| n° 21389 | Fiche technique | 47356 caractères | 47356 7568 Temps de lecture estimé : 26 mn |
31/12/22 |
| Présentation: Il y a toutes sortes de symbioses... Il suffit parfois que le hasard s’en mêle... | ||||
| Résumé: Elle, c’est Paloma. Tout le monde l’appelle Rambo. Elle avait vu le film mais ne l’avait pas aimé. Lui, c’est Ernest. Tout le monde l’appelle Timide. Comme le nain que Blanche-Neige embrasse. | ||||
| Critères: f h fh ff hh fhhh grp fbi hbi hplusag couple extracon cocus candaul hsoumis fdomine humilié(e) cérébral voir exhib noculotte fmast hmast fellation cunnilingu fdanus fsodo hgode jouet sm fouetfesse init délire humour -humour -dominatio | ||||
| Auteur : Juliette G Envoi mini-message | ||||
Timide
Lui, il est recroquevillé au sol. Devenu subitement amoureux de la terre dure et sèche. Une terre qui le protège momentanément. Pour le moment ! Il ne voit plus rien. Il lui semble comprendre que l’autre s’est trouvé une victime plus intéressante. L’autre, le fou, ne le frappe plus. Il ne sait même pas pourquoi l’autre s’en est pris à lui ! Il saigne abondamment du nez et sa tête devrait exploser sous peu. Il doit avoir un traumatisme crânien. Au moins un. Il pleure de douleur.
Lui, c’est Ernest. Tout le monde l’appelle Timide. Comme le nain que Blanche-Neige embrasse. Mais il s’appelle Ernest. Ernest aura 50 ans ce soir.
Rambo
Elle, elle vient de lancer son pied. Un pied qui de sa pointe tendue démolit un genou. Puis, c’est très rapide et son poing fermé écrase un nez droit et fort. Un nez qui ne sera plus jamais droit. Il y a un temps et sa grande main frappe droit devant. À plat. Elle touche un plexus et un souffle rauque précède une chute lente. L’autre ne se relèvera pas. Tout simplement parce que son pied, à elle, est passé comme un tsunami, fracassant la mâchoire de l’autre.
Elle, c’est Paloma. Tout le monde l’appelle Rambo. Elle avait vu le film mais ne l’avait pas aimé. Mais elle s’appelle Paloma. Paloma a eu 25 ans le matin même.
Deux petites vies ternes et sans intérêts.
Les vies de ces personnages sont peu intéressantes. Banalités dans les malheurs. Deux petites vies plutôt ternes.
Pour Ernest, retenons simplement un mariage catastrophique, un divorce raté et une vie asexuée depuis plus de 20 ans. Oh ! Ernest a un pénis pas très glorieux pour parler de sa taille. Et même plutôt petit, « une petite bite molle de gnome », les paroles de sa chère épouse avant qu’elle ne le quitte. Ernest ne travaille plus depuis quelques années. Ceci, grâce à un gros pactole. Un héritage étrange et lié à un vague parent échoué en Colombie, ayant fait quelques petites affaires certainement pas très honnêtes. Un vieil homme qui se souvenait d’un certain Ernest et qui espérait racheter des fautes, en faisant un heureux dans ce qu’il lui restait de famille.
Pour Paloma, retenons simplement qu’elle a quitté des parents alcooliques et teigneux. Elle n’a jamais eu d’amant. Paloma est frigide. Elle n’a jamais joui. Même quand elle se caresse, c’est bon, très bon parfois, mais jamais elle n’a connu cet aboutissement tant déclamé par les bouquins ou certains films. Alors Paloma s’est lassée et ne se touche plus. Paloma est également vierge. Elle ne travaille pas. Personne ne veut de Paloma dans les pattes. La dernière main aux fesses qu’elle a reçue en hommage à sa féminité a beaucoup fait parler en ville. Le propriétaire de la main a été roué de coups, totalement dénudé et pendu par les pieds à un haut réverbère taillé à l’ancienne. L’histoire avait fait les beaux jours de certains scribouillards. Paloma, elle, n’a fait qu’un an de prison ferme, l’administration pénitentiaire étant très pressée que Paloma retrouve sa liberté.
