| n° 21527 | Fiche technique | 97109 caractères | 97109 17092 Temps de lecture estimé : 69 mn |
10/02/23 |
| Présentation: Une collection dédiée à Chloé et Juliette. Elles sont parfois intenables ces deux-là. Et quand la chaleur s’en mêle… | ||||
Résumé: La misère du monde ne doit pas peser sur nos épaules. Pas aujourd’hui. Et le temps, magnifique, est une promesse pour chasser nos idées noires. Égoïsme en ce jour, et tristesse repoussée à plus tard. En route pour le Finistère Sud… | ||||
Critères: #totalsexe #exhibitionniste f ff fbi fépilée plage magasin amour cérébral noculotte jeu | ||||
| Auteur : Juliette G Envoi mini-message | ||||
| Collection : Les aventures de Chloé et Juliette Numéro 01 |
L’ombre de cette saleté d’attentat de Nice plane encore sur nos pensées, mais il est temps de se changer les idées. Au moins pour ce week-end. Nous avons de la chance d’être éloignées de ce triste endroit. Peut-être qu’une fois prochaine, des fous furieux s’attaqueront à Brest. La misère du monde ne doit pas peser sur nos épaules. Pas aujourd’hui. Et le temps, magnifique, est une promesse pour chasser nos idées noires. Égoïsme en ce jour, et tristesse repoussée à plus tard. En route pour le Finistère Sud…
Je suis accroupie, occupée à en terminer de ranger notre piquenique dans un sac, et Chloé vient remuer ses fesses sous mon nez. Elle est baissée en avant, et le tissu de sa robe légère collée à ses fesses quand elle bouge laisse supposer qu’elle ne porte rien dessous. Enfin, je parle pour ceux qui la croiseront, parce que moi, je le sais déjà. Et c’est justement parce qu’elle est nue sous ses vêtements, que ma compagne ne cesse de bougonner. Légère robe blanche, imprimée de motifs de couleurs vives, allant du rouge orangé, au violet. Décolleté rond assez large, dévoilant un peu plus que la naissance de ses seins, et le tissu de sa robe s’arrêtent à mi-cuisses. Elle est superbe. Une claque sur les fesses la fait se reculer de moi.
Il fait un temps magnifique et une chaleur étouffante. Parce que pour les Bretons, 25° est étouffant et 27° proche de la canicule. Nous n’avons pas l’habitude, et surtout, cette chaleur nous est tombée dessus d’un coup. Un temps de chien jusqu’ici, comme trop souvent pour un mois de juillet, et depuis hier, c’est étouffant. Mais sur les plages, il y a toujours de l’air, quand ce n’est pas du vent. Nous sommes décidées à profiter de notre belle journée. Il ne nous reste que quelques achats à faire et direction la mer. Je demande à Chloé si elle désire la clim, et à nouveau elle marmonne quelque chose. Elle n’est pas en colère, ne boude pas vraiment, mais elle commence à m’agacer un peu.
Cette fois, elle a parlé clairement, mais je reste sans comprendre le sens de sa phrase.
Je la regarde avec une moue mi-agacée, mi-moqueuse, et elle pousse un soupir.
Je ne peux m’empêcher de rire, avant de lui demander ce que ses seins viennent faire dans l’histoire.
Chloé daigne rire aussi, quand un petit fou rire me secoue. Il faut que je m’arrête. J’en pleure…
Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que ma Chloé a des complexes, en ce qui concerne son corps. Deux complexes à mon sens totalement idiots. Elle se sait jolie, et n’est pas plus modeste que çà. Très joli visage, Chloé est également de charme. Un corps de bombasse à tomber. Chloé est tout simplement très belle. Le genre de femme qu’on ne peut que trouver belle, et superbement fichue, quels que soient nos goûts en la matière. Elle m’a parlé de son physique une seule fois, un peu lassée de mes qualificatifs parfois un tantinet dithyrambiques. Quant à sa propre version…
Et je suis à peu près certaine que sa façon de parler, tout au moins dans les débuts, n’était qu’une façon d’atténuer un charme, et une féminité, qu’elle trouvait trop difficiles à porter. Maintenant, je suppose que c’est devenu une simple habitude. Pour en revenir aux complexes de Chloé… Il est question d’abord de ses pointes de seins, puisqu’elles peuvent être remarquées plus facilement, puis de son mignon clitoris. Des pointes de seins assez grosses pour que l’on ne puisse pas les ignorer, dures et tendues naturellement, elles le deviennent plus encore sous le désir, les caresses ou tout bonnement sous le froid. Et Chloé en a honte. Seins nus sur une plage, elle n’en a cure, mais habillée et sans soutien-gorge… Chloé coince.
Quant à son charmant bouton à plaisir, je pourrais parler d’un petit appendice délicieusement charnu et très souvent insolemment sorti de sa petite cachette. Un adorable clitoris épais, et long comme l’ongle de mon auriculaire. Et là, Chloé ne s’est jamais exprimée sur ce sujet si honteux pour elle. Sauf une fois…
Ensuite, elle avait lâché un long râle rauque de plaisir…
J’ai eu beau parler de féminité, d’érotisme, ou d’atouts de charme supplémentaires. Comme ajouter que je l’enviais, et qu’elle avait beaucoup de chance d’avoir des seins à tomber et un clitoris terriblement excitant, rien n’y a fait. Elle bloque. Et donc aujourd’hui, Chloé bloque !
J’ai décidé que notre journée plage sera conjuguée à une petite sortie exhibition. Car ma chère compagne n’a jamais connu les délices d’une exhibition. Délices que je lui promettais hier soir, en la rassurant sur le lendemain.
Je porte également une robe. Blanche, et parsemée de motifs gris, mélangés à d’autres teintes, allant du rose, au carmin éclatant. Un peu comme si un peintre, en mal d’inspiration, avait essuyé ses pinceaux sur le tissu. J’adore cette robe. Le tissu de mon seul vêtement n’est pas aussi près du corps que la robe de Chloé ne l’est, mais il ne laisse rien ignorer des formes qu’il habille. Je ne suis pas une bombe sexuelle, mais je ne suis pas vilaine. Robe plus décolletée que celle de ma compagne, sans être trop provocante, et un brin plus longue que la sienne. Et comme je l’ai déjà sous-entendu, tout comme ma chérie, je suis nue dessous.
Ma chérie m’embrasse sur la bouche en lâchant un « Merci maîtresse », assez fort pour être entendu des clients du rayon. Et elle le fait totalement exprès cette jolie peste. Chloé s’est tout de suite reconnue comme lesbienne. Ses vingt et un ans la poussaient dans les bras d’autres filles. Elle se trompait. Son orientation sexuelle n’étant pas un choix, mais plutôt un pis-aller. Deux premières fois avec deux jeunes imbéciles. Le premier, insipide, et ne comprenant rien aux femmes, et le second violent, la frappant plus d’une fois. Le résultat fut son aversion de tout mâle l’approchant. Puis vint sa rencontre avec Marie, mariée à Corentin. Et moi, pour finir… L’amour et la tendresse, pour Chloé, c’est avec moi. Jamais avec une autre avant moi, et uniquement avec moi depuis notre rencontre. La bombasse salope devient souvent une fille timide et avide de câlins doux et tendres. Quant à moi, le fait que Chloé m’embrasse sur la bouche dans un hypermarché, et devant d’autres personnes me fait paniquer. Je n’assume pas mon côté bisexuel en public. Toujours, cette foutue peur d’être reconnue par quelqu’un. Et ce, alors que je peux être très moralisatrice sur la liberté des mœurs envers les coincés de tous poils. Saleté d’éducation judéo-chrétienne. Crétine même !
C’est ma petite vengeance, et les joues de ma compagne sont devenues écarlates. Ma récompense. Sa vengeance à elle est qu’elle m’a aussitôt pris la main. Sans que cela me gêne outre mesure. De bonnes amies peuvent se le permettre. Et tout en nous promenant en quête de ce qui nous manque, je la taquine.
Oui, bon. Pas si facile d’instruire cette têtue, mais j’ai tout mon temps. Tant qu’elle pensera « Nous », elle n’éprouvera pas cette délicieuse honte d’être exhibée. En tout cas, la honte sera moindre, puisque partagée. Elle n’a certainement pas tort, même si je ne dois pas peser bien lourd dans la balance-appréciatrice des regards portés.
Elle a encore raison. Elle peut être pourtant si imaginative, quand elle le veut vraiment. Il va falloir que cela change. Tout en souriant, je demande à Chloé de me montrer ses seins, mon portable déjà prêt pour capturer l’instant. Des images d’elle excitent toujours cette coquine.
Chloé a un sourire un peu crispé, quand elle tire sur le décolleté de sa robe pour laisser sortir son sein gauche. Je la devine excitée, mais uniquement parce qu’elle sait que je le suis. C’est le principal dans une exhibition. Mais il y a le reste, des détails à peaufiner. M’exhiber, c’était d’abord pour mon ex-mari, mais le regard des autres doit jouer un rôle. Exciter les autres doit être excitant pour soi, et pour celui qui nous exhibe. Les conditions réunies, c’est un véritable plaisir !
