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Temps de lecture estimé : 25 mn
20/10/22
Résumé:  Je l’avais connue au collège, elle recherchait elle aussi des liens avec son passé.
Critères:  fh extracon copains fellation cunnilingu pénétratio -extraconj
Auteur : Arpenteur      Envoi mini-message
Copine d'avant

J’avais retrouvé Ursula par hasard, en me baladant sur Copains d’Avant. Me sentant vieillir, j’y cherchais désespérément quelques liens avec mon passé.

Apparemment, nous avions fréquenté pendant deux ans le même collège (les dates correspondaient) mais elle ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable, et pour dire vrai, pas de souvenir du tout. Je me rappelais vaguement une grande brune à lunettes, aux cheveux raides et un peu gras, mais si on m’avait présenté sa photo j’aurais probablement eu beaucoup de mal à la reconnaître. Selon la rumeur qui circulait au bahut à cette époque, ses parents l’avaient prénommée ainsi à cause de la regrettée Ursula Andress, mais les deux femmes n’avaient évidemment rien à voir.

A contrario, elle se souvenait parfaitement de moi, comme d’un garçon timide et effacé, assez fayot avec les profs et qui travaillait très bien en classe.



Sur ce point-là, elle n’avait pas tout à fait tort, je n’étais pas en avance pour mon âge et l’année de mon brevet, je n’avais encore jamais embrassé une conquête.



Sonia, ce prénom ne me disait absolument rien, il s’était évaporé dans ma mémoire. Probablement une de ces petites pimbêches qui chantaient le matin à tue-tête, au fond du car qui nous conduisait au bahut, précisément le genre de fille dont j’avais véritablement la frousse. Maintenant, avec 40 ans de plus, j’étais sûrement nettement moins « mignon », mais heureusement un peu moins trouillard. Car j’étais lourd et empâté, avec une grosse bedaine de buveur de bière et une calvitie plus qu’affirmée.



Elle avait été mariée deux fois, mais vivait seule depuis de très nombreuses années ; sans emploi, sans enfants à domicile, sans attaches, précisa-t-elle. Ses rejetons, tous majeurs et vaccinés, avaient fait leur vie de leur côté et lui rendaient rarement visite.

J’essayai d’en savoir un peu plus sur sa vie actuelle : quels étaient ses hobbys ? Ses centres d’intérêt ? Ses distractions ? À quoi passait-elle tout son temps ?

En fait, elle n’aimait pas grand-chose, en tout cas ni les voyages, ni les sorties, ni les balades en forêt, et encore moins le sport. Elle passait le plus clair de ses journées à regarder sa téloche et à surfer sur internet. À quoi rêvait-elle ? Et qu’espérait-elle, surtout ?



Vaste programme pour un quinquagénaire comme moi pour qui la concubine était devenue, au fil des ans, un véritable tue-l’amour. Avec Maryse, il ne se passait pratiquement plus rien. Le fait de tomber enfin sur une femme qui avait d’emblée envie de sexe excita mon imaginaire et me convainquit d’entamer une correspondance suivie avec elle. Plusieurs fois dans la journée, je lui envoyais des mails auxquels elle répondait la plupart du temps dans la foulée, comme si elle n’avait que ça à faire. Et pour cause, elle ne travaillait pas.

Son truc à elle c’était de fouiller dans son lointain passé pour retrouver les garçons qu’elle avait croisés à l’époque. Elle était inscrite dans la liste de toutes les écoles qu’elles avaient fréquentées, primaires, secondaires puis plus tard BTS, après un court passage à l’université et elle discutait volontiers avec toutes les anciennes connaissances qui en avaient envie. Pourquoi un tel retour vers le passé ?

Puisqu’elle avait tellement envie de faire l’amour, elle aurait sûrement pu trouver dans son entourage des hommes libres et abordables. Alors, pourquoi chercher la complication et se soumettre au verdict d’un temps largement révolu ?

J’essayai un peu de la tarabuster, mais elle n’avait manifestement pas trop envie de s’étendre sur son existence ni de justifier ses choix. Elle me dit simplement que son passé était pour elle une source riche en fantasmes. Je l’imaginais tout à fait avec ses envies insatisfaites de jeune adolescente.