Ernest possède un physique d’une banalité affligeante. Pâlot et sans grâce. Un visage fade même si pas vraiment laid. Des yeux noisette. Des yeux comme seuls atouts, peu le savent mais l’œil noisette est parmi les plus rares au monde… enfin, les deux. Taille moyenne. Corpulence moyenne. Des doigts d’une rare finesse. Normal, ces doigts adorent pianos et violons. Ernest…
Paloma ne possède pas un physique d’une banalité affligeante. Elle est grande. 190 centimètres, pieds nus. Un corps puissant. Un corps qui un jour s’est dit que s’il était fichu comme cela naturellement, autant pousser de la fonte. Et donc, un apport de force pour ces 85 kilogrammes de chair et d’os. Des seins que l’on peut définir comme superbes. Lourds, fermes, hauts placés et détenteurs de tétons épais et longs. Paloma ne connaît pas les mensurations de sa poitrine. Elle a bien entendu parler de tailles de bonnets, mais cela ne l’a pas réellement éclairée sur le sujet. D’ailleurs, la propriétaire de ces merveilles n’a pas d’argent à dépenser pour deux toiles de parachutes, cousues ensemble. Les fesses sont magnifiques. Un cul magique. Irréel. Livré avec les fameuses fossettes aux creux du dos. Un fessier large et musclé. Pour le visage, on peut parler d’une variante d’Angelina Jolie. En beaucoup plus jolie. Cheveux blonds, coupe courte et longue mèche sur le front. Garçonne et féminine. Un curieux mélange. Immenses yeux gris. Une bouche extraordinairement large. Un nez droit. Un nez glorieux et fier de n’avoir jamais été cassé dans les nombreuses bastons livrées par Paloma. De très belles mains. Les deux. Longues et puissantes. Normal, ces mains sont 4e dan d’aïkido et adorent enfiler des gants de boxe américaine. Paloma…
Dans le parc, Paloma a laissé l’autre, le fou, geindre doucement sur le chemin de terre. Elle a d’autres choses à faire. Et elle les fait. Paloma a soulevé le corps d’Ernest et l’a porté dans ses bras. Échange de mots. Ernest refuse l’hôpital et dit « que plus tard, peut-être… ». Puis, il donne son adresse en quelques marmonnements et s’évanouit dans les bras de sa sauveuse.
Paloma est restée trois jours à veiller Ernest. Elle l’a soigné et surveillé. Elle n’est plus inquiète. Son protégé n’a pas de traumatisme. Une mauvaise surprise se serait déjà fait connaître. Elle s’y était préparée. Elle avait volé une voiture. Pour aller à l’hôpital. Au cas où…
Ernest a insisté. Il peut employer sa chère sauveuse comme protectrice si elle le souhaite. Paloma a fini par accepter. Elle sera un peu femme à tout faire. Sauf qu’elle ne fait rien. Ernest ne veut pas. Il y a parfois un jardinier et une fois par semaine une femme de ménage. Alors Paloma fait tout de même beaucoup de choses. Sauf travailler pour Ernest. Elle vit chez Ernest depuis trois mois.
Ils vivent sans se voir beaucoup. Sauf les soirs. Ils parlent de leurs vies en dînant. Ernest aime beaucoup ces moments d’intimité. Un soir, la belle Paloma a appelé Ernest « Nesty ». Ernest n’a pas même cherché à savoir pourquoi. Il aime écouter sa sublime sauveuse. Il aime la regarder. Il aime Paloma. Timide est tombé fou amoureux de Rambo, malheureusement persuadé qu’elle est lesbienne et que lui, Ernest, est maudit. Elle si belle. Lui si falot.
Paloma se dit tous les jours qu’elle va partir. Paloma reste jour après jour. Paloma a eu une scolarité courte et sans réussite. Elle s’ennuyait. La maison d’Ernest possède une immense bibliothèque. Paloma découvre qu’elle adore lire. Elle dévore, engloutit, se gave, et se goinfre de lecture. Tout. Elle lit tout livre lui passant par les mains. Et comme Ernest est riche et féru de livres… Paloma peut assouvir sa soif de culture.
Les immenses paupières papillonnent et les perles grises de Paloma se fixent aux noisettes d’Ernest.
Perles grises agrandies. Paupières qui se plissent.
Le lendemain, Ernest était ravi.