Une allée peu peuplée, et je dirige mon chariot vers la papeterie. Deux femmes. L’une, la quarantaine, plongée dans l’examen de blocs à écrire, l’autre beaucoup plus jeune, détaillant les articles en rayon. Nous les croisons et ma main gauche quitte le chariot. Le « Oh, mais ça va pas ! », de Chloé est une erreur. Une erreur pour elle, bien sûr. Quoique. Cette petite coquine a des fesses si fermes que ma main a dû tirer fort sur la robe pour qu’elle remonte sur son cul de marbre. Elle a un regard un brin paniqué vers moi, et j’espère que de me voir sourire moqueusement va la piquer au vif et réveiller son côté Pitbull cherchant la baston. Ou le défi. Je me détourne vers les femmes que nous venons de croiser. L’une n’a rien remarqué, ou se contente de n’en rien montrer, mais la plus jeune, elle, n’a rien raté du cul nu de Chloé, qui se balance au gré de ses pas. Et la démarche de ma chérie est celle d’une salope en chasse. Ce n’est pas voulu, mais c’est ainsi. Je n’ai jamais osé le lui dire. Elle en serait vexée. La jeune femme délaisse les fesses nues de ma compagne, pour lever les yeux sur moi. Elle n’a pas les joues aussi rouges que Chloé, mais peu s’en faut. Je lui souris… Elle aussi.
C’est dit dans un souffle.
Nouveau murmure quand Chloé se détourne de l’autre fille.
Et Chloé se mord les lèvres. Chloé se mordant les lèvres, est signe de nervosité, de grande tension, ou de plaisir intense. Un sacré mélange, cette fois.
Nous sommes proches de quitter l’allée, et Chloé se retourne encore, pour constater que notre voyeuse ne l’a pas encore lâché des yeux. Cette coquine semble maintenant adorer ça. C’est un homme que je vois arriver, avec lui aussi, l’œil rivé aux fesses nues de ma compagne. Chloé le remarque et lâche un « Oh putain » presque inaudible. L’homme est seul, pas vilain, la trentaine, et il gratifie ce qu’il voit d’un léger sifflement admiratif. Il s’est arrêté pour nous céder le passage. Je n’ai pratiqué l’exhibition qu’avec mon ex-mari, sachant qu’il ne pourrait rien m’arriver, mais je me sens tranquille dans cet hypermarché, plein à craquer de monde. Ma main baisse la robe de Chloé et j’ai un petit rire en m’adressant à notre inconnu.
L’homme semble sympathique, mais une chose est certaine, il a le sens de la répartie.
Je m’enhardis en lui demandant s’il a apprécié, et sa réponse est amusante. Il dit s’appeler M. +, et donc qu’il aimerait en voir plus. Je lâche rapidement un « Pas ici, mais… ».
Notre chariot s’engouffre dans une autre allée. Vaisselles et ustensiles ménagers. Évidemment, il nous a suivis et s’arrête quand le chariot s’immobilise. Un rapide coup d’œil alentour pour m’assurer que nous sommes seuls. C’est le cas. Ma main, cette fois encore, doit tirer fermement sur l’étoffe. Les seins de Chloé semblent bondir hors de leur cachette. Je lâche la robe, laissant ma compagne devenue pivoine, tétanisée et les seins à l’air. Tétons tendus et durs appelant la caresse. Mes doigts tirent cette fois sur le bas de sa robe, qui se relève jusqu’au délicat nombril qu’elle abritait. Nouveau léger sifflement admiratif.
Il sourit, et je baisse la robe de ma chérie, qui d’elle-même se rajuste en se contorsionnant pour cacher ses seins. Un petit sourire, et je m’adresse à notre complice d’un moment.
C’est là que tout se joue. Un lourdingue, et notre petit jeu peut finir en scandale ou pire…
Il a parlé en souriant, et ma mimique lui signifie que je ne saisis pas. Nouveau sourire, et il ajoute :
Je suis réellement surprise, mais une douce chaleur que je connais bien me prend le ventre.
Je ne peux m’empêcher de répondre par un sourire timide. Une vraie timidité, une vraie honte qui, d’un coup, me submerge.
Une réelle envie de lui obéir. Une envie venue d’un coup.
À leur tour, mes seins sont libérés. Une main tirant sur le décolleté de ma robe, tout en dévoilant mon ventre, quand je la soulève de l’autre. J’ai oublié Chloé. Les éventuels passants. Reste cet homme, de la honte et du plaisir. Son « Tournez-vous ! » est presque un ordre et j’obéis.
Nous avons laissé notre inconnu nous remerciant de lui avoir offert ce grand moment d’émotion et de plaisir. Il a été parfait. N’ayant mis les pieds dans cet hypermarché situé à l’autre bout de la ville qu’en de très rares occasions, et uniquement pour m’exhiber avec mon ex-mari, je me sens tranquille. Quant à tomber nez à nez avec cet homme une fois prochaine, c’est pratiquement impossible. Et même si cela arrivait, il ne pourrait que me remercier à nouveau, et renouveler sa demande de bien vouloir prendre un verre avec lui.
Cette fois, Chloé préfère l’air du dehors à la climatisation, et nous roulons en direction du port, fenêtres ouvertes. Nous sommes encore en pleine ville, et ma chérie se décide à m’avouer ce qu’elle a ressenti de notre petite aventure. Elle a un petit rire en disant qu’elle en est encore excitée. Et même bien plus excitée, maintenant, parce que sur le moment, elle flippait. Elle m’avoue s’être sentie mouillée aussitôt qu’elle a vu que la femme la regardait.
L’inconnu, lui, l’a beaucoup plus excitée encore. La femme n’avait vu que son cul. Son regard à lui, sur ses seins, et sur sa chatte surtout, a beaucoup plu à Chloé.
Pourtant, je sens mes joues bouillir. Parce que j’ai brusquement compris. Et en effet, Chloé m’explique aussitôt que c’est cet inconnu qui a relevé ma robe pour dévoiler mes fesses. Et non pas Chloé, comme je le pensais dans l’instant ! L’homme ne s’était pas gêné, et en avait profité pour aller un peu plus loin qu’un simple voyeurisme. Sur le moment, j’avais pensé que Chloé s’était chargée de me tripoter et je le lui explique, en bafouillant presque.
Chloé rit sans s’arrêter, et répète plusieurs fois qu’elle est en bagnole avec Madame Savéol… (Société de vente de tomates). J’avale quant à moi la couleuvre, sans en rire, même si ce n’est pas la fin du monde.
Ce n’était arrivé qu’une seule fois. Et presque exactement de la même manière. Patrick qui me demande de le sucer dans un cinéma, et insiste pour que je le fasse alors que l’homme à mes côtés me regarde très souvent. Mon ex-mari lui avait simplement dit :
L’autre avait accepté. Pourtant, ce type lui aussi m’avait touchée, et il était même allé plus loin. Je n’avais pas osé broncher, de peur que Patrick ne le démolisse. Et j’avais joui en suçant mon homme, avec les doigts de l’autre type glissé entre mes fesses. Patrick n’en a jamais rien su. Que cet inconnu me doigte le temps d’un instant, qu’il sache à quel point j’étais trempée, m’avaient terriblement excitée. Le soir même, je me reprochais de ne rien avoir fait pour l’empêcher, mais si je n’avais vu qu’une seule fois mon mari violent, je n’avais pas envie de revivre un tel moment. Ils étaient trois, nous avaient agressés, et n’avaient même pas pu toucher Patrick. Et toute cette violence m’avait littéralement secouée, quand Patrick les avait massacrés. Il avait eu peur pour moi, de ce qui pourrait m’arriver… De plus, ce n’étaient pas les doigts de cet homme qui m’avaient excité, mais l’idée qu’il me sache trempée.
Chloé s’est arrêtée de rire. Chloé redevenue sérieuse et silencieuse. Un coup d’œil vers elle et je m’informe.
Et regard braqué sur moi, elle balbutie qu’elle a très envie de jouir. C’est donc à moi de jouer. Je la quitte des yeux pour chercher un endroit où stationner. L’idée de réussir à faire jouir ma compagne en voiture, et en ville m’excite beaucoup. Il y a du monde qui passe, mais je ne cherche pas à regarder qui sont ces gens, ni même s’ils nous regardent. Seule l’idée qu’elle jouisse, là, sous d’éventuels regards, me réchauffe le ventre.
Chloé a crié. Elle jouit, la tête contre le fauteuil, jambes écartées sous sa robe remontée sur ses cuisses, ses beaux yeux sombres fixés aux miens. Elle jouit sans avoir à se toucher. Elle maîtrise presque cette façon de prendre du plaisir maintenant.
En effet, deux jeunes gars, sur le trottoir, sont penchés et regardent dans le véhicule. Nous n’avons pas su si les deux jeunes hommes avaient compris ce qui se passait à l’intérieur de notre véhicule, mais par contre, nous avions oublié les vitres ouvertes. Je ne lui ai pas menti. Je n’ai fait qu’employer certains mots et enjolivé l’histoire. Je mouillais à peine, j’étais juste un peu moite, et suis certaine qu’il n’y avait qu’un seul doigt en moi. Quant à moi, encore aujourd’hui, repenser à cette main inconnue qui caresse mes fesses, puis s’insinue entre elles, imaginer ce doigt pesant légèrement sur mon petit trou, puis descendant se glisser dans ma fente déjà mouillée et s’y logeant un bref instant… Cela me ferait presque…
Nous sommes silencieuses depuis un bon moment et la route défile devant nous.
