Cette collection est née d’une gageure : étaler au grand jour les confidences échangées entre deux complices, sans s’encombrer de retenue ou de pudeur. Une exhibition virtuelle en quelque sorte, qui satisferait les penchants de chacune.
Le présent texte ne vise pratiquement qu’un seul sujet. S’il ne vous plaît pas, inutile de vous en infliger la lecture. Comme disait ma grand-mère : si vous n’aimez pas Intervilles, vous n’avez qu’à tourner le bouton !
Il y a quelques mois que leur correspondance dure. Une séance de dédicace les a mises en présence. Elles ont tout de suite sympathisé. L’auteure a été conquise par la timide ingénuité de sa lectrice. La jeune femme a été attirée par l’affectueuse bonhomie de son aînée, troublée, aussi, par la sincère reconnaissance que lui manifestait celle dont elle dévorait les récits. Les premières confidences échangées les ont rapprochées. De fil en aiguille et d’appels téléphoniques en confessions épistolaires, la plus jeune est devenue « ma Puce » et la femme mûre « ma Chérie ».
La Puce a des velléités d’écriture, sa Chérie l’encourage. La tâche est difficile pour l’une, inquiète de l’accueil que pourraient recevoir ses textes de la part de lecteurs à la facile critique acerbe. La tâche est passionnante pour l’autre, stimulée par les qualités qu’elle perçoit au travers des messages que lui adresse sa protégée. Elles passent souvent des heures à discuter, chacune défendant qui ses craintes, qui ses convictions. Il y eut même un essai, un gentil récit apprécié de lectrices averties. Les remarques de quelques rustres sabreurs le fit, hélas, retirer par l’auteure en herbe.
Mais cette regrettable péripétie ne mit pas fin à leurs relations. À dire vrai, peut-être, au contraire, renforça t’elle leur amitié. Une amitié où des sentiments plus profonds se sont peu à peu imposés à la simple affection. Ainsi naquit leur amour, un amour virtuel, d’autant plus libre et sans honte que toute concrétisation physique en est exclue. Mais un amour qui n’a rien pourtant de platonique et confie aux paroles et aux mots l’excitation sexuelle qu’elles assouvissent de leurs propres mains.
Un soir de décembre, ou plutôt une nuit, la Chérie avait conclu leur conversation en assurant sa Puce qu’elle lui tétait tendrement les seins pour lui souhaiter bonne nuit.
- — Je suis contente que vous me tétiez les seins, ma Chérie, mais j’ai envie de téter les vôtres… lui répondit-on. Et ce n’est pas vraiment possible de faire les deux en même temps, j’imagine.
- — Mais il est tout à fait possible de se téter mutuellement les seins, ma Puce. Il suffit que l’une s’allonge et que l’autre s’étende sur elle tête bêche, la poitrine au-dessus de sa bouche.
- — Vous avez raison, on pourrait se sucer les tétons toutes les deux de cette manière.
- — C’est vous, Marie, qui serez allongée. Mes seins sont plus lourds, et moins fermes que les vôtres, je le crains. Je n’aurai qu’à pencher la tête pour gober vos mamelons et vous suçoterez mes gros tétons à portée de vos lèvres…
- — Puisque c’est moi qui suis allongée, vous pourrez remonter votre bassin sur mon visage, pour que je puisse goûter votre clitoris ! Je le sucerai comme un petit bonbon et le caresserai avec ma langue.
- — Oui ma Puce, je vous laisserai ensuite dénicher et aspirer mon bouton, comme vous le souhaiterez et aussi longtemps que vous le voudrez, si je peux retarder ma jouissance !
- — Ma langue le goûtera et j’aurai mon nez dans vos poils, dans cette position. De cette manière, impossible de rater votre goût et votre odeur. Mais j’aimerais le faire au saut du lit, et… pas de pipi avant !
- — Ah, si vous préférez me gougnotter avant mon pipi du matin, je vous accorderai volontiers ce plaisir, quitte à devoir changer les draps ensuite…
- — Ben, la sensation est meilleure avec la vessie pleine. C’est Colette qui le dit, non ? Et moi j’aimerais bien savoir que votre vessie est pleine…
- — Cela satisferait-il vos attentes coquines et vous déculpabiliserait-il de vos désirs d’urolagnie, ma chère Puce ?
