| n° 21572 | Fiche technique | 59536 caractères | 59536 9742 Temps de lecture estimé : 39 mn |
01/03/23 |
| Présentation: Les aventures de Valentine Lemark, alias Domino. Une double personnalité ? Une folie ordinaire ? Valentine se découvre, et cherche à se comprendre… | ||||
Résumé: Valentine vivait de ses compétences en matière de décoration d’intérieur et de jardins. Elle s’était très vite fait un trou dans un métier méconnu. Chaque client était surpris des tarifs pratiqués par cette charmante décoratrice. | ||||
Critères: #domination #exhibitionniste f fhh candaul humilié(e) cérébral voir noculotte ffontaine fmast fellation fdanus jeu aliments sm init | ||||
| Auteur : Juliette G Envoi mini-message | ||||
| Collection : Domino Numéro 02 |
Valentine écrasa sa cigarette à peine allumée dans le gros cendrier de verre. Certainement du cristal. Thomas avait les moyens financiers de bien vivre. Il travaillait pour son propre compte, livrant des sites Internet clés en main, et gérait des logiciels pour des clients. Comptabilité et gestion de petites entreprises. Thomas assurait également la maintenance des outils informatiques. L’amant de Valentine gérait, en parallèle, le patrimoine immobilier que son père lui avait laissé. Un gros patrimoine. Thomas avait monté sa petite société, pour se prouver qu’il pouvait vivre sans l’argent de son père. Il avait réussi et vivait des fruits de ces deux sources de revenus.
Valentine, elle, vivait de ses compétences en matière de décoration d’intérieurs et de jardins. Elle s’était très vite fait un trou dans un métier méconnu. Chaque client était surpris des tarifs pratiqués par cette charmante décoratrice. La décoration était pour eux, un milieu pour snobinards prêts à dépenser leur fric pour satisfaire leur ego. Le plus gros du travail pour Valentine avait été de se faire connaître, et de défricher le terrain. Les tarifs demandés avaient fait le reste. Ses premiers clients furent tous agréablement surpris, des idées que Valentine couchait sur le papier à dessin, ou sur sa page Web. Pour une centaine d’euros, une cuisine mal conçue et banale devenait jolie et fonctionnelle. Chambres, salons, changeaient de visages, pour une somme modique, et des jardins non entretenus et sans charme, devenaient de petites oasis de verdure. Pour les jardins, le travail de Valentine était un peu plus cher, même si largement au-dessous de celui de ses concurrents. Pas de secrets. Ses idées ne faisaient pas tout. Il y avait les achats de plantes à prendre en compte. Évidemment, la jeune femme était loin de rouler sur l’or, mais ses occupations la satisfaisaient pleinement.
En ce moment, elle travaillait dans l’appartement d’un jeune couple. Leur petit immeuble avait vue sur les dunes environnantes. Dunes éloignées certes, mais Val comprenait parfaitement, qu’il pouvait être agréable de se poser sur ce balcon, pour rêvasser sur l’horizon. Le couple désirait donc des idées, pour faire de leur grand balcon inutile, une petite terrasse agréable. Le projet de Valentine était chiffré. Le couple avait un budget de mille euros. Ils en auraient pour un peu plus de six cents euros. Plantes en pots, deux jeunes arbres fruitiers. Olivier et figuier. Une table basse en teck, accompagnée d’un petit canapé, et d’un fauteuil alliant tissus rouge vif, et bois de teck. Le propriétaire fixerait lui-même un long paravent de verre à une partie de la rambarde du balcon, et poserait au sol un carrelage sablé aux tons ocre. Deux grandes aquarelles murales de mer et de bateaux. Le tout, d’occasion.
Valentine Lemark ne travaillait que si le projet lui plaisait vraiment. Parfois, il arrivait qu’elle ne se dégage aucun salaire.
Cette fois, ce dernier chantier l’avait beaucoup motivée. Elle prenait simplement de quoi couvrir ses frais. D’elle-même, la jeune propriétaire, ravie du travail de Valentine, refusa que la décoratrice ne soit pas rémunérée. Elle argumenta qu’elle n’aurait pas même été fichue de choisir la table de bois noir, qui allait si bien avec son nouveau canapé. Elle ne tint pas compte du devis de Val et lui octroya deux cents euros de plus.
Des gens aux salaires modestes contactaient maintenant Valentine. Quelques conseils, quelques euros pour son carburant, et tout le monde était content. Ainsi, le principe de bouche à oreille fonctionnait parfaitement.
Valentine s’assied sur le large canapé de tissu gris. Son peignoir gênait ses mouvements, collé à son corps par la moiteur de sa peau. Elle avait chaud. Neuf mois passés avec Thomas. Une tranche de vie, passée comme un éclair dans un ciel d’orage. Val, profitant de sa matinée, s’était décidée à se poser, et à faire le point sur sa vie avec cet homme. Le couple vivait le plus souvent chez Thomas, mais il arrivait qu’ils passent du temps dans le petit appartement de Valentine. Thomas cuisinait. C’était lui qui préparait leurs repas. Ils se partageaient les tâches ménagères, sans qu’aucune concertation ne soit nécessaire. Ils s’entendaient parfaitement, et se plaisaient dans la compagnie de l’autre. Valentine se sentait bien, et voyait leur couple comme un bon exemple de vie à deux. C’était surtout sur l’autre côté de sa vie que la jeune femme cherchait à se rassurer. La face sombre de leur couple. La face cachée de Valentine. Domino !
À n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, Thomas pouvait appeler Valentine ainsi. Et Domino prenait vie. Thomas assouvissant ses désirs, comme ses envies, sans se soucier des états d’âme de sa petite Domino. Il faisait l’amour à Valentine. Douceur, tendresse et passion. Thomas baisait Domino, la prenait sans s’occuper de son plaisir, et imposait sa loi. Domino pouvait être bâillonnée, attachée et fessée, subissant tous les caprices de son homme. Dénudée et caressée jusqu’à l’orgasme à n’importe quel moment de la journée. Baisée chez Valentine, chez Thomas, ou dans l’un ou l’autre de leurs véhicules. Sodomisée debout contre un mur, ou penchée sur une table, Domino satisfaisait son maître de toutes les façons possibles. Domino éclipsait parfois totalement la douce Valentine. Parfois pour une journée entière. Plus rarement, pour un long week-end. Et Valentine adorait être Domino.
Tout au début, Domino n’apparaissait que dans la vie intime du couple. Puis, Thomas, l’air le plus sérieux du monde, prévint Valentine qu’elle devrait accepter, ou refuser, de franchir un nouveau pas. Valentine l’avait embrassé et lui avait gentiment expliqué qu’il ferait mieux de parler de tout cela avec Domino.
