| n° 21737 | Fiche technique | 23088 caractères | 23088 3997 Temps de lecture estimé : 16 mn |
29/04/23 |
Résumé: Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près.
C’est bien joli tout ça, mais comment on les différencie ? | ||||
Critères: fh couple dispute reconcil caresses pénétratio confession -rupture -couple | ||||
| Auteur : J A Envoi mini-message | ||||
J’avais beaucoup de chance, je travaillais dans la même société que mon meilleur ami, c’était même moi qui l’avais recommandé pour son poste. C’était quelqu’un de très stressé qui perdait facilement ses moyens, je le soutenais donc de mon mieux en l’aidant à faire son travail. Adrien avait toujours eu besoin de moi, c’est même comme cela que nous nous étions connus. Je l’avais tiré des pattes d’une bande de harceleurs au lycée. Il faut dire qu’avec mes deux mètres et mes presque cent kilos – un peu moins à l’époque –, on me contrariait rarement. Allez savoir comment, Adrien se retrouvait souvent dans les emmerdes jusqu’au cou.
Nous étions en train de gérer un énorme projet chacun, pour les plus gros clients de la boîte. Je faisais mon boulot et une partie du sien et je le faisais tellement bien que je nous avais mis en concurrence pour le poste directeur adjoint. Adrien m’avait promis qu’il ne voulait pas de cette promotion qui me revenait de droit.
Ce jour-là, Adrien était en congé et moi je fignolais mon projet, quand la secrétaire du directeur me fit savoir qu’il m’attendait dans son bureau. Sachant que l’homme n’était pas du genre patient, je me dépêchai de monter au dernier étage où il m’attendait la porte grande ouverte.
Je ne gardai aucun souvenir de la fin de la conversation, je me retrouvai brusquement à mon bureau, sans savoir comment. Adrien avait pris ma promotion avec mon aide, je ne comprenais pas mon ami. Comme j’avais bien avancé mon travail, je décidai de sortir plus tôt et de passer le voir. Il n’habitait pas loin de chez moi, je l’avais aidé à y emménager. Depuis le bureau, cela ne me prit qu’une trentaine de minutes à vélo.
Je sonnai et attendis qu’il m’ouvre, ce qu’il tarda plus d’une minute à faire, j’avais sonné deux autres fois entre-temps. Quand il apparut, il était en sueur, les cheveux en bataille, et semblait s’être habillé à la va-vite. La porte de sa chambre était fermée.
Je rentrai dans la salle de bains en ruminant encore ma frustration de ne pas avoir été nommé à ce poste. Je faisais une grande partie de son boulot et c’était Adrien qui avait été choisi. C’est avec bonheur que je pus vider ma vessie, ce faisant je remarquai quelque chose par terre. Après m’être lavé les mains, je me penchais pour voir de quoi il s’agissait et ramassai l’objet.
Mon cœur s’arrêta un instant, ma poitrine comprimée m’empêchait de reprendre mon souffle, je hoquetai tel un poisson hors de l’eau, la vision trouble. Je savais que le bijoutier qui l’avait fait était un petit artisan qui travaillait pièce par pièce. J’aimais beaucoup aller chez lui, d’ailleurs, c’est là-bas que j’avais acheté ce bracelet pour l’anniversaire d’Isabelle, ma femme. Le retrouver dans la salle de bains ne pouvait signifier qu’une seule chose, Adrien et elle étaient…
Mon premier réflexe fut de sortir, de transformer Adrien en pulpe et de l’étaler sur les murs, tout comme Isabelle si elle était planquée dans sa chambre comme je le soupçonnais. Je contins difficilement ma rage en faisant des exercices de respiration. Quand je sortis, j’avais un sourire, un rictus plutôt, plaqué sur le visage. Je saluai Adrien et je sortis le plus vite possible avant de commencer à tout casser.
