| n° 21362 | Fiche technique | 105684 caractères | 105684 18447 Temps de lecture estimé : 62 mn |
21/12/22 |
| Résumé: Antoine ne sait plus où donner de la tête. Lui, ce qu’il veut, c’est une histoire d’amour. | ||||
| Critères: fh fplusag fagée jeunes gros(ses) grosseins groscul bain campagne fellation cunnilingu pénétratio journal -occasion | ||||
| Auteur : Amateur de Blues Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Le facteur Chapitre 02 / 03 | Fin provisoire |
Résumé des épisodes précédents :
Un résumé de la semaine 1 est impossible. La vie d’Antoine est vraiment agitée. Relisez la première semaine.
Lundi
Voici que ce termine la pire journée depuis le début de mon séjour, le stress, la honte et la fatigue m’accablent. Heureusement, j’ai fait une rencontre intéressante en fin d’après-midi.
J’ai d’abord eu tellement de mal à me lever. La pause du dimanche avait cassé le rythme et c’était d’autant plus pénible ce matin.
Ensuite, je savais depuis samedi matin que j’avais un colis pour Mme Salem et cela me rendait fébrile. D’autant que ce n’était pas un petit colis mais un gros paquet qui tenait toute une sacoche. Je n’arrivais donc pas à penser à autre chose. Je ne voulais pas la revoir car je ne savais pas comment réagir à ses propositions honteuses. En fait, je n’avais aucune confiance en moi. Avec raison. J’avais été tellement sollicité tout au long de la première semaine que la simple idée d’une relation sexuelle me faisait défaillir. Mais tout de même, pensais-je en pédalant, pas Mme Salem.
Aussi, quand je la vis assise sur une chaise pliante à côté de sa boîte aux lettres, à m’attendre, je décidai de ne pas m’arrêter. J’accélérai, passai devant elle sans même tourner la tête et continuai ma tournée. Bientôt, il ne me resta plus que son paquet dans mes sacoches. Je décidai alors d’aller une fois de plus jusqu’aux épinettes. J’avais besoin de fatiguer mon corps pour penser à autre chose. Et puis si je pouvais enfin voir la petite Mathilde, je pourrais retourner chez la vieille sorcière l’esprit apaisé.
Il faisait moins chaud que la semaine dernière, le vent du Nord amenait un air un peu plus frais mais ce fut tout de même une vraie épreuve et j’arrivai en nage. Je frappai et Mme Lovinas vint m’ouvrir. Mais comme la semaine dernière, elle revint en disant que Mathilde ne voulait absolument pas me parler. Cette fille ne voulait pas de moi, il allait falloir que je me fasse à cette idée. Je l’avais aperçue quelques minutes entre deux portes. Qu’avait-elle de si spécial que j’en sois si épris ? C’était irrationnel, cela ne me ressemblait pas.
Je repartis donc en sens inverse. Il était presque treize heures et je n’avais pas mangé. Au retour, en revoyant la maison de Mme Salem et la chaise abandonnée à côté de la boite aux lettres, je me décidai et frappai à la porte avec mon colis sur le bras. Elle m’ouvrit, toute en noir, comme toujours, souriante avec ses dents mal plantées, sans soutien-gorge comme toujours. Je lui tendis son paquet et lui demandais si elle voulait bien me laisser entrer. Évidemment, elle voulait bien.
Je restai debout un moment, prêt à m’enfuir puis j’abandonnai et me laissai tomber sur une chaise, la même que les autres fois. Daniella (autant que je l’appelle par son prénom, maintenant que c’est arrivé) s’activait devant sa cuisinière.
En disant cela, elle avait relevé sa grande jupe à l’arrière et avait coincé le tissu dans sa ceinture. Je voyais donc ses énormes cuisses pleines de cellulite et ses fesses débordant de chair. En cuisinant, elle se trémoussait un peu et une onde parcourait ce derrière spectaculaire, sa chair se mouvant comme les vagues sur la mer. Elle se cambrait puis se redressait, se cambrait à nouveau. J’étais hypnotisé.
Et elle revint vers moi, enleva son grand teeshirt. Ses seins étaient encore plus gros que ce que j’avais imaginé et pendaient plus aussi. Elle approcha ses gros tétons sombres de mon visage et je cessai de résister. Je pris le sein droit à pleines mains et me mis le téton dans la bouche comme si c’était le repas annoncé. Je la regardais, elle avait les yeux fermés. Je changeai de nichon et bouffai le gauche. Je la mordis un peu et elle ne se plaignit pas.
Puis elle me retira le biberon de la bouche et s’installa à moitié vautrée sur la table, le cul bien relevé tendu dans ma direction.
Je n’hésitai plus. Je baissai mon pantalon et glissai ma bite dure entre ses grosses miches molles. Mon gland glissa le long de sa raie avant de s’enfoncer dans une fournaise humide. Depuis une semaine, ce con n’attendait que moi, c’était évident. Je fermai les yeux et m’enfonçai d’un grand coup de reins. C’était si facile. Pourquoi avais-je tant attendu ?
Je me mis à la baiser de toute ma puissance. Je me voulais fort parce qu’elle était grosse et je parvenais effectivement à ébranler toute cette masse, à claquer mon ventre violemment contre ses fesses, en cadence, flap flap flap, à m’immerger jusqu’à la garde dans ce cratère en fusion. Mais si je sentais son liquide bouillant tout autour de mon engin, je ne sentais pas les parois, elle était très large et je me demandais quel effet ça lui faisait de m’avoir en elle. Je me posais la question depuis le début, pourquoi veut-elle absolument que je la saute, et je me la posais encore en pleine action. Ce qui nuisait à mon efficacité. Je me sentais toujours dur, puissant mais je n’approchais pas de l’orgasme, elle non plus probablement et je commençais à transpirer et à penser à changer de position.
Elle me déconcentrait, elle jouait faux, on aurait dit une mauvaise actrice porno. Cela m’agaça, puis m’énerva et finalement je me mis en colère et je criais moi aussi en lui mettant de grandes claques sur le cul, flap flap flap splatch !
Aussi incroyable que cela puisse paraître, j’ai hurlé ces horreurs. Je ne me reconnaissais pas. C’était sale et moche mais excitant au possible. D’ailleurs, cela nous a fait de l’effet à tous les deux, parce qu’elle s’est tue et mise à gémir comme une bête qu’on égorge et moi, je me sentais comme un homme préhistorique et je claquais son cul et je la tamponnais. Aussi, quand elle a hurlé : « Je jouiiiiiis !! », je me suis vidé en elle comme une pompe à incendie pour éteindre son feu, de grandes giclées de sperme chaud au fond de sa fournaise, du sperme comme je n’en avais jamais produit, pendant de longues minutes.
Quand j’ai repris mes esprits, j’étais toujours debout, la bite dégoulinant encore et elle, elle avait remis sa jupe en place et elle me servait mes œufs sur une vieille assiette décorée avec des petites fleurs bleues.
J’étais affamé. Je me suis assis à table et j’ai dévoré, sans la regarder, ni lui parler. Elle était debout à côté de moi et me passait de temps en temps sa main dans les cheveux, doucement, un peu maternelle. Cela m’agaçait à nouveau mais je ne pouvais rien dire.