Ernest avait été aux anges de toucher pour la toute première fois Paloma. La jeune femme, elle, avait beaucoup touché Ernest durant ses trois jours et trois nuits de veille. Paloma l’avait mis nu. Elle l’avait même lavé. Pour la première fois de sa vie, Ernest n’avait pas éprouvé le moindre complexe d’être ainsi exposé devant une femme. Sans comprendre pourquoi. Ernest n’avait pas posé un doigt sur la jeune femme.
Paloma était songeuse. Trois choses la bousculaient sans répit.
1 – Le premier massage de Nesty lui avait fait du bien et elle avait trouvé ça agréable.
2 – Le lendemain, elle avait carrément adoré. Vraiment. C’était même excitant. C’était la première fois qu’elle laissait un homme la toucher.
3 – Elle avait envie de plus. D’aller plus loin. Pour voir…
J’demande à Nesty demain…
Ernest avait été fou amoureux de son épouse. Comme chaque mois, un mardi soir, toujours et à 22 h, très précisément, il faisait l’amour à Cunégonde. Et un soir où Ernest, très excité, était bien dur, Cunégonde avait frémi. Puis, elle avait lâché un léger « Oh… ». Alors Ernest avait éjaculé aussitôt, plongé en pleine euphorie.
Ernest s’était presque épuisé à masser le dos large et musclé de Paloma. Quand sa sauveuse lui avait demandé s’il était d’accord pour masser ses cuisses et ses pieds, Ernest avait bien évidemment accepté avant de faillir crier de stupeur. C’était venu d’un coup. Ernest vivait une érection inattendue et instantanée. Il ne se souvenait pas même avoir déjà vu son sexe dans un tel état ! Tendu et dur comme un petit gourdin. C’était spectaculaire ! C’était formidable ! Jamais son chibre n’avait été aussi glorieux qu’en cet instant béni de Dieu. Ernest ne bandait plus depuis le départ de son épouse. Soit, vingt-deux ans et trois mois. Quelques mollesses qui tentaient de se dresser parfois, et Ernest se masturbait aussitôt avec un mélange de fougue et de rage. C’était tout ! Et là, son membre était toute-puissance ! La foudre de Zeus !
La jeune femme avait ri. Un rire grave. Tout comme sa voix.
Paloma avait rougi. Et ce, sans que Nesty ne s’en rende compte et elle en était soulagée. Elle avait rougi pour deux raisons.
La première raison était qu’elle ressentait un plaisir inconnu. Deux plaisirs même. Elle aimait que Nesty s’occupe d’elle et, surtout, elle avait adoré ces mains sur ses pieds. Que Nesty en éprouve du plaisir l’avait surprise. Parce que, bien sûr, Paloma avait remarqué que la toile du tissu des pantalons de Nesty était tendue à craquer. Paloma avait vu des sexes masculins en pagaille. Dojos, salles de sports ou vestiaires étaient des lieux où la nudité était plutôt courante. Mais Paloma n’avait jamais vu un membre viril en pleine érection. Enfin, hormis sur le Net. D’ailleurs, elle n’en avait rien éprouvé de bien folichon.
La seconde raison qui avait rougi les joues de Rambo était plus surprenante. Pour la première fois de sa jeune vie, Pamela avait connu une chaleur inconnue. Une douceur brûlante, nichée au creux de son ventre. Puis, plus tard, elle constatait que le tissu de son short blanc, offert par Nesty, était mouillé. Pas humide comme quand elle se masturbait en solitaire, fantasmant sur des couples qui faisaient l’amour sous ses yeux et obéissaient à ses caprices. Non ! Elle était mouillée. Mouillée grave. Son grand fantasme de couples obéissants paraissait bien moins l’exciter que deviner que Nesty bandait en satisfaisant ses moindres demandes. Paloma savait parfaitement pourquoi elle avait trempé sa culotte. Parce que cette queue dure, la bite de Nesty, était dressée pour elle. Pour elle seule !
Le soir même, Ernest se masturbait avec frénésie, membre turgescent en main, l’esprit empli d’images de Paloma entièrement nue.
Le soir même, Paloma se caressait avec douceur un long moment. Si elle était trempée comme jamais, elle ne connut pourtant pas le bonheur.
Sacré Nesty ! Ernest lui avait fait faire des fringues. Des fringues sur mesures. Un paquet de frusques pour nanas qui voulaient faire fantasmer des types. Des jupes et des robes. Chez un tailleur. Un vrai tailleur. Enfin, c’était une femme qui bossait. Une tailleuse ? Une blinde balancée sans façon par Ernest pour du sur mesure. C’était plus simple pour les sous-vêtements. Paloma n’avait voulu que des culottes, mais Nesty avait gentiment insisté et pour la première fois de sa vie, Paloma acceptait un string. Enfin, des strings. De la dentelle toute douce et toute fragile.
