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Temps de lecture estimé : 25 mn
14/05/23
Résumé:  Solène et Guillermo ont remis des sparadraps sur une relation qui a priori compromise. Le dialogue devient leur remède et des moments anecdotiques deviennent cruciaux. Guillermo l’invite à prendre l’initiative au point qu’elle dépasse ses réticences.
Critères:  f fh fhh hbi exhib fmast caresses fellation cunnilingu anulingus préservati pénétratio sandwich fsodo hdanus -couple -couplea3
Auteur : Mrdismiss      Envoi mini-message

Série : D'un coup de sparadrap

Chapitre 02 / 05
Chapitre 2 : Des premières expériences jouissives

Résumé des épisodes précédents :

Solène a une vie de cadre qui la passionne, mais en deux heures de temps son boss la met en congé et son homme lui révèle sa bisexualité. Sur le point de tout perdre, elle s'applique à tout recoller.




Depuis deux semaines que Solène était en vacances, elle se sentait bien plus relax, bien plus tournée vers toutes ces choses que, inconsciemment, elle avait perdues de vue. Elle profitait pleinement de ses vacances. Avec Guillermo, ils parlaient longuement. À chaque occasion, ils communiquaient. Parfois, ils ne se transmettaient rien d’autre que des futilités. Le plus souvent, leurs palabres touchaient des sujets sensibles. Il en allait de leurs finalités respectives dans leur vie, de leurs motivations profondes. En quelque sorte, ils se redécouvraient et, progressivement, se rendaient compte de leurs dissemblances, et plus encore de leurs complémentarités. Leur amour s’en trouvait considérablement renforcé.


Dès que Guillermo avait du temps, Solène lui proposait une sortie ou une activité à faire ensemble. Ce fut ainsi qu’ils visitèrent des expositions, découvrirent six ou sept cafés ou brasseries conviviaux, assistèrent à des concerts, etc. Sous l’impulsion de son compagnon, la garde-robe de la jeune femme rajeunit subitement. Tous les jours ou presque, ils revenaient de leurs déambulations avec deux, trois, quatre sacs en papier de divers magasins. Ils arpentèrent les magasins de prêt-à-porter, de chaussures, de lingerie, une maroquinerie, une bijouterie et un sex-shop. Elle prit son mal en patience deux heures et demie durant chez sa coiffeuse. La vie monacale de Solène les années précédentes lui avait, heureusement, permis d’accumuler un bas de laine appréciable.


Elle apparaissait transformée. Ses nouvelles parures la sublimaient. Guillermo osa, lors de leurs discussions, lui soumettre une idée qui le taraudait depuis des années.



Les photos qui n’avaient supposément rien d’érotique au départ, engendrèrent un petit dérapage en studio. Ils finirent par s’envoyer en l’air au beau milieu du décor avec l’appareil photo secondaire réglé sur une prise de vue d’ensemble toutes les vingt secondes. Si le projet original se définissait en dehors du cadre des photos érotiques ou pornographiques, il le devint par la force desdites photos. L’énergie et l’exaltation qui en émanaient incitèrent Guillermo à sélectionner une dizaine de ces photos surprises pour une expo.


Six mois plus tard, à leur stupéfaction, le petit monde des connaisseurs du huitième art désignait l’expo de Guillermo par les qualificatifs révolutionnaire, subversif, sublime ou encore bouleversant. Solène et lui firent le tour du monde sur des magazines en papier glacé.


Quand il leur restait du temps – pour cela ils se débrouillaient assez bien – Solène réclamait quotidiennement ses exercices d’assouplissement. Son joli petit trou était donc quotidiennement, ou presque, visité par un, puis deux doigts, par un petit plug, puis un plug moyen, puis un gros, enfin par trois doigts. La veille encore, ils étaient allés au restaurant puis au cinéma voir un navet. Toute la soirée, elle avait gardé en elle un plug en acier. Même en allant aux toilettes, elle ne chercha pas d’excuse pour le retirer, au contraire. Tout au plus, elle remit un peu de lubrifiant.


