| n° 21458 | Fiche technique | 16309 caractères | 16309 2698 Temps de lecture estimé : 11 mn |
20/01/23 |
| Présentation: Je m’appelle Juliette G. Je suis éleveuse de moules sur la côte Nord finistérienne, et pêcheuse à pied professionnelle. Par ailleurs, je suis également une collectionneuse avertie de coquilles de bigorneaux. | ||||
Résumé: Alors je pourrais vous dire que je suis architecte. Que par une triste nuit le long d’une route de campagne, alors que je cherchais un raccourci que jamais… Mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Ce qui s’est passé est une autre histoire. | ||||
Critères: #humour #délire #aventure #sciencefiction #fantastique #initiation cérébral | ||||
| Auteur : Juliette G Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Rencontre Chapitre 01 / 02 | Épisode suivant |
L’hologramme
Les immenses yeux orange se sont braqués sur moi et un charmant sourire a étiré la large bouche sensuelle.
Oui, vous avez bien lu. Des yeux oranges. Pas de prunelles d’or. Pas de jolie teinte noisette ou caramel, aux reflets dorés. Des yeux orange, genre gyrophares de machines de travaux publics. Sauf bien sûr, qu’ils ne tournicotent pas et ne clignotent pas. Salma cligne bien des yeux, encore que très rarement. Enfin bref, c’est assez compliqué de vous présenter Salma. Et dans le genre complexe, c’est simplement le tout début de l’histoire. Ah oui ! Je l’appelle Salma parce que… La bande-son, (si je peux appeler cela une bande-son), de l’hologramme produit de drôles de petits bruits. Comme de petits chuintements doux en débuts et fins de phrases. « Aïek » … Du coup, j’ai appelé mon interlocutrice Salma.
Pour la ressemblance physique avec cette si belle comédienne, c’est totalement râpé. La peau de l’hologramme est couleur argent. Le crâne, totalement chauve, a des nuances plus foncées que la peau. D’immenses yeux orange. Un nez droit à l’arrête très large, un peu comme un petit lingot d’argent plat, posé sur un visage que je jugerais un brin trop long, et un rien rectangulaire. Salma possède une bouche digne des plus grands clichés sur la fellation. Des dents… Vous voyez les protège-dents des boxeurs ? Voilà ! Un en haut, et un autre en bas. Une dentition étonnante de 15mm de hauteur et 10mm de largeur. Ceci expliqué par mon hôtesse, après que mon hologramme ait satisfait ma curiosité sur cette curieuse dentition d’un gris pastel translucide. Un habillage surprenant pour une mâchoire un tantinet carrée. Puis, j’apprenais vite que cette étrangeté pouvait me sectionner un doigt sans que Salma ne produise beaucoup d’effort.
Une Salma qui ne m’a d’ailleurs pas même posé la moindre question sur le nom que je lui ai donné. Salma ne s’intéresse qu’à une chose. À moi. Et surtout au fait que je sois une « Goglu ». Là encore, c’est plutôt chose difficile à expliquer. Et impossible pour beaucoup à croire.
Les débuts
Je m’appelle Juliette G. Je suis éleveuse de moules sur la côte Nord finistérienne, et pêcheuse à pied professionnelle. Par ailleurs, je suis également une collectionneuse avertie de coquilles de bigorneaux. Uniquement les bigorneaux.
