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02/12/22
Résumé:  Je suivais une femme. Cela m’arrivait assez souvent.
Critères:  #aventure #vengeance #domination fh inconnu fsoumise hsoumis fdomine hdomine revede voir fellation pénétratio fdanus champagne attache gifle fouetfesse
Auteur : Amateur de Blues            Envoi mini-message
Au fond de l'impasse

Avertissement aux lecteurs : Contrairement à ce que certains passages de ce texte pourraient laisser penser, l’auteur est tout à fait conscient de l’importance du combat féministe et considère que la lutte contre les violences dont les femmes sont victimes doit être une priorité pour l’ensemble de notre société.




– 1 –



Un soleil automnal perçant la brume rendait la promenade romantique. Le boulevard que nous empruntions était aéré et agréable, avec des érables plantés régulièrement qui affichaient toutes les couleurs de l’automne et de larges trottoirs emplis de monde. J’étais là par hasard, si on peut dire, dans un quartier que je ne connaissais pas et je me sentais bien. Je ne devais pas travailler avant lundi alors qu’il était encore tôt dans l’après-midi du vendredi, et la femme que je suivais était une vraie merveille.


Je suivais une femme. Cela m’arrivait assez souvent. C’était un petit plaisir plutôt innocent que je m’offrais régulièrement. Cela m’avait aidé à sortir du trou noir de la dépression dans lequel je m’étais enfoncé, embourbé pourrait-on dire, depuis près de deux ans, suite au départ de ma femme. J’avais beaucoup investi dans ma relation avec Nadine, j’avais tout fait pour elle. Quand je l’avais rencontrée, c’était une étudiante timide et quelconque, persuadée qu’elle n’intéressait personne. Je ne valais pas mieux, aussi m’étais-je dit, en la voyant souvent devant moi dans les amphis, que celle-là peut-être ne me repousserait pas. J’avais raison, elle s’était laissé séduire et nous avions entamé une relation qui s’était avérée au fil du temps déséquilibrée. Nadine se plaignait en permanence de sa laideur, de sa bêtise, de sa nullité et j’étais là pour lui prouver le contraire par mon adoration permanente et ma soumission à ses désirs. De mes attentes, il n’en avait jamais été question et je m’oubliais moi-même tant ses besoins et son insatisfaction nous prenaient tout notre temps. Aussi, quand elle m’a quitté du jour au lendemain pour filer le parfait amour avec son prof de yoga, parce que grâce à mes efforts constants, elle était parvenue à se faire une haute idée d’elle-même et de ses capacités et que dans ce tableau, je dépareillais, étant toujours un petit fonctionnaire à lunettes sans ambition ni sex-appeal, quand elle m’a dit qu’elle était enceinte de lui et enfin heureuse, je me suis effondré.


Et donc, revenons à mon vendredi après-midi, je suivais une femme. Magnifique. Elle avait peut-être mon âge, entre trente et quarante. Elle avait été assise en face de moi dans le tramway et j’avais pu apprécier ses grands yeux noisette, le joli dessin de sa bouche et le galbe parfait de sa poitrine, tandis qu’elle lisait un roman policier. Mon arrêt était passé et j’avais décidé d’attendre qu’elle descende pour en voir un peu plus. Je n’avais pas été déçu. Elle avait un cul absolument splendide dans un jean moulant, une démarche chaloupée qui m’hypnotisa dès notre descente de la rame et c’est là que j’ai décidé de la suivre un moment. Je n’étais pas pressé, la solitude qui m’attendait n’avait rien d’enviable. Ce n’était pas la première fois, je suivais souvent des femmes qui me plaisaient dans les rayons des grands magasins ou dans la rue, jusque chez elles parfois. Cela me permettait de m’inventer des histoires de rencontre qui m’aidaient à m’endormir le soir. Ce que je ne savais pas, c’est qu’elle serait la dernière.