Dans leurs discussions, un sujet revint plusieurs fois. Il s’agissait de s’accorder sur la possibilité de re-goûter aux joies du triolisme. Guillermo fut le premier à lancer l’idée. Solène ne l’avait pas empêché, et même davantage encouragé, à poursuivre ses relations homosexuelles avec Antoine ou avec d’autres. Il allait de soi qu’elle devait en être informée et lui devait se protéger. Il voulait donc connaître la position de sa compagne sur d’autres options. À sa question, Guillermo reçut une demande de plus de temps pour y réfléchir.


Néanmoins, un mardi, elle lui répondit, totalement hors propos, dans une conversation entre la liste des courses pour la semaine et le choix d’un cadeau pour une collègue qui venait d’accoucher.



Le message était passé, la connexion ne se fit pourtant pas sur-le-champ.



Devant son regard ahuri, Guillermo se marra. Ensuite, il poursuivit son raisonnement.



Guillermo mit sa tasse au lave-vaisselle, revêtit son manteau et sortit.

Solène était comme ivre. Ses tétons pointaient, son intimité exsudait. Elle médita sur sa chaise pendant une dizaine de minutes avant d’enfin se lever.




*




Pour la première fois de toute sa vie, une conférence l’ennuya profondément. Elle scrutait l’assistance. Comme Guillermo le lui avait suggéré, elle répertoria les hommes qui lui plaisaient. Ce fut d’abord facile : elle exclut les bedonnants, les chauves, les plus de soixante ans, les pervers notoires, son chef et ses collègues, les politiques trop connus, etc. Elle réduisit sa short list à un barbu un rien hippie d’environ trente - trente-cinq ans, un jeune qui semblait à peine avoir vingt-cinq ans et un quadra à l’air sympathique. Ils avaient en commun de n’avoir pas de complet-veston et n’en paraissaient pas moins raffinés.


Discrètement, elle photographia les trois élus. Pianotant sur son smartphone, elle alerta Guillermo.


Guillermo :

Ils sont pas mal, t’as de bons goûts :) Choisis celui qui te semble le plus « gay friendly »


Solène :

Merci pour ton aide précieuse ! < ; ; ; o)


Guillermo :

Fais-toi plaisir, mon amour. Je t’aime


La conférence s’acheva. Par dépit plus que par choix, elle jeta son dévolu sur le trentenaire à la barbe longue. Elle le suivit des yeux dans l’escalier. Elle bouscula une autre dame pour dépasser un vieux qui décidément n’avançait pas vite. Elle manqua de filer ses collants sous sa jupe en s’accrochant au dossier d’un siège. Parvenue hors de la salle, elle aperçut le type en conversation avec deux autres hommes. Il les salua et partit en hélant un taxi…



D’un regard circulaire, elle se demande que faire lorsqu’elle aperçut le jeune en cours de discussion avec une de ses amies, Jana, et deux autres personnes. Jana était prof à l’unif. Elle se joignit à eux en feignant saluer son amie. Ils parlaient en anglais et le jeune homme, à son accent, devait être Irlandais. Suivit une conversation intéressante sur le sujet du jour. Peu à peu, la salle de réception se vidait. Les deux autres personnes partirent et Jana montrait des signes de fatigue. Lui et Solène continuaient.



Jana partie, Justin continua son propos avant de, comme prédit par Guillermo, lui proposer d’aller boire un verre dans un café. La salle était presque vide. Le service d’entretien commençait à ranger les tables du buffet.



Les voilà partis. Solène apprit de ce beau jeune homme, en plus de ses opinions sur les politiques européennes, qu’il entamait un postdoctorat entre Bruxelles et Londres, en plus d’être chercheur associé dans le même centre de recherche que Jana. Il n’avait pas les mêmes références que Solène, mais n’en semblait pas moins brillant. Il renvoyait une image assez paradoxale de lui. D’une certaine manière, Justin paraissait extravagant dans ses idées, un brin traditionnel dans sa façon de se vêtir, par contre, il était grand amateur de rock british. De l’autre, il devint vite un peu gauche, voire pataud quand, devant leur bière, il fut seul avec elle dans un coin sombre d’un bar.


