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Temps de lecture estimé : 37 mn
03/05/23
Résumé:  Magali doit désormais collaborer avec un collègue que sa direction lui a imposé. La grossesse de Séverine la perturbe et la frustre. Comment supporter cette frustration ?
Critères:  fh ff collègues travail voir exhib noculotte odeurs fmast hmast caresses intermast fellation cunnilingu pénétratio -rencontre -occasion
Auteur : Femmophile      Envoi mini-message

Série : Magali découvre tardivement les plaisirs du corps

Chapitre 06 / 09
Un nouveau collègue

Résumé des épisodes précédents :

Séverine est enceinte et Julien voit d’un mauvais œil la relation amoureuse avec Magali, il le lui dit. En même temps, Magali se voit imposer un nouveau collègue.




J’eus beaucoup de peine à trouver le sommeil, la réaction abrupte de Julien ne passant pas. Comment pouvait-il croire que je représente un danger pour Séverine ? Qu’il soit jaloux et se sente mis de côté, je pouvais l’admettre, voire le comprendre, mais me dire que j’étais trop violente pour ma petite prof adorée ça je ne pouvais pas l’accepter. Et puis, qu’avait-il dit à Séverine pour qu’elle ne prenne même pas la parole, elle plutôt volubile et directe de nature ?


Je voulais des explications, je voulais en parler, pas que l’on m’évince ainsi, sans que j’aie un mot à dire. Mais comment le faire délicatement, sans froisser les susceptibilités ni ignorer les peurs ? Je finis par m’endormir.


C’est ma chérie qui me téléphona au bureau l’après-midi. J’hésitai à répondre, encore sous le choc de cette soirée du « jugement dernier », humiliante à souhait.



Fâchée, je lui raccrochai le téléphone au nez et me plongeai dans mon travail, histoire de ne plus élaborer sans fin des scenarii reposant sur du vide et d’oublier un peu mon insondable tristesse, corollaire de l’immense amour que je vouais à ma tendre voisine et qui peut-être allait s’achever de manière sordide.


Un ancien président de la République avait théorisé que les emmerdements, ça vole en escadrille. Comment lui donner tort ? Après la semi-éviction amoureuse menée par un procureur inflexible et paranoïaque qui m’avait quasi anéantie, c’est de mon employeur que survint la seconde attaque. Suite à ma promotion de cheffe du service comptable, il fut soudainement décrété, sans aucune consultation préalable, que je ne parvenais pas à traiter de concert les aspects comptables et juridiques de mes dossiers, ralentissant ainsi les procédures. Subséquemment (j’adore le jargon des juristes…) et nonobstant mes indéniables compétences, « on » créa un service juridique jumeau du mien, la gémellité fut même poussée à un tel paroxysme que mon grand bureau fut meublé d’un second poste de travail, face au mien, dans un consensus recueilli pour favoriser l’efficience selon le courrier reçu. J’allais donc devoir partager mon agréable espace de travail avec quelqu’un. Franchement, ce n’était pas pour moi le bon moment.


La direction daigna tout de même m’informer de l’engagement au poste de chef du service juridique de Maître Bastien C., titulaire d’un doctorat en droit et d’un brevet d’avocat, et de son entrée en fonction. Il me restait quatre semaines de quiétude avant de devoir partager mon bureau, mes dossiers, et sans doute mon humeur maussade.


Pendant une semaine, je n’eus aucune nouvelle de Séverine, et je ne m’attendais pas à en recevoir de Julien. Je dormais mal, passant une partie de mes nuits à pleurer, portant des bouchons auriculaires pour m’isoler du moindre son en provenance de chez mes jeunes voisins. Je mangeais sans appétit, je perdis même un peu de poids (ce qui ne pouvait me faire de mal), et mon esprit demeurait hanté par des images aussi torrides que tendres, au-delà de toute raison. C’est moi qui pris l’initiative d’appeler Séverine, ne pouvant me résoudre à laisser les choses se dérouler ainsi.



J’entendis Séverine éclater en sanglots, mais je ne dis rien, attendant qu’elle réagisse.



Moi aussi je m’étais laissé emporter, alors que mon amour se voulait tendre, réceptive, prête à faire des efforts… Je ne pouvais pas clore ainsi, non, pas avec ma Séverine chérie. Moi aussi, je voulais la serrer contre moi, lui dire mon amour…



Le surlendemain, Julien étant à un entraînement de sport, je quittai mon bureau plus tôt afin de revoir la Belle de mes nuits, celle qui m’avait fait découvrir l’amour. Fébrile comme une jeune vierge, je me pomponnai, m’habillai en séductrice, me maquillai un peu, mon cœur battait à tout rompre, je transpirais, mes mains étaient moites.


