| n° 21514 | Fiche technique | 15503 caractères | 15503 2440 Temps de lecture estimé : 9 mn |
06/02/23 |
| Résumé: Un foulard et un mot codé. | ||||
| Critères: fh hplusag collègues travail pénétratio -occasion -prof | ||||
| Auteur : Myhrisse Envoi mini-message | ||||
Joshua mit la clef dans la serrure et tourna une fois avant d’appuyer sur la poignée. Il faillit rentrer dans la porte qui n’avait pas bougé. Il ronchonna contre les agents de service qui fermaient systématiquement à double tour. Pourquoi faire ?
Agacé, il fit faire un deuxième tour à la penne avant d’ouvrir la porte. Il retira ses clefs, referma derrière lui puis alluma la lumière d’un geste machinal. La grande salle s’éclaira vivement, obligeant ses pupilles à se rétracter.
Il monta sur l’estrade en pierre puis rejoignit son ordinateur. Tandis qu’il composait son code, son œil droit visualisa un objet sur la paillasse au premier rang. Surpris, il releva le nez.
Personne n’était censé être venu dans cette salle de la matinée. Pourtant, un tissu se trouvait posé là, n’attendant que d’être attrapé.
Joshua grimaça. Encore un élève qui avait oublié son bien ? N’avaient-ils donc rien dans le cerveau ? Tous les jours, on retrouvait des manteaux, des écharpes, des bonnets ou des gants, souvent solitaires.
Et que dire des stylos, paire de ciseaux, règles, bout de gomme ou tube de colle ? Le collège pourrait ouvrir une papeterie avec tous les oublis.
Sa voisine de salle, Morgane, avait même déjà retrouvé une ceinture et une chaussure.
Quant aux déchets, paquets de chips ou papiers de bonbons, n’en parlons pas ! Les salles revêtaient des allures de porcherie le soir.
Joshua soupira. Il fit le tour de sa paillasse blanche, descendit l’estrade, traversa la salle dans sa largeur pour se camper devant le bout du tissu. Un foulard, avisa-t-il. Pas du tout le style des élèves. Il s’agissait d’un accessoire de dame.
Circonspect, il l’attrapa. Une flagrance subtile s’en échappa. Le parfum virevoltait sans agresser, tout le contraire de ce que ces jeunes adolescentes en quête de reconnaissance portaient. Il le huma et sourit de contentement.
Soudain inquiet à l’idée de quiconque ait pu voir son geste, il jeta un œil aux fenêtres au fond de sa salle. Personne dans le patio ni dans le CDI en face. Les couloirs, visibles depuis une fenêtre rectangulaire à côté de la porte, étaient vides. Tous les élèves se trouvaient dans la cour. La sonnerie n’allait pas tarder à retentir.
Joshua retourna le foulard dans ses mains, tentant de se souvenir : une de ses collègues portait-elle ce genre d’accessoire ? Morgane, à côté, avait presque toujours la gorge couverte. Pourtant, ce style-là ne lui correspondait pas vraiment. Il haussa les épaules. Lui demander ne coûtait rien.
Alors qu’il se lançait vers la sortie, un petit bruit près de son pied attira son attention. Un bout de papier venait de tomber du foulard : un petit post-it jaune classique. Il le retourna pour découvrir une série de lettres et de chiffres. Un message codé ?
Son sang ne fit qu’un tour. Il adorait la cryptographie ! Cette fois, il en fut certain : le foulard était un signe et le message contenait le nom de l’adoratrice. Cette femme, qui qu’elle fût, le connaissait assez pour connaître sa passion. Il s’en trouva tout émoustillé.
Morgane le savait fan de codage. Ils en parlaient souvent. Joshua grimaça. Il espérait sincèrement que tout cela ne venait pas d’elle. Non pas qu’il ne l’appréciait pas, mais ce n’était qu’une collègue, rien de plus, et il n’espérait certainement pas davantage.
