| n° 21153 | Fiche technique | 22736 caractères | 22736Temps de lecture estimé : 14 mn | 18/09/22 |
| Résumé: S’assumer... | ||||
| Critères: escort fhhh boitenuit travail échange gangbang confession -tarifé | ||||
| Auteur : Patriciax Envoi mini-message | ||||
En 1999, j’ai 32 ans, deux enfants et un mari qui m’a quittée depuis deux ans pour « la femme de sa vie… » En plus de la déprime, je suis seule maintenant à devoir assumer la vie de tous les jours, et surtout le loyer qui est une grosse dépense en région parisienne.
Au fil du temps, peu à peu pourtant, je reprends goût à la vie et une première rencontre avec un homme a réveillé ma libido et mon goût du plaisir. Un homme, puis un deuxième, un troisième… Après deux années difficiles, je retrouve le plaisir d’être désirée !
C’est à cette période que je fais la connaissance de Nadine dans une des premières salles de fitness. Elle a quelques années de plus que moi mais c’est une très belle brune, très mince, et très vite nous devenons copines. Elle aussi est une maman qui vit seule et nous nous voyons de plus en plus souvent en dehors de la salle de sport… Évidemment, très vite entre copines, nous nous confions sur nos peines de cœur, nos ex, et les hommes en général… Un jour, Nadine me propose de sortir un soir en boîte avec elle. Des années que je ne suis pas allée en boîte car mon ex n’aimait pas ça, alors oui, super ! Nous attendrons quelque temps pour être toutes les deux libres un week-end pour pouvoir sortir.
Enfin, le week-end arrive ! Ma copine m’amène dans une boîte près de Versailles, le Pacha. Super soirée, comme je n’en avais pas connu depuis longtemps ! Et je m’aperçois que Nadine est une habituée de cette boîte quand je vois le nombre de types qui viennent lui faire la bise et à qui elle me présente. Au retour, dans la voiture, je lui pose la question :
Et elle éclate de rire en me faisant quelques commentaires sur untel ou untel…
Puis c’est elle qui m’interroge :
Nous irons ensemble « à la chasse » plusieurs fois et j’adorais ça ! J’adorais exciter les types sur la piste de danse et choisir celui avec qui je finirai la nuit. Excitant aussi de choisir nos « proies » ensemble et de nous raconter ensuite nos parties de jambes en l’air !
C’était au printemps 2000, lors d’une de ces soirées « de chasse », mon type du soir s’appelle Daniel. Et contrairement aux autres, je n’ai pas du tout envie qu’il soit juste un coup d’un soir. Il me fait jouir comme peu d’hommes l’ont fait et heureusement il n’habite pas trop loin de chez moi.
Nous arrivons à nous voir presque deux fois par semaine et à chaque fois je prends un pied terrible. Pause déjeuner, vite, monter dans ma voiture, foncer à son appartement. Lui arrive aussi rapidement. Pas le temps de nous parler, juste quelques mots et baiser ! Quelquefois, pas le temps de prendre une douche, et retour au bureau. Pendant une heure au travail, j’ai du mal à atterrir… Nous ne sommes pas amoureux l’un de l’autre, mais sex friends, même si je ne crois pas que le mot existait à l’époque. Une complicité du plaisir !
Plusieurs fois, quand je suis libre le week-end, Daniel m’amène dans des boutiques de Pigalle pour me choisir des tenues hyper sexy. J’adore ! D’autres fois, il m’amène dans un sex-shop et nous choisissons ensemble le film porno que nous regarderons dans une cabine, en baisant ! Une découverte pour moi. Et j’adore cette excitation quand je vois les regards des hommes seuls qui nous croisent dans les sex-shops…
Un soir, au retour d’une de ces sorties sur Paris, je suis dans son lit et il me caresse comme il sait si bien le faire. Je suis au bord de la jouissance quand il sort une revue de sous son lit :
J’ai oublié le nom de la revue mais, en la feuilletant, je découvre les annonces de centaines de couples, de femmes, mais aussi d’hommes sur toute la France qui cherchent des rencontres sexuelles. Je suis hyper excitée en feuilletant la revue de voir toutes ces propositions ! Nous passerons un long moment à regarder ensemble la revue et Daniel me montrera les annonces de deux couples qu’il a rencontrés. Je suis évidemment super excitée quand il me demande :
L’idée de faire l’amour avec un autre homme devant mon copain et que lui fasse l’amour à une autre femme devant moi m’excitait terriblement… Car même si j’avais connu pas mal d’hommes avant d’être mariée et depuis mon divorce, jamais on ne m’avait proposé de pratiquer l’échangisme.
