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n° 21355Fiche technique21360 caractères21360
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Temps de lecture estimé : 12 mn
18/12/22
Présentation:  Au moins, on ne pourra pas dire que cette histoire n’a pas de chute.
Résumé:  Amour de la verticalité, amour horizontal.
Critères:  fh sport amour fellation préservati pénétratio -occasion
Auteur : RRoberts      Envoi mini-message
Escalade

Qui est-c’qui veut m’laisser faire, in naturalibus,

Un p’tit peu d’alpinism’ sur son mont de Vénus ?




1 – C’est au pied du mur qu’on voit…



… Pas le maçon, ni même le colimaçon, car ici c’est un mur d’escalade à l’intérieur d’un gymnase, avec une constellation de prises en résine, de toutes tailles, formes et couleurs. Au pied du mur, donc, des grimpeurs d’un club local, causant, grimpant, assurant les autres. Pas tous très jeunes, pas tous très beaux ni même très musclés. Mais sur le mur, ils font plaisir à voir, même quand ils ne retirent pas le tee-shirt. Personnellement, qu’ils soient ou non bronzés, qu’ils soient ou non velus, qu’ils aient ou non des muscles incroyables, j’aime autant qu’ils ne retirent pas le tee-shirt et, de toute façon, je leur préfère les grimpeuses.


Sur le mur, les grimpeuses aussi sont souples, agiles, parfois puissantes ou rapides, mais je trouve que leur gestuelle tend plus vers la danse. Il y a souvent une fluidité dans leurs mouvements, leur façon de passer en douceur d’un appui à l’autre, de replacer un pied, que je trouve déjà presque érotique. Autant le dire, même si je ne me suis pas fait imprimer un maillot avec ce slogan : « les grimpeurs font ça dans toutes les positions ». Oui, parfois aussi, complètement à l’horizontale, ou un pied plus haut que la tête. L’été, les grimpeuses sont court vêtues, il arrive que leur peau me laisse tout chose quand je songe à sa douceur, avec cette sudation légère qui lui donne un aspect velouté. Mais même l’hiver, j’aime bien ces collants satinés et moulants laissant voir le galbe de la cuisse, on les fait maintenant avec des parties transparentes qui donnent à penser. Et puis, avez-vous remarqué combien un baudrier d’assurage serré à la taille et prenant le haut de la cuisse fait ressortir le volume de la fesse et imaginer sa consistance : dure à saisir ou moelleuse à palper ?


Si la vue d’une cuisse longue, mais musclée me ravit, j’avoue que mon œil s’attarde volontiers plus haut dans l’anatomie de mes camarades de club. Passons vite sur les nymphettes maigres et boutonneuses, j’aime surtout partager ma corde avec d’autres dont le sourire sera moins timide, les yeux plus pétillants, et même parfois la poitrine avantageuse, bien que les sportives soient en général plutôt minces.


Je sais, je m’égare. Le plus important ici c’est l’ambiance amicale du club ; il y a d’autres endroits plus accessibles pour grimper et c’est l’esprit Club Alpin Français qui nous réunit. Ça n’empêche pas cependant des rencontres, entre jeunes, mignons ou papillonnants, entre retraités en solitude involontaire, entre adultes consentants, mais ce n’est pas au premier plan. Je me permets quand même de me réjouir en partageant le sourire radieux de telle ou telle beauté qui a réussi sa voie. Mais je reste un admirateur discret, je ne glisse pas de compliments trop lourds.




2 – Moins dure sera la chute



Week-end prolongé en mai, grande sortie du club sur la « roca caliente » de l’autre côté des Pyrénées. Nous sommes partis bien avant l’aube par un matin humide, mais il fait maintenant beau et bien doux au pied de cette haute paroi de calcaire exposée au sud. Étant assez expérimenté, je me retrouve à faire équipe avec Aline, qui grimpe bien en salle, mais a peu tâté le rocher. Ça devrait aller, la voie n’est pas très dure même s’il y a « du gaz ». Je fais la première longueur de corde en tête, elle confirmera quarante mètres plus haut, au relais, si elle ose passer devant pour la suite. Les autres cordées sont un peu plus loin sur la paroi, nous nous retrouverons en haut de la falaise.


Malheureusement, deux Espagnols étaient avant nous au pied de la voie, je dois attendre qu’ils soient plus haut pour grimper, ce qui me laisse un peu de temps pour vérifier une dernière fois le matériel, et faire davantage connaissance avec ma partenaire avec qui je n’ai jamais escaladé.