Je rentrai en pédalant comme un fou, le Code de la route ne signifiait plus rien pour moi et je faillis avoir plusieurs accidents, dont je n’eus conscience que rétrospectivement. Ma colère m’avait mis dans un état second et ce fut un miracle de me retrouver chez moi sain et sauf. Je laissai mon vélo dans mon box et montai les escaliers en courant. L’appartement était vide, normal, j’étais très en avance, mais après ce que j’avais découvert, je ne pouvais m’empêcher de me faire un film : Adrien était en train de baiser Isabelle, elle le suçait, il la baisait dans toutes les positions, et pour finir, il l’enculait. Mon imagination allait finir par me rendre dingue.
Je fis des pompes et des abdos le reste de l’après-midi pour tuer le temps en attendant Isabelle. Il n’y avait que l’épuisement physique qui pouvait me calmer et diminuer les pulsions homicides que je venais de me découvrir. Peu avant l’heure approximative de son retour, j’allai prendre une douche pour que ma traîtresse d’épouse ne remarque pas mon état, mais ce fut peine perdue.
Elle ne fit aucun autre commentaire, son amant ne lui avait rien dit, car elle semblait surprise. Isabelle mit mon comportement froid et distant sur le compte de ma mauvaise humeur, alors qu’en fait sa simple présence me hérissait.
Le lendemain matin, je décidai de prendre le taureau par les cornes et j’allai voir le directeur, qui par chance était disponible. J’avais des choses à mettre au clair au sujet de cette promotion.
Sitôt dit sitôt fait. Moins d’une demi-heure plus tard, ma démission était sur le bureau du directeur. J’avais bossé comme un dingue pour cette boîte et j’en attendais une forme de reconnaissance : des responsabilités à la hauteur de mes compétences et le salaire qui allait avec. Naïf ! Dix minutes plus tard, mon profil avait été retiré du système et je n’avais plus accès à rien. J’allais passer mes derniers jours ici à jouer avec des trombones et des élastiques.
Adrien m’avait manipulé pour avoir la promotion, il couchait avec Isabelle, et moi, j’avais vu que dalle. J’étais vraiment un gros looser ; ils devaient bien se foutre de moi dans mon dos de cocu idiot et aveugle.
Le lendemain à son retour de congé, Adrien s’inquiéta pour moi et il essaya par tous les moyens de me faire changer d’avis. Je prétextai avoir été mortifié par la décision concernant la promotion, mais à aucun moment je ne refusai d’aider Adrien à l’avenir, ce qui le rassura.
Le vendredi arriva bien vite et en fin d’après-midi, je vis le directeur, accompagné du nouveau directeur adjoint, partir rencontrer un des plus gros clients. Adrien avait l’air stressé, serrant contre lui son PC portable qui contenait la présentation qu’il devait faire. Je l’encourageai d’un grand sourire hypocrite et de mes pouces en l’air. Crève, charogne !
Comme d’habitude, je l’avais aidé à soigner les détails de son projet et tout était parfaitement au point, sauf un minuscule détail. Depuis le temps que je faisais son travail, je connaissais son identifiant et son mot de passe. Dix minutes avant son départ, j’avais tout effacé, il allait avoir une belle surprise et bonne chance pour improviser, il ne savait pas faire.
J’attendis l’heure exacte pour quitter les lieux définitivement. Je rentrai rapidement à la maison et je préparai la suite de ma vengeance. À son arrivée, j’annonçai à Isabelle qu’elle devait se préparer pour 20 h, car nous allions sortir dans un endroit chic.
Isabelle choisit rapidement sa tenue qu’elle posa sur le lit. Je profitai de son passage dans la salle de bains pour sortir les valises, mettre ses affaires dedans et les laisser dans le coffre de la voiture. J’enfilai un costume pour ne pas lui mettre la puce à l’oreille.
Isabelle adorait les surprises, elle était donc ravie même si elle ne pouvait imaginer celle que je lui réservais. Quand nous arrivâmes en bas de chez Adrien, elle tira la gueule.
Isabelle fit une drôle de tête, je ne lui avais pas encore dit que j’avais quitté mon boulot. La rage s’accumulait en moi au fur et à mesure que je parlais. Je devais ressembler à une machine à vapeur sans soupape de sécurité, la pression augmentait sans cesse.