Chloé reste sans réponse, et se remet à regarder devant elle…
Nous avions perdu du temps avec nos petites emplettes, et du coup, presque deux heures de route pour pousser vers le Finistère Sud nous semblaient trop longues. Et puis l’on dira ce que l’on voudra, rien ne vaut la côte nord pour le côté sauvage des paysages, comme pour trouver des plages peu peuplées.
C’est une étendue de sable, coincée entre deux longs amas de gros rochers, plus qu’une véritable plage. Bordée de légères dunes envahies d’oyats, encastrée par la roche et l’eau. L’endroit est quelquefois désert, le souci étant que pour s’exhiber, le désert n’est pas vraiment idéal. À peine arrivées, un rapide tour d’horizon, la main en visière sur les yeux, je décide que nous pouvons tenter notre chance. Et si ce n’est pas le jour à s’exhiber, se dorer au soleil nous conviendra parfaitement. Sur la dune, un homme debout à la gauche de la plage, et un autre, assis sur la roche de l’autre côté. Il y en a toujours. Parce que ce ne sont pas les mouettes, où les courants marins qui les font rester là. Un camping, et une grande plage un peu plus loin, amène beaucoup de passage derrière les dunes. Une fois installées, nous entendrons même les promeneurs, si tant est qu’ils parlent. C’est rassurant, pour le cas où un olibrius voudrait aller plus loin que regarder. Il y a aussi quelques personnes proches de l’eau, se baladant ou faisant trempette. Mais surtout, il y a ce couple, installé juste là où je voulais poser nos petites affaires.
Il me faut parler à ce couple. Ils sont déjà en place. C’est l’une de mes règles de base. Je suis naturellement gaie, enjouée et souriante facilement. Là, mon sourire est éclatant. Mon expérience n’est pas celle d’une acharnée de l’exhibition, et je n’en ai pas fait beaucoup. Il suffit de savoir quelques petits trucs et d’être assez finaude en psychologie. D’abord, et toujours s’agissant d’un couple, il faut s’adresser à madame. L’homme ne refusera jamais, ou très rarement. Quitte à affronter son dragon ensuite. Mais c’est rarement palpitant dans ce cas. Ils sont très rares à refuser.
Il y a des exceptions, parfois, tel ce monsieur horrible qui m’avait traitée de dévergondée, et s’était empressé de dire à sa mégère qui me regardait comme la dernière des traînées de le suivre. Ils nous avaient laissés en plan, mon amie et moi, et avaient quitté leur place. Il était revenu seul, une demi-heure plus tard, et s’installait presque à nos pieds, les yeux rivés à nos sexes exposés. Ce mec m’avait vexée. Je m’étais alors écartée, et avais introduit un doigt dans mon sexe sous les yeux de mon amie stupéfaite.
L’autre avait presque crié un « Oh oui, salope » et avait aussitôt sorti un sexe mou et recroquevillé de son maillot.
Après nous avoir traitées, Maud et moi, de toutes sortes de noms d’oiseaux, mais sans cesser de jeter des regards autour de lui, il était parti. Mon amie, Maud, restant sous un fou rire communicatif un long moment, répétant entre deux éclats de rire :
Je n’aime pas les hommes qui ne sont pas fichus de dire ce qu’ils pensent ni ceux incapables d’assumer leurs actes, et s’entend, dans la vie en général, mais ceux qui trompent leurs femmes pour tout un tas de raisons bidons, sans les quitter pour assumer leurs désirs, ou ceux qui rampent au pied de bobonne, ceux-là… Ils m’insupportent ! J’aime les vrais machos. Ceux qui ne se rendent pas compte qu’ils le sont. Gentils, adorables, respectant leurs chéries, mais capables de donner à une femme l’impression qu’elle n’est qu’une petite chose fragile, et qu’elle peut compter sur eux en toutes circonstances. Et pour mon cas, le physique doit être à l’avenant. Mon homme doit être costaud et rassurant.
Pour ce qui est de s’installer nue, à proximité d’autres personnes. La réponse à ma question doit être claire, et on doit la sentir sincère. Cela va du refus poli, à toute une gamme de réponses. Je me lance uniquement, quand je sens que le fait que je vais être nue devant cette femme et son homme est dûment accepté, et n’est aucunement gênant pour elle. Un simple « Oui, ça ne me dérange pas », lâché d’un ton évasif, n’est pas suffisant. Soit, la dame finira par ne pas supporter et le regrettera, soit, elle n’en sera pas le moins du monde excitée. Et donc personne n’en retirera la moindre satisfaction. Ces petites règles s’imposent quand je ne suis pas la première sur le lieu. Dans le cas contraire, c’est à ceux qui s’installent de choisir. Rester ou partir. Et je me contrefiche de savoir que je ne suis pas dans mon droit, et viole la loi à me dorer nue au soleil sur du sable. Tu parles d’un crime, que celui-là !
Le couple semble dans la trentaine, et elle me sourit. Lui, brun, des yeux clairs, un visage aux traits réguliers, et plutôt bien bâti. Elle, plutôt petite et menue, cheveux châtains et relevés en vague chignon. De jolis yeux noisette et une bouche gourmande. Des traits de poupée délicats. Plus de charme que de réelle beauté. De petits seins cachés par un haut de maillot noir. Des hanches minces et un ventre plat. Charmante.
Elle a retiré ses lunettes de vue pour me répondre. Politesse et, je l’espère, curiosité.
Elle est naturelle, semble sympathique et disposée à converser. Lui, comme je le pensais, a simplement répondu à mon bonjour, mais ne me quitte pas des yeux.
Elle a un autre charmant sourire et me laisse continuer. Chloé est restée un moment à regarder vers le large, et s’est décidée à me rejoindre. Son « bonjour » fait répondre le couple en cœur, et lui apporte un autre sourire de la jeune femme.
C’est dit franchement, et même lancé avec un peu d’empressement. Elle doit s’ennuyer, et de la compagnie lui ferait certainement plaisir.
Elle a une moue gênée et se relève pour s’asseoir.
Elle ne sourit plus, mais ne paraît pas réprobatrice à mes propos. Je m’étais baissée pour lui parler, prenant soin de ne pas exposer ce que cachait ma robe, et je me relève lentement.
Chloé s’est déjà détournée en leur disant au revoir. La jeune femme me regarde me lever et secoue doucement la tête, comme quelqu’un qui ne comprend pas vraiment ce qui se passe.
J’ai parfaitement compris de quoi elle parle, mais je fais l’ânesse. Je fais très bien l’ânesse.
Mon « à poil », brise un peu la glace et elle sourit à ma plaisanterie.
L’endroit est large d’une petite quinzaine de mètres de sable, et je désigne à Chloé l’endroit opposé.
J’ai ajouté « Ma chérie » en regardant Chloé, et je l’ai fait exprès. Et la jeune touriste a parfaitement compris. Aucune surprise, aucun jugement dans ses yeux, quand elle me regarde.
Un sourire et la réponse ne tarde pas.
Je le pense vraiment et cela se voit.
Luce est conquise, mais cette femme semble si sympathique, que moi aussi je suis sous le charme. Il y a des gens comme ça, avec qui le courant passe très vite. Et du coup, je ne pense plus à notre envie première d’exhibition.
Sacs sur le sable, draps étalés, et nos robes passent par-dessus nos têtes. Chloé a attendu pour imiter mon geste. Elle est allongée, mais raide comme un piquet.
Arnaud est allongé sur le côté et semble lire. Mais ces solaires peuvent cacher qu’il regarde vers nous. Luce, allongée et en appui sur ses avant-bras, nous regarde. Elle aussi a chaussé ses solaires, mais il n’y a aucun doute. Dans la direction où elle regarde, il n’y a que nous et les dunes plus loin et désertes.
Chloé bouge, et se positionne sur le côté, pour me planter ses yeux noirs sous le nez.
Je sais qu’elle ne veut pas appuyer sur notre différence d’âge, mais moi, ça me la remet en mémoire.
Chloé s’approche et m’embrasse sur la bouche.
Un autre baiser sur les lèvres, sous le regard de Luce, et peut-être celui de son mari, et Chloé bouge, me collant ses seins sous le nez pour aller plonger la main dans le sac de plage. Tout en regardant Luce, ma main englobe l’un des seins offerts et le caresse. Notre jolie Auvergnate ne détourne pas le regard. Je maudis le temps qui passe et ma vue qui a un peu baissé. Je ne suis pas certaine qu’elle m’ait souri…
Chloé est un véritable paradoxe sur pattes. Même si ce sont de très jolies pattes. Elle s’est retournée pour poser son livre sur le drap de bain. Une édition « La pléiade » des « Voyages » de Montaigne. Et madame le lit, écrit tel quel, en français de l’époque. Alors, l’entendre parler comme elle le fait m’agace autant que cela me sidère parfois. Du coup, je sors ma lecture… Une première, pour moi. Le magazine « Voici ». Depuis le temps que j’entends parler de ce truc.