Au fil du temps, nos missives prirent un tour de plus en plus sexuel. Ursula voulait comprendre ce qui m’excitait et je lui ouvris très rapidement les portes de ma boîte à fantasmes. Mes mails, au départ très soft et pleins de retenue pour ne pas affoler la bête, devinrent peu à peu de plus en plus crus et souvent limites vulgaires. On n’y parlait que de bites, de chatte, de foutre et d’enculages. Il faut dire que les réponses de ma correspondante m’encourageaient à aller dans ce sens, parce que rien ne semblait la choquer et qu’elle reprenait volontiers des mots aussi orduriers que ceux dont je l’abreuvais.


Je me branlais de temps en temps au bureau, après que mes collègues étaient rentrés chez eux. Baissant slip et falzar, je tapais d’une main en me lustrant la bite de l’autre, des lettres salaces où j’imaginais sans contrainte tout ce que j’allais pouvoir faire à cette vieille « copine » vicieuse. En consultant ma messagerie, après que ma femme fut couchée, j’avais toujours en retour un mail d’Ursula où elle me racontait qu’elle aussi s’était caressée toute la soirée en lisant ma prose, et qu’elle avait hâte que l’on se rencontre pour de vrai, afin que l’on puisse mettre en pratique mes fantasmes.




En attendant, c’était assez mal barré, car cette copine de classe refusait toujours de m’envoyer les photos d’elle que je lui réclamais pourtant avec insistance, à tel point que je finis même par douter un moment qu’elle fût réellement une femme. Peut-être qu’un de mes anciens copains avait-il repris son identité et me faisait marcher ? Ce n’est qu’après d’âpres négociations et après lui avoir envoyé divers clichés de ma pomme, à moitié nu et bite dressée, qu’elle consentit enfin à me rendre la politesse en m’expédiant un petit zip qui contenait une poignée de JPG, mais pour sa part il s’agissait de photos fort sages et pas du tout dénudées.


De même qu’elle ne fit aucun commentaire sur mon physique, qu’elle ne me parla pas de mes 120 kilos ni de ma grosse bedaine et qu’elle n’émit pas plus de jugement sur la taille relativement modeste de mon pénis, je n’eus pas plus de facilité pour donner un avis sur sa petite personne. De corps, elle était plutôt bien foutue, certes un peu forte mais sans excès, les seins tombants mais rien non plus de catastrophique. En revanche, ce qui pêchait chez elle, c’était un visage atroce. Une grosse bouille, un cou taurin, des cheveux raides et bien gras, de grosses lunettes, de tête elle n’était pas jojote. Et lorsqu’elle retirait ses gros binocles, c’était presque encore pire… J’avoue que ce physique un peu abrupt m’a quelque peu refroidi, je fantasmais depuis des semaines sur une brune assez ordinaire mais présentable et me retrouvais tout d’un coup avec un laideron.

Elle dut percevoir une certaine réticence dans les mails que je lui écrivis par la suite, ils n’étaient plus aussi enflammés. De son côté, elle m’écrivait de moins en moins et semblait maintenant correspondre avec quelqu’un d’autre. Comme si cet échange de photos nous avait été fatal ! De son fait ou du mien, il avait en tout cas refroidi nos échanges.


Certes, ce n’était pas la reine du bal, mais moi non plus je n’étais plus très beau. Gros, gras, ventripotent, j’avais parfois du mal à me regarder dans la glace tellement j’étais bouffi, et comprenais fort bien qu’une femme n’ait pas envie de moi.

« Alors, j’y vais ou j’y vais pas ? ». J’eus soudain peur de laisser passer ma chance. Au petit matin, alors que ma moitié prenait sa douche, j’ai envoyé un message rapide à Ursula :



Arrivé au boulot, sa réponse était dans ma boîte :



Je fis alors preuve d’une incroyable mauvaise foi :



Toute la journée, nous avons échangé des mails, une espèce de dispute en forme de règlement de compte. Elle m’a assuré que mon surpoids n’était pas un problème pour elle, pas plus que mon petit sexe. Cependant, de mon côté, je finis par admettre que je trouvais son visage assez revêche et pas spécialement attirant.



Mais ma décision était prise, je ne voulais pas mourir idiot.