- — Voui ! Figurez-vous que j’ai une envie pressante, maintenant. C’est arrivé d’un coup, mais je me retiens pour rester avec vous. Et puis, ça m’excite un petit peu aussi… Voilà, vous savez tout, maintenant !
- — Hi, hi ! Bonne nuit, alors, petite pisseuse. Allez vite faire votre gros pipi !
- — Bonne nuit, ma Chérie. Je vous… Oups ! Ça presse !! J’ai peur de couler…
Rires.
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Le lendemain, elles étaient souriantes. Du moins aurait-on dit cela si, sur leurs fauteuils, on avait pu les voir se parler l’une à l’autre, en tenant leurs petits téléphones.
- — Ah, Marie ! Avez-vous passé une bonne nuit ? J’espère que vos colocs vous auront donné le temps de vous caresser, à moins que vous n’espériez secrètement qu’elles vous surprennent ?
- — Oui ma Chérie, j’aimerais bien que l’une d’entre elle en particulier me surprenne parfois… je m’en suis un tout petit peu inspirée pour mon récit !
- — Tiens donc ! Vous m’aviez caché cela, ma Puce…
- — Oh, c’était vraiment un tout petit peu ! Mais vous, ma Chérie, je vous ai abandonnée si vite ! Je vous dois un orgasme de consolation, non ?
- — Hum… Et comment vous y prendriez-vous ?
- — Ben, comme je vous ai dit : au saut du lit. Aurais-je le droit de sucer votre clitoris comme je le ferais avec vos seins ? Il doit avoir encore meilleur goût à votre réveil.
- — C’est un bon début, ma puce. Vous pouvez développer ?
- — Je vous promets que vous apprécieriez d’autant plus avec votre vessie pleine. Votre Colette elle-même le dit. Elle doit savoir d’expérience, je pense. Cependant, je ne suis pas Colette et je ne vous laisserais pas vous sauver après votre orgasme.
- — Donc, je n’aurais pas le droit de me lever ?
- — Non. Il faudrait d’abord que je vous nettoie bien la chatte, enfin ! Avec ma langue bien sûr.
- — Voyez-vous ça ! Mais si j’avais un besoin absolu de me lever, avec ma vessie…
- — Tant pis ! Il faudrait que je vous lèche bien, tout le long de la fente, une fois que vous auriez joui. Ça ne serait pas correct de ma part de vous laisser partir toute poisseuse. Même si ça presse généralement d’autant plus après un orgasme… Bon, c’est vrai qu’il faudrait que je vous écarte bien les lèvres et les cuisses pour ça. Et ma langue passerait à tous les coups sur votre urètre par la même occasion. Cela titillerait sûrement beaucoup votre vessie ! Mais je ne vous en voudrais pas d’inonder les draps. En réalité je serais même un peu déçue, si vous réussissiez à vous retenir.
- — Ce sont de bien vilaines pensées que vous avez là, ma Puce !
- — C’est vrai, j’en ai honte, vous savez, ma Chérie. Vous faire subir tout ça, juste pour satisfaire ce fantasme pervers !
- — Soyons juste : vous auriez écarté ma fente, autant que vous le pourriez, pour bien la nettoyer partout. Oui, cela agacerait mon trou à pipi. Mais si ma vessie me trahissait, à ma grande honte et à votre grande joie, ce ne serait pas votre faute mais la mienne.
- — Vous êtes trop gentille, ma Chérie ! Je crois que je me sentirai obligée de recommencer à vous laver si votre vessie vous trahit, comme vous dites. Je vous lécherai, je vous embrasserai partout… Seulement, je serai très excitée, ensuite !
- — Ne vous inquiétez pas, ma Puce. Je vous les rendrai ces baisers et ces léchages. Et tant pis si votre petite vessie s’affole à cause de mes caresses sur votre craquette !