Quand j’eus fini, elle m’apporta du fromage et je mangeai encore comme un ogre. Je bus ensuite un café. Le silence devenait épais entre nous, j’aurais voulu le rompre mais je n’avais aucune idée de ce que je pourrais lui dire. Finalement, je me levai pour partir et comme je m’approchai de la porte, elle m’arrêta en posant sa main sur mon avant-bras.
Ce n’était pas ça que je voulais entendre. J’aurais préféré qu’elle se moque de moi, par exemple. Je ne sus pas répondre, alors je préférai poser une question.
Je suis parti. Sur mon vélo, j’étais le plus triste des hommes. Je me sentais un vrai salaud et en même temps, je savais que dès que la fatigue serait passée, j’aurais envie d’y retourner et de recommencer. Bon sang ! Ce que c’est compliqué le désir. Je crois que l’amour, c’est peanuts à côté.
Arrivé à destination, je suis monté dans ma chambre sans faire de bruit. Je ne voulais pas croiser Suzanne, je ne voulais surtout pas qu’elle me parle d’Henri, je n’aurais pas pu le supporter. Après une grosse sieste, j’ai décidé de faire des courses à la superette pour éviter de me faire inviter par Suzanne une fois de plus.
Dans une allée, entre les céréales et les confitures, j’ai croisé deux jeunes femmes, une grande et une petite qui faisaient leurs courses. En approchant, j’ai reconnu la grande qui m’avait vendu une place de cinéma samedi soir. Nous nous sommes dit « bonjour », elle ne sachant peut-être pas bien qui elle saluait, moi admirant ses courbes harmonieuses.
C’est alors que son amie, une petite blonde potelée avec une grande bouche s’est exclamée en me montrant du doigt :
La grande brune était devenue rouge comme une pivoine et j’étais plutôt perplexe.
Sophie était toujours gênée, mais elle acquiesça et nous avons rendez-vous à dix-huit heures sur la place vendredi. La petite blonde s’appelle Marie et elles me plaisent toutes les deux. Il suffit peut-être que je fasse une croix sur Mathilde et je vais rencontrer plein de filles plus intéressantes qu’elle.
De retour à la maison, j’ai filé dans ma chambre. L’idée de croiser Suzanne et de lui mentir au sujet de ma journée me déplaisait trop. Ou Suzanne me plaisait trop peut-être. J’étais sensé être mieux maintenant que j’avais déversé une tonne de foutre dans le con de la sorcière mais ce n’était pas le cas. Je me sentais comme un étalon en rut parqué dans son enclos. Il suffirait peut-être que je croise Suzanne à moitié dévêtue pour que je la viole.
Mardi
J’étais parti ce matin plutôt en forme. J’avais dormi comme un loir et je pensais pédaler joyeusement jusqu’au soir. C’est plus ou moins ce qui est arrivé, avec une courte halte dans le lotissement, chez ces diablesses de jumelles.
Je n’avais pas de courrier pour elles mais pour leur voisine, la vieille dame qui habite le rez-de-chaussée de la même maison. Pour aller sonner chez elle, je devais donc traverser le jardinet devant la maison. Et Alice (ou Célia, à ce moment-là, je ne savais pas à qui j’avais à faire) était là, dans une chaise longue sur la pelouse, vêtue uniquement d’un bas de bikini minimaliste.
C’était un spectacle plutôt séduisant, toutefois je ne voulais pas m’arrêter parce qu’avec elles je me sentais toujours idiot. La jeune femme bronzait, les yeux fermés et j’espérai un instant passer en douce à ses côtés. C’était sans compter sans sa sœur qui sortit sur le balcon et m’appela joyeusement. Du coup, l’allongée ouvrit les yeux et s’écria : « Youpi ! de la visite ! ». Impossible de s’esquiver.
Je fus évidemment invité à entrer chez elles, à boire un verre de jus vitaminé tandis qu’elles papotaient de tout et de rien et que j’étais muet, regardant avec envie leurs corps de sportives presque nues.
Et elles baissèrent en même temps leur bas de maillot de bain, le laissant coincé au niveau de leurs genoux. Comme la dernière fois, elles mirent leurs mains derrière le dos et attendirent mes réactions. Il y avait effectivement une vraie différence entre elles et je pouvais les reconnaître. La vulve d’Alice était toute rose et parfaitement épilée tandis que Célia avait une petite touffe sombre qui cachait l’animal. C’était un spectacle fascinant et je restais sans voix à en profiter.
Elles se reculottèrent aussitôt et me lancèrent des regards noirs.
Et elles me poussèrent dehors. J’avais toujours l’impression d’être un idiot total. Je ne savais pas ce que voulait dire : choisir. Je ne voulais pas de relation suivie avec une de ces deux furies. Mais je voulais bien me glisser dans ces petites fentes bien dessinées. Je ne m’étais jamais demandé si j’aimais les chattes poilues ou épilées. Voilà un nouveau sujet de réflexion qui me tint jusqu’à la fin de la tournée. Sophie s’épilait-elle ? Et Mathilde ? Et Suzanne ? Une fois de plus la tête me tournait.
Je rentrais ainsi au village, excité et perdu, je ne me sentais toujours pas une âme d’étalon et je cherchais toujours une relation « approfondie ». Avant de rentrer, je décidai de faire quelques courses à la superette en vue de préparer un repas pour Suzanne. Je l’avais évitée hier et sa compagnie me manquait un peu.
J’étais au rayon fromage quand je vis passer à côté de moi, sans me remarquer, la petite Mathilde Lovinas. Elle me fit le même effet que la première fois. Le coup de foudre. Elle avait une beauté évidente, de si grands yeux, une bouche charnue, naturellement colorée, des cheveux sombres coupés au carré, un cou de cygne. Je pris le temps de la suivre un peu dans le magasin pour mieux l’observer. Elle avait une petite jupe de rien sur des cuisses blanches et bien dessinées. Elle ne devait pas passer son temps à bronzer. En haut, elle avait un simple débardeur, un soutien-gorge blanc rempli par des petits seins qui la précédaient fièrement. Cette fille ne voulait pas de moi simplement parce que sa mère l’agaçait. J’avais peut-être la chance de me présenter à elle sous un meilleur jour. Finalement, je l’abordai avant qu’elle arrive à la caisse.
Elle n’a pas répondu. J’ai fait demi-tour et continué mes courses avec un trou dans le cœur. C’est une pimbêche alors pourquoi est-ce que ça me fait si mal qu’elle me rejette ? Amour propre ? Est-ce que j’ai encore une chance ? Je n’ai pas réussi à lui demander son numéro de portable. Je ne la reverrai pas.
De retour chez Suzanne, je n’ai trouvé personne. J’ai pris une douche et suis allé à la cuisine préparer la pizza aux anchois que j’avais programmée. J’ai cuisiné pendant une heure et j’ai fait de la vaisselle pendant que ma pizza était au four. Quand je l’ai sortie, magnifique, j’étais affamé et toujours pas de Suzanne. J’ai mangé en regardant les infos sur mon portable. J’ai nettoyé la table et j’étais toujours aussi seul, déçu. Un peu de compagnie m’aurait fait du bien. Je suis passé au salon, regardé les DVD qui étaient empilés sous la télé, pensé à Sophie et Marie qui étaient fans de cinéma et j’ai finalement choisi Les parapluies de Cherbourg. De mon point de vue, c’est un film assez nul dont j’ai du mal à comprendre le succès mais il donne une bonne image de la France du milieu du XXème et je l’avais utilisé dans un mémoire l’année dernière. Je voulais donc le revoir à ce titre, et puis il y a deux jumelles dans l’histoire et puis Suzanne avait acheté ce DVD alors j’ai eu envie de le regarder avec ses yeux à elle, dans son canapé.
