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n° 21755Fiche technique25440 caractères25440
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Temps de lecture estimé : 19 mn
06/05/23
Présentation:  Fiction écrite par Carla.Moore et Conteurreveur sur les joies des rencontres en ligne
Résumé:  Fabrice, serial baiseur, veut ajouter une nouvelle conquête à son tableau de chasse. Stella, amoureuse échaudée, découvre le potentiel des app de rencontre. Tel est pris qui croyait prendre....
Critères:  #humour #vengeance fh extracon inconnu caférestau telnet hsoumis fdomine intermast facial pénétratio
Auteur : Carla et Conteur  (Deux auteurs de RVBB se sont amusés à écrire à quatre mains)      Envoi mini-message
Co-auteur : Carla.moore      Envoi mini-message
Co-auteur : Conteurreveur      Envoi mini-message
App App App Hourra

Lui :


Joué-les-Tours, jeudi 2 mars 18 h 17 : Fabrice, trente-cinq ans – Pseudo : Hédoniste37


Je termine le dernier dossier litige sur mon PC lorsque Sophie passe me déposer ses « requêtes clients » du jour. J’aime bien Sophie, belle femme, la cinquantaine, toujours chic et élégante. On se connaît bien et on se respecte mutuellement. Je ne peux malgré tout pas m’empêcher de laisser mes yeux traîner sur son chemisier quand elle a déposé les requêtes puis sur ses fesses appétissantes lorsqu’elle est repartie en me saluant.


Il faut que je baise, il faut vraiment que je baise, j’ai les idées mal-tournées et cela commence à me peser.


C’était quand la dernière fois déjà ? Le week-end précédent, c’était mon fiasco avec la nana d’Amboise. Pff… celle-là, je la retiens. Brûlante sur Adopteunmec, elle me chauffe à blanc. Résultat : je fais une demi-heure de route pour m’entendre dire :



Elle ne pouvait pas le dire avant, cette dinde ! On n’était pas sur le forum de Brico Dépôt, non plus ! Il n’y avait pas d’autres « matchs » sur Amboise et le temps de rentrer, il était trop tard pour essayer un plan B. Soirée « Cigare sur le coin de l’oreille ».


Non, après réflexion le dernier bon coup c’était il y a trois semaines, aux sports d’hiver avec une monitrice très sympa, sportive, pas coincée. On s’est donné du plaisir plusieurs fois et on s’est quittés ravis.


Comme mon pseudo l’indique, j’aime profiter de la vie, jouir de ce qu’elle apporte d’agréable et j’aime les femmes. Beaucoup, passionnément, mais pas à la folie. J’aime bien les emmener au lit, surtout. Dire que je tire sur tout ce qui bouge serait un peu réducteur, mais je tire souvent quand même.


Bon, on est jeudi fin d’après-midi, le jour idéal pour « pécho » sur les apps. Les nanas célibataires sortent discrètement sans le dire à leurs copines. Les nanas en couple qui cherchent du fun peuvent plus facilement prétexter une soirée boulot ou un dîner entre copines.


Quelle App choisir ? J’ai des profils sur Happn, Adopte et Tinder.


Adopte, la dernière nana d’Amboise m’a bien cassé les pieds – pour ne pas dire autre chose. Pourtant le message est clair, non ? Tu viens au supermarché des mecs, tu le mets dans le caddie et ensuite tu le dégustes le soir à ta façon. Je n’ai pas eu de bol sur ce coup.


Happn, j’apprécie, car souvent les nanas sont plus mûres et matures. Cela présage d’un moment « social ». Il faut plus de temps, là c’est un peu short pour ce soir. Et puis Tours ce n’est pas New York non plus. Martine37, c’est bon, ça fait trois fois qu’elle me propose un rancard que je décline poliment.


Reste donc Tinder. On ne va pas se mentir, tu viens sur Tinder, tu ne fais pas dans le détail. Là, j’ai vraiment envie de baiser et si je veux pécho ce soir, faut faire vite et efficace.