- — Ben oui, c’est fort probable que je vous inonde un peu si l’envie était déjà présente. Parce que… il faut que je vous avoue quelque chose, ma Chérie. Je peux ?
- — Oh, au point où nous en sommes, je crois que vous pouvez tout me dire !
- — Il m’arrive de ne même plus pouvoir me retenir, parfois, à l’approche de mon appartement après une longue soirée. Ce n’est même pas volontaire, je tache ma culotte ou l’inonde totalement sans pouvoir le contrôler ! C’est assez humiliant d’avoir ce genre de soucis à mon âge, devant d’autres personnes…
- — Pauvre petite pisseuse ! Cela vous est-il arrivé avec vos colocs ?
- — Non. Elles ne m’ont jamais vu faire pipi dans ma culotte après une soirée. Ouf !
- — Dommage ! Hi, hi, hi !
- — C’est vous qui avez de vilaines pensées, à présent !
- — Oh, réfléchissez un instant, ma Puce. Vous seriez humiliée, troublée, excitée, comme votre héroïne, vous l’avez dit. Et vous en seriez ravie, non ?
- — Ce n’est jamais arrivé. Mes colocs ne m’ont jamais vu nue, non plus. Pourtant, j’aimerais bien que l’on soit assez proches pour se croiser dans l’appartement nues, parfois !
- — Fantasme d’exhibition, ma Puce ? Pourquoi ne pas le réaliser, s’il vous tente à ce point ?
- — Je n’ose pas, j’ai peur de les choquer. C’est bête, hein ? Alors que je me demande si elles ne m’ont pas déjà entendu m’amuser avec le vibromasseur.
- — Hi, hi ! Il faut être plus discrète quand on se masturbe.
- — Ma chérie, je les entends bien quand elles parlent de l’autre côté de la porte ! Donc, à mon avis, elles doivent savoir que je suis souvent excitée. Vu le nombre de fois où elles n’étaient pas loin quand je soulageais la tension dans mon ventre…
- — Hum, hum… Imaginez que l’une ou l’autre de vos colocs remarque un jour votre petite culotte toute mouillée de pipi oubliée dans la salle de bain. Vous en seriez – délicieusement – humiliée si elle le racontait aux autres, n’est-ce pas, vilaine cochonne ? Elles pourraient même vous mettre toute nue pour vérifier que vous ne rentrez pas inondée encore une fois…
- — Oh, ne parlez pas de malheur, ma Chérie ! Et puis, ça m’excite trop, ce que vous me dites… Je ne vais pas pouvoir dormir ! En plus, maintenant, c’est une autre tension qui a pris le relais dans mon ventre : il faut que j’aille faire pipi !
- — Tendre et coquine Marie ! Partagée entre le besoin de se caresser et le besoin de faire pipi, ma pauvre Puce ! Avec le risque que les deux arrivent en même temps… Hi, hi, hi !
- — Ne vous moquez pas ! La dernière fois que ça m’est arrivé, j’ai beaucoup pleuré. J’aurais eu besoin que Chantal me prenne dans ses bras.
- — Mais bien sûr que je vous aurais réconfortée si je vous avais trouvée souillée, j’aurais été très gentille, très caressante… Avant d’appeler vos colocs pour vous déculotter devant elles et de vous obliger à leur montrer votre chatoune dégoulinante.
- — Oh mon Dieu ! Elles auraient pu constater qu’en plus d’être mouillée, ma chatte était visqueuse d’excitation. Et là, j’aurais mérité d’être grondée.
- — Elles se seraient bien moquées de vous, c’est certain. Peut-être même qu’elles vous auraient tripoté les lèvres pour mieux voir votre fente baignée de pipi et de cyprine, voire me l’offrir pour une fessée de mounine. Les claques font plus mal quand la vulve est mouillée… Ce n’est pas une bonne punition, ça ?
- — Arrêtez, ma Chérie ! S’il vous plaît !! Justement, ce soir j’ai eu un peu de mal à attendre d’être totalement déculottée pour commencer à me soulager. Mais c’est tout, je vous promets que je n’ai pas, trop, inondé ma culotte !
