| n° 21156 | Fiche technique | 50561 caractères | 50561Temps de lecture estimé : 29 mn | 19/09/22 |
| Résumé: Hier, cette jeune blondinette était assise à peu près à la même place, au premier rang, face à la scène sur laquelle je me produis encore ce soir. | ||||
| Critères: fh hplusag inconnu hotel caresses fellation pénétratio -rencontre | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe diem diemque) Envoi mini-message | ||||
Une histoire située au tout début des années 60. Bonne lecture : )
Hier, cette jeune blondinette était assise à peu près à la même place, au premier rang, face à la scène sur laquelle je me produis encore ce soir. Aujourd’hui, sa robe me semble être un peu plus courte, et son décolleté un peu plus échancré, ou bien je n’avais pas trop fait attention. Et comme cette jeunette n’est pas un fil de fer, ça déborde un peu, mais j’aime ce genre un peu canaille, avec des courbes partout, contrairement à la mode actuelle de nos années soixante qui flashe de plus en plus sur des filles longiformes.
Le maintien de l’ordre en Algérie n’est toujours pas fini, mais déjà bien des appelés sont rentrés chez eux, au grand regret de certains hommes restés dans l’Hexagone qui ne pourront plus consoler des fiancées esseulées. Quand cette guerre, qui ne veut pas dire ce nom, sera enfin close, je suppose qu’on assistera à plein de mariages, puis quelques mois plus tard, il y aura un gros bond dans la courbe démographique, ce qui fera plaisir aux natalistes en tout genre.
Depuis un bon mois, je suis en tournée dans l’Hexagone, pour jouer une pièce de théâtre de boulevard. Le cinéma ne fait plus beaucoup appel à moi, sauf pour des rôles de gangster ou de flic usé par la vie. Pourtant je n’ai même pas atteint le demi-siècle (il me reste une bonne année pour cela). Quand j’avais le quart de siècle, juste avant la guerre, je jouais les jeunes premiers.
Maintenant, ce n’est hélas plus le cas.
À cette époque, j’avais beaucoup de succès auprès des dames, je pouvais sans problème mettre chaque soir une nouvelle conquête dans mon lit, quand ce n’était pas plusieurs. Même quand je me suis exilé durant la guerre en Amérique, nation pourtant assez puritaine, du moins en surface. Cette époque bénie a quand même duré une bonne décennie, puis mon physique a changé, a mûri, et en même temps, d’autres jeunes premiers sont arrivés.
La demande des spectateurs, et des spectatrices surtout, avait aussi changé…
Par la suite, j’ai eu encore quelques bonnes fortunes, mais moins qu’avant. Puis, je me suis marié avec une belle comédienne italienne très volcanique qui s’est avérée aussi très jalouse. J’ai dû faire une croix sur les aventures d’un soir. Ce fut une relation à la fois fort torride, mais très chaotique. À mon grand regret, mon nom apparaissait plutôt dans la rubrique « Potins » que dans « Spectacles ». Après beaucoup de remous et d’orages, ma femme et moi avons divorcé, il y a environ deux ans, mais ce n’est pas pour autant que les admiratrices en folie assiègent ma couche de célibataire, même si je ne suis pas à plaindre par rapport à la majorité des hommes de mon âge.
Le spectacle s’achève. Avec les autres comédiens, je salue le public. Puis ce samedi soir, je décide de m’offrir un petit bain de foule : je descends dans la salle pour serrer les mains des spectateurs et faire la bise aux spectatrices. Comme souvent, je suis vite entouré. Constater que ma popularité reste assez intacte me fait du bien. Je suis bien conscient que j’ai eu de la chance par rapport à bon nombre de collègues qui ont débuté en même temps que moi, il y a plus de vingt ans, presque trente.
Bien qu’elle regarde dans ma direction, la jeune femme est restée sagement assise. Il faut dire que j’ai carrément une petite troupe qui m’entoure. Je me dirige lentement vers elle, la foule autour de moi s’éclaircit. Voyant que je viens vers elle, la jeune femme rougit un peu, elle se lève. Tandis que je lui fais d’abord une bise sur la joue, je serre sa main que je garde un peu plus longtemps que de coutume, je m’offre ensuite le luxe de regarder copieusement dans son décolleté. Elle me sourit de façon avenante. Avant de la quitter pour aller à la rencontre d’autres personnes qui attendent leur tour, je lui glisse à l’oreille :
Puis, je m’éloigne à regret pour continuer à serrer d’autres mains anonymes et bisouter d’autres joues. Je verrai bien dans quelques minutes si j’ai fait une bonne pioche ou pas. Qui ne risque rien n’a rien, n’est-ce pas ?
