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n° 21171Fiche technique39786 caractères39786
Temps de lecture estimé : 28 mn
23/09/22
Résumé:  Les cercles littéraires, en général, c'est poussiéreux. Sauf celui de l'équinoxe de l'automne que trois copines ont créé pour leur plus grand plaisir et celui des participantes triées sur le volet. Âmes météo-sensibles protégez-vous.
Critères:  fh fhhh grp couplus inconnu boitenuit danser amour voir trans fellation pénétratio hdanus hsodo jeu humour
Auteur : Olaf      Envoi mini-message

Projet de groupe : 23 Septembre 2022
Equinoxe sextraordinaire

C’est bien connu, chacun a sa saison préférée. Certaines personnes aiment l’été, la chaleur, la nudité, le corps dans tous ses états. D’autres préfèrent l’hiver, les grosses doudounes, les coins de feu, les nuits câlines sous la couette. Quelques-unes se régalent du printemps, de ses couleurs timides, de ses hésitations entre le chaud et le froid. Plus rares sont celles et ceux qui apprécient vraiment l’automne.

Certes la nature est colorée comme à aucun autre moment de l’année. Mais ces atours ont un relent de séparation, d’adieux avec les beaux jours. Bref, l’automne porte en lui le ferment d’une déprime pré-hivernale à laquelle Malika, Gloria et Julia avaient décidé de s’opposer résolument en créant un Club de l’équinoxe d’automne.


Tout s’était décidé au cours d’une soirée entre filles, largement arrosée et dignement pimentée de confidences sur leurs vies respectives, leurs succès et leurs déceptions amoureuses voire sexuelles.

Elles choisirent d’emblée de fonder un club très sélect, avec pour objectif avoué une maximisation de plaisirs érotiques ancrée dans une confiance et une complicité absolue entre les membres. Par principe, le club ne serait composé que de femmes, une certaine fluidité de genre étant implicitement acceptée.


L’idée était de jouir au moins une fois l’an d’une liberté absolue de plaisir et d’abandon avec qui semblerait le ou la plus apte à partager quelques folies orgasmiques. Chaque année, des membres du club spécifiquement choisies et préparées pour cet office devraient vivre séparément un équinoxe d’automne aussi intense et voluptueux que possible, puis le raconter en détail la nuit suivante aux autres membres du club.


La participation aux réunions de l’équinoxe était obligatoire pour tous les membres. Chacune restait néanmoins libre de se donner ou non du plaisir en écoutant les récits des officiantes. La seule contrainte étant que, si plaisir il y avait, il serait ouvertement partagé au sein du groupe. Évidemment, tout ce qui se passait dans le groupe ne devait jamais sortir du groupe.


Conscientes de leurs responsabilités envers la planète – et friandes de défis érotiques sophistiqués –, les fondatrices fixèrent dans leurs statuts que le ou les orgasmes de l’équinoxe d’automne devraient être locaux, biodiversifiés et exogènes.


Locaux, pour éviter toute production inutile de CO2 par du tourisme sexuel. En cherchant bien, on trouve au coin de la rue, voire de la prochaine forêt, de quoi jouir aussi intensément qu’au bout du monde.

Biodiversifiés, pour favoriser la découverte de nouveaux horizons érotiques et d’inattendues combinaisons sensuelles.

Exogènes, essentiellement pour satisfaire leur goût pour les mots compliqués. Concrètement, cela signifiait que l’orgasme devait être partagé avec ou venir d’une ou plusieurs autres personnes. Un orgasme masturbatoire, même bien mis en scène, ne remplirait pas les conditions requises.


Après d’intenses discussions au cours de soirées pyjama particulièrement gratinées, les fondatrices décidèrent que deux d’entre elles seraient choisies chaque année pour assurer le rituel orgasmique de l’équinoxe d’automne.

Pourquoi seulement deux ? À cause d’une clause couperet, qui exigeait une préparation mentale et érotique très stricte des officiantes entre l’équinoxe de printemps et celle d’automne. Concrètement, tout orgasme était prohibé entre le 19 mars et le 21 septembre – respectivement le 20 ou 21 mars et le 22 ou 23 septembre suivant les années – pour mieux se préparer à la cérémonie de l’équinoxe d’automne. Il n’était donc pas certain de pouvoir trouver chaque année plus de deux participantes actives.


Pourquoi célébrer l’équinoxe d’automne plutôt que celle de printemps ou un des deux solstices ? Essentiellement parce que les fêtes des solstices font déjà partie des rituels de la plupart des sociétés humaines. Pas besoin d’en rajouter une couche.

Et surtout parce que l’équinoxe d’automne annonce un allongement des nuits. Donc, par la même occasion, des minutes de plus de câlins lascifs à chaque réveil au cours des prochains six mois.

Une évidence qui mérite d’être fêtée dignement. Et pour laquelle quelques exigences préliminaires ne comptent presque pas, au regard des plaisirs que la fête permet d’envisager.


Car le rituel de l’équinoxe d’automne se devait d’être particulièrement jouissif et voluptueux. Ne serait-ce que parce que tout le vécu érotique et sexuel serait divulgué aux autres membres du club la nuit suivante.

