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n° 21769Fiche technique11768 caractères11768
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Temps de lecture estimé : 9 mn
12/05/23
Résumé:  Un homme décide d’offrir un dîner surprise à sa femme, avec un autre homme comme "dessert", en vue d’une soirée à trois.
Critères:  fhh cadeau caférestau noculotte -couple
Auteur : Redrose      Envoi mini-message
Un dîner presque parfait



Question du matin au réveil de Pablo.


Pourquoi me pose-t-il la question ? Pourquoi insiste-t-il au réveil, encore au chaud sous la couette et à moitié endormie ?


Un coup d’œil. Humm… il est en forme, même très en forme ! La bosse de la couette me le prouve. Je me glisserais bien sous celle-ci pour aller titiller du bout des lèvres son gland, le sentir vibrer avant de sauvagement l’avaler et l’entendre gémir de plaisir.


Mais non, je réfrène cette envie.


J’attends, impatiente et émoustillée par le non-dit. Mon imagination vagabonde, je cherche des pistes. De quoi a-t-on parlé hier, avant-hier ? Je souris intérieurement et tente de garder un air désintéressé.

Il me regarde du coin de l’oreiller et me dit :



Agacée, curieuse, je lui réponds :



Il me connaît trop bien… Il sait que j’en meurs d’envie, mais que ma fierté et mon caractère me l'interdisent.



Pourquoi « tu te fais belle » ? Je suis de nature à toujours être maquillée et apprêtée quand on sort. J’adore sentir les regards se tourner lorsque je me déplace au resto. Humm, il a son regard coquin, ses yeux pétillent de malice et son sourire est aguicheur. Qu’a-t-il dans sa tête ? Qu’est-ce que je paierais cher pour entrer dans son cerveau, savoir comment il fonctionne ! Je suis du genre à toujours chercher à deviner les cadeaux, à essayer de découvrir les surprises. Des années de mariage, des anicroches comme tous les couples, mais une complicité et une fusion tellement fortes !

Je l’aime à en crever, je n’imagine pas la vie sans lui.


Mais chut ! Ne pas lui avouer, surtout mes lecteurs ne lui dites pas. Je le déteste parfois à vouloir tout plaquer quand il me fait mal, quand il expulse sa colère, sa frustration, quand acculé lorsqu’il a merdé, il essaie de retourner la situation sur moi et se défiler de sa responsabilité. Et par-dessus tout, j’aime, que dis-je, j’adore, ses délires, ses fantasmes, ses surprises, ses doutes et ses incertitudes. Je l’aime à en crever, ça paraît bateau et gnangnan, mais c’est tellement la vérité.

Je pourrais passer des heures à expliquer ce que je ressens dans mon cœur et dans mon corps, mais là n'est pas le sujet de mon histoire de ce jour.


Revenons en a nos moutons, ou plutôt à nos fantasmes. Qu’à cela ne tienne, je serai prête à 20 h, comme monsieur l'a demandé.


La matinée est longue, tellement longue et ennuyeuse au travail. Mes idées sont confuses, et je suis incapable de me concentrer sur mon boulot. Mes pensées batifolent, je ne pense que sexe, scènes érotiques et envies de baisers, de caresses et d’une partie de jambes en l’air.


Midi. Oh, le con ! Il ne peut pas manger avec moi. Comme par hasard ! Grrr. Je le connais, il le fait exprès. Je me vengerai, c’est sûr !


Je rentre chez moi. Ne me demandez pas ce que je mange, je n’en sais rien. Mon cerveau est en ébullition… Comment m’habiller ? Que prépare-t-il ? Grrr. Je rage d’agacement de ne pas savoir, de frustration. Et de désir aussi, j’avoue.


L’après-midi passe comme le matin, incapable de travailler efficacement, comme si j’avais bu un ou deux verres de trop et que mon esprit était embrumé. Insupportable. Je suis en mode « ressort », prêt à se détendre à la moindre pression. Mes collègues me disent que je suis speed, limite chiante à vouloir avancer vite… S’ils savaient ! S’ils connaissaient la cause de mon hyperactivité. Il faut que le temps passe vite, vite.