C’est dans une culotte de dentelle noire que Paloma s’est installée sur la large table épaisse. La table de la salle à manger. À même le bois et au grand dam d’Ernest. « À son grand dam », qu’il a dit. C’est quoi un dam ? Il est pas content ou quoi, Nesty ? Rambo a vite remarqué que Timide s’affolait un tantinet en reluquant ses seins nus. Comme Paloma sait que ses seins bandent durement. Pointes dressées et brûlantes.
Paloma est plongée dans ses réflexions depuis qu’elle a ouvert les yeux ce matin. Paloma est partagée sur ce qu’elle doit faire. Dubitative et presque affolée. Elle mouille déjà sa jolie culotte si délicate. Elle le sent bien qu’elle mouille alors que Nesty masse son dos. Elle mouille comme jamais. Les mains d’Ernest sur son dos sont agréables. Très agréables. Les odeurs d’huiles parfumées aussi. Mais ce n’est pas ce qui la rend si mouillée. Elle demande et son Nesty fait. Elle commande et il obéit. Et ça… ça l’excite terriblement. Rambo se doit de se jeter à l’eau. Paloma se doit d’oser, cette fois, saisir l’occasion d’aller plus avant, dans ses découvertes et ses envies.
Paloma est très proche de ce qu’elle avait renoncé à connaître un jour. Elle l’a compris. Elle le devine. Elle le sent couver dans ses tripes. Un putain de gros orgasme lové au creux de son bide. Comme elle sait qu’il en faudrait un peu plus pour que cette sensation inconnue puisse enfin éclore, au lieu d’être couvée bêtement, elle bouge sous les mains d’Ernest et tourne son visage de déesse vers lui, alors qu’il l’abandonne aussitôt comme s’il s’était brûlé les doigts.
Ernest est aux anges en caressant fermement le dos large et musclé. Des muscles chauds et doux qui roulent doucement sous ses paumes. Cette femme est autant puissance que féminité. Et ce fessier de rêve caché sous la délicate dentelle ! Ces fesses somptueuses qu’il contemple tout en massant son fantasme vivant. Toucher une fois ces fesses nues. Une unique fois ! Ensuite, il pourrait mourir l’âme en paix.
Et soudain, la voix grave et rocailleuse de Paloma. Une bouffée de chaleur brûle le visage d’Ernest quand il comprend les mots jetés par la si belle Paloma. Il comprend mais n’y croit pas. Il bafouille des mots en réponse. Et encore, Paloma parle…
Il est dur depuis qu’il l’a vue en culotte, mais là… c’est un gourdin qui cogne contre ses caleçons. Ernest bande comme un Bali Balo paillard tout en faisant glisser la dentelle sur des cuisses de rêve. Sur des mollets de mannequin de magazines. Sur des chevilles fortes et pourtant délicates. Alors, quand ses mains se posent sur le derrière nu de sa déesse, il ne peut se contenir.
Rambo s’est retournée d’un coup et Timide s’est aussitôt reculé. Les yeux gris se sont vite posés sur ce qu’ils cherchent. Ernest bande comme un âne. Encore que Paloma n’a jamais elle-même vérifié cet adage.
Curiosité, mais pas que… Voir un sexe en érection, mais pas que… Pamela veut maintenant bien plus.
Pamela s’est assise et a relevé ses jambes pour installer ses avant-bras sur ses genoux. Elle sent sa fente couler. Ernest a vu sa chatte toute trempée. Oh oui, qu’il l’a vue. Il en a les yeux qui vont lui sortir de la tête. Alors, instinctivement, Pamela sait qu’elle doit encourager son hôte timide comme un gamin aussi puceau qu’elle l’est elle-même. Et pour ça, elle va devoir être convaincante.
Le rire grave de Rambo fait frissonner Timide.