Prenant l’air le plus dégagé qui soit, il sortit dans le couloir, franchit le mètre le séparant de la porte voisine, toqua puis entra sans attendre. Comme d’habitude, Morgane était là. Il sourit en voyant la pile de quatre ordinateurs posés sur son bureau.
La prof de maths avait accepté le poste de Responsable Numérique du collège. Cette fonction, très preneuse en temps et en énergie, était très mal rémunérée, raison pour laquelle, malgré ses compétences en la matière, Joshua ne s’était jamais proposé.
Il sortit en refermant la porte, rassuré. Restait maintenant à déterminer qui avait pu laisser le morceau de tissu doux.
La sonnerie retentit. Joshua constata que les 3e arrivaient déjà. Pour une fois qu’ils étaient à l’heure ! Il aurait préféré pouvoir commencer à déchiffrer tout de suite !
Il se força à adopter une attitude accueillante et à rester professionnel durant les deux longues heures de cours qui suivirent. Lorsqu’enfin sonna l’heure de la récréation de l’après-midi, il recopia le code sur une feuille et commença à tenter plusieurs méthodes de déchiffrage, utilisant son ordinateur comme aide.
Vingt minutes plus tard, il n’avait toujours rien et les élèves se présentaient devant sa porte. En grognant, il sortit pour les accueillir et cette dernière heure de cours ressembla fort à une torture. Sa mauvaise humeur le rendit très peu réceptif et deux heures de colle tombèrent.
Il put enfin rentrer chez lui. Les copies restèrent froides sur son bureau. Il passa toute la nuit à tenter de décrypter le petit message, en vain. Le code résista à toutes ses attaques.
Le lendemain, après une nuit blanche, il peinait à ouvrir les yeux. Il regardait la paillasse où trônait le foulard la veille. Qui ? Pourquoi ?
Morgane passa une tête par la porte ouverte.
Joshua lui répondit d’un grognement.
L’image de la jolie et jeune professeur d’histoire-géographie lui sauta aux yeux. Ça serait très agréable si c’était elle. L’idée lui plut carrément. Mais pourquoi Morgane la désignait elle plutôt que quelqu’un d’autre ? Elle dut voir ses yeux de poisson, car elle expliqua :
Nelly, répéta Joshua en pensées. Son regard tomba sur le post-it. Que signifiait ce message codé ?
« Pas un message codé », comprit Joshua. Juste un post-it oublié. Nelly n’avait pas cherché à lui envoyer un message. Après avoir bataillé pendant de longues minutes pour se connecter à sa visio, elle était partie en catastrophe pour les étages, laissant derrière elle son accessoire et un post-it devenu inutile.
Il ricana, s’en voulant de sa stupidité. Comment avait-il pu se monter un tel film ? N’importe quoi. Comme si la jolie et jeune prof d’histoire-géographie pouvait avoir envie de lui, le vieux prof de physique-chimie aux tempes grisonnantes. Il se maudit de sa stupidité.
Les cours de la matinée s’enchaînèrent. Comme tous les jours, il mangea seul dans sa salle puis réalisa sa première heure de cours de l’après-midi. Heure suivante : pause. Il profita de ce moment de tranquillité pour ranger un peu le laboratoire, petite salle entre sa salle et celle de SVT, au bout du couloir.
Il pouvait entendre Stéphanie s’énerver sur les 5e A qui n’écoutaient rien. Il les aurait dans une heure. Il n’était guère heureux de les savoir en aussi bonne forme. Le bruit l’empêcha presque d’entendre le léger « toc toc » sur sa porte. Il passa la tête par la porte du fond pour se figer.
Nelly se trouvait là. Elle venait d’entrer, non sans refermer la porte derrière. Elle se tortillait, comme si elle était gênée.
Nelly tendit le bras pour le saisir. D’un geste habile, elle le noua autour de sa gorge. Il accessoirisait à merveille cette petite robe moulante sur des bottines fines mettant en valeur ses jambes recouvertes d’un voile transparent. Collants ? Bas ? Il opta pour les collants. Elle était bien trop sage pour porter des bas.