Domino découvrit donc d’autres horizons. C’était réellement une nouvelle vie qui s’offrait à elle. En fait, Domino se découvrait elle-même. Tout comme il y avait une Valentine, qui se partageait entre travail en intérieur et en extérieur. Il y avait une Domino qui partageait son plaisir, de la même façon. Jusqu’ici, Domino était femme d’intérieur, et vivait son intimité avec son amant dans leurs petits nids douillets. Son plaisir était de tirer sa jouissance de sa soumission à satisfaire Thomas. Être Domino en extérieur serait certainement une découverte plaisante. Une première fois, Thomas et Domino filèrent vers une plage sous une pluie battante. Si le temps restait doux, il tombait des cordes. Pour le seul plaisir de son maître, Domino s’exhiba entièrement nue. L’eau ruisselait sur son corps, tandis qu’elle obéissait aux demandes de Thomas. Domino, debout, jambes largement écartées, fesses tendues vers la mer, se retourna sous l’avertissement de Thomas. Puis, sous son ordre, elle jouit en un long cri rauque, sous les yeux d’un surfeur éberlué, quittant une mer qui devenait houleuse.
Les toutes premières expériences de cette nouvelle sexualité, vécue par Domino, lui firent découvrir une variété d’orgasmes inconnus. Plaisirs inconnus et inespérés, qu’elle nomma à la va-vite, tentant d’identifier et de différencier au mieux ce déferlement de jouissance.
« L’orgasme cérébral amont ». Celui qui la faisait gémir de plaisir à l’idée qu’elle allait s’exhiber devant quelqu’un.
« L’orgasme incontrôlé ». Celui qu’elle subissait subitement, et sans pouvoir s’en défendre, découvrant que le fait qu’un jeune type la regarde s’offrir nue sur le sable d’une plage l’excitait terriblement.
« L’orgasme direct ». Une jouissance désirée, le plus souvent violente, qui la bousculait sous les yeux de celle, de celui, ou de ceux qui la regardaient.
« L’orgasme cérébral aval ». Celui qui la ravageait, en songeant à ce qu’elle avait fait devant des inconnus très excités.
« La chaîne ». Une succession d’orgasmes, ou orgasmes multiples, qui pouvaient faire se tordre Domino un long moment. La première « chaîne » naquit sur une plage. Un couple de voyeurs qui avaient fini par faire l’amour sous ses yeux, avait déclenché cette nouveauté, que la jeune femme nommait « chaîne ». Le couple, devenu très curieux, s’était finalement approché. Thomas s’était fait un plaisir de donner des détails sur l’intimité de sa petite Domino. Ce qui fit naître un nouveau type d’orgasme au creux des reins de la jeune femme.
« L’orgasme humiliant ». Domino avait gémi et crié près d’une heure durant, combinant les orgasmes « chaîne » et « humiliant », offerte et humiliée de s’offrir sous les yeux de son amant et du couple.
Thomas, comme le couple, lui ordonnait de poser ainsi, de s’exhiber de telle manière, ou de se toucher à tel endroit et de telle façon. Une jouissance devenue presque douloureuse que Domino ne parvenait pas à tuer. Un plaisir transformé en une véritable petite torture, à la longue. Domino avait eu l’impression que chacun de ses muscles la faisait souffrir, et qu’un fer rouge fouaillait ses entrailles.
Coquette sans trop de chichis, jeans et pulls étaient ce que Valentine portait le plus souvent. Parfois, plus féminine, elle se vêtait d’une jupe, ou d’une petite robe sans prétention. Valentine aimait porter de jolis sous-vêtements, c’était son seul petit plaisir vestimentaire. Domino, elle, allait nue sous des jupes ou des robes. Perpétuellement nue, sous ce qu’elle portait. Thomas ordonnait et Domino obéissait. Sur un mot de Thomas, Domino déboutonnait sa robe, ou relevait un pull, pour montrer sa poitrine parfaite. Robe ou jupe relevée, elle dévoilait ses fesses hautes et fermes à des inconnus, ou exhibait son intimité ouverte par le désir, et le plus souvent détrempée par le plaisir, à des voyeurs heureux. Valentine entretenait un pubis aux poils de jais, délimitant sa petite forêt intime. Domino avait dû sacrifier le sien. Sexe doux et lisse. Et donc, Valentine avait dû se sacrifier. Elle en avait un peu souffert aux débuts, luttant contre des démangeaisons agaçantes. Puis, ces désagréments avaient cessé, et Val s’était habituée à garder son pubis glabre.
Domino découvrit également qu’elle pouvait jouir sous les mots. Thomas avait réussi à donner vie à ce petit exploit. Mots crus, insultes dosées avec un certain savoir-faire, description détaillée des actes de Domino, au moment même où elle officiait, faisaient lentement monter le plaisir au creux du ventre de la parfaite soumise qu’elle était. Domino jouissait sans même avoir à poser un doigt sur son corps.
Valentine, nue sur son canapé, sourit en attrapant son paquet de cigarettes. En fait, tant que ses proches ne se douteraient de rien, cette vie la satisfaisait pleinement. Domino lui apportait bien plus de joie que de soucis. Valentine s’éclipsait toujours avec un peu d’appréhension. Domino assumait tous ses actes et cela rassurait Valentine. Le téléphone portable vibra et la jeune femme se baissa vers la table basse.
Valentine était partie. Domino ouvrit ses cuisses, et sa main descendit sur son ventre. Elle soupira quand la pulpe de son majeur effleura son clitoris.
La jeune femme bougea, et lentement tourna son corps pour s’allonger sur le ventre. Elle déposa son portable sur le tissu, tout près de son visage.
Une main aux doigts fins et délicats approcha un peu plus l’appareil de son visage.
Les seins lourds bougèrent et Domino lâcha un soupir pour se relever.
Une longue main écarta une fesse, et la jeune femme soupira encore quand son majeur pénétra son sexe. Visage sur le tissu du canapé, bouche à toucher le portable, elle gémit doucement.
L’extrémité de son pouce pesait sur son anus, et Domino sentait les pointes érigées de ses seins demander à ce qu’on les pince.
Un gémissement accompagna le mouvement du pouce de Domino, tout le temps qu’il s’enfonça dans l’étroit orifice.
Domino bougea son pouce, et cria aussitôt…
Thomas déposa un verre de vin rouge devant Valentine, et vint s’asseoir à ses côtés.
Thomas lui sourit, mais eut aussitôt une moue, signifiant qu’il éprouvait quelque doute.
Matthew Longman était le meilleur ami de Thomas. Anglais et habitant en France depuis plus de vingt ans. Sa petite société faisait vivre un petit millier de personnes. Matthew travaillait entre Londres et la France. Il organisait des ventes ou des échanges divers. Échanges, locations ou ventes de propriétés, de meubles ou de véhicules, de collection ou non, bref… Tout ce qui pouvait intéresser ses clients et lui permettre de faire quelques bénéfices. Il vivait non loin de Paris et avait une petite maison sur la côte Nord. Peu de temps avant, il vivait avec deux femmes. L’histoire avait capoté. Matthew Longman était un véritable ami, un type bien, et un habitué des plaisirs d’une sexualité libre.
