| n° 21552 | Fiche technique | 20528 caractères | 20528 3306 Temps de lecture estimé : 14 mn |
19/02/23 |
Résumé: Madame Tancrène avait quitté son nouvel appartement de toute récente propriétaire. Il avait été décidé que sa chère mère vivrait définitivement avec sa sœur. En contrepartie, Pénélope passerait à Toulon chaque saison. | ||||
Critères: #exhibitionniste f cérébral voir init | ||||
| Auteur : Juliette G Envoi mini-message | ||||
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Résumé des épisodes précédents :
Pénélope Tancrène est enchantée de cette vie nouvelle, qui s’ouvre à elle. Tout d’abord, elle adore son travail. Et puis, elle découvre tant de choses. Tant de nouveaux plaisirs…
Madame Tancrène avait quitté son nouvel appartement de toute récente propriétaire. Il avait été décidé que sa chère mère vivrait définitivement avec sa sœur. En contrepartie, Pénélope passerait à Toulon chaque saison.
Le printemps était bien là. La journée s’annonçait belle, toutefois accompagnée d’une petite brise, relativement fraîche par moments. Une bonne humeur agréable, rivée à l’esprit, la libraire avait donc opté pour porter une tenue adaptée à ce temps capricieux. Un court gilet de laine légère blanche, un pull de coton anthracite, une jupe de lin volante noire, et des escarpins sans talons assortis à la couleur de sa jupe. Ce matin-là, la nouvelle Pénélope, en pleine exploration de frissons inconnus, s’était décidée à suivre l’un des conseils coquins de sa chère Annabelle.
Pénélope Tancrène allait donc dans la rue d’une démarche rapide, nue sous ses vêtements. L’air frais sur ses cuisses, et parfois s’engouffrant sous sa jupe, était effectivement loin d’être désagréable.
Pénélope Tancrène avait accepté la proposition avec une surprise non feinte, puis une certaine curiosité l’avait titillée. Ce client lui était sympathique, et paraissait d’une culture abyssale. De plus, Pénélope sentait inconsciemment que ce Monsieur Lefort devait être quelqu’un de passionnant.
Tout en marchant, la libraire se parlait à elle-même. Elle songea au désappointement de son patron, qu’elle se refusait à appeler par son prénom. Surtout qu’elle avait perdu pied dans ses lectures, en tête à tête avec lui. Pénélope en éprouvait encore une certaine honte. Autant éviter d’être trop familière, même si c’était un peu tard. Octave Groseille avait paru d’une brusque mauvaise humeur, quand elle lui avait parlé de son petit rendez-vous.
Pénélope lâcha un petit rire, consciente qu’elle risquait de passer pour une folle, si un passant l’observait.
Des images torrides s’incrustèrent dans l’esprit soudain enfiévré de la jolie blonde.
Quelques jours auparavant, après que Pénélope se soit perdue dans une jouissance imprévue, en lisant pour Annabelle Lajoie, cette dernière lui avait promis de lui faire l’amour. Et bon Dieu ! Madame Lajoie avait tenu sa promesse ! Jamais, au grand jamais, Pénélope n’aurait pu imaginer vivre un tel moment. Et l’idée qu’elle découvre un tel bonheur, dans les bras d’une femme, l’avait littéralement chahutée. Annabelle l’avait bouleversée ! Pénélope s’était laissée emporter par une tornade de passion d’abord, avant d’être bousculée par des bourrasques d’une troublante perversité.
La pensée de son tout dernier orgasme cette nuit-là, fit tressaillir Pénélope. Allongée sur le ventre, entièrement nue et le corps en nage, elle était fessée par une Annabelle déchaînée. Madame Lajoie, accroupie devant le visage de sa proie, se doigtait fougueusement sous ses yeux, tout en claquant les fesses nues de Pénélope. Puis, les joues en feu, la jolie blonde avait contenu un orgasme, constatant que sa compagne s’était enfoncé le majeur entre les fesses. Quelques instants plus tard, Pénélope, littéralement stupéfaite par la perversité de la superbe brune, croyait s’étouffer de honte.
C’était la première fois qu’Annabelle s’adressait à elle de cette manière. Annabelle Lajoie tendait son doigt sous le nez de Pénélope, et ses immenses yeux gris avaient paru s’enflammer.
Pénélope avait joui, acceptant le doigt de Madame Lajoie entre ses lèvres. Puis d’autres gifles lui chauffaient les fesses, et la jolie blonde se vautrait dans un autre orgasme turbulent. Sa maîtresse lui doigtait les fesses, ajoutant de sa voix voilée qu’elle avait très envie de goûter au cul de sa petite salope…
Pénélope Tancrène, immobile, les joues cramoisies, déglutit péniblement et ne put contenir un léger gémissement.