Rien ne devait être caché, ni les préparatifs, ni le déroulement – y compris les détails sur les personnes et les instruments impliqués –, ni surtout les sensations les plus intimes avant, pendant et après l’acte sacré. Il fallait donc faire preuve d’imagination et de détermination pour arriver à ses fins.


Au moment de sa création, le club était composé des trois copines. Après s’être astreintes toutes trois au premier rituel de l’histoire du club, elles recrutèrent chacune une autre copine digne de confiance et capable de garder le secret. Elles étaient donc six la deuxième année. Les deux membres qui avaient vécu et divulgué leur rituel cette année-là furent chargées de proposer chacune une candidate pour le club. Le nombre d’impétrantes passa donc à huit l’année d’après, puis à dix l’année suivante.


Il fut alors décidé de limiter la taille du club à ce nombre de membres. Lorsque l’une d’entre elles décida de se retirer – la continence orgasmique entre deux équinoxes, et surtout les débordements vécus pendant le rituel ayant été fatals à son couple –, les filles décidèrent de choisir la remplaçante par cooptation. L’entente entre les membres était telle qu’une unanimité était systématiquement trouvée.

Quant au choix des officiantes de l’année suivante, il se faisait par tirage au sort. Un minimum de deux ans de carence devant toutefois être respecté après un rituel, pour éviter de favoriser toujours les mêmes.


Les statuts étaient volontairement aussi minces que la dentelle d’un string. Ils n’en favorisèrent pas moins l’organisation de rituels particulièrement innovants, sensuels et surprenants, tout en permettant à chaque membre d’enrichir son potentiel érotique et amoureux de quelques expériences fortes au gré des confidences et des jeux de mains qui ne manquaient jamais lors de l’assemblée de la nuit qui suivait celle de l’équinoxe.

Quelques couples s’en trouvèrent revigorés. D’autres n’y résistèrent pas. C’est la vie…



ooo000ooo



Bon, les filles, vous savez que je suis veuve depuis l’an passé. J’ai hésité à accepter lorsque vous m’avez choisie, car j’étais encore dans le deuil de mon homme. Mais je me suis dit que sans homme dans mon lit, il serait plus facile de respecter le temps de carence orgasmique entre deux équinoxes. J’ai aussi pensé que retrouver le chemin du plaisir après plus d’un an de solitude serait un bon moyen de tourner la page.


Par ailleurs, plus le moment de réaliser le rituel approchait, plus je me disais qu’au-delà de cinquante ans, les orgasmes, c’est plutôt solo de voltige que vol en escadrille. Si je boudais cette occasion, rien ne garantissait qu’une autre se présente prochainement. Donc, j’ai fait fonctionner la boite à fantasmes.


Ceci d’autant plus qu’en bas de chez moi se trouve une petite brocante, tenue par un monsieur fort sympathique. Je passe de temps en temps tailler une bavette et boire un jus avec lui. Le regard qu’il pose sur moi me remet peu à peu en confiance. Il ne se gêne pas de contempler ce qu’il semble apprécier de mon corps, et j’aime ça.


Il y a un mois, j’ai donc osé lui parler du défi à relever. Même si, à ce moment, je n’ai pas pensé une seconde que je pourrais orgasmer entre ses bras un jour ou l’autre. Nous sommes tous deux proches de la soixantaine et plus vraiment gaulés pour la galipette. Quoique, en ce qui le concerne, sa taille et sa prestance me donnent des frissons dans le bas-ventre depuis quelques semaines. Raison pour laquelle j’apprécie ses mains sur moi quand nous nous faisons la bise.


Je lui explique donc ce que je dois faire pour notre groupe, tout en précisant être dans le bleu pour une réalisation assez épicée. Il se marre, mais me félicite pour ma franchise et ma confiance.

Après quelques questions assez intimes – est-ce que je souhaite plutôt orgasmer avec une ou plusieurs personnes, hommes ou femmes, jeunes ou vieux, connus ou inconnus, en soumission ou en domination ? –, il me propose un scénario clé en main, comme s’il organisait toutes les semaines ce genre de réjouissance.


Le truc me plaît d’emblée et, après ouverture d’une bouteille de blanc de derrière les fagots, on se met à peaufiner les détails. L’idée est de proposer par affichette dans son échoppe un atelier de rafraîchissement de curiosa(1), dont je serai en fait l’objet. J’apprécie son élégance, il aurait pu dire réparation ou remise en état !

Concrètement, le jour venu, je serai nue, à quatre pattes, avec un plateau de verre sur le dos. Le ou les admis à l’atelier devront procéder avec moi comme ils le feraient avec un meuble ou un objet à préparer pour la vente. La suite ne dépendrait plus de lui. Il se retirerait même dès que les consignes seraient comprises.


Il me propose d’informer sa clientèle comme si l’atelier était ouvert à tout intéressé, mais de ne garder qu’un seul élu. Il se chargera de choisir la personne qu’il considérera la plus apte à me faire jouir aussi intensément que je le lui ai décrit pour réussir mon rituel.


Sa connivence et son enthousiasme augmentent encore les frissons dans mon ventre. Je commence à le voir comme un mâle attrayant plus que comme le pote brocanteur avec qui j’organise un truc un peu fou.

