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n° 21220Fiche technique26019 caractères26019
Temps de lecture estimé : 15 mn
14/10/22
Résumé:  Ma voisine est désespérée car son ordinateur vient de rendre l’âme.
Critères:  fh voisins telnet fellation -internet
Auteur : Arpenteur      Envoi mini-message
La fille spirituelle de tante Aline

Cela fait bientôt quatre ans que je connais Clémence. C’est une étudiante en droit qui prépare un master. Elle vit dans le meublé juste au-dessus du mien. Nous nous rencontrons de temps en temps dans la cage d’escalier : « Bonjour, bonsoir », elle est gentille mais du genre réservé et, par voie de conséquence, pas très causante. Par deux fois, elle m’a invité à boire un thé chez elle mais, passé le cap des « C’est bien agencé chez toi » ou des « Qu’est-ce que tu vas faire comme boulot plus tard ? », nous n’avons pas grand-chose à nous raconter, car très peu d’intérêts communs, elle aime l’opéra, les comédies musicales, la broderie et moi les films d’action, les thrillers et le squash.

D’après ce que j’ai cru comprendre, c’est un caractère très solitaire, je ne lui connais pas beaucoup d’amis ; elle vit pour ses études, ne sort que très rarement et reste plongée dans ses livres du matin jusqu’au soir, en somme tout le contraire de moi qui passe beaucoup de temps à m’amuser et à faire la fête, au lieu de travailler.


Le fait qu’elle ait un physique assez austère ne doit pas être pour rien dans son comportement reclus, en tout cas cela ne contribue pas à son épanouissement. Petite, un peu boulotte mais sans exagération, un visage allongé très sévère que cache de grosses lunettes, elle sourit quand elle se brûle et on l’imagine beaucoup plus en rat de bibliothèque qu’en femme fatale ou en mère de famille. La croix très chrétienne, qu’elle porte ostensiblement autour de son cou, la catalogue d’emblée parmi les chiantes. Au mieux, elle finira par se trouver un mari coincé, catholique pratiquant tout comme elle, qui la baisera en missionnaire dans l’obscurité pour lui faire un chapelet d’enfants ; au pire elle finira vieille fille aigrie comme tante Aline qui vote extrême droite parce que sa vie intime est un véritable calvaire. D’ailleurs, elle lui ressemble un peu à tante Aline : le même nez beaucoup trop long, les mêmes lèvres un peu pincées, les mêmes grains de beauté disgracieux, elle pourrait presque être sa fille. Donc, rien de bien sexy, j’ai quand même essayé de la draguer deux ou trois fois dans l’escalier, mais sans résultat, elle reste hermétique à mon humour.



---oOo---



Il y a de ça quelques semaines, un jour, en revenant de la fac, je croise Clémence dans le hall d’entrée. Elle est visiblement complètement paniquée.



Comme je lui demande si elle fait de temps en temps des sauvegardes, elle me regarde comme si j’étais un lutin ou un extra-terrestre.



Tout juste si elle ne me demande pas ce qu’est un disque dur. Ah, ces littéraires, ils vivent vraiment sur une autre planète !



Évidemment qu’elle veut bien, elle ne demande que ça, que quelqu’un la sorte de sa panade.



Le temps de monter jusque chez elle, de chopper la bête qui sent vraiment une sale odeur de cramé, de redescendre chez moi, et nous voici dans mon studio. Je désosse sa vieille pétoire, en extrais le disque dur et le branche en grappe sur mon ordi. Quelques minutes encore pour reconfigurer ma bécane, pour rebooter… instant fatidique, un nouveau disque apparaît, ouf, bourré de données. Il est possible d’y accéder, c’est déjà ça.

Elle me regarde, très inquiète, dans l’attente du diagnostic. Je parcours les répertoires, ouvre un ou deux fichiers, sans rencontrer aucun problème.



Devant son insistance, je lance une recherche sur un fichier précis et nous l’ouvrons ensemble. Et cette chieuse pousse le vice jusqu’à aller vérifier que les modifications qu’elle a apportées la veille au soir sont bien enregistrées, elle qui a failli tout perdre ! Rassurée, elle explose alors de joie, se jette à mon cou et m’embrasse chaleureusement, je ne l’aurais d’ailleurs jamais crue capable d’une telle manifestation d’affection, elle d’ordinaire pourtant si froide. Toujours est-il qu’elle reprend vie et que cela fait plaisir à voir. J’ai l’impression d’avoir fait ma BA de la journée.