Un long frisson la bouscula, et la jeune femme sentit son sexe s’enflammer brusquement.
Lèvre inférieure mordue, Pénélope réussit à bouger. Elle aspira une grande goulée d’air, le temps de deux enjambées, qui la séparaient d’un mur de pierres grises et ternes.
Une nouvelle image flottait dans la tête de la jeune femme. Annabelle suçait son doigt. Un majeur sorti des fesses de Pénélope, alors qu’elle venait d’être punie sous une volée de claques sèches, assénées sur son cul devenu brûlant. Les mains soudées à la pierraille, courbée en avant, l’esprit encombré par l’image d’Annabelle Lajoie revenue la hanter, la jeune libraire jouit en soufflant longuement.
L’orgasme ravageait Pénélope. Elle tressaillit en poussant un petit soupir, quand elle se sentit tremper ses cuisses…
La porte du bar « Le dé à coudre » franchie, Pénélope Tancrène chercha un instant des yeux, celui qui l’avait invitée pour un café. L’endroit était déserté de clientèle, mais Achille Lefort était là, attablé dans le fond du bistrot. Le regard comme rêveur, posé sur la grande vitre, qui donnait sur la rue. Sans plus se préoccuper de l’homme qui ne l’avait pas remarquée, Pénélope se décida à passer un moment dans les toilettes. Il n’était pas question qu’elle reste dans cet état. Toujours perturbée par sa petite mésaventure, la jolie libraire avait fait une obsession, de sa peau maculée et collante de cyprine. Après son orgasme, autant surprenant que jouissif, la jeune femme avait repris son chemin, comprenant qu’elle mouillait toujours ses cuisses. En passant devant le comptoir, elle salua d’un pâle sourire Barnabé, patron des lieux, et grand ami de Gustave Groseille. Puis, arrivée face à la porte des WC, elle faillit s’énerver. Porte close et affichette scotchée. Travaux.
Barnabé Tourniqué – la cinquantaine alerte et l’œil bleu, calvitie en couronne poivre et sel, visage ingrat, mais sympathique, petit et gros, aussi large que haut – était d’un naturel calme et d’une humeur égale. Il jeta un coup d’œil à Pénélope plantée face au zinc, et passa une main boudinée sur son ventre proéminent, pour chasser quelques miettes de viennoiserie.
Barnabé en terminait d’un croissant, et étouffa un rot de la main. Puis il sourit à la libraire. Son vieux pote Octave lui avait présenté sa nouvelle associée, et le brave Barnabé avait aussitôt été séduit par la jeune femme. C’était simple, pour Barnabé, Pénélope Tancrène était une fée, tout droit échappée des pages d’un recueil de contes. Il avait instantanément apprécié Pénélope, et depuis, elle pouvait tout se permettre avec lui.
Monsieur Tourniqué était un brin lubrique, et ne s’en cachait pas. Derrière son comptoir, nombre de revues pornographiques étaient planquées un peu partout, et il les consultait dans ses moments de creux. Par ailleurs, il venait souvent à la librairie, et ne repartait jamais les mains vides. Un échange de bons procédés, entre Barnabé et Octave. L’un ne payait pas ses revues, et l’autre avait ses consommations offertes. Là, le patron du Dé à coudre s’était laissé aller à fixer la poitrine sous le pull anthracite.
Pénélope se vit face au comptoir de zinc et de bois clair, jupe relevée sur le ventre, et s’aspergeant le sexe et les cuisses d’eau minérale, avant de se laver de la main.
Pénélope sourit à Achille Lefort, qui venait de se rendre compte de sa présence, et s’assit face à lui.
L’espace d’un instant, l’homme qui ressemblait à un acteur américain, sex-symbol d’une autre époque, et dont elle avait oublié le nom, resta coi. Puis il parut s’éveiller à une réalité qu’il avait quittée.
Pénélope se souvenait lui avoir dit de l’appeler par son prénom. Elle ne connaissait pas le sien.
Pénélope se débattit un instant avec son gilet, et sortit son paquet de cigarettes de l’une des grandes poches.
L’état d’agacement latent de la libraire la fit soupirer, et elle déposa paquet de cigarettes et briquet sur l’antique table ronde de bois vieillot.
