| n° 21312 | Fiche technique | 13108 caractères | 13108 2057 Temps de lecture estimé : 7 mn |
24/11/22 |
| Résumé: Une femme délaissée reçoit une visite terrifiante et inattendue. | ||||
| Critères: fh couple amour revede cunnilingu pénétratio -couple | ||||
| Auteur : Myhrisse Envoi mini-message | ||||
Quelle chaleur ! La canicule frappait encore ! Charlotte avisa que la fenêtre ouverte ne changeait rien. Pas un brin d’air frais ne pénétrait. Peut-être même faisait-il plus chaud dehors que dedans.
Charlotte s’affala sur le lit sans couverture. Elle était nue et transpirante. L’absence de vêtement, son mari endormi près d’elle ne l’avait même pas noté. Cela faisait bien longtemps qu’il ne l’avait pas touchée. Charlotte se désespérait.
Elle avait envie de sexe. Inutile de réveiller Henri. Il l’engueulerait avant de se rendormir en ronchonnant. Se masturber ? Pfff, trop chaud, même pour ça. La flemme monumentale ! Elle sourit en sentant son bas-ventre se contracter par à-coup. Elle avait vraiment envie mais la fatigue fut la plus forte.
Des mains couraient sur ses hanches, remontaient son ventre pour envelopper ses seins et les pétrir. Henri avait-il enfin décidé de profiter du corps nu ne demandant que cela à côté de lui ? Charlotte voulut ouvrir les yeux pour ancrer son regard dans celui de son mari mais s’en trouva incapable.
Terrorisée, elle voulut hurler mais aucun son ne sortit de sa gorge. Les mains titillaient les tétons durs d’envie. Des lèvres chaudes et humides prirent possession de sa gorge, descendant vers les seins. La langue entra en action, effleurant les bouts tendus à l’extrême.
Charlotte sentit une chaleur l’envahir. Elle tenta de bouger. Son corps refusa d’obéir. Que se passait-il ? La bouche descendit jusqu’au nombril avant de continuer sa route vers le pubis. Charlotte aurait voulu hurler d’arrêter… Enfin, non. Elle voulait qu’il continue, c’était si bon. Seulement, elle aurait préféré savoir qui faisait cela, ne pas se trouver dans cette position de totale vulnérabilité. Pourquoi ne pouvait-elle rien faire ? Pourquoi cet immobilisme forcé ?
La langue sur son clitoris lui fit oublier toutes ses questions. Elle décolla et, totalement en manque, jouit presque instantanément. La bouche disparut et Charlotte se sentit vidée. Elle s’endormit.
Charlotte secoua la tête en soupirant. Henri ne lui avait même pas proposé de faire l’amour. Charlotte s’en désespérait. Elle réfléchit à la proposition de son mari. Se masturber ? Elle n’en ressentait même pas le besoin, ayant eu tout son content durant la nuit.
Un formidable orage éclata vers midi. Les températures chutèrent d’un coup, mettant fin à la canicule. Ce soir-là, Charlotte ne reçut aucune visite. Elle oublia cet incident.
Puis les chaleurs remontèrent, épisodes de plus en plus fréquents. La fenêtre se rouvrit et la chemise de nuit disparut. Charlotte se retrouva de nouveau pleine d’envie. Son agresseur nocturne allait-il revenir ?
Un sexe la pénétrait. Charlotte se trouvait de trois quarts sur le côté, offrant ses fesses à la lune. Elle tentait de se tourner mais s’en trouva de nouveau incapable. Encore ce rêve. Hum… Ce sexe n’était pas plus gros que celui d’Henri. Il la lutinait agréablement, de doux mouvements, tendres, presque un peu trop doux.
Charlotte sursauta. Le toucher, l’odeur et maintenant le son ? Son esprit parvenait vraiment à créer des situations précises.
Les coups de boutoir se firent plus profonds, plus brutaux. Charlotte, incapable de parler, pensa fortement « Oui ! » et son agresseur imaginaire poursuivit quelques instants avant de se retirer.
Charlotte en fut totalement subjuguée. S’il s’agissait d’un rêve, alors tout devrait se dérouler comme elle le voulait, elle, non ?
Au réveil, elle frissonna.
Charlotte baissa les yeux et sanglota silencieusement. Elle essayait de communiquer avec Henri et il la repoussait, la couvrait d’insultes et de reproches. Elle se sentait tellement mal.
En se couchant ce soir-là, elle tenta une approche vers Henri, lui caressant le dos. Il grogna, repoussa sa main comme on se débarrasse d’une mouche trop collante puis s’endormit. Charlotte, encore nue par cette nuit avoisinant les 30°C, observa la fenêtre ouverte. Allait-il revenir ? Si oui, le désirait-elle seulement ? Qu’est-ce que son subconscient allait lui réserver cette fois ?