L’encordement est contrôlé, les chaussons d’escalade serrés, je tombe la polaire, et c’est parti ! Je ne connais pas cette voie, mais le rocher est bon, je trouve des prises partout où il faut, grosses quand c’est vertical, et dans le petit surplomb, des bonnes positions en équilibre sur les pieds dans les parties moins raides. Hélas, les Espagnols ne sont pas très rapides, le second y est encore quand j’arrive sur la terrasse. En me contorsionnant un peu, j’arrive à m’installer, à m’attacher en sécurité pour assurer ma partenaire.


« Vaché » (attaché en toute sécurité), « relais » (je t’assure), « partie » : les échanges sont brefs, codifiés, rassurants. J’avale la corde, je la garde à peine tendue pendant qu’Aline monte vers moi. Elle semble aussi à l’aise, grimpe assez vite, retire facilement les protections que j’ai posées en montant. Quand elle est à quelques mètres en dessous de moi, je suggère une petite photo, la corde est bloquée même si je la lâche. Déjà, une belle vue sur la colline couverte d’oliviers, mais surtout un joli visage souriant, et je n’avais pas vu ce tee-shirt rose, elle aussi a enlevé la polaire. Juste avant qu’elle me rejoigne, je constate même que le tee-shirt plutôt lâche m’offre une vue plongeante et intéressante sur un soutien-gorge en coton blanc avec une jolie broderie, et me laisse deviner de délicieuses rondeurs.


Mais que font les Espagnols ? Le second est encore là (il s’appelle Carlos, on a eu le temps de causer un peu), et la terrasse est bien étroite pour six pieds. Aline est obligée de saisir la chaîne du relais et de se serrer contre moi pour passer à ma gauche. Malheureusement, c’est surtout contre mon petit sac à dos qu’elle se serre. D’après le topo, la deuxième longueur est plus facile que la première, beaucoup de protections sont en place, Aline se sent en forme, elle est d’accord pour passer en tête. Carlos démarre enfin, Aline va bientôt pouvoir y aller. Zut, ça va faire des nœuds, il faut qu’elle passe entre moi et la paroi pour saisir les premières prises vers la droite. Elle enjambe la longe qui m’attache au rocher et cette fois-ci sa poitrine puis sa cuisse me touchent au passage.



Après une dernière vérification du système d’assurage, Aline grimpe au-dessus de moi. Elle trouve les bonnes prises et rapidement peut installer une dégaine sur la première plaquette vissée dans le calcaire, y passer la corde. Elle souffle « Ça va mieux », puis elle repart ; la voici les bras tendus qui monte un pied très haut, elle est souple. Mais elle crie et je la vois qui part en arrière, tout va vite, je sens la corde se tendre. J’ai juste le réflexe d’accompagner un peu le mouvement au lieu de me bloquer, pour adoucir le choc de la chute. Ça s’arrête vite. Elle était plus d’un mètre au-dessus de la plaquette, avec l’élasticité de la corde, elle a dû tomber de quatre mètres à peu près, et la tête en bas.



J’entends juste un gémissement, mais Aline se remet dans le bon sens, agrippe la corde à deux mains ; je fais glisser la corde dans l’assureur pour qu’elle redescende deux mètres jusqu’au relais. Elle tremble un peu, je prends sa longe pour la mettre en sécurité. Je vois une larme couler, je passe un bras autour des épaules d’Aline.



Elle grignote un peu, mais elle tremblote encore. Je la serre un peu contre moi, elle s’approche volontiers et saisit mon vêtement, derrière mon épaule. Dans un premier temps, elle voudrait redescendre, mais elle reprend confiance petit à petit. La voie n’est pas difficile pour elle, le rocher est plaisant, bien adhérent, la falaise est chouette, elle aurait envie. Mais l’idée d’un autre « vol » comme celui-là la bloque complètement.



Nous avons finalement fait sans autre problème ces deux cents mètres d’une escalade variée, agréable, Aline se sentait de mieux en mieux. À chaque relais, nous profitions du paysage de plus en plus étendu, du plaisir d’être là au soleil, tous les deux. En haut de la falaise, pas de check amical : spontanément, nous nous prenons dans les bras et échangeons des bises, ce fichu virus est oublié.



