| n° 21615 | Fiche technique | 96618 caractères | 96618 16486 Temps de lecture estimé : 66 mn |
17/03/23 |
Résumé: Clara constate des marques sur les poignets de sa meilleure amie Capucine. Va s’en suivre une conversation aux conséquences inattendues. | ||||
Critères: fh inconnu jardin fête fsoumise hdomine fellation fgode fist fdanus jouet sm attache bondage baillon yeuxbandés fouetfesse piquepince -dominatio | ||||
| Auteur : Myhrisse Envoi mini-message | ||||
Clara observa le poignet de son amie et ne put s’empêcher de sourire. Capucine venait de lever le bras pour héler un serveur, faisant redescendre la manche de son chemisier léger. Clara comprenait maintenant pourquoi son amie s’était si chaudement habillée.
Capucine suivit le regard de Clara sur son poignet et redescendit le chemisier pour qu’il masque de nouveau la marque rouge. Le serveur vint prendre leur commande avant de repartir. Clara transperça son amie des yeux.
Clara rougit de la tête aux pieds.
L’arrivée de leurs boissons les obligea à se décoller, mais Capucine repassa à l’assaut dès le serveur éloigné.
Comme Clara ne disait rien, Capucine s’amusa :
Clara rougit de plus belle.
On sonna à la porte. Clara ouvrit pour découvrir un livreur. Elle attrapa le colis, signa sur son téléphone puis referma la porte après les salutations d’usage. Elle ne se souvenait pas avoir commandé quoi que ce soit, mais le paquet portait bien son nom et son adresse.
Elle attrapa un couteau et la fermeture céda. Dans le carton se tenait une boîte noire. En soupirant, Clara la dégagea pour l’ouvrir. Elle découvrit, abasourdie, un œuf vibrant.
Capucine ricana.
Clara retira l’œuf de son étui. Ce faisant, elle constata que le fond se soulevait. Caché dessous, elle trouva un bout de carton imprimé et un document explicatif. Clara déplia la lettre et découvrit, imprimé en grosses lettres majuscules : BRAVO !
En dessous, on lui indiquait qu’elle venait de gagner à un tirage au sort en ligne. Elle avait l’habitude des arnaques. Elle n’y crut donc pas une seconde. En soupirant, elle continua à lire.
Le texte lui annonçait que le cadeau se composait de deux parties. La première était une entrée gratuite au prochain salon de l’érotisme. Clara se saisit du bout de carton. Il s’agissait bien d’un ticket pour l’évènement se tenant le dimanche suivant près de chez elle.
Elle revit sa position. Ce n’était peut-être pas une arnaque, après tout. À moins que ces gens espèrent qu’elle claquerait son fric en sex-toys une fois sur place. Sur ce point, pas de risque : du blé, elle n’en avait pas. Elle payait déjà difficilement ses factures, mangeait en fin de mois grâce à la soupe populaire et obtenait ses vêtements via des dons.
Clara continua à lire. Le second gain consistait en une soirée coquine privée. Pour y entrer, il suffisait de mettre l’œuf vibrant à sa place et de se présenter au vigile devant la porte-B avec une prise de sang de moins de 48 heures. Un scanner vérifierait la présence de l’objet, permettant d’entrer et de profiter de la soirée.
Capucine en rougit de la tête aux pieds.
Capucine répondit en criant gaiement, attirant le regard des autres clients qui retournèrent rapidement à leurs propres verres en ronchonnant.
Clara s’arrêta devant la porte-B gardée par un homme en noir qui en imposait. Il lui tendit la main. Elle pouvait sentir son cœur cogner fort contre sa poitrine. Avait-elle vraiment raison de vouloir aller de l’autre côté ? Elle sortit ses résultats de prise de sang de son sac et les tendit au vigile. Il le déplia, le compulsa rapidement puis dégaina un tube en plastique qu’il plaça devant le sexe de Clara. Elle en gémit de honte. Il savait exactement ce qu’il devait chercher. Elle devint aussi rouge qu’une tomate.
- — C’est bon, dit le vigile, le visage totalement neutre. Vous pouvez entrer.
Il attrapa la poignée. Clara s’avança. Il n’ouvrit que devant elle et referma rapidement derrière elle.
La pièce très éclairée contenait déjà beaucoup du monde : des hommes et quelques femmes. Tout le monde mangeait et buvait debout. Du champagne et des petits-fours, reconnut Clara. Elle avança timidement. Les conversations allaient bon train, toutes en anglais, langue que la jeune femme ne parlait pas, en dehors de « Hello » et « I love you ».
Elle ne se sentit pas à sa place. Les vêtements de marque et les bijoux frôlaient l’indécence. Tous ces gens affichaient leur richesse de manière exubérante. Cet endroit était réservé à une élite. Clara ne douta plus du tout d’avoir réellement gagné à un tirage au sort. Elle n’aurait jamais dû se trouver là.
Elle décida d’en profiter. Quitte à avoir gagné, autant y aller à fond. Elle dégusta les excellents croque-en-bouche et but quelques coupes, le tout en se promenant. Elle se rendit compte que certaines personnes échangeaient en français. Elle ne chercha pas à s’immiscer dans leurs discussions. Ils discutaient politique et affaire, deux thèmes sur lesquels Clara ne savait rien.
Elle détailla les personnes présentes. Le document avait indiqué qu’une soirée coquine l’attendait derrière la porte. Tout cela allait-il tourner en partouze générale ? Clara espéra que non. L’idée ne lui plaisait pas trop. Elle partirait si une orgie se mettait en place.
Elle préférait largement un face-à-face, avec lui, par exemple.
Brun aux cheveux courts, glabre, la trentaine, les yeux marron, il portait un costume hors de prix, mais ce n’était pas son physique à se damner qui attira Clara, mais son aura, ce quelque chose d’indéfinissable qui l’entourait. Il se dégageait de lui un charisme naturel. Elle constata que de nombreuses femmes l’entouraient, clairement sous son charme.
Clara fut tirée de sa contemplation par la sonnerie aiguë d’une clochette. Toutes les conversations moururent. Un silence pesant se fit.
- — Voici l’heure tant attendue du tirage au sort ! s’exclama un homme en apparaissant.
Pas besoin de micro dans cette petite salle calme.
Deux grosses boules transparentes apparurent. Toutes contenaient des télécommandes. Clara ne comprenait pas.
- — Vous connaissez tous les règles. Le couple formé n’a pas obligation à quoi que ce soit. Vous pouvez vous contenter de discuter, de passer une agréable soirée en tête à tête, ou plus si affinités. Messieurs, vous pouvez procéder à des échanges, des achats ou des ventes. Que l’appariement commence !
L’homme plongea sa main dans la boule à sa gauche, qui contenait beaucoup plus de bouts de plastique que celle de droite. Il en tira une télécommande et appuya sur le bouton.
- — Moi, dit un homme en montrant son bracelet illuminé de vert.
Clara constata que tous les hommes en portaient un. Elle fut déboussolée. Mais que se passait-il ?
L’homme sur l’estrade plongea sa main dans la boule de droite, en tira une télécommande et appuya sur le bouton.
- — Moi, dit une femme qui venait de sursauter.
L’homme au bracelet vert prit les deux télécommandes avant de s’éloigner avec sa désignée. Clara les suivit des yeux, mais ils disparurent derrière un rideau sombre.