Ernest a connu l’affolement d’abord, l’angoisse ensuite, et s’est noyé dans la honte enfin. Chemise de lin ouverte sur son torse mince, pantalons et caleçons sur les chevilles, il a montré son sexe raide à Paloma. Il n’a pas pu s’en empêcher, malgré l’humiliation qui l’étouffait. Il s’est exhibé devant son fantasme. Et elle, la somptueuse créature, elle a paru retenir son souffle et ne l’a plus quitté des yeux. Paloma l’a parfois regardé lui, mais est restée le plus souvent les yeux braqués sur son sexe. Impensable. Incroyable. Il vivait un rêve.
Nesty bande pour elle. Pas de doute. Paloma en a le feu aux joues et au ventre. Quand il empoigne son engin, elle se mord les lèvres et arrête de respirer.
Il obéit bien Ernest. Paloma adore ça. Il s’astique en regardant sa chatte, alors elle écarte ses cuisses. Du coup, elle aussi regarde sa chatte. Putain comme elle mouille. Elle coule sur la table.
Elle a déjà vu des éjaculations sur le Net mais cette fois ça va être du vrai. Nesty ne va pas tarder à cracher son jus. Pour elle !
Paloma lève les yeux et ouvre aussitôt sa superbe bouche en un O parfait. Ernest a certainement très envie de vouloir la toucher. Mais sa demande arrive un peu tardivement. Nesty explose. Il crache. Il éjacule. C’est le mot savant. Il jouit en saccades. Il arrose la table et le parquet. Si elle n’avait pas été assise, il l’aspergeait elle aussi de ses giclées laiteuses.
Paloma bout littéralement. Elle est en sueur d’un coup. Elle doit faire quelque chose, c’est sûr. Mais quoi ? Se tripoter ? Elle aimerait autre chose. Baiser déjà ? Se faire baiser si vite ? Elle a entendu parler de préliminaires. Oui, voilà. Mais c’est quoi ces préliminaires ? Nesty a joui et garde son sexe en main. Il bande encore, mais moins. Que faire ?
Sanctuaire ? Son sanctuaire ? Nesty, merde, cause normalement.
Écartée comme une morue sur un étal à poissons. Paloma a cette image d’elle en tête et ça l’excite tout en l’amusant. Elle contient une exclamation de dépit quand son Nesty recule une nouvelle fois, comme un pompier débutant devant son premier incendie.
Deux longs doigts minces et nerveux ramènent une coulée de liqueur sur un buisson doré et touffu. Paloma est dégoulinante et ses yeux gris fixés à ceux d’Ernest, la déesse nue suce ses doigts.
Le sexe d’Ernest se redresse d’un coup et cogne contre son ventre mou. Paloma est merveilleuse. Fabuleuse. Doigts que Paloma replonge dans sa fente détrempée et porte une nouvelle fois à ses somptueuses lèvres. Bouche sensuelle qui avale les doigts gluants.
Un instant, la princesse reste silencieuse, fixant avec intensité la petite queue redevenue si dure.
Une année entière. Une année était passée et Ernest ne l’avait pas vu filer. Une année de bonheur total. Un bonheur extrême et brutal par instants. Un bonheur qui parfois l’étouffait. Il était aujourd’hui celui qu’il aurait dû être depuis si longtemps. Celui que Paloma avait fait de lui.
Cela avait été une découverte pour tous les deux. Ce jour-là, Ernest ne s’était pas reconnu. Il avait posé un doigt sur Paloma et un nouvel Ernest était né. Paloma avait soupiré sous ses doigts, gémit sous ses mains, frémit sous ses lèvres. La somptueuse créature avait perdu toute contenance et jusqu’à son souffle. Lui, Ernest, n’avait rien laissé échapper de son tout premier bonheur. Paloma était sienne. Son visage d’une beauté inimaginable et son corps de rêve étaient à lui. Pas un centimètre de peau ne lui avait échappé. Puis, après avoir hurlé qu’elle jouissait enfin, sa princesse l’avait longuement regardé et avait souri.
Ensuite, les choses avaient pris une autre dimension. Paloma demandait, quémandait, exigeait et ordonnait. Ernest obéissait et se gavait de sa princesse. Elle lui avait tout donné et il avait tout pris. Ernest avait suffoqué quand, enfin assouvie, la somptueuse bouche de Paloma avait avalé entièrement son membre raide. Une unique fois Cunégonde l’avait effleuré ainsi de ses lèvres avant de l’abandonner en se moquant de lui parce qu’il avait aussitôt joui. Surpris, tétanisé et honteux, Nesty s’était immédiatement répandu entre les lèvres pleines et sensuelles. Paloma avait adoré ça.