Valentine, cette fois, éprouvait une réelle appréhension. Une frayeur qui lui serrait la gorge. Thomas caressa une nuque tendue, et déposa un baiser dans le cou de sa compagne.
Thomas attira le visage de Valentine vers lui, et l’embrassa sur les lèvres.
Valentine laissa filer un sourire un brin rigide.
Valentine but une gorgée de vin, et jeta un regard un peu voilé à Thomas. Ses cheveux épais brillaient sous la lueur de la lampe halogène. Ses yeux clairs semblaient étrangement fixes.
Thomas tendit son verre à Val, qui venait de le reposer. Elle le porta aussitôt à ses lèvres sans regarder son amant.
Domino répondrait au coup de sonnette de leur invité. Totalement nue. Elle ouvrirait à Matthew, et le mènerait au salon. Ce serait elle et elle seule qui préparerait le dîner et choisirait les vins. Valentine, les yeux fixant un point devant elle, coupa la parole à son amant sans même bouger un cil.
Cette fois, Valentine parut reprendre vie. La respiration oppressée, elle dévisagea Thomas comme si elle ne comprenait pas. Elle paraissait soudainement perdue, et ses yeux annonçaient l’orage. La colère fonçait le gris du regard de Valentine, comme un nuage noir obscurcissait le ciel.
Valentine expira profondément. Ses seins montaient et descendaient sous son pull, démontrant que sa respiration était plus que désordonnée.
Domino obéirait, et ferait tout ce qu’elle acceptait de faire habituellement. L’unique différence résidait dans le fait que la soirée se passerait chez eux, et que Matt était le meilleur ami de Thomas. C’était plus un gémissement qu’un soupir. Val s’empara de son verre. Sa main tremblait un peu et Thomas le remarqua.
Valentine prit le temps de boire un peu de son vin.
Thomas s’approcha de Valentine et il entoura ses épaules d’un bras.
Valentine pencha la tête de côté, et ses immenses yeux gris fixèrent un long moment, un Thomas un rien décontenancé.
Thomas se laissa aller contre le dossier de son canapé.
Val s’étendit contre son amant et sa main glissa sur sa chemise pour s’arrêter et s’occuper de la ceinture de cuir qui enserrait la taille de Thomas.
Val bougea et embrassa son amant. Elle le sentait dur et tendu dans sa main, et elle ne s’attarda pas sur les lèvres qu’elle embrassait.
Domino, suivant les désirs de son amant, avait quitté la salle de bain, et était restée entièrement nue, affairée en cuisine. Il était dix-huit heures, elle avait tout le temps pour orchestrer menu et préparatifs.
Domino terminait la composition du dîner. C’était plus un apéritif amélioré qu’un dîner. Ou un apéritif dînatoire, comme certains nommaient ce genre de préparation. Domino n’avait pas lésiné sur les quantités. Canapés divers et variés, et une salade composée qu’elle venait de découvrir. Du riz, des avocats coupés en petits cubes, des miettes de crabe, et des haricots rouges. Trois cuillères à soupe de mayonnaise et mélanger. Estragon, basilic, huile et vinaigre. Saler et poivrer. Du pain grillé ou frais, des fromages. Deux vins blancs de pays, et deux beaujolais de cinq ans qu’elle avait versés dans des carafes à décanter… Quant au dessert, Domino n’osait pas y songer.
Valentine était tendue et se sentait nerveuse. Domino serait exhibée pour la toute première fois, chez elle. Chez Thomas, plus précisément. Mais ce détail n’était pas à prendre en considération. Elle serait exhibée devant ce fameux Matthew. Valentine était partagée entre le doute et la curiosité. Elle doutait que Domino apprécie une soirée comme celle-là. Val regrettait presque d’avoir accepté la proposition de son amant. Pourtant, sa curiosité n’avait pas faibli. Elle tenait à comprendre. Comment Domino pourrait-elle être le dessert de cette soirée, alors que personne ne la toucherait ? Un dessert que l’ami de Thomas n’effleurerait pas même du doigt. Valentine savait que Domino finirait par apprécier d’être livrée aux regards des deux hommes. Elle restait un peu angoissée, mais savait que Domino éprouverait vite du plaisir, à exciter ce Matthew. Et Domino le serait plus encore. Cette histoire incompréhensible de dessert ne quittait pas son esprit. Val avait une entière confiance en Thomas. Pourtant, elle avait beau chercher comment Thomas et Matthew se serviraient d’elle comme d’un dessert, elle ne trouvait pas d’explication. Et Domino, elle non plus, n’en avait pas la moindre idée.
Domino ouvrit la porte d’entrée, et salua son visiteur d’un sourire, s’effaçant pour le laisser pénétrer dans l’appartement de Thomas. Il lui sembla que les pointes de ses seins se dressaient plus encore. Elle espéra ne pas en rougir, sachant sa cause perdue d’avance.
Tout comme il avait regardé ses tétons durs et érigés, elle savait que derrière elle, Matthew regardait maintenant ses fesses. Entièrement nue, Domino se dirigea vers la cuisine, désignant le salon à son invité.
Effectivement, bien que pas réellement son type, l’ami de Thomas était bel homme. Grand et bien découpé, il devait avoir sensiblement le même âge que son amant. Blond, des yeux bleus et un visage régulier. Il plaisait certainement aux femmes. Si Domino se devait d’être ce qu’elle était, et restait sur une certaine réserve, Valentine, elle, aurait souvent souri à certaines des anecdotes racontées par cet homme sympathique. Domino écoutait et se tenait tranquille, attentive à satisfaire les deux hommes.
Assise sur une large chaise de bois foncé, la jeune femme se sentait exposée comme jamais elle ne l’avait été. Cela n’avait absolument rien à voir avec une exhibition sur une plage, dans un cinéma ou dans un parc. Elle était livrée aux regards de son amant et de ce Matthew, sans un instant de répit ni moyen de se dissimuler ne serait-ce qu’un moment. Domino gardait ses jambes serrées, et c’est tout ce qu’elle pouvait faire pour se préserver. Ses seins bandaient depuis qu’elle était nue, et bien avant l’arrivée de Matthew. Depuis qu’il était présent, ses tétons étaient presque douloureux, à force d’être durs. Et, bien sûr, elle mouillait l’intérieur de ses cuisses. Thomas n’avait encore rien exigé d’elle, mais ni lui ni Matthew ne pouvaient être dupes. Ses tétons hurlaient l’excitation de Domino, et son sexe dégoulinait. Elle s’était levée assez souvent pour resservir canapés, portions de salades et boissons, pour comprendre que les deux hommes la savaient trempée. Son pubis lisse ne cachait rien de sa fente ouverte, et brillante de cyprine. Quant à ses cuisses, elles étaient collantes de mouille.