Solène prenait goût à cette parade nuptiale. Elle avait envie de lui, et lui, semblait le savoir. Pourtant, il continuait à parader. Elle riait bêtement avec lui, comme des ados. Vu l’heure avancée, bien qu’en vacances, elle prit les devants.



Il ne leur fallut pas plus de dix minutes à pied pour rejoindre le studio. Présent sporadiquement à Bruxelles, Justin louait à la semaine ce studio cosy auprès d’une connaissance qui arrondissait ses fins de mois.


Solène ne perdit pas de temps. Dans le salon, elle captura Justin dans ses bras en se collant à son dos. Lui était coincé et ne pouvait rien faire tant qu’elle resterait derrière lui. Elle déboutonna sa chemise et la sortit de son pantalon. Il avait le torse légèrement velu et son dos était musclé. Elle dégrafa sa ceinture et son bouton de pantalon avant de s’attaquer à la fermeture éclair. En moins de cinq minutes, non seulement elle l’avait déshabillé, mais en plus il franchissait les paliers de l’excitation quatre à quatre. Elle déposa un baiser dans son cou puis le lâcha. Il eut besoin de quelques secondes pour se rendre compte qu’elle se dirigeait vers la chambre. Justin enleva ses chaussettes et sa chemise qui lui pendait aux poignets en la rejoignant.


La jeune femme avait laissé ses bottes devant la porte, comme si elles étaient restées fixées au sol à chacun de ses pas. Lorsqu’il la vit, elle grimpait sur son lit en retirant sa robe turquoise par-dessus sa tête. Elle apparut, de dos, en bas, soutien-gorge et string en dentelles noires assortis. Elle était féline dans cet ensemble nouvellement acquis. L’étoffe sublimait son postérieur tout en allongeant ses interminables jambes. Il était subjugué. Ses pas étaient patauds et s’empêtraient dans son pantalon. Solène se retourna, ôta ses bas et les envoya en direction de ses bottes. D’un signe de la main, elle l’invita à s’approcher.


Elle se coucha sur le ventre, écrasant sa poitrine sur le bord du matelas. Justin s’avança encore. Elle s’empara de l’élastique de son boxer et le baissa. Une verge modeste bien que dure comme du bois surgit. Elle joua un instant avec ses couilles et son fin duvet roux de ses doigts soignés. Elle caressa délicatement cette tige appétissante, puis lui procura une fellation vigoureuse. Elle goba, suça, aspira, recracha tout pour revenir avec sa bouche, aspirer les couilles pleines. Elle les abandonna, humides, pour se redresser, sucer à nouveau cette belle tige et décalotter ce gland sensible. Elle se mit à quatre pattes et réclama son attention dans le brasier de ses cuisses. Il s’y jeta plein de volonté. Avec toute sa fougue, il écarta le string, ensuite il lécha, aspira, lapa toute la mouille qui dégoulinait.

Solène n’en pouvait plus. Elle voulait se sentir pénétrée.



Justin ouvrir le tiroir de la table de chevet, enfila une capote, puis tenta d’éteindre cet incendie qu’il avait allumé. Il crut bien faire en y allait délicatement pour commencer.



Il accéléra, amplifiant ses mouvements dans le sexe trempé de Solène. Elle rugissait. Son sexe n’était pas le plus gros ni le plus long qu’elle recevait (dans ces domaines, Guillermo le surpassait), mais Justin avait adopté une cadence élevée et s’y tint de nombreuses minutes, de très nombreuses minutes. Mentalement, ce jeu interdit décuplait son plaisir et son excitation. Elle couinait. Un premier orgasme la cueillit à l’instant précis où, de ses doigts, elle s’étira un mamelon échappé de son soutien-gorge. Imperturbable, Justin continua à pistonner. Solène dégagea ses deux seins de son soutien-gorge. Un deuxième orgasme la ravagea. Elle s’effondra sur la couette.



Il redoubla ses coups de piston toujours en lui maintenant les hanches. Elle jouit encore. Il montra alors seulement des signes de faiblesse.