- — Vous me troublez, ma Puce ! Je ne vais plus pouvoir aller faire pipi sans penser à vous… Et puis ces histoires de culotte mouillée et de punition… ça me renvoie à ma petite enfance, à une situation humiliante que j’ai évoquée dans un de mes premiers récits.
- — Je ne me souviens pas trop du passage auquel vous faites référence. Ça me donne une bonne raison de vous relire. Mais, j’espère bien que vous penserez à moi la prochaine fois que vous aurez envie de faire pipi !
- — Eh oui ! Qui sait si vous ne m’espionnerez pas ? Je n’ai pas l’habitude de fermer la porte…
- — Je crois que j’ai vraiment une mauvaise influence sur vous, ma Chérie… Enfin vous n’avez pas trop besoin d’être poussée ! Ha, ha, ha !
- — Remarquez, nous pourrions aller faire pipi en même temps. Nous entendrions de jolis bruits de cascades par le téléphone…
- — Vous êtes une grosse cochonne, ma Chérie ! Je vous aime !
- — Moi aussi je vous aime, ma Puce ! Pour la même raison !
______
Elles n’étaient pas allées plus loin, ce soir-là. Mais ce délire partagé les avait étrangement émoustillées. L’auteure n’avait jusqu’alors usé de l’urolagnie dans ses récits que pour, selon elle, ajouter un effet d’embarras supplémentaire aux scènes d’exhibition ou de soumission. À la réflexion, elle devait reconnaître qu’elle avait éprouvé un surcroît de plaisir en les écrivant. Un aveu auquel elle n’aurait peut-être pas consenti sans les confidences de sa jeune interlocutrice.
Pour celle-ci, une confession aussi intime n’aurait pas été imaginable sans l’irrépressible inclination qu’elle ressentait pour sa Chérie à chacun de leurs entretiens. D’ailleurs, elle n’aurait jamais révélé auparavant ses problèmes d’énurésie à quiconque, pas même à sa meilleure amie, et encore moins le plaisir honteux qu’elle ressentait à se retenir pour ne réussir en définitive qu’à mouiller un peu plus sa culotte.
D’un côté comme de l’autre, les vannes s’étaient ouvertes, si l’on ose dire, et, une fois emportées les digues de la convenance, il ne fallut pas longtemps pour que la question revienne à la surface.
- — Oh, ma Chérie, j’ai failli mourir de honte aujourd’hui, confia un soir l’apprentie auteure. Une copine est restée dormir chez moi, et je me suis réveillée en sursaut au milieu de la nuit.
- — Vous seriez-vous oubliée dans le lit, ma Puce ?
- — J’ai failli ! Peut-être une prochaine fois, quand nous nous connaîtrons mieux ? Non, sérieusement, elle dormait à côté de moi, je me retenais pour ne pas la déranger, mais j’ai dû me lever, bien sûr. Et j’ai eu la bonne idée d’éternuer entre ma chambre et les toilettes. Résultat : j’ai taché ma culotte, tout en me dandinant d’une façon ridicule.
- — Vous ne l’auriez pas tachée si vous ne l’aviez pas mise en vous couchant. Mais bon, ce n’est pas bien grave…
- — Mais c’était la deuxième fois ! Déjà, hier soir, le petit démon à coté de mon oreille me disait d’attendre exprès de rentrer pour faire pipi… mais je n’ai vraiment pas tenu et j’ai commencé à me mouiller un peu, je vous avoue…
- — Hi, hi ! Ça devient une habitude, chez vous !
- — Oui, c’est vraiment honteux à mon âge ! Je peux vous le dire, à vous : je sentais bien que ça allait arriver bien avant qu’on arrive chez moi… Voilà !
- — Ne vous inquiétez pas, ma Puce. À moi, vous pouvez tout dire. Mais faites attention avant de parler pipi à d’autres. J’ai de très bonnes amies, lesbiennes confirmées et adorant l’anulingus, qui ne supportent pas l’uro. C’est comme ça !
- — Pourtant, j’aimerais beaucoup le dire à une copine… juste parce que je suis une petite vicieuse et que ça m’excite, finalement, de m’humilier comme ça ! Heureusement que je n’en parle qu’avec vous.