Elle revint à l’estrade. Un autre homme partait avec une femme. Elle avait raté la désignation de ceux-là. La respiration rapide, elle refusait de croire ce qu’elle vivait. Ils ne pouvaient tout de même pas… Elle sursauta, l’œuf dans son ventre venant de s’activer d’un coup.
Son sursaut n’était passé inaperçu à personne. L’homme au bracelet vert récupéra les deux télécommandes et lui tendit galamment son bras. Sous les regards de l’assemblée, Clara se sentit obligée de le prendre et de suivre cet inconnu à l’écart.
Capucine ricana.
Capucine cria de nouveau, attirant les regards des clients qui ronchonnèrent de plus belle.
Capucine cria une fois de plus.
Les filles payèrent, sortirent puis se rendirent chez Clara qui habitait juste à côté. De tout le trajet, Clara n’avait pas dit un mot. Capucine sautillait frénétiquement. Les amies s’installèrent dans le canapé à moitié déchiré de la brune et Clara reprit son histoire sous le regard avide de la blonde.
Clara sentait sa culotte se tremper. L’œuf n’en était certainement pas seul responsable. Le brun ténébreux approchait. Il se campa devant elle puis lança un ferme « Suis-moi » avant de s’éloigner. Pas de main galamment tendue, pas de bras offert, pas de formule de politesse. Il allait droit au but, le salopard.
Clara ne s’en sentit que plus remuée. Elle se leva, les jambes tremblantes. Il avait déjà disparu derrière une porte dérobée. Clara se remua pour le rattraper. Un couloir se dévoila, un genre de coulisses. Elle le repéra disparaître à droite. Elle dut presque courir pour le retrouver. Elle entra dans ce qui ressemblait fort à une loge.
Elle sursauta lorsque la porte claqua dans son dos. Il venait de la fermer sans ménagement. Clara en frémit de terreur. Il commença à lui tourner autour tel un lion jaugeant sa proie. Elle aurait voulu pouvoir s’enfouir sous terre.
- — Déshabille-toi, ordonna-t-il.
Clara obtempéra, plus allumée que jamais. Elle était venue pour ça. Elle ne pouvait pas se plaindre de l’avoir ! La situation la troublait intensément, ce qui était le but de l’un comme de l’autre. Elle commença par ses chaussures à talon. Faire tomber le haut ne fut pas difficile. Certes, elle avait un peu de ventre, mais ses partenaires lorgnaient souvent davantage ses gros seins que ses bourrelets.
Clara retira son soutien-gorge. Le brun ne fit aucun commentaire. Il se contentait de la dévorer des yeux. Clara se trouva gênée à l’idée de retirer sa jupe, ici, comme ça, en pleine lumière. Elle trouvait ses cuisses trop grosses et ses fesses immondes.
Le brun attrapa une paire de ciseaux sur une étagère proche de lui et indiqua :
- — Soit tu l’enlèves, soit c’est moi qui le fais. Dans le second cas, j’espère pour toi que tu as prévu des vêtements de rechange sans quoi tu rentreras cul nu.
Tiens, il avait un petit accent anglais qu’elle n’avait pas repéré jusque-là. Cela acheva de la séduire. Elle se mordilla la lèvre inférieure. Il s’approcha armé des ciseaux et Clara défit rapidement sa jupe. Elle n’avait rien d’autre à se mettre. Le trajet de retour en bus serait compliqué sans cet habit. Le brun sourit en reposant sa double lame. La culotte suivit.
Clara se sentit plus observée que jamais. Elle avait plutôt l’habitude de baiser dans le noir ou au moins la pénombre. Et puis, il était habillé et elle nue. Le contraste la saisit. Elle n’en mouilla que davantage.
Les filles rirent.
Clara resta immobile, nue sous son regard brûlant. Elle n’osait pas bouger. Elle attendait… un ordre de sa part. S’en rendre compte la fit mouiller encore plus. Elle eut l’impression de dégouliner.
Après un temps qu’elle trouva infini, il s’approcha d’elle et la repoussa contre la porte. Il lui attrapa la main gauche et la monta au-dessus de sa tête. Une entrave s’enroula autour du poignet de la belle avant même qu’elle n’ait eu le temps de dire ouf.
Tandis qu’il agissait de même avec la main droite, elle observa la méthode d’accroche. Des sangles noires disparaissaient de l’autre côté de la porte. Clara tira dessus. Ça ne bronchait pas. Probablement qu’une boursouflure empêchait les liens de s’enfuir. Simple, mais redoutable.
Il entreprit de caresser les seins disponibles. Clara en soupira de plaisir. Il malaxait, pinçait les tétons, frappait sans brutalité avant d’effleurer, le tout en la fixant dans les yeux. Clara se noyait dans ses yeux couleur chêne.
La main du beau brun descendit sur les hanches. Clara se sentait perdue, mais ne voulait pour rien au monde retrouver son chemin. Elle lui appartenait, à cet homme dont elle ignorait tout. Il pouvait lui faire ce qu’il voulait. Au contraire, elle ne désirait que cela.
Elle ondula du bassin, espérant qu’il comprendrait l’appel et y répondrait. Elle accompagna ce geste d’un léchage de lèvres suggestif. Il répondit en lui offrant son index gauche à sucer. Elle s’attela à la tâche, espérant recevoir un autre membre plus gros.
La main disponible du beau brun atteignit l’abricot entretenu de Clara. Elle soupira d’aise, avançant les hanches pour montrer son contentement. Elle n’oubliait pas de bien sucer l’index de son partenaire. Sans quitter son regard, il attrapa la cordelette qui sortait du ventre et tira d’un geste sec. L’œuf sortit sans difficulté dans un bruit mouillé.
Il lui monta à hauteur d’œil. Elle fut mortifiée en le découvrant blanc de cyprine. Il retira son index pour placer le sex-toy à la place. Il vibrait contre sa langue. Elle sentit le goût acide de sa mouille. Il tendit le bras vers l’étagère et la vibration cessa.
Sans prévenir, il enfonça deux doigts dans l’intimité trempée de Clara et entreprit de la fouiller de sa main droite, tandis que la gauche enserrait la gorge de la jeune femme et serrait doucement.
Le ventre de Clara se réchauffa d’un coup. Elle se mit à haleter. Elle tira sur ses liens. Elle désirait caresser son partenaire, profiter du corps magnifique de ce beau brun ténébreux. Rien à faire. Les liens ne bronchèrent pas.
Capucine fit une moue boudeuse.
Un son aigu sortit de la gorge de Capucine. Clara était heureuse de ne plus être dans le bar en bas de chez elle.
Clara écartait les cuisses, offrant une autoroute à son tourmenteur. L’œuf dans la bouche l’empêchait de parler, mais de toute manière, elle n’avait rien à dire. Seuls des gémissements explicites sortaient de sa gorge. Il avait lâché sa gorge pour malaxer ses seins lourds. Son autre main devint plus aventureuse. Ce ne furent plus deux, mais trois doigts qui la fouillèrent.
Clara se sentait de plus en plus proche de la perte de contrôle. La jouissance approchait. Le brun enfouit alors sa main tout entière dans le sexe offert.
Clara se leva, ouvrit un tiroir et tendit un bout de papier violet à Capucine. La blonde s’en saisit et le parcourut des yeux avant de se figer.
Capucine ricana.
Clara se tut un instant, revivant difficilement ce moment bouleversant.
