Tout commence dans la régie du sexodrome de Paris à l’occasion des Olympiades du sexe. Trois personnes avec des casques-écouteurs vissés sur la tête s’apprêtent à commenter les épreuves en direct sur "Bein Sexy". Trois personnes qui portent des casques dotés de microphone et d’oreillette s’apprêtent à commenter…
Nous avons Thierry Labite que nous connaissons depuis que sa longue carrière a débuté, vingt ans auparavant. Sa verve légendaire est affûtée au couteau pour notre plus grand plaisir. Aujourd’hui, ce présentateur vedette est associé à Bixente Vagina qui est devenu commentateur après une longue carrière d’athlète sexuel. Chacun se rappelle le phallus de grande taille, vigoureux et dur, que bien des concurrentes ont eu la longue tâche de fatiguer. Notre trio est complété par l’arrivée récente à la chaîne de Tatiana Morgane, saluée par ses fans qui la suivent depuis son premier film pornographique. Elle n’en a pas l’air, mais elle est aussi la dynamique cheffe d’entreprise de sa société de lingerie.
Les présentateurs sont détendus et installés confortablement dans leurs fauteuils de velours dans le plus simple appareil, sauf pour la sublime Tatiana. Cette dernière est fièrement vêtue d’un ensemble noir de lingerie affriolante en dentelle composé d’un soutien-gorge, d’un string et d’un porte-jarretelles. Des bas de la même couleur et des escarpins à talons aiguilles de douze centimètres complètent la tenue qui, visiblement, fait de l’effet à ses collègues. L’ambiance ne sera pas chaude uniquement sur le terrain. La pauvre Tatiana va sans doute donner de sa personne, mais nous ne sommes pas à l’abri d’un changement de dernière minute. Les débordements de la régie sont également diffusés en direct. Thierry prend la parole.
- — Mes chers téléspectatrices et téléspectateurs, bonjour et bienvenue à cette vingtième édition des Olympiades du sexe. Je suis accompagné de Bixente et de Tatiana. Nous espérons que ça va baiser dans tous les coins à la maison, et je vous assure qu’ici nous allons nous en donner à cœur joie. Je passe la parole à mon illustre collègue qui a la bite au garde-à-vous. C’est la faute de Tatiana.
- — Merci Thierry. Je vous salue, qui que vous soyez, installé dans votre canapé ! Cette soirée sera intéressante. Comme l’a sous-entendu mon collègue, j’ai effectivement mon adjudant qui salue le Général Tatiana. Je vous confirme qu’elle est très bandante dans sa tenue de salope. À vous, ma chère.
- — Bonjour tout le monde. Je vous remercie, messieurs, de me montrer que malgré mes trente-cinq printemps que je ne vous laisse pas indifférents. Je porte peut-être une tenue de salope, comme vous dites, mais j’y suis obligée. C’est une clause de mon contrat de travail fixée par "Bein Sexy".
- — Quoi ? S’exclament à l’unisson les deux hommes.
- — Oui. C’est ce salaud de vieux cochon de Martin. Il voulait me faire un cunnilingus, je n’ai pas voulu à cause de sa moustache et de sa barbe. Putain, les poils qui frottent dans cette zone, non merci. Forcément, c’est sa vengeance mesquine. Toutefois, je suis bien tentée de m’occuper du pieu de Bixente.
- — Avec plaisir, ma chérie. C’est quand tu veux pour te faire monter au rideau.
- — J’ai pour objectif de te faire jouir en moins de dix minutes.
- — Impossible, il me faut en général une heure avant que je crache.
Thierry intervient.
- — Je l’ai constaté quand vous n’étiez que concurrent. Dix minutes pour faire éjaculer Bixente, c’est impossible à faire.
Mi-figue mi-raisin, la belle répond.
- — On parie ? Si je suce Bixente et qu’il me remplit la bouche en moins de dix, c’est cunnilingus obligatoire. Si je perds, il pourra aussitôt remplir ma chatte.
L’ex-athlète affiche un sourire lubrique, et Thierry poursuit.