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N’ayant pas de véhicule, il était impossible pour elle de se déplacer jusque chez moi. De toute façon, où serions-nous allés ? À l’hôtel ? Il était beaucoup plus simple que ce soit moi qui fasse le trajet jusque chez elle. Le seul problème c’est qu’elle habitait quand même à plus de 200 bornes. En douce, je pris une RTT sans en avertir ma compagne, et partis de bonne heure pour arriver chez Ursula un peu avant dix heures. Elle vivait dans un petit trois pièces dans une maison de bourg qui jouxtait l’église de son village, un immeuble plutôt sinistre dans une ruelle sombre. J’ai sonné en bas et j’ai entraperçu une forme qui, du troisième, m’a balancé une clef. J’ai alors ouvert le portail et j’ai grimpé péniblement jusqu’à son palier. La porte d’entrée était grande ouverte :



J’ai bêtement pensé qu’elle n’était pas encore prête et qu’elle était en train de se maquiller et de se pomponner. Ah ces femmes ! Qu’est-ce qu’elles peuvent être chiantes dès qu’il s’agit de leur apparence ! J’en ai profité pour regarder autour de moi, les meubles vieillots et démodés, probablement achetés d’occasion à bas prix dans un de ces hangars poussiéreux qui troquent tout pour presque rien. Parfum de pauvreté, on ne pouvait pas dire que son intérieur était coquet, le papier jauni et partiellement arraché n’avait pas été changé depuis des lustres.

Quand je l’ai entendue rentrer dans la pièce, je me suis retourné pour découvrir une femme qui portait un masque de souris qui lui cachait une grande partie du visage. Si je m’attendais à ça ! Elle a traversé la pièce lentement et est allée s’asseoir tranquillement sur le canapé face à moi.



Pour le reste, je m’aperçus bien vite que ladite Minnie était fort légèrement vêtue : une jupe au-dessus des genoux ainsi qu’un petit haut très décolleté qui dévoilait sans complexe deux rondeurs appétissantes et une vallée profonde.

Comme je ne disais rien et me contentais de la regarder, elle reprit la parole :



Curieusement, cette simple provocation eut pour effet de me faire durcir. Elle n’était pas plus laide que je l’étais devenu, simplement les années étaient passées. Mais j’avais très envie de me la faire.



Elle me proposa une collation, une espèce de vin cuit liquoreux plein d’amertume qui trônait sur la table basse. Après la surprise de la première gorgée, je me laissai tenter pour un second verre, puis un troisième, histoire de me détendre un peu.

Tandis que nous conversions gentiment, je la vis écarter un peu plus les cuisses et insidieusement remonter sa jupe de quelques centimètres pour dévoiler le haut de ses bas. Elle s’était fendue d’un porte-jarretelles. Voyant qu’elle provoquait son petit effet, elle envoya alors valdinguer une de ses chaussures et posa sa jambe négligemment sur l’accoudoir du canapé, remontant encore un peu plus sa jupette. Ses cuisses largement écartées, j’avais désormais une vue plongeante sur son intimité, sa chatte complètement nue laissait entrevoir de longs poils noirs frisés.



Sentant ma bite à l’étroit dans mon pantalon, je me suis levé pour le baisser en même temps que mon slip, puis prenant mon sexe en main, je me suis caressé devant cette allumeuse, ce qui ne fit que l’exciter un peu plus. Elle écarta alors ses chairs pour me montrer l’intérieur de sa vulve et enfonça ses doigts dans son vagin tandis que je m’astiquais comme un porcinet.



Oh la vache, oui j’en avais envie. Mais n’ayant pas l’habitude de ce genre de choses car n’ayant pas trompé ma femme depuis des lustres, j’explosai le premier en essayant de l’enfiler. Elle s’esclaffa :



Une fois à côté d’elle, elle me saisit la queue et se pencha en avant pour y goûter. Des années que Maryse ne me faisait plus de turlutte, elle avait soi-disant horreur de ça. Mais Ursula était apparemment une bonne pipeuse, goulue à souhait, et cela faisait du bien d’aller et venir entre ses lèvres pulpeuses et humides. Une fois à nouveau bien raide, elle attrapa un nouveau préservatif, arracha la pochette avec ses dents et enfila prestement la capote sur mon dard rouge d’envie.



Elle s’allongea sur le lit, écartant largement les jambes, et je vins sur elle pour l’enfiler sans plus attendre. « Purée, trop bon » dis-je en m’enfonçant dans son con humide. Elle grogna lorsqu’elle me sentit taper au fond, puis j’entrepris de la limer en frottant mon gros ventre contre le sien.