C’était une jeune femme moderne. Elle portait un superbe blouson de cuir qui soulignait sa taille fine, des talons assez hauts pour rendre ses jambes attrayantes et ses fesses plus rondes encore. Elle se baladait, le smartphone à la main, s’arrêtant devant les vitrines des enseignes de prêt-à-porter et de chaussures. Nous étions bien tous les deux sous le soleil et la promenade n’était pas finie. Je n’avais aucune envie de la quitter avant qu’elle soit rentrée à la maison ; alors je chercherais tel un détective ce que je pourrais découvrir de sa vie privée. Vivait-elle seule ? Avait-elle des enfants ? Voilà les questions qui m’occupaient l’esprit tandis que nous déambulions.


Pourtant, les meilleures choses ont une fin. Vers la fin du boulevard, elle tourna dans une rue à droite et nous nous trouvâmes dans un quartier plus résidentiel. Il y avait moins de monde dans les rues et je devais me tenir plus loin d’elle pour que ma filature ne devienne pas suspecte. Elle marchait un peu plus vite maintenant qu’il n’y avait plus de boutiques pour retenir son attention. Puis, elle tourna encore, une rue, puis une autre. Elle finit par s’arrêter à un carrefour, là où une impasse débouchait sur la rue dans laquelle nous nous trouvions et elle fit glisser ses pouces sur son téléphone pour parler à quelqu’un. Ce devait être important, car je lui voyais un air sérieux et concentré, ce qui lui allait très bien, à mon sens. Je n’avais plus aucune idée de la partie de la ville dans laquelle nous nous trouvions. Je me contentais d’observer, fasciné, celle avec qui j’allais passer la nuit. Dans mes rêves, du moins je le croyais à ce moment-là.


Finalement, elle s’engagea dans l’impasse et moi à sa suite. C’était une suite de maisons individuelles plus ou moins luxueuses, avec de grands arbres sur des pelouses bien tondues. Je pensais que l’aventure prenait fin, que ma charmante promeneuse allait sortir un trousseau de clés pour entrer dans une de ces maisons, mais elle sonna à la grille d’une petite maison ancienne et attendit. Je décidai alors de m’approcher. Puisque j’allais la perdre, autant passer tout près d’elle avant de continuer tranquillement mon chemin jusqu’au bout de l’impasse, je pourrais peut-être au passage sentir son parfum. Alors que j’arrivais à sa hauteur, elle fit volte-face et se tourna vers moi, me regardant droit dans les yeux. Au même moment, sortit de la maison où elle avait sonné une autre jeune femme, plutôt grande et plutôt ronde, blonde, armée d’un manche de pioche ou d’une batte de base-ball, en tout cas quelque chose de gros et d’agressif et elle aussi me regardait.


Je compris aussitôt qu’il y avait un problème. Je commençai à reculer, sans leur tourner le dos, balbutiant stupidement des excuses. J’aurais dû faire demi-tour pour voir ce qui était derrière moi. Je ne commençai à le faire que lorsque je sentis comme une présence derrière mon épaule. Mais c’était alors trop tard, je reçus un choc d’une violence inouïe derrière la tête et je plongeai dans un puits complètement noir.




– 2 –



Quand je repris connaissance, je ne compris pas tout de suite où j’étais et ce qui se passait. J’avais encore les yeux fermés quand je pris conscience que des gens étaient autour de moi. C’était comme dans une fête, j’entendais des rires et des bruits de verres qui s’entrechoquaient. La deuxième chose que je ressentis, c’est que je n’étais pas libre de mes mouvements. Je sentais mes bras et mes jambes coincés par quelque chose que je ne comprenais pas. J’ouvris alors les yeux, difficilement, très difficilement, car j’avais une douleur énorme à la tête. La lumière me rendit cette douleur encore plus aiguë, mais je parvins tout de même à comprendre ma situation : j’étais attaché nu sur une chaise et il y avait de nombreuses femmes dans la pièce qui riaient en me regardant. Je fermais à nouveau les yeux et tentais de me réveiller de ce cauchemar, mais c’était peine perdue, c’est la réalité qui était devenue un cauchemar.