Puis, il y avait eu les seuls amis de Paloma. Des amis qu’elle lui présenta un jour.
Rocky, jeune mâle beau comme un dieu grec et cultivé comme peu de personnes l’étaient, et qui pourtant vivait dans la rue depuis des années. Valda, la pastille, lesbienne minuscule, mince comme une liane et travaillant les nuits pour les services sociaux de la ville. Bébert, dit Chomedu, un routier sans camion. Massif et brusque. Homosexuel, travesti et roi des parkings d’autoroutes. Tango et Java, couple de sans-abri vivant de la générosité des passants. Des amis de Paloma. Ses seuls copains. Lui, Ernest, les avait tous rencontrés. Encore que ce n’était pas réellement la bonne phrase à employer. Le malheureux Nesty avait bien cru mourir d’humiliation. Sa princesse l’avait livré aux fauves.
Menotté et nu, Nesty était devenu plusieurs nuits à suivre, le jouet des amis de sa déesse. Seul Rocky ne l’avait pas touché. Le superbe mâle n’était là que pour Paloma. Rocky avait pris et possédé la princesse d’Ernest sous les yeux d’Ernest à de nombreuses reprises. Bébert le sodomisait durement en le traitant de cocu et l’obligeait à regarder Paloma se pâmer sous les assauts de Rocky. Valda le fessait, frottait son pubis totalement épilé sur sa bouche et se moquait de lui, lui interdisant de la lécher. Tango et Java baisaient devant lui en le dévorant des yeux. Et lui, Ernest, avait adoré être un objet entre toutes ses mains. Il avait éjaculé dans la bouche de Bébert, regardant Paloma jouir comme une furie sous les coups de boutoir de Rocky. Le dieu grec sodomisait avec ardeur Paloma. Paloma qui le regardait, lui, Ernest, une lueur étrange dans les yeux.
Ernest était devenu un exhibitionniste, un voyeur tordu, un pédéraste soumis, un masochiste humilié, un cocu content. Et il en jouissait. Il était surtout devenu l’esclave de sa princesse. Pas un jour ne s’était passé depuis ces fameux préliminaires, sans que Paloma ne se serve de lui. Elle jouissait de tout mais aimait particulièrement être mangée, debout contre un mur, après avoir fessé copieusement son Nesty chéri. Le plus souvent, elle le récompensait d’une gâterie quelconque. Elle adorait lui prodiguer des fellations mais surtout, ce qu’elle aimait, c’était d’humilier son Nesty en l’obligeant à se masturber, debout et nu, devant elle.
Un soir, particulièrement excitée, Paloma s’était comportée en furie démoniaque. Après l’avoir menotté et fessé, Paloma avait usé d’un olisbos à ceinture et avait sodomisé pour la première fois Ernest. Nu à quatre pattes sur le parquet. Il avait été proche des pleurs, humilié comme jamais encore. Et alors qu’elle le défonçait durement, il n’avait pu finalement s’empêcher de fondre en larmes. Alors Paloma s’était penchée sur lui et sa longue main avait empoigné son petit sexe mou.
Ernest n’avait rien dit, se contentant de pleurnicher comme le soumis qu’il était devenu.
Les doigts de Paloma avaient empoigné la petite queue quand le membre d’Ernest s’était redressé et Ernest avait joui très vite.
Un peu plus tard, ce même soir, Paloma permettait à Ernest de lui faire subir tout ce qu’il désirait. Pour la première et la dernière fois, Ernest se comporta en dominateur avec sa superbe maîtresse. Ernest fit subir tous les outrages à sa belle puis, à son tour, Paloma fut humiliée de toutes les façons possibles et finit par sangloter sous les coups de cravache, sans pourtant se rebeller.
Les larmes aux yeux, littéralement partagée entre douleur et plaisir, la voix voilée, la belle soumise sembla se plonger dans ses pensées et resta silencieuse un long moment. Puis, le merveilleux regard gris acier avait croisé celui d’Ernest.
Un éclair d’acier passa dans les prunelles claires et les seins de Paloma parurent se gonfler sous son inspiration puissante.
C’était une fête d’anniversaire. Une fête organisée par sa princesse. L’anniversaire des premiers préliminaires de sa somptueuse maîtresse. Maîtresse de son cœur, de son corps et de sa vie.