- — Je suis là pour ça, ma Puce. Allez, ne culpabilisez pas et endormez-vous en paix !
- — Merci, ma Chérie, vous me rassurez. Bonne nuit !
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Le lendemain, c’était l’auteure qui remettait la question sur le tapis.
- — Il faut que je vous dise une chose amusante, ma Puce. J’avais une grande envie de pipi tout à l’heure en faisant la cuisine. Pour ne pas faire attraper – et en pensant aussi à vous, je l’avoue – j’ai voulu me retenir absolument. Mais je n’y suis pas arrivée ! Et comme je ne porte jamais de culotte chez moi, ça a coulé le long de mes cuisses.
- — Ah bravo ! Vous aussi vous vous y mettez, à tacher votre culotte ! Enfin, vous n’en aviez pas, parce que vous êtes une petite cochonne, qui cuisinez la craquette à l’air.
- — Voilà. Vous êtes contente ? Je deviens aussi cochonne que vous. Vous me contaminez, vilaine vicieuse adorée ! Il m’a fallu éponger le carrelage.
- — Je vous aurais aidé à nettoyer, parce que je suis gentille. Mais ensuite vous auriez eu votre compte ! Puisque vous aimez vous balader cul nu, je vous les aurais rougies, vos fesses. Quelle vilaine !
- — Hum… Une fessée cul nu… Je n’aurais pas dit non ! Mais venant de vous, c’est un peu fort de café, non ?
- — Ha, ha ! En plus, vous n’allez pas me croire : aujourd’hui j’ai passé un peu de temps sur la route, et au bout de 30 minutes j’ai commencé à avoir très envie de faire pipi, et je ne pouvais déjà plus me retenir !
- — J’espère que vous avez eu le temps de changer de culotte en rentrant, ma Puce. Sinon, toute une soirée avec sa petite culotte mouillée de pipi, cela va être long !
- — Ben, je ne pense pas que ça vous surprenne finalement… Enfin, je vous rassure, la fin n’est pas trop humiliante. J’ai donc absolument dû m’arrêter au bout de 30 minutes, ce qui n’est vraiment pas beaucoup… mais ça pressait déjà trop !
- — Pipi au bord de la route ?
- — Non, un bar. Le souci, c’est que je n’avais pas du tout d’argent sur moi. Si le seul bar dans un rayon d’une heure/une demi-heure de route ne prenait pas la carte… j’allais devoir remonter dans ma voiture avec la vessie gonflée !
- — Ah oui, hi, hi, l’angoisse !
- — J’ai eu beaucoup de chance, ils la prenaient. Je crois que s’il avait fallu que je tourne les talons, j’aurais encore moins été capable de me retenir. J’aurais certainement inondé ma culotte… Parce que, bien sûr, sur le chemin des toilettes, ça a commencé à couler.
- — La honte, quoi !
- — Oui, c’est humiliant, mais je pense que personne ne l’a su malgré mon visage inquiet. J’ai vraiment eu de la chance : environ une heure plus tard, en arrivant, il a encore fallu que je coure faire pipi ! Je n’aurais donc jamais pu tenir, sans m’arrêter.
- — Vous avez des journées palpitantes, ma Puce ! Je compatis, mais votre mésaventure me donne une idée…
- — Oh, dites-moi, ma Chérie !
- — Non. Je vous l’écrirai.
- — Méchante ! Vous voulez me faire languir.
- — Soyez patiente : ce sera un scénario rien que pour vous !
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Quelques heures plus tard, dans la boîte de réception de Marie :
« Coucou, ma Puce. Chose promise…
Alors, comme ça, on mouille sa culotte au point de risquer de laisser des gouttes sur son chemin en allant faire son petit pipi ? Qu’auriez-vous dit si une dame plus âgée que vous, disons comme Chantal, avait remarqué votre piteuse entrée dans les toilettes pour femmes ? Portiez-vous une jupe ou un pantalon ? Une jupe, encore, vous aurait permis de dissimuler votre incontinence, mais si c’était un pantalon… elle aurait forcément vu une tache suspecte entre vos cuisses de vilaine cochonne ! Et que ce serait-il passé ?