Bon, c’était encore plus ennuyeux que dans mon souvenir et la musique était vraiment agaçante, comme une rage de dents. Les jumelles étaient plutôt mignonnes et moins débiles que Célia et Alice mais cela n’a pas suffi à m’intéresser et je somnolais à moitié quand j’ai entendu la porte s’ouvrir et se refermer.
Suzanne était belle, les joues colorées, les yeux brillants, une petite robe noire et un collier de perles. Elle semblait plus jeune, plus vivante. Au début de la semaine précédente, elle était au fond du trou et voilà qu’elle était transformée. Elle était un peu ivre.
Elle alla au buffet, se pencha pour en sortir une bouteille et deux petits verres, je regardai ses jambes avec plaisir. Elle me montra la bouteille, « Oban », cela ne me disait rien. Elle s’écroula sur le canapé à côté de moi en riant et je nous servis. Le liquide était d’une belle couleur ambrée dans les verres.
À ce moment-là, elle s’est penchée vers moi brusquement, a posé ses lèvres sur les miennes et j’ai senti sa langue chercher la mienne. Nous nous sommes embrassés comme des morts de faim, elle sentait l’alcool, son corps se pressait contre le mien. J’ai eu le temps de glisser une main entre ses cuisses et de trouver sa petite vulve trempée sous la robe, mais cela n’a pas duré. Aussitôt elle s’est échappée, j’ai perdu sa bouche, elle s’est relevée.
Et je me suis retrouvé seul sur le canapé, seul dans la pièce, seul avec une trique monumentale. Les verres étaient toujours sur la table basse. J’ai bu les deux avant de monter écrire ce résumé et me coucher. Il faut que je trouve une solution, que je baise, n’importe qui, n’importe où, n’importe comment. Mais pas la sorcière.
Mercredi
J’ai eu aujourd’hui une tournée plutôt normale, ce qui est rare finalement. En fait, j’avais en partant ce matin un affreux mal de crâne et je me suis traîné sur les routes toute la journée, dans la chaleur. Il y avait même du courrier pour les Lovinas, je l’ai glissé dans la boîte sans même chercher à parler à Mathilde ou à sa mère et j’ai repris la route du retour. Mais j’étais épuisé et avant d’approcher du village, je me suis arrêté et allongé à l’ombre d’un arbre. Je me suis réveillé sans rien comprendre, il était plus de six heures.
À la maison, je suis passé doucement devant la salle de bains où j’entendais l’eau couler. Suzanne devait se préparer pour son rendez-vous, la porte était fermée. J’ai eu envie d’entrer mais j’ai résisté. Finalement, si je la croisais maintenant dans le couloir, je ne saurais pas quoi lui dire alors je suis ressorti. Les murs de pierre du village gardaient la chaleur de la journée et j’ai erré un peu, j’aurais voulu trouver une terrasse, ma chemisette commençait à me coller le dos. En désespoir de cause, je suis entré dans le bouiboui de Sidonie.
Elle était fidèle au poste, en plein travail pour une fois, avec deux jeunes au comptoir qui avaient l’air de plaisanter. Mais j’ai compris en m’approchant qu’ils étaient les seuls à rire.
L’autre ricanait comme un personnage de dessin animé. Je ne suis pas bagarreur mais je n’ai jamais supporté les types qui s’en prennent aux femmes. J’ai posé la main sur l’épaule du mec à capuche et lui ai dit de sortir de là tout de suite. Il s’est dégagé d’un mouvement brusque tandis que son copain disait : « Qu’est-ce t’as ? Qui t’es toi ? ». J’ai cherché une arme sur le comptoir et je n’ai trouvé qu’une bouteille vide de coca. Je l’ai attrapé au moment où la capuche me poussait des deux mains en arrière.
J’ai grandi en banlieue parisienne et je cerne assez vite le danger des situations. Ces deux garçons, ils n’avaient pas dix-huit ans, ne représentaient pas une menace importante, pas de couteau dans la poche, pas de folie furieuse. J’ai hurlé comme un possédé et fait des grands moulinets avec ma bouteille à la main et ils ont filé en me traitant de dingue.
Il y eut un silence. On se regardait dans les yeux, chacun essayant de comprendre quelque chose de l’autre. Elle était toujours aussi maquillée, avec ce regard intense et plein de vie qui m’avait frappé dès le premier jour. Elle avait toujours cette explosion de féminité qui débordait de son corsage. Je la trouvais touchante, cette volonté qu’elle avait, ce courage de se battre à armes inégales.
Elle savait embrasser. Sa main me caressait la nuque et sa langue s’enroulait au tour de la mienne ; ses lèvres étaient pulpeuses et son ventre chaud se collait contre ma bite. Le baiser dura longtemps, ma main descendait le long de son dos en sueur et commençait à pétrir ses fesses quand elle s’écarta de moi pour reprendre son souffle. Elle était petite et levait les yeux pour me regarder.
J’avais dit un instant auparavant que je n’aimais pas les mensonges. Dire que je la désirais à cet instant n’était pas un mensonge, mais il y avait beaucoup d’omission dans ce que je lui disais. Si j’avais à choisir entre elle et Mathilde, ou Sophie, ou peut-être même Suzanne, je la laisserais tomber. Mais elle était là, offerte comme une sucrerie et j’en avais si envie. Le deuxième baiser dura aussi longtemps que le premier ; Sido avait fermé les yeux et elle me laissait tripoter son corps.
Nous nous arrêtâmes lorsque le ding de la porte se fit entendre. Elle se sépara de moi avec nonchalance et se tourna vers le couple qui venait d’entrer comme si j’étais un ustensile dont elle n’avait plus besoin. Ces gens, visiblement des touristes, demandèrent des hot-dogs et des frites et Sidonie dut se mettre au travail. Je restai à côté d’elle, les bras ballants jusqu’à ce qu’elle me dise de m’en aller.
Retour à la maison. Suzanne était partie et toutes les pièces étaient vides. Son parfum délicat persistait encore dans la salle de bains. Une évidence me sauta aux yeux ; quand on est marié, le parfum de sa femme dans la salle de bains est un des plaisirs de la vie. J’ai trouvé une culotte sale sans la panière où elle les mettait et je me suis masturbé sous la douche en la reniflant. Je le vivais mal, comme une sorte de déchéance. Repas rapide, retour dans ma chambre.
Je me suis mis au lit assez tôt, il faisait à peine nuit. Pourtant, je me suis mis à lire (toujours Roberto Bolaño) et il était près de minuit que je lisais encore. C’est alors qu’on a frappé à la porte, de tous petits coups discrets. J’étais nu sous le drap, la fenêtre ouverte et j’ai dit simplement « Oui ? ». Suzanne a passé la tête en entrouvrant la porte.
J’ai éteint. Que faire ou dire d’autre ? Un lampadaire sur la place éclairait légèrement la chambre et j’ai vu la silhouette de ma logeuse se glisser sans bruit jusqu’à mon lit. Elle s’est mise sous le drap et j’ai senti tout de suite son corps chaud contre le mien, sa tête sur mon épaule et sa bouche si près de mon oreille.