Achille Lefort, tranquillement assis, la fixait des yeux, comme toujours, un peu ailleurs. Que se passait-il donc aujourd’hui ? D’abord, cette stupide jouissance incongrue, en pleine rue. Ensuite, cette fichue conduite d’eau pétée… Et maintenant, ce Monsieur Lefort, d’habitude plaisant et plutôt volubile, qui se montrait aussi peu loquace que laconique
La libraire avait lâché sa phrase d’un ton de gamine insupportable. Laissant passer un petit sourire de peste imbue d’elle-même, elle alluma sa cigarette, sans plus se préoccuper de son voisin de table. Ce Monsieur Lefort l’agaçait maintenant sérieusement.
Pénélope souffla sa bouffée de tabac. Lèvre inférieure mordue, tête penchée de côté.
Achille était tombé amoureux de Pénélope au premier regard. Pour Achille, Pénélope était la femme idéale. Il avait très vite compris. Il s’était rendu compte, après deux ou trois visites à la librairie, qu’aucune autre femme ne pourrait un jour rivaliser dans son cœur, avec la personne extraordinaire, qu’était Pénélope Tancrène. Belle, charmante, cultivée et intelligente. Il fallait toutefois qu’il soit honnête avec Pénélope. Il était autiste. C’est ce qu’on lui avait dit. Il ne comprenait pas vraiment ce que cela sous-entendait, mais savait parfaitement, et ce depuis l’enfance, qu’il n’était pas vraiment comme les autres. Il était certes, un peu bizarre, et sa personnalité pouvait passer pour étrange, mais en tout cas, il ne lui mentirait pas. Achille ne mentait jamais, pour la simple raison, que s’il savait ce qu’était un mensonge, il était incapable de ne pas dire ce qu’il pensait. Ce qui, il en était conscient, avait de quoi effrayer, ou tout au moins surprendre. Son autisme, dit léger par des spécialistes, ou des gens croyant l’être, n’empêchait pas Achille de comprendre la vie. Et depuis qu’il avait rencontré Pénélope Tancrène, il était sous son charme. Pire, il était fou d’elle. Différent des hommes que Pénélope aurait pu connaître, il était néanmoins sincère et honnête avec elle. Elle ne devait pas avoir peur de lui. Il n’était pas quelqu’un de nocif. Il avait conscience de sa différence. Il s’en fichait, après tant d’années à se poser des questions, il n’avait rien d’un idiot, et n’était pas quelqu’un de dangereux.
Achille Lefort parla très longtemps, son regard rêveur posé sur celui de Pénélope Tancrène. Il se livra totalement, allant jusqu’à lui parler de sa vie. Et, ce qui affola presque Madame Tancrène, le bel Achille ne lui cacha rien de ce qu’il appelait, à défaut de pouvoir mettre un nom sur ce qu’il avait vécu, « les choses du sexe ». Pieds et poings liés par ce qu’il savait comme un véritable amour, il ne désirait rien cacher à celle qu’il voyait comme la femme de sa vie. Ce constat était évident pour la libraire. Pénélope n’avait pas proféré un son durant tout ce long discours. Elle avait à peine remarqué Barnabé, qui leur servait un café. La jolie blonde, lèvre inférieure doucement mordue, tête penchée sur l’épaule gauche, avait été comme hypnotisée par la voix douce et grave. Comme subjuguée par ce long monologue. Et là, elle ne pouvait s’empêcher de laisser son esprit mettre en images, les détails que lui narrait cet homme si étrange. Étrange, mais également passionnant. Pénélope se retrouvait un peu, dans la description qu’il lui avait livrée de lui-même. Elle l’écoutait expliquer d’une manière indifférente que les femmes le trouvaient bel homme, qu’elles aimaient sa présence, que certaines ne pouvaient d’ailleurs pas s’empêcher de se jeter sur lui. Ensuite, il se passait certaines choses, que ces femmes paraissaient adorer. Lui aussi aimait beaucoup. Il devinait leurs envies. Il pressentait certaines demandes, avant qu’elles ne soient dites. Achille ne savait pas pourquoi ni comment, il était capable de ressentir toutes ces émotions. Des émotions très intimes, de femmes qu’il ne connaissait pas le moins du monde, peu avant d’être dans leurs bras.
Les yeux azur de la libraire s’étaient baissés sur sa tasse de café vide.
Comme dans un rêve, Pénélope Tancrène, libraire et associée d’Octave Groseille, propriétaire de la librairie Moby Dick, se sentit soudainement comme bousculée. Bousculée par la réapparition de l’ancienne Pénélope. Une Pénélope ingénue, naïve, trop franche, et incapable de mentir.