Clara observa la petite boîte tendue par le livreur. Elle n’osait pas la prendre. Le mec pressé devant sa porte ne cacha pas son agacement.
- — Vous refusez le colis ? demanda-t-il.
- — Non ! Non ! dit Clara en le lui arrachant des mains.
Le livreur soupira. Clara dessina rapidement une signature sur l’écran de son smartphone avant de lui claquer la porte au nez sans la moindre once de politesse. Fébrile, elle ouvrit le paquet qui contenait, sans surprise, une boîte entièrement noire.
Clara secoua le carton, le déchira même pour enfin faire sortir son précieux contenu. Elle souleva le couvercle pour découvrir un œuf vibrant mauve, réplique parfaite de celui de l’année passée.
Capucine se renfrogna. Elle fronçait les sourcils. Toute trace de désir avait quitté ses joues. Elle semblait plus inquiète qu’excitée.
- — Pas d’alcool, dit le beau brun en reposant le verre de Clara sur la table. Les cocktails sans alcool sont là-bas.
- — Bien, monsieur ! répondit-elle humblement.
Il s’éloigna sans un mot supplémentaire pour rejoindre ses connaissances. Clara n’avala pas une goutte d’alcool, mais puisa allègrement dans les petits-fours.
Puis, ce fut l’heure du tirage au sort. Clara s’avança, nerveuse. Le beau brun naviguait sur son téléphone, sans s’intéresser le moins du monde aux évènements en cours. Clara avait oublié ce léger détail. Elle était là pour passer la soirée avec lui, pas pour se retrouver en la compagnie d’un inconnu.
Ce fut pleine d’appréhension qu’elle observa le premier homme lever son poignet vert. Une femme frémit puis le rejoignit. Trois couples se formèrent sans que le brun lève le nez de son écran.
L’organisateur sortit une télécommande et appuya.
- — Oui, oui, c’est moi, dit le brun d’une voix dédaigneuse toujours sans lâcher son téléphone des yeux.
L’organisateur soupira. Il ne fit rien pour cacher son agacement. Clara n’en revenait pas. La répartition l’indifférait tant que ça ? L’œuf dans le ventre de la jeune femme vibra. Le brun fit signe à l’organisateur de lui lancer les télécommandes. Il ne comptait même pas se déplacer.
- — Bon, tu viens ? lança-t-il à Clara de sa voix grave teintée de son léger accent anglais.
Elle le rejoignit tandis qu’il soulevait un rideau noir masquant une alcôve contenant la table intime du repas. Elle ne s’attendait pas à manger avec lui. Alors qu’elle observait, interdite, la table ronde, il lui attrapa les bras et les lia avec des menottes.
- — Je me disais aussi, siffla Clara.
- — Assise, ordonna-t-il d’une voix sèche.
Clara obéit et le rideau se referma derrière le couple.
- — Le tirage au sort est truqué ? demanda Clara tandis qu’il prenait place en face d’elle, son téléphone éteint posé près de lui.
- — Non, mais l’argent achète tout, indiqua le brun.
Il avait payé pour qu’ils soient appairés. Mais combien cette soirée avec elle lui avait-elle coûté ? Un serveur apporta les plats qu’il disposa. Japonais ! Clara en saliva d’avance. Le brun se saisit des baguettes et commença à manger. Un pour lui, un pour elle. Il ne cacha pas son plaisir de la nourrir à la becquée.
Ils n’échangèrent pas un mot. Ils se dévoraient mutuellement des yeux. Clara gigotait beaucoup, tentant, en vain, de réduire la douleur dans ses poignets.
- — Ça fait mal, hein ! Ce sont des vraies. Elles ne sont pas faites pour jouer, précisa le brun.
- — Vous êtes policier ? le titilla Clara.
- — Non, mais l’argent achète tout, répéta le brun.
« Y compris des femmes ? » pensa Clara qui se faisait de plus en plus l’impression d’être une pute. Combien avait-il claqué pour être en sa compagnie ? Ceci dit, elle n’avait pas touché un centime. Une visite du salon de l’érotisme – et ça n’était pas hors de prix non plus – suivie d’un buffet, certes de qualité, mais pas extravagant non plus.
Ce repas japonais était délicieux, mais Clara douta qu’un grand maître fût derrière. Il payait pour sa présence, mais Clara désirait plus que tout être avec lui. Elle crevait d’envie qu’il pose de nouveau ses mains sur elle, qu’il la caresse, qu’il la possède.
Elle tira sur les menottes, mais ne parvint qu’à se blesser davantage. Nul doute qu’elle aurait des marques en sortant.
Il continua à la nourrir à la becquée. Clara savourait chaque bouchée, ravie de pouvoir goûter à chaque fois un peu de sa salive sur les baguettes. Son visage chaud devait avoir une jolie couleur écrevisse, mais Clara s’en moquait. Elle tenait à profiter de ce moment, de sa présence, de sa prestance, de son charisme, de cette puissance qui pulsait autour de lui.
Enfin, le repas fut terminé. Il attrapa son téléphone et le sac à main de Clara puis se leva.
- — Suis-moi, dit-il d’un ton froid.
Elle obéit, sentant sa culotte se tremper et ses seins pointer sous son chemisier. C’était peu dire qu’elle le désirait. Sans les menottes et son incroyable aura, elle lui aurait déjà sauté dessus pour le violer. Il l’emmena dans le même couloir que la fois précédente et entra dans une loge – une autre, remarqua Clara.
Il s’assit sur un fauteuil confortable, déboutonna son pantalon, fit sortir son sexe mou, puis, tout en allumant son téléphone, ordonna :
- — Suce-moi.
Clara resta une seconde interdite puis elle s’exécuta. Elle s’estimait plutôt bonne en fellation. Il allait en avoir pour son argent. Elle commença par le lécher, tant la verge molle que les testicules. Elle leva les yeux sur lui pour l’allumer, mais il n’avait d’yeux que pour son jouet technologique.
Agacée, elle accentua ses mouvements, le prenant vraiment en bouche, suçotant, aspirant, jouant de sa langue et de ses joues. Le pénis grossit, prouvant que les actes faisaient de l’effet au beau brun. Son visage, pourtant, n’exprimait rien.
Clara gronda et il l’ignora superbement. Elle tira sur ses liens. C’était la première fois qu’elle suçait sans ses mains. Elle aurait aimé les avoir. Les menottes ne cédèrent pas. Il avait précisé qu’il s’agissait de vraies. Autant dire que Clara n’avait pas la moindre chance de s’en départir. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elle reprit, y mettant toute sa bonne volonté.
Elle trouva rapidement les petits points de sensibilité. Il aimait qu’elle suçote juste le gland avant de l’avaler tout entier et le ressortir. Elle alterna ainsi les mouvements, ravie de le voir se contracter et finalement jouir dans sa bouche.
- — Avale, ordonna-t-il.
Clara n’aimait pas trop ça, mais elle le fit. Elle préférait cracher, mais si le mec le demandait, elle le faisait pour lui plaire. De fait, il n’était pas le seul à qui elle avait offert ça, mais cela restait tout de même une exception.
Il se rhabilla, se pencha sur Clara pour détacher ses mains, se rassit, reprit son téléphone en main puis lança :
- — Casse-toi.
Clara se figea, interdite.
- — Tire-toi, répéta-t-il agacé en agrémentant ses mots d’un geste de la main.
