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Temps de lecture estimé : 21 mn
14/09/22
Résumé:  Fred entend bien désormais profiter de ces quelques jours avec Madeleine pour approfondir leur relation, mais il est loin d’être au bout de ses surprises.
Critères:  fh ff douche noculotte caresses intermast entreseins fellation cunnilingu 69 pénétratio fsodo -rencontre
Auteur : FredN76      Envoi mini-message

Série : Madeleine

Chapitre 02
Les falaises

Résumé de l’épisode précédent :

Fred fait la connaissance de Madeleine dans un train pour la Normandie. Elle est bien plus entreprenante que lui, et c'est elle qui mène les (d)ébats.








Je n’en croyais pas mes yeux. Je veux dire, j’avais chaque détail de notre merveilleuse soirée en tête, j’avais conscience que ce n’était pas un rêve, mais j’avais quand même du mal à y croire. Cette femme splendide, à moitié nue de surcroît, dans ma cuisine. Elle me tendit un mug fumant.



Elle s’était négligemment attaché les cheveux avec sa broche, elle n’était pas maquillée, pas coiffée, pas apprêtée. Mais elle me fixait de son regard énigmatique et avec son petit sourire timide, et j’étais sous le charme. Ses petites ridules aux coins des yeux ou son petit « kilo en trop » ne gâchaient en rien le tableau que j’avais sous les yeux. Au contraire, même. Elle était superbe, et j’étais transi de désir pour cette femme que je connaissais depuis moins de 24 heures.


De sa démarche féline, elle se dirigea vers le salon et m’entraîna par la main vers le canapé. Je remarquais pour la première fois qu’elle portait un petit bracelet en or à la cheville droite. Elle s’assit et but une gorgée de son café, sans me quitter des yeux. Une myriade de pensées et de questions me traversait l’esprit, mais je me retins, j’avais peur de rompre le charme. Je me contentais de lui sourire et d’approcher mes lèvres des siennes. Elle posa son café, et attrapa gentiment ma nuque. Nous échangeâmes un baiser langoureux, et dans ce fou ballet de langues, je sentais encore que c’est elle qui dirigeait la musique.


Elle ouvrit les yeux et me caressa la joue. Je déposai un nouveau baiser sur ses lèvres et me levai.



Je me retournai pour aller chercher mon téléphone, et sentis une belle claque sur mes fesses qui me fit sursauter. Alors que je me retournai, elle se leva, m’embrassa, et passa sa main entre mes jambes avant de se diriger vers la salle de bain.



Je restai bêtement planté là quelques secondes, les yeux dans le vague, le sourire niais, avant de reprendre un semblant de contenance. J’attrapai mon téléphone et me mis en quête d’une agence de location de voiture. Dix petites minutes plus tard, nous étions à la tête d’un SUV Toyota Rav 4, réservé jusqu’à la fin de la semaine, avec option de prolongation (sait-on jamais… ?).


Je reposai le téléphone sur la table et me dirigeai vers la salle de bain d’où émanait le bruit caractéristique de l’eau qui coulait sous la douche. Je refermai la porte derrière moi, et me rapprochai de la cabine de douche tapissée de buée, déjà occupée par cette femme enchanteresse.

Madeleine ouvrit l’une des portes coulissantes de la cabine et me fixa, son sempiternel petit sourire aux lèvres.



Sans me faire prier, j’ôtai mon caleçon et la rejoignis sous l’eau. Elle accrocha le pommeau au-dessus de nous, et passa ses bras autour de mon cou. Il n’en fallait vraiment pas plus pour me faire mettre au garde-à-vous, passez-moi l’expression. Je l’enlaçai à mon tour et posai mes lèvres sur les siennes. Je la plaquai contre la paroi de la cabine, la caressai, l’embrassai dans le cou. Elle glissa sa main entre mes jambes et commença à me masturber, de plus en plus fort. Je lui saisis la main et arrêtai son mouvement. Je me mis alors à genoux devant elle, repliai sa jambe par-dessus mon épaule, et m’approchai de sa vulve offerte. Je levai les yeux vers elle, ma langue s’immisça doucement dans son intimité. Je poussai ma langue aussi loin que possible, aussi doucement que possible, et me retirai. Elle s’agrippa à mes cheveux, et sa respiration se fit plus saccadée, elle m’encourageait avec ses mains, imprimant de la force dans mon mouvement de pénétration.