La loge cinq n’est pas la mienne, mais je sais qu’elle est vide. Je n’y serai pas dérangé, puisqu’on me croira ailleurs ou déjà parti. Lors de l’entracte, j’ai demandé à un garçon des coulisses de prendre discrètement quelques affaires dans ma loge pour les déménager, sans oublier le sacro-saint champagne dans son seau à glace.
Je suis à peine arrivé depuis deux-trois minutes qu’on toque délicatement à la porte. Est-ce elle ou pas, je vais être fixé dans quelques secondes. J’ouvre, il s’agit bien de la jeune femme bien en chair que je convoite. Affable, je la fais rentrer aussitôt.
Tandis que je referme derrière elle, ayant pris soin de vérifier s’il y avait quelqu’un dans les parages, je lui demande :
Elle rosit un peu, je poursuis :
Je m’empare de la bouteille qui reposait dans son seau à glace :
Je l’invite à s’asseoir sur le canapé, puis j’apporte deux flûtes pleines sur la table basse située devant ses genoux. En me penchant pour poser les verres, je peux avoir un fugace aperçu de ses cuisses. Tout ceci augure bien. Comme il faut bien discuter un peu, tandis que je m’assieds à côté d’elle, je lance avant de boire une gorgée de ma flûte :
Elle se met à rire :
Elle s’interrompt pour boire une première gorgée :
Après une deuxième gorgée, Annette répond :
Elle boit une autre gorgée. Je suis étonné de cet aveu. Il est rare qu’une femme évoque aussi spontanément ce sujet délicat :
Elle devient fugacement plus sérieuse :
Oui, c’est triste pour elle, mais au fond de moi, ça m’enlève un poids. Je ne pense pas qu’elle mente, je sais reconnaître à présent les modulations de la voix. Cette admiratrice ne pourra pas me faire un éventuel chantage à l’enfant, même si j’évite au maximum d’aller explorer de ma verte verge les fentes féminines sous le bosquet, bien que je sache que les préservatifs existent. Il y a bien des façons de jouir d’une femme et de la faire décoller vers le septième ciel.
Elle boit une troisième gorgée avant de répondre :
Je marque une courte pause :
Elle se met à rire, tandis que je plonge avidement mon nez dans son décolleté.
Contrairement à bien des femmes que j’ai eu le plaisir de lutiner, Annette ne joue pas les mijaurées. Sa robe est maintenant largement ouverte (c’est pratique, le boutonnage par devant) et son soutien-gorge ne cache plus grand-chose. Je me délecte de ses seins un peu lourds qui ruissellent vers son ventre que je devine rebondi, malgré la gaine. Cette même gaine sert de porte-jarretelles à des bas qui enveloppent des cuisses dodues. Mon Annette du soir a le profil de la bonne paysanne replète qu’on adore dévorer dans une meule de foin !
Ça me rappelle bien des souvenirs très heureux, mais très anciens…
De son côté, il ne lui a pas fallu longtemps pour caresser ma verge par-dessus le tissu de mon pantalon. Peu après, ma colonne de chair bien raide était dans sa main. Puis un peu plus tard, dans sa bouche. Tout lui semblait naturel, évident.
Se faire sucer est un plaisir de gourmet. Je peux très bien lutiner avec des femmes sans les pénétrer. Bien sûr, je m’arrange pour qu’elles aient aussi plein d’étoiles dans les yeux. Mais évacuer son trop-plein de tension rien que par des fellations, ça me convient parfaitement. Et la petite est douée !
Pour un peu, je me demande si elle n’est pas une pro, car non seulement, elle sait très bien jouer de la flûte, mais aussi jouer à la pétanque ! Très bien même. À tel point que j’ai un mal de chien à résister :
Sa seule réponse est d’accentuer sa divine sucette et de mieux me masser les bijoux. Ce qui devait arriver arriva. J’ai le bonheur d’éjaculer dans cette bouche si efficace ! Puis, à ma grande surprise, je constate que la pitchoune continue de m’avoir en bouche alors que je suis en train de me vider en elle. Oui, bonne pioche !