Nelly traversa la pièce en sautillant presque. Cela fit rire Joshua. Elle passa devant lui en trombe avant d’entrer pour tout regarder : les béchers sales, les squelettes et les cœurs de la collègue de SVT, les oscilloscopes et les flacons de poudre d’argent.
L’ironie transpirait de ses mots. Elle rit. Doux bruit.
Nelly capta le regard et se troubla. Loin de s’énerver, elle le fixa, cherchant visiblement à s’assurer de la volonté de son guide. Il s’avança d’un pas. Nelly recula un peu, se retrouvant le dos contre l’armoire aux microscopes.
Joshua ne laissa pas passer sa chance. Elle était sacrément bandante, la petite prof d’histoire. Il était trop vieux pour hésiter et s’il se prenait une baffe, hé bien, au moins, il serait fixé.
D’un geste assuré, il prit possession des hanches de sa collègue qui frémit et se mit à haleter. Excellente réaction, jugea Joshua qui poussa un peu plus loin. Sa bouche huma le foulard puis partit chatouiller la gorge cachée dessous.
Il ne répondit rien, se contentant de coller son corps sur le sien. Elle répondit en posant ses mains sur son dos et le caressa. Joshua releva la robe, découvrant avec stupeur un porte-jarretelles tenant des bas. Son érection, déjà montante, s’accéléra d’un coup.
Le sexe à l’air, Joshua partit à l’assaut de la poitrine, malaxant les seins sous la robe. La petite Nelly à l’allure sage n’en fit pas moins. Sa main droite caressa le sexe tendu, titillant la base, massant le gland. Elle savait y faire la jeunette ! Quelle douceur tout en maîtrise ! Elle n’hésita pas à descendre dans le pantalon pour masser les boules. Joshua en grogna de plaisir.
Joshua attrapa les lanières de la culotte et la descendit. Leurs regards se croisèrent et ils lurent dans les yeux de l’autre son consentement.
Joshua la pénétra lentement, profitant du chemin serré, chaud et trempé. Chaque millimètre lui procura des ondes de plaisir. Il n’oublia pas sa partenaire, continuant à la couvrir de baisers, caressant ses seins. Elle soupirait, gémissait et lui griffait le dos sur le tee-shirt.
La sentant prête, il accéléra le rythme, la pilonnant plus fort, plus profondément. Elle accompagnait chaque coup de boutoir d’un « ah » joyeux tandis que ses hanches suivaient le rythme avec aisance.
Elle savait y faire, la garce ! dut admettre Joshua. Le conduit chaud l’enserrait parfois sans prévenir. Elle maîtrisait ses muscles vaginaux et en jouait. À ce rythme, Joshua ne tiendrait pas longtemps, s’il en croyait les gémissements et le regard de la belle… Elle non plus.
Tandis qu’il explosait dans un râle sourd, un cri aigu sortit de la gorge de Nelly. Paniqué, Joshua plaqua une main sur la bouche de sa collègue tandis qu’ils jouissaient de concert.
Lorsque la pression retomba, Joshua retira sa main pour découvrir Nelly hilare. Il l’accompagna volontiers tandis qu’à côté, les 5e A continuaient à brailler devant une Stéphanie consternée.
Ils se rhabillèrent, s’entraidant à rajuster leurs tenues.
Ils rirent de nouveau.
Elle gloussa avant de sortir. Joshua retourna tranquillement à son bureau, toute envie de nettoyer le labo ayant disparu. La porte s’ouvrit. Joshua, pensant découvrir Nelly, perdit tout sourire en découvrant Morgane. Elle montrait une moue amusée.
Joshua observa que la porte entre sa salle et celle de sa voisine était grande ouverte, tout comme celle menant au labo. Il se souvint que Morgane non plus n’avait pas cours à cette heure-là. Elle restait pour s’occuper des ordinateurs.
Morgane sourit.
Elle sortit. Ça oui, il le savait. Elle garderait le secret. Il en était certain. Il se promit cependant d’être plus prudent au prochain foulard oublié, qu’il espéra rapide.