Voyons… Peut-être vous aurait-elle conseillé, amicalement mais fermement, de quitter ce pantalon souillé pour vite le passer sous le robinet du lavabo, et rincer cette tache avant qu’elle ne fasse une auréole inconvenante. Qu’auriez-vous eu à craindre : des toilettes pour femmes et juste vous deux, seules ? Elle aurait sans doute bloqué la porte pour que vous vous déculottiez tranquillement. Vous l’en auriez remerciée avec reconnaissance, n’est-ce pas ?
Mais elle aurait certainement été choquée en apercevant votre culotte trempée de pipi. Oh, à peine quelques gouttes, disiez-vous ? Je crains moi que ce ne fut en vérité beaucoup plus… Et cette gentille dame vous aurait vivement suggéré de vous en délester au plus tôt. Elle aurait insisté sévèrement devant votre gêne pudique. – Enfin, pudique, je le suppose. – Une étourdie comme vous a besoin d’être guidée. D’ailleurs, où aurait été le problème ? Toutes les femmes sont faites pareil, jeunes ou moins jeunes, et, la porte fermée, personne d’autre n’aurait pu surprendre votre strip-tease…
Vous vous seriez retrouvée cul nu, votre culotte aux chevilles, face à cette inconnue qui aurait certainement souri de votre embarras. Sa sympathie l’aurait sans doute poussée à vous offrir son aide. Elle se serait accroupie devant votre craquette ébouriffée, luisante, et probablement odorante, pour dégager vos pieds de votre lingerie humide. Et vous auriez rougi en la voyant respirer vos effluves et se relever en tenant entre deux doigts précautionneux l’objet de votre honte.
En bonne mère de famille habituée aux incartades des gamines, elle aurait jeté votre culotte sale dans un lavabo et ouvert l’eau pour la faire tremper. Quel malheur pour vous ce bruit de cascade quand vous aviez tant de mal à vous retenir…
Eh oui, vous n’auriez pu vous contenir plus longtemps ! Je vous laisse imaginer votre confusion en sentant le jet jaillir de votre craquette malgré vos cuisses serrées. Effort bien inutile qui n’aurait servi qu’à les couvrir de votre pipi ! La dame se serait sans doute récriée en constatant votre incorrection indécrottable.
Vous aurait-elle obligée à nettoyer la flaque avec votre langue ? Je ne sais, mais elle vous aurait obligatoirement intimé l’ordre de vous déshabiller totalement pour le faire si elle l’avait désiré, ou, en tout cas, pour que vous vous laviez sur l’autre lavabo sans mouiller le reste de vos vêtements.
Évidemment, vous en auriez été incapable, tétanisée par la pudeur et la honte. Sa gentillesse lui aurait commandé de vous aider, c’est une dame si aimable ! Mais, bien sûr, il n’aurait pas été possible d’interdire plus longtemps l’accès des toilettes aux autres filles et femmes qui attendraient.
Et voilà : vous auriez été surprise toute nue, votre pantalon séchant sur une poignée, votre culotte trempant dans un lavabo, et la gentille dame passant sa main savonneuse sur votre craquette. Toutes celles qui seraient entrées aurait compris que vous aviez pissé sur vous et aurait ri de vous voir lavée comme une petite fille.
Mais je sais, vilaine vicieuse, que vous auriez été excitée par les doigts de la dame sur vos lèvres, les écartant, dépliant vos nymphes, récurant votre fente, retroussant votre capuchon pour chasser l’urine insinuée sur votre bouton, et allant frotter votre sillon et votre petit trou, maculés eux aussi de votre pisse.
Vous auriez écarté vos cuisses, j’en suis sûre, pour faciliter le travail de cette dame inconnue. Vous auriez même posé un pied sur le lavabo pour vous ouvrir en grand, pour lui montrer votre souplesse de jeune danseuse, pour lui offrir la vue de votre craquette bien élargie, pour lui exhiber votre corail propre de pipi et couvert de votre cyprine.