Mais ce n’est pas fini, maintenant, elle veut que l’on aille tout de suite acheter un autre micro. Vu qu’elle n’y connaît rien, elle me demande évidemment si je peux l’accompagner. J’avais prévu de faire autre chose mais, bon, une fois n’est pas coutume. Nous voici donc partis au Géant Casino où, commission oblige, une espèce de petit branleur inculte nous vante les mérites d’un portable hyper sophistiqué, mais bien sûr hyper cher. J’ai beau dire à Clémence qu’un portable n’est pas vraiment indispensable, et qu’elle ne pourra pas y mettre son vieux disque dur, que cela ne va pas nous simplifier la vie pour récupérer ses données chéries, elle ne veut rien entendre ; c’est ce qu’elle a décidé d’acheter, « un ordinateur qu’elle puisse emmener partout » :



Mais elle ne comprend pas ce genre de plaisanterie, elle hausse les épaules et boit les paroles du vendeur qui essaie de lui fourguer tout ce qu’il a de plus cher.



Mais le casse-burnes de vendeur revient à la charge. Il n’a pas du tout envie que je lui casse son coup. Tout juste s’il ne dit pas que ce qu’ils vendent en promo dans son magasin, c’est franchement de la merde, tout ça pour essayer de fourguer son modèle haut de gamme. Clémence me regarde avec des yeux de chien battu :



Je hausse les épaules :



De retour au bercail, ma voisine tient à ce que l’on s’occupe de son ordi de suite : configurer Orange et la Wifi, récupérer ses précieux fichiers, remettre de l’ordre sur son bureau, etc. J’y passe presque la moitié de la nuit. Pendant ce temps, elle s’occupe de l’intendance (pizzas, boissons, café), me soutient moralement, et pose plein de questions car elle veut tout savoir de sa nouvelle acquisition.

Une petite larme car pour elle, ce ne sera plus tout à fait comme avant. Les touches et le pavé tactile, elle trouve que c’est beaucoup moins pratique. Je lui montre que, si elle le désire vraiment, elle peut néanmoins rebrancher son ancien clavier, son écran et sa souris. Et puis, l’aspect du bureau a changé, elle ne retrouve plus ses petits, et le design lui semble abscons. Son avis c’est que, dans l’ensemble, toutes ces considérations techniques ont l’air bien compliquées. Elle pense qu’il va lui falloir des semaines avant de s’habituer à son nouvel ordi. J’ai surtout l’impression qu’elle se noie vite dans un verre d’eau.

Trois heures du mat’, nous sommes tous les deux HS, mais son micro flambant neuf est tout beau et tout configuré, prêt pour de nouvelles aventures. Elle me fait à nouveau la bise et me dit un grand « merci ». Elle ne sait pas ce qu’elle pourra faire pour me remercier, mais elle tient absolument à faire quelque chose…



Nous en restons donc là et je passe tout de suite à autre chose : le week-end, les amis, les sorties, les beuveries. Ensuite, pendant plusieurs jours, plus aucune nouvelle d’elle. Personnellement, je ne m’en plains pas, j’ai presque oublié cette nuit blanche.



---oOo---



Deux ou trois semaines plus tard, je la croise à la boulangerie. Toute guillerette, elle me fait la bise.



Mais dans mon for intérieur, je me dis « le plus tard possible ». Je me vois mal passer toute une soirée avec elle pour discuter de tout et de rien.

De retour dans mon studio, il me vient par hasard l’idée de jeter un coup d’œil sur l’ancien disque dur que ma voisine a laissé chez moi. Obnubilée par sa nouvelle acquisition, elle l’a tout simplement oublié. D’ailleurs, maintenant, qu’en ferait-elle, il n’est pas connectable à son portable ? Je me dis que je pourrais peut-être l’utiliser pour y sauvegarder les films que mes amis ne téléchargent pas toujours légalement.


Tout en écoutant les nouveaux morceaux de mes groupes préférés, je fouine un peu dans les répertoires de Clémence pour voir s’il y a éventuellement des choses à récupérer.