Au fond de moi je me dis même qu’une fois passé l’équinoxe, un petit transport sensuel entre ses bras pourrait être délicieux. J’espère que ce qui va se passer dans sa boutique ne va pas le rendre jaloux et ternir notre amitié.


Nous décidons de ne plus nous revoir avant la nuit de l’équinoxe. Il va tout organiser et je lui fais confiance. Ce qui ne m’empêche pas d’être impatiente de vivre ce moment déjanté, et de découvrir qui sera le type qu’il aura choisi pour moi.


D’un autre côté, je flippe grave à l’idée que je sois trop moche pour séduire un amateur de curiosa, et que je sois surtout trop inhibée pour jouer à fond et de manière décomplexée le rôle du meuble manipulé dans tous les sens par un inconnu.

J’ai joué la soumise pour mon homme dans des soirées intimes avec d’autres couples, mais jamais de cette manière.


J’arrive donc hier soir, assez nerveuse, à l’heure dite. Michel me prend tendrement dans ses bras, me rassure, me redonne confiance au sujet de mes charmes, sur lesquels il passe discrètement ses mains. Mes appréhensions diminuent. Après quelques minutes, je me sens prête à m’offrir et à y prendre tout le plaisir possible. Même si les frissons dans mon ventre profiteront à un autre que Michel.


À peine suis-je installée à quatre pattes au milieu de la boutique qu’un jeune homme d’une vingtaine d’années entre et demande si c’est bien là que se déroule l’atelier. Michel le lui confirme et, sans lui laisser le temps de vraiment réaliser ce qui se trame, me présente comme la curiosa à rafraîchir. Le type, fort mignon au demeurant, ne sait pas trop où regarder. Il n’avait visiblement pas prévu un tel plan.


Mais il pige rapidement le profit à tirer de la situation. Il faut dire que les préservatifs posés sur le plateau de verre ne laissent aucun doute sur le concept de l’atelier. La bosse qui commence à grandir sur le devant du pantalon du jeune homme laisse même supposer que l’objet lui plaît, ce qui me fait du bien.


Dans la foulée, Michel lui donne les consignes pour l’atelier, en précisant qu’il le laissera faire seul la procédure de rafraîchissement. Le matériel dont il pourrait avoir besoin se trouve dans l’arrière-boutique. Je ne savais pas Michel adepte de ce genre de soirées.

Il précise qu’il va revenir dans environ une heure et sera à disposition si le jeune homme a des questions ou besoin d’explications.


La procédure est assez simple, il s’agit dans l’ordre de bien examiner la curiosa pour en découvrir les petits défauts. C’est ce qui permet de planifier les travaux de rafraîchissement nécessaires.

Ensuite, il est important de relever tous les éléments positifs de l’objet, ceux qui permettent d’augmenter le prix et d’attirer d’éventuels acheteurs. Le grand art consistant à mettre les côtés charmants ou troublants de la curiosa en valeur par différentes techniques. Le clin d’œil que Michel jette au jeune gars médusé ne laisse aucun doute sur la palette des techniques que je suis prête à lui permettre d’appliquer sur ma personne.


Mon brocanteur se retire sitôt les explications données. À moi de jouer ! En fait, je choisis de ne rien faire, et de me soumettre entièrement au bon vouloir du jeune homme. Je veux tester son imagination érotique et utiliser sa découverte de mon corps comme préliminaire. J’ai en fait même peur qu’une attitude trop entreprenante de ma part ne l’inhibe.


Il commence par retirer le plateau de verre posé sur mon dos. Puis il se met à me contempler, de loin d’abord, puis de plus en plus près. Après avoir effleuré mon dos et mes flancs du regard puis timidement du bout des doigts, il me demande de me retourner et de m’allonger sur le dos.

Entre mes paupières mi-closes, je vois sur son visage un regard très doux. Se prenant progressivement au jeu, il admire mon ventre, mes seins et mon buisson grisonnant, tout en appréciant la texture de ma peau comme un antiquaire vérifierait la qualité d’un bois ou d’une laque sur un meuble.


Le geste délicat et respectueux qu’il a pour caresser la cicatrice de césarienne qui traverse mon pubis provoque une agréable tension dans mon ventre. Les pointes de mes seins réagissent. Il en évalue la texture en les faisant rouler entre le pouce et l’index. J’ouvre instinctivement les cuisses. Il en profite pour les écarter encore plus d’une main chaude et douce. Je m’offre entièrement à ses regards. Puis à ses caresses.


Les défauts physiques qu’il n’a pas manqués de repérer sur mon corps ne semblent pas le décourager. Bien au contraire si j’en crois sa manière de bander, qu’il ne cherche plus à cacher.


Profitant de cette aubaine, je tends ma main et effleure son sexe. Il me laisse faire avec un charmant soupir de bien-être. Je remonte alors le long de son torse et ouvre les premiers boutons de sa chemise. Assez pour découvrir une musculature fine mais bien dessinée, sans aucune trace de pilosité. Le genre de poitrine masculine que j’apprécie. Je finis par arriver à lui faire retirer son haut.


J’ai une pensée émue pour Michel qui a choisi cet amant d’un soir pour moi. Le corps et les manières du jeune homme me conviennent et m’excitent. Même si j’appréhende un peu de ne plus être capable de répondre à sa fougue, lorsque le moment sera venu de rafraîchir la libido de la curiosa. Ce que je suis impatiente de découvrir.


