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n° 21295Fiche technique25410 caractères25410
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Temps de lecture estimé : 14 mn
17/11/22
Résumé:  Chantal reçoit ses intimes pour fêter l’anniversaire de l’éclosion de son poly amour. Échange de cadeaux, découvertes mutuelles, et quelques surprises, sont au menu.
Critères:  fff jeunes fête anniversai amour voir exhib fmast caresses jouet -lesbos
Auteur : Dyonisia  (Rêves et autofictions… souvenirs et confidences…)      Envoi mini-message

Collection : Marraines et Filleules
Joyeux anniversaire-1/2

Avertissement :

Les textes réunis dans cette Collection collationnent diverses anecdotes ou confidences sur les relations entre les héroïnes évoquées dans la Série « Les Marraines », ainsi qu’éventuellement leurs amies ou rencontres respectives.


Les récits se succèdent sans lien chronologique avéré, au fil de la remontée des souvenirs et de la fantaisie des réminiscences. Ils peuvent prendre la forme d’un extrait de journal intime, comme celle d’une lettre, d’une transcription de conversation ou d’une brève nouvelle, voire, si l’anecdote contée le commande, d’un développement sur deux ou trois chapitres introduits par un bref résumé.


Dix ans ont passé depuis la rencontre de Chantal et Julia. Les filles sont majeures, les mères ont pris de l’âge, le cercle des amoureuses s’est agrandi, les passions sont toujours vivaces. Voici un autre récit, ou sa suite, de leurs histoires de Marraines et Filleules.




**********




L’affaire avait commencé comme une plaisanterie. « Si vous êtes trop fâchées, j’accepte par avance n’importe quelle punition que vous déciderez », avait écrit un jour Chantal à ses chères complices Julia et Christine. « Nous en prenons note », avaient sobrement répondu celles-ci, et aucune des trois n’en avait plus parlé.


Chantal, à vrai dire, ne se souvenait même plus avoir avancé cette forfanterie. Pour l’heure, elle se préparait à recevoir ses amies anciennes et plus récentes lors d’une grande réunion qui cumulerait des retrouvailles affectueuses entre jeunes ou moins jeunes et l’anniversaire de l’éclosion de leurs poly-amours.


Julia et Christine s’apprêtaient, elles, à lui rappeler sa provocation imprudente. L’invitation à cette fête leur offrait l’occasion de réaliser un projet concocté en toute discrétion. De leur point de vue, d’une mauvaise foi assumée, leur amie – ou pour être plus précise, leur amoureuse commune – avait cumulé assez de fautes « impardonnables » au cours de leurs échanges de confidences pour mériter une sanction éclatante.


Julia dut faire des pieds et des mains pour se libérer aux dates prévues, mais elle mit assez d’obstination pour obtenir gain de cause. Sa fille, Marion, sauta de joie à l’idée de retourner quelques jours chez Marraine Chantal qui l’avait hébergée pendant l’année universitaire. Elle y retrouverait aussi sa coloc du séjour, Babette, et sa mère, Marraine Christine. Et ça, c’était génial !


Chantal enregistrait avec délectation l’unanimité des assurances de participation que recevait sa proposition. Elle était aux anges. La blancheur candide de leurs ailes était malgré tout assombrie par la basse question matérielle de la place disponible. Les jeunes pourraient s’entasser dans la chambre de ses filles, ces demoiselles n’en seraient que plus heureuses. Julia et Christine dormiraient – euphémisme – avec elle, c’était la tradition.


Son lit s’accommodait de trois personnes, pour autant qu’elles soient tendrement imbriquées. Mais quid de Charlotte et Laurence, ses nouvelles amies ? Elle ne pouvait les reléguer au salon. D’ailleurs, si ses vœux étaient exaucés, elles n’auraient toutes d’autre envie que de rester ensemble… Bof, décida-t-elle, elle s’était débrouillée, longtemps avant, pour héberger Julia et Marion dans une maison bien plus mal agencée, elle se débrouillerait bien aujourd’hui pour recevoir tout le monde !


Et même un peu plus : son aînée lui annonça que Sandra avait décroché un stage prometteur grâce à une copine italienne et qu’elle aimerait que celle-ci l’accompagne à la fête. Brigitte transmettait, avec insistance, le souhait de sa sœur. Qui va dix, va onze… Chantal n’eut pas le cœur de décevoir ses chères puces.