Alors je pourrais vous dire que je suis architecte. Que par une triste nuit le long d’une route de campagne, alors que je cherchais un raccourci que jamais… Mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Ce qui s’est passé est une autre histoire. J’étais tranquillement chez moi. Je dégustais un délicieux bœuf bourguignon, livré par mon traiteur préféré, tout en savourant un excellent Chassagne-Montrachet…
Je me suis éveillée ailleurs. Allongée entièrement nue sur une drôle de chose. Vous voyez un banc de musculation ? Un truc dans le genre, en plus confortable et cerné par une foule d’autres bidules, que j’étais incapable d’identifier, hormis les grosses lampes qui m’éclaboussaient de lumière crue. Des lampes rondes énormes et plates. Du genre lampadaires agressifs d’hôpitaux, ustensiles savamment accrochés au-dessus de la tronche des malheureux patients, alités dans les salles d’opérations. Et, penchés sur mon visage froissé par l’angoisse, très proches de mon faciès ahuri, il y avait les yeux orange et le sourire de Salma…
Nous en sommes là…
Si vous êtes du genre Saint-Thomas, ou de tempérament hermétique au merveilleux comme à l’étrange, vous devriez refermer ce bouquin… Ou alors… vous restez avec moi. Pour en savoir un peu plus sur cette étrange histoire. Ou plus simplement, parce que j’écris de l’érotisme, et que cette aventure incroyable, est tout simplement intimement liée à l’érotisme. Ou plutôt dédiée à la sexualité. Nous sommes vous et moi au bon endroit, pour nous adonner à ces petits plaisirs d’écritures et de lectures. Et là, croyez-moi sur parole, de l’érotisme vous allez en avoir. Oh oui, vous allez en avoir ! Une déferlante d’érotisme qui va vous mettre dans des états inconnus. Vous allez en avoir, de la fesse ! En masse ! Il ne sera pas ici question de gros culs, mais d’érotisme à la chaîne. Vous serez bousculés par des vagues de sensualités torrides. Chahutés par des remous d’excitations exacerbées. Noyés sous des marées brûlantes et sensuelles. Chavirés par un tsunami de stupre et de luxure.
Mais bien évidemment, avant cette promesse, je me dois d’éclaircir certains points délicats.
Le FMI
Tout le monde a entendu cette expression ou l’un de ses dérivés. C’est le sexe qui domine le monde. C’est le cul qui gère la planète. Le sexe dicte les actes des humains.
Que ce soit vrai ou irréaliste n’est d’ailleurs pas la question. Le superbe hologramme nommé Salma par mes soins, m’a ouvert les yeux sur une autre réalité. Le sexe n’est pas la chose la plus importante du monde. Oh que non ! C’est l’une des préoccupations premières, de tous les univers connus. Des univers et au-delà, comme dirait l’autre ahuri de capitaine de vaisseau, vêtu d’un polo jaunâtre ringard. Et en premier lieu, la sexualité est un sujet qui interpelle des mondes intelligents. Par conséquent, le FMI se préoccupe de la question depuis des lustres. Le FMI. Je ne parle pas de nos bons comptables terrestres, occupés à nous foutre dans une merde internationale, et dans un véritable merdier cosmique, ceci dit pour rester dans le ton de ma narration… Non ! Je vous cause là, de la Fédération des Mondes Intelligents. Et comme je suis une Goglu, je suis bien plus que concernée. En tout cas, je devrais l’être. Terriblement concernée, que je devrais me sentir. Enfin, c’est Salma qui l’assure, son regard envoûtant se noyant dans le bleu très commun de mes misérables yeux, des yeux de pitoyable petite humaine. Bon, pitoyable est un peu fort. Une petite humaine lambda, et vivant sa petite vie sur sa petite boule bleue. C’est ce que j’aurais pensé de moi, avant de savoir que j’étais une Goglu.
Les Goglu
Ma rencontre avec Salma était une rencontre du 57533ème type. Pour elle en tout cas. Sur notre chère planète maintenant dévastée, j’étais la 57533ème veinarde à me retrouver dans un caca sidéral, auquel je ne comprenais rien. Une merdasse galactique indescriptible, à laquelle je ne croyais même pas. Et puis Salma m’a tout expliqué.
Il était une fois…
Dans tous les univers, le FMI a cherché, traqué et pisté toute trace d’intelligence. Il ne faut pas être grand clerc, pour comprendre que ces recherches n’ont pas pris une semaine. Ce fut un tantinet longuet évidemment. Cela fait, une gigantesque machinerie a étiqueté, classé et analysé ces intelligences. Et… Quand notre tour fut venu, le FMI se trouva fort dépourvu. C’est de là que tout est parti. C’est à ce moment précis que les choses se bousculèrent et bouleversèrent des univers. Aucune espèce intelligente n’avait ce point commun avec la nôtre. Alors d’autres études furent menées. Des tests et des réflexions, des recherches sur d’innombrables sujets traitant des intelligences des races intelligentes découvertes. Et bien évidemment, la sexualité, les rapports avec le sexe, se firent très vite une place au soleil. Enfin, aux soleils, aux lunes et autres étoiles. Et nous, humains découverts en dernier lieu par le FMI, nous sommes devenus le point de mire de galaxies dont nous ne soupçonnions pas même l’existence. En tout cas, pour un sujet précis.