Le jeune homme semble toutefois prendre plaisir à me faire languir. Il alterne les caresses et les regards gourmands sur les moindres détails de mon anatomie intime, mais sans vraiment chercher à m’exciter.

En temps normal, je ne laisserais pas un amant inspecter mon corps de cette manière. Si préliminaires il doit y avoir, j’aime qu’ils soient courts et intenses, avant de passer aux choses sérieuses.

Étrangement, la maladresse du jeune homme ajoute pourtant une touche érotique à ses hésitations et fait monter une agréable chaleur entre mes reins. Pour être honnête, je commence à avoir sérieusement envie de goûter à son chibre.


Tout en restant allongée sous ses regards, je déboutonne donc son pantalon et libère sa queue déjà bien dure. Je découvre alors un petit bijou de bite, pas très volumineuse, mais parfaitement dessinée, délicieusement réactive sous mes caresses et superbement élargie à sa base. Le genre de sexe qui écarte mes lèvres intimes lors de coups de reins profonds et me fait grimper aux rideaux à la vitesse grand V.


Là, j’avoue, c’est le coup de chaleur sur mon oasis intime. Cette jeune bite et mon vagin expérimenté sont faits pour s’entendre, et même beaucoup plus. Pour autant que le monsieur se décide à en faire l’usage fougueux que j’attends de lui.


Pour éviter tout retard à l’allumage, je lui propose d’en venir enfin au cœur de la procédure de rafraîchissement de la curiosa. Mes mots et mes regards sur son superbe organe font mouche. Sa bandaison atteint un volume plus que désirable. Je m’ouvre largement pour lui, tout en caressant ses fesses musclées. Cela suffit enfin à booster sa libido et agiter ses glandes.


Après quelques caresses aussi impatientes que maladroites, il se décide à enfiler un des préservatifs et à s’agenouiller entre mes cuisses. L’idée de retourner la curiosa dans tous les sens avant de s’en emparer ne semble plus lui venir à l’esprit. Timidité ? Manque d’expérience ? En fait, je m’en fiche, pourvu qu’il se décide enfin à me faire sentir son organe viril au plus profond de mon ventre.


Malheureusement pour moi, le jeune homme se trompe sur la nature de mon désir. Moi, j’ai juste envie d’être baisée et d’orgasmer sans plus attendre. Non seulement pour réussir mon rituel, mais parce que j’en ai juste foutrement envie, à même le sol, excitée par ce que Michel a mis en scène.

Après des mois d’attente, je veux un truc bien planté en moi, qui bouge assez longtemps et assez profondément pour me faire jouir.

Au point où j’en suis dans ma vie amoureuse, peu importe qui est derrière cette queue, quelle langue il parle ou s’il est amoureux de moi. Une bite, juste une bite je veux, et maintenant !


Or visiblement, le jeune homme veut bien me rafraîchir, mais il entend que je l’admire dans ses œuvres. C’est ça qui l’excite et rien d’autre ne compte pour lui.

Enfin sorti de sa timidité première et de sa gaucherie, il voudrait donc que je me pâme devant sa virilité, sans doute pour mieux en jouir lorsqu’il honorera mon antre de son superbe mandrin.

Tout, dans ses gestes et son attitude, montre à quel point il est satisfait de lui, de ses compétences érotiques et sexuelles, et prend plaisir à me faire languir.


Sa suffisance culmine dans la petite phrase que ce jeune coq prononce juste avant de se jeter sur moi :



C’en est trop. Malgré l’envie que j’ai de lui, l’idée de devoir prendre un tel personnage entre mes bras torpille tout ce qui frissonnait dans mon ventre. Impossible de jouir vraiment de ses pénétrations, probablement désordonnées et peu respectueuses de mon plaisir, sans occulter tout le reste. Je ne suis pas à ce point affamée. Michel et moi avions organisé un rafraîchissement de ma libido, pas une douche froide.


Je quitte alors mon rôle passif et, avec une assurance qui m’étonne moi-même, je fais comprendre au type qu’en fait, non, je ne suis plus prête.

Pour ne pas saccager pour longtemps sa formidable confiance en sa virilité, je lui affirme que sa bite est sublime, que j’aurais grand plaisir à l’accueillir dans mon intimité, voire en jouir longuement, mais que là, j’avais complètement oublié que ma fille avait un cours d’aqua-poney auquel j’avais promis de la conduire !


Je dis cela sur un ton mi-humoristique mi-désabusé en espérant que le type comprenne vite et se retire avec un minimum d’élégance. Il n’en est rien. Le monsieur s’offusque, il a payé pour une heure d’atelier, il a droit aux vingt minutes qui restent. D’ailleurs, je l’ai tellement excité qu’il ne sait pas comment il va pouvoir débander sans passer par la case éjaculation.


D’un geste rageur, il retire le préservatif qui commençait à pendouiller tristement au bout de sa verge juvénile. Sa colère et sa frustration m’amusent. Il devient franchement ridicule et surtout plus du tout attirant avec sa mine boudeuse d’enfant gâté. Même si sa bite n’en demeure pas moins bien faite et joliment bandée.