Et je suis très vite déçue. Les vies des stars promises à être étalées dans ce torchon me laissent dubitative. Je ne connais personne de ceux qui s’affichent sur le papier glacé. Il me reste mon Loup Durand à finir. J’ai lu au moins dix fois son « Daddy »…
J’ai lu quelques pages, et le joli rire de Luce me tire de ma lecture. Chloé a bougé sa cuisse, la ramenant vers son ventre, et ma main se pose sur sa fesse pour la caresser doucement. Luce est allongée sur le ventre et parle à Arnaud. J’en profite pour laisser glisser ma main sous la fesse de ma compagne. J’adore lui caresser la raie des fesses, et sentir son petit trou sous mes doigts. Et là, il est trempé, ce charmant petit trou. Et quelques centimètres plus bas, ce sont les grandes eaux…
Je ne peux m’empêcher de rire en l’embrassant sur l’épaule.
Ce n’est pas fait exprès. J’ai tout bonnement oublié, mais mes doigts sont toujours sur l’œillet de ma chérie. Luce, allongée sur le côté, tête sur l’épaule de son homme, regarde vers nous. Chloé, cuisse relevée comme elle l’est, ma main sur elle, n’a forcément rien d’innocent. La jeune femme parle à son homme et rit encore. C’est très excitant en fait. Ne pas savoir, s’ils ont compris et aiment ce qu’ils voient, ou s’ils n’y prêtent pas vraiment attention.
Elle rit sans me croire. J’ai enlevé ma main pour la remettre sur sa fesse, que je caresse doucement. Il n’y a plus aucun doute pour nos voisins, en tout cas. Chloé et moi sommes lesbiennes, et nous avons très envie l’une de l’autre. En tout cas, nous sommes très câlines l’une envers l’autre sur les plages. Je l’explique à une Chloé qui reste silencieuse. Ma main est ferme sur son superbe cul, et chaque fois qu’elle remonte vers sa hanche, ses fesses s’écartent. Je le murmure à ma compagne, la bouche dans son cou, et elle souffle qu’elle le sait, que ça l’excite. Je lui dis que nos voisins regardent, et elle me demande si c’est vrai. Je réponds que oui, qu’elle n’a qu’à vérifier par elle-même, mais Chloé dit qu’elle n’ose pas. Je lui parle de sa chatte mouillée. Pense-t-elle qu’ils puissent discerner qu’elle est trempée de mouille ? Chloé dit qu’elle ne sait pas. Chloé perd son souffle, sa poitrine se gonfle plus souvent et je le lui dis. Je lui précise qu’ils doivent le remarquer, qu’ils doivent comprendre qu’elle est excitée, que je suis en train de l’exciter en lui parlant.
Comme Chloé, j’ai relevé une jambe et ma cuisse est sur la sienne.
Le couple regarde et tous deux sont devenus bien silencieux. Luce, toujours la tête sur l’épaule d’Arnaud, lui caresse doucement la poitrine. Lui a la main sur l’intérieur de la cuisse gauche de sa femme. Le cul de Chloé bouge imperceptiblement en cadence de mes caresses. Je suis sûre qu’elle en est inconsciente.
Le corps de Chloé bouge, et ses fesses s’ouvrent un peu plus encore, quand elle s’étire. Elle a décollé sa frimousse du drap, sa main droite soutenant sa tête. Chloé regarde, où il faut qu’elle regarde.
Ma main descend un peu plus, et l’intérieur des fesses de cette coquine est trempé. Et moi, je sens que je coule littéralement.
Chloé gémit doucement et son corps se tend, Je l’encourage à se laisser aller, à jouir longuement. Mes yeux passent des siens au couple qui nous regarde.
Elle gémit plus longuement en se mordant la lèvre inférieure, et sa fesse échappe à ma main, quand Chloé relève sa jambe vers moi et s’ouvre sous la vague de l’orgasme. Je ne peux m’empêcher de regarder sa chatte qu’elle offre aux regards du couple.
Chloé balbutie que ça ne s’arrête pas, qu’elle n’arrive pas à arrêter de jouir. Elle tente de me parler sans gémir.
Un cri retenu et presque silencieux. Encore, Chloé bouge, se décale de moi, et se retourne, le ventre sur le drap de bain, cuisses serrées. Les soubresauts de son corps finissent par se calmer et ma Chloé reste immobile. Je l’embrasse sur le dos et lui dis que je la laisse digérer et reprendre ses esprits.
Un rapide mouvement de la main entre mes cuisses légèrement ouvertes et j’essuie mon sexe gluant de mouille de ma paume.
Luce me regarde marcher vers elle et je lui lance mon plus charmant sourire.
Il est vrai que je sens des rigoles de sueur couler sur mon front et je suis en nage.
Luce sourit et me dévisage un instant.
Je réponds à son sourire par politesse, me demandant pourquoi elle dit ça et, soudain, je sens mes joues s’empourprer. Je ne l’ai pas vu venir. Je suis plantée comme une conne sans savoir que rétorquer. Luce a un petit rire et tapote la cuisse de son mari.
Maintenant, je dégouline de sueur sous le soleil, et je passe ma main sur mon front.
Luce se lève en riant, et dit à son mari d’être sage. Elle ajoute tout sourire qu’elle peut le laisser en toute tranquillité, avec Chloé. Pour la première fois, Arnaud prononce une phrase entière.
Nous marchons vers l’eau côte à côte, et Luce frémit quand ses pieds entrent en contact avec l’océan.
Elle ne doit pas dépasser les 165 cm, et elle doit lever les yeux pour me regarder.
Luce ne baisse pas les yeux tout en m’avouant qu’elle est toujours excitée par les scènes de lesbianisme dans les pornos. Nous regarder, Chloé et moi, l’avait beaucoup plus troublée encore. Elle n’avait jamais assisté à ce genre de câlins réels. Cette femme serait certainement une amie. Elle dit ce qu’elle pense, sans se poser de questions.
Tout est dit, et nous sommes tout à coup aussi gênées l’une que l’autre. C’est la première fois que je parle à l’une des personnes qui m’a vu m’exhiber. Si on ne trouve pas très vite un sujet de conversation, la plage va se transformer en banquise…
Cette femme est décidément incroyable de franchise et de curiosité. C’est vraiment surprenant.
Luce a un peu de mal à respirer en avouant que nous l’avons vraiment chamboulée elle aussi.
Je la regarde le plus sérieusement du monde et elle semble soudain surprise.
J’ai presque hurlé et la pauvre Luce en a sursauté, avant de laisser un léger rire fuser.
Dans l’eau, j’ai senti la main de Luce sur ma fesse une première fois, et elle s’est enhardie pour la laisser sur mon pubis lisse. Je ne peux m’empêcher de le lui dire avec un gentil sourire.
Luce sourit en me demandant si elle devenait lesbienne.
Luce ne doit pas peser beaucoup plus de 55 kg, et elle coupe en deux les mini sandwichs de Chloé, les partageant avec Arnaud.
Surtout que « mini » est une appellation maison. En fait, ces gourmandises sont constituées d’une première tranche carrée de pain de mie, sur laquelle Chloé étale ses idées, une seconde tranche souvent tartinée de beurre, ou d’une sauce sur ses deux faces, une autre couche d’ingrédients, et une dernière tranche de pain. Le tout que Chloé coupe ensuite en diagonale.
Arnaud a dit cela, avec dans les yeux une grosse envie de manger une Chloé, décidément volubile aujourd’hui. C’est assez rare, pour que je le remarque, et le signe que ce couple lui plaise vraiment beaucoup. J’adore que ma compagne soit aussi à l’aise.
Luce est restée la main chargée de pain en l’air, comme statufiée.
Je ne peux m’empêcher de rire, et du coup, elle lâche Chloé des yeux pour me regarder.
Chloé me lance un regard furieux, assez bien imité.
Nous voulions passer nos robes pour le piquenique, mais Luce et Arnaud se sont empressés de dire que nous pouvions rester nues, pour manger. Et vu que nous n’avions rien d’autre, autant ne pas salir nos vêtements. Je vois leurs regards déçus quand je leur dis que nous pourrions nous envelopper de nos draps de bain et n’insiste pas. Chloé en avait d’ailleurs rougi, consciente qu’ils avaient simplement très envie que nous restions nues. Et nous avons passé un très agréable moment. Bien sûr, les regards s’égaraient parfois sur nos corps, plus encore celui de Luce, que celui de son mari, mais pas si souvent. Et Chloé nous a fait beaucoup rire en parlant « l’vieux françois », presque tout du long avec un naturel sidérant. Cette fille devrait enseigner. Comme elle l’avait fait avec moi, quelques plaisanteries et anecdotes plus tard, Luce lisait un passage du Montaigne, toute étonnée de comprendre ce qu’elle lisait. Chloé, précisant que certains mots et adjectifs nécessiteraient des recherches, et que Montaigne étant également philosophe, ses écrits étaient parfois complexes, mais que bon, voilà… Luce pouvait retourner vivre au XVIe siècle.
Nous en terminons de notre casse-croûte. Un dernier sandwich, et une coulée de sauce s’en échappe, Tombant sur ma poitrine.
Luce est sérieuse et elle sourit. J’en ai plein les doigts, et cherche le sopalin pour essuyer les dégâts.