Je m’acharnai alors sur elle à coups de reins immodérés, jusqu’à ce qu’elle crie sa jouissance, une fois, deux fois, l’orgasme vint aussi pour moi et je m’abîmai en elle…


Après l’amour, je m’affalai de tout mon poids entre ses cuisses. Au début, elle me supporta sans rien dire, mais au bout d’un certain temps elle me fit rouler sur le côté.



Nous éclatâmes de rire tous les deux, avant d’achever de nous déshabiller.



Puis elle m’aida à retirer le préservatif et en vida le contenu sur sa poitrine.



Je ne me fis pas prier et étalai grassement mon sperme sur ses nichons. Puis elle me fit allonger sur son lit et vint à califourchon sur ma bouche dans le but de se faire manger. Je ne me fis pas prier et investis son con avec ma langue, aspirant au passage ce qui restait de mouille. Puis je remontai lentement vers un gros clito bien ferme que je titillai du bout de la langue avec perversité. Elle jouit probablement plusieurs fois… mais la fatigue s’était comme emparée de moi, le voyage, cet apéro, cette partie de jambes en l’air dont je n’avais plus l’habitude, inexorablement je sombrai dans les bras de Morphée.



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J’émergeai après un rêve étrange, la bouche passablement pâteuse. Deux hommes conversaient dans la rue et leurs voix portaient fort, c’est ça qui m’avait réveillé. Je me sentais comme engourdi, les muscles endolori et j’eus beaucoup de mal à faire un geste.

Lorsqu’enfin je me retournai, Maryse était à mes côtés. « Maryse », comment était-ce possible ? En plus, elle était allongée complètement nue sur le lit, comme l’était tout à l’heure Ursula, ce qui n’était pas dans ses habitudes. En la voyant, j’ai frisé la crise cardiaque. Étais-je toujours dans mon rêve ? Allais-je me réveiller ? En plus, elle me fixait avec ses grands yeux globuleux de grenouille, impossible que ce ne soit pas elle ! Il n’y avait qu’elle pour avoir de tels yeux.



Des années aussi qu’elle me cassait les burnes avec sa frigidité !

Elle n’était même pas en colère, comme s’il ne s’était rien passé. Je me serais attendu à des reproches style « Qu’est-ce que tu foutais avec cette pétasse ? ». Mais peut-être n’avait-elle rencontré aucune pétasse !

Sa poitrine un peu molasse, deux œufs sur le plat lorsqu’elle était allongée, était aussi reconnaissable, de même que les bourrelets adipeux de son ventre, nul doute, il s’agissait bel et bien de ma compagne. Son grain de beauté sur la fesse gauche acheva de le confirmer.



Putain, oui, il y en avait une sacrée dose… J’avais juté tant que ça ? Comment avais-je pu me fourvoyer ainsi ? Comment avais-je pu baiser Maryse en croyant baiser Ursula ?

Et aussi, quel changement, ma compagne d’ordinaire si prude, étalée sans pudeur complètement nue sur le lit, et surtout parlant de sexe, elle qui d’habitude ne supportait pas les allusions grivoises…

Il y avait vraiment quelque chose qui clochait. J’ai aussitôt repensé au vin cuit :



Maryse m’a regardé, interrogative, sans visiblement comprendre de quoi je voulais parler. Son regard exprimait de la bienveillance et de la sérénité, tout le contraire d’une femme qui vient juste de s’apercevoir qu’elle a été trompée.



Des années que je n’étais plus attiré par cette femme, on restait ensemble juste par commodité. Des années aussi qu’elle ne s’intéressait plus à moi. Alors pourquoi ce week-end en amoureux ? Nous n’en avions jamais discuté, j’en étais certain, nous n’avions jamais évoqué la nécessité de recoller les morceaux. Ou alors je perdais complètement la boule. Comment avais-je pu faire une telle proposition ?

Mon regard se posa sur le préservatif usagé qui traînait sur le tapis. « Et pourquoi j’aurais mis une capote pour baiser ma légitime ? ».