Je continuai à la pénétrer avec ma langue, je me délectais de ses spasmes de plaisir avec gourmandise. De ma main gauche, je me masturbais doucement afin d’entretenir mon érection. J’approchais alors ma main droite de son sexe, et sans cesser mes mouvements de langue, j’introduisis doucement mon index, et entamai un va-et-vient en cadence avec ma langue. C’était plus qu’elle ne pouvait supporter, et elle jouit bruyamment dans ma bouche. À peine avais-je reposé sa jambe et m’étais relevé qu’elle s’était accrochée à mon cou, ses jambes enroulées autour des mes reins, m’embrassant à pleine bouche.



C’était bien mon intention. J’ajustai ma queue à l’entrée de sa chatte, et poussai d’un coup. Elle se laissa empaler en miaulant de plaisir, et je commençai à la pénétrer frénétiquement. Après quelques minutes, je la reposai sur le sol, et la fis se retourner. Plaquée contre la paroi, elle se cambra, m’invitant à mener un deuxième assaut. Je plaquai ma main gauche contre sa nuque, et de ma main droite, dirigeait ma hampe vers son anus. Je sentis un mouvement de surprise, mais pas de résistance. Au contraire, elle se cambra un peu plus.


Je poussai et forçai la résistance de son anneau, m’insérant en elle doucement. J’attendis quelques secondes, et commençai mes va-et-vient, lentement, d’abord, puis de plus en plus vite. Je dégustais l’intense promiscuité de son intimité la plus secrète, et j’avais l’impression (l’illusion ?) fugace de reprendre un peu de contrôle sur elle. Elle sentit que je ne tiendrais pas cette cadence encore bien longtemps, se dégagea et se présenta à genoux devant moi, tenant fermement ses seins obusiers à mon attention.


N’y tenant effectivement plus, mes yeux plongés dans les siens, je me masturbais vigoureusement, et sentant le climax arriver, je dirigeais mon sexe vers cette magnifique poitrine, et y répandit ma semence. Je la vis sourire et s’enduire les seins de mon sperme. Haletant, je lui tendis la main pour l’aider à se relever, et nous nous embrassâmes tendrement.


Après un savonnage et un rinçage en règle, nous sortîmes de la cabine, pantelants. Vite séchés et habillés, nous descendîmes chercher la voiture. Un petit quart d’heure de marche jusqu’à l’agence, de quoi se dégourdir un peu les jambes ! Dans la rue, Madeleine se tenait à mon bras, et souriait.


Nous arrivâmes à l’agence vers 10 h. Le temps de signer les papiers, faire le tour de la voiture avec le responsable qui croyait que je ne le voyais pas reluquer les fesses de ma compagne, qui n’en avait cure, et nous étions partis. J’avais fait cette route souvent, je la connaissais bien. Nous remontâmes le boulevard du bord de mer, direction Sainte-Adresse, puis Octeville, et la départementale pour Étretat. Quarante-cinq minutes de trajet, ralentissements pour admirer les vieilles bicoques normandes compris. Pendant le voyage, Madeleine envoya et reçut plusieurs SMS. Le travail, probablement, pensai-je. Ou sa fille, peut-être.


Je garai la voiture sur un petit parking non loin du bord de mer, et nous descendîmes vers la plage. Le temps était maussade, le vent soufflait fort, mais il ne pleuvait pas. La mer déchaînée donnait une teinte dramatique au tableau grandiose que nous avions sous les yeux lorsque nous atteignîmes le bord de mer. Plus loin, sur notre gauche, les célèbres falaises, majestueuses et superbes, se dressaient vers l’horizon.