Je me connecte sur mon profil : Hédoniste37. Je tape large 20/50 ans. J’en ai trente-cinq, mais j’aime la diversité. Je sélectionne le rayon Tours et agglomération. Je ne me farcis pas encore la route jusqu’à Amboise ou Saumur, la flemme… Tinder charge plus de soixante-dix profils, quasiment toutes plus jeunes que moi et je commence à « swiper » d’un profil à l’autre sans m’attarder.

1 : décolorée, trop blonde,

2 : des seins énormes, ça sent la chirurgie à plein nez,

3 : maquillée à bloc, vulgaire,

4 : trois fautes sur cinq mots dans son profil

24 : Âme sensible. Profil intéressant. Elle est connectée. On se parle. Au bout de quelques messages, je comprends qu’elle rabat pour une copine qui n’ose pas s’afficher sur l’App. Retour à zéro.

48 : EmilyinTours. Vingt-sept ans, jolie, sympa. Elle répond du tac au tac et me propose de nous rencontrer rapidement. Cependant, elle a « zumba » à 19 h 30 à St-Cyr-sur-Loire et ensuite elle ne sera pas dispo. J’hallucine là, il est 18 h 35, le temps de la rejoindre presque 19 h. C’est vraiment le coup de fusil en quelques minutes. J’ai envie de baiser, mais je ne suis pas qu’une bite sur pattes. Je laisse tomber.

64 : Sattachepas. La trentaine, nature, poitrine menue. Un regard qui ne me laisse pas indifférent. Elle est éduquée, cultivée, intelligente. Ça se voit à ses yeux et sa façon de « chater ». Je suis sous le charme…


Bonsoir, Sattachepas, comment vas-tu ?


Bon, je ne vais pas lui dire que j’ai passé soixante-trois profils avant elle, que j’ai failli arrêter au trentième parce que cela me saoulait, mais que j’ai continué, car j’ai grave envie de baiser. Le sien étant le premier, je m’y suis intéressé. Dois-je lui dire comme ça ?


On échange quelques platitudes, des photos. Sur son profil, ce n’était pas elle, elle rectifie en m’envoyant une photo de son couple à la plage. Elle est plus bandante encore. On se donne rendez-vous place Plumereau.


Traduction dans mon cerveau, connecté en haut débit à ma queue : elle est méga bonne et j’ai envie de me la faire sans délai. De plus, elle aime les jolies fesses, elle ne va pas être déçue. Mes collègues féminines – Sophie y compris – m’appellent CDC comme « cul de compète. » Je ne vais pas laisser passer cette occasion, si je peux rendre service. Combien de nanas j’ai « daté » place Plumereau ? Je ne les compte plus, mais l’expérience m’a appris qu’une première rencontre dans un lieu fréquenté et animé était le bon plan. Je repère d’avance la personne qui me rejoint, comme un sixième sens. Si je le sens pas, il m’arrive de partir avant même de dire un mot. Si elle ne le sent pas, cela m’évite de rester tout seul comme un con dans un endroit isolé et déprimé. Et comble de la drague, sur un « date » raté, j’ai une étudiante qui est venue me voir et qui m’a dit cash : « je vous ai capté, elle n’était pas faîte pour vous. Par contre moi je suis dispo ce soir ». Super coup, super soirée…


Bon 18 h 51, check-list :

• La douche et brossage de dents : 5 min au bureau, check

• Déo : check

• Parfum : check

• Rasage : check – euh, demi-check, elle aime peut-être les mecs épilés. Bon je mets un petit coup de tondeuse vite fait sur les bourses et le pubis. check

• Capotes : il m’en reste plus de la moitié d’une boîte : check

• Gel lubrifiant : va-t-elle vouloir faire de l’anal sur un premier rendez-vous. Ça m’étonnerait. D’un autre côté elle semble décidée. Bon, si j’ai le temps je passe à la pharmacie : no check

• Appart propre et rangé. Ah merde, je n’ai pas changé les draps depuis deux semaines. Comme je n’ai pas « chopé » depuis… Penser à privilégier une baise dans le canapé ou mettre un coup de « sent-bon » dans le lit si elle passe à la salle de bain. No check.


On n’est pas trop mal, ça va le faire. Je suis excité comme un gamin. J’ai hâte de la sauter (euh de la rencontrer) … Je me mets en route direction le centre-ville.