La sonnerie retentit, j’ouvris la porte lentement, en respirant profondément. Je savais bien qu’elle était superbe, irrésistible, mais là…


Je dus avoir l’air d’un enfant qui découvre une mine de bonbons, d’un cosmonaute qui se trouve nez à nez avec une soucoupe volante. Elle avait changé de coupe de cheveux, pour un pixie qui mettait en avant son dynamisme de sportive accomplie, rehaussant les traits de son ravissant visage. Une fine tunique de soie ajustée et portée à même la peau ceignait son corps parfait, sa taille sensuellement marquée par une ceinture, les pointes de ses seins semblant prêtes à déchirer l’étoffe. Une minijupe de cuir très ajustée dévoilait ses cuisses nues et musclées, le galbe de ses jambes était magnifié par une paire de sandales dorées à talon aux fines attaches. Je n’ose décrire l’effet que provoquèrent chez moi ses fesses moulées dans le cuir fauve, ses fesses uniques, véritable appel au plaisir, ses rondeurs parfaites, ses caches trésor, ses gardiennes de la vertu dont j’avais si souvent trompé la vigilance naturelle.


La porte à peine fermée, ce sont nos bras qui s’ouvrirent, nous précipitant l’une contre l’autre, le visage inondé de larmes, incapables de dire un mot. Je serrai convulsivement ma belle voisine qui se lova contre moi, ses mains plaquées sur mes fesses. Nous avons arrêté les horloges un moment, reprenant nos sens, attendant d’être en mesure de parler.



Nous eûmes de la peine à nous détacher l’une de l’autre, mais nous sentions bien que rien n’était plus pareil, que nos élans demandaient à être modérés au vu des circonstances. Nous nous assîmes sagement dans le canapé, et je servis un apéritif sans alcool, grossesse de ma chérie oblige, mais je ne pus lâcher sa main, je voulais sentir ses attentes, ses peurs, ses désirs.



Cette diablesse prit ma main et la glissa sous sa courte jupe, m’obligeant à constater l’état humide avancé de ses dessous, que par osmose les miens imitèrent instantanément, réveillant ma libido en flèche.



Avant même que je tente encore une fois de lui rappeler ses devoirs, ma délicieuse perverse a quasiment arraché sa culotte, s’est renversée sur mon propre canapé et a replié ses jambes sur sa poitrine, exhibant son mont de Vénus d’où perle déjà le miel du désir à portée de ma bouche. C’en est trop, je me rue sur son entrecuisse et y plonge. En peu de temps, mon visage est barbouillé de mouille. Incapable de choisir entre corolle et bourgeon, ma langue mène une ronde endiablée de ses divines fesses à son odorante moule. Je sens les cuisses de ma chérie se resserrer sur moi, son bassin s’agite, ses soupirs se muent en halètements obscènes doublés de propos indécents et ses flux intimes débordent, mais je n’en laisse pas perdre la moindre goutte, mes doigts au plus profond de sa crevasse récoltant le précieux élixir.

Bientôt, ma langue frénétique invite mes deux doigts joints à la seconder dans la montée du plaisir défendu, et c’est avec une infinie lenteur que je sodomise ma jeune maîtresse, la laissant me guider vers son plaisir qui s’approche.



Après quelques très doux mouvements de mes doigts entre ses fesses, ma langue harcèle en continu son bourgeon en érection, provoquant chez mon insatiable initiatrice de profonds grondements. Au moment où mes doigts s’introduisent jusqu’au bout dans le soyeux conduit, le plaisir déferle chez Séverine, intense, presque violent pour moi tant les jambes musclées de ma belle constituent un étau pour ma tête. Sa petite crevasse est devenue rivière en crue, ses fesses écrasent mes doigts, sa jouissance n’en finit pas, son corps est parcouru de frissons. Enfin, ses cuisses se relâchent et ses fesses s’ouvrent, me libérant, alors je lèche amoureusement le pistil que je viens de forcer avec son consentement, je l’apaise de ma salive, le câline, l’embrasse, y laisse ma langue lui communiquer tout l’amour qui est en moi, Séverine ronronne de bien-être.