J’avais à nouveau un peu cette sensation d’être spectateur des événements, tout me semblait irréel, trop beau pour être vrai. J’étais à Étretat au bras d’une femme incroyable que je connaissais depuis tout juste vingt-quatre heures, et avec laquelle je vivais des choses d’une intensité folle.

Mais une petite voix dans ma tête me hurlait qu’il y avait plus. J’étais trop engourdi par les émotions et l’excitation pour dire précisément quoi. Je choisis, pour l’heure, de chasser ces pensées et de me convaincre que j’étais paranoïaque.


Le visage balayé par le vent, sa chevelure couleur de feu la rendait encore plus surnaturelle. Nous n’étions pas nombreux sur la promenade du bord de mer, seuls quelques promeneurs isolés et de hardis pêcheurs avaient comme nous bravé le climat. Malgré les bourrasques, nous décidâmes de faire la promenade en entier, jusqu’aux falaises, où nous prîmes quelques photos, principalement de nous, en fait. La vue était incroyable d’en haut. Nous étions seuls au monde, pensais-je.


Sur le chemin du retour, alors que nous nous étions mis en quête d’un restaurant, je feignis de ne pas remarquer qu’elle recevait et envoyait discrètement d’autres SMS.

Me serrant le bras, elle me désigna une crêperie non loin du parking où j’avais garé la voiture.



Nous entrâmes, et fûmes accueillis par une vieille dame souriante, des menus à la main.



Le restaurant, pratiquement vide, s’étalait sur deux étages. La vieille dame – surprenante de vivacité pour son âge – nous installa au premier étage, d’où nous pouvions voir la mer, et nous tendit les cartes. À peine avions-nous commencé à consulter le menu qu’elle revint avec deux kirs.



Madeleine tendit sa flûte vers moi, son éternel petit sourire aux lèvres. Je plongeai mes yeux dans les siens, alors que nous trinquions. Son téléphone, posé sur la table, vibra, et plusieurs alertes apparurent, indiquant qu’elle avait reçu des messages. Elle les passa en revue rapidement, et se leva.



Je la regardai s’éloigner prestement et descendre l’escalier. Quelques minutes plus tard, elle était effectivement de retour, pensive.



Elle hésita quelques secondes, j’avais l’impression qu’elle fuyait mon regard.



Ce disant, elle tripotait nerveusement son téléphone. Elle le reposa sur la table et se replongea dans le menu. Je n’insistai pas. Après tout, on se connaissait à peine, et c’était une femme occupée qui avait d’importantes responsabilités. Mais pour la première fois depuis notre rencontre, je la sentais tendue et distante.


La vieille dame revint vers nous, un petit carnet à la main.



J’hésitai un instant. Je regardai Madeleine, m’attendant à ce qu’elle prenne les devants, mais elle restait silencieuse. J’allais répondre, quand elle leva finalement les yeux de sa carte et me prit de vitesse.



La vieille dame s’éloigna. Madeleine regardait vers la mer, elle regardait son téléphone, elle regardait la décoration du restaurant, bref, elle ne me regardait plus. Et elle ne souriait plus.



Elle prit ma main, mais resta silencieuse, évitant toujours mon regard. Je lui caressai la joue, et lui relevais doucement le menton, tentant de la forcer à me regarder.



Je ne répondis pas, alors elle finit par lever les yeux. Mon regard sceptique dut l’inquiéter un peu, parce qu’elle serra ma main plus fort.

À mon tour, je me murais dans le silence, et laissais mon regard vagabonder sur la Manche en furie. La pluie s’était mise à tomber abondamment, et les bourrasques redoublaient.


Madeleine allait ouvrir la bouche pour renchérir, lorsque la vieille dame réapparut avec notre commande.



