| n° 21037 | Fiche technique | 21358 caractères | 21358 3727 Temps de lecture estimé : 15 mn |
04/08/22 |
Résumé: Un jeune homme assiste à un échange téléphonique ambigu entre son épouse et un démarcheur qui cherche à établir un certificat énergétique. | ||||
Critères: couple voyage amour jalousie dispute cérébral exhib confession -regrets -couple | ||||
| Auteur : morisse.pol75 Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Le certificat énergétique Chapitre 01 / 04 | Épisode suivant |
Vendredi, Paris
L’appel téléphonique arrive alors que nous sommes tous les deux devant l’écran de mon ordinateur.
Depuis quelques jours, nous avons acquis une caméra nocturne pour filmer des animaux qu’on suppose venir roder la nuit dans notre jardin. C’est un désir très fort de Chantal, surtout que des bruits dans le voisinage laissent entendre qu’un renard, voire deux, logerait dans une vieille bâtisse voisine et qu’il viendrait nous visiter la nuit.
Cet appel arrive sur notre ligne fixe reliée à la box. Il est presque midi, je sens déjà l’intrus. Et c’est exactement ça !
Je n’entends que les réponses de Chantal qui a décroché malgré mon avertissement. Elle est comme ça, ma Chantal. Gentille, polie, respectueuse, capable de rester calme devant ce qui, moi, me met rapidement en colère. J’ai longtemps cru que c’était de la timidité avant de réaliser que c’était simplement de la politesse, de l’empathie, de la réserve et du savoir-vivre.
Bougon, je fais défiler les images recueillies cette nuit par notre caméra sur une clef USB dédiée, dans l’espoir d’y voir un animal, un loup, un éléphant ou encore un renard !
Chantal est silencieuse, elle écoute celui ou celle que j’ai déjà pris pour un démarcheur ou une fâcheuse de plus.
À plusieurs reprises, je lui fais signe de laisser tomber et de regarder avec moi les images et les vidéos saisies dans la nuit et l’après-midi d’hier. D’une main, elle m’intime fermement de la laisser faire. Je bous de rage.
Pourtant je sais qu’elle aime ce moment de partage avec moi. Et moi je suis très attentif à lui faire plaisir, jusqu’à prier qu’un hérisson se fasse piéger par l’œil de la caméra. Je sais qu’elle serait comblée.
Et là, au lieu de regarder l’écran, je l’entends répondre aimablement à son interlocuteur. J’imagine qu’elle s’enfonce dans l’échange avec la personne au bout du fil. Le ton qu’elle emploie est tout bonnement délicieux, alors que moi…
Encore heureux ! Un silence, puis :
Elle résiste, pendant que moi j’attends ! À plusieurs reprises, je lui fais signe de raccrocher, mais elle ne me regarde même plus. Je m’impatiente alors que je cherche des images pour lui faire plaisir. L’entendre rester calme et polie avec son interlocuteur m’énerve. Je manque de laisser exploser ma colère quand je l’entends lui dire :
Je n’en crois pas mes oreilles, elle m’implique. Le gars doit jubiler !
Le type insiste sans doute, car elle ajoute :
Là, je retrouve le ton sarcastique qu’elle utilise quand nous évoquons cette situation familiale.
Mais comment peut-elle donner ce genre de détails à un inconnu ? Je suis sur le point de manifester ma présence pour que l’intrus comprenne qu’elle se moque de lui. Tant pis si je la mets dans l’embarras. Mais, je suis coupé dans mon élan quand je l’entends ajouter, le plus calmement du monde :
À bout de patience, je me tourne vers elle, abandonnant l’écran, pour lui intimer assez fermement du regard de cesser ce jeu.
Mais elle s’éloigne pour échapper à mon regard furieux pour enfin lui dire, d’un ton un peu agacé :
Un nouveau long silence et elle ajoute :
Et là, la bougresse me presse de lui donner crayon et papier. Totalement dépassé, je m’exécute.
Et après un autre silence, je l’entends pouffer, une main devant sa bouche.
Je n’en crois pas mes oreilles, à peine cinq minutes et elle l’appelle par son prénom, elle lui donne le sien et lui, il lui refile son 06… Et tout cela dans la bonne humeur.
Alors que je pense la communication terminée, un long silence me fait comprendre que non. Elle écoute, le visage tourné vers la fenêtre. Elle se cache, c’est évident ! Enfin, elle dit en murmurant, comme quelqu’un qui se sent coupable et veut le dissimuler :
Quand elle se tourne vers moi, elle comprend, en voyant mon expression, que je suis consterné d’avoir assisté à cet échange et d’avoir entendu les détails qu’elle a livrés à cet inconnu.