Matthew venait de refuser poliment l’invitation de Domino à reprendre du fromage.
Thomas y alla de ses propres compliments, et Domino récidiva en le remerciant.
Thomas avait lâché la phrase, sans la moindre prévenance. Il annonçait un fait. Matthew avait bougé, et s’était décalé du dossier de son fauteuil. Son verre de vin rouge en main, il fixait Domino sans un mot. Thomas, lui, souriait.
Thomas souhaitait qu’elle jouisse et elle obéirait. Partagée entre une grande excitation, et une honte délicieuse à savourer, Domino ferma les yeux. Ses longues mains englobèrent ses seins et les soulevèrent.
Domino ne chercha même pas à faire durer le plaisir, et pinça les pointes tendues de sa poitrine.
Les seins soutenus par ses mains, Domino étirait ses tétons jusqu’à ce qu’ils la fassent doucement gémir d’un plaisir nappé de légère douleur.
Domino ne réussissait plus à ne pas s’embrouiller, et le savait. Elle mêlait l’instant présent à son fantasme. Cuisses ouvertes à l’équerre, Domino avança son corps et ne laissa qu’une partie de ses fesses en contact avec le bois de son siège. Jambes écartées, intimité offerte, elle laissa échapper un gémissement rauque. Ses doigts pinçaient ses tétons et Domino, comme à regret, abandonna la pointe de son sein droit. Sa main descendit sur son ventre, et ses doigts écartèrent la fente de son sexe. Son majeur massa lentement son clitoris un instant, puis Domino lâcha très vite qu’elle allait jouir.
Le corps de Domino s’arqua, et la jeune femme feula un moment, puis elle enfonça deux doigts dans son antre et elle les fit aller et venir très vite en elle.
Le corps agité de soubresauts, Domino laissa échapper un sanglot étranglé, aspergeant le parquet d’une épaisse giclée de plaisir.
Domino s’était comme affaissée sur sa chaise. Sa respiration désordonnée troublait seule le silence.
La jeune femme resta immobile, repliée sur elle-même, visage dans les mains.
Valentine laissa l’eau lui asperger le visage un long moment. Elle avait réuni ses cheveux épais en une petite queue de cheval, pour ne pas les mouiller. Sa coupe au carré ne lui permettait pas des choix variés en matière de coiffure. L’eau de la douche coulait sur son corps. Chaude. Presque trop chaude à supporter. La jeune femme avait besoin de se détendre. Elle sentait encore son ventre contracté, et ses seins restaient gonflés par le désir. Ses tétons bruns étaient toujours durs, toujours un peu tendus à l’ordinaire. Sans désir aucun, ses pointes de seins restées érigées toute la soirée, longues et dures, attendant que l’on s’occupe d’elles. Chacune de ses exhibitions avait rendu Domino moite, puis mouillée. Ce soir, le changement de situation, son intimité déballée dans un environnement intime, avait déclenché les grandes eaux.
Val avait à peine murmuré la phrase, rougissant comme une gamine prise en faute. Dans le miroir embué, Domino lui sourit. Thomas ordonnait souvent à Domino de le dire et de le répéter.
Domino, ce soir, aurait obéi, si Thomas l’avait souhaité. Elle se serait insultée devant lui, et devant son ami, devinant que s’humilier ainsi devant Matthew, l’aurait certainement fait jouir. Le premier orgasme de Domino avait été presque brutal. Comme elle s’y attendait, elle avait très vite été excitée d’être livrée aux regards des deux hommes. Toujours ce mélange de honte et d’excitation qui s’affrontaient pour, finalement, son plus grand plaisir. Domino aurait pu jouir sans se caresser. Les mots qu’elle avait dits étaient un puissant aphrodisiaque. Raconter ce qu’elle ferait si les deux hommes avaient été absents aurait suffi à la bouleverser. Qu’ils soient face à elle, l’écoutant se dévoiler, tout en la dévorant des yeux, avait été la cerise sur le gâteau. Puis, elle avait compris qu’elle allait jouir à nouveau. Domino savait qu’elle ne pourrait contrôler cette nouvelle montée de plaisir. Elle allait gicler devant les deux hommes. Cette idée lui avait fait honte, et cette honte déclenchait une nouvelle jouissance.
Valentine resta debout face au miroir sur pied qui lui renvoyait son image. Jamais elle ne s’était regardée ainsi avant Thomas. C’est lui qui lui avait appris à se regarder. Thomas avait balayé toute fausse modestie, et lui avait expliqué qu’il n’y avait aucune vanité à apprécier son physique. Après tout, être belle n’était qu’un coup de chance. Un coup de pouce de dame nature, et une génétique heureuse. Aujourd’hui, la jeune femme se trouvait belle. Domino, elle, avait toujours su qu’elle l’était, et en éprouvait de la fierté. Joli visage régulier, yeux clairs, immenses, et bouche voluptueuse. Et surtout, maintenant, elle savait qu’elle avait beaucoup de charme. Un charme naturel qui pouvait faire craquer n’importe quel homme. Ses regards, ses sourires étaient d’autant plus charmants que naturels. Valentine lâcha un soupir dépité en observant sa poitrine. Ses tétons bandaient toujours et ils resteraient dressés tant qu’elle serait nue. Un appel au peuple. Une véritable affiche qui clamait qu’elle avait le feu aux fesses. Ses seins lourds lui avaient, un temps, fait honte. Son 95C attirait les regards masculins. Aujourd’hui, elle en était toujours un peu complexée. Domino trouvait ses seins parfaits. Lourds, mais fermes et haut placés. L’âge les ferait certainement flancher un peu, mais pour l’instant, ses seins pourraient être affichés dans n’importe quelle revue de charme. Tout comme son ventre plat, et ses longues jambes musclées. Domino sourit, se souvenant de Thomas, utilisant deux miroirs, pour qu’elle puisse apprécier son fessier. « Un cul de salope superbe », selon son maître. Quant aux deux fossettes qui surplombaient ses fesses, Thomas les considérait comme une marque de qualité. Un charme haut de gamme.