Ernest jeta un coup d’œil autour de lui, observant les invités. Les invités de sa Dulcinée et les autres. C’était Paloma qui avait tout organisé.
Paloma papotait avec Julien. Un professeur des écoles avec qui Cunégonde avait trompé son époux. Ernest avait lui aussi ses propres invités. Mr et Mme Dumont, un couple d’imbéciles imbus d’eux-mêmes qui avaient encouragé cette garce de Cunégonde à le quitter. Les petits notables de la ville, maire et curé en tête, docteurs et autres petites personnes, aux petites fiertés d’être ce qu’ils étaient, dans cette petite ville. Et bien sûr, Cunégonde elle-même, accompagnée de son nouvel amant. Paul quelque chose.
Ce soir, Ernest jubilait. Il laissait éclater sa vengeance. Qu’ils la regardent tous ! Qu’ils la désirent ! Qu’ils la touchent même ! Paloma était sienne ! Et puis, sa revanche éclaterait comme les gerbes étincelantes d’un grand feu d’artifice, quand il annoncerait un peu plus tard dans la soirée qu’il épousait Paloma. Paloma si incroyablement belle. Si désirable.
Paloma qui avait été un diamant brut. Une pierre précieuse dans sa gangue. Aujourd’hui, elle était un joyau d’une pureté rare. Après avoir épluché la bibliothèque, Paloma avait pris des cours avec un professeur privé et très discret. Paloma était non seulement merveilleusement désirable, mais elle était également devenue une tout autre femme. Oublié, son langage abrupt de charretier. Envolées, ses manières de garçon manqué. En société, Paloma pouvait aujourd’hui tenir la dragée haute à n’importe quelle pimbêche. Mais dans leur intimité, quand elle était la salope de son Nesty chéri, là, elle redevenait la Paloma qu’il avait rencontrée un jour dans un parc. Ernest était fou de Paloma. Rambo était folle de Timide. Les yeux fixés sur l’amour de sa vie, Ernest sentit son sexe se réveiller…
Une improbable rencontre. Une incroyable symbiose. C’était ainsi que Paloma définissait sa nouvelle vie. Symbiose ! Un mot qu’elle ne connaissait pas il y a un an. Comme tant d’autres mots et tant d’autres choses. Pourtant, si aujourd’hui elle parlait comme une dame de la haute société sans même s’en rendre compte, elle pensait toujours comme l’ancienne Paloma. La femme qui restait lovée dans son cœur.
Paloma regarda le bellâtre et sourit.
L’autre avait souri. Déjà pas peu fier de sa réponse.
Comme il était conscient de sa séduction, ce connard prétentieux. Comme il était fier de tendre son bassin vers elle pour qu’elle remarque qu’il bandait pour elle.
Me trompé-je… ? Pauvre connard ! Pauvre petit prétentiard.
Tu peux sourire, abruti imbu de toi-même. Tu peux te tortiller, pauvre tâche !
Puis, Paloma avait bougé, laissant l’autre sur place.
Paloma savait que tout le monde la regardait. Pas ses potes, non, tous les autres. Si elle ne pouvait rien faire pour sa taille, elle l’assumait aujourd’hui totalement. Et même, elle en jouait pour clore quelques becs. Elle ne pratiquait plus que l’aïkido et son corps s’était affiné. Elle était plus mince et ses seins paraissaient plus imposants encore. Aujourd’hui, Paloma se savait belle et désirable. C’était son Nesty qui lui avait fait prendre conscience que son physique était exceptionnel. Exceptionnel et terriblement excitant. Elle aimait beaucoup cette sensation.
Elle avait menti à Ernest ce fameux soir où il avait pleuré. Elle lui avait dit qu’elle était amoureuse. Un demi-mensonge cependant. À cette époque, elle était encore perdue. Maintenant, elle savait. Elle n’était pas amoureuse. Elle aimait ce type. Elle aimait Ernest. Pour l’homme bon et doux qu’il était. Pour sa patience et son éducation. Pour tout ce qu’il avait fait pour elle. Elle aimait Ernest et était folle amoureuse de son Nesty. Quand Rocky la prenait, elle jouissait d’être regardée par Nesty. Paloma savait que son futur mari, s’il était excité de la voir se faire baiser par Rocky ou par Valda, était pourtant malheureux. Elle lui parlerait le soir même. Ni Rocky, ni personne ne l’avait touchée avant qu’elle ne rencontre son Nesty. Elle était vierge. Ce qui l’avait poussée à se donner à Rocky, c’était une découverte. Elle était excitée d’être baisée devant Ernest. Et surtout, il avait l’air d’aimer la voir s’offrir. Alors, si Ernest le désirait vraiment, plus personne à part lui ne la toucherait plus.