Chloé a déjà le doigt sur mon sein, et d’un mouvement récupère la sauce, portant ensuite son doigt à sa bouche pour le sucer. Luce a un léger raclement de gorge, le temps que je me frotte tout de même avec un bout de sopalin.
Elle a répondu sans remarquer le trouble de Luce. J’attends que le regard de Luce croise le mien et je lui fais un clin d’œil. Puis j’écarte le pain, et du doigt récupère le plus possible de sauce que je vais ensuite étaler sur mon téton droit. Luce en est subitement comme hypnotisée…
Ma chérie jette un coup d’œil vers moi, lâche un « Ouais », et son doigt est sur mon téton.
Chloé a un temps d’arrêt. Elle a compris. Et sa bouche est sur moi, ses lèvres aspirant mon téton que je sens se durcir sous cette caresse. Puis sa langue nettoie le reste de sauce sur l’aréole de mon sein droit.
Arnaud est moins bavard que sa femme, plus réservé également, mais sympathique et marrant. Mais surtout, il est assez malin pour avoir compris ce qui se passe depuis notre arrivée. Sa femme est curieuse, attirée par notre couple, et lui profite du sympathique spectacle de deux nanas à poil. Et il tient à ce que cela perdure. De plus, que sa Luce soit troublée, doit beaucoup l’exciter. Je l’ai remarqué très vite. Il a donc l’intelligence de nous laisser, sa femme et nous, décider de ce qui arriverait.
La jolie Luce a du mal à trouver ses mots, mais sa curiosité et sa franchise naturelle, la pousse à oser les dire.
Arnaud a dit cela d’un ton enjoué, et il joue son rôle en abattant ses cartes avec patience. Luce, elle, est véritablement troublée, certainement très excitée, mais encore un peu trop nerveuse.
Arnaud a un petit sourire en regardant sa femme. Luce, elle, semble chercher ses mots. Quant à Chloé, elle a la capacité de se transformer en minéral quand elle le souhaite. Ce qui ne sous-entend pas qu’elle ne s’intéresse pas à la conversation. C’est l’une de ses façons de faire, quand elle ne daigne pas se lancer dans des initiatives, quelles qu’elles soient.
Chloé pousse un petit cri faussement horrifié et lance un « Salooope » rigolard. Arnaud la suit aussitôt, se disant bafoué dans son rôle de mâle, et je les arrête en riant.
Luce sourit poliment à nos bêtises, un œil sur les seins superbes de ma chérie. Puis, elle revient à la charge sur le sujet de l’exhibition refusée.
C’est dit gentiment, et Arnaud a un petit rire en annonçant que si nous le refaisions, il en vomirait ses sandwichs. Chloé, elle, pousse un « Beurk » écœuré, et seule Luce reste sérieuse.
Il est facile de parler quand la personne en face est sincère et franche. Je sais que cela plaira ou non, sans que la journée soit gâchée. Étant aussi directe que Luce, je me lance.
Il y a un petit silence, et Chloé reprend d’un ton beaucoup moins assuré.
C’est Arnaud qui répond le premier.
Chloé baisse les yeux avec un petit rire timide, et je regarde Luce qui semble un peu perplexe.
Rire d’Arnaud.
Luce sourit, et prend le temps de chercher ses mots.
Luce acquiesce en souriant, traitant gentiment son mari de salaud.
Notre Auvergnate prouve qu’elle a de la suite dans les idées, et revient encore sur le sujet qui l’intéresse.
Cette chère Luce prend vraiment les choses au sérieux, et reste un petit moment avant de répondre. Elle le fait d’une voix un peu changée, qui ne prouve qu’une chose. Elle est sincère.
Luce me regarde et je décèle un mélange d’incompréhension et de déception dans ses yeux. Arnaud, lui, a compris et sourit quand je le regarde. Quant à Chloé…
Une simple petite phrase sous-entendant qu’elle entame une brasse coulée de concert avec Luce.
Arnaud a lâché ses mots, la bouche pleine de sa dernière bouchée de sandwich.
Tout est rangé et je me bats pour que les filles viennent se baigner. Chloé dit que ce n’est pas parce qu’elle est lesbienne, qu’elle est croisée avec un foc. J’explique que c’est une image, où l’on parle de la voile d’un bateau et du vent, et non de l’animal, mais Chloé qui connaît parfaitement cette expression, ricane ironiquement.
Cette femme a toujours réponse à tout.
Finalement, Arnaud est resté sur place et nous sommes dans l’eau. Ce fut laborieux, mais elles m’ont suivi. Pourtant, nous ne nous attarderons pas, puisqu’elles ont la chair de poule et frissonnent.
Par tout le monde, Luce désigne une vingtaine de personnes, et je crois uniquement des hommes. Personnes que nous ne voyons pas de notre petite plage. Je nage alors que j’ai pied, et je déteste ça. Mais je n’ai pas le choix où elles quitteraient l’eau. Chloé a de l’eau sous les seins et Luce aux épaules.
Même dans l’eau, Chloé, avec son corps de sportive, et ses presque 180 cm, paraît gigantesque à côté de la menue Luce.
Je ne sais pas qui est la plus étonnée de Chloé ou moi, quand Luce se colle à ma chérie, et lui englobe un sein de la main. Chloé me regarde l’air ébahi, et je ne sais que dire et encore moins que faire. Il y a certainement un dénivellement, et Luce a le visage à hauteur de la naissance des seins de ma compagne. Et elle semble attendre que ma chérie l’encourage. Deux brasses, et je suis sur elles. Ma main sur une fesse de Luce, et l’autre sur sa nuque, je la pousse doucement vers ce qu’elle regarde. Luce, sans même esquisser un geste de refus, colle ses lèvres sur un téton érigé qu’elle prend dans sa bouche. Puis ma main se glisse entre ses fesses, sans qu’elle ne réagisse.
Luce a toujours une main sur le sein de ma chérie. Elle a semblé regretter que j’éloigne sa bouche de ce qu’elle suçait. La jolie Auvergnate est pivoine sous le soleil, et me regarde en hochant la tête. Mes doigts sont descendus entre ses fesses et se sont posés sur son petit trou. Luce semble tétanisée.
Elle hoche à nouveau la tête sans répondre. Mon majeur pousse doucement, et je sens qu’il est prêt à la pénétrer.
Chloé me regarde avec un air signifiant « Mais Putain, Jul, raconte ! ».
La jeune femme a un petit air déçu et fait oui de la tête.
Nous avons encore de l’eau à la taille quand j’ai subitement une idée.
Elles se retournent en chœur et je suis presque collée à elles.
Chloé lui colle un doigt devant le visage en mimant la colère.
Elle ne peut que hurler quand nous nous jetons sur elle. Chloé d’un mouvement lui a relevé une jambe, puis l’autre, et le bas de maillot est déjà sur les chevilles de notre Auvergnate que ma compagne tient ensemble d’un bras puissant.
Je ris depuis le début, des rires, cris et hurlements de Luce essayant d’échapper à son destin.
Chloé a un sourire pervers parfaitement composé.
J’ai posé la question tout en dégrafant le haut de maillot d’une main, maintenant les bras de Luce dans le dos de ma main libre.
Chloé lâche les chevilles de Luce, et, triomphante, me montre son trophée.
Luce entretient soigneusement sa petite forêt intime. Un triangle de poils sombres, coupés courts. J’ai le haut de son maillot dans la main, et observe la jolie Auvergnate qui ne rit plus du tout.
Sans attendre de réponse, mes doigts prennent et pincent doucement un petit téton rose durci par le froid de l’eau de mer…
Luce ne répond pas, mais ses yeux me disent que oui.
Luce n’hésite qu’un instant, et me demande de lui rendre son maillot. Elle me le prend des mains en me remerciant, et a un petit sourire.
Chloé, une moue déçue sur ses lèvres pleines, semble un tantinet boudeuse.
Nous sortons de l’eau sous des regards que nous ne voyons pas, mais qui savent que nous sommes toutes trois épiées. Luce, son maillot de bain à la main, marchant devant nous. Je ne peux m’empêcher de la regarder, et de lui avouer ce que je pense.
Chloé prend un air outragé du compliment que j’ai fait à notre compagne, et me regarde avec l’air d’une princesse indignée.
Il me faut rester un instant à ruminer, pour traduire ce que je crois être juste. Et comme chaque fois que je m’extasie sur sa culture, son intelligence, et sur le fait qu’elle parle couramment anglais, allemand, qu’elle lit le latin et le grec ancien, Chloé en ajoute une couche :
Je soupire tout en me retenant de rire.
Que dire d’autre ?
Nous arrivons et, très vite, je parle à l’oreille de Luce. Chloé s’allonge sur son drap de bain, et se redresse sur les coudes, relevant une jambe sans même songer qu’elle s’ouvre presque, sous les yeux d’un Arnaud un peu surpris sur le coup, puis très intéressé. Chloé ne pense même plus à s’exhiber, mais le fait sans s’en rendre compte.