Valentine détacha ses cheveux et les coiffa longuement. Il était temps que Domino aille retrouver Thomas et leur invité. Elle frissonna longuement. Cette fois, elle était proche de découvrir ce qui allait arriver à Domino. Elle soupira profondément, espérant que Thomas sache ce qu’il faisait. Domino accepterait tout. Domino obéirait, et bien évidemment, éprouverait du plaisir à obéir. Si Thomas exigeait qu’elle se laisse toucher par Matthew, elle laisserait l’homme la toucher. Si Thomas désirait que Matthew la prenne, Domino ne se débattrait pas. Elle se laisserait aller et en jouirait. Domino serait folle d’excitation d’être baisée sous les yeux de son homme. Elle ne gâcherait pas non plus, le simple plaisir d’être baisée par Matthew. Domino était une femme soumise et libérée. Elle aimerait certainement l’amour, mais ne se soucierait pas de sentiments ou de douceur, dans ses rapports avec son maître. Elle se complaisait à jouir d’obéissance, comme de soumission, pour le plaisir de son amant, et plus encore, pour le sien propre. Elle se livrait à ces jeux sexuels sans la moindre culpabilité. Domino assumait ses actes. Contrairement à Valentine, elle avait de suite compris que son charmant minois pouvait rappeler celui d’une poupée. Domino n’était-elle pas une poupée ? Le jouet excitant dont Thomas aimait à se servir. La positionnant à son gré, l’habillant, ou la déshabillant, comme bon lui semblait. L’utilisant pour son unique plaisir. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Valentine appréciait parfois ce qu’elle nommait « Un petit coup vite fait ». C’était un petit piment qui convenait quand elle se sentait particulièrement excitée. Valentine adorait la sensualité, la douceur, et les moments de tendresse après l’amour. Pour Val, faire l’amour devait être un acte partagé. Depuis Thomas, elle appréciait se regarder dans l’amour. Elle aimait leurs gestes, leurs caresses, leurs gémissements et leurs soupirs. Rien de primaire ou de bestial, dans ces ébats empreints de respect et d’amour. La naissance de Domino avait apporté à Valentine cette toute nouvelle découverte. Domino était née, et Valentine lui devait beaucoup. Valentine savait qu’elle ne remercierait jamais assez Thomas pour ce don qu’il lui avait fait. Val savourait chaque instant quand elle faisait l’amour avec Thomas. Pour la première fois de sa vie, elle éprouvait du plaisir. Elle connaissait enfin ce que les poètes chantaient et comparaient au pivot auquel s’accrochait le monde. Pourtant, se partager ou se donner à un autre était pour Valentine une sexualité d’un autre monde…
Après un dernier regard au miroir, Domino sourit à Valentine restée derrière la glace, et quitta la salle de bain.
Domino, yeux fixés sur la table basse du salon, retrouva sa chaise et s’assit sans un mot. La jeune femme, maintenant, était véritablement nerveuse. Pour la première fois, elle n’était pas sensible au pouvoir de Thomas. C’était Valentine qui restait maîtresse de son destin, et Valentine tentait de le reprendre en main. Domino, elle ne tenait pas à disparaître. Domino maudit ses pointes de seins toujours tendues, affichant sa sensualité comme un drapeau. Elle n’était pourtant plus excitée, toute à son attention portée sur son combat intérieur avec Valentine.
Domino leva son regard sur Thomas, et se força à fixer un instant son invité. Thomas souriait et Matthew la dévisageait sans le moindre complexe.
Sur la table, un grand saladier était empli d’une salade de fruits qui dégageait des senteurs agréables. Trois bols vides posés face à chacun des convives. Sur un plat, des bananes. Sur un autre, une orange pelée et laissée en quartiers, une pomme sans sa peau débitée elle aussi en quartiers, et des rondelles d’ananas. Le tout, disposé avec un certain décorum. Il y avait également deux soucoupes vides, trois larges et épaisses cuillères que Domino savait en argent, et deux petits verres à liqueurs, vides eux aussi. De jolis pics en bois, agrémentés d’une perle colorée, gisaient dans une petite timbale en acier. Rouges, jaunes, bleues, vertes, noires ou blanches, les perles brillaient sous la lumière et donnaient une petite note joyeuse à la tablée.
La voix de Thomas tira Domino de sa contemplation.
La jeune femme jeta un regard à son amant qui lui sourit, piochant ensuite dans son bol, armé de sa cuillère. À la dérobée, tout en mangeant sans grand appétit son dessert, Domino surveillait les deux hommes. Bientôt, ils en auraient terminé et elle ne comprenait toujours pas ce qui était prévu pour elle.
Matthew claqua doucement ses mains l’une contre l’autre, et poussa un soupir de contentement.
Cette fois, on y était. Domino se crispa sur sa chaise, attentive à la suite des événements. Elle espérait que Thomas n’irait pas trop loin. Elle sentait Valentine toujours vigilante.
Le léger sifflement du téléphone portable laissa Domino presque imperturbable. Domino suça le quartier de pomme, planté sur son pic, que Thomas tenait entre pouce et index.
Une photo… Domino, la bouche pleine de pomme, obéit et suça le morceau de fruit. Puis, Thomas déposa le quartier de pomme, dans la soucoupe.
Domino, les joues en feu, regarda Matthew. Ce dernier piqua tout d’abord dans la pomme et la porta à ses lèvres. Les yeux dans ceux de Domino, il enfourna le quartier de fruit dans sa bouche. La jeune femme rougit plus encore en le regardant faire. C’était presque comme s’il l’avait embrassée. Elle ouvrit de nouveau la bouche pour laisser son amant lui donner la becquée. Une photo… Un quartier d’orange cette fois. Domino suça le fruit et laissa Thomas l’en débarrasser. Elle sentit son trouble grimper en flèche quand Matthew suça son orange.
Le jus de fruits collait les joues, la gorge et le haut de la poitrine de Domino. Thomas déversait des cuillérées de sirop sur sa peau. Domino sentit le liquide frais et gluant couler entre ses seins. Puis, Thomas utilisa ses doigts pour badigeonner sa peau de sirop de fruits. La cuillère raclait la peau douce de Domino, et déversait ce qu’elle avait récolté dans un verre. Thomas, patiemment, recueillit le sirop qu’il reversa dans les deux petits verres à liqueur. Le dos de la lourde cuillère était passé et repassé sur les seins de la jeune femme. Le métal forçait ses tétons à se courber ou à s’écraser. Quand Thomas pressa l’argent épais sur son téton puis le tapota du dos de l’ustensile, Domino soupira longuement. Cela n’échappa pas à son amant. Aussitôt, quartiers de pomme et d’orange, fichés dans leurs pics, titillaient les bourgeons de sa poitrine. Mat, lui, avait pris plusieurs clichés.
La jeune femme ne put détacher ses yeux de Matthew qui trempait ses lèvres dans son verre. Turgescentes, ses pointes se courbaient sous les fruits, avant de se redresser comme des ressorts. Domino perdit son souffle tout le temps de cette délicieuse torture. Elle gémit encore, face à Matthew qui croquait dans les quartiers de fruits qui avaient caressé ses tétons durcis de désir.
Domino resta interdite un instant, puis se laissa glisser sur le parquet, d’un lent mouvement souple. Une photo…
Une rondelle d’ananas, dégoulinante de jus, était posée sur chacun des seins de la jeune femme. Un cercle parfait qui cernait les pointes brunes effrontément dressées. Son ventre, maintenant, était inondé et poisseux de sirop. Une photo… Quand elle vit Thomas se saisir de l’un des quartiers d’orange, Domino se sentit dévastée par une honte sans nom. Maintenant, elle comprenait. Elle serait réellement le dessert de Matthew sans même qu’il ne pose un doigt sur elle. Pourtant, elle n’esquissa pas le moindre geste pour faire cesser un jeu qui l’humiliait.