C’est lui qui achète la dernière revue, je n’osais pas, et ensemble, nous tombons d’accord sur les annonces qui nous plaisent de trois couples.
À l’époque, internet n’existait pas, il fallait une longue procédure de double enveloppe pour écrire aux annonceurs, et une longue attente pour recevoir les réponses : peut-être quinze jours ou plus, je ne sais plus bien. Un midi quand j’arrive chez Daniel, il a reçu une première réponse. Excités comme des fous tous les deux, nous dévorons la lettre. La réponse est conforme à ce que le couple avait indiqué sur leur annonce et ils nous donnent leur téléphone pour fixer un rendez-vous (les portables étaient encore rares !). Au téléphone, nous convenons d’un soir pour nous rencontrer et ils nous invitent chez eux. J’ai le souvenir de l’immense excitation et stress mêlés au moment où je rentre dans leur appartement. Daniel prévient le couple que c’est ma première expérience de ce genre et tous les deux me rassurent en me disant de ne pas m’inquiéter.
Un peu de musique et deux flûtes de champagne plus tard, je suis beaucoup plus détendue. Je suis assise sur un canapé entre l’homme et la femme et tous les deux commencent à me caresser. Daniel, assis en face, m’encourage à me laisser faire… Très vite, nous serons nus tous les quatre et je me souviendrai toujours de cette première fois où toutes ces mains me caressaient, me fouillaient, m’écartelaient… Et pour la première fois, deux sexes en moi en même temps ! Et que dire des caresses et baisers de la femme ? Jusqu’ici, je n’avais fait l’amour qu’avec une seule femme, et je n’en gardais pas un souvenir extraordinaire. Mais là, d’être ainsi exposées, offertes, et de nous embrasser, de nous lécher sous les yeux de Daniel et de l’autre homme, quel pied !
Nous rencontrerons ainsi peut-être une dizaine de couples, je ne sais plus exactement. Mais je sais que j’étais chaque fois très excitée à l’idée de rencontrer des inconnu(e)s. Autant dans l’ascenseur d’un superbe appartement à cent mètres des Champs-Élysées que dans l’escalier d’un HLM d’une cité de Stains. À chaque fois, la barrière du niveau social s’effaçait devant le même goût du sexe et l’excitation de l’inconnu. Je découvrais aussi mon goût pour les femmes et avant de répondre à une nouvelle annonce, Daniel me demandait maintenant si la nana me plaisait.
Bien sûr, je n’oubliais pas ma copine Nadine et un soir je l’ai invitée à venir boire l’apéritif avec Daniel. Après quelques verres, la conversation a vite dérapé et je lui ai avoué les rencontres que je faisais avec Daniel. Et alors qu’elle ne m’en avait jamais parlé avant, elle m’avoue qu’elle aussi pratique de temps en temps, ces rencontres ! Et nous finirons la soirée tous les trois dans le même lit ! Quelques années plus tard, nous « coquinerons » à nouveau ensemble…
Un an avant Daniel, jamais je n’aurai imaginé ça, comme jamais je n’aurai imaginé être moi avec deux hommes, puis une fois avec trois hommes. Ou plutôt si, je l’avais bien sûr imaginé et fantasmé, mais Daniel m’a fait passer du fantasme à la réalité. Et j’aimais ça… La belle histoire avec Daniel durera presque un an, jusqu’à ce qu’il tombe vraiment amoureux d’une autre et arrête nos aventures !
2002, ça fait onze ans que je bosse dans la même boîte et, brutalement, on apprend que l’entreprise vient d’être rachetée. Et comme toujours des licenciements… Contre trois mois de salaire, je suis virée… chômage…intérim… Après six mois de petits boulots, on me propose une mission de trois mois en remplacement d’une secrétaire en congé maternité. La boîte est une PME d’une cinquantaine de personnes et je me sens bien. Et dès le deuxième jour, une « bonne âme » me prévient de me méfier du patron « qui est sympa comme ça, mais chaud lapin »… Il s’appelle Patrick, beau gosse, je pense 45 ou 48 ans et l’assurance des personnes qui n’ont pas de problèmes de fins de mois. Un patron sympa et qui me plaisait bien, je ne mettrai pas deux semaines pour être dans son lit…
Avec cet homme, une nouvelle étape de ma vie commence et je découvre une vie plus facile. Les beaux restaurants, les soirées champagne, les belles robes en cadeaux, l’amour dans le jardin de son pavillon, des jeux-défis :
Demain, tu viens au bureau avec ta minijupe en cuir, ton porte-jarretelles et tes bas résille, et il y a 100 € pour toi !