Je parvins enfin à accommoder un peu mieux. Elles étaient cinq à m’observer avec leur verre de champagne à la main. Il y avait celle que j’avais suivie, la blonde au manche de pioche et trois de leurs copines, toutes excitées. Je tentai de bouger, mais c’était peine perdue, mes bras étaient collés le long de mon corps, deux cordes enserraient mon torse et elles étaient si serrées que j’avais du mal à respirer, à moins que l’angoisse ne rétrécisse ma capacité pulmonaire. Chacune de mes chevilles était solidement attachée à un des pieds de la chaise. En regardant autour de nous tandis qu’elles glapissaient à qui mieux mieux, je vis mes vêtements en tas dans un coin et cela me rappela ma nudité.



Je la trouvais beaucoup moins jolie maintenant que la situation avait changé. Son visage était trop près de moi et elle avait un air haineux qui déformait ses traits. D’ailleurs, à peine avais-je essayé de lui répondre qu’elle me giflait à toute volée. Ma tête fit un aller-retour droite-gauche et je recommençai à ne plus pouvoir accommoder correctement. Il y eut des rires, mais peut-être moins francs qu’auparavant. En tout cas, je savais maintenant pour ma part qu’il ne s’agissait pas d’une blague, ma joue brûlante me le rappelait.



Une nouvelle gifle, gauche-droite, me fit taire. Personne ne rit cette fois derrière ma tortionnaire. Il y eut même un vrai silence troublé ensuite par cette même dame qui demanda s’il y avait encore du champagne. La blonde qui avait l’air livide dit qu’elle allait chercher une autre bouteille, mais que ce serait la dernière. Je compris qu’elles étaient bien éméchées. Deux d’entre elles, une grande à cheveux longs et une petite à cheveux courts étaient vautrées dans un canapé en face de moi, plus ou moins enlacées.



Je ne suis pas vraiment noir. Mon père était italien et ma mère sénégalaise, avec un peu de sang français dans les veines. Mais je suis ce genre de mélange que n’aiment pas ces bourgeoises. Leurs maris regardent des films pornos où on voit des femmes dans leur genre prises brutalement par des grands blacks et elles s’imaginent que tous les foncés ne pensent qu’à ça. C’est vrai que je ne pense qu’à ça. Mais je n’allais pas le leur dire. Ma réponse n’arrangea rien. Pendant que la blonde servait et que les autres approchaient leurs verres comme les pochardes qu’elles étaient probablement, la grande aux nichons s’approcha de moi à son tour.



Je ne répondis pas. Je n’avais rien à dire. J’avais mal aux tétons. Je n’avais jamais violé une femme, même pas la mienne quand elle s’était mise à me refuser de dormir dans son lit. Je fermai les yeux en me disant que peut-être si j’étais assez immobile et assez patient, elles m’oublieraient, iraient se coucher ou je ne sais quoi et je pourrais alors réfléchir tranquillement au moyen de m’évader de ce cauchemar. Dans un sens, j’étais rassuré qu’il n’y ait aucun homme dans le groupe. Les hommes, nous le savons tous, sont des êtres dangereux et imprévisibles. Les femmes sont simplement imprévisibles. Mais les femmes ivres peuvent toutefois se révéler dangereuses.



Elle était devant moi, tenant à peine debout, un grand couteau de cuisine dans la main droite. De la gauche, elle empoigna mon sexe que je n’avais jamais vu aussi ridicule.



Il y eut alors un électrochoc qui traversa le groupe. La grosse blonde hurla en mettant la main devant sa bouche. Les deux lesbiennes se levèrent en même temps.



J’avais refermé les yeux, mais j’écoutais attentivement, mon sort en dépendait, tout de même. Si je peux me permettre de commenter la remarque d’Olga sur mon anatomie, je dirai que je suis un homme très quelconque, comme me le faisait souvent remarquer ma femme, ni beau ni laid, ni grand ni fort, avec des lunettes et des cheveux qui frisottent à la limite du ridicule. Mais j’ai une belle bite bien épaisse. Quand j’étais ado, mon surnom au club de foot était l’éléphant, à cause de ma trompe. C’est tout, je n’en suis pas fier parce que cela ne sert à rien dans la vie, d’avoir un gros machin. Il vaut mieux être doué pour le baratin ou avoir des pectoraux d’enfer, à mon avis et surtout, ce qu’il faut éviter c’est d’être noir dans un pays de blancs.