- — Moi, je suis aussi le pari. Si Bixente perd, je ferai aussi un cunnilingus, et s’il gagne je vais pouvoir me taper une des plus belles stars du porno.
- — Bon, je crois que je vais commencer par lui déguster le chibre.
L’ancienne actrice se lève pour finir par s’agenouiller devant le chanceux.
- — Attendez une minute, les enfants. Il me faut prendre un chronomètre.
La belle attend docilement tandis que Thierry farfouille ses tiroirs pour trouver l’objet convoité. C’est à la troisième tentative qu’il a en main le précieux appareil de mesure. L’heureux homme dont le sexe va être englouti n’a pas perdu de sa vigueur maintenue par une subtile palpation.
- — Attention. Top départ à trois. 1-2-3.
Aussitôt, le membre disparaît dans la bouche gourmande. Les bruits de succion se font entendre. L’expérience professionnelle de la fellatrice génère une sensation intense à son partenaire.
- — Mon Dieu, qu’est-ce que c’est bon ! Ahh, oui !
L’autre commentateur se dit qu’il serait judicieux de les laisser continuer à se faire plaisir et de faire son travail.
- — Aujourd’hui, c’est l’épreuve du creampie vaginal le plus long. Il est prévu huit quarts de finale. Le dernier couple à jouir sera sélectionné pour les demi-finales disputées dans quelques jours. À l’issue des demi-finales, nous connaîtrons les finalistes. Je vois entrer les concurrents sur l’espace de jeu.
L’espace de jeu se compose d’une terrasse sur laquelle huit lits King Size sont alignés. Les couples s’avancent vers les lits uniquement couverts de draps de satin aux couleurs des nations présentes dans ce quart de finale. Thierry entame une longue présentation des concurrents.
- — Lit numéro un, Sergei Kunitov et Tania Kunitov, son épouse, représentant l’Ukraine, aux dépens de la Russie qui est radiée de la compétition. Ce couple figure parmi les favoris. Lit numéro deux, Manuel Ferrari et Julie Gilet qui défendent la France. Lit numéro trois, Christobal Mendes et Carlotta Sanchez, pour L’Espagne. Lit numéro quatre, Lee Hilton et Paris Marvin, pour défendre les États-Unis… Celle-là a le feu au cul, seul le train ne lui est jamais passé dessus. Lit numéro cinq, Antonio Cerutti et Maria Bernotti, pour l’Italie. Lit Numéro six, Malko Linge et Alexandra xxx, pour l’Autriche. Il y a du sang bleu dans la compétition. Ces deux-là tirent tout ce qui bouge. Le bruit court que cet homme est un barbouze, je verrai pour lui poser la question plus tard. Euh non, il me faut plutôt lui envoyer Tatiana. Lit numéro sept, Lee Jing et Hitomi Jin Sun, pour le Japon. Il y a deux Lee, on va pouvoir faire une partouze. Et pour finir, Till Lindemann et Claudia Von Stauffenberg, pour l’Allemagne. L’ensemble des participants a l’âge minimal de vingt-cinq ans requis selon la réglementation olympique.
Thierry regarde le chronomètre qui affiche deux minutes. Ses collègues continuent à se faire plaisir comme s’ils étaient seuls. Le visage de l’homme visiblement sur la planète Plaisir est crispé.
- — Voilà pour la présentation des concurrents. Ça va être chaud ce soir et pas spécialement que sur le terrain. Tatiana est toujours en train de sucer Bixente et je me sens bien seul. Encourageons Bixente afin qu’il retienne sa jouissance. Il reste encore un peu moins de huit minutes de temps réglementaire dans ce match non officiel. Il ne reste plus qu’à attendre le quatuor d’arbitres australiennes. En attendant, je vous commente le match de la régie, et je vous offre l’image.
Notre Thierry national oriente l’une des caméras sur l’acte sexuel improvisé, et appuie sur un bouton de son clavier. La scène en direct apparaît sur l’écran géant du stade sous les applaudissements de l’assistance, professionnels et amateurs confondus.