Ou alors, en pleine journée au bureau, un appel au téléphone :
Tu vas aux toilettes, tu retires ton string et ton soutien-gorge et tu me les apportes…
Quand ce n’était pas :
Viens, j’ai un nouveau rosebud pour toi, tu vas le mettre et le garder tout l’après-midi.
Évidemment, très vite au bureau, avec les sourires en coin ou les murmures dans mon dos, je réalise que mes « collègues » ont compris la situation. Je suis la nouvelle salope du patron. Et je m’en fiche, ça m’amuse même !
Au cours d’une soirée avec un peu trop de champagne, je raconte à Patrick les rencontres que j’ai faites avec Daniel grâce à la revue :
La première fois où Patrick m’amènera dans un club, c’était aux Chandelles à Paris. Sensation terrible d’arriver dans une tenue plus que sexy au milieu de tous ces couples qui me frôlent, me caressent en dansant avant de finir à plusieurs, hommes et femmes, sur une des banquettes… Comme toujours, pour mes « premières », je suis un peu stressée. Mais après les Chandelles, d’autres clubs pour d’autres soirées « couples » puis des soirées « trios », et j’y prendrai très vite goût ! Je découvre et j’adore cette sensation d’abandon et de vraiment perdre le sens de la réalité pour juste jouir, jouir au maximum.
Les trois mois de mission dans l’entreprise de Patrick sont terminés et j’ai repris la rengaine de l’intérim. Heureusement, l’histoire avec lui continue et l’attente de nouvelles sorties m’aide à supporter les petits boulots qu’on me propose. Un soir, je ne me souviens plus dans quel club, Patrick me présente à une de ses « copines ». Nathalie a quelques années de plus que moi, mignonne, châtain aux cheveux courts, des piercings aux tétons et aux lèvres. C’est la première nana que je vois avec ces anneaux et j’ai du mal à les quitter des yeux ! Nathalie est très très gourmande et j’adore sa franchise, son absence totale de retenue. Je suis fascinée quand elle est « partie » de l’entendre réclamer aux types : « venez baiser la putain ! ». Encouragée par Patrick, Nathalie sera mon initiatrice pour mon premier gang bang… Terrible excitation de franchir un tabou… Terrible excitation de sentir toutes ces mains, toutes ces bites sur moi, en moi…
Maintenant que j’ai mon premier portable, Nathalie et moi avons échangé nos numéros et il nous arrive quelquefois de nous retrouver pour un après-midi entre filles. Au cours d’un de ces après-midi, nous nous arrêtons pour prendre un café et, alors que je me lamente sur mon boulot du moment, Nathalie me dit :
Je suis partagée entre la surprise de cette proposition et l’excitation de cette nouvelle aventure :
Est presque malgré moi, ma première réaction :
Patrick était en déplacement en province durant quelques jours et l’explication au téléphone le soir fut assez orageuse. Puis, petit à petit, l’idée fit son chemin dans ma tête, et quelques jours plus tard j’appelai Nathalie pour lui dire que j’étais d’accord pour un essai.
Elle me rappela le lendemain :
Je me souviens être arrivée chez Nathalie avant l’heure du rendez-vous et nous avons toutes les deux mis des tenues hyper sexy pour mettre le type tout de suite dans l’ambiance. Et malgré moi, je fus excitée en voyant le type donner les billets à Nathalie… Nous lui avons offert un spectacle bien sûr mais je mis un peu de temps à oublier les déclics de l’appareil photo avant de me lâcher. Puis il nous photographia en le suçant, l’une après l’autre ou toutes les deux ensemble. Ou alors, l’une devait le photographier quand il baisait l’autre !
Revenue chez moi, je ne pus m’empêcher d’étaler les billets sur la table avec un mélange très confus de sentiments : l’excitation d’avoir connu une nouvelle expérience et la gêne d’avoir franchi une étape. Car même si j’essayais de me persuader que j’avais été un modèle pour un photographe, une petite voix intérieure me disait qu’une femme qui fait l’amour contre de l’argent, c’est une pute…
Le soir, je retrouvais rapidement Patrick pour lui raconter la séance de pose et nous avons fait l’amour comme des fous dans sa voiture !
Nathalie m’appelait alors assez régulièrement pour me proposer d’autres séances mais je n’étais pas souvent disponible aux jours ou aux heures que souhaitaient les photographes. Je crois que je n’ai posé avec elle que quatre ou cinq fois.