Finalement, Ingrid accepta d’être ma gardienne pour la nuit. Elle raccompagna les autres à la porte et je les entendis rire encore un peu dehors, puis la porte s’est fermée et j’ai entendu Ingrid mettre deux tours de clé pour qu’on soit bien enfermés ensemble.




– 3 –



J’étais seul dans la pièce, ce que j’avais souhaité pour réfléchir à la suite, c’est-à-dire à mon évasion. Mais j’entendais encore Ingrid bouger et agir dans la maison. Visiblement, elle faisait de la vaisselle dans la cuisine. Je m’attendais à ce qu’elle revienne pour me mettre en garde contre des appels au secours ou qu’elle ait un peu de sollicitude et qu’elle m’apporte un verre d’eau par exemple, en fait je mourrai de soif, mais elle en avait décidé autrement. J’avais bien remarqué qu’elle ne semblait pas très heureuse d’avoir à me garder et probablement, elle essayait de faire comme si je n’existais pas.


J’essayai donc de me libérer, mais Olga les gros seins était effectivement douée pour les nœuds, car j’avais beau me tortiller et essayer de bouger chaque membre, rien ne se passait, aucun frottement, glissement ou autre déplacement ne me donnait le moindre espace ou le moindre espoir. J’avais des crampes dans les bras et les jambes, mes poignets et mes chevilles étaient en feu. Je me remis à regarder autour de moi pour trouver, je ne sais pas, une paire de ciseaux, un couteau ou quelque chose de possiblement tranchant. J’aurais alors rampé jusqu’à l’objet pour l’utiliser. C’est ce que j’imaginais, mais je ne vis rien et deux ou trois essais infructueux me firent comprendre que me balancer pour que la chaise tombe et qu’ensuite je rampe n’était pas si simple. L’idée d’appeler au secours me vint, mais il y avait peu de chance que quelqu’un m’entende et l’idée de la nuit avec un bâillon sur la bouche me dissuada. Je n’avais pas d’autre idée. L’abattement me gagna. Le cauchemar semblait sans fin.


Puis les bruits dans la cuisine cessèrent et peu après j’entendis de l’eau couler quelque part. Ingrid devait prendre une douche. Cela dura un temps. Pour m’occuper l’esprit, je l’imaginai sous la douche. En tant que métèque, j’étais attiré par les blondes, rien d’original, et cette Ingrid avait beau être en surpoids, elle devait être superbe en ce moment, nue sous sa douche. Bon, mes pensées volèrent à nouveau vers mes membres endoloris, vers ma bouche sèche comme si j’avais mangé du plâtre et la douleur continue derrière le crâne m’empêchait de me concentrer.


L’eau cessa de couler et le silence s’installa. Je supposai qu’elle était allée se coucher. J’aurais voulu qu’elle éteigne la lumière ici pour voir si je parvenais à m’endormir, mais plus rien ne se passait dans la maison. Et subitement, la porte se rouvrit et Ingrid entra dans la pièce. Elle portait un épais peignoir en éponge, d’un vert léger et je la trouvais métamorphosée. Ses cheveux mouillés encadraient son visage et du coup, on prêtait plus d’attention à ses traits, à sa bouche charnue et sensuelle. Une ride barrant son front montrait qu’elle n’était toujours pas très à l’aise avec la situation.



Elle sortit de la pièce et je pensais à ce qu’elle venait de dire. Peut-être que si elle s’était exprimée ainsi depuis le début, nous aurions pu discuter et j’aurais volontiers reconnu que ce que je faisais n’était pas trop chouette. J’aurais aussi dit peut-être pourquoi je m’estimais aussi une victime de cette société individualiste où la consommation à outrance engendrait tant de frustrations que nombre d’hommes se sentaient dévalorisés et qu’ils devenaient violents en réaction.


Puis elle revint avec un verre d’eau à la main. Elle était plus calme, jolie en fait. Quand elle se pencha sur moi pour me faire boire, son peignoir s’écarta légèrement et je vis un petit sein très blanc et charmant tout près de mon visage. Ses cheveux mouillés balayaient ma joue et je sentais en buvant l’odeur enivrante de son shampooing. Quand le verre fut vide, elle le posa sur un guéridon à côté de nous, mais ne s’écarta pas. « Merci, dis-je » puis il y eut un silence. Je n’osais pas me tourner vers elle pour croiser son regard et je ne savais pas pourquoi elle restait là.