Je sentis à nouveau son parfum, son haleine chaude contre ma joue. Sa main s’était aventurée sous le drap et elle tenait déjà ma bite dans sa main. Elle me caressa un moment, m’embrassant l’épaule, la poitrine et le ventre. Puis elle plongea sous le drap et me prit dans sa bouche. Elle avait dit que je ne devais rien faire et je restai aussi immobile que possible. C’était meilleur que tout ce que j’avais pu imaginer avec elle.
Quand elle m’estima assez raide, j’avais l’impression d’avoir la plus grosse bite du monde, elle me chevaucha comme une amazone experte. Son con était brûlant, confortable, je la sentais bien tout autour de moi. Je pensais au sperme de Martin qu’elle avait peut-être encore en elle mais cela m’excitait plus que cela me gênait. Elle avait posé ses deux mains bien à plat sur ma poitrine et elle bougeait doucement sur moi, ses fesses molles frottant mes cuisses. J’avais tellement envie de jouir que j’aurais pu l’attirer à moi, la retourner et la baiser avec toute ma force mais je ne fis rien et c’était meilleur encore, cette caresse lente de son vagin autour de mon gland. Elle se pencha un peu plus en avant et laissa traîner ses seins sur mon visage. J’essayais de happer un téton au passage mais toujours elle le balançait et je n’y parvenais pas. C’était une délicieuse torture.
Elle se mit alors à monter et descendre sur mon pieu de chair, lentement, avec une grande amplitude et à chaque fois qu’elle retombait sur mon ventre, elle gémissait comme si c’était douloureux mais je crois que c’était le plaisir qui montait en elle.
Elle avait accéléré le mouvement, elle s’essoufflait trop pour continuer à parler alors elle se mit à gémir, à couiner tandis que son cul sur mes cuisses faisait flap à chaque fois qu’elle retombait sur moi, m’enfonçant en elle jusqu’à la garde. Et puis d’un coup, je sentis tout son jus couler sur mon ventre et mes cuisses, le plaisir la vidait, un son de bête blessée s’échappa de sa bouche, long, aigu et continu, avant qu’elle retombe sur moi comme si elle était morte.
Alors je décidai de la prendre à mon tour. J’empoignai ses fesses et je nous fis faire un demi-tour sur le lit. J’étais sur elle maintenant et elle était toute petite. Je me mis aussitôt à la baiser avec toute la force de l’interminable attente de ce moment. Je ne prenais aucune précaution et la secouais dans tous les sens, ma bite allant et venant en elle comme un piston furieux. Cela ne dura que quelques minutes et j’éjaculai un torrent de foutre.
Je restai immobile quelques instants, le temps de savoir où nous en étions puis je basculai à ses côtés. Nous étions toujours dans le noir, le drap avait disparu je ne sais où et je l’entendais qui respirait fort. Soudain, elle se mit à pleurer. Je la pris dans mes bras, embrassai son front, caressais ses cheveux trempés de sueur. « Chut, dis-je, tout va bien » et bientôt elle se calma.
Elle m’a embrassé sur la joue et elle a disparu dans le noir. Moi, j’aurais voulu éclairer, regarder son corps, le caresser et recommencer mais voilà, c’était fini.
Jeudi
Ce matin, j’étais descendu à cinq heures et demie, comme d’habitude, au radar, mal réveillé pour boire un café avant la douche. Suzanne était assise à la table de la cuisine, dans une vilaine robe de chambre avec les yeux cernés. Elle avait l’air misérable et quand j’entrai, elle eut un pauvre sourire.
Elle me frôla pour sortir de la cuisine, sans une bise sur la joue. Elle sentait la transpiration et le sexe. C’était dur de ne pas la suivre jusqu’à son lit mais ce job d’été était ma survie pendant un an et j’y tenais.
Je me suis retrouvé dans la rue une demi-heure plus tard, plus stressé que jamais mais c’est ce jour-là que Martin a choisi pour m’arrêter et demander à me parler. Il avait lui aussi une sale tête. Il ne s’était pas rasé et son bureau était un vrai capharnaüm.
Il s’affaira avec la cafetière comme si c’était important. Je voyais qu’il avait du mal à commencer ce qu’il souhaitait me dire. Je pensais à Mathilde, à Laetitia, aux jumelles. Est-ce que quelqu’un se serait plaint de moi ? Mais non, c’était pire, il voulait me parler de Suzanne.
Voilà la conversation. Ce soir, je me la repasse dans mon lit et je me demande ce qui m’a pris. Je ne sais pas si je veux que Martin réussisse avec Suzanne, ni si elle apprécierait de se faire baiser dans une cabine d’essayage par un gros ours maladroit. Mais ça m’est venu naturellement. L’imagination m’a entraîné, je voyais Suzanne dans cette cabine, c’était très excitant. Enfin ce qui est fait est fait.
La tournée a été calme. J’ai tout de même fait une jolie rencontre. J’avais un paquet pour une dame du village chez qui je n’étais jamais allé, rue de l’église, tout près de la poste, Mme Mélie Lenoir. J’ai frappé et une dame m’a ouvert, c’est mon lot dans ce village. Vous connaissez la suite, elle m’a invité à entrer, elle voulait comme les autres m’offrir un café. Je n’ai pas refusé, parce qu’elle était très jolie, petite avec des traits très fins, une voix d’une douceur incroyable et curieusement des lunettes de soleil à l’intérieur. C’était d’autant plus bizarre qu’il faisait particulièrement sombre chez elle.
Mais j’ai vite compris quand elle s’est mise à préparer le café. Elle tâtonnait avec ses mains pour trouver les tiroirs et les objets sur son plan de travail. Elle avançait à tous petits pas. En fait, cette dame était aveugle.
Elle était assise près de moi et je pouvais la regarder sans crainte de son regard en retour. Elle avait une quarantaine d’années, était petite je l’ai dit, mais plus encore une fois assise et tout était bien fait chez elle, je veux dire ses oreilles, son nez, le dessin de sa bouche, les courbes de son corps. Ses cheveux bruns brillaient dans la pièce sombre, retenus sur sa tête en un savant chignon.
Je n’ai pas su quoi répondre et elle s’est levée pour nous servir le café dans des mugs. J’ai tremblé mais elle n’a rien versé à côté.
Cette après-midi, j’ai fini assez tôt. Suzanne m’attendait, assise sur la même chaise que le matin dans la cuisine. Toutefois, elle avait meilleure mine. Elle avait pris une douche et elle sentait bon. Elle m’a prié de m’asseoir, m’a proposé un verre d’eau gazeuse avec une rondelle de citron et nous nous sommes retrouvés l’un en face de l’autre. Je savais plus de quoi j’avais le droit de parler et ce que je devais taire alors je n’ai rien dit et j’ai attendu.
Les préparatifs furent rapides, la gêne se dissipait. Dans la voiture, Suzanne posa la main sur ma cuisse pour me dire qu’elle était enfin contente pour la première fois depuis dimanche. Les fenêtres étaient ouvertes et ses cheveux volaient dans le vent. J’étais bien moi aussi.
Ma logeuse était toujours aussi séduisante dans son maillot une pièce. L’endroit était effectivement sympathique. La rivière faisait un coude et il y avait du sable d’un côté, tandis que de l’autre une petite falaise de calcaire s’élevait. La rivière était maigrelette mais la falaise créait un trou d’eau à son pied et on pouvait y faire quelques brasses. Il y avait là quelques familles, deux groupes de jeunes qui buvaient des bières à l’ombre.