Après cet épisode charnel, ma tendre voisine et moi nous montrâmes plus sages durant trois semaines, nous contentant de bavarder, échangeant tout de même quelques sensuels baisers, mais rien de plus. Julien nous trouva à plusieurs reprises autour d’un thé, devisant comme de vieilles amies, il ne réagit pas et me salua poliment, sans plus.


Mon patron m’informa un matin d’un entretien à venir avec mon futur collègue, celui qui devait prétendument m’aider à mieux gérer mes dossiers, et me demanda de le recevoir avec bienveillance. Et puis quoi encore ? Un mec que tu ne connais pas va s’installer dans ton bureau, sans que l’on t’ait demandé ton avis, sous prétexte que tu n’es pas capable de t’en sortir toute seule, et il faudrait encore que je le dorlote ? Bienveillance, mon cul, oui !


À propos, la bienveillance, c’est de se montrer sous son meilleur jour, non ? Attends, je vais le tester, moi, le Docteur en droit, on verra s’il est lui aussi bienveillant Monsieur l’Avocat.


Les quelques kilos perdus lors de mes nuits de pleurs et mes journées moroses me permirent l’achat d’une robe bleu azur très près du corps, m’arrivant à mi-cuisses, boutonnée devant et légèrement fendue, au décolleté presque sage, mais qui faisait de mon fessier un aimant irrésistible aux regards mâles. Une paire de chaussures à talons, assortie, des bas, un maquillage soigné, j’étais pleine de bienveillance !


Mon boss (qui me scanna de la tête aux pieds et se mit à bander, j’en suis sûre…) et lui débarquèrent dans mon bureau en milieu de matinée. Pas Brad Pitt ni Georges Clooney, un visage plutôt souriant, le cheveu dru, mais un peu grisonnant (conforme aux quarante-huit ans annoncés dans le CV), taille moyenne, pas de bedaine ni d’odeur de tabac. Poignée de main franche, regard aussi, et pas de glissades oculaires furtives sur mes seins ni mes courbes moulées dans ma robe de garce. Correct, le bavard, en tout cas au premier abord.


Discussion professionnelle le reste de la matinée, pas du tout la grosse tête, approuvant sans réserve mes décisions passées, et se réjouissant d’en apprendre davantage sur la comptabilité, plutôt modeste le Docteur en droit. Et puis, chapeau, jamais son regard n’a dévié du mien lors de nos échanges, malgré quelques minauderies grossières et indignes de mon rang. Suis-je sexuellement frustrée depuis que ma Séverine n’ose plus se lâcher en ma compagnie que je doive allumer le premier venu ? Allons Magali, on se reprend un peu, que diable. !


Les semaines passèrent, mon unique amour commençait à s’arrondir, toujours aussi belle, nous passions de longs moments à discuter de sa grossesse, de sa peur de l’accouchement, et de sa vie avec Julien. Elle me confia qu’il se sentait (lui aussi ?) sexuellement frustré, mais ne savait pas comment en parler, de peur de la choquer. C’est donc ma jolie coquine qui l’a aidé, le caressant de sa main pour le faire jouir sur ses seins, le prenant en bouche au réveil pour une fellation complète, et même l’autorisant à la sodomiser pour autant que ce soit elle qui le demande et le guide, assise sur lui, de dos.



Je me levai et me dirigeai vers la porte, quand la main de Séverine se posa sur mon épaule et me tira en arrière.



Ma douce maîtresse adopta une moue contrariée, tenta en vain de glisser sa main sous ma robe, mais je résistai et rentrai chez moi.


Comme convenu, mon nouveau collègue s’installa dans mon bureau, en face de moi. Il fut convenu de nous appeler par nos prénoms, soit Magali et Bastien. Il se révéla un vis-à-vis très agréable, doté d’humour, jamais critique et toujours très positif, et j’avoue que ses connaissances furent précieuses dans le traitement de plusieurs dossiers délicats. Inutile de jouer les vamps ou les allumeuses en sa présence, Bastien semblait imperturbable en milieu professionnel, même confronté aux roucoulades et autres tortillements fessiers d’un quarteron de jeunes grues de la maison en mal de caresses, pourtant « minijupées et pushupisées » de manière plutôt bandante. Quelques discussions hors champ lors d’un café m’apprirent son divorce il y a un an, les difficultés pour voir ses enfants et les coûts élevés des pensions fixées par la juge. Comme avocat il avait pourtant lutté pour davantage d’équilibre, mais en vain, la magistrate se montrant intransigeante.