Nouvelle photo… L’antre de Domino, ouvert par le désir, était détrempé. Thomas n’eut pas à forcer. Domino s’obligea à lever ses yeux que la honte gardait baissés. Thomas et Matthew, tous deux à genoux à ses côtés ne perdaient rien du spectacle. Domino sentit sa gorge se nouer sous l’humiliation. Thomas dit quelques mots qu’elle ne comprit pas, et elle sentit le fruit forcer un peu son sexe. Puis, sa fente s’ouvrit lentement d’abord et accueillit finalement le morceau de fruit, comme si elle le gobait.
Les seins à nouveau couronnés des tranches d’ananas, le sexe empli par les quartiers de fruits, Domino sentit son ventre la brûler. L’humiliation laissait place au plaisir.
Son amant eut un petit rire et ne la regarda même pas.
Domino se surprit à regarder fixement Matthew. Elle était suspendue à ses lèvres.
Domino gémit, yeux rivés à ceux de l’homme et son corps se contracta. Mat ajusta son téléphone alors qu’une vague de plaisir bousculait la jeune femme. Puis, elle cria doucement alors que Thomas refermait ses cuisses sur les fruits qu’elle avait en elle.
Domino, allongée, regardait Thomas et Matthew se partager les quartiers d’oranges et de pommes, que son amant venait d’extirper de son ventre. Ils étaient enduits de sa jouissance. Domino, l’esprit en déroute, ne savait plus si elle continuait à mouiller, ou si les sucs des fruits détrempaient son sexe. Elle avait joui en regardant Matthew dans les yeux. C’était lui qui l’avait rendue heureuse. Domino en était très troublée. Pourtant, il ne l’avait pas touchée un instant de toute la soirée. Ni poignée de main ni bises à son arrivée. Domino en était emplie de confusion. Elle avait du mal à mettre de l’ordre dans ses idées. Des pensées de Valentine se mêlaient aux siennes. Elle non plus ne comprenait plus grand-chose. Rien d’alarmant cependant. Val laissait Domino tranquille. Pour l’instant en tout cas.
Encore, Domino rougit quand elle comprit ce que Thomas allait lui faire subir. Elle murmura un « Non, pas ça » à peine audible. Thomas lui sourit sans daigner lui répondre.
Photo… La mangue était relativement petite. Oblongue et d’une quinzaine de centimètres de longueur. Le fruit pelé presque entièrement, avait écarté les lèvres du sexe de Domino, s’introduisant à demi, et glissait doucement dans sa chatte gluante des jus de fraises et grenadine, des sucs des fruits, et de sa cyprine. Elle haletait depuis quelques instants quand elle sentit la mangue descendre plus bas.
Un mot à peine audible, qui resta sans réponse. Matthew alternait ses regards entre ce que faisait Thomas et les yeux de Domino. La mangue pesait sur l’Anus de Domino, puis se faisait plus légère, se contentant de glisser sur l’étroit orifice. Puis, la jeune femme tressaillit. Le fruit tentait de s’introduire en elle. Domino sentit son petit trou palpiter avant d’être doucement forcé. Elle perdit son souffle et toute contenance, quand le fruit se glissa lentement entre ses fesses. Mat avait pris plusieurs images, et Domino souffla, se redressant à demi. Valentine s’affolait et tentait de reprendre le contrôle.
La jeune femme se mordit les lèvres quand la mangue bougea dans son étroit fourreau.
Valentine fusillait Thomas du regard. Thomas connaissait assez sa compagne, pour devenir subitement attentif. C’était la première fois que Domino se refusait de quelque manière que ce soit. Il décela de la colère, de la honte, mais également une pointe de ce qu’il traduisait par une sorte de défi, dans le regard gris braqué sur lui.
Thomas fixait Domino en souriant, mais s’était adressé à Valentine. Domino bafouilla des mots sans suite quand, sans retirer la mangue de son anus, Thomas pénétra son sexe d’une banane épluchée.
La banane s’était glissée dans la grotte béante et Domino avait poussé une petite plainte rauque.
Photo encore. La mangue lui ouvrait l’anus et l’énorme banane lui emplissait le sexe. Incapable de penser, Domino releva la tête pour tenter de regarder ce que son amant lui faisait subir. Elle vit la banane la prendre de plus en plus vite, s’enhardissant à s’enfoncer un peu plus à chaque fois. Le regard de Matthew l’électrisa.
Ce n’était pas une question, et Domino monta ses pieds plus haut, écartant grand ses jambes. Elle laissa doucement retomber sa tête sur le parquet, ses yeux accrochés à ceux de Matthew.
Photo… Puis d’autres. La jeune femme luttait contre les vagues de plaisir qui la submergeaient, se forçant à garder les yeux ouverts.
Matthew mitrailla le visage de Domino tout le temps de sa jouissance…
La mangue aux trois quarts pelée reposait dans une soucoupe. Les hommes ne l’avaient pas touchée et Domino en était soulagée. Thomas était toujours très motivé. Lui et Matthew paraissaient enclins à ne pas lui laisser reprendre son souffle. Tout son corps, maintenant, était poisseux de sirop. Thomas y avait veillé. Domino était presque totalement maculée de jus de fruits mélangé au sirop. Ses cheveux n’avaient pas été épargnés et elle sentait sa frange coller à son front. La jeune femme suçait les doigts de Thomas. Son amant arrosait Domino de sirop, cuillère après cuillère. Thomas agissait lentement et avec patience. Le visage de Domino fut son premier terrain de jeu. Front, joues, lèvres et menton étaient collants. Sa gorge, ses seins et son ventre étaient couverts de jus. C’était tout autant désagréable qu’excitant.
Thomas venait de pincer, tour à tour, les pointes dressées de la poitrine de Domino.
Domino, assise en tailleur sur le parquet dévasté par leur petit jeu, ne répondit pas. Thomas avait à peine quitté la pièce que Matthew, de son fauteuil, s’adressa à elle.
Verre de vin en main, l’invité privilégié de son exhibition souriait.
Domino sentit son visage passer au cramoisi. Dans le même temps, une délicieuse brûlure chauffa le creux de son ventre.
La jeune femme baissa les yeux sur son ventre, tout en éloignant largement ses cuisses l’une de l’autre. Son sexe gluant et poisseux brillait. Sa fente béait, et ses lèvres étaient gonflées. Une large fleur aux pétales charnus, ouverte sous la pluie. L’orgasme monta comme un tsunami. Domino feula en s’écartant des doigts. Elle ne fit rien de plus, les yeux fixés sur son sexe. Un filet de cyprine coula de son antre, comme une source tarie reprenant subitement vie. Luttant pour retrouver son souffle, Domino leva son visage vers Matthew. Il ne souriait plus et la dévorait des yeux.