Dans un élan de pitié pour sa détresse génitale, je lui propose d’inverser les rôles. Sauf erreur de ma part, le reste du temps aurait dû être consacré au polissage de l’objet. Qu’à cela ne tienne, je polis volontiers son bel objet.


Médusé par ma manière de prendre la chose en main, il se calme et me laisse faire. Après quelques allers et retours de ma main entre ses couilles – effectivement bien gonflées – et son gland, il se soumet et s’allonge là où j’étais peu avant.

Quelques titillements de la langue et des lèvres suffisent à provoquer une éjaculation abondante et particulièrement jouissive. Pour lui en tout cas, si j’en crois ses gémissements et sa manière de se tortiller en giclant de tous les côtés.


C’est à ce moment que Michel réapparaît. Avant que le type ait lâché sa dernière salve et repris ses esprits, mon brocanteur vient vers moi et me prend dans ses bras, tel le deus ex machina du théâtre classique.

Soulagée, je lui tends mes lèvres et mes seins. Sans s’occuper le moins du monde du gars qui se rhabille à la hâte et quitte le ring, la queue entre les jambes, il pénètre ma bouche d’une langue savoureuse et particulièrement agile, tout en plaquant une main ferme et chaude contre mon intimité.

Il n’en faut pas plus pour que je m’abandonne à sa volonté de mâle alpha lubrique. En une fraction de seconde, je suis à lui, violemment en désir de lui, de la manière qui lui conviendra le mieux.


À sentir son impatience virile, je suppose qu’il n’a en fait jamais quitté l’arrière-boutique. Je n’ose imaginer ce qu’il a ressenti en regardant le jeune paon lisser les plumes de sa queue entre mes jambes. Le pauvre a dû avoir la plus grande peine à résister aux bouffées de testostérone que la scène a provoquées.

Il n’en est que plus chaud à l’instant avec moi. Tout en lui laisse présager qu’une transe voluptueuse va nous envoyer en l’air dans les minutes qui viennent.


D’ailleurs, tant qu’à m’offrir au mâle alpha en rut, autant le faire de manière vraiment animale. Je reprends donc la position initiale de curiosa, à quatre pattes devant lui, cuisses bien écartées, vagin suintant de mon désir de lui, fesses offertes à tous les plaisirs imaginables.


Cette fois, le message passe. Sans même se déshabiller, il sort sa queue de son futal et la présente contre ma vulve. J’essaie en vain de me maîtriser, mais j’ai tellement envie de lui que ma voix doit traverser les murs lorsque je le supplie de me prendre et de se lâcher au fond de mon ventre.


Il agrippe alors mes hanches, s’enfonce brutalement en moi, ressort, retourne tout au fond, et ressort encore, juste pour que le manque de sa queue me rende définitivement folle.


Entre lui et moi, tout est harmonieux, la magie érotique, sensuelle et sexuelle s’opère. Tout dans sa manière de me baiser me donne du plaisir. Je me sens femelle, bouillante, juteuse, obscène. À chaque coup de reins je contracte mes muscles intimes sur sa bite, ce qui augmente son plaisir autant que le mien.


Sa respiration agitée me guide, il est déjà sur orbite, tente de se maintenir en vol stationnaire pour me laisser le temps de m’arrimer à sa station spatiale. Ce faisant, il me décrit tout ce qui se passe en lui et le fait trembler d’impatience, les premiers spasmes, son corps qui se tend pour me remplir plus encore.

Chaque mot fait mouche, chaque grognement viril m’excite plus encore, jusqu’à ce qu’un geyser de sperme inonde ma matrice et me fasse perdre contact avec la réalité.


Je sens très précisément l’onde orgasmique traverser son corps dès le début de sa formidable éjaculation. Une onde qui se propage au travers de moi et me fait jouir à l’unisson avec lui aussi longtemps qu’il se répand en moi. C’est sublimement dévastateur.


Je ne sais pas quelle influence la lune peut avoir sur la libido en général. Mais là, aucun doute, l’équinoxe a des vertus invraisemblables sur nous deux. Même feu mon époux, qui savait pourtant me faire jouir de très intense manière, n’est que rarement arrivé à me faire décoller à ce point.


Quelques minutes après ce séisme, Michel se retire de mon vagin et prend enfin le temps de se déshabiller. Il ne débande pas pour autant. À peine me suis-je allongée sur le dos, pour mieux le contempler, qu’il se présente déjà face à moi entre mes cuisses. Un large sourire aux lèvres, le sexe bien raide, tendu vers ma fente dégoulinante de son sperme, il me demande : « Pénétrez-vous bien de ceci, Mâdaaaame ! (2) ».


Quand c’est bien dit, avec l’assurance que confère l’autodérision, cet appel du mâle représente le meilleur des sésames érotiques. Je m’ouvre comme une fleur impatiente d’être butinée. Il plonge son dard profondément en moi et reprend possession de mon ventre, de mes sens, de mes hormones, de mon cœur.


Il le fait lentement cette fois, en contemplant mon visage, adaptant son rythme de pénétration à mes réactions de plaisir ou d’impatience.

Alternant tendresse et fougue, il me fait délicieusement l’amour. Jusqu’à ce que je lui demande de me remplir à nouveau de sa semence, tout en massant sa verge de mes muscles intimes et ses boules à pleine main. Juste avant de se donner à moi, il prend mes lèvres et m’embrasse amoureusement.