Mais soudain, je sentis deux doigts qui me prenaient la bite et qui en découvrirent le gland. J’allais réagir quand je sentis un autre doigt sur mes lèvres pour que je me taise.



Je me tus. Le mot récompense avait fait son effet, qu’elle fasse ce qu’elle voulait. Pendant qu’elle commençait à me branler, je pensais à cette histoire de viol, à cette différence fondamentale entre les hommes et les femmes qui est qu’un homme qui refuse de copuler ne bande pas et qu’on ne peut le forcer alors qu’une femme peut toujours être pénétrée, excitée ou non. Et je me disais que bientôt, Ingrid s’apercevrait que ses manipulations ne servent à rien et qu’alors, la torture et la vengeance recommenceraient.


Pourtant, sa petite main chaude était d’une douceur infinie et quand je baissai les yeux vers le bas, je vis que ma queue durcissait et grossissait comme elle avait l’habitude de le faire, une sorte de trahison incompréhensible pour le reste du corps et pour l’âme meurtrie qu’il abritait. Ses doigts roses et charnus, ses ongles pâles enserraient de belle manière mon engin sombre dont le gland rose lui aussi était devenu un beau suppositoire. Peut-être que le parfum qui se dégageait d’elle était aphrodisiaque, ou alors j’étais seul à m’occuper de ma queue depuis si longtemps qu’elle se dépêchait d’exploiter la moindre possibilité de se retrouver à l’abri et d’ailleurs elle y fut bientôt.


La tenant bien droite par la base, Ingrid m’enjamba et se laissa descendre sur ce mat ainsi dressé en écartant à peine son peignoir. J’aurais préféré qu’elle se déshabille entièrement, mais visiblement, ce n’était pas le moment de revendiquer. D’un coup je fus en elle et ce fut une nouvelle surprise, elle était parfaite, son con bien mieux adapté à ma morphologie que celui de Nadine, ma seule référence. Chacun trouve chaussure à son pied, dit le dicton, je venais de trouver le vagin qu’il me fallait. Aussitôt j’oubliai tout, les cordes, les gifles pour ne penser qu’à cette sensation incroyable. Je ne voulais plus jamais sortir de là.


Je sentais ses grandes lèvres contre ma peau, ses grosses fesses reposant sur mes cuisses. Ainsi installée, elle était plus grande que moi coincé sur ma chaise et mon visage s’enfonçait entre les deux pans du peignoir, contre sa peau douce et chaude, juste au-dessus des seins. Ses mains m’entourèrent d’abord le cou, puis cela lui sembla peut-être trop intime et elle attrapa une poignée de cheveux pour se retenir au moment où elle commença à bouger d’avant en arrière sur moi. C’était un petit mouvement dans un premier temps. Je grognai de plaisir et elle gémit, certainement pour la même raison. Puis le mouvement s’accéléra, elle allait et venait, elle montait et elle descendait, elle respirait bruyamment, son con malaxait délicieusement ma bite.


Cela dura un moment, c’était très agréable pour moi, mais ce devait être épuisant pour elle, avec ses hanches lourdes, ses seins qui se balançaient contre ma poitrine et ses pieds qui ne touchaient pas le sol. Finalement, soufflant comme un phoque, elle s’arrêta, laissa retomber sa tête contre moi, approchant sa langue de mon oreille.



Je voulais répondre, mais je ne savais pas comment elle allait le prendre. Je laissai passer un silence avant de me lancer. Je connaissais bien ce genre de discours. Le manque de confiance en soi. Nadine me l’avait si souvent sorti. Je savais comment le combattre, il suffisait de dire la vérité.



Je ne lui avais pas demandé de me détacher. Je ne voulais pas l’entendre dire non, mais j’espérais qu’elle le ferait. Pourtant, elle resta en silence, immobile, et son poids sur mes cuisses commençait à être difficile à supporter avec les crampes que j’avais déjà dans les mollets. Ma queue n’était plus si dure et elle m’enjamba à nouveau pour se dégager. Sans rien ajouter, elle quitta la pièce, me laissant seul avec mon désespoir. En sortant, elle éteignit la lumière.