Thomas revenu, Domino avait accueilli les pinces à seins comme une délivrance. C’était comme si la légère douleur calmait enfin l’excitation agaçante que ses tétons subissaient depuis des heures.
Son amant avait continué à badigeonner le corps de son Domino de liqueur sirupeuse. Pubis, jambes, et même ses pieds furent dûment englués de substance sucrée et visqueuse.
Domino venait de comprendre ce qui allait lui arriver. Thomas fut précautionneux, mais n’évita pas à Domino une humiliation extrême. Il lui fit subir une toilette intime méticuleuse sous les clichés de Matthew. Thomas procéda avec efficacité, sans se préoccuper de la gêne aiguë qui tétanisait la jeune femme. À l’aide d’une lingette humide, Thomas débarrassa le sexe de Domino de tout ce qui le salissait. Ses lèvres, comme sa grotte intime, furent nettoyées avec un doigté de professionnel. Puis, Thomas demanda à sa poupée de relever ses jambes. Domino frémit quand elle sentit la nouvelle lingette caresser l’intérieur de la raie de ses fesses. Tandis que la main de Thomas passait plusieurs fois entre les globes fermes de son fessier, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de guetter le léger bourdonnement du portable de Matthew. Domino pensait avoir bu sa honte jusqu’à la lie. Elle se trompait. Son anus se contracta quand une autre lingette le nettoya. La poupée qu’elle était devenue retint son souffle quand elle sentit les doigts de Thomas pousser sur sa rosette. La mangue l’avait ouverte, mais son orifice intime s’était depuis refermé. Elle gémit quand elle se sentit investie par son amant. Elle contint un cri, quand il enfonça ses doigts en elle, forçant sa tendre rondelle à s’ouvrir.
Les bananes étaient loin d’avoir atteint leur pleine maturité et Domino savait maintenant pourquoi Thomas avait fait ce choix. L’enveloppe qui protégeait la chair du fruit avait une jolie couleur vert pâle. La banane qui l’avait fait jouir avait disparu et Thomas en avait une autre main. Cette fois, la banane était intacte. Le fruit était de taille plus que respectable et Thomas le tenait par son extrémité toujours habillée de sa peau. Il trempa la banane dans le saladier de salade de fruits, l’y laissa un instant puis la sortit de son bain. Domino observa le manège de son amant. Elle resta comme étonnée, par le sirop qui coulait de la peau vert pâle, et gouttait lentement pour retrouver sa place dans le saladier.
Thomas expliqua à la jeune femme ce qu’il attendait d’elle, et Domino rougit une nouvelle fois.
Thomas eut une hésitation et continua.
Domino, debout face aux deux hommes, se sentit de nouveau dévastée par la honte. Thomas lui tendait le plug anal qu’ils avaient nouvellement acquis. Son amant n’avait pas encore daigné l’utiliser. Peut-être même l’avait-il gardé pour cette occasion si particulière. Le bijou à facette, imitant un rubis taillé, luisait sous la lumière du lustre. La poupée soumise se força à respirer calmement et tendit la main vers l’objet. Devant les hommes plus qu’intéressés, Domino avait écarté ses longues jambes et s’était penchée en avant. L’espace d’un instant, Valentine bouscula Domino, qui, le visage en feu, obéissait. Val pria pour que Thomas ne l’oblige pas à exhiber ses fesses tournées vers eux. Elle ne pouvait plus contrôler Domino. La main de la poupée tâtonna un instant, et le bijou se posa sur son anus. Domino prit une profonde inspiration, et ses doigts poussèrent lentement le jouet vers son but. Le plug la sodomisait. La poupée docile se redressa lentement, les fesses ornées de leur bijou. Domino contracta son petit trou et sentit l’intrus qui l’emplissait. Poser le bijou n’avait pas été agréable. Cela fait, elle éprouvait maintenant une sensation indéfinissable. L’impression d’une délicieuse plénitude se fit connaître quand Domino s’avança vers les hommes. C’était très bon.
La posture de la déesse. Domino avait presque adopté cette position de Yoga, sans même la connaître. Sans le savoir, elle avait pourtant fait quelques entorses à la règle de cet art millénaire. Domino ne tenait pas son buste droit. La poupée se tenait légèrement penchée vers l’avant. Les jambes écartées au mieux n’étaient pas autant fléchies que l’exigeait l’art du yoga. La jeune femme était loin d’être immobile. Elle ahanait doucement, bougeant son corps et ondulant des hanches, sans se soucier de bafouer les habitudes rigides des pratiquants de l’art de vivre en toute plénitude. Quant aux mains de la jeune femme, elles n’étaient pas sagement plaquées l’une contre l’autre, tout comme dans la prière. Domino tirait doucement sur la longue chaînette qui reliait les pinces à ses tétons. Sa main droite, elle, tenait fermement la banane sur laquelle elle s’empalait en longs coups de reins. Domino était déjà mouillée quand la banane, engluée de sirop, l’avait pénétrée lentement. Son bassin remonta aussitôt qu’elle se sentit emplie. Puis, Domino ne cessa plus de jouer de ses hanches. La poupée contenait son envie de plaisir. Elle réfrénait ses mouvements, en prenant soin de ne pas être brusque. Ce n’était pas par besoin de faire durer cette délicieuse extase procurée par le fait de s’exhiber qu’elle agissait ainsi. La simple peur que la banane finisse par se rompre retenait l’ardeur de Domino. La poupée aurait joui depuis longtemps, si ses pensées ne la ramenaient pas à veiller à ce que le fruit sur lequel elle s’activait ne se brise pas. Matthew fit une photo, à genoux devant elle, et Domino se plia en avant. Elle voulait se regarder faire.
La poupée dégoulinait de cyprine. La banane était enduite d’un jus gras et épais. La main de Domino était trempée.
Le parquet était sali par une petite flaque visqueuse, et Domino resta les yeux baissés tant que l’orgasme la bouleversa.