- — Eh voilà, votre fidèle voix est prête à vous commenter cette activité sexuelle, certes en retard, mais mieux vaut tard que jamais. Je vous rappelle l’enjeu : Tatiana doit pomper son binôme et obtenir son sperme en moins de dix minutes. Si Tatiana gagne, Bixente et moi-même devrons lui faire un cunnilingus. Si elle perd, nous la baiserons. Nous sommes à quatre minutes. Voyez comment cette salope déguste le chibre offert ne laissant aucun répit à notre ami. Elle est littéralement en train de traire son comparse avec son mouvement inlassable de va-et-vient. Mais elle est diabolique, sa langue excite le gland afin de faire cracher plus vite. On ressent qu’elle est expérimentée. C’est tout à fait normal au vu des trois cents films et des brouettes aux génériques desquels elle se trouve. Elle accélère la cadence. Bixente en a la bouche ouverte sous l’intensité de cette pipe d’anthologie, mais il a de la réserve et il est aussi un sportif entraîné capable de se retenir. Comme beaucoup de ses homologues, il sait contracter ses muscles péniens pour retarder le point de non-retour. Encore quatre minutes à tenir. Notre ami est aussi sadique. Je le vois se pencher et atteindre d’une main l’intimité couverte par le microstring. La beauté ne peut éviter de laisser du repos revigorant à l’homme et émet un gémissement incontrôlé sous l’assaut brutal que son clitoris endure. Elle essaie tant bien que mal de continuer à sucer malgré les doigts masculins qui stimulent cette zone sensible. Mais de quel courage fait montre cette femme épatante ! Mais que font les arbitres ? Cette attaque est contre les règles du comité olympique. Ça mérite des fessées, bande de vilaines, mais comme elles sont aussi salopes, ça risque de leur plaire. Trois minutes. Les arbitres me parlent au travers de mon oreillette. Pour elles, il n’y a aucune action pour interrompre le match. Mais bordel, c’est de la triche, Mesdames ! Elles disent aussi qu’elles attendent la fin de la fellation et de le faire participer à l’épreuve de façon non officielle pour voir si Bixente est capable de battre son record, lequel est invaincu depuis qu’il a raccroché les préservatifs. Selon elles, cela peut aussi servir à stimuler la combativité des concurrents. Nous sommes dans la dernière minute et toujours pas de semence en vue. Je crains que Tatiana ne doive passer à la casserole. Et c’est tant mieux pour lui et moi. Je peux enfin accomplir mon rêve de lui faire l’amour. Dix secondes. Stop, c’est fini. Et je vérifie, pas de jouissance. Bon, mes amis, vous allez devoir participer à cette épreuve.
- — Bah, tant pis. Je dois me conformer à ma promesse. Dans un sens, ce n’est pas plus mal. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu de mec si bien membré dans mon lit. Deux heureux pourront se soulager en moi sans risque de me faire un bébé comme je prends la pilule. Par commodité, on peut peut-être demander au staff technique d’ajouter un lit en bas ?
Elle décroche son téléphone pour les joindre.
- — Équipe technique ?
- — …
- — Est-ce que vous avez encore un lit disponible en réserve ?
- — …
- — C’est pour tout de suite.
- — …
- — Bien. Cinq minutes. Parfait, on arrive.
Et elle entraîne à sa suite Bixente en le tenant par la queue en érection.
- — Mon Dieu, mais quelle salope, mes chers spectateurs. Elle traîne son collègue vers la piste par la bite comme si c’était un vulgaire chihuahua. Attention, ils arrivent en piste. Un neuvième lit est en préparation, je l’aperçois sur un chariot élévateur. Le technicien approche de l’estrade et pose le chargement. Il finit par arrimer les pieds pour éviter que l’ensemble ne bouge trop sous les coups de boutoir. Et voilà, il repart au volant de son engin. Merci, le service technique, vous êtes formidables et réactifs. Que ferions-nous sans…
Il est interrompu par une gigantesque ola du public. Tatiana et Bixente foulent la piste. Elle le tient encore par le sexe comme un toutou. Tous deux se dirigent vers le lit qui leur est destiné, suivis des arbitres qui sont vêtues avec leur tenue réservée aux finales. Un haut noué à motifs à carreaux noir et blanc qui couvre à peine la poitrine. Une jupe assortie tellement courte qu’elle dévoile une partie des serpents des jarretelles et des bas résille à larges mailles.