Lui racontant sommairement ma vie privée (divorce, fils parti en Australie), je me gardai bien de lui parler de mon grand amour, ma Séverine, celle qui habitait mon âme en permanence, à qui je ne savais pas résister, et qui allait devenir maman. J’appris plus tard qu’il était au courant de cette relation, quelques péronnelles de l’entreprise en ayant eu vent (je ne sus jamais comment) s’étaient fait un plaisir de colporter mes préférences sexuelles supposées, puis de me surnommer aussitôt « l’Experte goudou ».


À six mois de grossesse, Séverine se fit plus calme, Julien, moins exigeant, et je pris même le risque de les inviter un vendredi soir chez moi, j’adorais malgré tout mes jeunes voisins et me réjouissais de les savoir bientôt parents. Voir ma chérie en robe de femme enceinte (vêtement souvent peu seyant) m’amusa, elle d’ordinaire plutôt fashionista sexy, mais je la dévorai quand même des yeux. Julien m’offrit un magnifique bouquet de fleurs et, timidement, me demanda de l’excuser pour ses propos blessants en début de grossesse.



À mon grand étonnement, Julien rougit jusqu’aux oreilles, pendant que ma délicieuse sportive affichait un large sourire et le regardait intensément. À quoi devais-je encore m’attendre comme variante imprévue, comme vexation ou comme catastrophe ?



Quelle petite peste ! Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire, elle non plus, et nous dûmes expliquer brièvement à Julien le contexte et le pourquoi de cette citation.



Je ne répondis pas tout de suite, en proie à des pensées contradictoires. Pourquoi moi ? Pour faire plaisir à Séverine ? Pour me montrer leur attachement ? Pour céder à un odieux chantage orchestré par cette roublarde aux fesses irrésistibles ? Impossible d’y voir clair maintenant.



Le repas fut un pur bonheur, mes deux tourtereaux se montrèrent très prévenants à mon égard, et j’avoue avoir vécu un moment de félicité absolue en fin de repas, prenant le café au salon, assise entre mes deux voisins d’exception. Julien avait passé son bras autour de moi et Séverine, la tête posée sur mon épaule, me caressait la main en me racontant mille choses à venir, je m’abandonnai à ce délicieux flottement de l’esprit.


Retour à la dure réalité le lundi matin : une collègue ayant eu un accident de sport, c’est Bastien et moi qui fûmes désignés volontaires pour un audit comptable à l’autre bout de la France, dans une succursale d’un de nos plus gros clients. Trois jours de travail à éplucher des rangées de classeurs, pas de quoi se réjouir. Voyage en train et hébergement pris en charge par l’entreprise, départ à l’aube le mardi matin et retour le vendredi dans l’après-midi.


Les trois heures de train furent l’occasion de discuter avec mon collègue, qui se montra plus volubile qu’au bureau. Grand sportif, il pratiquait l’alpinisme, le vélo, le ski de randonnée, il aimait cuisiner, et il avait lu une quantité impressionnante d’ouvrages divers, pas seulement des traités de droit. Je me sentis un peu impressionnée par son énergie et sa culture, moi qui me contentais de courir une fois par semaine (et pas seulement pour admirer la chute de reins de ma Séverine…) et ne lisais que peu.


Journée de travail harassante, client détestable, mais Bastien me surprit par un calme imperturbable et une amabilité constante avec le crétin qui nous avait mandatés, un type imbu de lui-même, arrogant, prétentieux et qui ne pouvait s’empêcher de lorgner mon cul et mes seins à la moindre occasion.

En fin de journée nous nous rendîmes à l’hôtel en marchant, histoire de nous aérer un peu l’esprit. Bastien se montra pour le moins surprenant.



J’éclatai de rire, surprise de ce commentaire pas vraiment habituel chez mon collègue, plutôt réservé question relations humaines, surtout avec les femmes.



Là, je sentis qu’il avait parlé trop vite, que quelque chose lui avait échappé, alors je sortis les griffes pour le pousser à exprimer le fond de sa pensée.



Il s’arrêta au milieu du trottoir, comme sidéré par ma réponse aussi méchante que directe.



Toujours plantés au milieu du trottoir, nous étions dans une bien curieuse situation. C’est Bastien qui reprit le contrôle et proposa une halte à la terrasse d’un café voisin. Nous avions l’air d’un couple de touristes, assis côte à côte, nos valises à roulettes à nos pieds.