Clara récupéra son sac et sortit de la loge sans un mot. Elle rejoignit la salle de réception, avala un verre de champagne puis passa la porte pour revenir au salon de l’érotisme. Un « bip » retentit.
- — Madame ? lança le vigile. Vous ne pouvez pas emmener l’œuf vibrant. Il faut le rendre.
Clara passa sa main sous sa jupe, tira sur la cordelette puis tendit le sex-toy au vigile qui s’en saisit sans faire la moindre remarque ni montrer le moindre agacement devant l’objet trempé de cyprine. Clara monta dans le bus et rentra chez elle.
Capucine sortit son téléphone, fit une petite recherche puis annonça :
Elle avait prononcé ces mots avec un accent anglais à couper au couteau.
Capucine grimaça, mais obtempéra.
Capucine ricana. Clara venait de marquer un point.
Ce disant, Clara désigna les murs autour d’elle. Le studio faisait peine à voir. Il était propre et rangé, mais la vétusté le rendait humide et une odeur d’égout flottait sans cesse dans l’air. Clara n’avait pas les moyens de déménager pour mieux.
Clara s’arrêta en plein milieu de sa phrase. Capucine la vit blêmir.
Capucine lui prit une main et la serra gentiment.
Capucine était blême. Elle ouvrait de grands yeux ahuris. Sa respiration s’accélérait, mais cette fois de peur, et non de désir.
Capucine resta interdite.
Clara était vraiment heureuse de ne plus être dans le bar.
Clara lui envoya un regard narquois.
Clara sourit puis se lança.
Clara peinait à se remettre de ses émotions. C’était lui. Il avait pris la peine de se renseigner sur son emploi du temps. Passer ses congés en sa compagnie plutôt que dans son appartement pourri ? Plutôt deux fois qu’une. Bon, d’accord, elle ne savait pas où elle était ni ce qu’il comptait faire ni même qui il était d’ailleurs. Ces pensées lui firent monter le rouge aux joues et son ventre se contracta de bonheur. Elle en aurait presque ronronné.
Il l’attrapa par le bras et la força à avancer. Elle suivit difficilement. Les yeux bandés et les mains attachées dans le dos, elle craignait de tomber. Il la menait à un train d’enfer, indifférent à ses gémissements terrifiés.
Finalement, il la poussa et Clara se sentit tomber en avant. La peur la fit de nouveau se pisser dessus. Elle tomba, le visage en avant sur un matelas mou et tendre. Elle en rit et en pleura en même temps. Il adorait jouer à la posséder.
Les chevilles de Clara furent liées en un instant. Il la força à plier les genoux puis quelque chose relia ses entraves de pied à celle de ses mains. Après quoi, ce fut le silence total et plus rien ne toucha Clara.
Sur son matelas doux, elle tenta de bouger pour prendre une position plus confortable. Sur le côté, la tension était moins forte, mais présente tout de même. Elle gémit dans son bâillon. Nul ne répondit à sa supplication étouffée. Était-il parti en la laissant seule ici ? Elle tenta de retirer le bandeau en frottant sa tête contre le matelas et y parvint.
Ses yeux mirent un moment à s’habituer à la luminosité. Elle se trouvait dans une magnifique véranda meublée à l’ancienne. Le matelas blanc détonnait dans le paysage. Le beau brun se trouvait là, dans un fauteuil confortable en cuir. Il la regardait en souriant. Clara gémit.
- — Non, non, je ne vais pas te retirer le bâillon maintenant. Je sais très bien ce que tu veux me dire : « Espèce de connard, vous auriez pu prévenir. »
Clara ronchonna. Il lisait ses pensées. Elle ricana. Il sourit plus franchement.
- — Tu l’auras compris : j’adore posséder une femme, dit-il. J’aimerais vraiment qu’on joue au ravisseur et à sa victime. Ce type de jeu peut s’avérer délicat à accepter pour l’esprit comme pour le corps. Normalement, ça devrait passer, car nous savons l’un comme l’autre que c’est pour un temps limité. Vendredi prochain, je te ramène chez toi. Il te faudra bien le week-end pour t’en remettre.
Clara l’écoutait et plus il décrivait ce qu’il voulait, plus elle mouillait.
- — Ceci dit, continua-t-il, je veux que ça reste un jeu plaisant pour nous deux. Donc, si à un quelconque moment, tu ne prends plus plaisir, si quelque chose te déplaît, n’hésite pas à me le faire savoir.
Clara gronda dans son bâillon.
- — Pas maintenant, répondit-il. Toujours partante ?
Clara hocha frénétiquement la tête.
- — Parfait ! continua-t-il, tout sourire. Donc, tu es ma prisonnière. Et tu vas sagement faire tout ce que je te demande.
Clara sentit son cœur bondir à ces mots.
- — Commence par te mettre à genoux, ordonna-t-il.
Clara dut s’y prendre à plusieurs reprises, mais finalement, elle parvint à faire ce qu’il demandait. Il s’approcha d’elle et elle lui lança un regard terrorisé. Elle n’eut pas beaucoup à jouer la comédie. Elle se demandait vraiment si elle ne venait pas de se mettre dans le pétrin. Après tout, elle le connaissait à peine.
Capucine grogna, mais resta silencieuse.
Il s’approcha de Clara avec une paire de ciseaux et commença à découper ses vêtements. Clara frémit.
- — Je connais tes difficultés financières. Tout ce que je détruis, je le remplacerai, précisa-t-il. Ce ne sont pas un chemisier, une jupe et un ensemble de sous-vêtements qui vont me mettre sur la paille.
Clara sourit. Elle adorait sa prévenance. Elle le trouva adorable.
Capucine secoua la tête, désespérée, mais parvint à ne pas ouvrir la bouche.
Clara se retrouva rapidement nue. Il se replaça dans le fauteuil et la regarda en silence. Clara n’osait pas lever les yeux, de peur de croiser son regard avide. Elle se mit à trembler. Non de froid, car la véranda était chauffée en ce frais crépuscule, mais d’inconfort. Elle craignait ce qu’il allait faire d’elle. Elle s’imaginait des scènes, toutes plus perverses les unes que les autres.
Il sourit, comme s’il avait lu dans ses pensées toutes les images pornographiques qui venaient de défiler. Il ouvrit le sac à main de Clara et en sortit son smartphone.
- — Quel est ton schéma de déverrouillage ? demanda-t-il.
Clara se tendit. Lui donner l’accès à ses données personnelles, ses photos, ses messages ? Et puis quoi encore ? Certainement pas ! Lisant son refus sur son visage, il se leva, attrapa une longue tige souple, rejoignit sa prisonnière d’un bond et sans attendre, il abattit l’arme sur ses fesses. Clara hurla de douleur dans le bâillon.
Clara leva les yeux au ciel avant de reprendre son récit.
Clara s’assit sur ses fesses afin de protéger son postérieur. La réaction de son ravisseur fictif fut de lui empoigner les cheveux, de lui tirer un peu la tête en arrière avant d’abattre l’arme sur sa poitrine rebondie. Clara en eut le souffle coupé et elle fondit en larmes. Il la lâcha tandis qu’elle sanglotait. Elle n’en revenait pas. Elle ne s’attendait pas à ça et pourtant, c’était prévisible. Bien sûr qu’il ferait en sorte de se faire obéir.
- — Ton schéma ! gronda-t-il.