Nous nous sommes baignés, nous avons ri et nous avons fini par nous étendre l’un à côté de l’autre au soleil. Nous avions certainement l’air d’un couple, malgré la différence d’âge. Nous nous regardâmes un moment, les yeux dans les yeux. Il n’y avait rien de plus à dire, ni à faire car nous étions en public. Puis, elle a fermé les yeux et moi aussi. Je crois même que je me suis un peu endormi.
Un peu plus tard, Suzanne a voulu retourner dans l’eau pour échapper à la chaleur. Je me sentais si fatigué que je l’ai laissée partir. Je la regardais depuis ma serviette quand quelqu’un s’est assis à côté de moi. J’ai tourné la tête et c’était Alice. Ou Célia puisque je ne voyais pas le signe distinctif. Elle ne cachait que cela d’ailleurs par un maillot si minimaliste que je soupçonnais qu’elle soit Alice, les poils de Célia auraient peut-être dépassé.
En un instant, elle avait disparu. J’étais à nouveau seul sous le soleil à regarder Suzanne qui tentait de s’immerger dans l’eau glacée de la rivière. J’avais le temps de penser à ce qu’avait dit Alice. Ou Célia. Est-ce que je suis un simple Ken que les femmes du coin s’arrachent ? Alors pourquoi Mathilde n’était-elle pas intéressée ?
Suzanne revint vers moi et s’ébroua comme un petit chien, me couvrant de gouttes glacées.
Je souriais en disant cela. Elle souriait aussi. Dans la voiture, sur le chemin du retour, cette jolie femme de quarante-huit ans me brisa le cœur.
Nous ne dîmes plus rien jusqu’à la pizza qu’elle sortit du congélateur. On avait retrouvé la table de la cuisine comme une barrière entre nous. Curieusement, elle ne semblait pas abattue ; elle était même joyeuse.
Alors je lui parlai de Mathilde. Je racontai tout, ce qui n’est pas grand-chose mais je vis qu’elle m’écoutait attentivement et peu à peu, même son visage se transforma, une ride apparut sur son front, son regard était plus doux, elle devenait maternelle.
Et elle m’a laissé tout seul, après une simple bise sur la joue. Moi qui espérais finir dans son lit. Ou elle dans le mien. Je me suis donc résolu à m’attaquer à cette lettre. Je n’y croyais pas trop mais de parler de Mathilde m’avait rappelé comme j’étais vraiment accroché. Et puis une lettre, c’est moi qui irai la porter demain matin. Je suis donc monté m’installer sur mon lit, avec Buddy Guy dans les écouteurs. Mais écrire parait si simple, alors que c’est si compliqué ! Bon, je recopie ici ce que j’ai réussi à pondre. Je ne sais pas quoi en penser et je ne sais toujours pas si je vais aller porter cette missive demain matin mais ce que je sais, c’est que je ne ferai pas mieux.
Mathilde,
Jeune, belle, terrible Mathilde,
Tu m’as chassé trois fois et je reviens encore parce que dans la nuit qui tombe enfin, je vois toujours ton visage au milieu des étoiles, après tant de jours sans rencontre. J’ai été victime, le premier jour, d’un coup de foudre. Je t’explique ce que c’est, ceux qui ne l’ont pas vécu ne peuvent pas comprendre. Je portais une lettre à une jeune femme, dans une ferme isolée. J’avais beaucoup pédalé, j’avais chaud et la jeune femme arriva comme une bouffée de fraîcheur dans un couloir plutôt sombre. Alors, son visage est apparu à la lumière et c’est là que la foudre est tombée. D’où, je ne sais pas mais c’est particulièrement violent. On a l’impression qu’on ne pourra jamais s’en remettre et dans certains cas et probablement dans celui-ci, on ne s’en remet jamais. Ce ne sont pas les cerises de tes lèvres, ce n’est pas la lumière dans ton regard, ce n’est pas la blancheur de ta peau, ce n’est pas le grain de beauté dans ton cou, ce n’est pas la rondeur de tes hanches, ce n’est pas le timbre de ta voix ou la barrette jamaïcaine dans tes cheveux, ni la gentillesse que tu as déployée, tu n’y es pour rien mais la foudre s’est abattue au hasard et c’est tombé sur moi.
Un éclair invisible, sauf pour mon cœur. Je t’écris mais ne va pas croire que je demande, réclame ou mendie. Je n’essaie pas de t’apitoyer pour que tu me prennes en pitié et que tu me caresses comme un vieux chien. Je peux vivre avec un cœur fendu, même si ce n’est pas très confortable. Je voudrais plutôt t’indiquer le profit que tu pourrais tirer d’une telle situation. Quand on a le cœur fendu, on ne réfléchit plus très bien et je ne réfléchis plus du tout depuis quelques jours. Un tel esprit perdu est aisément manipulable et un mot de ta part pourrait lui suffire : « viens » et je viendrais, « cours » et je courrais, « vole » et je volerais. N’as-tu jamais rêvé d’avoir un esclave à tes pieds, prêt à tout ce que ton imagination que je sais fertile peut inventer ?
Fariboles, dis-tu, cela ne durerait pas une semaine. Que sais-je sur toi qui me laisse penser que la foudre ne s’est pas trompée et que je ne me lasserai pas très vite de ton mauvais caractère ? Oh, je sais beaucoup de choses. Les gens parlent mais ils ne savent rien, tu es une énigme. Une fille de la ville, disent-ils. Une intellectuelle, disent-ils. Mais ton chat, lui, te connaît mieux. Il sait comment tu caresses, comment tu sais être attentive aux choses qui te passionnent, comment tu oublies de manger quand tu lis un roman. Le chien depuis la cour t’a déjà entendu rire et il dit que c’est un rire extraordinaire et que celui qui l’entendra ne pourra jamais s’en détacher. Je le crois. Je sais qu’il dit vrai car la foudre a frappé.
Diable, dis-tu, ce garçon devient pénible. Où s’arrêteront ses insolences ? Eh bien ce n’est pas fini puisqu’il reste à te parler de moi, à te vanter mes mérites pour que tu cèdes enfin. Tu as de la chance, la foudre a bien frappé. Je suis celui qui embrasse avec un goût de paradis, celui qui caresse avec la légèreté d’une brise, celui qui possède avec la puissance du taureau. Toutes les femmes le disent et je peux ajouter à ma lettre de nombreux témoignages.
Voilà mes dernières cartouches. Ma pauvre besace est vide. Est-ce que je t’ai fait rire ? sourire au moins ? C’était mon but, ma dernière chance. Après j’irai me pendre, ou me noyer je ne sais pas encore.
Je voudrais juste être ton ami, Mathilde. J’ai un téléphone, le plus souvent en état de fonctionner.
Signé : 06 XX XX XX XX
Vendredi
La journée a débuté par une discussion avec Martin, et pourtant, je n’étais pas d’humeur. Ma lettre me brûlait dans la poche arrière de mon jean. Mais le receveur tenait à me parler.
Ensuite, je suis passé chez Mélie. Je suis passé dans sa rue en milieu de matinée, à l’heure du café. Je ne m’arrêterais plus jamais chez la Salem. J’avais besoin de respecter les femmes que je désirais.