Arnaud a un beau sexe, totalement épilé, et je ne me gêne pas pour le regarder. Chloé et Luce non plus, d’ailleurs. Surtout Chloé, qui semble fascinée. Elle n’a pas vu beaucoup de sexes masculins, et sans poils, celui d’Arnaud doit être le premier. Très sûrement. Et comme je l’ai murmuré à Luce, pensant que je devrais patienter, mais pressée maintenant par le fait qu’Arnaud soit nu lui aussi, je raconte ce qui s’est passé dans l’eau.
Arnaud ne dit rien, mais regarde sa femme qui, elle, n’ose pas le regarder.
La jeune femme a les bouts de ses petits seins aussi durs que tendus, Oui, si tu veux…
Chloé a un petit rire.
Arnaud bande, et Luce ne peut pas détacher ses yeux du sexe tendu.
Arnaud nous a regardées tour à tour, Chloé et moi, et je réponds affirmativement pour nous deux. Je plante mes yeux dans ceux de Luce et lui demande en souriant si elle préfère satisfaire sa curiosité avec Chloé, ou avec moi, insistant sur le fait que nous ne serions pas vexées, ni l’une ni l’autre, de n’être pas choisies…
Sans que cela ne soit une surprise, Luce s’est décidée pour tenter l’expérience avec Chloé. Elle a avoué être très attirée, mais trop intimidée, pour le faire avec moi, et je l’ai vite rassurée sur sa décision. Plus loin sur la plage, nous savons que les regards se portent souvent sur nous, mais tant que les voyeurs restent assez éloignés, cela convient à notre nouvelle copine. Chloé est allongée sur le dos. Entre Luce, allongée, elle aussi, et moi assise. Arnaud, lui, est assis du côté de sa femme, juste sous les yeux de ma chérie. Chloé tournerait la tête, qu’elle aurait son sexe sous les yeux, et presque à portée de ses lèvres. Luce caresse doucement les seins de Chloé, allant de l’un à l’autre, et il est manifeste qu’elle ne sait pas s’y prendre. Ses caresses sont agréables, puisque Chloé soupire souvent, mais trop timides et hésitantes.
La jolie Auvergnate s’empresse de suivre mes conseils, et très vite, les soupirs de ma chérie deviennent des gémissements. J’ai vite compris que Luce était aussi cérébrale que Chloé, et moi et je vais en profiter. Parler, conseiller, et détailler ce qui se passe nous excitera encore plus.
Luce est un peu nerveuse, et sa respiration, un brin hachée, démontre qu’elle est surtout très excitée. Et elle le dit. J’ordonne à Chloé d’écarter ses jambes, et ajoute que nous voulons la voir mouiller, et ma chérie s’exécute sans broncher. Il n’en faut pas plus pour que le sexe d’Arnaud recommence à se redresser. Luce a un petit sourire timide quand je lui demande d’embrasser la poitrine offerte, mais elle aussi obéit, sa bouche se posant sur le sein droit de ma compagne, puis très vite, happant sa pointe tendue. Je me penche, englobe de la main l’autre sein de ma petite salope, et ma bouche prend possession du téton gauche. Je demande à Luce de m’imiter, et Chloé ondule des hanches très vite, geignant sous nos lèvres qui la sucent, ou nos dents qui la mordillent. J’ai délaissé un instant le sein qui m’est dévolu pour aller m’occuper de l’autre, et Luce a laissé ma langue toucher la sienne. Puis, elle s’est laissé embrasser. Un rapide regard vers Arnaud m’a rassurée, il bande dur, maintenant, et m’a vu embrasser sa femme.
Luce a dit cela en regardant son mari, et il lui répond qu’elle peut faire ce qu’elle veut. La jeune femme a longtemps caressé le pubis et le pourtour du sexe de Chloé, mais maintenant, elle la doigte vraiment. J’en profite pour dire que j’aimerais lui rendre la pareille, et Luce écarte ses jambes sans toutefois répondre. Elle est trempée, et je la pénètre doucement de deux doigts. On entend distinctement les clapotis de nos doigts qui fouillent deux chattes trempées. Arnaud se caresse doucement sans nous quitter des yeux, et quand je demande à Luce si elle aimerait lécher la chatte de Chloé, il accélère sa caresse. Luce lâche un rapide « oui, je veux la lécher », et très vite, sa bouche remplace ses doigts. Chloé se tord en gémissant, et je m’étonne de la voir aussitôt jouir, sous la caresse buccale de la jeune femme. Je m’empresse de dire à Luce de continuer.
Je bouge et me positionne d’autorité au-dessus de Luce.
C’est adressé à Arnaud avec un sourire. Il répond, lui aussi en souriant, qu’il ne regardera pas. C’est dit, et je me penche sur Luce, lui écarte plus encore les jambes, et à quatre pattes, fesses levées et tendues vers le visage de son mari, je me baisse pour dévorer sa petite chatte mouillée. J’ai pris soin de rester jambes ouvertes, et j’imagine Arnaud se repaissant du spectacle de mon sexe dégoulinant de mouille, et de mon petit trou offert. Je ne suis pas réellement surprise quand, ma langue caressant le clitoris de Luce, je sens des doigts s’insinuer en moi. Arnaud n’a pas pu résister à ce que je lui offrais. Sa voix grave est voilée quand il dit à haute voix ce qu’il me fait, après avoir laissé passer un temps. Certainement pour s’assurer que sa femme est d’accord, il demande à Luce de le sucer. C’est le moment que choisit Chloé, pour jouir encore, en criant doucement.
Nous avons tous bougé, et Luce et moi sommes maintenant tête-bêche. Ce n’est pas un véritable 69 puisque Luce branle et suce son mari, tandis que je la mange, tout en doigtant son petit trou. Chloé, elle, est assise et attend de me remplacer. Elle a très envie de dévorer Luce, et ne s’est pas gênée pour le faire savoir. Arnaud demande à sa femme de le regarder me doigter, tout en le suçant. Et moi, je prends soin d’ajouter à l’intention de Luce que faire ce que demande Arnaud risque de beaucoup l’exciter, ajoutant que si Arnaud lui faisait lécher ses doigts, elle pourrait même jouir. Et c’est ce qui arrive. Luce jouit, avec la queue de son mari dans la bouche, et ma langue dans sa chatte, après avoir sucé les doigts d’Arnaud qui m’avaient fouillée. Un orgasme provoqué autant par ma bouche que par ce qu’elle voyait et avait fait. Puis, un léger râle d’Arnaud. Les lèvres pleines de Luce, devenues immobiles sur le membre qu’elles avalaient, tandis que sa petite main s’active de plus en plus. La jolie Auvergnate prend tout son temps, pour en terminer, calmant le désir de son homme, et avalant sa liqueur en gourmande. Et moi, tout simplement restée à regarder cette petite scène, je me tords d’un coup, incapable de contenir plus longtemps mon excitation. Un orgasme long et puissant me vrille le ventre, et me fait gicler en gémissant sur le sable.
Il nous a fallu un bon moment avant de nous rendre compte que quelques « baigneurs » s’étaient assez rapprochés, pour ne rien perdre de nos ébats. Ils sont cependant restés à une distance respectable. Luce paraît en être tout aussi ennuyée qu’excitée, mais elle obéit aussi vite que Chloé quand je leur demande de m’imiter. Nous voici donc allongées sur le ventre, cuisses écartées et fesses et sexes offerts aux regards de ceux qui pourraient regarder. Et quelques-uns regardent, nous dit Arnaud.
Le couple s’est laissé aller avec nous avec une facilité qui m’étonne, et ma question trouve vite une réponse.
Luce a un petit rire timide en avouant qu’elle ne pensait pas être aussi excitée. Et ce, depuis que nous sommes arrivées sur la plage.
Chloé ne dit rien depuis un moment, et je me demande si la coquine n’est pas partie pour une sieste. Luce s’écarte un peu plus pour me laisser lui caresser le sexe. Elle est toujours mouillée.
Et de fait, j’en ai très envie.
Arnaud est allongé aux côtés de Chloé, et sa main va se coller entre les fesses de ma chérie.
Je n’avais pas fait attention, mais Arnaud est à nouveau dur. Quand il demande à Chloé de se mettre sur le dos, elle obtempère sans dire un mot. Luce et moi avons les yeux sur le pubis lisse et doux de ma compagne, et quand Arnaud demande à Luce si elle ne voit pas d’inconvénient à ce qu’il pénètre d’un doigt, le fruit juteux de Chloé, la jeune femme accepte d’un petit « oui » poussif qui démontre qu’elle en a autant envie que lui. Chloé gémit depuis un moment sous les caresses d’Arnaud, et je ne peux m’empêcher de demander à Luce si elle n’a pas envie de se caresser en les regardant. Alors, la jolie Auvergnate obéit aussitôt, sans même me répondre, et je l’imite, me pénétrant d’un coup de deux doigts. Je suis de nouveau trempée, et après quelques aller-retour dans ma chatte, je fais sucer mes doigts à Luce. Arnaud s’est déplacé et sa queue est tendue au-dessus du visage de Chloé. Je suis surprise, quand Luce me demande de caresser son mari, et après un petit instant de réflexion, je bouge. Arnaud est dur entre mes doigts, et quand Chloé jouit, il reste un petit moment à continuer ses attouchements.