Le visage d’Isabelle devint d’une pâleur cadavérique, elle paraissait sur le point de défaillir. Elle semblait ressentir physiquement ma rage et ma colère. Je sortis de la voiture, ouvris le coffre et posai ses valises sur le trottoir. Elle m’avait suivi et regardait les bagages d’un air incrédule.
Sur ce, je fermai le coffre, montai en voiture et rentrai à la maison. Mes muscles étaient tellement tendus que j’avais du mal à conduire. Quand je franchis le seuil, toute la tension accumulée depuis le début de la semaine me quitta brusquement et j’arrivai tout juste à me traîner jusqu’au lit avant de m’effondrer.
Je passai la nuit dans un demi-sommeil peuplé de cauchemars et en me réveillant j’étais encore plus fatigué qu’en me couchant. Je me levai et allai prendre un café, je ne savais pas quoi faire. Je n’avais plus de femme, plus de travail et plus de meilleur ami, le vide de mon existence me frappa de plein fouet.
Je me couchai sur le canapé et y passai ma journée dans un état semi-comateux. J’avais éteint mon portable et je ne me donnai même pas la peine de me lever lorsqu’on sonna à la porte, je m’étais coupé du monde et je me foutais de l’univers dans son ensemble.
Il fit jour à nouveau, je venais de me lever pour me faire un café lorsqu’on sonna. Je me traînai jusqu’à la porte et l’ouvris sans vérifier qui était le visiteur. C’était Isabelle. Je n’eus pas le temps de dire quoi que ce soit avant de recevoir une claque phénoménale.
Je ne l’avais pas vu venir et je titubai en arrière, surpris et choqué, sans ressentir encore la douleur.
Vlan sur l’autre joue. Celle-là non plus, je ne l’avais pas anticipée. Isabelle prit ses valises qui étaient sur le palier et rentra en les poussant devant elle. J’avais un mal de chien au visage. Elle laissa ses bagages dans l’entrée et se dirigea vers le salon. Je la suivis totalement hébété.
Isabelle s’était retournée et m’avait à nouveau frappé de toutes ses forces. Son regard était terrifiant, ses yeux lançaient des éclairs. Je ne l’avais jamais vue dans un tel état de fureur. Elle avait beau faire vingt centimètres et trente kilos de moins que moi, elle me fichait une trouille de tous les diables.
J’obéis promptement en prenant la précaution de m’asseoir le plus loin possible d’elle.
J’avoue que son entrée en matière me surprit. Je n’avais rien fait, c’était elle qui m’avait trahi. Je commençai à reprendre du poil de la bête et je voulais lui répondre.
Le flot de vérités qu’Isabelle était en train de m’assener me faisait sentir de plus en plus con. Elle avait raison, j’avais le discernement d’une porte de prison et le QI d’une laitue. Cette amitié m’avait submergé et Adrien avait profité au maximum de ma nature bienveillante. Je me sentais de plus en plus mal pour la façon dont j’avais traité Isabelle, j’avais honte.
Je montais dans les tours en écoutant Isabelle, ce salaud avait bien essayé de se taper ma femme. D’un froncement de sourcils, elle me fit redescendre sur terre et reprit le fil de son récit.
Je ricanais en imaginant la scène. Isabelle était grande pour une femme, elle pratiquait plusieurs sports, était forte, vive comme l’éclair, et son intelligence écrasait la mienne. Quand je réfléchissais plus loin que le bout de mon nez, je réalisais la chance que j’avais eue qu’elle daigne s’intéresser à moi.
Ses paroles me liquéfièrent instantanément les tripes. Isabelle voulait se venger de mon comportement et de mes soupçons à son égard. Mon affolement devait être visible, car elle me regarda et soupira.
Le soulagement, encore mâtiné d’inquiétude, qu’elle vit apparaître sur mon visage, la fit éclater de rire. De mon côté, je ne savais pas si c’était du lard ou du cochon.