– 4 –



La pièce n’était éclairée que par les lumières de la maison d’en face. Je pensais que peut-être Agathe ou Olga s’y trouvait, tranquille avec sa famille tandis que je pourrissais ici comme un moins que rien. Cela me mit en colère, mais la colère ne m’aidait pas. Et puis la porte se rouvrit et Ingrid vint vers moi comme une ombre. Au dernier moment, je vis qu’elle tenait le grand couteau de cuisine dont on m’avait déjà menacé plus tôt et je fus terrifié et sans voix pendant un instant, mais je vis très vite que la jeune femme s’attaquait à la corde qui me retenait prisonnier.



Cela dura un moment, mais elle parvint à me libérer. Comme je massais mes membres endoloris, elle repartit aussitôt vers la porte.



J’étais libre. La fin du cauchemar. Pourtant, cette jeune femme qui venait de quitter la pièce me retenait encore et je ne parvenais pas à me rhabiller pour filer. Je restai là dans le noir, indécis. Il était pourtant évident que je devrais être loin, très loin d’ici quand le jour se lèverait. Je n’avais pas menti tout à l’heure, Ingrid avait exactement ce que je désirais depuis toujours. Je voulais cette chaleur-là, cette douceur-là et je voulais retrouver ce vagin qui m’avait si bien enveloppé. Aussi, plutôt que de m’habiller, je gagnai le couloir et repérai la chambre de la maîtresse de maison. La porte était fermée, mais je l’ouvris et me glissai à l’intérieur. Là encore, seul le lampadaire de la rue m’éclairait, mais je repérai tout de même le lit et me mit sous la couette sans rien dire.


Ingrid était là, tournée vers moi. Peut-être m’attendait-elle. Nous ne dîmes rien. Je la pris dans mes bras et elle se laissa faire. Je l’embrassai et elle se laissa faire. Je l’embrassai longtemps avec ma langue qui touchait à tout dans sa bouche comme pour faire un inventaire et elle se laissa faire. Comme je bandais fort, je me couchai sur elle, entre ses grosses cuisses, et elle me laissa faire. Je la pénétrai et elle me laissa faire en soupirant. Je retrouvais enfin ma place que j’avais eu peur de perdre tout à l’heure. Je pris un de ses mignons petits seins et elle se laissa faire. Je crois que je n’y avais jamais pensé auparavant, mais que j’aimais beaucoup les grosses à petits seins. Je le lui dis et elle ne répondit pas, mais elle respirait fort.


Ma queue en elle commençait à trouver le temps long et voulut se mettre au travail, vous savez, limer, limer et encore limer. Je la laissais faire. Je tétais le petit sein qu’elle m’avait offert, puis l’autre pour ne pas faire de jaloux. Les tétons étaient bien durs et semblaient se trouver bien d’être dans ma bouche. Ma queue avait demandé à mes reins de se mettre vraiment au boulot et à chaque mouvement, j’allais aussi loin que possible en elle et elle gémissait comme une bête de la forêt. À chaque coup, mon ventre tapait contre son gros ventre et ça faisait un bruit honteux qui nous excitait tous les deux. Je me soulevai un peu sur mes avant-bras que la circulation sanguine m’avait rendus pour la voir mieux, mais il n’y avait pas beaucoup de lumière et je ne voyais que ses pupilles noires dans le noir qui me regardaient avec une espèce d’adoration comme si j’étais une sorte de type extraordinaire, un super-héros ou un sauvage sorti de la jungle.



Elle hocha simplement la tête et tandis que je me sortais d’elle avec son vagin qui fit encore un délicieux bruit dégoûtant, elle se retourna sur le ventre. Je la manipulais pour la mettre en position idéale, j’adorais avoir les mains sur elle, enfoncer mes doigts dans sa chair moelleuse et abondante et je la pris à nouveau. Bon Dieu ! Elle était encore meilleure de ce côté. Je passai ma main dans ses cheveux, je tripotai ses nichons, je claquai un peu son beau derrière et mes yeux tombèrent sur sa raie ouverte et son anus rose foncé, délicat et plissé. Je le caressai de l’index, il était chaud et élastique. J’y enfonçai mon majeur et c’était comme si j’avais deux bites en elle. Ingrid gémissait de plus en plus fort et criait des « Oui ! Oui ! Encore ! » comme si elle avait peur que je m’arrête, ce qui ne me venait pas à l’esprit.