J’ouvre au hasard un fichier texte nommé ptitluc161207 et tombe sur quelque chose qui ressemble étrangement à un dialogue de chat. Tout à fait, c’en est un, une conversation très privée et plutôt crue entre un certain P’titluc et une certaine Clélune. Manifestement, le gars est en train de se masturber en demandant à sa correspondante de lui donner moult détails croustillants sur sa sexualité, et celle-ci répond de bonne grâce. Je ne tarde pas à comprendre que ladite Clélune n’est autre que Clémence. La garce, elle a l’air vachement chaude et vachement axée sur le sexe dans ce chat. Le type, avare de diplomatie, lui demande si elle aime se faire enculer, c’est l’obsession de certains mecs qui voient toujours dans cette pratique l’ultime perversion et le symbole de la déchéance de leurs partenaires. Mais l’étudiante répond sans hésiter que « oui », qu’elle le fait de temps en temps et qu’elle aime la sodomie. Il insiste lourdement pour avoir son adresse mais elle tient bon, tout comme elle refuse avec obstination de lui envoyer une photo d’elle.


Toujours est-il que ce document n’est que le premier d’une très longue liste. Dans le répertoire, il y en a comme ça plusieurs centaines, au minimum un par soir, et souvent même plusieurs pour certaines soirées. Manifestement, cette cochonne passe ses soirées à parler sexe dans les chats, moi qui la croyais complètement coincée et entièrement vouée à ses chères études ! Tout le contraire, certains de ces échanges sont hyper crus et grossiers. Et elle semble vraiment y prendre plaisir, elle encourage même les hommes qui n’ont déjà pas besoin de ça pour se défouler sexuellement.

Manifestement, elle se masturbe aussi en excitant ces types, en tout cas c’est ce qu’elle leur raconte. Elle leur avoue qu’elle aime se faire baiser de toutes les façons possibles, qu’elle aime le cul, qu’elle aime la bite et qu’elle y pense sans cesse… Elle a vaguement conscience d’être une obsédée sexuelle mais qu’elle aime trop ça et elle se branle plusieurs fois par jour en pensant à des hommes…

Donc, apparemment, une vraie cochonne ! Quelle est la part de vérité dans tout ça ? J’ai quelques doutes, l’exagération est souvent de mise dans les échanges sur ces sites. Il n’empêche que son langage est loin d’être châtié et ne correspond pas à l’image pieuse que j’avais d’elle.

Dire que je l’imaginais le soir plongée dans ses bouquins alors qu’à l’heure qu’il est, elle est sans doute en train de correspondre avec deux ou trois pervers, les cuisses ouvertes, la main sur le clito. Oh la vache, quelle salope ! Je sors ma bite et m’astique lentement le manche : « Putain de coquine, j’ai vachement envie de te baiser ». Je bande comme un cerf. Et me voici à m’astiquer comme un malade en pensant à elle. Et je repense à ma tante Aline et les images se brouillent dans ma tête. Oui, je vais l’accepter ce dîner en tête à tête, maintenant j’en ai envie et j’espère bien la culbuter.


Je la recroise dans les couloirs quelques jours plus tard, toujours aussi stricte et guindée, et même si elle me fait la bise, quand j’essaie de la brancher, elle met tout de suite de la distance. Comment peut-elle être aussi cochonne dans ces chats et aussi froide dans la vraie vie ?



J’ai envie de lui répondre quelque chose comme « ça ne t’empêche pas de chater, salope ! », mais évidemment je m’en abstiens. Je suis plutôt déçu car, après ce que j’ai découvert, j’ai très envie d’elle et ne trouve aucun angle pour l’aborder. Quelques allusions plus loin, du style « Tu dois être mieux pour naviguer sur internet avec ce nouvel ordi, en plus maintenant tu peux faire ça dans ton lit ». Mais elle ne relève pas, se contente de répondre poliment et paraît pressée d’abréger la conversation.



---oOo---



Encore deux ou trois semaines à penser à elle. Je relis tous ses chats et me masturbe désormais presque tous les soirs, délaissant complètement mes copines du moment. Dans mes fantasmes, il n’y a plus qu’elle et tante Aline, la « mère » et la « fille », il me les faut toutes les deux !

C’est alors qu’il me vient une idée. Je me connecte sur son site de chat et m’inscris rapidement sous un faux nom : Chenapan27. Au départ, rien ne se passe, je peine aussi à inclure quelques photos sur mon profil, que j’ai traficotées à partir des clichés d’un ami d’enfance. Il est plutôt beau gosse et vit désormais au Canada, il ne devrait donc pas trop l’apprendre.