- — Que ferions-nous sans vous, messieurs les techniciens ? Mais que vois-je ? Euh, mesdames les arbitres, vous portez déjà l’uniforme des finales. Vous êtes vraiment des salopes.
Une arbitre lui adresse un doigt d’honneur.
- — C’est pour moi, ce geste ?
La femme lui répond par l’affirmative en hochant la tête.
Elle lui répond en tapant du doigt sur sa poitrine.
- — Eh bè, j’aimerais bien voir ça ! Venez me rejoindre ce soir dans ma chambre d’hôtel, au Hilton, chambre 306.
Elle relève sa jupette, dévoilant un imposant renflement dans le string, sous les hourras du public.
- — Une shemale. Super, c’est très intéressant. Je pourrai quand même vous sodomiser. Revenons à l’épreuve du jour. Nous pourrions peut-être commencer, sinon nous serons en retard pour rendre l’antenne.
Les arbitres ordonnent aux participants de prendre place sur les draps. Un à un, chacun s’installe sur la couchette et attend le coup de révolver. Les dames se couchent sur le dos. Les hommes effectuent une branlette de chauffe pour garantir une érection optimale. L’ordre de se mettre en position de pénétration en missionnaire est donné. Les mâles sont prêts à entamer le va-et-vient lors du coup d’envoi. L’arbitre principale lève le bras tenant l’arme et prononce la formule d’usage « À vos marques, prêts. Feu. » La détente est pressée et donne le top départ. Les verges entrent doucement dans les organes génitaux leur faisant face. Les orifices plissés laissent passer les bâtons de leurs partenaires. Puis, inlassablement, un lent mouvement de piston se met à l’œuvre. Ce n’est que la première phase de difficulté que les concurrents doivent respecter sous peine d’une sanction immédiate. Un fouet manié de main de maître s’abat sur les fesses de l’un des concurrents, suivi d’un cri de douleur. Une arbitre vient de fouetter les fesses du concurrent japonais.
- — Et voilà, le premier coup de fouet. Le japonais a été trop brutal pour sa compagne. Quand on dit "allure lente", c’est allure lente. Ce n’est pas compliqué. Un peu de patience, le moment d’accélération du rythme arrive bientôt.
Effectivement, le changement de rapport de vitesse est ordonné lors des dix premières minutes. Les hommes accélèrent, mais cela n’empêche pas l’entrée en action des fouets. L’Américain et l’Italien se font zébrer le derrière.
- — Désolé messieurs, vous n’avez pas été assez rapides à passer la deuxième. Un problème de boîte de vitesses, mes garçons. Attention, sinon, au deuxième coup, vous avez un gage.
Le public suit en silence les coïts. Seuls les gémissements des athlètes rompent le silence oppressant. Une des participantes couine plus fort que les autres. Le temps réglementaire est proche du deuxième palier d’accélération. Quatre concurrents jouissent à l’intérieur des vagins respectifs, et sont donc éliminés avant le mode hard. Une femme n’apprécie pas de finir si tôt et se met à poursuivre son comparse. Elle essaie de lui donner des coups de pied au cul.
- — L’Espagne, le Japon, l’Ukraine et les États-Unis sont éliminés. À bientôt, à la prochaine fois. Une odeur de divorce plane sur l’Ukraine. Par pitié, ne donnez pas de rouleau à pâtisserie.
Des spectateurs sont déçus et d’autres heureux jusqu’à s’embrasser. Les parieurs sont passés par là. Le moment fatidique du passage à la vitesse hard s’effectue non sans de nouveaux coups de fouet à la trentième minute. Premier coup pour le Français et l’Espagnol. L’Italien prend son deuxième coup et écope d’un gage. Les femmes encore en lice redoublent de cris de plaisir.