Chez Mélie Lenoir, je me suis senti à l’aise, comme chez une amie. Ce n’était pourtant que ma deuxième visite. C’était certainement parce qu’ici je ne me sentais pas observé. Je le lui dis, naïvement et cela eut l’air de lui faire plaisir.
C’est une petite robe d’été, sans manche, bien serrée sur sa taille mince, qui faisait ressortir sa poitrine et montrait bien ses jolies jambes très blanches.
Et je suis reparti, tel Don Quichotte, vers de nouvelles aventures. Je me faisais cet effet, d’une marionnette qui allait au gré du vent, là où les femmes le poussaient. Mais je voulais me donner une dernière chance d’arrêter ça en décidant Mathilde Lovinas à démarrer une relation sérieuse. La côte était toujours aussi raide et la chaleur montait en fin de matinée. À l’intérieur, j’étais bouillant de stress.
J’ai frappé, une constante depuis le début de ce travail, et c’est encore la maman qui m’a ouvert. Je lui ai dit que j’avais une lettre à remettre en mains propres à Mathilde et elle s’est désolée pour moi. Sa fille était comme à son habitude enfermée dans sa chambre et Mme Lovinas ne se sentait pas capable de la faire sortir. J’ai inspiré profondément et j’ai plongé : je lui ai demandé si elle m’autorisait à monter et à déranger sa fille moi-même, laissant entendre que je réussirais peut-être mieux qu’elle. Elle soupira et me laissa passer.
Sur ses indications, je trouvai vite la porte de la chambre de Mathilde. Je pris le temps de reprendre mon souffle et frappai. Un « Quoi ? » désagréable me répondit aussitôt. Alors plutôt que de tenter de m’expliquer à travers une porte fermée, j’entrai. C’était quitte ou double mais je pariais alors pour quitte. Mathilde était allongée sur le ventre sur son lit, en teeshirt informe et petite culotte blanche. Elle avait un très beau cul. Et des yeux verts.
Et j’ai filé aussitôt, essayant de ne pas entendre ses cris de rage tandis que je dévalais l’escalier.
Depuis, j’attendais un appel, un SMS mais rien. Il était 23 heures et je n’avais plus d’espoir. Maintenant, je trouvais ma lettre inepte. Cela n’avait aucune chance de réussir.
Mais reprenons le récit de la journée qui était loin d’être finie.
En rentrant, je désirais prendre une douche et me reposer avant mon rendez-vous avec Sophie sur la place à 18 heures pour cette fameuse réunion de cinéphile. Mais en passant devant le salon, j’ai été interpellé par Suzanne.
J’ai bien sûr accepté. On s’est déshabillé l’un devant l’autre dans la salle de bain. Elle n’avait qu’un petit short de rien et un débardeur sans soutien-gorge. Je bandais déjà.
Il y a eu un moment de gêne quand on s’est retrouvé serrés l’un contre l’autre dans la cabine, puis je l’ai embrassée en la prenant dans mes bras et la gêne a disparu. Elle a ouvert le robinet et l’eau s’est mise à couler sur nos corps. Je la voyais nue en plein jour pour la première fois. Son ventre était fripé et son pubis envahi par les poils mais ses cuisses étaient belles et sa taille si fine.
J’ai pris la fleur de douche, versé un peu de gel et l’ai promenée sur son corps. J’ai insisté sur ses seins, pris les tétons entre mes doigts pour jouer un peu avec. Elle avait fermé les yeux et elle se laissait faire. Je me suis accroupi devant elle et j’ai savonné son ventre, son pubis et ses cuisses, ses jambes et ses chevilles. Je prenais mon temps, je n’avais pas besoin de me glisser en elle tout de suite.
Elle a obtempéré et j’ai recommencé dans son dos, puis ses fesses. Je les ai massées longtemps, d’abord avec la fleur, puis à pleines mains. Suzanne a commencé à gémir légèrement. J’ai écarté les fesses pour savonner la raie de mon index, m’attardant sur l’anus, petit œillet fripé et bien fermé.
Elle a gémi plus fort. J’ai laissé mon doigt en place et de l’autre main, j’ai parcouru sa fente, trouvé son clitoris et commencé à la caresser. Elle cambrait les reins et poussait son cul vers moi pour accompagner ma caresse. Elle avait trouvé ce qu’elle était venue chercher. Elle eut un violent orgasme assez rapidement et je l’ai laissé reprendre son souffle en la serrant contre moi. L’eau fraîche sur ma tête me faisait du bien.
C’était visiblement le jeu auquel elle voulait jouer. Je l’ai laissé faire, ça me plaisait. Elle m’a savonné de partout, sans toucher à ma bite qui se dressait droite entre nous puis elle m’a fait me retourner. À son tour, elle me caressait les fesses et l’anus. Cela dura longtemps, ensuite une main contourna ma hanche et elle m’empoigna la queue fermement, une si petite main qui me faisait me sentir énorme. Je sentais tout son corps contre moi, ses seins écrasés contre mon dos. Elle me branla avec vigueur et je ne tentai rien pour l’arrêter. J’avais besoin de relâcher la pression avec tous ces désirs croisés. J’éjaculai abondamment, accompagné par sa petite main qui continuait de me pomper encore un peu. Elle finit par me retourner pour me savonner le gland et les couilles avec soin, accroupie, le visage tout près de son travail.
Ensuite, nous laissâmes l’eau couler sur nous un long moment, occupés du battement de nos cœurs, de nos souffles mêlés, de nos bouches qui se cherchaient.
Deux heures après, à peine remis, je me retrouvais sur la place à attendre la Sophie du cinéma qui est arrivée à l’heure. Nous avons échangé des « salut ! » sans bises ni chaleur particulière et nous voilà partis sur les petites routes du département.
Comme passager, j’avais tout loisir d’observer mon chauffeur et de profiter de ses charmes. Elle portait une jupe en jean et un chemisier léger, ses cheveux longs et sombres attachés par un élastique. Ce n’était pas une jeunette comme moi mais une vraie femme et cela m’impressionnait. En conduisant, sa jupe remontait sur ses cuisses et sa peau avait un velouté attirant. Sa poitrine était généreuse et les tétons pointaient fièrement sous le tissu léger du chemisier.
Bon, c’était plutôt mal parti. Pour changer de sujet, j’entamai une conversation sur son association et elle accrocha tout de suite. Elle avait envie d’en parler, d’expliquer la difficulté d’amener la culture dans ces zones rurales où les gens vivaient avec la télé. Son enthousiasme la rendait plus belle encore avec sa jolie bouche qui s’animait et la lumière qui s’éclairait dans son regard.
À ce rythme, nous arrivâmes vite à destination. La réunion se tenait chez un couple d’une quarantaine d’années. Il y avait aussi un grand barbu et Marie, la petite blonde exubérante qui m’avait abordé au supermarché. Ce serait fastidieux de raconter toute la réunion mais nous avons parlé en buvant des bières, puis en fumant un joint jusqu’à une heure avancée de la soirée. Il se trouve que j’ai pas mal parlé parce que Marie tenait souvent à avoir mon avis et elle m’écoutait comme un public conquis parler des cinéastes que j’avais particulièrement étudié dans le cadre de mon master, Lang, Chaplin et Renoir. Je crois que je lui plaisais et qu’elle était célibataire.