Elle refit ses calculs. Terrasse et jardin se prêteraient au repas, en tout bien tout honneur, pour peu que la météo soit favorable. En juillet, le pari se tenait. Les réjouissances auraient lieu à l’intérieur. Elle pousserait les meubles, à défaut des murs. Et pour la nuit, on verrait bien, toutes les suggestions seraient les bienvenues.


Elle put donc se caresser sans arrière-pensée pour être en forme au jour dit.




**********




Sandra arriva la première. Le bruit rageur d’une petite sportive italienne s’arrêtant de justesse au portail alerta Chantal. La conductrice, une brunette aux noirs cheveux courts, ne parut pas autrement émue de son exploit. La frimousse rayonnant de malice émergeant de la portière opposée apporta l’explication. Chantal sortit accueillir les voyageuses.



Chantal les regarda, silhouettes presque jumelles, trottiner, gaiement enlacées, vers leur véhicule, pour en revenir de même, chargées de sacs et autres polochons débordants de linge sale. Cette brunette, Carla, avait un abord sympathique et des formes agréables, taille étroite et cul discret. Ses petits seins pointus tendaient le léger chemisier où se devinaient des tétons très foncés. Elle imagina une toison courte aussi noir de jais que les cheveux. Sandra n’aurait pu choisir mieux comme compagne de jeu.


Son aînée, Brigitte, avait fait halte à la gare pour y retrouver Babette. Christine les récupéra après avoir expédié un dossier urgent et s’en délesta avec soulagement. Elle tomba dans les bras de Chantal en soupirant qu’elle avait les oreilles pleines des papotages de leurs filles qui n’avaient pas encore fini de se raconter leurs six mois de séparation.



Lorsque Sandra en petite tenue fit les honneurs de la terrasse à Clara guère plus vêtue, elles découvrirent deux collégiennes qui en avaient passé l’âge jouant à qui arroserait l’autre. Dans la lumière de l’après-midi, Chantal en culotte se débattait avec Charlotte, nue comme un vers, qui lui disputait le pommeau du tuyau.


Clara se détourna instinctivement de peur d’être indiscrète, mais Sandra la retint par le bras.



Une cavalcade de pieds nus parvint jusqu’au perron. Babette parut d’abord, ses cheveux clairs encore ruisselants, suivie de Brigitte, enroulée comme elle à la va-vite dans une serviette de bain plus ou moins couvrante. Ni l’une, ni l’autre, ne s’étonna du spectacle.


Les lutteuses s’évertuèrent encore un moment, sous les applaudissements amusés de leur public, jusqu’à ce que Babette se décide à venir au secours de Christine. Profitant que Chantal s’agrippait au tuyau, elle baissa sa culotte aux chevilles et la maintint ainsi entravée à la merci de son adversaire. Le combat changea d’âme et le pommeau de mains, renversement de situation qui poussa ipso facto Brigitte et Sandra à réagir.


La minute d’après, Clara contemplait, amusée et admirative, deux quadragénaires largement avancées que leurs deux filleules respectives exposaient nues à la douche froide dispensée copieusement par la troisième. Évidemment, sous l’effet de la précipitation, des rires, des ébats et du jet d’eau, les pudiques serviettes s’étaient rapidement envolées.


Ainsi mise d’emblée dans l’ambiance de la communauté de cœurs qui l’accueillait, Clara n’eut plus d’hésitation à laisser aller la tendre émotion qu’elle éprouvait pour Sandra. Lorsque les invitées suivantes se présentèrent, trois couples, affectueusement enlacés et vaguement couverts pour un semblant de décence, devisaient joyeusement. Les nouvelles arrivantes s’intégrèrent sans plus de manières aux conversations.


Charlotte ayant en effet offert de prendre Laurence à l’arrêt du car de Nice, sa fille avait enfin rencontré celle dont elle lui avait avoué en secret son admiration – et l’attirance qu’elle ressentait, avait deviné Agnès. Le charme de Laurence avait également opéré sur celle-ci durant le court trajet qui les amenait à destination.


Christine s’éclipsa pendant que ses compagnes se rafraîchissaient, afin, soi-disant, de ne pas rater Julia et Marion à leur descente du train. L’excuse d’écourter son impatience de les revoir permettait surtout de mettre discrètement au point avec sa complice les derniers détails pour la surprise qu’elles réservaient à Chantal.