Les Zooriens, peuple de l’étoile de Zoor, créateur de Salma et découvreur de moi-même, possèdent une technologie incroyable. Une science et des techniques, que nos plus grands érudits et savants ne comprendraient même pas. Autant donc vous affirmer de suite, que ce n’est pas avec moi que vous parlerez technique, dans cet amas de pages. D’autres races nous sont bien supérieures en intelligence pure. D’autres espèces sont moins futées que les humains. Pour Salma, et d’après ses estimations tirées au cordeau, nous autres humains, sommes dans une moyenne acceptable. Un petit peu au-dessus de la moyenne. Mais, nous autres, petits bipèdes pas trop cons, sommes devenus très spéciaux pour le FMI. Très importants. De véritables trésors que nous sommes. Enfin, certains d’entre nous. Les seuls êtres des univers connus et inconnus, et au-delà comme dirait le chef machine à cet imbuvable Monsieur Spok, à être capable de poser nos pensées en mots. Ouais bon. Capables d’écrire, ou de raconter des trucs quoi. Et surtout, ne me demandez pas pourquoi, nous sommes uniques sur ce point précis ! Ne me demandez pas pourquoi, des galaxies entières, sont en extase devant une simple écriture ou une petite histoire, alors que des races innombrables communiquent par la pensée. Ou alors, le FMI a décidé d’investir des masses de tunes dans la création d’une station de radio ou d’un service postal sidéral. Je sais que ce sont des idées un peu timbrées, mais bon, je n’en ai pas d’autres.
Donc, l’appellation a été créée. Dans les banques de données de Salma, dédiées à notre cher petit monde, j’ai réussi à trouver le nom d’un oiseau. Le goglu. « Goguelu », tiré du moyen français. Familièrement, le mot est devenu synonyme de vantard, ou de prétentieux. Une expression pour décrire quelqu’un qui se pavane. Du fait de la démarche de ce fameux oiseau, très certainement. C’est d’ailleurs étonnant de s’intéresser à la déambulation terrestre d’un volatile non ? C’est plutôt de voir un emplumé voler à tire d’aile qui m’interpelle, moi. Ils n’ont vraiment rien d’autre à foutre ces vieilles badernes académiques ? Remarquez qu’ils ont souvent des palmes ces brillants intellos littéraires. Ils pourraient se pencher sur les cygnes ou les canards. De quoi faire danser des idées nouvelles dans leurs caboches bien faites. Une danse des imaginations. Une danse des canards bien franchouillarde.
C’est tout de même un peu con un hologramme Zoorien..
Je suis une Goglu ! Franchement, il n’y a pas de quoi être fière, de porter ce titre à la con. Encore que, je ne suis pas n’importe quelle Goglu. Je suis l’une des plus grands Goglu. L’une des Goglu les plus renommés. La plus réputée… Je lui ai dit à Salma !
Les yeux oranges se sont étrécis et le sourire s’est élargi.
… Aïek… Une mine d’informations… Aïek… Le savoir précieux de Juliette G sur Google est mon ami… aïek…
Regard orange sur moi, tête légèrement penchée de côté. Et surtout, ce putain de sourire ! Je vous assure que si ces saloperies de dents bizarroïdes ne me faisaient pas autant pétocher, je lui aurais déjà roulé la pelle du siècle à la belle Salma. Un roulage de galoche façon Goglu perverse. Un baiser d’anthologie, digne d’être étudié jusqu’aux frontières des mondes connus. Et au-delà, comme dirait la belle nana noire à la coupe afro, certainement amoureuse du flegmatique capitaine au polo moulant.