Par contre, sa manière de couiner, de se cambrer, de réclamer que je la baise m’échauffait de plus en plus et je perdais peu à peu la maîtrise de mon corps et de mes réactions. Je criai à mon tour des obscénités, je cognais ses fesses avec mon ventre à un rythme d’enfer, flap flap flap, j’avais cessé de respirer depuis longtemps et je devais être rouge comme une écrevisse. Alors quand elle hurla « Viens, espèce de salaud ! », j’éjaculai aussitôt en elle, puis sur son beau cul blanc, puis un peu partout dans son lit, tandis qu’elle s’écrasait dans les oreillers comme un gros loukoum trop mûr.


Nous reprîmes notre respiration et nos esprits côte à côte, sans rien dire. Simplement nous nous regardions et chacun pouvait lire dans le regard de l’autre que pour une première fois, c’était très réussi.



Ingrid s’installa aussitôt comme je le lui demandai. J’allumais la lampe sur sa table de nuit et je pus la voir mieux, ses grosses cuisses roses, son ventre un peu pendant, ses petits seins. Elle protesta qu’elle ne voulait pas la lumière, mais je lui dis que cela faisait partie de la punition et elle l’accepta. Je regardai autour de moi un instrument pour la battre un peu, elle m’avait parlé de la fouetter et cela m’avait assez excité. Je ne voyais rien, mais j’allai fouiller dans la commode près du lit. Il y avait des culottes dans le premier tiroir, des soutiens-gorges et des socquettes dans le deuxième et heureusement, je trouvais une fine ceinture en cuir dans le troisième.


Je revins à elle et commençai à caresser ses fesses avec ma ceinture. Je la passai entre ses cuisses et elle gémit à nouveau. Puis j’agrippai fermement la ceinture et lui donnai un premier coup bien en travers de la fesse gauche. Elle tressaillit de tout son corps et j’adorai voir sa chair trembler, c’était très excitant. Je recommençai sur la fesse gauche et elle tressaillit à nouveau. Je regardai avec avidité les marques rouges sur son cul. C’était un jeu finalement assez délicieux.



Je recommençai alors à la fouetter, peut-être de plus en plus fort. J’aimai les marques rouges sur sa peau si claire, j’aimai ses petits seins qui ballottaient quand elle réagissait à mes coups, j’aimai sa voix tremblante qui comptait, j’aimai aussi, vers la fin, les larmes qui coulaient sur ses joues. Aussi, quand elle dit « vingt », je jetai la ceinture et me ruait sur elle pour la prendre dans mes bras et lui dire que si, elle était vraiment merveilleuse, que je n’avais jamais rencontré une femme aussi merveilleuse qu’elle, tout en l’embrassant sur la bouche, sur les joues, dans le cou et sur chaque parcelle de sa peau que je pouvais atteindre.



Elle me repoussa sur le lit et je me laissai faire, curieux d’apprendre comment elle entendait être gentille. C’était simple, elle s’accroupit entre mes cuisses et avala ma grosse bite noire dans sa jolie bouche. Elle me suça et me lécha le gland, elle me caressa les couilles, elle me pompa avec énergie et on voyait bien que son but était de m’amener à la petite mort. Je résistai au plaisir aussi longtemps que je le pus, mais j’avoue qu’au chronomètre cela ne fut pas très long. Elle gagna facilement cette manche-là et j’éjaculai dans sa bouche, une bonne portion de sperme qu’elle avala goulûment, léchant ensuite mon membre pour me le rendre bien propre.



C’est ainsi que nous nous endormîmes dans les bras l’un de l’autre. Ingrid était la peluche la plus confortable qu’on puisse imaginer.