Le repas fut silencieux et maussade. Aucun de nous deux ne semblait prêt à rompre le silence tendu qui s’était installé. Seuls le bruit de son téléphone qui vibrait à intervalles réguliers, et celui de l’averse qui mitraillait la vitre troublaient le silence dans la salle. Je ne savais pas quoi penser ni quoi dire, en vérité. Les dernières vingt-quatre heures avaient été tellement riches en émotions, que j’avais l’impression d’être dans des montagnes russes. Le fait est que j’étais totalement à sa merci émotionnellement, tel un collégien qui vivrait sa première amourette. J’avais peur. Oui, en fait je crois que je craignais de découvrir… Je ne sais pas… que tout cela n’était finalement pas sérieux.


Le repas terminé, je reposai mes couverts, finis mon verre de cidre, et me levai.



Elle ne dit rien, et se contenta d’acquiescer silencieusement. Je descendis payer l’addition et échanger deux ou trois banalités sur la météo avec la gentille vieille dame en attendant que Madeleine descende. Au bout d’un bon quart d’heure, elle n’était toujours pas descendue, et je commençais à être à court de banalités, je décidai de remonter la chercher. À mesure que je montais les marches, j’entendais le son de sa voix. Elle était au téléphone. Je gravis les dernières marches le plus silencieusement possible et tendis l’oreille.



Je déglutis avec difficulté.


Elle raccrocha, et rassembla ses affaires. Je gravis les dernières marches et la rejoignis.



Elle avala son verre d’un trait, me sourit faiblement, et m’emboîta le pas vers l’escalier.


Dehors, inutile de sortir le parapluie, le vent était bien trop fort. Tant pis, nous étions bons pour une douche écossaise modèle normande. Je forçais le pas pour rejoindre la voiture le plus vite possible, et à ma surprise, Madeleine s’accrochait à mon bras. Je ne sais pas si ça m’a rassuré ou si je me suis senti insulté. À quoi bon jouer à ce jeu, Madeleine ?


Trempés, nous atteignîmes la voiture et nous nous y engouffrâmes. Je démarrai et mis le chauffage. Elle me souriait toujours, et je n’y comprenais rien. Elle pianota une adresse sur le GPS de la voiture alors que je sortais du parking et m’indiqua du doigt le chemin pour rejoindre la départementale. La pluie redoublait de violence, me forçant à rouler à faible allure, on n’y voyait pas à dix mètres.


Après une bonne heure, nous étions finalement de retour à Sainte-Adresse, où le GPS m’indiqua de bifurquer, direction le cap de la Hève, les hauteurs d’où l’on dominait toute la ville et la mer. Finalement, devant un beau pavillon, le GPS m’indiqua que l’on était arrivé. Je me garai un peu plus loin, et laissai tourner le moteur.


Elle rompit le silence.



Elle sourit, caressa ma joue et me força à tourner la tête vers elle. Elle m’embrassa, me mordilla l’oreille, et me murmura :



Puis elle sortit prestement de la voiture et courut vers l’entrée du pavillon, et disparut dans l’allée. Je restai là, ne sachant vraiment pas quoi penser de tout ça. On passait une merveilleuse matinée, et soudain ce changement d’humeur, ce repas froid comme la banquise. Et puis, de nouveau, la Madeleine que je connaissais : charmeuse et aguicheuse. Tout à mes réflexions, je sortis machinalement mon téléphone, et fis défiler mon carnet de contacts. Une soirée entre potes pourrait me faire du bien, en fait. Fais-toi désirer un peu, Fred ! Pensais-je.


Alors que j’allais sélectionner le numéro de mon meilleur ami, mon regard fut attiré par une grosse berline qui se garait devant le pavillon de Madeleine. Une silhouette toute vêtue de noir en descendit et courut vers l’allée qu’avait empruntée Madeleine un quart d’heure auparavant. Je rangeai mon téléphone et réfléchis. Peut-être était-ce l’occasion d’en avoir le cœur net, et de libérer mon esprit.