Je me redressai avec difficulté, mon cou était endolori. Le contact de mes pieds sur le sol glacé me stimula un peu tandis que j’avançais lourdement vers la porte. Je l’ouvris sans chercher à cacher ma nudité mais il n’y avait personne derrière. Le couloir desservait trois pièces, et au fond la porte d’entrée donnait sur l’escalier. J’inspectai rapidement l’appartement, la salle de bain un peu spartiate, une pile de serviettes blanches et propres entassées près de la baignoire rappelait effectivement celles mises à disposition dans un hôtel. Il n’y avait rien d’autre, aucune armoire de toilette, aucun effet personnel, excepté la valisette de voyage que ma compagne avait négligemment posée sur le lavabo. Dans la kitchenette, pareil, quelques assiettes, quelques verres, divers ustensiles, l’inévitable machine à café, mais le frigo était presque vide, mis à part une bouteille d’eau. Le séjour était cependant toujours pareil, les mêmes vieux meubles désuets, les mêmes papiers défraîchis, le fauteuil de cuir où je m’étais avachi, la table basse et le canapé sur lequel Ursula s’était exhibée. Car c’était forcément Ursula et pas Maryse, les deux femmes ne se ressemblaient vraiment pas. Je regardais d’un peu plus près en ouvrant les placards, c’est vrai que les rares meubles étaient presque vides et semblaient plus là pour la déco. Et sur la table basse, plus aucune trace ni de la bouteille d’apéritif, ni des verres, ni d’ailleurs de la boîte à capotes, quelqu’un avait fait le ménage entre temps. J’ouvris la porte d’entrée, l’escalier était toujours là, à l’identique.


« Bordel, c’est quoi ce merdier ? ». Une machination, que me voulait-on, dans quel but, qui tirait les ficelles ? C’est vrai que n’importe quelle brune dans la cinquantaine aurait pu faire l’affaire pour jouer le rôle d’Ursula, vu que je ne me souvenais pas d’elle. Et le peu de détails du passé que nous avions partagés, beaucoup de femmes auraient pu les connaître, il n’y avait rien de très personnel. La petite Sonia, ce prénom ne me disait absolument rien, elle l’avait sûrement inventé, mais elle aurait pu inventer n’importe quoi d’autre, vu le peu de souvenirs qui me restaient de cette époque.

Je pris conscience tout d’un coup que je n’avais même pas son téléphone. Soi-disant qu’elle n’en avait pas, que son maigre budget ne lui permettait pas d’avoir un portable. Mais vu que nous communiquions quand même par internet, elle avait forcément une box, et donc un fixe. Je n’avais pas eu la présence d’esprit de lui demander, je ne connaissais finalement que son courriel.


D’ailleurs, mon téléphone, il était où mon téléphone ? Ma veste et mon pantalon n’étaient plus dans le salon, là où je les avais laissés.


Je retournai dans la chambre. Maryse s’était levée et était en train de s’habiller. Enfin, de s’habiller en déshabillé… elle avait enfilé des bas et était en train de les attacher à un porte-jarretelles. Je ne me souvenais même plus qu’elle en avait un.



Ce n’était pas Maryse, Maryse n’aurait jamais fait ça. D’ailleurs, que venait-elle faire dans cette galère, c’était incohérent.

J’ouvris la fenêtre, toujours à poil, et me penchai pour regarder par-dessus le balcon.



Comment ai-je pu dire ça, penser ça, décider ça ?

Je regardai machinalement par terre, le préservatif avait disparu.



Elle se foutait de ma gueule. J’ai regardé dans la poubelle, sous la table de chevet et sous le lit, où je n’ai trouvé que quelques moutons.



Mais qu’en avait-elle fait de cette putain de capote ? Maryse me mentait, Maryse intriguait. Mais qu’est-ce qu’elle cherchait donc, à part se faire baiser ? Et pourquoi voulait-elle justement tout d’un coup se faire baiser, alors qu’elle n’en avait plus envie depuis des lustres ? C’était quoi ce cirque ? Elle voulait me rendre fou ? D’un autre côté, si elle avait été au courant de mon histoire avec Ursula, elle m’aurait fait une scène et arraché les yeux, à moins qu’elles ne soient toutes les deux complices. Imaginons qu’elle ait payé cette femme pour me séduire… C’était sûrement ça, pourtant je ne la croyais pas capable de telles manigances !


J’ai fouillé dans mon pantalon, dans mon blouson, mon portefeuille était toujours là avec ma carte bleue, mes papiers, quelques billets, personne ne m’avait détroussé. En revanche, aucune trace de mon portable.