Quel culot ! Je reste sans voix.
Elle parle des images sur la clé qui proviennent de la caméra nocturne. Comme ça, tout innocemment ! Dégoûté, je ferme l’ordinateur, bien décidé à ne pas lui faire plaisir. Sans aucun commentaire, elle quitte la pièce.
Subrepticement, je récupère sur le papier le nom et le numéro de téléphone de cet abruti qui a dragué ma femme en ma présence, sans le savoir, bien entendu. Rayan ? C’est un prénom celte non ? Il doit être irlandais.
Il ne se passe pas cinq minutes que notre téléphone sonne à nouveau. Je vais pour décrocher quand Chantal me devance sur un autre poste dans le salon.
J’entends moins bien sa voix, mais il ne me faut pas longtemps avant de réaliser que c’est encore ce Rayan qui rappelle. Je tends l’oreille ; elle est silencieuse et écoute son interlocuteur. Soudain, elle hausse le ton :
Nouveau silence. Je pense que l’autre insiste. Et alors, contre toute attente, elle explose.
Et là-dessus, elle raccroche.
Dans un premier temps, je suis content. Elle a bien réagi. Elle revient vers moi, et je devine de la colère dans ses yeux.
Elle a quitté mon bureau sans un regard pour moi, encore secouée par ce coup de téléphone.
J’avais deux interventions à finaliser, car je partais toute la semaine prochaine pour l’étranger. Et bien sûr, j’étais en retard et l’incident de cet appel n’était pas fait pour ma concentration.
Le week-end se passe agréablement. Le samedi soir, nous recevons des amis qu’on apprécie tous les deux. Ils étaient accompagnés d’un couple qu’ils voulaient nous présenter.
Chantal était en beauté, très glamour. Elle a minaudé avec l’homme que nous ne connaissions pas, manifestement dragueur et indifférent à ma présence. J’assiste avec perversion, car j’aime qu’on lui fasse du rentre-dedans… quand je suis tranquille, maître de la situation.
J’ai surpris un geste que j’aurais pu prendre pour déplacé, quand, bloqués dans un couloir, il a tiré sur le haut de sa robe pour dévoiler sa poitrine. Surprise, Chantal n’a pas eu le temps de réagir, ce qui a permis à ce vicieux de jouir de la vue de ses seins couleur blanc de lait en cette période et de ses aréoles caramel. Toujours très respectueuse, elle ne l’a même pas grondé. C’est vrai qu’elle m’avait aperçu au bout du couloir à mater la scène et m’en réjouir.
Plus tard, j’ai invité les deux hommes discrètement à regarder des images de la belle dans des déshabillés très suggestifs.
Le dimanche, je peaufine mes interventions pour la semaine à venir. Je communique mardi et jeudi matin. Vendredi soir, soirée de gala, et retour samedi.
Je pars très tôt le lundi matin sans la réveiller.
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Lundi, Genève
Nous venions de sortir du restaurant. Il était tard. J’aurais dû suivre le groupe qui rentrait à l’hôtel, car j’avais encore à revoir ma première intervention qui doit avoir lieu demain après-midi.
Mais je n’avais pas le moral et encore moins l’envie de rentrer travailler et me retrouver seul dans cette chambre luxueuse, mais tellement impersonnelle. C’est dans ces circonstances que je regrette le plus mon chez-moi, mes habitudes, mes repères. Je me sentais envahir par le blues, sans que je puisse m’en défendre, et brusquement, j’ai eu envie de parler à Chantal.
Elle me manquait terriblement ; ce n’était pas la première fois que nous étions séparés, mais pour mes déplacements professionnels fréquents, rares étaient ceux où elle ne m’accompagnait pas.
Tout en marchant dans la rue, je décide de l’appeler malgré l’heure tardive : 23 h. Malheureusement, je tombe sur sa messagerie. Très déçu, je lui laisse un message.
Coucou ma belle. Je me sens seul, perdu sans toi. Tu me manques énormément. Je ne suis pas près d’aller au lit. Tu peux m’appeler si tu ne dors pas.
J’attends quelques minutes, assis sur un banc. Rien. Désemparé, je décide finalement de regagner l’hôtel. Je retrouve au bar un de mes collègues avec lequel j’ai sympathisé. Il me propose de partager un petit verre d’alcool. J’accepte volontiers avec l’espoir d’y noyer mon sentiment de solitude.