Clara dessina son « L » de son index droit dans l’air. Il répéta le geste sur l’écran puis retourna s’asseoir. Elle le vit brancher son téléphone à un ordinateur portable et pianoter. La douleur avait beaucoup diminué lorsqu’il annonça :
- — Deux interlocuteurs : ta mère et ta meilleure amie, Capucine.
Clara frémit. Il venait vraiment de fouiller sa vie, son téléphone ?
- — Un rendez-vous cette semaine, chez le dentiste. Tu as un problème aux dents ?
Clara fit « non » de la tête.
- — Simple rendez-vous de suivi ?
Clara acquiesça d’un geste. Elle ne voulait pas qu’il reprenne la badine. Il prit son propre téléphone, composa un numéro et une sonnerie s’éleva, prouvant qu’il avait mis sur haut-parleur.
- — Cabinet du docteur Pichon, j’écoute.
- — Madame Brent aimerait repousser son rendez-vous de mercredi à 15 h.
- — Bien sûr, répondit la standardiste. Je peux vous proposer le jeudi 22 à 18 h.
- — C’est parfait. Merci. Au revoir.
- — Au revoir, monsieur.
C’était aussi simple. Clara n’en revenait pas. La standardiste n’avait pas demandé de raison ni requis qu’il indique qui il était pour ainsi bouger le rendez-vous de quelqu’un. Elle en eut le souffle coupé. Il fallait dire qu’il parlait avec un tel aplomb ! Il respirait le charisme et la confiance en soi. Elle se sentit biche dans les pattes du lion et fondit à cette pensée.
- — Deux communications en moyenne par semaine avec ta mère. Une téléphonique, le dimanche vers 14 h, et l’autre par SMS, généralement le mercredi.
Ah bon ? Clara ne s’était pas rendu compte qu’elle était aussi routinière. À bien y penser, oui, cela ne devait pas être trop incorrect.
- — J’ai donc jusqu’à dimanche 14 h pour te dresser et faire en sorte que cette conversation se passe bien. C’est largement suffisant.
Un frisson parcourut Clara de la tête aux pieds. Elle sentit son intimité se tremper. Putain, il savait lui parler !
Capucine secoua la tête. Elle se retenait à grand-peine de hurler.
- — Pour les échanges SMS, l’intelligence artificielle a largement assez de données pour t’imiter à la perfection. Tu penseras à lire les échanges une fois de retour chez toi histoire de t’informer de ce que ton double numérique a dit à ta mère en ton absence.
Une machine pouvait-elle vraiment faire ça ? Clara en trembla de terreur.
- — Capucine maintenant, continua-t-il tandis que Clara peinait à intégrer toutes les informations. Vous échangez tous les deux jours, uniquement pour déterminer l’horaire exact de votre prochain rendez-vous en face à face. Quand es-tu tombée malade pour la dernière fois ?
Il regardait son ordinateur lorsqu’il avait posé sa question. Il ne s’adressait donc pas à Clara. Il pianota et moins de dix secondes plus tard, il indiquait :
- — Le 12 janvier. T’es pas souvent malade !
Clara n’en revint pas. Comment avait-il déterminé cela parce que de fait, c’était la vérité !
- — Comment as-tu géré Capucine ? OK, l’IA a ce qu’il faut. Là encore, tu liras tes échanges avec ta copine à ton retour.
Clara acquiesça.
La nuit était tombée. Il laissa le téléphone de Clara branché à son ordinateur puis se leva. Il vint derrière sa prisonnière et délia ses chevilles, mais pas ses mains, ni ne toucha à son bâillon. Clara commençait à sacrément souffrir de la mâchoire.
- — Lève-toi, ordonna-t-il.
Les jambes en compote, Clara eut du mal à obéir, mais y parvint en grimaçant.
- — Écarte davantage les cuisses, petite pute.
Clara frémit. Elle n’appréciait pas l’insulte.
- — Tu n’aimes pas que je t’appelle comme ça ? comprit-il. Je fais ce que je veux et toi, tu subis sans broncher. C’est clair ?
Son ton la glaça. Elle hocha la tête avant d’obéir à son injonction.
- — C’est mieux ainsi, lança-t-il. Maintenant, agenouille-toi.
Elle obtempéra.
- — Le dos droit. La tête levée et le regard droit devant. Les épaules en arrière. Ouvre les cuisses de manière à ce que tes genoux soient aussi écartés que tes épaules. Voilà, c’est bien. Lève-toi.
Clara gémit. Elle le vit attraper la badine. Clara se releva rapidement. Elle ne voulait surtout pas qu’il la frappe encore. Un nouveau coup cingla ses fesses. Elle cria avant de se tourner vers le brun pour lui envoyer un regard noir.
- — Les épaules en arrière, le dos droit, le regard fixé devant toi.
Elle obéit. Il tourna autour d’elle. Elle le suivit des yeux.
- — Le regard fixé devant toi, répéta-t-il. Tu n’as pas à regarder ce que je fais.
Clara obéit.
- — À genoux, ordonna-t-il.
Elle obéit. Un coup cingla ses fesses. Clara gémit en lui lançant un regard suppliant.
- — Position ! gronda-t-il.
Elle se redressa, leva le nez, prêta attention à son regard et écarta les cuisses comme requis. Elle se sentait tellement vulnérable. Elle crevait d’envie qu’il la baise, ou au moins, qu’il la touche, et pas avec sa badine ! Il ne semblait pas décidé.
- — Debout.
Malgré la fatigue, elle se releva et puisa dans ses dernières forces pour prendre une position parfaite.
- — À genoux.
Combien de temps allait-il jouer à ce petit jeu ? Debout. Couchée. Debout. Couchée. N’était-elle que son chien ? Non, comprit-elle. Elle était le jouet d’un enfant capricieux. Elle serait sa poupée pendant une semaine entière. Il ferait d’elle ce qu’il voulait. Elle se détendit à cette pensée et ce fut avec un sourire sous son bâillon qu’elle s’agenouilla en prenant soin de lui offrir une position parfaite.
- — Te voir heureuse est un vrai bonheur, dit-il.
Il dénoua la ceinture qui maintenait le bâillon et lui retira le tissu humide. Clara conserva le regard fixe devant elle et garda le silence. Il posa un verre d’eau sur les lèvres et elle but, avide d’hydratation. Il avait eu raison d’attendre avant de lui retirer le bâillon, car maintenant, elle n’avait plus du tout envie de l’insulter, de lui crier dessus ou de se plaindre.
- — Merci, monsieur, dit-elle et ses remerciements ne concernaient pas seulement le verre d’eau.
- — Mon plaisir, répondit-il. Debout et suis-moi.
Il entra dans la maison, délaissant la véranda. Elle découvrit un salon puis une salle à manger et enfin, une grande cuisine.
- — À genoux, ordonna-t-il en désignant un point précis sur le sol.
Clara s’y plaça et il se mit à faire la cuisine. Clara n’avait rien mangé depuis le déjeuner. Elle sentit son estomac gargouiller.
- — Position, gronda-t-il.
Clara ne le faisait pas exprès. Elle voulait lui offrir une position parfaite, mais peinait. Elle n’avait pas l’habitude de solliciter ainsi ses muscles. D’un naturel glandeur sur le canapé, elle ne faisait jamais de sport. Cette épreuve lui demandait de se surpasser. Elle se concentra, mais la douleur dans les épaules et le dos la fit se courber.