Un jour, deux jours, trois jours, aucune nouvelle de Clémence, elle est devenue sérieuse ou quoi ? Elle a peut-être effectivement beaucoup de travail. Mais ce soir enfin, Clélune est là, fidèle au poste. Heureusement, elle n’est pas en conférence privée. Du coup, je tente ma chance sous ma fausse identité.



Sur ce, je coupe la conversation sans attendre sa réponse. Le temps de remettre ma bite érigée dans mon pantalon et je monte les escaliers quatre à quatre, puis tambourine à sa porte.



Je l’entends bientôt qui s’approche de la porte : « C’est pas vrai ! » chuchote-t-elle pour elle-même. « Qu’est-ce que c’est que ce bin’s ? », visiblement déconcertée.

Mais elle prend sur elle pour ouvrir lentement la porte, la curiosité étant la plus forte, et passe une petite tête dans le chambranle.



Elle est visiblement déçue, mais elle rougit quand même jusqu’aux oreilles. Elle s’efface pour me laisser entrer, mais semble visiblement très en colère :



J’acquiesce plus ou moins de la tête, mais reste tout penaud. Si ce n’est le rouge qui lui est monté aux joues, elle n’a pas l’air d’être particulièrement désarçonnée. Et dans l’histoire, je comprends vite que c’est moi qui ai le mauvais rôle. Elle en a conscience, alors c’est elle qui est aux manettes :



Pourquoi me dit-elle ça, avait-elle des vues sur moi ? Comptait-elle faire quelque chose de ce dîner ? Je n’y comprends rien, je ne comprends jamais rien aux femmes.



Joignant le geste à la parole, elle s’approche de moi, et me met la main direct au paquet, puis défait sans sourciller ma braguette. Elle sort mon engin, mais je suis maintenant tout flasque. Je ne bande même plus, je n’assume pas… Mais Clémence, alias Clélune, ne se décourage pas. La voici bientôt à genoux devant moi qui baisse mon pantalon et qui prend ma queue en bouche, en train de la léchouiller, ses grosses lunettes juste au-dessus de ma bite. Mon sexe flasque entre ses lèvres me rend honteux. Mais elle me suce gentiment, avec patience, sans s’énerver, avec lenteur aussi. Petit à petit, son entêtement porte ses fruits, d’autant plus que cette fellation a l’air de lui plaire, je me sens à nouveau gonfler, durcir… Maintenant, elle me pompe avec tact et sans précipitation. Ma queue va et vient entre ses petites lèvres. Visiblement, elle apprécie, ses joues écarlates mettent bien en évidence sa propre envie. Elle accélère le rythme et salive le long de mon manche.



Elle se relève, dégrafe sa jupe, ôte sa culotte, retire son haut, puis s’exhibe entièrement nue à quatre pattes sur le sofa.



Curieusement, ça ne m’excite pas du tout de l’entendre parler comme ça, je la trouve moqueuse et provocante et débande à nouveau. Venant à mon secours, elle se propose à nouveau de me sucer mais rien n’y fait, je reste désespérément mou et impuissant.

Elle se relève et s’assoit dans le fauteuil en face de moi sans chercher à cacher sa nudité, les cuisses largement écartées. Finalement, je la trouve plutôt pas mal physiquement, elle a les seins bien ronds, de gros tétons pointus, et sa chatte entièrement glabre est finement ourlée. Si ce n’est ces gros grains de beauté qui constellent son corps et qui me font penser à tante Aline, elle est plus que baisable. Malgré tout, et malgré son bon vouloir, je ne suis plus du tout excité. Peut-être aussi honteux du stratagème que j’ai monté.


Alors, je me rhabille tristement, sans un mot, sans un regard, et prends congé avec précipitation.



L’instant d’après, elle me poursuit sur le palier alors que je descends les marches.



Je me retourne, elle est toute nue en haut des escaliers et semble surexcitée, les yeux révulsés, hors d’elle-même. Ses yeux me foudroient une dernière fois tandis que je rentre piteusement chez moi, la queue entre les jambes.



---oOo---



Je n’ai jamais cherché à revoir Clémence et quand je la croise dans le bâtiment je ne lui fais qu’un signe de tête, auquel elle répond invariablement par du dédain, elle préfère m’ignorer.

Pourtant il m’arrive fréquemment de relire sa prose et même de me branler en pensant à elle. Certains de ses tchats particulièrement crus et pervers provoquent même chez moi une jouissance extrême.