Charlotte s’endormit, mi-heureuse de le retrouver mi-terrifiée à l’idée de n’être que sa marionnette. La pénétration l’éveilla. À nouveau, il réalisait de doux va-et-vient, tendres et lascifs.
Il n’alla pas plus fort ni plus doucement, ne la caressa pas, ne la blessa pas. Il se contenta de réaliser ces allers et retours, tellement excitants ! Charlotte aurait voulu pouvoir se donner ce plaisir, caresser elle-même son clitoris tandis qu’il s’enfouissait en elle avec tant de grâce. Impossible. Son corps refusait d’obéir à son esprit. Sur le dos, offerte, les jambes écartées, elle ne pouvait que subir. Ses paupières closes, les bras sagement le long de son corps, elle se rendormit malgré les pénétrations ininterrompues.
En tout cas, cette sensation ne la quittait pas. Il l’avait prise dès son endormissement pour ne plus la lâcher. Elle resserra les cuisses. Jamais son bas-ventre n’avait autant crié son besoin d’être libéré. Une tension maximale tiraillait son entrejambe.
Charlotte fut soufflée par cette réponse. Henri se leva que la réplique ne lui était toujours pas apparue. Toute la journée, elle remua ses paroles. Oui, d’accord, il ne l’avait jamais fait jouir, et alors ? Elle appréciait ces moments intimes qui les rapprochaient. Elle ne lui en avait jamais fait le reproche, pas qu’elle s’en souvienne. Il se mettait la pression tout seul. Comment améliorer la situation ?
Charlotte avait beau retourner le problème dans tous les sens, pas moyen de trouver une solution. Le soir, lorsqu’il vint se coucher, elle ne dormait toujours pas.
Charlotte resta muette. Henri souffrait et elle n’avait rien vu, rien compris. Il voulait lui donner du plaisir. Charlotte cligna plusieurs fois des yeux. Elle ne l’accusait pas de ne pas y arriver. Il n’était pas fautif. C’était elle. Elle ne le guidait pas. Non pas qu’elle se refusait à le faire ou qu’elle avait honte d’agir de la sorte ! Elle ignorait simplement ce dont elle avait besoin.
Henri était son premier. Ils s’étaient connus au lycée. Un amour passionnel, dévorant, plein de sexe satisfaisant. Enfin, Charlotte le pensait-elle. Certes, elle ne jouissait pas mais s’en fichait. Elle n’avait pas su voir combien cela blessait l’amour propre de son bien-aimé.
Henri éteignit la lumière et s’endormit, laissant Charlotte méditer ses paroles. Nue, elle observa la fenêtre ouverte. Désirait-elle la venue de son violeur nocturne ? Aimait-elle n’être qu’un jouet ? Avait-elle besoin qu’Henri agisse de la sorte pour qu’elle jouisse ? Non. Définitivement pas.
D’ailleurs, elle ne jouissait pas quand cette chose se servait d’elle de cette manière. Elle tremblait de désir mais ces actes ne suffisaient pas. Cette prise de possession ne la transportait pas au paradis. Le premier soir, il avait pris soin d’elle, l’avait caressée, il l’avait léchée et là, elle avait explosé.
Son mari ralluma et se tourna à demi vers elle. Des cunnis, il lui en avait déjà fait des tonnes, sans résultat.
Avec un soupir exaspéré, Henri se redressa avant de fondre vers l’abricot caché sous une toison douce et frisée.
Henri s’y plia de bonne grâce. Il semblait même heureux de recevoir ces injonctions, comme s’il n’attendait que ça.
Henri continua ses œuvres, usant de sa bouche et de sa langue dans un ballet subtil qu’elle ne lui connaissait pas. Il atteignit la toison dans laquelle il s’enfouit avec bonheur. Un doigt entra dans le ventre et appuya sur les muqueuses sensibles.
Charlotte gémit. Une vague de plaisir, pas explosive mais caressante, la priva de parole pendant un instant. Henri, lui, n’avait pas cessé ses œuvres.
Henri venait suivre les indications. Le doigt réalisait exactement le bon geste, tandis que le bouton d’amour recevait les effleurements réguliers requis. Charlotte perdit pied. Elle hurla de plaisir dans la chambre à coucher et son cri résonna contre les murs. Elle s’envola vers les étoiles.
Ils s’endormirent dans les bras l’un de l’autre, comblés et amoureux. Charlotte ne reçut plus jamais la visite de son agresseur nocturne. Quand elle avait envie, elle demandait à Henri qui se faisait une joie de la satisfaire. Ils jouissaient rarement en même temps mais cela n’importait pas. Ils donnaient et recevaient et cela leur suffisait.