa pas mon baiser, sa langue chercha même la mienne, nos bouches soudées, nos mains dévolues à l’exploration libre de territoires inconnus.


Quand j’aventurai une des miennes sous sa minijupe, ses lèvres enserrèrent ma langue et la sucèrent avidement. L’humidité rencontrée par mes doigts ne pouvait laisser aucun doute, je glissai ma main dans son string et lui plantai directement mon majeur et mon index dans la chatte. Le râle qui sortit de sa gorge n’évoquait pas vraiment ni le syndicat ni les prud’hommes, alors je me fis sublime salope, selon les mots de Bastien, et me mis à la masturber énergiquement, profondément, cherchant ses zones sensibles. Elle gémissait de plus en plus fort, et je sentais son vagin se contracter sur mes doigts.



Avant même de recueillir son consentement préalable tel que défini par la loi, je laissai mon majeur enrobé de sa mouille s’évader, griffer au passage son périnée, et le lui enfonçai entièrement dans l’anus. Karine avait elle aussi le plaisir sonore, et son accord à ma sodomie digitale se résuma en une longue plainte montant de ses profondeurs, tête renversée, ma bouche sur son cou offert, ma main souillée d’une abondante coulée d’hydromel épais. Nos regards s’évitèrent, je la serrai contre moi, ses bras se refermèrent sur mes hanches. Je ne sais pas si ce sont ses larmes que je sentis couler dans mon cou. C’est elle qui reprit vie en premier.



Elle partit sans rien ajouter, me laissant là, comme un zombie au milieu de mon bureau, ma culotte collante, l’âme entre les cuisses. Qu’allait-elle faire ? Ou dire ? Je pris peur. En peu de temps, Je venais de tromper ma Séverine d’amour, mon adorable jeune maman, ma première femme, mon premier grand émoi amoureux, et j’avais eu des relations sexuelles dans le cadre professionnel, un tabou pourtant. J’étais tombée bien bas, je ne me comprenais plus. Une jupe un peu courte, un joli minois, une paire de bas et je perdais le contrôle. Étais-je normale ?