Avec soin, elle nettoie mon service devenu flasque. Je l’en félicite :
L’explication arrive sans fard et sans honte :
En souriant, elle désigne mon entrejambe :
Chose promise, chose due. Je n’aime pas faillir à ma parole. Je suis assez réputé dans mon milieu pour cela. Quand je dis oui, c’est oui. Quand je dis non, c’est non. Il est rare que je revienne sur ce que j’ai dit, sauf si on arrive à me prouver que je me suis trompé.
Comme ce soir j’ai un très bon public, je me fais donc un plaisir de démontrer que je suis à la hauteur des attentes des dames qui en veulent et reveulent. De ce fait, les vêtements de la pitchoune ne font pas long feu sur elle, sauf ses bas et ce qui les retient. Quant à moi, je ne porte plus rien sous la ceinture.
Oui, cette Annette est un sacré beau morceau de choix, voluptueuse, charnelle, un pur plaisir de courbes dont je me délecte. Et ravie de mon empressement envers elle, cette petite se laisse butiner sans complexe, ce qui m’attise encore plus !
Ah ces lourds lolos, ces tétons érigés et si sucrés, cette bouche rouge si accueillante, sans oublier ces cuisses fraîches et dodues, ces fesses rebondies à souhait, et ce petit bosquet bouclé qui cache une grotte humide et odorante que je visiterai bientôt !
Pourquoi remettre à plus tard, ce que je peux m’octroyer tout de suite ?
Elle m’adresse un sourire complice :
Ses mains autour de mon cou, elle m’attire à elle. Je me positionne au mieux. Sans préambule, poussé par l’urgence, mon gland s’enfonce dans son bosquet, caressé par les poils bouclés, c’est exquis ! Je veux posséder cette femme, me perdre en elle, me noyer au plus profond ! Ce n’est pas la première nana avec laquelle je m’envoie en l’air, d’ailleurs, je ne les compte plus, contrairement à mes jeunes années, mais cette Annette, c’est quelque chose ! Je suis rudement content que le destin l’ait mise sur ma route !
Oh oui, j’adore être dans sa chatte si accueillante. J’ai l’impression que ma verge est carrément massée tandis qu’elle entre et sort dans son antre si délicieux. J’ai rarement vécu cette sensation, et quand j’y ai eu droit, ce n’était pas avec des débutantes, sauf une fois, c’est vrai.
Foin de ces réflexions, je coulisse comme un beau diable entre ses cuisses si fraîches, bien décidé à profiter de ma bonne fortune du jour, d’entendre jouir cette pitchoune et de jouir moi aussi comme un fou. La vie est trop courte pour qu’on se gâche l’existence, je laisse ça aux pseudo-intellectuels existentialistes de Saint-Germain ! Ou du moins, à ce qu’il en reste !
En général, je suis assez résistant, surtout lors des marathons dans l’intimité des chambres et des loges, mais il y a hélas une limite à tout, même si on a le cœur à l’ouvrage. Vautrés dans le canapé, nous nous reposons l’un à côté de l’autre, repus, vidés, épuisés par nos jouissances respectives, car Annette s’est laissée aller sans complexe. J’adore ce genre de femme qui ne fait pas de chichi !
La première, Annette prend la parole :
Je me mets à rire :
Basculant sur le côté, elle me regarde curieusement :
Elle rosit un peu :
Je continue de caresser ses seins un peu flasques qui sont si doux et si mous sous mes doigts :
Il y a toujours une solution à tout problème :
Elle réfléchit quelques instants, puis elle lâche :
Quelques minutes et un taxi plus tard, nous sommes dans ma chambre. Avant de passer aux festivités, je commande un repas froid pour deux à l’accueil. En attendant que celui-ci arrive, je lutine ma nouvelle conquête.
Peu après, on toque à la porte, je revêts prestement ma robe de chambre. Après avoir donné un pourboire, je reviens avec le chariot que je poste près du lit où m’attend une Annette déjà toute nue (sauf bas et porte-jarretelles). Reprendre quelques forces ne sera pas inutile.