Marion s’intéressait peu à cette question. Elle languissait avant tout de retrouver sa Marraine Chantal, celle qui lui avait offert son corps comme terrain d’expérience, qui lui avait ouvert la grande porte des plaisirs entre femmes, qui l’avait guidée dans le choix de ses compagnes de jeu à la Fac, celle enfin à qui elle vouait une profonde affection depuis des années.


Elle se précipita à son cou, aussitôt sortie de voiture. Se fichant des regards bienveillants ou curieux qui les entouraient, elle chercha sa bouche pour un long baiser de lèvres à lèvres et de langue à langue. Elle la pressait et la caressait sans s’en détacher, passant les mains dans son dos, sur ses flancs, ses hanches, sa poitrine, dénouant le paréo pour cajoler les seins, le relevant pour pétrir les fesses, et recommencer.


Chantal se prêtait avec bonheur à ces démonstrations de tendresse, n’empêchant aucun geste et les facilitant de son mieux, sans repousser les doigts qui, à bout d’arguments, glissèrent dans sa chatte.



Au milieu du cercle de femmes amusées et attendries, la coquine, qui n’avait pas revu l’objet de sa passion depuis, oh, au moins un mois, farfouillait sous son short tout en suçant ses doigts parfumés.

Son autre main enfin barbouillée de sa propre mouille aux fragrances alourdies par le voyage, elle la tendit à Chantal qui la huma et la lécha en souriant.



Ces touchantes effusions terminées, Julia put à son tour embrasser et caresser son amie, ce qu’elle attendait, elle, depuis plus d’un semestre. Les échanges épistolaires n’ont pas la même saveur, quoi qu’on dise ! Son surcroît de patience sur l’instant lui avait cependant permis de faire la connaissance de Laurence et Clara, d’approfondir celle de Charlotte et d’Agnès, et de renouer chaleureusement avec ses trois filleules, Babette, Brigitte et Sandra.


Cette dernière fut d’ailleurs aussi démonstrative que son amie d’enfance à l’égard de celle qu’elle appelait Marraine depuis quinze ans. La seule différence fut que, si ses câlins à elle s’achevèrent aussi entre les cuisses, ils n’allèrent pas jusqu’à trifouiller sous les dentelles, sans doute parce que Chantal les abrégea. À son cœur défendant, elle invita les retardataires à s’accorder au plus tôt les bienfaits d’une douche réparatrice.


Elles se lavèrent ensemble, pour gagner du temps, certes, mais on ne les laissa guère seules. Ce n’était qu’entrées et sorties dans la salle de bain. Les unes pour s’assurer qu’il ne leur manquait rien (« gant, savon, shampoing, serviette, sèche-cheveux ? »), les autres pour les raisons les plus diverses : Laurence pour se rafraîchir la chatte sur le bidet, Agnès ou Clara pour prendre un poudrier, un crayon à paupières, voire un rouge à lèvres, réclamé d’urgence par Sandra ou Babette.


Julia et Marion, amusées du manège, dédaignèrent de passer un quelconque peignoir pour aller retrouver, l’une, ses amies qui s’habillaient pour le soir dans la chambre de Chantal, l’autre, ses copines qui faisaient de même en chahutant dans la chambre d’à côté.


Il faut reconnaître que chacune, dame ou damoiselle, fit assaut d’élégance en l’honneur de leur hôtesse. Les robes étaient légères, sans doute, et les dessous réduits au strict minimum, mais le simple effort d’en porter justifiait de se complimenter mutuellement.


Chacune d’elles aussi avait tenu à prévoir un petit cadeau pour marquer leurs retrouvailles. L’apéritif constitua le moment opportun pour l’échange des présents parmi lesquels un banal paquet allongé, sobrement désigné « De ses amantes à Chantal », suscita l’étonnement de la destinataire sans qu’elle n’obtienne de Christine d’autre explication que :



Chantal ne s’embarrassa pas de rougir à un sous-entendu évoquant une réalité connue de toutes tandis que Julia déballait une jolie boîte ornée d’un bolduc doré.



Elle pressa le bouton et n’acheva pas sa phrase.



On l’en dissuada. Non par souci de décence, mais par curiosité érotique : on voulait apprécier les qualités potentielles du vibro qui passait de mains en mains et soulevait des supputations extatiques sur les frémissements profonds que son usage devait engendrer.



Toutes s’y mettaient, les interpellations se croisaient dans une confusion bruyante et Chantal tentait en vain de calmer le brouhaha déclenché par la remarque imprudente de Charlotte. Ce fut Julia qui ramena brièvement le calme.