J’en restai muette, humiliée, hésitante entre la rage et les larmes. Comment ma relation avec Séverine était-elle connue de mes « collègues » ? Nous ne nous étions jamais affichées en public, sauf lors du jogging du samedi matin, mais celui-ci n’avait jamais été le théâtre d’effusions quelconques. Un mystère… Je n’osai regarder mon collègue dans les yeux, c’est lui encore qui sut trouver une issue élégante.



Quel homme délicat, sincère, je n’en revenais pas, moi qui voulais au départ lui pourrir la vie parce qu’il allait partager mon bureau. Nous reprîmes le chemin vers l’hôtel, parlant de tout et de rien. Chacun prit possession de sa chambre, en face l’une de l’autre, et il fut convenu de se retrouver dans le hall de l’établissement pour le dîner. Je pensais à Séverine, j’aurais voulu qu’elle soit là, près de moi, qu’elle me prenne dans ses bras, qu’elle me fasse tendrement l’amour, qu’elle me dise qu’elle m’aimait.


Je pris une longue douche pour me détendre de cette journée intense, mais dans ma tête la valse des idées menait grand train. Qu’il me croie lesbienne, après tout, quelle importance ? En même temps, je me disais que ma relation avec Séverine ne pouvait durer, entre la différence d’âge et la maternité, tout était en place pour un éloignement, voire une rupture programmée. Fallait-il alors nuancer les médisances désormais publiques en affichant de manière concrète ma bisexualité ? À bien y regarder, Bastien était fort séduisant, respectueux, et moi aussi j’appréciais de travailler avec lui. Alors ? Il fallait attaquer, assumer mon statut de femme mature, mais surtout commencer un processus de sevrage de mes amours féminines.


Je n’avais pas emporté beaucoup de vêtements pour ces trois jours, en tout cas pas de tenue de soirée, n’ayant pas prévu de faire autre chose que d’auditer des comptes. Je m’habillai donc d’une simple robe chemise beige, un peu ajustée, avec comme seul accessoire une large ceinture de cuir.


Bastien m’attendait, assis dans un fauteuil du hall, il avait abandonné le costume cravate pour une tenue plus décontractée qui lui allait très bien.



Le dîner fut pour moi un moment exquis, la conversation de Bastien était enjouée, je ris beaucoup de son humour assez fin, lui en racontai un peu plus sur ma vie privée. Je me sentais en confiance avec cet homme-là comme rarement je l’avais ressenti, mes expériences se résumant à bien peu de choses. Il émanait de lui une sorte de force tranquille, de sagesse, mais aussi de détermination. J’aurais aimé qu’il me courtise (draguer me semblait vulgaire venant d’un homme aussi distingué), mais les révélations de mes vipères de collègues devaient lui faire croire que j’étais une lesbienne pure et dure, trouvant répugnante l’idée d’être prise par un homme. J’essayais de ne pas le dévorer des yeux ni de lui montrer mon émoi, de rester « pro », seul le fond de ma culotte aurait pu me trahir s’il y avait aventuré sa main, ce qu’il n’avait aucune raison de faire. Devais-je lui en fournir une ?


Il insista pour m’inviter, je me laissai faire, mais lui fis promettre que le lendemain soir ce serait lui mon invité. Nous retournâmes à l’hôtel, et chacun gagna sa chambre après les politesses d’usage. Je dormis mal et dus me masturber pour faire retomber mon excitation, ne sachant pas si les images qui accompagnèrent ma jouissance étaient celles de Séverine ou de Bastien.


La journée de travail du lendemain fut tout aussi pénible que la précédente, le client se montrant pointilleux, d’une mauvaise foi crasse, contestant sans cesse nos conclusions provisoires, au point que Bastien dut le recadrer poliment, mais fermement, lui intimant de nous laisser travailler et d’attendre le rapport final dont l’approbation ne relevait de toute façon pas de sa compétence. Vexé, il partit en claquant la porte, grommelant des mots peu élogieux à notre égard.


Le soir venu, j’invitai donc Bastien à mon tour, résolue à lui donner de moi une autre image que celle colportée par les punaises de corridor colonisant les bureaux de l’entreprise. Un excellent Margaux se fit mon complice de désinhibition, mon philtre d’audace, que soit remerciée la viticulture pour ses vertus d’œnothérapie douce.