19 h 30 pétantes - Tours, place Plumereau


Nickel, j’ai roulé en chantant les paroles de Julio Iglesias, « Vous les femmes », j’ai pu passer à la pharmacie, et je suis installé debout devant une sangria sous l’auvent de « Chez Madie ». Les terrasses ne sont plus chauffées et il ne fait pas chaud. Si Sattachepas ne vient pas rapidement, je vais finir emballé chez Picard. Allez courage, si la photo est réelle, cela en vaut la peine.


19 h 45 Bordel qu’est-ce qu’elle fout ? Je suis gelé là. J’ai reluqué toutes les nanas qui sont passées de près ou de loin et je suis quasiment sûr qu’aucune était la bonne. OK, il y a le quart d’heure de courtoisie, mais là je n’ai plus trop de patience. Je vais en abuser pour lui faire comprendre qu’elle m’est redevable…




Elle :


Saint-Pierre-des-Corps, jeudi 2 mars 18 h 17 : Stella, vingt-neuf ans – Pseudo : Sattachepas


Cinq ans que je vis avec Jonathan (Jo), cinq ans que nous filions le parfait amour…


Hier, je rentre à la maison, il n’est pas encore là. Il travaille trop, mon « Nounours ». Après m’être préparé un thé, je prends ma tablette pour regarder mes mails et jouer un peu, histoire de me vider la tête. Déchargée ! Ça va prendre des plombes… Alors je me rabats sur l’ordi du couple. Je clique sur l’icône de Google…


Votre navigateur a mal été fermé, voulez-vous restaurer les dernières pages ?


Dans ma précipitation, je clique sur OK par erreur. Une page à dominante rouge s’ouvre. Il faut rentrer un mot de passe. Je regarde mieux. C’est « Tinder ». Je crois savoir que c’est un site de rencontre. Je coupe. Je rumine. Mon nounours va sur Tinder ! Je rage. Mais il doit y avoir des explications. Toute la soirée, j’essaie d’en savoir plus, mais je suis trop lâche pour aborder le sujet directement et Jo sait esquiver. La tendresse avec laquelle il me câline et qui déclenche de belles jouissances habituellement n’efface pas les questions que je me pose. Je n’ai pas d’orgasme. Demain, je visite Tinder.


Le jeudi, Jo a son entraînement de judo… finalement, c’est bien une soirée de « corps à corps » pas forcément de combat. À peine rentrée, j’allume la tablette (bien chargée, cette fois ! )


Alors… Créer un pseudo… Sattachepas. Voilà… Mot de passe ?

Nounours1. Présentation… Je me décris honnêtement (il faut accrocher Jo, il m’a toujours dit que j’étais son type de femme), photo ? Non je ne vais pas mettre la mienne, des fois que quelqu’un me reconnaisse et puis si je veux piéger mon amour. Je pique une photo du net. Elle a un beau regard… même style que moi.


C’est parti ! Je vois le nombre de connectés sur le 37. C’EST ÉNORME !


Je ne trouve pas de pseudo « Nounours » comme j’espérais. Il n’est peut-être pas encore en ligne.

J’attends patiemment… En cherchant dans les protagonistes ceux qui seraient sur Saint-Pierre, ou sur Tours. Je reçois un message, puis très vite 2 … 3, 4, 5.

Je les lis pour attendre Nounours. Ma tête et mon cœur aimeraient patienter en vain et me donner tort, mais mon intuition et un pressentiment enfoui au plus profond de moi-même me poussent à continuer cette torture.


Les cinq messages se ressemblent et sont évocateurs de testostérone. Je les trouve directs et sans aucun charme. Comment des femmes peuvent-elles répondre à de telles avances si vulgaires ? Le carillon annonce un « match » (c’est comme ça qu’on parle maintenant.). Je reçois une nouvelle invitation d’un certain « Nounourssauvage ».


C’est mon chéri ! Encore plus vulgaire que les autres :


Je n’ai pas de temps à perdre. Tu me plais. J’ai 2 h à tuer. Je me viderais bien sur ton joli petit visage après t’avoir fait crier de plaisir.