Une (petite) partie de moi me disait que ça ne me regardait pas, après tout, et qu’elle avait une vie. L’autre partie me hurlait d’aller y voir de plus près.

J’hésitai une dizaine de minutes, ouvrit finalement la portière, et me dirigeai vers le pavillon. Je pris l’allée jusqu’à un petit portail, en me retournant sans cesse de peur d’être suivi.


Mon pauvre Fred, tu es pathétique ! me dis-je. Mais il était trop tard pour reculer désormais, et sous la pluie battante, je me faufilai dans le jardin, cherchant une fenêtre par laquelle jeter un coup d’œil. En fait de fenêtre, c’est une baie vitrée que je trouvai en faisant le tour de la maison. Millimètre par millimètre, j’approchai ma tête et me risquai finalement à jeter un œil.


Je faillis tomber à la renverse. Dans un beau salon décoré avec goût, à quelques mètres de moi, je vis Madeleine, assise sur un canapé en cuir beige, face à un feu de cheminée, les yeux clos, nue, se tenant les seins. Entre ses jambes, une autre femme, un peu plus ronde, blonde également, était à genoux devant elle, lui léchait consciencieusement le clitoris, et la pénétrait avec un doigt. J’étais tétanisé, à la fois par le froid mordant, la pluie diluvienne qui ne faiblissait pas, et par cette scène d’un érotisme subjuguant. L’inconnue se redressa et sans cesser de la pénétrer avec son doigt, embrassa Madeleine à pleine bouche, malaxant ses seins. Elle rejoignit Madeleine sur le canapé et s’y allongea. Madeleine se leva, vint se positionner au-dessus de la bouche de sa partenaire, et lui offrit de nouveau sa vulve. Elle se pencha alors en avant, et alla chercher la chatte de cette autre blonde incendiaire. J’étais trempé et transi, mais je ne pouvais pas détacher mon regard de la scène. Je ne sais pas combien de temps exactement cela dura, mais j’étais fasciné, totalement. Leurs jeux amoureux avaient provoqué mon érection malgré le froid et la pluie. C’était donc ça, son « pied-à-terre » ? C’était ça, alors, ses « soucis » ?


Alors que leur étreinte arrivait à son terme, je les observai encore. Madeleine était allée chercher une bouteille de vin et deux verres, et elles étaient là, nues sur ce canapé, à se caresser, s’embrasser et à discuter.


J’allais attraper la mort si je restais là, et même si le spectacle était merveilleux, je décidai de rentrer me sécher chez moi.


Je regagnai rapidement la voiture, et pris le chemin de mon appartement. Arrivé enfin chez moi, je me débarrassai de mes vêtements trempés, et entrai dans la douche. L’eau était chaude, c’était un délice. La buée qui commençait à recouvrir les parois de la cabine révéla les empreintes de nos ébats du matin. Je souris.


Je sortis de la douche et me frottai vigoureusement pour me sécher, avant d’enfiler des vêtements secs.


Dehors, l’orage grondait. Je sortis une bière du frigo, et m’affalai sur le canapé, télécommande de la télévision à la main. J’allais l’allumer, quand mon téléphone sonna. C’était elle. J’hésitai un instant, puis je répondis. Je décidai de faire comme si tout se passait à merveille.



Je pouvais deviner son sourire à l’autre bout du fil.



J’étais encore un peu sens dessus dessous, mais je me rendis compte que même si une part de moi était un peu vexée de notre déjeuner un peu gâché, j’étais strictement incapable de lui résister. À 19 h pile je serai devant chez elle, parce qu’elle me tournait la tête, et qu’elle faisait de moi ce qu’elle voulait. Et la scène à laquelle j’avais assisté chez elle n’avait fait qu’exciter un peu plus ma curiosité (et pas que… avouons-le).


Je restai affalé distraitement devant la télévision en attendant l’heure convenue. Vers 18 h 30, je mis mes chaussures, et sortis. Il n’y avait presque personne dans les rues, j’arrivai donc un peu en avance devant son pavillon. Je sortis mon téléphone, et fis défiler les quelques photos que nous avions prises à Étretat. Dieu que cette femme était belle.