Aussitôt dit aussitôt fait. Arnaud bouge et s’est installé lentement sur Luce. À mon tour, je bouge et vais me placer au-dessus du visage de la jeune femme, lui collant ma chatte mouillée sous le nez. Maintenant, c’est à elle de décider. Yeux fermés, elle gémit sous les assauts de son homme qui la baise assez fort pour que son corps en soit secoué. Mes doigts étirent les petites pointes roses des seins de Luce, et Chloé, qui s’est agenouillée à nos côtés, se masturbe doucement.
En disant cela, Chloé a posé sa main sur ma chatte et l’a écartée de ses longs doigts nerveux.
Yeux fermés ou non, Luce savait parfaitement ce qui se passait sous son nez. Sa langue dardée est aussitôt sur ma fente détrempée. L’Auvergnate hésite, et son regard noisette se voile. Sur sa langue, un long et disgracieux filet de mouille qui pend de ma grotte béante.
Chloé, semble dans un drôle d’état. Je ne l’ai même jamais vue aussi excitée. Luce lâche un cri étouffé par ma chatte sur sa bouche, et très vite gémit quand Arnaud la sodomise avec une certaine douceur, encouragée par Chloé qui la doigte, le pouce sur son clitoris. Nous jouissons presque en même temps, Luce juste avant moi, et je reste sur elle, regardant Chloé branler Arnaud qui a abandonné sa femme. Il n’en faut pas plus, pour qu’Arnaud se libère une nouvelle fois, sur le ventre de Luce. Puis, Chloé, qui n’avait pas cessé de se caresser, jouit longuement, lèvre inférieure sous des perles nacrées.
Luce, silencieuse, et yeux fermés, est certainement morte de honte, de s’être fait sodomiser comme une salope devant nous. Et bien sûr, je le lui dis, ajoutant que plus loin, d’autres ont dû se régaler du spectacle. Quand je lui demande d’avouer qu’elle a adoré avoir honte, Luce le fait en rougissant de plus belle.
Nous sommes tous les quatre en nage et un peu fatigués. Cette fois, une vraie pause nous fera du bien. Je m’amuse à préciser aux autres que deux voyeurs se sont approchés. Deux jeunes sont allongés à une dizaine de mètres de nous, et ne se gênent pas pour nous regarder. Je m’assieds sans pouvoir m’empêcher d’écarter les jambes en le faisant.
Je n’ai pas été surprise de voir Luce s’écarter plus encore que moi face aux deux jeunes hommes. Ils doivent avoisiner l’âge de Chloé et du couple, dans le début de la trentaine, et ils n’ont pas boudé leur plaisir. Les yeux rivés sur nous, assises et écartées face à eux, et certainement également sur Chloé allongée. Luce a réellement envie de s’exhiber. Il semble qu’elle en éprouve un grand plaisir. L’idée devait faire son chemin depuis un bon moment, pour qu’elle se lâche aussi vite.
Chloé est restée sur le sable, et Arnaud n’a pas très envie de se mouiller. Luce m’a fait promettre de la laisser prendre son temps avant de se plonger dans l’eau, et m’a suivi.
Luce barbote à mes côtés, en me racontant ce qu’elle a éprouvé depuis notre arrivée. En fait, elle n’a pas cessé de mouiller, sans trop savoir pourquoi, une fois que nous étions nues Chloé et moi. Ensuite, elle n’avait qu’une envie, celle de nous imiter, d’exciter Arnaud d’abord, en imaginant qu’elle nous excitait nous aussi. Finalement, elle s’est jetée à l’eau, au propre comme au figuré, et ne le regrette pas. Tout ce que nous avons fait l’a excitée, mais quand Arnaud l’a prise devant nous, et devant les autres voyeurs, elle a cru en défaillir de honte et de plaisir mêlés.
Luce a dit cela avec un rire gêné. Elle a froid, et je lui dis que nous allons sortir rejoindre les autres. Elle sourit en répondant qu’elle va certainement mouiller de se balader nue devant les hommes que nous croiserons avant de regagner notre place.
Les deux voyeurs qui avaient osé se rapprocher à une dizaine de mètres de notre groupe sont là. Luce balbutie quelque chose d’incompréhensible, et cela me fait rire. Je lui dis qu’ils ne vont pas nous manger, plaisante en ajoutant « en tout cas, pas aujourd’hui », tout en sortant de l’eau. Debout au bord de l’eau, les deux gars nous observent certainement depuis un moment. Nous marchons vers eux et nous ne pourrons pas les éviter.
L’un est brun, et l’autre d’un blond tirant sur le roux. Le plus dégourdi est plutôt mignon, alors que son compagnon est banal. À mes yeux tout du moins. C’est le jeune homme brun qui s’est adressé à nous. Luce est sans voix, nue et plantée devant eux, et c’est moi qui réponds. Décidément, ces deux-là savent ce qu’ils veulent, et après quelques banalités sur la température, sur nos physiques qu’ils trouvent à leur goût, et le fait qu’ils ne pensaient pas voir des naturistes sur cette plage, ils demandent si nous accepterions qu’ils nous rejoignent et restent un peu avec nous. Luce est muette, et je ne sais pas trop quoi répondre. Nos admirateurs sont tout sourires, et le porte-parole insiste encore sur le fait qu’ils ne nous dérangeront pas plus à nos côtés que nous regardant d’où ils se tenaient jusqu’ici.
Il ne me faut qu’un instant de réflexion, et ma réponse est acceptée avec des sourires. Nous repartons vers Arnaud et Chloé, sachant que nos deux voyeurs nous suivent de près les yeux sur nos fesses. Je m’approche de Luce pour lui glisser à l’oreille « Tu mouilles, je suis sûre… », et elle me regarde en hochant la tête.
Les quelques minutes de marche avec deux voyeurs derrière nous ont dû exciter la jeune femme, et j’en suis ravie. Arnaud et Chloé sont allongés, et lui se redresse à notre arrivée. Ma chérie semble faire la sieste. Il ne faut qu’un moment à Arnaud pour remarquer les deux hommes, restés deux ou trois mètres derrière nous. Luce, toujours muette, j’explique en quelques phrases la demande des deux hommes. Arnaud s’adresse alors sa femme, qui va finir par cuire sous les nuances du rouge de la honte. Elle dit qu’elle aimerait qu’ils restent non loin de nous, mais que c’est à lui de décider. Arnaud hausse les épaules, mais ne dit rien de plus. Luce a un drôle de regard en ajoutant qu’ils ne feront que regarder. En m’asseyant à ses côtés, je lui souffle à l’oreille qu’Arnaud est un peu jaloux, mais que si l’excitation revenait, tout se passerait bien.
J’ai dit cela en souriant, et je m’allonge à demi, à côté de Chloé.
Un regard et un sourire aux deux voyeurs, et je leur désigne le sable en leur disant de s’installer s’ils le désirent. Le brun dit quelque chose, et son copain le quitte. Lui s’est assis en souriant. Je constate que l’autre est parti chercher leurs draps de bain. Ils sont à peine installés, qu’ils retirent leurs maillots en même temps, et s’allongent sur le ventre. Leurs visages sont à peine à deux mètres de mes pieds. Je ne sais pas pour Luce, mais la boule de chaleur qui couvait encore dans mon ventre vient de s’enflammer. Je m’allonge totalement sur le dos et laisse mes jambes un peu écartées. Luce est collée à son mari, et l’embrasse en lui murmurant des choses. Ils ne doivent pas parler philosophie.
Il n’y a plus un mot depuis un bon moment, et l’envie de jouer les allumeuses, seule, n’ayant pas aboutie, il s’en faudrait de peu que je m’assoupisse. La voix de Chloé me fait ouvrir les yeux. Elle parle aux deux nouveaux-venus et son ton est expressif. La miss est plutôt vindicative.
Chloé se rallonge, et je lui explique ce qui s’est passé. Je ne cherche pas à parler doucement, et je le fais tout à fait exprès. Puis j’ajoute en élevant la voix et en regardant nos deux jeunes voyeurs…
Chloé a son air buté, mais comme d’habitude elle obéira.
À peine me suis-je écartée que Chloé fait de même. Luce est toujours collée à Arnaud. Allongés, ils sont silencieux depuis un moment, et peut-être sommeillent-ils ? Mais les deux voyeurs, eux, ne ratent rien de ce que Chloé et moi leur offrons. Le brun change de position pour se mettre sur le côté. Maintenant, nous pouvons voir son sexe et il le sait. Chloé pique un fard quand je lui ordonne d’écarter son sexe des doigts. Elle n’hésite pourtant qu’un bref instant, avant d’obéir, et de s’ouvrir sous les yeux des deux hommes. La voir ainsi m’excite beaucoup, et je me retiens de lui sauter dessus. Je veux qu’elle fasse quelque chose qu’elle n’a encore jamais fait.