Sur la fin, quand ils ont parlé des détails pratiques de leur prochaine soirée, j’ai un peu décroché. J’étais épuisé après ma longue journée et j’avais envie de rentrer.
J’ai été un peu déçu, je l’avoue, parce que les gros seins de cette petite Marie m’avaient mobilisé l’esprit tout au long de la soirée et elle semblait attirée par moi comme une abeille par une fleur. Et nous sommes repartis, la belle Sophie et moi, dans sa petite voiture. Il était minuit passé et le trajet dans la nuit n’offrait plus aucun intérêt. Je ne voyais même plus ses jambes et elle semblait perdue dans ses pensées. Jusqu’à ce qu’elle mette son clignotant et s’arrête en rase campagne sur un petit terre-plein au bord de la route. Elle se gara, coupa le contact et éteignit les phares. Nous étions dans le noir, aucune voiture ne passait sur la route. Nous étions aussi silencieux l’un que l’autre.
Et j’ai joint le geste à la parole. J’ai pris son menton entre mes doigts et j’ai collé ma bouche sur la sienne, sur ses lèvres délicieusement chaudes et moelleuses. Je l’ai embrassée à pleine bouche tandis qu’elle me caressait la nuque. Elle s’offrait, me laissant envahir sa bouche avec ma langue. Une de mes mains se posa sur sa cuisse et elle écarta légèrement les jambes. Elle me laissa remonter sous la jupe, lentement mais sûrement, tandis que nous nous embrassions toujours. Quand mes doigts touchèrent sa culotte, ils la trouvèrent mouillée. C’est alors qu’elle serra les cuisses sur ma main comme un étau et qu’elle se détacha de ma bouche.
À l’arrivée sur la place, elle m’avait laissé descendre de la voiture sans une bise mais on avait échangé nos téléphones et j’espérais vraiment la revoir. Faire l’amour avec elle, ce serait comme monter en grade, passer de la catégorie mignon à la catégorie Casanova. J’avais aussi donné mon numéro à la petite Marie, et je ne dirais pas non à un nouveau rendez-vous avec elle. Mais il était minuit, et rien de Mathilde. Il fallait bien que je m’occupe l’esprit en pensant à d’autres.
Samedi
Le dernier jour de la semaine. Ma journée a encore été pleine de péripéties mais je n’ai eu aucune nouvelle ni de Mathilde, ni de Sophie. J’ai pourtant regardé mon téléphone toutes les cinq minutes. Enfin, sauf pendant l’après-midi torride que je vais raconter de ce pas.
D’abord, départ au ralenti, calme plat avec Suzanne qui n’avait aucune raison de se lever à l’aube et ce matin, Martin n’avait rien à me dire. Je me suis arrêtée chez Mélie pour boire le café. C’était tranquille et doux. Je lui ai promis à nouveau de passer un jour pour jouer à son jeu de : je regarde et je décris.
J’avais une lettre pour la vieille voisine des jumelles et cela m’a rendu anxieux pendant un moment mais je l’ai mise dans sa boîte sans voir trace des filles infernales. Pourtant, en m’éloignant, je me suis rendu compte que j’étais un peu déçu. Alors j’ai fait demi-tour et je suis allé frapper chez elles. J’ai attendu un grand moment et finalement, l’une d’entre elle est venue ouvrir. Elle ne portait qu’un petit kimono qui ne cachait pas grand-chose, elle était tout ébouriffée avec des petits yeux gonflés de sommeil.
Je l’ai suivie jusque dans le grand séjour où elle s’est jetée sur le canapé. Le kimono ne cachant rien, je vis à sa touffe que c’était Célia.
J’ai rejoint la cuisine et trouvé la bouilloire et les sachets de thé. De là, je voyais toujours Célia vautrée avec la chatte à l’air et je devais me retenir pour ne pas la rejoindre sur le canapé. Alice la lisse ne se manifestait pas.
Nous avons guetté une réponse ou un mouvement mais Alice ne semblait pas émerger.
J’ai suivi ses indications et ouvert la porte avec circonspection. Alice dormait. Elle était nue, en travers du lit et j’avais une vue magnifique sur sa petite fente bien lisse. J’ai essayé de tousser un peu mais elle ne s’est pas réveillée. Je bandais mais il n’était pas question que je profite du sommeil d’une fille pour l’enfiler. J’ai donc fait demi-tour sans bruit, je suis sorti de chez elles et j’ai refermé la porte.
Le reste de la tournée a été courte et ennuyeuse. Suzanne n’était pas là quand je suis rentré. Il y avait un petit mot sur la table de la cuisine :
Grande sortie avec Martin. Je me suis parfumée de partout. Je te raconterai. Baiser. Suzanne
J’ai pris une douche et envoyé un SMS à Sidonie pour savoir si notre rendez-vous tenait toujours. J’en ai reçu un autre en réponse :
T’attends depuis 3 jours. Si tu viens pas je te tue.
Je me suis donc précipité chez elle. Elle habitait un petit appartement dans une grande maison bourgeoise derrière l’église. J’ai frappé et elle m’a ouvert. Avant que je dise quoi que ce soit, elle m’a sauté au cou pour m’embrasser, puis elle m’a repoussé et elle est allée se cacher dans un grand fauteuil moche qui trônait presqu’au centre de son unique petite pièce.
Elle avait la tête cachée dans les mains et elle reniflait comme si elle était en train de pleurer.
Et nous sommes montés sur son scooter. Elle avait insisté pour que je prenne son casque, elle voulait même que je conduise mais je lui ai dit que je n’avais appris. Je me suis installé derrière, tout contre son dos et ses grosse fesses chaudes. J’ai serré mes mains autour de son ventre rond et on est parti. J’ai passé un bon moment, on avait un peu de fraîcheur avec le vent de la vitesse et j’ai profité du trajet pour la tripoter un peu et elle m’a laissé faire.
Je ne lui ai pas dit que j’étais déjà venu là avec ma logeuse. Pourtant, nous nous sommes installés au même endroit, sur une vieille tenture indienne. Sidonie s’est allongée et est restée là sans rien faire.
Je me suis déshabillé et je suis entré dans l’eau. Elle me suivait bien sûr des yeux mais je n’ai pas tourné la tête vers elle, je sais que les filles aiment bien regarder mes fesses musclées. Je rentrai doucement dans l’eau fraîche, aspergeant petit à petit ma peau brûlante. J’avançai vers la cascade sans me presser ; j’espérais qu’elle allait me rejoindre avant que j’y arrive. Il y a eu des bruits d’eau par derrière et elle s’est collée à moi, sa peau mouillée contre mon dos sec. J’ai hurlé, et me suis laissé tomber dans l’eau, l’entraînant avec moi. Nous avons barboté un moment avant de nous retrouver dans les bras l’un de l’autre, enlacés. Je l’ai embrassée et elle m’a embrassé et j’ai bien vu qu’elle aimait ça. Nous étions à genoux avec de l’eau jusqu’au ventre. J’ai senti sa main qui jouait avec ma queue.