Un silence intéressé s’en suivit, vite submergé par des propositions contradictoires visant à parité l’immédiateté de la démonstration et son report à un moment plus approprié. Seule Marion avait entendu le « j’aimerais bien », murmuré comme pour soi en réponse.



Ces dames, elles aussi, se partageaient et, n’ayant pu obtenir une majorité dans un sens ou dans l’autre, décidèrent sagement de reconduire l’heure de l’apéritif. Tout le monde avait soif, d’ailleurs, sauf trois des plus jeunes qui, simple coïncidence, déclarèrent chacune avoir à se repoudrer le nez.


Le stimulateur clitoridien était resté au milieu des papiers cadeaux éparpillés sur la table. Il fut facile à Marion de disposer sa boîte comme s’il y était retourné. De toute façon, verres et papotages détournaient l’attention de sa personne. Son larcin serré sur la poitrine, elle se faufila mine de rien jusqu’à la chambre de Sandra pour retrouver ses copines.


Il y eut un moment d’inquiétude à la mise en route. Le bourdonnement semblait s’entendre jusqu’à l’extérieur. Mais non, il n’était impressionnant que pour des novices. Rassurée, Marion se défit de son string et releva sa mini à deux doigts du nez de Clara.



Cette délicate attention de Sandra permit à Marion de faire saillir son bourgeon et d’appliquer avec précaution la tête vibrante sous les yeux intéressés de Clara. Prudence inutile, le contact la surprit et son sursaut instinctif repoussa l’instrument. Mais elle était obstinée et décidée à séduire une nouvelle amie. Elle recommença, un rictus à la bouche, les lèvres charnues de sa chatte tremblotant autour de la sphère dont les ondulations rapides remontaient dans son ventre. Sandra affermit sa prise et Clara retint son souffle.


Le son du bourdonnement changea peu à peu, un bruissement mouillé s’y mêlait. Le visage de Marion s’éclaira, de petites gouttes suintaient à la jonction du plastique et des chairs. Clara s’approcha à toucher du pubis tressautant, ignorante ou avide d’éclaboussures sur sa figure. Le corps se détendait et se contractait au rythme des spasmes qui maintenant l’agitaient. La poitrine montait et descendait, laissant échapper des soupirs de plus en plus prononcés.


Sandra sauta – il n’y a pas d’autre mot – à califourchon sur la bouche qui s’ouvrait déjà sur le cri de jouissance. La culotte encore en place dans l’urgence, sa chatte prévint toute expulsion bruyante dans un baiser d’étoffe humide, et le vibromasseur roula, toujours actif, entre les jambes alanguies de Marion. Clara l’attrapa par réflexe pour l’arrêter sans quitter des yeux les dernières palpitations des lourdes lèvres apaisées.



Un appel de Chantal trancha la question.



Sans se presser ni traîner outre mesure, le temps que minette se passe, Sandra se présenta la bouche en cœur pour recevoir les admonestations d’usage.



Elles se présentèrent peu après, en effet, un peu essoufflées et contrites. On les tança gentiment, puis on passa à table, et ce ne furent plus que conversations enjouées où se mêlaient souvenirs échangés, anecdotes rappelées et confidences mutuelles.


La fin du crépuscule avait assombri la terrasse quand vint l’heure du dessert. Babette suggéra innocemment de le prendre à l’intérieur. Marion fit chorus, appuyée par leurs mères. Sur l’instant, aucune des autres convives n’y vit malice. Le fameux cadeau trônait sur la table basse du salon au milieu des coupes de glace et de champagne. Chantal avait résisté à l’envie de percer son mystère durant tout le repas. À la fin, elle n’y tint plus.



Un coffret imitation laqué apparut, qui s’ouvrit sur un superbe martinet enveloppé de papier de soie. Interloquée, Chantal ne put néanmoins s’empêcher de s’en saisir et d’en déployer les longues lanières écarlates au bout d’un manche d’ébène – pour la couleur, en tout cas.



Manifestement, non, la coupable présumée n’en voyait pas la raison. Ses juges se plurent donc à lui rappeler l’imprudence de l’argument avancé pour se faire pardonner le retard mis à leur raconter l’initiation de Babette et Marion, et pour que nul n’en ignore, elles en brossèrent sommairement l’anecdote à celles des invitées qui ne la connaissaient pas encore.




[La suite au prochain numéro, ainsi qu’il se disait autrefois.]