Une fois le repas achevé, sans préambule, je me jette sur Annette qui se met à rire devant mon empressement. Bien vite, je déguste tout son corps, ses plis, ses replis, ses creux et ses reliefs, tout en somme, sans négliger la moindre parcelle, et visiblement, la pitchoune aime beaucoup !
C’est dingue, j’ai l’impression d’avoir vingt ans, prêts à gravir les montagnes, à courir sur des kilomètres et des kilomètres, sans effort. Je vois bien dans son regard qu’elle est ravie de mes performances, d’autant que j’essaye de me préoccuper d’elle au mieux, cherchant à exacerber son désir et par ricochet le mien.
Je suis bien partout sur elle et en elle, j’adore me vautrer sur son corps tout doux. J’adore aussi sentir son poids sur moi, sa chair fraîche et tendre, toutes ses masses molles dans mes mains, dans ma bouche, une véritable orgie de dégustation sans craindre la crise de foie !
De son côté, Annette ne reste pas inerte comme bon nombre de femmes qui jouent les étoiles de mer. Non, elle participe, elle caresse, elle griffe, elle branle, elle embrasse, elle lèche, elle suce, et bien d’autres choses.
Oui, cette petite vaut largement le déplacement !
Plus tard aux abords de l’aube, je suis épuisé, vidé, vanné et tous les adjectifs du même cru ! Je viens d’accomplir mon voyage au bout de la nuit, mais une très belle nuit. À moitié recroquevillée, Annette dort déjà, toute aussi hors-service que moi. Attendri, je la regarde une dernière fois, avant de sombrer moi aussi dans un sommeil réparateur.
Un rayon de soleil taquine mon visage. J’ouvre un œil ; juste à côté de moi, Annette dort comme une bienheureuse. On dirait presque une enfant ! Un doute m’assaille soudain : et si elle m’avait menti sur son âge ? Mais vu son habilité au lit, je pense que non. Ou bien, elle est ultra-précoce !
Tandis que je récupère de cette folle nuit, une idée curieuse s’empare de mon esprit. Je la chasse, mais elle revient aussitôt. Puis, je me dis que, finalement, cette solution n’est pas si idiote, « un bon tien vaut mieux que deux tu l’auras », comme dit le proverbe.
Elle s’étire voluptueusement, le drap blanc glisse, révélant ses belles masses blanches, jusqu’à la limite du buisson de son pubis. Une bien belle cochonne avec de belles formes, cette pitchoune ! Oui, je me la garderai bien un peu plus longtemps que cette nuit qui fut torride.
Je m’empare du téléphone pour demander qu’on nous apporte un petit déjeuner. Comme hier, je pars le chercher quand on toque à la porte. Me voyant revenir, Annette s’exclame :
Sa réponse fuse instantanément :
Nous déjeunons. Comme hier, Annette ne fait pas de chichi pour manger. De plus, toujours nue, elle m’offre un beau spectacle. Mon idée me turlupine toujours, mais je préfère reprendre des forces dans un premier temps. Étirant les bras, sa poitrine se relevant, Annette s’exclame :
Elle marque une petite pause avant d’ajouter :
Tout en caressant le ventre rebondi de mon admiratrice nocturne, je continue :
Elle s’étonne :
Elle se moque :
Je place mon bras derrière son cou pour la rapprocher de moi, elle ne résiste pas. Nous nous faisons un petit câlin. Quelques longues secondes s’écoulent. Je m’étonne d’avoir proposé d’office trois mois. Quand ce genre de lubie me prend, je propose plutôt une semaine ou un week-end. Peu importe, là maintenant, je veux profiter d’Annette.
La serrant fortement contre moi, je lui demande ensuite :
Toujours blottie contre moi, elle avoue :
Je grimace. J’oublie souvent ce détail, trop habitué aux intermittentes du spectacle qui sont souvent plus disponibles :
La demoiselle est décidément pragmatique, mais je constate avec plaisir qu’elle n’est pas contre ma proposition. C’est d’ailleurs la toute première fois que je propose une si longue période à l’une de mes conquêtes, je m’étonne moi-même ! Sans trop réfléchir, je réponds :
Toujours collée à moi, elle proteste :
Elle me sourit d’un air malicieux :
Puis elle joint le geste à la parole, pour ma plus grande satisfaction !