Et vous auriez prié pour qu’elle vous doigte, qu’elle vous branle, qu’elle vous lèche, qu’elle vous tète, pour vous faire jouir, là, au milieu de toutes ces femmes et ces filles qui vous observeraient.
Vous êtes tellement dévergondée, ma Puce adorée ! »
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Le matin suivant, un message attendait l’auteure dans son ordinateur.
« Oh ! Merci ma Chérie, je ne sais pas quoi dire ! Vous m’excitez trop pour que je puisse penser ! Vous avez raison, je suis trop étourdie, il faut me guider.
Heureusement que je ne porte plus de culotte la nuit, sinon ma craquette serait restée dans son jus toute la nuit. Je l’ai sentie s’ouvrir et s’humidifier en vous lisant. Ma chérie, vous lire envoie des décharges au plus profond de mon ventre, jusqu’au bout de mon clitoris tendu.
Vous le savez que, quand je lis vos récits, je l’ai écrit, je tache ma culotte.
Là, vous me donnez des idée… je suis presque prête à me faire pipi dessus exprès si cela veut dire qu’une gentille dame sera prête à savonner ma craquette !
Imaginez si, avec l’accumulation de l’excitation, je me retrouvais à jouir involontairement sous ses caresses. Elle me traiterait de dévergondée, comme vous le faites. Et ça serait si humiliant de devoir tenter de contenir les spasmes de mon ventre devant toutes ces femmes, et devant cette dame aux premières loges de l’éclosion de ma pauvre chatte ! Je suis sûre qu’elle penserait que j’ai voulu profiter de sa gentillesse. Je me demande comment elle pourrait me punir, pour que je ne recommence plus.
Ma minette coule de plus en plus ! Bravo ! Il faudrait que vous m’aidiez à la nettoyer, vous aussi, maintenant. Mais pas avec du savon, avec votre langue. Même si je ne vous garantis pas que je serais capable de me retenir de jouir, après ce que je viens de lire.
Aviez-vous senti que je n’étais pas en mesure de me caresser, pour choisir le moment où m’exciter ainsi ? Je vais dormir toute frustrée ! Et je suis sûre que vous ne vous êtes pas privée de vous faire plaisir en m’écrivant. Je ne suis pas la seule vicieuse ! Ce scénario irait si bien à Marie la danseuse… puisqu’elle non plus ne sait pas se retenir, pendant les répétitions ! Chantal sera obligée de nettoyer sa craquette, avec un seau d’eau et du savon, devant les autres filles. Histoire de les dissuader de se laisser aller comme Marie.
J’espère que vous ne pensez pas à me punir pour ces vilaines pensée… parce que là, ma craquette serait à point pour recevoir le martinet. Mon clitoris tout gonflé et dégagé le sentirait passer. Seriez-vous en colère contre moi, si je vous disais qu’en plus de ça… eh bien, j’ai envie de faire pipi pendant que je vous écris !
Ça ne se contrôle pas, j’imagine – encore moins dans mon cas. Si vous me punissiez maintenant, il me serait impossible de me retenir, autant de jouir que de pisser !
D’ailleurs, je dois vite vous laisser ! Mais je n’oublie pas de donner en pensée un coup de langue à votre craquette, elle doit être bien mouillée, vu ce que vous me dites. Vilaine cochonne ! »
Un autre message était daté de quelques dizaines de minutes plus tard :
« Ma Chérie, j’ai fini par céder. J’ai soulagé ma craquette en pensant à vous. Un orgasme, ce n’était pas vraiment suffisant mais je me sens assez apaisée pour venir téter vos jolis seins et dormir. Je pense que Colette devrait ajouter l’orgasme du soir à sa maxime, c’est trop difficile de dormir sans !
Je ne vous écris pas plus longtemps, sinon je vais devoir recommencer. Oui, voilà, ça vient ! Bonne nuit, ma Chérie. »
Attendre la prochaine conversation du soir parut trop languissant à la lectrice. Mais que faire ? Téléphoner ou écrire ? Elle hésitait…
[Un peu de patience, Mesdames ! (Messieurs aussi, pardon.) Vous saurez bientôt quel fut son choix…]