Épuisée, elle parvint tout de même à se mettre à genoux devant lui. Il se branla vigoureusement. Elle voulait son jus sur ses seins, mais aussi vérifier un truc. Rapidement, elle inséra son majeur dans la chatte. Il en ressortit humide. Elle le colla sur l’anus de son partenaire d’un soir. Médusé, Justin continuait à secouer son manche. Solène chatouilla le sphincter avant d’habilement enfoncer son doigt fin loin en lui. Elle imprimait de légers mouvements circulaires de son doigt. C’en était trop : Justin arrosa copieusement la ravissante poitrine de la brune.



Solène avait adoré la séance. Elle aurait des trucs à raconter à Guillermo. Elle s’échappa vers la salle de bain et ressortit propre et nue. Justin l’attendait en peignoir dans le salon.



Solène pianota sur son smartphone qu’elle venait de retrouver dans son sac-à-main. En même temps qu’elle enroulait son écharpe autour de son cou, elle lui envoya un SMS pour lui donner son numéro.



Tandis qu’elle rentrait dans l’ascenseur, il l’interpella encore.





*




De retour à son appart, elle se glissa, nue, dans le lit auprès de Guillermo. Il était très tôt ou très tard, mais il se réveilla quand même en sentant la peau froide de sa compagne se plaquer à lui. Solène n’en avait pas eu assez. La séance avec Justin lui avait fait du bien, pourtant elle se sentait insatisfaite. Elle aurait dû attendre un deuxième round avec Justin. Par décence pour lui, elle laissa Guillermo se rendormir et se contenta d’une caresse intime discrète. Ses doigts s’enfonçaient profondément en elle. La séance chez Justin ne l’avait pas calmée, elle était encore inondée. Sa main dérapa et c’est son anus qu’elle lubrifiait. Elle n’en revenait pas de son degré d’excitation. Sa rondelle s’ouvrit spontanément.


Aussi discrète qu’elle aurait voulu être, elle se retrouva avec deux doigts dans son anus et deux autres dans son sexe. Elle tentait désespérément d’étouffer ses couinements. Dans son dos, elle sentit d’abord une petite pression humide, puis une tige se rigidifier. La main de Guillermo empauma une de ses fesses et sa bouche s’écrasa près de son oreille. Dans son dos, la petite zone humide s’était transformée en une grosse verge bien dure.



Les mains de Guillermo étaient apaisantes sur la peau de Solène. Elle ne cessa pas pour autant sa masturbation. Il empoigna un de ses seins et, de son autre main, déplaça sa grosse verge vers l’intimité détrempée de sa compagne. Sans semonce ni autorisation, il la pénétra en cuillère. Aussi loin qu’il put. Il était gros et son angle de pénétration empêchait Solène de poursuivre sa masturbation anale. Elle éprouvait un manque, malgré la satisfaction de se sentir remplie.

Ça ne dura pas longtemps.



Guillermo n’avait pas besoin d’être convaincu. Il n’eut pas non plus besoin de lubrifiant. Sa tige était couverte des abondantes sécrétions vaginales de Solène. Il posa son gland à l’entrée du petit trou. Il appuya délicatement.



Il ne céda pas, conscient que cette première fois était cruciale. Il s’introduisit centimètre par centimètre. Solène beuglait, réclamait un marteau-piqueur. Lui était de marbre, concentré sur son œuvre. Il ressortit à plusieurs reprises en dépit des réclamations vociférantes de Solène. Il parvint finalement à introduire les deux tiers de son monstre et, bloquant tout mouvement intempestif, à rester immobile dans cet orifice le temps nécessaire à son accoutumance. Prudent, il se retira et badigeonna sa verge de lubrifiant industriel pour compléter la cyprine de Solène. Il poussa encore.


Quand il fut au fond, Solène lui en voulait presque de ne pas lui avoir enfoncé sa grosse pine plus sauvagement. Il s’embarqua dans une série de mouvements doux, puis de plus en plus vigoureux. Solène changea de ton.