Il ouvrit un tiroir, en tira deux pinces à linge et les fixa sur les tétons de sa prisonnière avant de retourner à sa table de cuisson. Clara serra les dents. Deux de plus rejoignirent leurs cousines peu après. Lorsque le repas fut enfin prêt, Clara en avait trois par sein.
- — Debout. Suis-moi.
Il portait un plateau qui semblait lourd. Il ne requit pas d’elle qu’elle l’aide. Ils retournèrent à la salle à manger. Il déposa son plateau sur la table puis s’assit avant de claquer des doigts en désignant le sol. Clara s’y mit à genoux et il commença à manger. L’estomac de Clara gargouilla. Elle garda le silence, attendant sagement.
Il lui tendit sa main droite dans laquelle se trouvait un ravioli tiède. Clara, morte de faim, se rua dessus. Il retira sa main au dernier moment. Clara se recula en tremblant.
- — Tu vas recommencer en te montrant beaucoup plus douce. J’ai cru que tu allais me mordre. Calme.
Clara gloussa. Elle devait bien admettre avoir été un peu agressive dans son geste. Il lui reproposa la nourriture et elle s’avança lentement. Elle prit le morceau en bouche.
- — Embrasse ma main avant de commencer à mâcher ou d’avaler.
Clara le fit très volontiers. Ce petit jeu lui plaisait.
Capucine rit à cette remarque.
Capucine explosa de rire.
Capucine en fut bouche bée.
Il mena Clara dans la maison. Après un petit couloir, ils débouchèrent sur une grande chambre très bien décorée avec un immense lit double. Des couleurs chaudes, des meubles anciens, une couverture moelleuse.
Ils la traversèrent pour se retrouver dans la salle de bain attenante. Moderne, lumineuse dans des tons roses, double vasque, grande douche à l’italienne, toilettes, tout brillait de propreté.
- — À genoux, ordonna-t-il.
Malgré la fatigue, elle prit la position demandée en prenant soin de respecter ses préférences. Il retira les pinces d’un geste rapide. Clara hoqueta de douleur et ne fut pas en mesure de garder la position.
- — Redresse-toi ! gronda-t-il.
- — Ça fait mal ! chouina Clara.
- — Le retrait est toujours plus douloureux que la pose, indiqua-t-il.
Clara serra les dents. Elle l’ignorait, mais visiblement, pas lui.
Le regard droit devant elle, elle le vit néanmoins, sur sa gauche, sortir un collier en acier d’un tiroir et l’ouvrir. Quatre anneaux l’ornaient, répartis sur son contour. Il lui passa autour du cou et le fixa. Clara se sentit vraiment possédée.
Il sortit quatre autres entraves, identiques au collier, mais plus petites. Il passa derrière Clara pour orner ses chevilles. Puis, Clara entendit un bruit de chaîne et un clic retentit au niveau de sa nuque.
Enfin, ses mains furent libérées. Clara en ressentit un grand soulagement. Ses épaules hurlèrent leur contentement. Il prit délicatement chaque poignet et referma une entrave sur chacun d’eux.
- — Tu peux te lever et prendre soin de toi, indiqua-t-il avant de s’adosser au mur et de sortir son téléphone portable.
Clara dut s’avouer perdue.
- — Pipi, douche, brossage de dents. Je ne quitterai pas la pièce, précisa-t-il.
Clara se leva pour se découvrir dans le miroir en face d’elle. Une chaîne pendait depuis le plafond, reliée à son collier.
Clara acquiesça.
Capucine ricana.
Clara acquiesça.
Clara découvrit la douche, grande et proposant de nombreux produits lavants. Elle se nettoya, appréciant le contact de l’eau chaude sur son corps. Les marques de badine la brûlèrent un peu, mais elle passa outre et profita de ce moment de douceur.
Il ne lui adressa pas la parole, ne lui demanda rien, ne s’agaça pas, ne requit pas d’elle qu’elle accélère. Il naviguait sur son téléphone sans s’intéresser à la scène en cours. Clara ressortit, propre et sentant bon. Elle s’essuya avec une serviette puis la reposa sur son support chauffant.
Elle attrapa la brosse à dents dans le verre rose. Il ne dit rien. Clara avait bien compris le code couleur « bleu » pour lui et « rose » pour elle. Elle profita de ce moment pour avaler un nouveau verre d’eau puis se positionna debout, devant lui, avant d’annoncer d’une voix soumise :
- — J’ai fini, monsieur.
Il rangea son téléphone dans sa poche et leva sur elle un regard neutre. Il ne semblait pas excité le moins du monde. Clara trouva cela légèrement insultant, sans pouvoir exactement expliquer pourquoi.
- — Mains dans le dos, ordonna-t-il.
Il attacha les deux entraves d’un cadenas puis lui passa un bandeau sur les yeux. Elle se retrouva dans le noir, remplie d’espoir qu’il la baise sur ce carrelage froid. Elle entendit des bruits de tissu. Il venait sans aucun doute de se dévêtir et Clara sentit son envie monter.
Des bruits d’eau lui annoncèrent qu’il prenait sa douche. Clara se mordit les lèvres de frustration. Elle l’entendit sortir puis se brosser les dents. Finalement, il lui retira le bandeau. Il était en tee-shirt et short. Il s’était changé et lavé sans lui laisser la possibilité de le mater. Clara en trembla de rage.
Il libéra son collier puis l’amena dans la chambre, dégagea une chaîne sous le lit qu’il fixa à la cheville droite de Clara, après quoi, il libéra ses mains. Il ne détachait jamais un lien sans avoir placé le précédent. Il agissait vraiment comme un ravisseur avec sa prisonnière. L’effet était grisant.
- — Au lit, dit-il. Il est tard.
Capucine secoua la tête en soupirant.
Clara hocha la tête.
Clara avait fini de se préparer. La vessie vide, les dents propres, le visage maquillé, les cheveux coiffés, son reflet dans le miroir la troublait. Plus que tout, ce collier et sa chaîne la faisaient frissonner.
- — Tu aimes ce que tu vois ? demanda-t-il.
- — Oui, monsieur.
- — Moi aussi, indiqua-t-il. Rajoute ça !
Il posa devant le lavabo deux sex-toys en plastique mou en forme de pénis, un petit et un plus gros. Un plug et un gode, sans aucun doute. Il désigna un flacon transparent.
- — Tu peux utiliser du lubrifiant, si tu veux.
Elle attrapa le plug, l’enduisit de lubrifiant visqueux puis se pencha un peu pour l’insérer plus facilement. Le sexe anal ne l’avait jamais attirée, sans la rebuter non plus. Il ne faisait pas partie de ses pratiques quotidiennes, sans constituer un refus net. De plus, là, elle s’insérait elle-même le plug. Cela facilitait grandement l’acceptation. Une partie d’elle aurait aimé qu’il s’en charge lui-même. Un vrai ravisseur l’aurait probablement fait. Là, il jouait la sécurité. Ce n’était qu’un jeu après tout. Inutile de risquer de la blesser.
Une fois le gode inséré, Clara se redressa, découvrant cette nouvelle sensation de double pénétration. C’était une première pour elle. Elle ondula du bassin pour mieux sentir.
Un tube en plastique s’entoura autour de ses hanches. Un autre passa entre ses jambes. Elle aida son ravisseur à ajuster l’ensemble, ignorante de ce qui se tramait. Un cadenas se fixa au niveau de son nombril. La culotte en métal recouverte de plastique protecteur la serrait sans la blesser. Elle appuyait sur les sex-toys, les maintenant bien en place.