Épuisée, Domino avait obtenu le droit de se couvrir d’un léger peignoir. Débarrassée par Thomas de ses pinces et de son bijou, elle n’attendait plus qu’une longue douche brûlante et réparatrice. Domino ouvrit la bouche, laissant Thomas lui déposer une large rondelle de banane sur la langue. Matthew et son amant avaient goûté au fruit découpé, un peu avant elle. Les joues cuisantes, la poupée referma ses lèvres. Domino suça la chair attendrie par ses voyages dans sa chatte gourmande de plaisir. La jeune femme accepta une autre rondelle qu’elle dégusta lentement. Un mélange sucré-salé. Le plaisir sucré qui l’avait ravagée plusieurs fois, mêlé à la honte salée qui l’avait habitée toute la soirée…
Valentine entendait le souffle régulier de Thomas. Malgré sa lassitude, et toute la tension de ces dernières heures envolée, la jeune femme ne parvenait pas à dormir. Des images de Domino tournaient sans cesse dans son esprit embrouillé. Domino nue et offerte. La poupée exhibée jouissait de l’être, le jouet barbouillé de jus de fruits, englué dans la honte et le plaisir. Domino, regards voilés, soupirant, gémissant ou geignant. Feulant ou criant d’être la proie consentante de Thomas et de son ami. Une Domino terriblement excitée d’être totalement humiliée. Une poupée de plaisir se donnant en spectacle et dégoulinant comme une fontaine d’être regardée. Des images de fin de soirée. Thomas et Matthew plaisantant sur leurs érections, devenues à la longue presque douloureuses. L’invité du couple riant d’avouer qu’il avait l’impression que ses caleçons avaient été aspergés par un seau de salade de fruits. Domino qui ouvrait ses lèvres, une nouvelle fois excitée par les propos des hommes, gobant rondelle de banane après rondelle, savourant son propre goût mêlé au jus des fruits. Matthew debout, la félicitant sur ses prestations. La complimentant sur son physique attirant. Matthew avouant qu’il avait dû déployer des trésors de volonté, pour ne pas poser un doigt sur elle. L’espace d’un instant, il avait tiré sur la chaînette étirant les tétons de Domino jusqu’au seuil de la douleur. Ses yeux gris plongés dans ceux de Matthew, la poupée s’était mordu la lèvre inférieure d’un air gourmand, proche d’une nouvelle jouissance. Matthew avait ri en expliquant qu’une fois chez lui, il pourrait enfin soulager son envie de Domino, en se repaissant des clichés qu’il avait accumulés sur son portable. L’anglais finissant par parler de sa hâte de rencontrer Valentine. Thomas ayant fait l’éloge de cette compagne parfaite avec qui il se sentait si bien. Valentine s’était sentie épiée. Elle revoyait les yeux de Matthew sur elle. Ses regards sur son corps. Elle le revoyait découvrir les endroits de son corps les plus intimes. Domino, elle, s’était délectée d’être dépouillée de tous ses secrets. La poupée avait adoré cette sensation, envahie d’un plaisir trouble.
Puis Thomas. Thomas qui avait ordonné à Domino de se mettre à quatre pattes sur le parquet. Matthew ne devait même pas avoir quitté l’immeuble. Domino reçut la queue turgescente de son maître en criant. Thomas besogna rudement sa maîtresse un court instant, puis il se colla à ses fesses en râlant de plaisir. Domino n’eut pas le temps de jouir. Un peu plus tard, agenouillée, la poupée prenait Thomas dans sa bouche. Il était resté dur et dressé. Domino suça son maître en se masturbant doucement.
Elle prit soin de jouir, quand Thomas se répandit entre ses lèvres.
Domino enfin seule sous la douche. La poupée soumise se laissant caresser par une eau brûlante et bienfaitrice. Une eau qui la débarrassait de tout remords. Une eau qui la lavait de toute culpabilité. Une eau salvatrice.
Val sentit son ventre se tordre et une onde de mal-être lui noua la gorge. C’était impossible. Elle n’était tout de même pas devenue nymphomane ? D’un geste rapide, la jeune femme porta sa main entre ses cuisses, et la plaqua contre sa vulve. Thomas bougea, et Val se tourna sur le ventre. La jeune femme paniqua, sachant qu’un orgasme naissait. La soirée défilait dans sa tête comme un film en accéléré. Cuisses serrées sur sa main, Valentine se mordit les lèvres. Une main contre sa bouche, l’autre contre son sexe, elle lutta contre une déferlante, qu’elle devinait déjà dévastatrice. Dans un effort mêlé à sa panique, elle réussit à quitter le lit sans se laisser aller à gémir.
Debout contre le carrelage froid de la douche, Valentine enfonça presque brutalement deux de ses doigts dans son sexe. Elle faillit crier, et une bouffée de panique lui balaya l’esprit. Quelque chose se passait. Val ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Son orgasme avait reflué, comme soudainement bloqué. Son ventre s’était contracté. Une image de Domino, grimaçante, tout en expulsant une longue giclée de plaisir s’imposa à son esprit. Val, de nouveau, enfonça ses doigts dans sa fente maintenant trempée. Elle se fouilla avec fébrilité, tout en se laissant glisser contre le carrelage mural. Accroupie, cuisses ouvertes, Valentine se masturbait rapidement, ses doigts devenus durs, allants et venants en elle de plus en plus vite. Il fallait en finir. La jeune femme vit défiler de nouvelles images. Elle entendit la voix de Matthew.
Par pur instinct, Valentine retira ses doigts trempés de son sexe. Une véritable cataracte aspergea aussitôt ses cuisses et ses pieds nus. Des jets puissants, expulsés avec force par son ventre, la firent presque crier. Enfin, Val sentit l’orgasme s’épanouir. Elle jouit longuement, la main sur la bouche, incapable de contrôler quelques derniers jets affaiblis, qui arrosèrent le carrelage de la douche. Valentine se regardait couler sans pouvoir bouger. Elle se sentait vidée. Au sens propre…
Val soupira. Elle était exténuée. Thomas ronflait doucement à ses côtés. Après une courte douche pour se laver de ses épanchements, la jeune femme s’était apaisée. Elle avait entendu parler de cet étrange phénomène. Elle venait de le vivre pour la première fois de sa vie. Domino, dans la soirée, avait giclé sur le sol. Ce n’était qu’une ébauche. Encore une fois, c’était Domino qui avait découvert la première, une nouvelle manière de jouir. Maintenant, Valentine était tout à fait rassurée. Toute trace de malaise l’avait quittée. Une seule pensée lui causait tracas. Domino s’imposait de plus en plus. Val n’aurait pas pu la contrôler lors de la soirée. Et ce sentiment ne lui plaisait pas. Elle aimait la poupée docile, et savait ce qu’elle lui devait. Pourtant, elle ne voulait pas de Domino quand elle-même était en place. Valentine veillerait donc à ce que Domino soit autant soumise avec elle, qu’elle l’était avec Thomas. Elle serait plus vigilante dorénavant, et Domino resterait à sa véritable place. La jeune femme porta la main à ses lèvres, et étouffa un léger bâillement. Aux bruits du dehors, il ne tarderait plus à faire jour. Val se félicita de ne pas travailler. Elle pouvait se laisser sombrer dans un sommeil réparateur.
Une nouvelle image de Domino. La poupée, sagement assise au bord du lit, lui souriait. Val se sourit à elle-même. Domino accepterait le deal. Valentine préférait de beaucoup jouer, et plus encore jouir, des deux facettes, de sa toute nouvelle personnalité. Pour cela, elle devait contrôler le jeu. La poupée accepterait Valentine pour maîtresse, où elle disparaîtrait…