Pénélope Tancrène n’était plus capable de comprendre l’invraisemblance de sa situation. Les yeux plantés dans les yeux noisette d’Achille Lefort, elle lui raconta sa curieuse mésaventure. Le regard de l’homme face à elle déclenchait une excitation douce au creux du ventre de la libraire. La nouvelle Pénélope poussa même l’ancienne Madame Tancrène, à ajouter des détails croustillants à sa narration. Achille Lefort avait raison. Elle s’était excitée des petites histoires de cet homme, avec les femmes qu’il avait croisées. Il était très beau. Il était arrivé que Pénélope songe à cet homme, comme à un éventuel amant. Simplement une idée passagère lors d’un fantasme. Et aujourd’hui, ce type étrange et si beau lui avouait qu’il l’aimait. Une idiotie pour Pénélope. Pourtant, cet aveu bizarre lui plaisait beaucoup. Et puis, quand Achille avait parlé des femmes, Pénélope s’était laissée bercer.
Des images de ce que ce type disait. Elle et lui nus. Elle qui jouissait sous les yeux de ce presque inconnu.
Des vues d’elle-même sur le trottoir. Achille Lefort qui relevait sa jupe sur son ventre. Son buisson offert au regard noisette.
Cet homme, si étrange, ne le faisait pas exprès. Si Pénélope s’était toujours vue trop franche et par trop directe, elle faisait face à un monstre de franchise brutale. Un monstre, qui ne savait pas qu’il l’était. Des images d’Annabelle. Debout devant elle, Madame Lajoie caressait sa petite chatte mouillée devant Lefort. La belle brune expliquant avec force détails que Pénélope avait sucé le doigt qu’elle s’était mis dans les fesses.
La belle libraire s’était penchée vers l’avant, buste au-dessus de la table. Pénélope n’avait pu s’empêcher de le dire, comme de le répéter. Elle était littéralement trempée. Ses seins nus sous le pull, étaient gonflés. Ils dansaient doucement sous son souffle, et leurs pointes l’élançaient délicieusement.
Pénélope glissa sa main sous la table d’un geste rapide. Comme soudainement pressée. Elle appuya fortement sur sa jupe, doigts serrés sur le tissu qui couvrait son sexe brûlant. La jeune femme pesait de sa main sur sa petite chatte cachée, maintenant ruisselante. Un ru paresseux né subitement. Une petite source qui coulait sur sa cuisse, et finirait en petite flaque sur son siège.
La main fichée entre ses cuisses serrées, Pénélope Tancrène jouit longuement. Pas un instant, ses yeux bleus ne lâchèrent le regard noisette. Elle jouit dans le silence pesant sur le Dé à coudre, uniquement troublé par son léger gémissement.
Achille Lefort but une gorgée de son café noir, et ses yeux se firent amusés.
Pénélope avait joui. Et cet homme, qui avait assisté à sa jouissance, lui parlait d’un personnage de roman. Elle avait joui devant cet homme, sans en éprouver la moindre honte. Ensuite, son orgasme cuvé, et l’esprit plus clair, elle avait appelé Barnabé, pour qu’il leur serve deux autres cafés. Après cela, elle s’était contentée de dire à Achille Lefort qu’elle était bien certaine, qu’il ne mentait pas. Il restait à savoir, s’il ne se trompait pas, au sujet de cet amour pour elle. Ils se reverraient donc, et de son côté, Pénélope apprendrait à mieux le connaître. Elle en avait réellement envie. Aucun d’eux n’avait évoqué l’orgasme de Pénélope. Pas un mot. C’était comme si cet acte avait été le plus naturel du monde. Le plus étrange, étant que Pénélope ne s’en étonnait pas. Un simple au revoir, et Madame Tancrène quittait Achille Lefort après avoir convenu avec lui d’un autre rendez-vous. L’idée qu’elle était certainement autiste elle-même effleura la jeune femme. Un autisme, qu’elle avait ignoré jusqu’ici, tout comme ce fameux Gédéon Laplume le faisait…
Une fois chez elle, Pénélope passait un coup de téléphone à Octave Groseille, lui annonçant tout de go qu’elle ne reviendrait pas à la librairie de la journée. Puis, la jeune femme filait dans sa chambre, et sans même se dévêtir, s’allongeait sur son lit tout neuf. Là, elle écartait largement les jambes, et ses doigts se précipitaient sur le buisson de poils dorés. Pénélope Tancrène avait mouillé ses cuisses, tout le long du chemin la ramenant chez elle.
Achille Lefort était très spécial. Il avait également le nez d’un fin limier. Qu’éprouverait-il maintenant ? Pénélope avait l’impression que l’odeur de son sexe embaumait toute la chambre. Des odeurs poivrées et épicées. Elle était trempée sous ses doigts, et se pénétra d’un coup.