Guillermo la plaça en levrette sans se retirer de son écrin. Les mains sur ses cuisses, il la laboura en cadence. Solène était loin dans son plaisir. Elle explosa en un orgasme violent qui la laissa pantoise. Guillermo ne s’arrêta pas pour autant. Il continuait à la sodomiser. Il la fourbissait en levrette et la tenait alternativement par les seins, les hanches ou les cuisses. Elle gazouillait d’une réplique d’orgasme à l’autre.


Soudain, il stoppa son déhanché, se redressa, ses muscles se tendirent et il éjacula longuement au plus profond de ce cul si désirable. Solène arbora un petit sourire satisfait.


Il retira sa queue de l’orifice nouvellement baptisé. Du sperme s’écoula de l’anus distendu. Vidé, il se coucha à ses côtés. D’une main, il lui flatta le fessier. Ils s’embrassèrent amoureusement avant de s’endormir dans les bras l’un de l’autre.




*




Durant sa dernière semaine de congé, Solène décompressa totalement. Elle parvint à oublier tout à fait son job et ses urgences. Au cours d’une discussion avec son compagnon, elle n’avait pas eu de mal à le convaincre que Justin serait un bon partenaire de trio malgré son inexpérience. Guillermo n’avait quant à lui pas d’attente homosexuelle pour cette première expérience à plusieurs avec Solène.


Justin arriva donc le samedi soir. Il était à l’heure et fut donc très surpris de découvrir le bar dans lequel Solène lui avait donné rendez-vous être fermé et toute lumière éteinte.



D’un coup, Justin venait de passer d’une nervosité excitante à une irrépressible peur.


Guillermo et Solène avaient cuisiné ensemble une partie de l’après-midi. Ils voulaient profiter d’une longue soirée et pas juste de quelques heures après un resto ou une sortie dans un bar quelconque. Solène n’avait pas prévenu Justin plus explicitement que ce qu’elle avait déjà dit en quittant précipitamment son appartement le soir où elle l’avait rencontré. Elle pourrait dire qu’il était informé de la présence de Guillermo, tout en jouant sur la surprise.


Justin fut surpris lorsqu’un homme lui ouvrit la porte d’entrée au sixième étage. Solène n’était visiblement pas là.



Il l’amena au salon en passant devant une porte close derrière laquelle il entendit la douche. Guillermo lui proposa de prendre un verre en l’attendant. Des amuse-gueule étaient disposés sur la table basse du salon. L’appartement, moderne et épuré, était plongé dans une ambiance tamisée. Guillermo était vêtu d’un jean bleu et d’une chemise blanche qui mettait en évidence sa peau basanée et ses cheveux noir de jais. Par transparence, Justin devina des tatouages sur le dos, le torse et les bras de son hôte.


Un verre de Porto à la main, Justin s’attendait, vu les circonstances et l’absence de Solène, à devoir affronter un silence pesant en la présence de Guillermo. Au contraire. Le Mexicain se présenta et entama une discussion à bâtons rompus, comme il aurait pu le faire avec un vieil ami. Tout Britannique qu’il était, Justin en fut étonné, mais pas moins entraîné dans le flot. Le courant passa tout de suite entre eux. Pour sa part, Guillermo trouva le jeune rouquin sympa et mignon.


Une demi-heure s’était écoulée et les deux hommes discutaient photo et relations américano-britanniques. Il faisait chaud dans le salon. Justin enleva son pull-over pour se retrouver en chemise lui aussi. Ce fut le moment choisi par Solène pour apparaître.


Le sang de Justin ne fit qu’un tour dans ses veines. Guillermo en fut baba lui aussi. Elle s’avança pas à pas vers le centre de la pièce, fit un tour sur elle-même, puis tout aussi lentement vint déposer un baiser sur les lèvres de son homme, puis sur celles de Justin.


Ses seins étaient couverts d’un soutien-gorge en dentelle noir noué en un laçage sensuel. Sur de nombreuses poitrines, il aurait paru indécent, mais sur Solène, il la magnifiait. Sur son ventre plat, un serre-taille en dentelle fine noir également, dont la transparence laissait deviner sa peau, retenait des bas noirs à l’aide d’agrafes. Son intimité et ses fesses étaient mises en évidence plus qu’elle n’était cachées par un string noir fendu. Enfin, elle trônait sur une paire de mules à talon aiguille vertigineuses.