Si ce n’était pas la photo que j’ai prise à la plage l’été dernier, je me dirais que c’est un autre : jamais Jo ne m’a tenu de tels propos, même dans notre plus grande intimité !

Je suis énervée contre lui d’abord, contre moi-même ensuite, de m’être laissé duper depuis tant d’années par ce porc. Tu vas être cocu dès ce soir, mon Nounours, avec le prochain qui me contacte, cette vengeance te coûtera cher.


Je n’ai pas longtemps à ruminer ma rage. Message de « Hedoniste37 ». J’ouvre.


Bonjour Hédoniste37, je vais bien merci et toi ?


Tiens, un mec qui me dit « bonsoir » et qui se préoccupe de savoir si je vais bien. Un homme poli, c’est déjà ça ! Sa photo est pas mal ! Mais ça ne veut rien dire, il peut avoir fait comme moi. Je ne vais pas tergiverser pendant des heures, si je veux me venger de Jo, je ne dois pas être trop difficile. Et quand je vois tous les messages horribles que j’ai reçus précédemment… Voyons ce qu’il a dans le ventre celui-là. Et si la photo est vraiment mensongère, je n’aurais qu’à dire « non ». Je n’ai pas tous les codes de ces applications : quand il parle de « moment de détente », est-ce que ça veut dire qu’il veut juste discuter ici ou une rencontre coquine ? Bon je vais jouer franc-jeu, lui dire que je vis déjà en couple et que je ne cherche pas à créer une relation à long terme ! Comment ne pas paraître obsédée sexuelle et lui demander de le rencontrer tout de suite ? Je dois savoir ce qu’il veut.


On commence à discuter et je lui explique que je vis avec un homme depuis cinq ans. C’est un peu devenu la routine entre nous. Si je suis ici ce soir, c’est exceptionnel, juste pour casser cette routine. De plus, journée de M****. J’ai enchaîné les mauvaises nouvelles et je suis sur les nerfs. J’ai un besoin immense de me détendre.


Il me dit qu’il flashe sur mes yeux, mon regard. Il semble honnête… D’un autre côté, honnête et réseau social, c’est comme écologiste et jet privé. Ça ne s’accorde pas vraiment.

De mon côté, je réponds que ce qui me fait flasher chez un homme, c’est sa détermination et l’intérêt qu’il peut me porter. Ce qui m’a donné envie d’échanger avec lui c’est le fait qu’il n’ait pas commencé son dial comme les autres en parlant fellation, pénétration ou éjaculation.


Et puis j’ai toujours eu un faible pour les jolies fesses !


Je suis très étonnée du message que je viens d’envoyer ! C’est moi qui ai écrit ça ? Bon, ce qui est fait est fait ! Je sais ça peut paraître déplacé comme réponse, mais autant être sincère. Sincérité, honnêteté, je veux encore y croire. Je lui envoie la photo de cet été où je suis au bras de Nounours, le futur cocu. Je ne veux pas qu’il soit déçu au dernier moment et me rejette.


Voilà ma vraie photo, j’espère que je suis toujours appétissante !


On se retrouve où ? Place Plum’, ça te va ?


Ah enfin il me propose un rendez-vous, place Plumereau.



Ghis et René viennent de passer devant nous, ils m’ont vue, mais ont fait comme si… Faut dire que j’ai fait semblant de rire comme une dinde et je me suis collée au bras de mon rendez-vous. René bosse avec Jo, j’espère que demain il causera ! Bon, mais maintenant trouver une explication cohérente à mon geste avant qu’il ne me prenne pour une folle. Déjà que je l’ai mouché deux fois en deux phrases. Il est vraiment mignon… Que fait-il sur Tinder, il ne devrait pas avoir besoin de ça ! Il est vraiment craquant. S’il me propose de prendre une chambre d’hôtel tout de suite, je dirais « oui !». Mais je ne sais pas comme ça se passe dans ces rendez-vous ! En plus je n’ai pas envie de parler de moi ! Il a la chair de poule !