La conversation se poursuivit, plus sobre, mon invité déployant tout son charme pour me mettre à l’aise et il y parvint, je craquai, m’étonnant de ma propre audace, moi la prude quadra un peu coincée. Par chance, il y avait à côté de l’hôtel une boutique vendant des objets fantaisie, et j’y avais acheté avec préméditation une petite boîte noire, plate, assez quelconque.

Me levant pour aller aux toilettes, j’en revins quelques minutes plus tard.



Je posai devant lui cette petite boîte, sans le quitter des yeux. Un peu surpris, il ne bougea pas, puis ouvrit la boîte. À l’intérieur, ma culotte de soie bleu marine habilement pliée pour en montrer la tache bien visible, et un petit billet :


Sachez, Bastien, qu’il n’y a pas que les jeunes femmes qui me fassent tacher mes dessous.


Lorsqu’il releva la tête je m’attendais à tout, à ce qu’il quitte la table, écarlate de honte, à ce qu’il me rende pudiquement mon bien sans aucun commentaire, à ce qu’il bafouille, mais pas à ce qu’il saisisse avec délicatesse mon cache-vertu souillé, le hume les yeux fermés, le remette soigneusement dans sa boîte puis, se levant pour me gratifier d’un baisemain de cinéma, me déclare les yeux dans les yeux :



C’est moi qui rougis de la situation, d’avoir osé pareille provocation avec un collègue, mais je ne pouvais évidemment plus reculer.



La porte de ma chambre refermée, mon gentleman me prit dans ses bras, caressa ma chevelure, me murmura des mots qui firent de moi une belle femme, désirable et désirée. Il parcourut mon cou, ma nuque du bout de ses doigts et déclencha des frissons dans tout mon corps. Ses lèvres, elles aussi, explorèrent ma peau avant de se joindre aux miennes, ma langue les força pour un baiser torride. Je sentais le long de mes cuisses la chaleur de ma liqueur intime qu’aucun tissu ne retenait, j’avais envie qu’il me fasse jouir.



J’étais appuyée contre le mur. Bastien s’agenouilla à mes pieds, caressant mes jambes gainées de nylon, mes cuisses, il souleva délicatement ma robe dont il avait dénoué la ceinture et sa tête disparut sous le tissu. Ses mains se plaquèrent sur mes fesses et son visage sur mon mont de Vénus. Sa langue agile recueillit sur l’intérieur de mes cuisses l’abondant nectar que ma petite crevasse distillait avant de remonter vers ma vulve épilée, d’en écarter les nymphes pour s’approcher au plus près de la source et s’y délecter du bouquet odorant de mes phéromones. Sa langue furetait en moi, lapait, s’attardait. Je caressai sa tête à travers le tissu de ma robe, mon excitation grandissait et je coulais si abondamment que mes bas étaient humides.


Sentant mon souffle s’accélérer, ma voix devenir rauque, Bastien saisit mon clitoris entre ses lèvres et le mit au supplice pendant qu’un doigt inquisiteur forçait l’entrée de mon vagin qui l’engloutit entièrement.

Sentant monter en moi un tsunami de plaisir, je collai mon bassin à la bouche de mon amant et dus me retenir de hurler quand l’orgasme déferla, provoquant une impressionnante éjaculation sur le visage de Bastien. Je tremblai de tous mes membres, agitée de soubresauts incoercibles, puis, vidée, me laissai glisser à terre, le souffle court et le visage en feu.


J’étais là, assise, robe relevée, la chatte à l’air et les cuisses écartées, une tache de mes sécrétions maculant le tapis quand Bastien me caressa tendrement le visage.



Ses cheveux étaient poisseux, son visage brillait encore de mon éjaculat, même sa chemise portait les marques de mon parfum intime.



Il m’aida à me relever, et c’est avec une infinie douceur qu’il m’effeuilla, couvrant ma peau progressivement dénudée de baisers brûlants. Quand tous mes vêtements, à l’exception de mes bas, firent cercle à mes pieds, Bastien m’allongea sur le lit et entreprit des caresses d’une folle sensualité qui eurent pour effet une rapide remontée de mon désir. Je déshabillai au plus vite mon nouvel amant et découvris son corps sec et nerveux, sculpté sans doute par la pratique des sports qu’il affectionnait, et embouchai sa hallebarde fièrement dressée prête à l’assaut.