Elle se saisit du cocktail qu’il lui avait préparé.



Justin n’avait rien anticipé de tel. L’idée de prendre part à un trio ne l’avait pas effleuré avant de se retrouver face à Guillermo. Il pensait que celui-ci aurait pu partir et les laisser seuls ou rester pour les regarder comme l’aurait fait un couple candauliste. Pourtant, Solène évoquait clairement une participation active de son homme.



Ils s’exécutèrent timidement. Solène s’assit sur le canapé et trempa ses lèvres dans la coupe. Elle s’empara d’un toast, tandis qu’ils baissaient leur boxer. Les deux sexes émergèrent. Pas encore à leur optimum, son arrivée en était pourtant à l’origine de ce raidissement.



Elle but encore une gorgée en admirant ces mats que les deux hommes maltraitaient. À sa gauche, Guillermo secouait un beau manche veiné et épais qu’aucun poil ne venait décorer. À sa droite, Justin exhibait un membre un rien plus court, bien que tout aussi épais. Par contre, son pubis était parsemé de poils roux sous lequel pendaient une paire de testicules de très bonne dimension. Ce détail n’avait pas marqué Solène lors de sa première avec Justin. Posant son verre, elle leur intima de se rapprocher d’elle. Elle put ainsi cajoler leur scrotum.


Bien vite, cette attention la laissa sur sa faim. Elle interrompit les mouvements de branlette du Britannique pour s’en prendre à sa hampe. D’abord de la langue, puis des doigts, elle agaça son gland sans pour autant lâcher les couilles. Elle emboucha la verge quelques secondes, avant de passer à son compagnon qui subit le même sort.



Justin prit un moment pour lui répondre. Peut-être était-ce dû au retour sur son sexe des douces lèvres de Solène, mais il tarda à répondre.



Il pensa que sa réponse était trop directe et trop ferme pour quelqu’un qui dit n’avoir jamais eu d’expérience homosexuelle. Guillermo tilta, mais Solène se contenta de l’assentiment. Elle les fit se lever et se rapprocher l’un de l’autre, sans pour autant qu’ils se touchent. Ensuite, elle-même se replaça entre les deux mâles. Elle emboucha à nouveau une queue après l’autre. Puis, elle joignit les deux glands et ouvrit grand sa bouche. Sa langue passa et repassa à plusieurs reprises entre les deux verges. De ses mains sur ses fesses, elle attira le plus jeune pour rapprocher encore les deux hommes. De sa main libre, elle colla les deux hampes l’une à l’autre et emboucha leurs dards du mieux qu’elle put.


Le premier essai ne fut pas une franche réussite. Elle recommença une fois, puis encore. Si le diamètre était trop gros pour les introduire profondément dans sa bouche, elle parvint tout de même à les glisser les glands entre ses lèvres. Trop concentrée, elle ne remarqua pas le visage des deux hommes. Ils exprimaient un plaisir jouissif dans cette sorte de maltraitance de leur virilité. Entre les mouvements inattendus, les pressions des mains de Solène ou les frottements d’un autre membre, leur queue cumulait beaucoup de sensations.


L’exercice cessa pourtant là. Solène venait de réussir un autre tour de magie : les deux verges étaient rigides à point. Elle se releva, reprit une gorgée de son cocktail puis s’assit dans le fond du canapé en faisant signe aux deux hommes de se rapprocher. Elle les embrassa à tour de rôle, mais renvoya Guillermo entre ses jambes tandis qu’elle attirait la verge de Justin vers sa bouche. Elle reprit ses succions tout en maintenant la tignasse brune de son homme sur son intimité.


Guillermo ôta le string sans toucher aux bas ni au serre-taille. Il entreprit de la lécher sur toute la longueur de ses cuisses, depuis les genoux jusqu’au clitoris, et s’aventura du nombril à l’anus. Cela ne dura pas éternellement puisqu’aux premiers gémissements, malgré la fellation qu’elle procurait, Solène donna de nouvelles consignes.