Mon compagnon de boisson ne semble pas moins chagrin que moi et sans attendre il se libère de ses soucis en me livrant ses confidences.
En disant ces mots, je remarque que ses yeux sont brillants de larmes, prêtes à s’écouler. Il a vraiment l’air accablé. Mon réflexe de sympathie est aussitôt étouffé : mon besoin de parler à Chantal devient encore plus prégnant. Je réalise qu’elle ne m’a pas rappelé. Ça devrait me sembler naturel vu l’heure, mais là, en cet instant, une véritable angoisse me submerge. J’avale d’un trait le verre de Cognac.
Mon collègue qui a remarqué mon trouble commande une deuxième tournée.
Le tableau de deux paumés en train de se soûler au milieu de la nuit dans un bar d’hôtel a quelque chose de pathétique et ne fait rien pour arranger la morosité de l’ambiance.
Je lui demande :
C’est alors qu’une pensée me vient à l’esprit. Très floue, je n’arrive pas trop à savoir ce qu’elle suggère. C’est confus sans doute à cause du cognac. Mon collègue me détourne de mes pensées :
Mais je ne l’écoutais plus. Ces mots avaient fait « tilt ». Malgré les effluves d’alcool qui encombraient mon esprit, je me suis mis à gamberger. Et petit à petit, tout m’est revenu en mémoire. Très clair.
On était lundi soir. Le rendez-vous avec le démarcheur de bilan énergétique était fixé normalement à 16 h. Et elle ne me rappelait pas. J’ai senti à mon tour comme des larmes monter dans mes yeux. J’essayais de les contenir, car je réalisais le ridicule de notre situation. J’avais mal et envie de vomir.
Il était presque une heure du matin. Deux heures que je l’avais appelée. Je ne pouvais imaginer aller me coucher avec ce poids sur le cœur. Je ne pourrais jamais trouver le sommeil.
Mon imagination travaillait à plein régime : je la voyais enlacer ce… Au fait, comment il s’appelle, déjà ? Ah oui, Rayan, c’est ça, Rayan que je crie dans l’oreille du barman apparemment d’origine nord-africaine, qui nous regarde contrarié de ne pas pouvoir rentrer chez lui.
Je suis tellement bien parti que je ne comprends pas vraiment sa réponse. En fait, c’est l’image de ma femme qui occupe mon esprit alcoolisé.
Je la vois dans une vision nébuleuse embrasser ce type à pleine bouche alors qu’elle lui tient sa bite dans une main. Lui, il caresse ses seins… Elle lui sourit, séduite, et l’alcool aidant, je me suis mis à pleurer à mon tour. Mon collègue n’y comprenait rien. On a commandé deux autres cognacs. Très vite, nous n’étions plus que tous les deux au bar, complètement bourrés, pleurant dans les bras de l’autre. Quel spectacle !
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Mardi
Quand je me réveille le lendemain matin, un mal de crâne me foudroie. Je ne me souviens pas comment je suis arrivé dans cette chambre et pourquoi je suis encore tout habillé, couché en travers du lit.
Petit à petit, la mémoire me revient : Chantal !
Vite, je me jette sur mon portable. Merde, plus de batterie ! Il est resté allumé toute la nuit et s’est vidé. Moi aussi, je devais être bien allumé hier soir, car je ne me souviens de la soirée que par brides.
Mon Smartphone branché a besoin de quelques minutes pour s’allumer. Un SMS me saute à la figure, envoyé à huit heures.
Coucou, tu m’appelles quand tu te réveilles ?
Je regarde l’heure, il est neuf heures. Le congrès commence dans une demi-heure. Je ne sais pas pourquoi, mais ce SMS me rassure et me tranquillise. Je décide d’abord de me doucher en vitesse. Elle peut attendre, je l’ai bien attendue hier soir.
Une fois habillé, je suis sur le point de l’appeler. Mais je me ravise, je suis en colère maintenant. Je la soupçonne même de penser que je suis en train de m’amuser plutôt que travailler.
Je gagne la salle des conférences. La pause arrive à onze heures. Curieux, je regarde mon Smartphone. Rien. La garce, elle contrôle la situation bien mieux que moi. Je m’isole et active son numéro d’appel. Je tombe à nouveau sur la messagerie. Je ne laisse pas de message. L’angoisse reparaît, brutale, chargée de mille interrogations plus stupides les unes que les autres.
Une demi-heure après, un second SMS s’affiche.