- — Elle te va bien, annonça-t-il. Quelque chose à dire ?
Elle fit non de la tête.
- — Ouvre la bouche.
Elle obtempéra. Il glissa à l’intérieur un gode épais, mais court et le fixa d’une lanière derrière son crâne.
Clara se regarda dans la glace. Un filet de bave commençait à apparaître au coin de ses lèvres. Elle se donnait l’impression d’être une sacrée salope. Elle en frissonna de plaisir. Il attacha une chaîne d’une trentaine de centimètres entre les poignets de Clara puis une autre entre ses chevilles. Alors seulement, il détacha celle de son collier.
- — À quatre pattes.
Clara prit la position demandée. Le mouvement fit se déplacer les sex-toys dans son ventre, la ceinture s’assurant qu’ils restaient bien en place. Il attacha une laisse au collier, passa la boucle à son poignet et se dirigea vers la chambre.
Clara gloussa. Capucine comprit que non, toujours pas. Elle soupira, agacée.
Il s’affaira au pied de Clara, qui, attachée comme elle l’était, ne voyait pas ce qu’il trafiquait entre ses jambes. Soudain, un gode s’inséra dans le vagin de la prisonnière. Elle sentit la présence froide d’un lubrifiant. Charmante attention de sa part, mais totalement inutile. Elle avait l’impression de se vider par en bas tellement elle ruisselait.
Il se releva et se recula d’un pas pour l’observer. Il sourit, visiblement ravi de son œuvre. Il sortit son téléphone, navigua dans les applications puis tapa sur l’écran. Le gode se mit à faire des va-et-vient lents dans le ventre de Clara.
Clara eut l’impression que ses tympans venaient d’exploser. Elle secoua la tête et ouvrit la mâchoire pour faire revenir ses capacités auditives. Une fois de plus, elle ignorait totalement que ce truc s’appelait comme ça.
Clara acquiesça.
Clara luttait contre ses liens, mais rien ne bougeait. Pas moyen de broncher. Et ce gode qui réalisait des allers et retours dans son vagin ! Elle voulait jouir. Elle le désirait tant. Rien à faire. Cette pénétration douce ne la comblait pas. Juste assez pour l’exciter. Pas assez pour la faire exploser.
Il la rejoignit. Il lui donna à nouveau à boire puis il s’accroupit face à elle. Il manipula la machine sans faire cesser ses mouvements. Elle ne voyait pas ce qu’il faisait. Quelque chose de doux entra en contact avec le haut du sexe de Clara. Elle ne pouvait pas voir quoi.
Il dégaina son téléphone, navigua un instant puis leva les yeux sur elle, sourit, puis tapa l’écran. En un instant, un tsunami se déclencha. Le gode accéléra le rythme, la pilonna efficacement tandis que la boule douce sur le clitoris de Clara se mettait à vibrer.
Le plaisir monta très vite, très fort. Elle était tellement sensible. Frustrée depuis la veille, les actions conjointes de la fucking machine et de la magic wand la propulsèrent au sommet. Elle hurla sa jouissance. Aucune des machines ne décéléra si bien que le plaisir continua à monter. Clara ignorait qu’il y avait quelque chose au-delà de cette jouissance.
Elle sentit quelque chose de différent, de plus fort, de profond, d’incontrôlable la saisir.
- — Non, non ! hurla-t-elle, terrorisée par ses propres ressentis.
- — Tu n’as pas le choix, répondit-il.
Clara tira sur ses liens. Elle ne pouvait pas bouger, pas même d’un millimètre. Il voulait qu’elle subisse cela. Le plaisir monta encore et Clara explosa en un orgasme puissant. Ce fut comme si un volcan crachait de la lave.
Les machines ne s’arrêtèrent toujours pas de s’occuper d’elle. Clara revint un peu sur Terre, le sexe un peu anesthésié, mais les vibrations et les caresses sur ses muqueuses allaient bientôt la refaire décoller, elle le sentait.
- — S’il vous plaît, monsieur, faites cesser.
- — Non, dit-il simplement. Amuse-toi bien.
Il retourna sous la véranda.
Capucine leva les yeux au ciel.
Clara craqua.
Clara hurla, pleura, supplia. Elle n’en pouvait plus. C’était trop. Et dire que ce plaisir, elle avait espéré le recevoir depuis la veille. Elle n’en avait jamais eu autant, mais tous ses récepteurs nerveux tremblaient. Elle ne voulait plus jouir, mais son corps lui échappait totalement. Elle ne contrôlait plus rien. Elle se débattait furieusement contre les liens, mais rien ne bougeait.
Après un temps qui lui sembla infini, il approcha et la torture cessa. Il attacha une longue chaîne de son collier à un anneau sur le foudre avant d’entreprendre de détacher sa prisonnière. Il la soutint sans quoi elle se serait ramassée sur le sol.
Il la déposa sur l’herbe. Clara tremblait de partout. La dépense avait été intense. Il l’aida à s’asseoir puis lui proposa à boire et à manger, du sucré, un goûter très appréciable.
- — Tu sais ce que j’aime bien chez toi ? dit-il tout d’un coup.
Clara secoua négativement la tête.
- — Tu te tais. La plupart des femmes que je dresse subissent de lourdes contraintes de paroles. Avec toi, je n’en ai pas besoin. Tu ne m’ennuies jamais avec du babillage inutile.
Clara sourit. Il était certain qu’elle n’était pas bavarde.
Clara reprit des forces. Son esprit s’éclaircit.
- — C’est l’heure de la promenade, annonça-t-il.
La promenade ? pensa Clara. Elle ne se sentait même pas capable de se lever.
- — À genoux, ordonna-t-il.
Elle se mit dans la position requise. Il n’eut pas besoin de la rabrouer pour sa posture. Elle était parfaite. Clara se sentait intensément détendue.
Une corde s’enroula autour de ses deux poignets réunis dans son dos, avant d’entourer son torse au-dessus, puis en dessous des seins, comprimant la poitrine, faisant ressortir sa poitrine déjà imposante. Elle observa cela avec circonspection.
- — shibari, dit-il. L’art japonais des cordes.
- — Vous semblez doué.
- — Non, répliqua-t-il. Ce truc est la base, la première chose qu’on apprend quand on prend des cours.
- — Vous semblez savoir ce que vous faites, insista Clara.
- — Parce que je le pratique quotidiennement. Je suis incapable de faire autre chose avec une corde.
- — Je vois. C’est comme ces gars qui apprennent à jouer un seul morceau à la guitare et qui emballent de cette manière.
- — C’est ça, confirma-t-il.
- — Ça fonctionne, dit-elle.
Il rit en retour.
- — Debout, ordonna-t-il.
Il détacha la chaîne la reliant au foudre et il l’emmena dans un petit cabanon derrière la maison. Du petit réduit, il tira ce qui ressemblait à un char de gladiateur romain.
- — Viens-là.
Il lia ses hanches au véhicule, à l’emplacement du cheval. Il lui mit ensuite un mors dans la bouche et monta sur le char.
- — Avance, ordonna-t-il.
Clara se tourna vers lui, le regard halluciné. Il comptait vraiment qu’elle joue la pouliche ? Elle peinait déjà à se tenir debout, les orgasmes sur le foudre lui ayant pris toute son énergie. Il se pencha et déroula un fouet. Clara se dépêcha de tirer pour avancer. Elle fut étonnée d’y parvenir.