Je cherchai encore, retournai aussi dans le salon et lorsque je revins, elle était affalée de tout son long sur le lit dans une pose provocante :



Sur le lit, les cuisses largement ouvertes, elle ouvrait ses lèvres charnues d’une main et se titillait le clito de l’autre, comme l’avait fait Ursula quelques heures auparavant. Je croyais rêver, c’était bien la première fois que je voyais ma concubine faire une chose pareille.



Venant de sa bouche, cette proposition était tellement inhabituelle et décalée que je me suis laissé tenter. Son con était bien rouge et luisant, ça faisait des années que je ne bandais plus pour cette femme et pourtant, à ce moment-là, j’avais la trique !

Je me suis approché du lit et cette salope m’a pris en bouche, et pas seulement du bout des lèvres, comme elle le faisait autrefois dans mes souvenirs lointains. Non, elle avalait carrément ma putain de queue, et la vache que c’était bon. Elle accéléra la cadence en soupesant mes couilles. Elle en voulait, à ce rythme, elle allait finir par me vider. Je sentis peu à peu la pression monter dans ma hampe.



Mais loin de l’effrayer, cela ne fit que l’encourager à poursuivre son pompage, je ne l’avais jamais vue si chienne ni si avide. Elle goba un instant mes couilles, titilla mon gland avec la pointe de sa langue, puis reprit ses va-et-vient avec plus d’intensité. Quelle suceuse ! Il ne me fallut que quelques instants pour me mettre à juter. J’aspergeai sa bouche en abondance, me vidant entièrement en elle, elle avala tout ou presque, le reste s’écoulant de son menton le long de ses nichons.




Excitée comme elle l’était, elle aurait probablement aimé que je la baise. Mais il me fallait de toute façon un peu de temps pour recharger les batteries.

Je me suis donc habillé piteusement devant son regard vaguement déçu.



Elle essaya de me l’expliquer.



Elle était toujours étendue presque nue sur le lit. Je l’avais rarement vue comme ça, même au début de notre union. Je la regardai un instant, elle n’était pas moins désirable qu’Ursula ! C’est juste que nous avions un lourd passé commun… et que je n’avais plus vraiment envie de lui sauter dessus.



L’air frais du dehors me revigora un peu. Ç’aurait été presque facile si j’avais trouvé cette foutue voiture, mais elle n’était plus à l’endroit où je pensais l’avoir laissée. J’ai fait le tour de l’église, ai regardé dans les rues adjacentes, mais rien. Putain, de merde, il ne manquait que ça, quelqu’un l’avait volée.

Il était où ce foutu hôtel ? J’ai demandé à un passant, il n’y en avait qu’un dans ce bled paumé, au moins ça c’était facile.


À l’accueil, la petite jeune, accaparée par son téléphone, leva à peine les yeux vers moi.



Non, ils n’en faisaient plus. Elle m’indiqua le bar de l’autre côté de la place, il y avait aussi une supérette.



Elle me regarda en haussant les épaules, visiblement je la faisais chier.




Je n’y comprenais rien. Je suis passé chercher des clopes, une grande bouteille de coca et des croissants.


Cette fois-ci Maryse allait m’entendre ! J’allais la secouer jusqu’à ce qu’elle crache le morceau. Mais j’avais beau sonner à notre appartement, personne ne venait ouvrir, et personne ne jeta non plus les clefs par la fenêtre qui restait désespérément close. Mais qu’est-ce qu’elle foutait, bordel ?

J’ai essayé toutes les sonnettes, tous les étages, personne ne vint. J’étais sur le point d’abandonner quand une dame d’un certain âge se pointa devant la porte un sac de commissions à la main. Après quelques tractations, elle accepta de me laisser entrer, je filai direct au troisième, mais la porte était fermée et j’eus beau frapper et appeler Maryse, elle resta désespérément close. Putain, c’était quoi ce bordel ? Derrière la persienne, l’appartement restait silencieux.


Finalement, désabusé, il ne me restait qu’une chose à faire : retourner au bar. Le patron était compréhensif et les habitués à l’écoute. Je leur expliquai mon cas, en me concentrant uniquement sur le vol de mon véhicule.



Un petit jeune vint à mon secours, peut-être pas entièrement sobre, mais je n’allais pas faire la fine bouche.