Je m’appliquai à lui prodiguer tout ce que j’avais récemment expérimenté, jouant de ma langue, de mes lèvres, de mes doigts, voulant sentir son plaisir jaillir. Je sentis rapidement ses muscles se contracter, son bassin se cambra et dans un long soupir Bastien jouit dans ma bouche, sa verge fut secouée de convulsions et plusieurs saccades de sperme, épais et chaud, fusèrent sur ma langue. Libérant la colonne de chair qui venait de déverser sa liqueur, je laissai volontairement quelques filets de semence s’échapper afin qu’ils coulent jusque sur mes seins aux pointes érigées, sur lesquelles j’étalais le nectar avant d’avaler le plaisir de mon amant, mes yeux lubriques plantés dans son regard étonné.


Épuisés, nous somnolâmes un moment, j’étais lovée contre lui, me demandant si une nouvelle vie commençait pour moi. C’est Bastien qui me sortit de ma torpeur par ses baisers brûlants et qui me fit divinement l’amour, m’accompagnant dans un orgasme délirant. Plus tard dans la nuit, mon amant me prit à nouveau, me faisant gravir encore une fois les sommets du plaisir, mais cette fois la position me permit de hurler ma formidable jouissance dans l’oreiller en évitant d’ameuter tout l’hôtel.


La journée de travail du lendemain fut un peu laborieuse. Entre l’accueil désagréable de notre client et le manque de sommeil, nous fûmes à plusieurs reprises proches du dérapage verbal, mais le flegme de Bastien nous évita de céder à nos pulsions agressives. De même, mon amant d’une nuit n’eut aucun geste ni propos qui puisse suggérer autre chose qu’une relation professionnelle entre nous, ce que de mon côté j’eus bien de la peine à respecter. J’avais envie de l’embrasser, qu’il me serre dans ses bras, et j’attendais avec impatience notre prochaine nuit. J’étais bien consciente de tromper un peu ma Séverine adorée, mais si elle pouvait se consoler de notre abstinence dans les bras de son Julien, moi je n’avais jusqu’à présent personne à qui offrir mon trop-plein d’amour.


Retour à l’hôtel, douche, nous avions à nouveau rendez-vous dans le hall de l’hôtel. J’étais presque prête lorsque quelques coups discrets furent frappés à ma porte. Pensant au service d’étage, j’ouvris et découvris Bastien, souriant, à qui je dis que je n’étais pas tout à fait prête.



Je le fis rentrer et refermai prestement la porte contre laquelle je le crucifiai, bras écartés, me ruant sur sa bouche. Je mordis ses lèvres, suçai sa langue comme je l’aurais fait de sa virilité, et lâchant une de ses mains, je plaquai celle-ci sur son entrejambe.



En proie à une excitation incontrôlable, je m’agenouillai près du lit sur lequel j’appuyai mon torse, je retroussai ma robe au maximum et j’écartai ma culotte, dévoilant mes chairs humides attendant le glaive qui allait les pourfendre.



Mon amant ne se fit pas prier et je feulai de plaisir quand il me pénétra d’un seul coup, puis me laboura le bas-ventre de coups de boutoirs puissants, utilisant toute la longueur de sa tige pour coulisser entre mes délicates muqueuses intimes. Une main se glissa par-devant ma culotte et s’occupa intensément de mon bourgeon décapuchonné, je n’allais pas résister longtemps à cet assaut de soudard !


Mes mains se crispèrent sur le couvre-lit, je creusai les reins et tendis ma croupe au maximum pour sentir au mieux la verge rigide prête à gicler. La pression d’un doigt sur mon clitoris déclencha l’orgasme que j’attendais. Ma tête enfouie dans la literie, je libérai ma tension sexuelle par un long hurlement de gorge et sentis Bastien se vider en moi dans un cri étouffé. Les yeux clos, je voyais le gland congestionné expulser en soubresauts la semence de mon amant au plus profond de moi et cela prolongea mon orgasme, je serrai les cuisses pour profiter encore de la rigidité du pieu fiché en moi.


Bastien suggéra une douche rapide, mais, vicieuse au possible, je lui murmurai à l’oreille que je souhaitais garder en moi les traces de sa sauvagerie, me sentir gluante de lui un moment. Je rabattis ma robe et remis ma culotte en place, me délectant des épaisses coulures qui commençaient à en maculer le fond.



Bastien se montra adorable, me fit mille compliments, et me demanda si ma compagne n’allait pas se montrer jalouse à notre retour et me créer des ennuis. Je dus lui révéler ma situation exacte, sans rien oublier, et je vis ses yeux s’agrandir de stupeur à mesure que j’avançai dans le récit de mes turpitudes.