Nous sommes dans un petit nuage, tellement contents de l’avoir fait, d’être dans un si bel endroit, de savourer ces moments côte à côte, c’est l’euphorie des cimes, même si cette falaise n’est pas très haute. Nos muscles sont chauds et las, nous sommes simplement bien. Moi je suis même très bien, avec cette jeune femme aux cheveux blonds bouclés qui dépassent sous le casque, son visage ovale rempli de joie, ses rondeurs aperçues.


Mais il faut bien redescendre, retrouver le groupe. Le sentier demande de l’attention, ce n’est pas le moment de déraper. Il se termine même par un morceau de via ferrata, je n’aime pas trop les passages où il faut saisir une chaîne, ça glisse si on a les mains moites. Je sors les gants, et je vois qu’Aline s’inquiète. Quand je lui propose de les lui donner, elle n’hésite pas.


En bas, elle se confond en remerciements et j’ai droit de nouveau à une embrassade et des bises appuyées.


Tout le groupe se retrouve au camping, l’ambiance est festive, l’apéro joyeux et prolongé. On sort les réchauds, on cuisine sommaire, on partage, on plaisante, on se raconte nos « exploits », on boit peut-être un peu trop. Il faut dire que les prévisions ont changé : passage pluvieux en fin de nuit, pas la peine de se lever tôt pour déraper sur du rocher mouillé.




3 – Drôle d’endroit pour une rencontre



Deux heures du matin. Une envie pressante (la bière…) me fait sortir du camion – un utilitaire pas encore aménagé, avec juste un matelas et des casiers remplis de matériel. Il fait frais dehors, mais il ne pleut pas encore. Devant les toilettes, quelqu’un est assis sur les marches, lisant sous la lumière extérieure. C’est Aline !



Ouf, ça fait du bien. Je retrouve Aline, m’assieds à côté d’elle.





Je m’assieds à côté d’elle, réchauffe ses mains entre les miennes. Elle pose sa tête sur mon épaule ! Je me garde bien de bouger.



Nous chuchotons-bavassons quelques minutes, puis Aline dit qu’elle se sent calmée, qu’elle va retrouver sa tente. Nous nous levons, elle m’étreint et j’ai droit à un bisou dans le cou. Je la serre un peu, puis elle me souhaite bonne nuit, en retenant un peu ma main dans la sienne.




4 – Après la pluie, le beau temps, et dans la nuit, le soleil



La pluie se prolonge, petit-déjeuner sous l’auvent du camping, petite ballade à pied dans la brume pour passer le temps. En début d’après-midi ça sèche un peu grâce au vent, mais pas question de partir plusieurs heures dans une paroi. Nous escaladons quelques « couennes » (voies d’une seule longueur), l’ambiance est un peu morose, je ne grimpe pas avec Aline. Le troisième jour est plus favorable, nous repartons pour des grandes voies, les cordées se font selon les projets de chacun. Comme encadrant, j’hérite d’un jeune prometteur et nous gravissons une voie facile, Aline part, dans une cordée de trois, grimper un itinéraire plus soutenu, toujours en seconde ou troisième.


Mais j’ai une idée : après la pluie d’hier, certains veulent-ils rester un jour de plus et refaire une grande voie ? Seuls Aline et moi sommes disponibles… joie ! Nous réarrangeons les covoiturages et le gros de la troupe repart vers la France, la tête pleine de souvenirs, peut-être de nouveaux projets. Forcément, quelqu’un souhaite une bonne grimpe aux tourtereaux qui restent. Plaisanterie facile, pas de quoi rougir, mais j’aime bien la façon dont Aline me regarde.


Les provisions restantes sont maigres, je lui propose la gargote locale : rien de gastronomique, mais un solide « plato combinado » pour restaurer notre stock énergétique. Un petit verre de blanc à la main, une tapa de Serrano sur la table, nous trinquons. Mmm, étonnant comme dans le moindre bistro par ici le patron sort une bouteille sans appellation connue, mais qui embaume le palais.


Nos yeux brillent, il fait chaud, j’adore le sourire d’Aline. D’ailleurs, toutes les femmes sont charmantes quand elles sourient, c’est un secret bien connu. J’avance ma paume ouverte le long de la table, Aline la recouvre, tout ça me semble à la fois merveilleux et naturel. Pendant que nous déchirons sans complexe tous les principes de la diététique, après un tour de nos activités verticales, Aline me raconte sa mutation vers un lycée de la région, sa passion pour le théâtre ; je lui parle de mes auteurs japonais favoris, de la chasse aux champignons, small talk innocent qui nous rapproche, l’important se passe dans nos regards.