Nous jouissons à nouveau à l’unisson, moins violemment que la première fois, mais de manière très intense. Amoureusement presque.



Voilà, les filles, vous savez tout. Je garde le reste pour moi, cela ne fait plus vraiment partie du rituel de l’équinoxe.


Je peux juste encore préciser qu’après nous être endormis quelques heures, nous nous sommes réveillés étroitement enlacés, et nous avons recommencé à faire l’amour, jusqu’au moment où les premiers clients se sont présentés devant la vitrine. Entre deux caresses, je l’ai alors entendu m’appeler non pas Gloria, mais Gloriosa.


J’avoue qu’entre ses bras, je veux bien être sa curiosa pour longtemps. Ou sa Gloria amorosa. Les deux me vont bien.



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La fin du récit de Gloria est ponctuée par un long gémissement de plaisir. Nina, émue par l’intensité des émotions s’est laissée gagner par la montée érotique. Les yeux fermés, elle accompagne les dernières vagues de volupté en caressant légèrement le haut de son clitoris, comme l’a sûrement fait Michel avec Gloriosa au cours de leur nuit d’amour.


Les filles lui laissent un peu de temps pour revenir parmi elles, puis elles applaudissent aussi bien les exploits de Gloria que l’abandon sensuel de Nina. Karin la prend entre ses bras, caresse son ventre et ses cuisses et l’embrasse tendrement. À ce rythme, le récit de Julia que toutes attendent avec impatience, pourrait faire basculer la soirée dans une orgie incontrôlable.



ooo000ooo



Bon, les filles, en ce qui me concerne, la première question difficile à résoudre a été celle de l’abstinence orgasmique pendant six mois. Pas avec mon mari. À raison d’un max de trois coïts par mois, je n’ai pas eu trop de peine à simuler. Il n’a rien remarqué.


Non, le plus dur, ça a été avec Philippe, mon amant. Il s’est méfié dès la deuxième fois que je me suis retenue de jouir. Il m’a demandé si quelque chose n’allait pas, si j‘avais moins envie de lui, s’il avait fait un truc pas top.

Il était si inquiet que j’ai craché le morceau. Enfin, après avoir bien avalé le sien, tant il avait à cœur de me faire du bien ce matin-là.


Il a été adorable et m’a d’emblée proposé de m’accompagner dans la carence. J’ai bien sûr refusé tout net. Hors de question qu’il renonce à me faire l’amour, ni surtout à jouir de moi. J’aime trop le sentir craquer.


Il n’a rien voulu entendre. Chasteté orgasmique complète pour lui comme pour moi jusqu’à la date prévue. Il a toutefois précisé que cela n’excluait pas forcément tout plaisir. Au contraire, aller de plus en plus loin, de plus en plus près du point de bascule, comme il disait, ce serait assurément un enrichissement de notre relation.

J’ai avoué avoir très peur qu’il me quitte pour une autre, plus jouissive. Son regard amoureux à ce moment m’a fait pleurer. Il y avait tant d’amour sans ses yeux, tant de respect pour mon choix, tant de désir de me rendre heureuse. J’étais à deux doigts d’envoyer bouler mon mari et de demander le divorce.


Comme pour Gloria, je vous fais grâce de nos ébats entre les deux équinoxes. Ils relèvent de la sphère privée. Mais je ne peux que recommander ce genre d’exercice de continence, tant ils excitent absolument toutes les fibres nerveuses du plaisir entre le cerveau et les orteils.


J’ai découvert avec lui à quel point déjà entendre sa voix au téléphone pouvait me rendre folle de désir, et à quel point je pouvais éprouver de plaisir physique à partager intensément tous les frissons que cela provoquait en nous. Il nous est même arrivé de devoir cesser notre conversation tant nous approchions du point de bascule rien qu’en se touchant du bout des mots.


Donc, pas besoin de décrire à quel point j’étais chaude bouillante hier soir pour la nuit de l’équinoxe. Nous nous y étions préparés depuis mi-août, échafaudant des plans et des scénarios tous plus excitants les uns que les autres. Ce qui n’est pas évident lorsqu’on a un mari avec lequel plus rien ne se passe, mais qui n’en est pas moins jaloux.


Nous avons finalement opté pour une virée en club échangiste. L’idée était que nous puissions, à notre convenance, choisir de nous y éclater en couple, ou multiplier les orgasmes avec d’autres, si l’envie nous en prenait. En tous les cas, passer une soirée de ouf, en lâchant les chevaux sur le champ de courses érotique.


Seule limite, rester en contact visuel, voire tactile, pour nous assurer mutuellement de nos envies et de nos consentements.


Le problème, c’est qu’un groupe d’extrémistes coincés du cul avaient aussi choisi cette date pour manifester précisément devant ce club. À notre arrivée, une vingtaine de personnes des deux genres bloquaient l’accès avec leurs banderoles et leurs slogans, sous prétexte que nous trahissions les liens sacrés du mariage, etc.

Nous avons essayé de nous faufiler jusqu’à l’entrée, mais ils sont arrivés à nous repousser encore et encore.