Vraiment sympa, le gamin ! Sa caisse était une Américaine retapée, une vieille Camaro soigneusement lustrée dont il était très fier, d’ailleurs il m’en a parlé durant tout le trajet, un véritable gouffre à fric, sa voiture. Il me déposa devant la gare et je lui tendis un petit billet pour le remercier.

Heureusement, il restait une place dans un TGV mais il arrivait fort tard à destination. Dans le train, je trouvai une dame charmante qui accepta de me prêter son portable. Je laissai plusieurs messages à Maryse car je tombais invariablement sur sa messagerie. « Où était-elle ? », « Que faisait-elle ? », « Pourquoi était-elle partie ? ». Pareil à la maison, il semblait n’y avoir personne.


Une fois arrivé à Saint-Pierre-des-Corps, je pris simplement un taxi pour rentrer chez moi. La maison était vide, je n’y trouvai personne. Aucune trace de Maryse, sa voiture était pourtant dans l’allée et son sac à main dans la cuisine. Je n’y comprenais absolument rien.

J’ai mangé un bout de saucisson, avalé deux yaourts avant d’aller me coucher, dépité.



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Le lendemain matin, lorsque je me réveillai, ma voiture était réapparue dans l’allée. Je me demandais si ce n’était pas une forme de démence, un début d’Alzheimer, ou quelque chose comme ça. Le sac de Maryse n’avait pas bougé, sa voiture non plus. Mais dans l’état où j’étais, tout était sans doute possible, ils allaient peut-être disparaître d’un instant à l’autre.


Je me fis un café plus fort que d’habitude avant de filer dans le salon pour ouvrir mon ordinateur.

J’essayai d’envoyer des messages à ladite Ursula, mais invariablement ils me revenaient « Adresse inconnue » ou quelque chose d’identique dans la langue de Shakespeare. Pareil, sur Copains d’Avant, elle semblait avoir été radiée du site. Elle s’était bien foutue de ma gueule, cette salope !

Je laissai aussi plusieurs messages sur les messageries de ma compagne, sans obtenir aucune réponse. Et sur Facebook où elle allait de temps en temps, son mur n’avait pas été mis à jour depuis plusieurs semaines.

J’appelai ensuite Orange pour leur expliquer que j’avais perdu mon portable. Ils bloquèrent ma carte SIM et se proposèrent de m’en renvoyer une autre. Selon le commercial, j’avais également droit à un nouveau téléphone, mais il faudrait que je me déplace dans l’une de leurs agences.


C’est à ce moment-là que j’entendis le bruit d’une chasse d’eau à l’étage. Putain, je n’étais pas seul !



Ç’aurait aussi pu être un de mes enfants ou un des siens, revenus à l’improviste. Ils nous faisaient le coup certains week-ends. Et généralement sans nous prévenir, forcément c’était plus drôle.

Comme personne ne répondait, j’allais me décider à monter quand les deux femmes apparurent près de la rambarde, Maryse et Ursula. Serrées l’une contre l’autre, elles faisaient corps et semblaient fort bien s’entendre.


Ce fut ma légitime qui rompit le silence en premier :



Ursula, alias Fabienne, semblait vraiment très à l’aise avec ma femme. Les deux quinquagénaires descendaient l’escalier en discutant comme deux vieilles copines. Si j’avais bien tout compris, elles se gouinaient, mais en plus elles semblaient vraiment très proches, trop proches. En vingt ans de vie commune, je n’avais pas atteint un tel niveau de connivence avec ma compagne, j’en fus presque jaloux.


En tout cas, elles m’avaient bien roulé dans la farine avec leur petit stratagème, et moi j’étais tombé dans le panneau sans rien comprendre. En plus, Fabienne, qui était en nuisette vaporeuse et qui passa devant moi en me décochant un clin d’œil, savait où se trouvaient les ustensiles de cuisine, elle connaissait la maison, elle était déjà venue ici, c’est certain. J’étais vraiment le roi des crétins, comment avais-je pu ne rien voir ?



Je ne trouvais pas grand-chose à redire. D’un autre côté, j’avais mal agi : sauter sur cette Ursula sous prétexte qu’elle me parlait de sexe prouvait que j’étais prêt à sauter sur n’importe qui pour avoir du sexe facile, alors que j’étais incapable de concrétiser avec celle qui était ma compagne depuis vingt ans.



Sur ce, les deux femmes s’étreignirent.