Et le premier baiser ? Dans la rue, juste devant le resto, tendrement, comme une évidence. Il fait un peu frais, ce n’est pas le moment de passer les mains sous sa doudoune, nous revenons au camping en nous tenant par la main, ou par la taille. On ne va pas y être tout de suite, si on s’arrête tous les dix pas pour des baisers de plus en plus fougueux. Curieux comme le temps semble se réchauffer.


Ce coin de camping s’est vidé, il reste la petite tente d’Aline un peu plus loin, mais nous allons sans hésiter vers mon camion. Une lampe à gaz, je referme la porte, nous nous admirons, nous retirons la première couche, nos mains explorent, j’aime ces fesses rondes et fermes, ces cuisses longues, la cambrure de ce dos, cette taille fine et ces hanches, ces mains sur moi. Oui, c’est dur par-devant, elle a fait tout ce qu’il fallait pour ça.



Je m’arrache, je pars fouiller dans le casier, dans le sac, sous la trousse. Ah, il me semblait bien que j’avais des préservatifs. Pendant ce temps-là, collée derrière moi, elle fait tout pour me gêner, on dirait. C’est pas du jeu, frotter sa poitrine dans mon dos, croit-elle que je n’ai pas envie de la découvrir ? Nous épluchons une autre couche de vêtements, je revois et touche enfin ce soutien-gorge, doux et gonflé. Mais il est vite enlevé, au bénéfice de ces petites pommes tendres, de mes mains avides, de ma bouche avide. Elle gémit, puis saisit mon membre qui menaçait de sortir tout seul du caleçon. Je me place derrière elle, une main glisse sous sa culotte, l’autre profite de la rondeur d’un sein, mais Aline ne lâche pas prise. Au bout d’un moment, sa bouche rejoint sa main sur mon bout de bois fragile, je me laisse faire ; la chair est faible.


À mon tour de caresser et emboucher ses zones humides. J’aime aussi sa peau douce et blanche sur le ventre et les cuisses, j’aime l’entendre gémir, et maintenant presque gronder. Elle se redresse, extrait le condom, me le passe adroitement :



Elle se couche sur le côté, m’attire dans son dos, saisit mon pénis et le glisse entre ses cuisses ouvertes, s’en frotte doucement sous le pubis, puis l’introduit entre ses lèvres. Elle se tourne un peu, pose une main sur mon ventre : « Vas-y, mais petit à petit ». Suivant les indications de sa main, je glisse par tout-petits mouvements, jusqu’à ce que mon ventre touche enfin ses fesses. La pénétration n’est pas profonde, mais que c’est doux ! Collé contre son dos, je sens sa peau, ses fesses. Elle attire ma main sur son sein, glisse la sienne entre ses jambes. Quand j’accélère, son autre main me refrène, puis m’encourage sur son sein : je le palpe doucement, j’en fais le tour dans tous les sens, je saisis son mamelon. « Oui ». Encouragé, je pinçotte le bout, longuement, la paume plaquée sur sa poitrine. Ses gémissements sont de plus en plus bruyants, puis dans une série de oui de plus en plus forts, son corps s’arque et se tend, jusqu’à un cri violent. Elle retombe, mais sa main m’encourage à continuer.


Plus tard, elle me repousse et retire le caoutchouc.



À genoux entre mes jambes, elle lèche mon gland toujours gonflé, puis le prend dans sa bouche, serrant de ses deux mains humides tout mon membre. Elle accélère peu à peu, m’avale de plus en plus profondément. Elle observe mon visage, s’arrête juste avant que… deux doigts au ras de mon pubis me serrent fort et me calment, puis elle recommence son va-et-vient diabolique, jusqu’à mon explosion dans sa bouche.





5 – Et le lendemain ?



Le croiriez-vous : nous n’avons pas passé la journée à forniquer comme des bêtes, d’ailleurs l’endroit ne s’y prêtait pas. Nous sommes allés faire une autre ascension, fabuleuse, nous pensions être seuls au monde, au milieu de cette paroi, vautours et gypaètes pour seuls témoins. Bien sûr, les bécots allongeaient le temps aux relais, mais nous voulions profiter de ces moments magiques de mouvement et d’équilibre au-dessus du vide. Et surtout, nous savions que nous aurions d’autres nuits de plaisir partagé.