Les membres de la tournée et de celles d’avant n’ont jamais été étonnés que je m’affiche un jour ou deux avec la même femme. Ils ont commencé à l’être un peu plus quand ce fut durant une semaine, et encore plus quand, un mois plus tard, Annette était toujours à mes côtés, sans qu’il y ait eu la moindre anicroche, le moindre orage.
Il faut reconnaître qu’Annette est de très bonne composition, sans être pour autant servile, elle est pleine de vie, toujours de bonne humeur, et de plus, elle est performante au lit et très ouverte dans tous les sens du terme.
Je vais être franc, j’espérais bien que ça durerait au moins un bon quinze jours, mais je n’aurais pas parié une fortune sur une durée plus longue. Je me connais, je suis sincère sur le moment, puis mon naturel cavaleur revient au galop.
Enfin, c’était avant, dirait-on…
Mais, à la réflexion, pourquoi aller chercher ailleurs si Annette m’offre ce dont j’ai finalement besoin, et même plus ? Et sur une large palette. Pour paraphraser un célèbre proverbe : « une bonne cochonne vaut mieux que deux tu l’auras ».
Nos jours à deux se ressemblent tout en étant différents, je n’arrive pas à bien m’expliquer. Annette est souvent dans la salle lors du spectacle, elle est avec moi avant mon entrée en scène, lors de l’entracte, et bien sûr après la prestation. Elle me récompense à sa façon, et elle le fait si bien et de bon cœur. Par exemple, j’adore me laisser aller dans sa bouche avant d’entrer en scène, c’est un plaisir divin ! Parfois, c’est restau au-dehors, parfois c’est repas en tête à tête. J’aime me balader en sa compagnie dans les rues d’une ville inconnue, faire des emplettes.
Non, je n’arrive pas à me lasser de cette fille, de cette femme.
Je me contrefiche des commentaires qu’on peut faire sur nous. Je sais qu’il y a une différence d’âge, mais je ne suis pas le seul homme sur terre à passer pour le père de ma maîtresse. Annette n’est pas non plus un mannequin, elle n’a pas non plus un physique hollywoodien, mais cette fille est un véritable régal pour mes yeux, mes mains, ma bouche et j’en passe.
Et puis, j’adore la façon qu’elle a de se presser contre moi, pour que je la protège du monde entier…
Comme j’ai l’esprit parfois pervers (mais pas tout le temps), je me suis dit que je pouvais aussi « exploiter » ma compagne d’une autre façon, afin de tenir la dragée haute à certaines personnes, et leur en mettre plein la vue.
Annette cogite un peu, puis elle me demande avec un petit sourire en coin :
J’affirme :
Je préfère ne pas lui demander ce qu’ont mes yeux de si spécial. Trois jours plus tard, elle s’essaye à ce nouveau jeu, quand on m’apporte la robe que j’ai commandée pour elle dans notre chambre d’hôtel. Elle est assez stupéfaite quand elle se regarde devant la glace :
Je balance un argument assez convaincant :
Ce qui la fait rire aussitôt. Femme qui rit est convaincue (ce qui peut aussi s’écrire en deux mots).
Depuis que nous nous connaissons, Annette m’accompagne lors des réceptions et des soirées. Au début, je devais insister, elle ne se croyait pas à la hauteur. Avant Annette, j’y allais souvent seul et j’en revenais souvent accompagné. C’est curieux, mais au début, quand je commençais à m’afficher avec ma nouvelle compagne, les autres femmes me semblaient… comment dire… insipides…
Maintenant, c’est pire encore ! C’est quoi le mot pour dire insipide au carré ?
Il faut dire qu’Annette n’ergote pas sur ses tenues, souvent à la mode des années trente (ça lui va si bien), mais pas que ces années-là. De plus, ses décolletés vertigineux valent largement le déplacement, sans parler de ses jupes souvent joyeusement fendues, sans parler de son popotin merveilleusement moulé !
Et puis, nous nous entendons si bien, parfois sans même prononcer un seul mot !