Je lui ai sauté dessus et l’ai renversée dans l’eau. Puis je me suis sauvé comme si j’avais peur qu’elle m’attrape et nous avons joué encore un long moment à nous poursuivre, à rire et à nous embrasser. On a fini sous la cascade, comme avec Suzanne. Sidonie a fermé les yeux et laissé l’eau couler sur son visage. J’ai pu en profiter pour la regarder tranquillement. Elle était vraiment grosse, avec un ventre mou et des cuisses qui se touchaient. Mais ses deux gros seins ne tombaient pas et ils avaient fière allure, avec leurs grandes aréoles brunes et leurs tétons gros comme des dragées. Son pubis était presque rasé et sa chatte était appétissante. Je lui ai pris la main et je lui ai dit :
Curieusement, elle était devenue obéissante et elle me suivit jusqu’à la tenture indienne où je pris une serviette pour la frictionner. Elle se laissa faire et ce fut très agréable de l’envelopper. Plus le temps passait et plus je devenais mal à l’aise parce qu’elle me plaisait vraiment et que mon projet initial de la sauter et basta me semblait assez indigne. Elle a voulu m’essuyer à son tour et je me suis laissé faire. Elle a insisté sur ma poitrine, sur mes fesses et pour finir, elle a pris ma bite dans sa main, avec un petit bout de serviette comme prétexte et elle s’est mise à la caresser. J’ai dû lui demander d’arrêter parce qu’elle me faisait trop d’effet.
Pendant le baiser, elle a repris ma queue dans sa main et elle a recommencé à me masturber. Elle savait bien faire. Je pensais à Victor, le gros paysan qui l’avait accompagnée au cinéma. Elle devait le branler et le sucer aussi et il n’était certainement pas le premier. Cette fille avait une volonté farouche et comme elle voulait un homme, elle était prête à tout pour réussir. J’ai décidé que c’était un peu à son tour d’être la reine du moment. Je l’ai renversée sur la tenture et je lui ai demandé de se laisser faire. Elle n’a rien dit et elle est devenue comme une poupée de chiffon. J’ai joué avec ses seins, je les ai pétris, ils avaient la consistance de la pâte à pain. Je les ai tétés aussi, et un peu mordu, l’un après l’autre. Pendant ce temps, j’ai empoigné sa chatte à pleine main et je l’ai malaxée à son tour. Elle était mouillée quand j’ai introduit mes doigts dans sa fente et ce n’était pas l’eau de la rivière qui coulait de sa source. Ma bouche a descendu le long de son ventre et j’ai fini la tête entre ses cuisses qu’elle avait écartées. Je l’ai dégustée et elle avait un goût excellent. Je me suis mis à m’occuper de son clitoris avec ma langue, j’ai une grosse langue de chien et je dressai son clito en même temps que je la lapai. Elle ne disait rien, je ne l’entendais même pas respirer et je voulais l’entendre jouir alors j’insistais, encore et encore, au point d’en avoir mal à la langue. En même temps mes mains se promenaient sur elle, empoignaient ses hanches, retrouvaient ses seins, se glissaient le long de sa raie jusqu’à son petit œillet.
Finalement, elle n’a pas pu tenir et elle s’est mise à crier de plaisir, puis à pleurer.
Alors je l’ai empoignée et je l’ai retournée sur le ventre. J’ai rehaussé son cul pour qu’il soit dans la meilleure position et j’ai enfilé mon pieu dans sa chair poisseuse. Il s’enfonça avec facilité, comme une anguille entre les pierres.
Et je l’ai baisée, sans ménagement. À ce stade, rien n’aurait pu m’arrêter. Je lui ai claqué le cul à plusieurs reprises, je l’ai traitée de garce et de salope, chacun de mes coups de boutoir la secouait tout entière. Elle pleurait encore et couinait comme une truie. Ça a duré une éternité ou peut-être guère plus de quelques minutes. Quand je l’ai senti toute molle et qu’elle s’est mise à murmurer « Viens ! viens ! », j’ai sorti ma queue et j’ai aspergé ses fesses de foutre. Puis je suis retombé comme un mort à ses côtés, essayant juste de rester en vie en respirant.
Ensuite nous avons beaucoup parlé, d’elle, de ses espoirs, de mes études, du monde tel qu’il est. Nous avons refait l’amour lentement et tendrement. Je la pénétrais et la cascade bondissait, je la pénétrais et le soleil disparaissait aussi lentement que ma queue dans sa fente, je la pénétrais et les étoiles préparaient leur show. J’éjaculais sur son ventre quand une chouette annonça le début de la nuit.
Nous avons parlé encore et elle a voulu prendre ma queue dans sa bouche. Elle le voulait très fort, disait-elle. Je crois que c’était une manière de me remercier, ce qui était ridicule. J’avais eu cette image d’une femme qui osait tout, forte, libre et ce n’était qu’une petite fille triste. Elle me lécha longuement en me regardant de ses yeux devenus doux puis elle m’avala le gland comme un suppositoire. Elle m’aspirait en elle comme si elle avait voulu me vider de l’intérieur. C’était bon, plus que bon, meilleur que ça, je n’ai pas les mots et en le racontant je bande encore. Pourtant, tout à l’heure, sous les étoiles au fond des bois, elle m’a vidé les couilles de tout ce que je pouvais avoir accumulé au cours de la semaine. Elle a tout avalé, bien léché partout pour être sûre qu’il ne reste rien.
Après, quand on a fini par repartir, on arrivait à son scooter, elle m’a dit :
Je n’ai pas répondu. Je suis nul en réponse. Je lui ai serré la main que je tenais et j’ai embrassé sa joue. Ce n’était pas suffisant. Puis, je me suis serré contre elle sur le scooter. À l’est, la nuit était déjà moins noire et je m’endormais contre son épaule.
Dimanche
Jour sans. Je me suis réveillé à midi et même alors je n’avais pas envie de me lever. J’étais épuisé. J’ai fait juste une virée à la cuisine, pas de Suzanne, j’ai pris un paquet de biscuits, une tasse de café et je suis remonté dans mon lit. Gary Moore dans les écouteurs, toujours le même roman qui n’avançait pas, l’après-midi est passé sans que je m’en rende compte.
Suzanne a fini par frapper à ma porte. Je n’avais pas encore répondu qu’elle entrait avec un plateau garni d’une théière et de deux mugs.
Je me suis retrouvé seul à nouveau. Quelques minutes plus tard, j’avais un SMS. De Marie.
Je pense à toi devant mon écran. On pourrait se faire une soirée ciné cette semaine ? genre chez moi sur le canapé ?
Je n’ai pas répondu tout de suite. Je ne savais pas si je voulais continuer de courir d’une femme à l’autre. Je me repassais les images de Marie et elle me plaisait beaucoup, son caractère joyeux, ses seins magnifiques, je la voulais. J’allais répondre quand un autre SMS arriva. De Sophie.
Stef va passer deux jours chez son père, mercredi et jeudi. C’est le destin qui me dicte ma conduite. Viens à la maison mercredi soir et je t’offrirais le grand jeu.
C’était beaucoup pour un seul homme. Cette femme était très belle, et la scène torride dans sa voiture était encore présente à mon esprit. J’allais lui répondre quand un autre SMS arriva. De Mathilde.
Pourquoi pas ?
Le temps que j’intègre ce que ça pouvait vouloir dire, elle en envoyait un deuxième.
J’ai besoin d’un avis éclairé sur Nietzche, peux-tu m’aider ?
J’essayais de me remémorer ce qui restait de Nietzche dans ma pauvre tête quand un troisième message arriva :
Un esclave à mes pieds, tu dis ?
Aussitôt suivi d’un quatrième :
Devant la poste demain 18 h 00. Et je n’aime pas attendre.