Le jeune homme enfila un préservatif, puis entama sa besogne avec enthousiasme. Contraint de changer lui aussi de position, Guillermo offrit à son tour sa queue à la bouche goulue de sa douce. Cependant, Justin n’y allait pas de main morte. Elle l’exhortait tout en se caressant.



Entre chaque encouragement, elle s’enfonçait aussi loin que possible la verge de son homme.



Justin avait relevé les longues jambes de Solène et cognait ses fesses de son pubis velu.



Guillermo, un peu délaissé, se masturba entre les beaux seins de sa compagne. Il retira ce soutien-gorge, certes très beau, mais qui gênait ses va-et-vient.


Le plus jeune mena Solène à un premier orgasme qu’elle exprima bruyamment. Il suggéra alors à Guillermo un échange de leurs situations. Guillermo, dont l’essai de cravate de notaire était jusqu’à ce moment-là plutôt infructueux, ne se le fit pas répéter. Positionné entre ses cuisses, il laboura vigoureusement Solène. Justin pelotait la voluptueuse poitrine.


Les coups de boutoir la ramenant à elle, Solène demanda à se placer à quatre pattes. Guillermo l’embrocha plus profondément encore et Justin se vit offrir une fellation énergique. De ses doigts, Solène lui taquina aussi l’anus. À nouveau, son majeur s’introduisit en lui après un léger travail en surface. C’en était trop pour Justin.



Et il gicla sans cependant que son sperme ne l’atteigne.


Guillermo, inlassable, poursuivit ses aller-retours jusqu’à offrir un nouvel orgasme à la belle brune. Il se laissa alors aller en elle.


Engourdis et enchevêtrés, ils terminèrent leur apéro au salon avant de passer à table. Le repas et la soirée furent des plus agréables. D’autant qu’après son passage rapide par la salle de bain, Solène n’avait remis qu’un petit string propre, de couleur kaki cette fois. Sa poitrine allait sautillante à chacun de ses mouvements. Ces messieurs n’eurent pas d’autre choix que de s’en accommoder.


La suite fut du même acabit puisqu’elle réclama, avant même le dessert, d’être copieusement choyée par les deux hommes en chemise. Rien qu’à cette annonce, ils avaient retrouvé une forme pré-olympique. Justin fut le premier à s’immiscer en elle en levrette tout en la maintenant par les hanches. Elle suçait distraitement Guillermo, tandis que lui déposait une noisette de lubrifiant sur son petit trou. Il inséra son majeur dans l’anus sans beaucoup d’effort. Il était bien ouvert. Son index le rejoignit très vite.



Entre deux gémissements, Solène gémit son accord. Ce fut Guillermo qui se retrouva à la manœuvre. Il coucha Justin sur le dos et Solène vint se positionner de dos au-dessus de lui. De sa propre initiative, elle s’enfonça délicatement la verge. Elle s’y reprit en plusieurs fois.



Il plaça sa grosse bite devant la petite chatte délaissée, bien que dégoulinante de cyprine. Tout aussi doucement que Solène avait géré sa propre pénétration, il s’introduisit dans son antre. Elle émit une gamme de sons allant du couinement au râle de plaisir. Puis… elle explosa de rire.



Sur cette déclaration, Guillermo donna le signal à Justin. Il commença un va-et-vient maîtrisé. Justin, même s’il avait l’autorisation de bouger, ne le put dans sa position couchée sur le lit.



Elle se retrouva prise en sandwich pour la première fois entre son compagnon et son amant. Visiblement, elle se sentait comblée.


Ils copulèrent ainsi, et dans d’autres positions encore, tant qu’ils eurent assez d’énergie. Justin prit congé de ses partenaires assez tard dans la nuit. Cependant, ils savaient qu’ils se reverraient vite.


Du côté de Solène et Guillermo, leur relation de couple avait regagné en solidité et leur confiance mutuelle s’était considérablement accrue. Si l’idée d’avoir un bébé restait perdue dans les limbes, sans être abandonnée, reprendre son boulot démangeait Solène, mais parfois seulement.