Ça y est, je termine enfin ma journée et conduis en mode « automatique » vers la maison, le cœur léger, les pensées volages, incapable de me concentrer sur ma conduite.

Je saute sous la douche, me lave… HuHumm mes mains se promènent furtivement sur mes seins et mon sexe. C’est agréable et je souris toute seule sous l’eau qui coule. Mes idées vagabondent sur des envies d’un sexe qui se frotte doucement sur mes reins, de mains qui me titillent le bout des seins, je suis tellement bien sous la douche, le jet entre mes cuisses.


Allez, assez rêvassé. Mode maquillage. Je cache mes imperfections aussi naturellement que possible. Les années ont marqué mon visage, mais je me sens désirable et coquine. Mon teint s’illumine d’espièglerie.


Et là, me voilà face à mon dressing. Grrr. Que vais-je me mettre ? Comment m’habiller ? Je sens le regard de mon chéri, amusé et envieux en même temps.


Allez, je me lance. Robe noire ouverte sur le côté gauche jusqu’à mi-cuisse, bas noirs fins et sous-vêtements noirs, décolleté laissant apparaître la fine dentelle de mon soutien-gorge. Classique, mais sexy. Des bijoux en or, chic et classe. Une touche de rouge à lèvres et un regard d’amour à mon homme. Emballé, c est pesé, me voilà prête. Prête pour quoi ? je ne sais pas.


Gentleman qu’il est, il m’ouvre la portière et en profite pour détailler ma silhouette et ma croupe que je tends doucement en arrière. Je le connais, je sens son regard et imagine son sourire satisfait. Je monte et croise les jambes de façon subjective, laissant apparaître la dentelle de mes bas juste au-dessus de mes cuissardes qui allongent mes jambes. Je sens son regard insistant et imagine ce qui peut se passer dans son pantalon.

Humm. Imaginer son sexe se tendre, se débattre dans le tissu de son boxer, quel délice !


Le trajet se passe dans la légèreté de discussions sans intérêt témoignant que nos esprits ne sont pas dans le sérieux.

Arrivée au restaurant, j’ai la surprise de découvrir une table pour trois personnes. Mon chéri ne s’offusque pas de ce détail et décide de commander le repas sans me laisser le choix. Inhabituel, mais rigolo de ne pas avoir son mot à dire. Il a donc bien décidé de tout gérer.


Le cocktail et le repas se passent tranquillement en discutant de choses et d’autres dans la légèreté et les regards amoureux. De temps en temps, il me glisse à l’oreille :



C’est un salaud, il joue avec son regard langoureux et coquin, aiguise ma curiosité et me laisse sur ma faim. De temps à autre, je sens son pied glisser vers mon entrejambe. Je ressens au fond de mon ventre son désir de m’embrasser, mais il se retient et en joue, me dévorant des yeux.


Le dessert arrive sans que je n’aie pu choisir, moi qui suis très gourmande, là encore je n’ai pas le choix. Je le regarde incrédule, mais la surprise est ailleurs !


Le serveur pose lentement, en me dévisageant, une assiette devant moi et s’assied posément à la place libre.

Je sens son regard de braise me dévisager et vouloir m’envoûter. Je rougis, je regarde mon homme.

Surprise !

J’essaie de nouveau de regarder cet homme, mais son regard me trouble. La situation m’échappe, je sens que je perds pied. Son regard est insistant et lubrique. Je me tourne vers mon chéri qui me lance en souriant :



Que je déteste cette phrase ! Grrr !


Un autre serveur amène les deux autres desserts. Me voilà désorientée par cette nouvelle situation. Je ne sais pas quoi dire et je n’ose pas bouger. J’ai l’impression d’avoir dix-huit ans, totalement désarçonnée, n’osant ouvrir la bouche de peur de bégayer.


Pablo m’invite à goûter mon dessert, une assiette de mignardises toutes aussi divines les unes que les autres. J’essaie d’adopter une stature digne, neutre alors que dans ma tête c’est la débandade…

Estéban est craquant, très craquant avec un regard de braise qui ferait fondre le pôle Nord en deux minutes. Je ne sais pas quoi dire, je bégaie et réponds par oui ou non.