Ma vulve était engluée et dégageait une odeur puissante, je dus me rincer et m’essuyer une fois le sous-vêtement ôté et enfermé dans un sachet en plastique. L’entrejambe rafraîchi, je retournai à table, décidée à me montrer des plus cochonnes. Ma Séverine me manquait, elle qui savait jouer de mon corps si habilement, Bastien allait devoir me satisfaire, car je voulais rattraper au plus vite mes années de disette sexuelle et mes frustrations dues à la grossesse de ma chérie. En passant, je piquai discrètement une serviette sur une table voisine.



Je disposai soigneusement la serviette sur la chaise et m’assit tranquillement, Bastien me regardait en souriant, sans que je sache vraiment ce qu’il pensait de son amante et collègue.

Le repas se poursuivit, et je répondis à toutes les questions, sans pudeur aucune, parvenant à deux reprises à faire monter le rouge aux joues de mon vis-à-vis.

Au dessert, je me déchaussai et tendis une jambe, mon pied caressant celle de Bastien, remontant toujours plus haut. Affolé, il serra ses jambes.



Gêné, rouge de honte, Bastien déboutonna discrètement son pantalon et laissa sa verge en érection se soumettre à mes fantasmes. Le nylon de mon bas frottant sur sa virilité l’excita, je le sentis durcir, la parole coupée, le corps tendu.



Fouillant dans mon sac j’en sortis ma culotte déjà maculée de divers fluides corporels et la tendis discrètement à Bastien.



Passant ma langue sur mes lèvres je me mis à branler mon collègue de mes orteils, alternant la lenteur et la force, mais j’en avais presque des crampes dans la jambe.



Il n’en fallut pas plus. Bastien enveloppa mes orteils et sa queue dans l’étoffe souillée, et quelques allers-retours de mon gros orteil sur son gland gorgé eurent raison de sa résistance. Mon amant ferma les yeux, je vis sa main libre se crisper sur la nappe et une sensation de chaleur humide sur mon pied me confirma que j’étais bien la salope que je voulais être. Bastien réussit à éponger le flux de son plaisir, et l’air hagard me rendit le shorty préposé à recueillir ses jouissances.



Je rangeai le témoin textile de mes perversions, nous terminâmes le repas et retournâmes à l’hôtel.

La nuit fut des plus torrides, je ne peux pas dire combien d’orgasmes je connus, mais l’état des draps au petit matin montrait de toute évidence que ceux qui y avaient dormi savaient profiter des joies de l’existence.


La dernière demi-journée d’audit fut un peu plus calme, notre client ayant dû s’absenter nous confia le bureau qu’il occupait avec sa secrétaire, elle aussi absente. Je me permis quelques privautés avec Bastien, lui demandant par exemple de me peloter les fesses pendant que je lisais par-dessus son épaule. Il en profita pour glisser sa main sous ma robe, mais l’enleva in extremis quand une personne frappa à la porte et entra, chargée de nous apporter du café.


Ne voulant pas risquer de scandale, nous restâmes sagement assis à nos postes de travail.



Arrivée aux toilettes, je me caressai furieusement, sans prendre le temps de me déshabiller, et je jouis abondamment. J’enlevai mon sous-vêtement, et après avoir uriné en laissait quelques gouttes imprégner le tissu, le rendant impossible à être porté.



Bastien maugréa, mais, finalement, se prit au jeu et s’exécuta, me montrant au retour son offrande répandue sur mes fines soies mauves.


Nous prîmes congé de notre client, de manière brève, et le train nous ramena en fin d’après-midi à l’entreprise. Au cours du voyage, je confiai à Bastien que j’avais eu beaucoup de plaisir à glisser mon string dégoulinant de mouille, de sperme et de pisse dans la poche du manteau de notre emmerdeur, accroché derrière son bureau.



J’insistai, et comme je n’habitais pas très loin de notre lieu de travail, contrairement à lui, Bastien accepta mon invitation.


Narrer en détail cette folle soirée et la non moins folle nuit qui suivit contreviendrait presque à la décence communément admise, nos corps et nos sens connurent des extases exceptionnelles, et j’eus au petit matin le sentiment d’avoir en partie comblé ma soif de plaisir accumulée durant des années, malgré une sensation d’épuisement total.


Bastien parti, mon téléphone portable vibra.