Capucine ricana.
Capucine sourit.
Clara ne répondit rien. Il resta les yeux dans la vague. Au bout d’un moment, Capucine ne tint plus et s’écria :
Clara hocha la tête. Capucine blêmit.
Capucine en resta bouche bée.
Capucine grimaça sans rien dire.
Clara trembla d’appréhension. Allait-il vraiment l’obliger une nouvelle fois à subir cette suite insupportable d’orgasmes ? Elle avait envie de jouir, elle ne pouvait le nier. La promenade en pouliche de la veille, la découverte du shibari qui l’accompagnait, l’animalisation du matin et la fucking machine attachée au foudre, tout l’avait excitée. Et encore, elle oubliait le fait de manger dans sa main, la fellation complète sous le bureau, les pinces sur les seins dès qu’elle faiblissait tandis qu’il cuisinait, ses ordres cinglants, l’absence totale d’intimité. Il avait une telle emprise sur elle !
Elle tremblait de désir. Elle crevait d’envie d’être comblée, mais l’expérience de la veille l’avait refroidie. Trop, c’est trop !
Après avoir préparé la machine, il se redressa et lui indiqua :
- — Quand je viendrai te donner à boire, si tu me supplies de faire cesser, tu arrêteras de recevoir du plaisir et la douleur le remplacera.
Clara se figea.
- — Après tout, tu as le droit de préférer la douleur à ces orgasmes arrachés. Moi, les deux me conviennent. Je n’ai pas de préférence. Supplie-moi de faire cesser et tu obtiendras de la douleur en lieu et place du plaisir. Tu as compris ?
- — Oui, monsieur.
Il démarra la magic wand et partit travailler dans la véranda. Clara réfléchit. Que venait-il de faire ? Elle comprit. Il lui proposait une entrée dans le monde du SM. Jusque-là, la souffrance n’avait été apportée que par dose millimétrée. Quatre coups de badine le premier jour. Quelques pinces pas très douloureuses sur les seins. Une menace de fouet à laquelle Clara avait réagi en se montrant très obéissante pour y échapper.
Son attitude indiquait son dédain pour le SM. Il lui proposait de découvrir. Clara aurait-elle le cran de passer ce pas ? Aimerait-elle souffrir entre ses mains ?
C’était la première fois qu’il lui laissait le choix. Elle détesta ça. Elle ne voulait pas choisir. Elle voulait subir, ne pas avoir de responsabilité. La première fois qu’il vint lui apporter de l’eau, elle ne le supplia pas. Il fallait dire qu’elle n’était pas encore rassasiée. Pleine d’envie, elle en voulait encore.
Les orgasmes commencèrent à la faire souffrir peu après. Elle se sentait vidée, mais le duo infernal continuait sans relâche à la stimuler. Elle n’en pouvait plus. Elle voulait que ça cesse.
- — Par pitié, faites cesser, monsieur, s’il vous plaît, supplia-t-elle après avoir avalé le grand verre d’eau proposé.
Il hocha la tête. Il manipula son téléphone puis s’accroupit entre ses jambes. Elle poussa un petit cri lorsque quelque chose s’enficha dans les chairs tendres de ses nymphes sensibles.
- — Tu souffriras jusqu’à la fin de la séance. Le délai ne changera pas et rien ne pourra te faire revenir à l’état précédent. Tu pourras hurler et supplier autant que tu veux, rien ne me fera cesser.
Clara blêmit. N’avait-elle pas eu tort de le défier de cette manière ? De lui offrir cette possibilité ? Il manipula son téléphone.
- — Tu es néophyte, alors je vais être sympa.
Elle eut l’impression que des aiguilles de feu transperçaient son sexe, que ses chairs tendres se déchiraient.
- — Arrêtez ! hurla-t-elle.
- — Non, répondit-il fermement. C’est de l’électricité. Ça ne laisse aucune séquelle. Tu vas souffrir beaucoup, mais dès la fin de la séance, il n’en restera rien. Tu préfères souffrir ou jouir ?
- — Jouir, jouir ! répéta-t-elle en tirant sur ses liens qui ne bronchèrent pas.
- — Demain, tu ne me supplieras pas de faire cesser. Au contraire, tu me remercieras du plaisir que je te permets de recevoir.
- — Par pitié ! Arrêtez ça ! Arrêtez ça !
- — Non, cingla-t-il avant de retourner dans la véranda.
Capucine fronça les sourcils.
Capucine frémit.
Capucine ronchonna.
Capucine ricana.
Capucine ne semblait pas avoir réellement envie de l’entendre. Son visage était crispé et ses sourcils froncés.
Capucine bouda.
Capucine fit la moue.
- — Tu sais pourquoi il t’a ignorée ? demanda-t-il.
Clara secoua négativement la tête.
- — Parce qu’il sait que je suis quelqu’un de très jaloux. Or, il venait me demander une faveur. S’il avait ne serait-ce que posé les yeux sur toi, j’aurais refusé de lui donner ce qu’il demandait.
Clara gloussa.
- — Si tu penses avoir été transparente, détrompe-toi. Il n’a jamais été très doué en négociation, mais là, ça a été catastrophique pour lui. Nul doute que tout son sang avait déserté son cerveau.
Clara rit franchement.
- — C’est grâce à toi, alors, merci.
Clara se sentit bien mieux.
- — Ne te crois pas sans valeur. Tu ne l’es pas. Tu es une personne formidable. Il serait temps que tu t’en rendes compte.
Clara se sentit fouillée jusqu’au plus profond de son âme par son regard intense. Le moment magique cessa lorsqu’il lança légèrement :
- — Prête à reprendre la promenade ?
- — Oui, monsieur.
Il remit le mors, remonta sur le char, et le programme habituel reprit.
Clara confirma.
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Clara rentrait chez elle. Son immeuble était le suivant. Une voiture s’arrêta à sa hauteur. Il en sortit. Elle le regarda, surprise de le voir. Il lui tendit une feuille de papier. Clara s’en saisit et la déplia, dévoilant une lettre imprimée. Clara la parcourut rapidement. Quelqu’un réclamait deux millions d’euros contre la non-divulgation d’une vidéo.
Clara leva les yeux sur le téléphone du beau brun pour découvrir des images animées le montrant lui en train de cravacher le cul d’une personne encapuchonnée impossible à identifier. Clara haussa les épaules.
Il rangea son téléphone. Clara poursuivit :
Elle n’en revenait pas. Capucine lui réclamait deux millions d’euros contre la non-diffusion de cette vidéo ?
Elle constata son regard froid.
Elle lui rendit la lettre, retenant difficilement ses larmes. Il prit la feuille et rentra dans sa voiture.
Il démarra sans un mot et disparut au coin de la rue. Clara avança jusqu’à son immeuble. Arrivée en bas, elle sortit son téléphone et envoya « Viens chez moi. J’ai besoin de te parler » à Capucine. Clara resta là, en bas, attendant sa meilleure amie de pied ferme. La blonde arriva un quart d’heure plus tard.
Capucine se figea puis se reprit.
Une sonnerie retentit depuis le sac à la main de la blonde. Elle sortit son portable.
La blonde décrocha en mettant son copain sur haut-parleur.
Capucine se pétrifia. Il y eut un petit silence, puis Francis reprit :
Il raccrocha.
Elle fit son code d’immeuble et y pénétra, laissant Capucine seule sur le trottoir.