Mais avant, Paloma parlerait à Ernest de son petit projet. Un projet vers lequel elle se dirigeait de sa démarche de reine du bal. Une idée qui ferait certainement se dresser la petite bite de son Nesty chéri quand elle la lui divulguerait.
La salope castratrice qui avait rendu un mari doux et gentil pratiquement impuissant était encore baisable. Paloma avait développé un certain instinct pour deviner certaines petites choses. La Cunégonde l’avait bouffé des yeux toute la soirée. Et maintenant… c’était fait. La vieille peau avait mordu à l’hameçon. Une simple conversation et Cunégonde était sous le charme de Paloma.
Quand Paloma avait été certaine que son charme opérait sur la vieille peau, elle s’était lentement penchée vers Cunégonde, ses seins basculant presque de son large décolleté. Alors, sa longue main avait pesé sur l’étoffe de la robe de Cunégonde. Juste entre les cuisses serrées sous le vêtement que la vieille carne portait. Paloma avait caressé l’intimité cachée de Cunégonde de ses doigts en souriant. Cunégonde n’avait pas prononcé un mot. Son corps maigre avait longuement frémi sous les doigts qui se frottaient doucement à sa fente cachée. Elle avait simplement fini par murmurer sa question idiote.
Les yeux gris avaient brillé quand Cunégonde avait légèrement écarté ses cuisses. Un mouvement pourtant parfaitement contenu. La salope était prête à s’offrir debout et devant tout le monde. Cunégonde n’avait plus de souffle. Ses petits seins mous coincés dans son décolleté dansaient sous sa respiration saccadée.
Les doigts de Pamela avaient enfoncé le tissu de la robe dans la fente qu’ils exploraient. Cunégonde avait gémi et expulsé un souffle rauque.
Un simple mot et un long soupir.
La vieille peau ne tarderait pas à la contacter. Elle le ferait très vite même. Elle se manifesterait certainement dans les jours à venir. Paloma en était certaine. Parce qu’elle en aurait envie. Mais également pour se venger de son ex-mari. Celui qu’elle avait viré et qui se pavanait aujourd’hui au bras d’une femme si désirable. Oh oui ! La Cunégonde pouvait faire d’une pierre deux coups. Assouvir enfin son fantasme avec un véritable canon de beauté et se venger de cette merde d’Ernest. Alors, quand Cunégonde serait folle d’elle, Paloma ferait entrer son Ernest dans le jeu. Nesty pourrait enfin se venger. Ou peut-être déciderait-il de garder Cunégonde comme leur jouet commun. Il déciderait…
Paloma, je…
Paloma se glissa entre deux hommes qui en avaient presque de la bave aux lèvres à force de la bouffer des yeux. Elle avait menti à la vieille salope. Si elle mouillait vraiment, Pamela mouillait un string de dentelle véritable. La queue dure de ce connard de Julien, le désir lu dans les yeux de Cunégonde, et l’idée de ce qu’elle allait dire à Ernest l’excitaient terriblement.
Aux côtés de son futur époux, Paloma minauda avant d’adresser un sourire éclatant au curé qui la fixait de ses yeux chafouins. Il y avait du dur sous la soutane, c’était sûr.
Paloma entoura la taille de son futur époux et baissa son visage époustouflant de beauté vers le sien.
Après ses doux murmures d’excitation, le rire grave de la reine de la fête monta dans l’air.
Paloma avait ri à la boutade idiote de cet abruti de maire. Mais elle avait accepté son invitation. Autant entrer dans les bonnes grâces de ses pauvres petites personnalités.
Le bras d’Ernest sous le sien, Paloma avait entraîné son futur époux à l’écart des invités.
Paloma s’était courbée en avant et Ernest l’avait regardée soulever vivement sa longue robe noire. Puis, la superbe reine du bal s’était redressée. Les longs doigts de Paloma étaient englués de cyprine. Les grands yeux gris acier brillaient et un étrange sourire éclaira le visage aux traits délicats.