La porte-passager s’ouvrit soudain, et elle s’engouffra dans la voiture. Un sourire franc aux lèvres. Elle était magnifique, elle portait une robe fourreau noire au décolleté audacieux, et avait détaché sa crinière vénitienne.



Elle rit. Ce rire épanoui, franc, contrastait tellement avec son humeur maussade de ce midi, le jour et la nuit, c’était impressionnant. J’imagine que ses galipettes de cet après-midi avec l’Invitée Mystère devaient y être pour quelque chose.


Nous prîmes la route. Nous longeâmes le bord de mer jusqu’au rond-point de l’avenue Foch, remontâmes l’avenue Foch, le boulevard de Strasbourg, et sortîmes de la ville, direction le pont de Normandie. Le vent soufflait toujours en rafale, mais la pluie s’était arrêtée, et un timide rayon de soleil couchant nous accompagnait sur la route.


Madeleine monta joyeusement le son de la radio. C’était Tina Turner : « What’s love got to do with it », apparemment l’une de ses chansons préférées, qu’elle me chanta en duo avec la radio avec beaucoup d’entrain, imitant la belle voix cassée de Tina Turner et en riant.



Nous arrivâmes à Deauville vers 20 h.



Elle posa sa main sur ma cuisse tout le reste du chemin, ce qui n’était pas pour m’aider à me concentrer. Je suivis ses instructions à la lettre, et arrivai au pied d’un magnifique bâtiment, où je pus lire « Hôtel Normandy ».


Incrédule, je me tournai vers elle, la bouche ouverte.



Un chasseur s’approcha et aida Madeleine à descendre.



Le temps que je comprenne son allusion, elle me prit la main et m’emmena vers la réception.



L’homme pianota sur son ordinateur, et nous tendit les cartes magnétiques.



Je n’en croyais pas mes yeux ni mes oreilles. Travaillant dans le high-tech, je gagnais bien ma vie, mais je n’étais pas habitué à tout ça.



Longeant le bord de mer, main dans la main, nous nous dirigeâmes vers le restaurant où elle avait sa réservation.

Nous dirons que le dîner fut aussi merveilleux que le déjeuner avait été raté. Plateau de fruits de mer royal, homard, langoustes, un vin blanc magnifique, et surtout, ma compagne me dévorait des yeux et me souriait franchement.


Elle reçut bien quelques SMS pendant le repas, mais je n’y prêtai pas attention. Elle caressait ma jambe avec son pied, de haut en bas, et de bas en haut, jusqu’à toucher mon entrejambe.



On nous apporta les desserts et le café. Je voulus faire mine de sortir mon portefeuille lorsque le serveur nous apporta l’addition, mais c’était peine perdue. Elle avait déjà dégainé son American Express.


L’air du soir était frais, et nous rentrâmes rapidement à l’hôtel. Nous partageâmes l’ascenseur avec un couple de retraités et un chasseur. Collés au fond de la cabine, nous attendîmes patiemment que le chasseur eût entré leur énorme valise. Émoustillé par la soirée, le homard, le vin blanc, j’aventurai ma main dans le dos de Madeleine, et descendis vers ses fesses. Elle ne réagit pas. Descendant encore, je passai ma main sous robe. Elle ne m’avait pas menti, elle avait pris le strict minimum. Elle me regarda, et me sourit. Ma main s’engaillardit, et s’approcha de son sexe. Elle me saisit le bras, mais n’arrêta pas mon geste. J’agaçais l’entrée de sa vulve, qui s’humidifia rapidement.


L’ascenseur finit par arriver à notre étage, et nous sortîmes prestement vers notre suite. Tout ce luxe, c’était impressionnant. La porte à peine refermée, on y frappa. Comme convenu, on nous amena une bouteille de Veuve Cliquot plongée dans un seau à glace.