Je me précipitai pour la prendre dans mes bras ; toutes ces émotions m’avaient laissé tremblant et faible comme un chaton. Je mesurais la chance d’avoir Isabelle à mes côtés, elle avait fait de moi l’homme que j’étais sans l’ombre d’un doute et effectivement, elle m’avait bien formé, je savais ce qu’elle préférait.
Je l’embrassai délicatement dans le cou en multipliant les petits baisers. Elle frissonna instantanément, se laissant aller dans mes bras. Isabelle aimait les tendres préliminaires, c’était ce qui la faisait fondre. Un de ses ex avait voulu jouer au macho dominateur et brutal pour égayer leur partie de jambes en l’air. Mal lui en avait pris, Isabelle l’avait balancé du lit d’un coup de pied rageur et précis. Quand elle racontait cette histoire, elle se demandait s’il avait pu rebander un jour.
Ce n’était pas dans ma nature de dominer, je suivais le courant simplement. Je continuai à l’embrasser tout en la caressant et la déshabillant lentement. J’en profitai pour l’embrasser partout, jusqu’à ce que je me retrouve à genoux, ma langue caressant ses lèvres intimes.
Isabelle pressa ma tête sur son bas-ventre puis n’y tenant plus, elle me tira pour me relever et me traîna jusque sur notre lit. Une fois couchée sur le dos, elle appuya sur ma tête pour que je continue mon cunnilingus.
J’adore la faire jouir comme ça, je ne m’en lasse jamais et elle non plus. Ma bouche sur son clitoris, mes doigts dans sa chatte et son anus, elle décolla son bassin du lit tellement son orgasme était puissant. Je lui laissai quelques secondes de récupération avant de recommencer. Elle jouit encore plusieurs fois, moins intensément, mais plus longuement.
Brusquement, Isabelle me fit basculer sur le dos et avala mon sexe d’un coup, c’était délicieux. Je n’ai jamais compris comment elle arrivait à m’avaler en entier. Après m’avoir longuement sucé et léché, elle m’enjamba et s’empala sur moi. Ses coups de bassin me rendaient fou, j’allais me laisser aller.
Isabelle souleva son bassin et mon sexe sortit d’elle à regret. Toute souriante, elle prit ma queue dans sa main et la dirigea adroitement vers ses fesses. Isa n’avait jamais apprécié la sodomie, mais elle savait que j’adorais, alors de temps en temps elle me faisait la surprise. Je tendis le bras vers la table de chevet pour prendre le lubrifiant. Trop court.
Isabelle avait raison, peu à peu, inexorablement, elle engloutit mon sexe entre ses fesses. La sensation était divine, je touchais au paradis. Le long grognement que je poussai en jouissant la fit sourire, elle m’avait pardonné ma connerie.
Je trouvai un nouveau travail rapidement, j’étais bon dans ma branche, j’avais donc proposé mes services à la concurrence. Je n’avais pas oublié comment m’avait traité mon ancien employeur, c’est donc sans le moindre scrupule que j’appelai tous mes anciens clients pour leur annoncer que j’avais changé de boîte. Le premier à signer avec moi fut le client dont j’avais saboté la présentation. Je savais ce qu’il voulait, j’avais pratiquement assuré tout le travail d’Adrien, je lui mitonnai donc un projet aux petits oignons. D’autres clients me suivirent et mon ancien patron essaya de me récupérer, regrettant mon départ et le fiasco d’Adrien. Le salaire proposé était faramineux, mais je lui répondis que le déblocage budgétaire arrivait trop tard.
J’ai coupé tous les ponts avec Adrien, mais dernièrement il s’est présenté un soir pour pleurnicher à la porte. C’est Isabelle qui lui a ouvert, et quand il a commencé à supplier, elle s’est contentée de lever la main. Voyant la gifle arriver, Adrien s’est enfui, la queue entre les jambes. Il ne faut surtout pas énerver Isa en ce moment, sa récente grossesse a déclenché en elle un fort, très fort sentiment protecteur.