Soudain, la porte finit par s’ouvrir et une puissante lampe tactique stroboscopique est alors activée de l’intérieur. L’aveuglement irrésistible calme les manifestants, et nous avec.

D’une main puissante, le videur nous agrippe par les épaules et nous propulse à l’intérieur du club, avant de renvoyer une salve lumineuse en direction des manifestants, puis de fermer la porte à double tour.


Après nous être remis de notre éblouissement, nous découvrons que le videur est en fait une videuse, qui nous informe que nous serons probablement plus ou moins les seuls ce soir, mais qu’il ne serait pas trop raisonnable de ressortir. Elle peut nous proposer quelques réjouissances sur mesure. À nous de voir.


Nous la regardons plus en détail, puisqu’elle va participer activement à notre bonheur, un peu tronqué il est vrai.


Elle est grande, blonde, belle dans le mode walkyrie, avec des seins de haute compétition. Je soupçonne que ce soit l’argument massue qui emporte l’adhésion de mon amant, mais je ne lui en veux pas. Une grande force et une certaine autorité naturelle émanent d’elle, ce qui ne me déplaît pas, vu la nature des jeux érotiques que cela peut signifier. L’important étant d’orgasmer de la meilleure manière possible pour réussir mon rituel, non ?


Elle nous propose de nous remettre de nos émotions au bar pendant qu’elle va se rafraîchir. Quelques minutes plus tard, elle réapparaît, encore plus somptueuse qu’avant, à moitié nue dans un déshabillé vaporeux, les obus gonflés à bloc, la bouche pulpeuse, les hanches larges, bref, en incarnation de la femme fatale.


Je sens immédiatement que mon amant pose moins souvent ses regards pour moi. Le barman s’en aperçoit, ce qui l’incite à me proposer un tour de danse. J’accepte d’autant plus volontiers que Philippe, après m’avoir vaguement demandé mon assentiment, est déjà sur la piste.


J’avoue qu’en voyant certains gestes de Victoria, j’ai un léger doute sur sa féminité. Mais je le garde pour moi. Si j’ai raison, et si Victoria n’est pas exclusive, la mise pourrait doubler sur mes orgasmes. Quant à Philippe, je le sais assez large d’esprit pour faire bonne figure. Nous découvrirons ensemble si cette largesse se retrouve en d’autres endroits de sa séduisante anatomie !


Avant de fermer les yeux pour mieux jouir des assauts sensuels du barman sur ma bouche et mes seins, j’ai le temps de voir avec quelle gourmandise Victoria broute les lèvres de Philippe, qui rétorque avec enthousiasme. Le corps musclé de la videuse et celui athlétique de mon amant se correspondent parfaitement. C’est beau de les voir s’embrasser si fougueusement.


De mon côté, après de longues minutes de baisers et de caresses de la part du barman, qui sait parler très habilement aux bouts de mes seins et à mon clitoris, je lui avoue avoir envie de quelque chose de plus poussé, mais à l’horizontale. Je m’éclipse juste deux minutes, le temps de consulter mon amant, pour décider qui participe à quoi et avec qui.


C’est à ce moment que je réalise à quel point les mois de continence sexuelle ont dû peser sur l’équilibre hormonal de Philippe. Je réalise aussi avec émotion et tendresse quelle dose d’abnégation cela a représenté de m’accompagner dans mon délire. Et tout cela, rien que pour notre club, les filles…


Je le remarque non seulement à la fougue qu’il met à envahir la bouche et à bouffer les lèvres de Victoria, qui le lui rend bien, mais à l’intensité de son érection. Il bande comme un taureau, projetant déjà son bassin vers celui de Victoria, dans l’espoir de soulager enfin les tensions que je lui ai imposées ces derniers mois.

Ce qui m’amuse toutefois, c’est que sa partenaire est dans le même état et bande aussi amplement que lui, ce dont il ne semble pas encore s’être aperçu, tant son désir anesthésie toutes autres perceptions.


Délicatement, tout en dansant avec mon barman, je prends sa main dans la mienne, la passe sur mes seins, puis entre mes cuisses. Sans cesser de lécher le minou de Victoria, il commence à me caresser comme il sait si bien le faire quand nous faisons l’amour. Ses doigts tournent autour de ma chatte, effleurent le bouton magique, cherchent l’entrée moite et chaude entre les plis de ma vulve.

Je reprends alors sa main et la pose sur l’entrejambe de Victoria.


Pendant huit dixièmes de secondes, rien ne se produit. Puis tout se fige. Philippe, Victoria que mon geste a prise de court, mon barman qui a compris que j’avais compris, et moi, qui veux laisser le temps à Philippe de se reprendre et de donner la meilleure suite possible à cette découverte, tout le monde reste immobile.


Si je devais dire un jour à quel moment j’ai été la plus fière de mon Philippe, à quel moment il m’a le plus bouleversée, eh bien je dirais que c’est lors de cet équinoxe d’automne.


Sans paraître particulièrement troublé, il recule juste d’un petit pas, prend le visage de Victoria entre ses mains et lui dit des trucs incroyablement tendres, respectueux, émouvants. Il caresse ensuite ses seins, puis à nouveau son sexe, avant de revenir à ses seins.