– 5 –



Quand la belle Agathe arriva chez Ingrid le lendemain matin, elle trouva la porte entrouverte et ne prit même pas la peine de sonner. « Ingrid, c’est moi » lança-t-elle simplement en traversant le couloir d’entrée. Sans attendre de réponse, elle se dirigea directement vers la pièce où elle me pensait toujours détenu. Elle entra et s’arrêta net quand elle découvrit Ingrid sur le siège que j’avais occupé, au centre de la pièce. C’était exactement l’endroit que j’avais prévu, elle avait les pieds au centre de mon piège, un lasso fabriqué avec les cordes qui m’avaient attaché. Je tirai un coup sec et ses chevilles furent prises, serrées l’une contre l’autre. Elle tomba comme une masse sur le parquet et je me jetai sur elle pour finir de la ficeler.


Malheureusement, comme je l’ai dit, je suis un type très moyen, pas spécialement musclé, ni entraîné au combat au sol ni à aucune autre sorte de combat, un pauvre intellectuel à lunettes. Aussi, quand ma proie se rebella et me frappa le visage du tranchant de sa main, je ne sus ni esquiver ni répondre. Je me contentai de chuter lourdement à mon tour sur le sol, empêtré dans la corde avec laquelle je comptai la saucissonner. Mon ennemie suivait des cours d’autodéfense féministe depuis des années et elle ne tarda pas à prendre le dessus dans le combat sauvage qui s’était engagé. Mais alors que je me voyais à nouveau son futur prisonnier, elle s’effondra subitement sur moi, m’écrasant de son poids. Derrière elle, Ingrid se tenait toute pâle avec l’arme du crime encore dans les mains, cette batte de base-ball qui m’avait tant effrayé la veille.


Il n’y avait pas de temps à perdre. Voulant impressionner ma petite amie, je chargeai cette femme évanouie sur mon épaule, au risque d’un tour de rein et allait l’asseoir sur ma chaise, avant de la ficeler serrée. Ensuite, avec de grands ciseaux de couture fournis par la propriétaire, je lacérai ses vêtements, sa petite robe près du corps fendue en plusieurs morceaux, son soutien-gorge déchiqueté et pour finir, sa culotte partagée en deux. Puis je soufflais un peu, rejoignis Ingrid qui avait laissé tomber son bâton et pour la remercier, je l’embrassai à pleine bouche, ce dont je ne me lassai pas, et elle non plus, tant et si bien que le baiser durait encore quand la voisine nue se réveilla.



Je ne répondis pas, j’étais depuis longtemps immunisé contre les remarques racistes, mais je remarquai qu’Ingrid avait été touchée, car elle était rouge comme une pivoine. Mais l’Agathe était idiote, car elle n’était plus en position de force. Je la regardais et je ne pus faire autrement que d’apprécier la femme que j’avais sous les yeux. Ses seins étaient splendides, de belles poires bien fermes, de grandes aréoles brunes et des tétons que le combat sans doute avait dressés de belle manière. Sa taille était fine et son ventre plat, son pubis entièrement épilé et sa petite figue brune, offerte par la position dans laquelle je l’avais installée, était tout à fait attirante.



Et sans attendre de réponse, je m’approchai d’elle et la giflai à deux reprises, dans un sens puis dans l’autre avec beaucoup de satisfaction. Puis, tandis que j’admirai la rougeur de ses joues malgré le fond de teint, je lui pinçais fortement les tétons, les tordis un peu jusqu’à ce qu’un « Aie ! » m’indique que je n’avais pas été trop gentil.



Tandis qu’elle se redressait aussitôt, comme mue par un ressort et qu’elle déambulait dans la pièce à la recherche de ses vêtements, Ingrid collée dans un coin de la pièce, inquiète avec sa batte à la main, je récupérai mon smartphone et je la photographiai sous divers angles qui tous me semblaient intéressants tant sa plastique était une réussite. J’eus notamment une image parfaite de son abricot au milieu de son très beau cul, tandis qu’elle se baissait sur sa robe massacrée.



La bourgeoise finit par obtempérer, s’envelopper dans le peignoir et disparaître. Ingrid ferma à clé pour éviter la venue des autres amazones et revint se blottir dans mes bras.