- — Messieurs, ainsi est la loi du fouet. En revanche, Monsieur l’Italien, un gage doit vous être attribué par le vainqueur de ce quart de finale. Vous avez un sérieux problème de boîte de vitesses. Mais passez à la boîte automatique. Ça passera tout seul. Mais que vois-je ? Il me semble que les Ukrainiens s’invitent encore sur le terrain. Madame n’est pas contente au point de poursuivre son binôme en essayant de le matraquer avec un objet incongru qui a l’air d’être un gode imposant. Mais qui lui a donné cet objet ?
Effectivement. L’homme tente d’échapper aux coups affectueux de sa partenaire avec un gode monstrueux de trente-cinq centimètres. Et paf, le sex-toy rebondit sur la tête masculine. Et paf, ça recommence. Et encore un autre.
Les couples restants continuent leur besogne. La cruelle fatigue aura raison d’eux un par un. D’ailleurs à la trente-troisième, un homme franchit le point de non-retour. C’est le Français.
- — Désolé mon cher compatriote, ce sera pour une autre fois. Vous avez donné votre maximum et vous avez progressé par rapport à l’année dernière en battant votre record personnel de sept minutes. Félicitations.
Tatiana hurle carrément sous les coups puissants de son amant. Ses cris déstabilisent l’Italien et l’Allemand qui ne peuvent se retenir juste avant la quarantième, ce qui les élimine. Les vainqueurs sont les Autrichiens, mais Malko souhaite apparemment en découdre avec Bixente.
- — Oh, mais nous avons un combat de Titans, d’après ce que je vois. Le Prince Malko et sa fiancée sont les grands gagnants. Pourtant, ils continuent malgré leur victoire. Ce ne serait pas le record de Bixente qui vous intéresse ? Soit, allons-y. Le chronomètre nous indique que nous sommes à cinquante-neuf minutes de jeu.
Le commentateur participant regarde son challenger d’un œil mauvais. L’Autrichien barbouze le défie. C’est une chose que Bixente déteste. Son sang basque ne fait qu’un tour. Il faut dire qu’il est déjà déterminé à battre son propre record depuis qu’il a commencé à s’occuper de Tatiana. Les deux hommes transpirent à grosses gouttes tout en continuant de marteler les femmes. Soudain, les prémices de la jouissance se font cruellement sentir chez l’espion qui ne tarde pas à ouvrir le robinet dans l’utérus de sa bien-aimée. Les tourtereaux s’endorment totalement épuisés après cette joute érotique. Le commentateur vedette n’arrête pas. Sa compagne du jour est déconnectée du temps et ignore depuis combien de temps elle subit cet assaut. Le colosse se cabre enfin, remplissant le sexe féminin repu de longs jets de semence.
- — Le Prince est vainqueur avec pour temps officiel une heure cinq minutes, trente-sept secondes et trois centièmes. En revanche, Bixente bat son record avec une heure dix-sept minutes trente-huit secondes et soixante-sept centièmes. Laissons nos amis récupérer sinon il va être joli le podium. Profitons-en pour regarder un bref intermède publicitaire.
Le grand écran du stade diffuse les publicités pour les spectateurs, tandis que les téléspectateurs les visionnent directement depuis leur canapé. Pour la première réclame, nous voyons une jolie brune assise sur son lit. Un tableau noir est posé sur un côté de la pièce et comporte une multitude de petits bâtons. Elle dit :
- — Depuis que mon mari prend Bandaumax, j’ai du mal à compter les orgasmes. Il m’a déjà fait user deux craies.
- — Chérie. Le sergent est encore au garde-à-vous.
- — Viens là.
- — Oui, mon Général.
- — Surtout, vous ne dites pas à mon époux que j’ai doublé le dosage.
La deuxième se passe dans un laboratoire. Un laborantin s’exprime face à la caméra.