Il embrasse longuement Victor : ia, puis lui dit que cela ne change rien à son désir d’ielle, pour autant que je les accompagne et participe à leurs jeux.

Il ajoute encore, la voix un peu tremblante d’émotion, qu’il est vierge de cette expérience et qu’il serait heureux d’être initié de cette manière, et entre mes bras, si Victor : ia et le barman le veulent bien.


Mais, ajoute-t-il, avant toute chose, il aimerait pouvoir tenir une promesse à mon égard. Avec mon consentement, entourée de la tendresse et du désir des deux autres hommes, il veut me donner le plaisir que nous nous étions refusé au cours des derniers mois.


Ce sont les dernières paroles que nous échangeons. Depuis ce moment, nous ne cessons plus de nous caresser, de nous embrasser, de nous donner du plaisir avec un respect mais surtout une intensité inégalée jusqu’à ce jour.


La fougue amoureuse de Philippe m’emporte rapidement. Son sexe impatient de toutes sortes de plaisir me remplit et me comble. Je jouis longuement entre ses bras, puis lui donne mon feu vert pour aller vers d’autres plaisirs entre d’autres bras.


Il ne s’en prive pas plus que moi au cours de la soirée. Que ses élans libidineux sont troublants, que son corps est beau tout contre le corps ambivalent de Victor : ia.


Je découvre ainsi avec lui ou simplement à ses côtés tant de belles manières d’orgasmer, à deux, trois ou quatre, que finalement, pénétration ou pas, exclusivité érotique ou pas, je suis prête à jouir intensément dès qu’une personne me désire et s’empare respectueusement de mon corps en trouvant les endroits délicieux qui me font grimper au ciel.

Le respect du corps n’excluant toutefois pas certaines envies de domination ou d’intense possession. Toute surprise est bonne à prendre dans un consentement mutuel.


J’avoue que je cesse de compter les orgasmes après le cinquième, lorsque Philippe me remplit de sa semence pour la deuxième fois. Auparavant, Victoria l’avait initié avec délicatesse à d’autres pratiques, après m’avoir demandé de préparer son anus à le recevoir tout entier.


Le simple fait de pénétrer la face secrète de mon amant adoré, pour que lui aussi jouisse de la volumineuse excitation de Victor : ia, me donne des frissons que les mains habiles du barman savent transformer en vagues tonitruantes entre mon ventre et le bout de mes seins.


Passé minuit, donc une fois le rituel accompli à satisfaction de toutes et tous, nous retournons au bar et prenons enfin le temps de partager nos émotions, nos envies et les plaisirs dont nous nous sommes gavés.


Nous découvrons alors que Victor : ia et le barman sont en couple, mais que le barman a aussi une vie de famille en dehors de cette relation. Comme moi.

Au fait, cet homme attentionné s’appelle Julien, mais il lui arrive de s’appeler Julia lorsqu’il sort en boite échangiste avec Victor : ia.


Et maintenant ? J’avoue que je n’en sais trop rien. J’ai découvert non seulement une intensité de plaisirs inconnue et bouleversante, aussi bien entre les bras de Philippe, que de Julien/Julia ou de Victor : ia, mais j’ai surtout partagé tout aussi intensément quelque chose de la vie avec deux autres personnes respectueuses, sincères et ouvertes, tout comme l’est mon doux, mon tendre, mon merveilleux Philippe.


Pour celles qui vont être choisies maintenant et officier l’an prochain, la nuit de l’équinoxe n’est pas qu’un jeu érotique. C’est une putain d’étape marquante dans une vie pour autant qu’on puisse rencontrer les meilleurs guides pour une telle aventure.



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Étrangement, contrairement à celui de Gloria, le récit de Julia ne provoque dans l’immédiat aucune manifestation de désir ou de plaisir chez les membres du club. Au contraire, des larmes coulent sur plusieurs visages. Ce qui n’empêche pas les femmes de se rapprocher les unes des autres, des langues de sécher les gouttes salées sur les joues, les mains de se joindre.


Peu à peu, le message de Julia fait toutefois vibrer l’assemblée au diapason. La tendresse et les envies de plaisirs mutuels prennent le dessus sur les soucis quotidiens, sur les hésitations ou les doutes au sein des couples. Bref, sur les aléas de la vie en général.


Les amies s’offrent alors l’une à l’autre au gré des affinités, échangent même parfois leurs rôles érotiques après une salve de douceurs intimes. En un mot, elles font le plein de félicité et d’orgasmes en toute légèreté, pour mieux empoigner ensuite la vie et la croquer à pleines dents jusqu’à l’automne prochain.


Le reste est très exactement décrit dans les annales du club. On sait donc précisément qui a embrassé qui, qui a joui avec qui et qui s’est délectée du fruit juteux de qui.


On le sait. Mais les comptes-rendus des réunions du club étant secrets, personne d’autre que les membres présentes n’en saura rien. Ce qui ne doit empêcher personne d’imaginer à quel point elles se sont donné de plaisir les unes aux autres. Et nous, à en faire de même avec qui nous plaira…



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(1) Curiosa : œuvres ou objets curieux. Par extension ouvrages ou œuvres d’art ayant un caractère érotique.

(2) Pierre Dudan, 1968 https : //www.youtube.com/watch ? v=lt7yiWzY1m8