Lui :


Bon, je me suis pris une première bâche. J’ai tenté une autre approche et bing, deuxième bâche. Ça fait mal. Moi le Dom Juan de Tours, le Casanova de la Loire (ouais bon, disons plutôt le queutard fou du 37), je me suis fait rembarrer par une nana qui, a priori, est à son premier rencard Tinder. Il faut que je me reprenne, car c’est clairement elle qui mène le jeu. Ces yeux, mon Dieu qu’ils sont beaux ! Puis lorsque Sat m’a tourné le dos et dénoué son manteau et je l’ai détaillée sans pouvoir m’en empêcher. Ses longs cheveux se sont gracieusement déployés sur ses épaules, sa robe noire a souligné sa fine silhouette et sa taille de guêpe pour finir sur des bas ou collants rouges qui marquent le contraste. Quand elle s’est retournée pour se glisser sur la banquette, j’ai profité d’une très jolie vue sur son décolleté et deviné des sous-vêtements rouges qui mettent en valeur sa poitrine menue et ferme. Elle est hyper sexy, elle en jette. Il me la faut dans mon lit ! Mais pourquoi elle m’intimide ainsi ?




Elle :


Non, mais il m’a pris pour une courge ou quoi ? Est-ce que c’est le cas de celles qui répondent à ce type de sites ?


Il est vraiment mignon… Que fait-il sur Tinder ? il ne devrait pas avoir besoin de ça ! Il est vraiment craquant. En tout cas, s’il me propose de prendre une chambre d’hôtel tout de suite je dirais « oui ! ». Mais je ne sais pas comme ça se passe dans ces rendez-vous ! En plus je n’ai pas envie de parler de moi !

Ce gars me fait craquer malgré sa gaucherie ! Il y a si longtemps que je ne m’étais pas engagée avec un gars ! Je vais prendre plaisir à te tromper, Jo !


Ou plutôt, non je crois que je vais m’éclater pour la première fois de ma vie. Je ne vais plus penser qu’à moi ! Je vais profiter de ce gars ! je vais tirer le maximum de plaisir et j’espère qu’il sera à la hauteur de son regard et de ses petites fesses qui ont l’air bien fermes ! Je n’ai jamais osé ! Toi mon gars, tu vas passer à la casserole, comme Nounours doit penser de celles qu’il « emballe » sur le net ! c’est ce soir ou jamais que tu te défoules, ma belle ! Et peut-être que ce sera une longue série de jeudis à moi avec plein de gars !




Lui :


Sur le chemin de mon appartement, j’ai hésité à prendre sa main, mais n’en ai rien fait. Je l’ai couvée des yeux avec douceur, mais senti qu’elle me regardait aussi avec détermination, comme si elle était venue pour accomplir une mission et qu’elle compte bien s’en acquitter.


Aussitôt la porte refermée, j’ai proposé un verre, mais Sat m’a plaqué contre le mur puis est venue coller ses lèvres sur les miennes pour un baiser fougueux, limite brusque. D’abord surpris, un peu penaud, j’ai ressenti un désir irrépressible et rendu le baiser passionné. Sat a fait passer ses mains derrière sa veste et a empoigné et caressé directement mes fesses. Elle a apprécié leur fermeté, dessiné leur contour et les a empaumées sans retenue.


Nous sommes juste éclairés par les lumières de la rue et je cherche à l’embrasser délicatement pour donner une touche romantique à notre union.



Elle veut aller à la chambre. Ah non, merde, pas la chambre. Elle ne veut pas passer à la salle de bain et c’est mort pour le coup de « sent-bon ». Je tente une diversion par le canapé.



Ouf, ça prend. Ce premier écueil esquivé, je l’emmène en la tenant par la main au salon.




Elle :


Une capote vite, Il serait temps que je m’en préoccupe ! Est-ce que Jo sort couvert, lui ?


Ce salaud pourrait bien me refiler des maladies de ses nanas ! Mais je ne me disperse pas, je vais droit au but. Je n’ai pas envie de faire l’amour ni d’être choyée. Je veux utiliser cet amant comme d’un jouet ! le diriger ! J’ai enfin pu palper ce petit cul. Il me plaît. Je lui retire sa veste puis enchaîne en défaisant un à un les boutons de sa chemise sans perdre de temps. Ni une ni deux, je le pousse sur le canapé. Il cherche à accrocher mes yeux, veut prendre mon visage entre mes mains, mais je viens me coller contre lui et avec beaucoup d’impatience, je fais courir ma main droite sur sa taille et viens refermer mes doigts sur son érection à travers son jean.


Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Depuis que nous sommes sortis dans la rue, je veux ce gars et ses jolies fesses. Ce désir est nouveau pour moi ! Pourtant, il ne correspond pas au style de personne que je côtoie habituellement. Plus question de me venger, je désire simplement cet homme, ce bel inconnu. Je veux qu’il me pénètre maintenant. Je le veux à ma botte.





Lui :


Je suis étonné par son empressement, mais je ne discute pas et me couvre d’une capote aussi vite que possible.


Sat a enlevé sa culotte en dentelle rouge, retroussé sa robe et m’a repoussé sans discussion dans le canapé pour venir me chevaucher. Elle bouge son bassin d’avant en arrière sur moi et coulisse sur son membre. Sa respiration s’accélère, je cherche désespérément à accrocher son regard, mais je me perds au-dessus de son épaule. D’un coup de reins plus franc, elle me fait entrer en elle, pousse un gémissement, mi-soulagement, mi-satisfaction. Elle imprime ensuite son rythme, sa cadence telle une cavalière qui maîtrise son étalon. Je ne suis qu’un sexe pour elle ! Elle est belle dans sa détermination à obtenir ce qu’elle veut. Mes mains cherchent son visage pour attirer sa bouche contre la sienne, elle les repousse et les plaque sur ses seins, telle une invitation à les malaxer sans ménagement. D’ailleurs, elle ne ménage pas sa peine. Sa cavalcade se fait plus intense, presque brutale. C’est comme si elle me prenait ! je n’ai jamais vécu ce type de rapport, c’est décomplexant ! Sat monte et descend sur mon vit en inclinant son bassin lorsqu’il est au plus profond d’elle, elle ferme les yeux et respire très fort. Elle finit par crier que c’est bon et s’arque dans un orgasme libérateur. Je me sens jouet pour cette belle. Je subis totalement sa volonté ! ce n’est plus une maîtresse de passage ! mais MA MAÎTRESSE. Un drôle de rapport, inédit pour moi vient de s’instaurer.



Encore une maladresse de blaireau.





Elle :


Il s’est mis en position et entame une lente masturbation. Sa main va et vient sur son sexe de plus en plus rapidement. Il se baisse et essaie d’attraper mon visage délicatement pour tenter un baiser, mais à nouveau je le repousse avec une main autoritaire au fond du canapé. Pauvre chou, il semble avoir du mal à trouver sa place. En bon gentleman, Hed me prévient de l’imminence de sa jouissance. Enfin, je daigne lever les yeux, je le regarde telle une proie que je vais achever. Je prends son gland et le dirige entre mes seins et le masturbe très vite, très fort. Il ne peut s’empêcher de s’épancher longuement. Puis je dirige les dernières salves sur mes joues, étalant le sperme sur mes seins, mon cou, mon visage, perdue dans mes pensées. Et voilà, Jo, j’ai crié de plaisir, mais ce n’est pas toi qui pourras te répandre sur mon joli minois. Je pousse la vengeance jusqu’au bout et viens nettoyer avec ma langue le gland découvert alors que l’appareil génital se recroqueville lentement.





Lui :


Tours, 20 h 37


Je suis de nouveau seul chez moi. Moi qui pensais sortir le grand jeu, j’ai été mené et battu à plate couture. Une bonne claque. Elle me plaisait bien cette Sat… Elle m’a juste fait une bise en partant et ne m’a même pas dit son prénom…


APP APP APP, courage fuyons….




Elle :


Il me plaisait bien, Fabrice (j’ai eu son nom sur la porte d’entrée) ! Je me serais facilement attachée sauf que j’ai plutôt envie d’être celle qui attache ! Et je ne suis pas sûre qu’il soit prêt à vivre une relation où il aurait à se soumettre. Maintenant : rentrer à la maison ! Objectif un : se débarrasser de « Nounourssauvage ». Objectif deux : trouver des hommes prêts à se laisser guider ! à être mes jouets !


APP APP APP… hourra !