- — Mesdames, Messieurs, la Compagnie du Caleçon Intelligent est fière de vous présenter sa dernière innovation : le caleçon réfrigérant. Ce dernier est spécialement développé pour améliorer la qualité des gamètes mâles et donc la reproduction. Les spermatozoïdes sont extrêmement sensibles à la chaleur. Pour y remédier, notre produit est équipé d’un système de refroidissement rechargeable par câble USB. Il est en outre muni d’électrodes pour dissuader les érections impromptues du sujet. Un dispositif simple d’utilisation permet au porteur d’uriner sans retirer le sous-vêtement ou sans l’ouvrir. Cet outil dispose également d’un système de verrouillage par cadenas. Une télécommande pour déclencher manuellement les électrodes est fournie. Nous garantissons le produit cinq ans pour le prix modique de lancement à 49.99 € au lieu de 89.99 €.
La troisième et dernière publicité se passe dans une concession automobile Peugeot. Quatre splendides créatures en bikini nettoient une voiture alors qu’une voie masculine se fait entendre.
- — Chez Peugeot, nous faisons tout pour vous satisfaire. Nos charmantes hôtesses vous accueillent avec le plus grand plaisir de jour comme de nuit. Ces dernières sont prêtes à exécuter le moindre de vos désirs, même les plus inavoués. Nettoyer le pare-brise avec leurs seins. Ou bien encore, astiquer votre levier de vitesses. Tout est possible. Vous pouvez même profiter de la totalité de leurs orifices. Et si après cela vous n’achetez pas une voiture, vous êtes vraiment un enculé.
Ainsi s’achève la pause publicitaire.
- — De retour au stade après une courte période de repos profitable aux athlètes. Il reste à faire la photo du podium.
Le recordman profite de cette pause pour pratiquer un cunnilingus à son binôme. Après tout, même si le pari était perdu d’avance, elle l’a bien gagné. Il ne lui a pas non plus facilité la tâche. Les mains de la belle se posent dans les cheveux masculins. Elle semble aimer cet intermède et s’en mord les lèvres. Un mélange de cyprine et de sperme atteint les papilles. Ça lui fait bizarre de goûter à sa propre semence, mais il y a un début à tout. Il prend son temps pour déguster cet abricot très juteux. Peu à peu, le goût change et se rapproche de celui des sécrétions féminines. Une fois rassasié, il s’enhardit à remonter vers la bouche de sa partenaire pour l’embrasser avec passion. Une dernière goutte de sperme en profite pour atterrir sur le clitoris. Les collègues se relèvent enfin précédés des vainqueurs assez reposés pour la pose photo sur le podium. Troisième Allemagne, deuxième Italie.
L’Autrichienne est conviée au tirage au sort du gage pour l’Italie. Elle doit, pour cela, piocher un papier roulé comme un parchemin dans l’urne des gages. Le rouleau est tiré, déroulé et lu par la Comtesse Alexandra qui part dans un éclat de rire. Le support papier apparaît sur l’écran géant et tout le monde peut lire. « Qualification à l’épreuve de sodomie pour le sanctionné par l’ensemble des participants du quart de finale, quel que soit le sexe. Les femmes sont autorisées à utiliser un gode-ceinture réglementaire de vingt-trois centimètres de longueur pour cinq de diamètre. »
- — Voilà, nous venons d’assister à la qualification de L’Autriche qui obtient son billet pour les quarts de finale. Je plains sincèrement le concurrent puni. Et ce n’est pas pour déplaire à l’Italienne. Depuis mon nid d’aigle, j’ai le loisir de la voir caresser les fesses de son compatriote. À Marseille, le Brésil s’est imposé et deux pays obtiennent un gage. La Suisse est qualifiée pour l’épreuve du malheureux concurrent italien tandis que le Paraguay va en épreuve de cunnilingus. À Lyon, les Belges l’emportent sans le moindre gage attribué à quiconque. Et à Lille, il y a une question que les arbitres se posent, l’Afrique du Sud gagne sa place en quart, mais écope aussi du gage… Nous en saurons plus demain. Et voilà, il est temps de rendre l’antenne. À vous, les studios.
À suivre…