Pablo se penche vers moi et me glisse à l’oreille :



Je l’écoute et rougis tout en évitant le regard de ce beau mâle, taillé comme un rugbyman en chemise blanche proche du corps laissant deviner une belle musculature.


Qu’à cela ne tienne, j’adore les défis et je ne suis pas du genre à me dégonfler. Pablo a oublié de me préciser les conditions. Je suis sûre que dans sa tête, je dois retirer ce carré de tissu à table. Grave erreur de sa part, je me lève, le regarde par défi en souriant, jette un regard langoureux à Estéban qui me le rend bien, assorti d’un très beau sourire et file au toilettes.


Je m'enferme dans cette petite pièce exiguë, comme si je venais d’échapper à un danger. Traverser la salle a été un supplice. Se tenir droite et digne, sentir les regards se tourner sur mon passage, marcher calmement alors que je n’avais qu’une envie : courir, courir et m’enfermer.


Je m’assieds et je retire mon string. Je découvre avec amusement et stupeur qu'il est déjà tout trempé. Quoi ? Aurais-je envie de plus ? De quoi ? Je ne sais pas, mais je sens dans mon ventre des gargouillis de désirs, d’envies qu’on abuse à deux de mon corps. Envie de laisser mon corps aller à des sensations nouvelles, éphémères, virtuose de quatre mains me faisant frémir.


Je reprends mes esprits. Il va falloir que je traverse à nouveau la salle, avec en plus dans la main un morceau de tissu noir. Qu’à cela ne tienne, je déverrouille la porte et me lance d’un pas décidé, essayant d’adopter un visage neutre et placide. Je tiens dans la main droite l’objet du désir et du pari que je ne veux surtout pas perdre.


Je serre le poing et sens la moiteur de mon sexe dans le creux de ma main. Je n’ose regarder autour de moi de peur de découvrir une personne qui sait ce que je tiens. J’arrive enfin à table. Deux paires d’yeux rieurs me regardent, amusés. Je pose délicatement ma main gauche sur l’épaule d’Estéban en lui déposant un doux baiser sur la joue et en profite pour glisser dans sa poche droite l’objet du délit. Comme je suis très joueuse et fière de moi, je lui glisse à l’oreille :



Pablo, qui n’a pas perdu une miette de la scène, me dévisage avec fierté et tentation. Je lis dans son regard tout l’amour et le désir qu’il a pour moi, l’envie qu’il ressent à ce moment-là de m’embrasser sauvagement, me détrousser et me prendre sauvagement. Je jubile en sentant sa frustration.


Estéban, surpris, mais tout aussi joueur, capte avec intensité mon regard, sort la main de sa poche en tenant l’objet du délit, l’amène à son visage et tout en me regardant intensément, hume l’odeur de mon désir sur cette dentelle noire. Son regard est intense et je perçois une pointe de fascination.

Quant à Pablo, qui jubile de ce petit jeu, il attrape ma main sous la table et je ressens à ce moment-là tout son amour et son envie.


Je décide alors d’allumer ces deux garnements. À moi de jouer, j’attaque avec délicatesse une cuillère de chantilly que je dépose avec délicatesse et suggestion doucement dans ma bouche, jouant avec la cuillère sur mes lèvres. Mon regard pétille, mes yeux lancent des SOS, genre : « les gars, je suis totalement à vous, je vous donne le droit, non, je vous donne l’ordre d’abuser de mon corps ».


Je reprends à nouveau une cuillère et recommence ce stratagème.


Non, en fait je ne vous donne pas le droit, je vous supplie. Par pitié, faites vite, car je fonds totalement de désirs. Éteignez vite ce feu qui brûle mon ventre, mon corps sinon je vais hurler au milieu de la salle « s’il vous plaît, baisez-moi ! ! ». Je n’en peux plus, je brûle d’impatience, je veux jouer, je veux jouir, encore, encore et encore.


Pablo et Estéban me dévorent goulûment du regard. Qu’attendent-ils de moi ? Quelle suite à donner à ce petit jeu ? Pablo règle la note et nous sortons tous les trois du restaurant. Je me sens chancelante, enivrée non pas par l’alcool, mais plutôt par une soif d'envies, de désirs qui bouillonnent dans ma tête. Comment, où et quand cette soirée va-t-elle se terminer ?



Affaire à suivre