Un jour, Patrick me prévient qu’il m’invite un soir au restaurant pour son anniversaire et que Nathalie sera là aussi. Je suis un peu étonnée mais j’imagine qu’il a prévu que la soirée se terminera dans un club. Beau restaurant, et heureusement que nous n’avons pas de voisins trop proches car, très vite, la conversation tourne autour des séances photos et des soirées clubs. Je surprends plusieurs échanges de regards entre Patrick et Nathalie qui m’intriguent un peu. Puis elle se lance :
Je dévisage Nathalie et Patrick qui me regardent avec un très léger sourire. Je ne sais pas quoi répondre… En m’adressant à Patrick :
Pendant la fin du repas, tous les deux sont aux petits soins pour moi, en m’expliquant que je pourrais travailler quand je veux, qu’à chaque soirée je me ferais certainement moins de types que pendant un gang bang en club, et qu’en plus je serai payée. Je me souviens, les mots tournaient en boucle dans ma tête : « clients », « travailler », « payée »…
À la fin du repas, tous les deux me proposent d’aller boire un verre dans ce bar pour que je découvre le lieu. Et j’accepte. Nathalie téléphone à la « patronne » en lui disant qu’elle veut lui présenter une copine !
Les premières impressions sont plutôt rassurantes. Je m’attendais à voir les néons, photos clinquantes de Pigalle, mais ce n’est pas le cas. Dès que nous entrons, Martine, la patronne, vient vers nous avec un grand sourire et je suis immédiatement fascinée par elle. Elle a, je pense, quatre ou cinq ans de plus que moi, magnifique blonde avec des seins qui débordent de son soutien-gorge et une voix extraordinaire, un mélange d’autorité, de voix éraillée par trop de cigarettes et d’une sensualité incroyable !
Martine nous fait la bise et je comprends au tutoiement qu’elle connaît bien Nathalie évidemment, mais aussi Patrick.
Je découvre le lieu, il est tôt et une seule fille est au bar et une table est occupée par deux types. Martine nous fait asseoir autour d’une table un peu à l’écart.
J’avais vu la mini piste de danse, et Nathalie me montre le vestiaire où les filles se changent, le coin « calins », cinq ou six banquettes séparées les unes des autres par de simples rideaux.
Revenues à table, Martine m’explique les règles : je travaille quand je veux mais je dois la prévenir avant, je serai payée à la fin de chaque nuit en espèces, toutes les drogues interdites, etc. Elle m’apprend aussi que si 95 % des clients sont des hommes, il arrive quelquefois qu’un couple vienne s’offrir une fille ! En même temps qu’elle me parle, Martine a posé ses mains sur mes cuisses :
Quand nous nous préparons à partir, Martine fait la bise, sur les joues pour Patrick et Nathalie, mais pour moi sur mes lèvres. J’adore !
Pendant des jours et des jours, l’idée de « franchir le pas » tournera en boucle dans ma tête. Jusqu’à ce que je me décide à téléphoner à Nathalie pour lui dire que j’étais prête à essayer. Mais je lui fais me jurer de ne pas en parler à Patrick.
Le jour J, je rejoins Nathalie dans une pizzéria, nos sacs à nos pieds avec nos tenues « de travail ». Je suis hyper stressée, hyper excitée, hyper nerveuse… Nathalie me rassure en me disant :
Quand nous arrivons dans le bar, Martine est toujours aussi avenante, et trois filles sont déjà assises sur des tabourets :
Les filles sont jolies et nous nous faisons la bise mais je ne sais pas comment réagir. Car au fond de moi, je me dis qu’elles doivent penser que je suis une nouvelle concurrente pour elles.
Au fil de la soirée, des hommes arrivent peu à peu. Quelquefois seuls, mais aussi souvent à deux, quelquefois trois copains ensemble. Quelques-uns sont des habitués et Martine me présente à eux comme « notre nouvelle coquine ! ». Nathalie aussi me présente à ses habitués… Étrange sensation d’attendre sur un tabouret d’être choisie. Ce soir-là, je ferai mes quatre premiers « clients » et ce n’est qu’avec le quatrième que je serai un peu moins stressée et que j’aurai un peu de plaisir.
À la fermeture du bar, Martine me remet une enveloppe. Arrivée chez moi, j’ouvrirai l’enveloppe pour étaler sur la table les billets pour la seconde « cérémonie » de ce genre… Le prix de mes « passes » me sautait aux yeux. Et je me souviens être restée très très longtemps avec un mélange de sentiments indescriptibles à regarder la preuve que j’avais osé franchir un tabou…