Les trolls
Un troll. Des trolls. Traduction de Salma : des spécialistes es sexualité. Des experts en érotisme. Des individus choisis parmi les espèces les plus aptes à apprécier la sexualité. Version Salma hein. Moi, je dirais que l’on pourrait comparer ces trolls à des bêtes de sexe. Des machines sexuelles. Des Terminator de la fesse. Des gros pervers même, si ça se trouve ! Donc, moi, Juliette G et Goglu, je dois apprendre notre sexualité humaine, aux trolls. Ces spécialistes entre tous, capables d’assimiler et de comprendre le sexe sous toutes ces facettes. Et des facettes dans toute cette faune intersidérale, ça doit friser le rudement coquet. Un véritable kaléidoscope ! Voilà ce que sont les trolls…
Inquiétudes
Trois semaines que je suis coincée là. À poil du matin au soir et du soir au matin. Salma est nue elle aussi. Un corps superbe, d’une perfection impossible. De l’argenté pur et sans la moindre pilosité, légèrement fluorescent. Un corps lisse et comme irréel. Seules aspérités de cette morphologie extraterrestre, des pointes de seins légèrement plus foncées que la peau. Dressées en permanence. Et la fente de son sexe, elle aussi délicieusement plus sombre que le teint de Salma. Comme une cicatrice délicate. Une faille que j’aimerais explorer de ma… Pardon ! Une image en relief et en dur, qui ferait mouiller une nonne sur un chemin de croix, comme bander un moine Shaolin en pleine méditation transcendantale. Et je l’ai touché une fois mon bel hologramme. Une peau chaude et douce comme velours. Du coup, vous allez me dire que ma Salma n’est pas un hologramme. Eh bien, trouvez ce qu’elle est réellement vous-même ! C’est déjà assez compliqué de vous raconter cette tranche de vie !
Je n’ai vu que Salma. Je n’ai entendu que Salma. Tout le monde doit me chercher. Chloé en tête ! Mes parents ! Mes proches et toute une tripotée de flics. Oh putain !
Le ton chaud et grave s’éteint doucement. Comme si Salma hésitait. Ce qui n’est pas du tout le genre de la maison.
Immenses prunelles baissées vers moi. Je tape les 182cm, mais Salma est comme suspendue dans l’air, à une vingtaine de centimètres du sol de plastiform. Yeux comme légèrement voilés. Regard orange comme légèrement inquiet. Une nuance de douce curiosité matinée d’espérance dans les immenses yeux brillants.
Petite mise au point
Au point où nous en sommes, je vous vois venir avec vos gros sabots, chers lecteurs assidus, ou vous, petits nouveaux, débarquant innocemment et timidement dans ces pages. Ouais, c’est bien joli tout ça, mais ce n’est pas vraiment vraisemblable cette histoire.
Et les amateurs de cul ? Pardon… Les personnes sensibles à un certain érotisme ? Alors eux, je les entends ronchonner doucettement. Elle est bien gentille la Juliette G, mais bon… On s’enquiquine un tantinet avec ses élucubrations SF. Rassurez-vous amis pervers ! Vous allez en avoir du cul ! Du terriblement turbulent ! Du fion excitant que je vais vous narrer tantôt ! Pardon…
Et les lecteurs avides de détails et férus de sciences. Je les entends rouspéter dans leurs barbes naissantes, ces savants frustrés de technicités complexes. Oui, bon, pour les lectrices, elles doivent se contenter de grommeler avec un léger agacement. M’ouais… Question explications scientifiques, elle ne s’est pas déboîté le cervelet la miss G. Du pas crédible, du pas même étoffé d’une petite vulgarisation scientifique. Elle ne tient pas debout sa petite histoire. OK ! Je parle et Salma me comprend. Et pareil pour l’inverse. C’est la stase qui fait que. La stase ! C’est un truc dans lequel tout baigne. Tout le vaisseau baigne dans cette stase. Le vaisseau voyage d’étoiles en étoiles grâce à cette foutue stase. Salma, son vaisseau et moi trempons dans la stase ! Ça va ? C’est mieux ? La stase est tout ! Tu vis dans la stase ! Tu bouges dans la stase. Tu respires de la stase. Et tu pètes dans la stase !
C’est vrai quoi… Je me décarcasse et… Putain, vous êtes chiants parfois les lecteurs ! Pardon…
Je me suis emportée, mais bon… Croyez-le ou non… Je dois rencontrer mon premier troll demain… C’est là que le sort de l’humanité se jouera. Je devrais certainement jouer la salope nymphomane pour… Ohlala !