Annette prend goût à ce genre d’exhibitionnisme. Avant, je devais la pousser. Maintenant, c’est tout juste si je ne dois pas la freiner ! Un jour, elle me faisait admirer sa nouvelle toilette, me demandant ce que j’en pensais :
Annette a vite appris à argumenter à ma façon. Il faut croire que je suis un bon professeur :
Pas faux, comme dirait l’autre. Il est vrai que je découvre de temps à autre ma compagne en première page des journaux locaux, et très souvent dans les premiers feuillets. Un petit journaliste m’a même confié un jour :
Pourquoi pas ? Comme je ne suis pas du genre jaloux et ombrageux, je ne vais certainement pas faire une scène à Annette parce qu’elle monopolise parfois l’attention à mon détriment. Mais comme je suis toujours à ses côtés, on est bien obligé de me mentionner quand même. Je ne vais certainement pas râler que ma compagne fasse envie !
Et puis, j’aime bien faire bisquer les autres hommes !
Un jour, il lui a pris la fantaisie de porter la fameuse robe à strass de Marilyn Monroe dans « Certains l’aiment chaud ». Ce fut torride, une vraie tuerie ! Surtout qu’au niveau « formes », il y avait de quoi mater ! Annette a eu un succès fou (nettement moins auprès des bonnes âmes). Elle était le pot de miel, et tous les hommes présents, les abeilles ! Quand nous sommes rentrés, n’y tenant plus, je me suis carrément jeté sur elle, tellement qu’elle m’avait excité !
Elle a même ri de mon ardeur décuplée, s’offrant totalement à moi comme elle sait si bien le faire ! Tandis que je la trimais avec volupté, j’ai eu fugacement une pensée charitable pour tous ces hommes qui ne feront jamais l’amour avec mon Annette à moi !
Les pauvres !
Alors que je viens juste d’arriver dans son bureau, après les salutations, mon impresario ne prend pas de gant, il attaque tout de suite, voyant que je suis seul (pour une fois) :
Je réponds un peu vertement :
Il se gratte la tête :
Pierre esquisse un petit sourire :
Je m’assieds sur le rebord du bureau :
Se rappelant peut-être cette époque de ma vie très agitée, Pierre hoche la tête quelques courts instants, puis il demande :
Pierre acquiesce :
Mon impresario sourit. Posant ses mains sur mes épaules, il me regarde dans les yeux :
Pierre temporise :
Je marque une légère pause avant de répondre :
J’explique mon point de vue :
Je hoche un peu la tête :
Pierre soupire :
Mon agent marque une courte pause avant d’ajouter :
En entendant cette phrase, je souris :
Nous rions de concert. Peu après, nous nous quittons.
Par la suite, j’ai fait d’autres tournées, fait acte de présence dans divers films, et même joué quelques seconds rôles dans des films importants. Parfois, je montre le bout de mon nez à la télévision, en général tard le soir, sur l’unique chaîne française qui existe. Idem en Belgique, mais avec un ton plus libre.
Je ne suis plus vraiment au-devant de la scène, mais on ne m’oublie pas, c’est déjà ça.
Je sais qu’on médit dans mon dos : un vieux machin avec une jeunette d’allure vulgaire, sauce années trente. Il faut dire que les quelques rôles qu’Annette a pu jouer n’étaient pas en mesure de casser cette image : on lui propose souvent d’être une prostituée, une soubrette et j’en passe. Ce sont des rôles fugaces, souvent avec des dialogues très réduits, mais Annette s’en moque, ça l’amuse. Elle ne se sent pas du tout actrice et n’essaye même pas de prendre quelques cours :
Attendri, je la serre dans mes bras :
Elle se moque gentiment :
Puis, elle redevient plus sérieuse :
Elle se colle un peu plus contre moi :
Ses seins bien aplatis contre moi, elle se moque à nouveau gentiment :
Nous nous embrassons. J’adore cette femme, ma meilleure rencontre. Dans quelques années, ou même dans quelques mois, il faudra que je lui propose le mariage, afin de la mettre à l’abri du besoin s’il m’arrive quelque chose, on ne sait jamais. Telle que je la connais, elle serait capable de refuser !
Honnêtement, il y a peu de temps encore, je ne me voyais pas être l’homme d’une seule femme, j’imaginais bien avoir plein d’aventures féminines jusqu’à un âge assez avancé, si la Nature me le permettait. Mais je ne veux pas risquer de briser ma belle relation avec Annette pour des histoires de fesses sans lendemain.
Annette est MON histoire de fesses, la grande, la belle, et ça me va très bien ainsi.
Après, on verra le temps que ça durera, mais c’est à moi de faire ce qu’il faut pour que, justement, ça dure le plus longtemps possible. Trèèès longtemps !