Chloé reste un instant sans bouger, sa chatte lisse exposée, offerte depuis peu aux regards des deux jeunes hommes, et maintenant à ceux de Luce et Arnaud, qui semblent comme subjugués…
Les doigts bougent, et la petite salope se caresse doucement. Je pensais qu’elle refuserait. Je sens mon sexe s’humidifier encore. Cette nouvelle situation est vraiment excitante. Chloé m’obéissant, et s’offrant à tout le monde, me met dans tous mes états. Et je ne suis pas la seule à être émoustillée. Nos deux nouveaux venus bandent en regardant ma jolie compagne. Je quitte leurs sexes tendus des yeux pour m’intéresser à Luce, qui vient de lâcher un soupir. Elle aussi est largement écartée face aux deux hommes, et Arnaud la doigte doucement. Luce, elle, masturbe son mari en regardant les queues des voyeurs. Personne ne parle, et il plane une sorte de tension, que je n’arrive pas à définir. Les clapotis provoqués par les doigts de Chloé dans sa chatte me font bouger et je me penche pour regarder de plus près. La coquine est trempée et coule littéralement sur sa serviette.
Maintenant, nos deux invités se branlent sans complexe, leurs regards allant de Luce à Chloé. Apparemment, je ne suis pas assez excitante. Je ne peux m’empêcher de détailler leurs sexes. Le garçon aux cheveux châtains caresse sa queue lentement. Elle est épaisse et plutôt courte. Sa main la cache presque entièrement, mais son diamètre est impressionnant. Son copain, lui, possède un membre qui semble très long, mais beaucoup moins gros que celui de son ami. Regarder deux sexes aussi différents est assez excitant.
Arnaud a parlé et j’ai quitté les voyeurs des yeux. Il continue à caresser Luce tandis qu’elle le suce. Chloé, elle, gémit de plus en plus souvent, et ses jambes tremblent par instants. Ma petite salope ne va pas tarder à jouir. Le sable entre ses jambes est bien mouillé, et tout le monde a pu le constater. Et cela semble plaire à ma jolie soumise, qui s’exhibe sans la moindre honte. Ou plutôt, sa honte sera rétrospective. Chloé fouille des doigts, écartée au maximum, et d’elle-même a relevé une jambe pour mieux s’exposer aux regards. La bombe Chloé a mouillé le sable, et a coulé sur son petit trou. Mon majeur s’enfonce d’un coup sans qu’il ne soit nécessaire de le lubrifier. Chloé jouit soudain, sans pouvoir retenir un cri. Les voyeurs, si près d’elle, ont dû exacerber ses sens et son besoin de soumission. La bombe Chloé explose. Ma jolie petite salope, gicle sur le sable. Trois petits jets de cyprine, les deux premiers durs, et le dernier diffus, qu’elle expulse sans pouvoir se contenir. Je suis la seule à savoir qu’il faut qu’elle soit terriblement excitée, pour devenir fontaine. Chloé éprouve beaucoup de gêne à se lâcher ainsi. Elle a vraiment honte de ces giclées, qu’elle ne peut retenir sous l’excitation. Même seule avec moi, elle en éprouve de la honte. Mais également beaucoup de plaisir.
C’est le brun qui a lâché cette phrase avec un petit rire surpris.
L’évidente soumission de Chloé fait recette. Elle est devenue le point de mire de notre petit groupe. Luce s’est même arrêtée de sucer son homme.
Que je soumette Chloé et lui parle ainsi l’excite toujours. Ses doigts deviennent presque frénétiques sur sa chatte. D’être exhibée, soumise, et insultée devant tout ce monde, la rend folle d’excitation, et si je suis surprise, j’en suis ravie. Luce s’est approchée de nous. Elle aussi regarde les queues de nos voyeurs. Elle a la bouche sur le téton droit de Chloé, et Arnaud, venu rejoindre sa femme, s’est collé à elle et la prend en cuillère. Luce gémit très vite sous les coups de reins de son mari, suçant et mordillant les tétons érigés de ma compagne. À genoux, je doigte toujours le cul de ma chérie qui se caresse. Le voyeur blond m’interpelle. Lui aussi m’appelle Jul et ça ne me plaît pas, même si je comprends qu’il n’ait que cette information, balbutiée par une Chloé en plein désarroi orgasmico-honteux. Dès que je croise son regard, il désigne mon entrejambe du doigt.
Il a énoncé cela en caressant sa grande queue fine plus rapidement. Je l’excite. J’ai le sexe et le haut les cuisses trempés et dégoulinants. Un long filet de mouille pend disgracieusement de ma chatte ouverte par le désir, et je l’essuie rapidement des doigts. Puis ma main se tend vers le visage de Chloé qui les suce aussitôt, le visage rougit de honte.
J’ai un mouvement de surprise quand je sens une main sur mon pubis lisse. C’est Chloé… Ses doigts s’enfoncent très vite et bougent aussitôt. Un long gémissement de Luce et elle jouit, tandis qu’Arnaud l’encourage. Les doigts de Chloé vont et viennent dans nos chattes et ses jambes se relèvent et s’écartent à l’équerre. Elle aussi va jouir, et il y a de fortes chances qu’elle asperge la plage.
Chloé a presque crié et du coup monopolise l’attention de tous. Ses doigts ont abandonné ma minette au moment où j’allais me laisser aller. Comme si elle l’avait compris. Luce a tendu sa petite main, et me doigte doucement. Chloé, elle, ouvre son sexe des doigts, et tient sa jambe gauche relevée, pied en l’air, de sa main libre. Un autre cri de Chloé, ses deux pieds montés à l’assaut du ciel, et le premier jet éclabousse le sable. Les autres giclées suivent, accompagnées des cris de jouissance de ma petite salope, qui se tord à chaque fois qu’elle inonde la plage.
Chloé, toujours écartée, a reposé ses pieds sur le sable mouillé. D’un mouvement, je suis à cheval sur son visage et sa bouche est de suite sur moi. Je me laisse aller à ce qu’elle me fait, regardant Luce, revenue sucer. Je jouis sur la bouche de Chloé, en même temps qu’Arnaud éjacule entre les doigts de Luce, maculant la joue de la jeune femme. Un court gémissement, et Luce, regard noisette figé sur les voyeurs, jouit en les regardant se masturber.
Notre petit groupe est resté silencieux, le temps de se remettre de nos émotions. L’excitation étant retombée, nous vivons un moment teinté de honte et de gêne. Un petit quart d’heure de folie. Nos deux « invités » nous saluent avec une politesse un peu trop excessive pour être naturelle. Je ne sais même pas si ces deux-là ont joui. Mon orgasme a été dur et très court, et j’ai toujours envie de jouir. Cela arrive parfois. J’éprouve une sorte de frustration même après la jouissance. Chloé semble épuisée, et s’est allongée sur le ventre, après avoir joué les femmes fontaines. Je sais qu’elle cache sa honte, maintenant que l’excitation est retombée, et je la laisse tranquille. Je la taquinerai plus tard, quand nous serons seules, et j’en retirerai beaucoup de satisfaction. Luce et Arnaud sont tranquillement allongés côte à côte et semblent somnoler.
Luce nous a invitées pour la soirée. Barbecue au camping. Je sais que Chloé à une sainte horreur du camping, mais nous avons accepté en chœur. Je pense que le couple doit avoir envie d’être rassuré, sur tout ce qui s’est passé. Ou je me trompe et c’est simplement de la sympathie.
Nous avons passé une très agréable soirée. Luce et Arnaud sont adeptes de la toile, et ont installé une tente d’une taille respectable. Et ce qu’ils nomment des « chambres », fait sourire Chloé. La tente peut accueillir six personnes pour dormir.
Le regard de Luce est éloquent. Elle aimerait beaucoup que nous restions dormir cette nuit.
Après le repas, Luce avoua sa honte de s’être laissé aller de la sorte, et Arnaud, lui, expliqua calmement qu’il ne détesterait pas recommencer. Le regard de Luce était assez éloquent pour que je comprenne ce qu’elle ressentait. Elle tenait à se faire pardonner par Arnaud, du mieux qu’elle pouvait. J’expliquais qu’ils étaient tous deux d’accord, et que l’unique chose qui coinçait était les autres hommes. Arnaud avait eu du mal à gérer. Mais Luce n’avait rien fait de mal et n’avait rien à se faire pardonner. Arnaud ne tenait pas particulièrement à revoir sa femme excitée par un autre homme, mais si c’était le prix à payer, il était prêt à délier les cordons de sa bourse.
Chloé, fausse moue naïve affichée, se décida à rire avec nous après un instant.
Chloé, un peu ivre, se laissa aller à des conseils. Elle parle beaucoup sous l’effet de l’alcool d’ordinaire, mais elle était restée plutôt calme ce soir. Ma compagne expliqua sa propre vision des choses. Ce qui démontrait qu’elle aimait beaucoup le couple. Puisqu’ils aimaient ça tous les deux, ils devaient s’en tenir à se partager des femmes. Et oublier très vite cette expérience avec d’autres hommes. Elle-même faisait une différence entre amour et sexe. Et elle avait réussi à me convaincre, alors que j’avais, moi, beaucoup plus de mal à gérer sentiments et plaisirs du sexe. Et elle ne parlerait pas de ma jalousie…
Sans que Luce ou moi ayons le temps de dire un mot, Chloé avait passé sa robe par-dessus tête.
Chloé eut une moue un peu déçue en marmonnant…
Si la journée avait été très chaude, la nuit ne le fut pas…
Merci à Chloé de m’avoir rafraîchi la mémoire. Pour certaines choses, et surtout pour ses souvenirs de quelques dialogues. Ceci dit, sans oublier sa culture, et ses citations latines.