Cette fois, la porte se referma pour de bon.

Madeleine enleva ses escarpins, et s’approcha de moi, ses yeux fixés sur les miens.



Elle me poussa sur le canapé, et vint s’asseoir sur moi. Elle retroussa un peu sa robe, et commença à se frotter doucement contre moi.



Toujours assise sur moi, elle saisit son téléphone, et sembla chercher quelque chose. Puis, elle tourna l’écran vers moi.


Ce que je vis me fit l’effet d’une décharge électrique. Un frisson glacial parcourut mon échine. Ce que je vis sur l’écran ? Un homme, dans un jardin, sous la pluie, en train d’épier à travers une baie vitrée. J’étais livide. Quel imbécile j’étais ! À aucun moment, je ne m’étais dit qu’une femme dans sa situation avait installé un système de vidéo surveillance chez elle. Je tentais de me redresser, mais elle m’en empêcha.



Elle balaya l’écran, et la vidéo suivante, je la reconnus aussi. C’était le spectacle de deux femmes blondes en train de faire frénétiquement l’amour sur un canapé. Ce même spectacle que j’avais épié, sous la pluie, comme un vulgaire voyeur



Elle ne dit rien. Elle posa le téléphone sur mon torse, et alors que devant mon nez je revivais ses ébats de l’après-midi, sans me quitter des yeux, elle déboucla ma ceinture, et enfourna sa main dans mon caleçon. Elle malaxa et caressa mes bourses, se saisit de ma hampe tendue et, toujours me fixant, commença à me masturber doucement, avant de m’avaler d’un coup. Sur l’écran, elle se faisait lécher par sa partenaire, et ici, dans cette suite de luxe, elle me prodiguait une fellation. Elle aspirait mon gland, le léchait abondamment, crachait dessus, et aspirait de nouveau. Je ne savais plus qui j’étais, j’étais dans un état second. Elle me masturba à nouveau doucement, et me grimpa dessus.


Elle retroussa sa robe, et vint s’empaler d’un seul coup sur mon phallus brûlant.



Elle accélérait la cadence, ses cris se firent de plus en plus stridents. Elle se démenait sur mon sexe, sautillant, se tortillant, elle se tenait d’une main à ma chemise, et de l’autre, elle se caressait. Alors qu’elle approchait de la jouissance, ses gémissements gagnèrent encore en intensité. Ses seins superbes rebondissaient en cadence, son visage était rouge de plaisir, elle était sur le point de jouir. Quelques minutes plus tard, elle jeta sa tête en arrière dans un long râle de plaisir, et je sentis sa cyprine m’inonder. Elle se laissa tomber sur moi et m’embrassa longuement.


Puis, elle se dégagea doucement, se remit à genoux devant moi, et positionna ma queue en feu entre ses seins. Me fixant droit dans les yeux, elle commença à me masturber avec ses seins, donnant de temps en temps de petits coups de langue sur mon gland. Lentement, d’abord, et de plus en plus vite. Je haletais comme un bœuf. Elle se remit à me sucer, et descendit encore pour lécher mes bourses. J’étais tendu comme un arc, je respirais avec difficulté. Je la fis se relever et je la fis s’asseoir sur la table. Je l’embrassai goulûment, nos langues dansant furieusement. Elle se cambra légèrement, et je la pénétrais d’un coup, lui arrachant un gémissement de surprise et de plaisir.


Je n’y tenais plus. Je la pénétrais fougueusement, et atteins l’extase. J’expulsais tout ce que j’avais en elle. Sans me dégager, je la pris dans mes bras, et la reposai sur le canapé, où nous nous embrassâmes encore de longues minutes, encore emboîtés l’un dans l’autre.


Après quelques instants à reprendre notre souffle, elle m’embrassa tendrement, et me remit son téléphone sous le nez. À l’écran, je voyais la femme blonde avec laquelle elle avait fait l’amour cet après-midi.




À suivre…