Coucou tu m’as oubliée ?
Accompagné d’un smiley avec des petits cœurs.
Je jubile, elle s’inquiète comme moi ce matin. J’ai alors envie de goûter ma victoire : la faire céder. Je suis sur le point d’appeler quand mon compagnon de beuverie m’aborde, l’air penaud.
Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais mes pensées retournent vers elle. Je n’écoute plus mon collègue. Le second SMS m’a rassuré, certes, mais un malaise demeure dont je n’arrive pas à saisir la teneur.
Ce qui conforte mon assurance sur l’heure c’est de savoir que j’allais la retrouver en rentrant samedi soir. Et qu’on allait s’aimer. Je lui ferai l’amour. Je la baiserai en me gardant bien d’employer ce mot. Son odeur, le soyeux de sa peau. Je l’adorais.
J’ai tout accepté d’elle, car je veux la garder, je veux compter dans sa vie.
Rasséréné par le SMS, je décide de temporiser. À son tour d’imaginer le pire. Je me vengeais bêtement de son silence de la journée d’hier. Ridicule ! Que ne fait-on pas au nom de l’orgueil ?
Sûr de moi, je ne me doutais de rien, trop certain de l’intégrité de ma femme.
Son sens moral est inébranlable ; la fidélité est le socle de notre amour.
À la pause déjeuner, je ne peux éviter mon complice de beuverie d’hier soir.
Quand j’entends ses paroles, l’angoisse réapparaît, encore plus forte. Et mon imagination galope dans ma tête. Chantal ! J’ai devant mes yeux son sourire, son regard quand elle s’abandonne à mes caresses. Mais ce n’est pas moi, c’est l’autre qui en profite.
Elle ferme les yeux quand il lui caresse les seins. Comme avec moi. Sa respiration s’accélère et très vite des gémissements timides s’échappent d’entre ses lèvres. Comme avec moi. Il est nu dans notre salon, elle lui caresse la bite avec tendresse. Comme avec moi.
Elle lui tend sa bouche qu’il prend dans un sourire de vainqueur. Car il sait qu’elle est à lui désormais. Il est de ceux qui prennent ce qui est aux autres. S’approprier, usurper, voler, ravir, dérober le bien des autres. Moi, en ce moment.
Alors il la prend dans ses bras après l’avoir mise nue. Elle lui murmure dans l’oreille ces mots que je connais si bien : « Prends-moi dans tes bras et emmène-moi dans la chambre ».
Je n’ai pas besoin de l’entendre, elle me l’a déjà demandé. Avant ! Et je nous revois, non, les vois s’enlacer amoureusement. Elle se colle à lui, veut attendre et profiter du moment présent. Leurs corps ne font plus qu’un. Leurs peaux se collent. Elle ne précipite jamais rien. Lui bande très dur. Il a une grosse bite. Plus grosse que la mienne. Il la frotte contre son ventre. J’ai la tête en feu ! Elle s’écarte, lui prend la main et l’attire à elle alors qu’elle se couche sur le dos et ouvre ses cuisses… Les lèvres de son sexe luisent, elle mouille abondamment. Elle est excitée et va se donner.
Non ! Je ne veux pas Chantal. Ne t’abandonne pas à cet homme qui est là pour te voler à moi, pour t’emporter.
C’est une tape sur l’épaule qui me fait revenir sur terre. Mon collègue me fixe avec un regard effrayé.
Je respire un grand coup, mais il me faut quelques secondes pour effacer ces images horribles. Je prends conscience que nous sommes dans la grande salle qui fait office de restaurant.
Dehors, sur la terrasse de l’hôtel, il fait plein soleil. Chantal aime le soleil, les chants d’oiseaux, la nature… Je sens à nouveau le blues me gagner.
Après avoir marché et respiré un grand coup, je me sens mieux. Non, ce n’est pas possible. Tout va bien. Je veux me rassurer.
Le type travaille sans doute dans un centre d’appel sûrement localisé ou délocalisé en Irlande ou mieux à Madagascar, Tunisie…
Sois lucide, ce mec drague à fond perdu. Il peut envoyer un technicien, et encore, pas aussi rapidement. Classiquement, ils relaient les appels favorables, à la boîte qui a fait appel à ses services. Ce n’est qu’un simple intermédiaire sans autre vocation que de faire durer l’appel et obtenir un accord pour un rendez-vous.
Je me fais du cinéma ! Et Chantal n’est pas assez naïve pour se laisser séduire par ce genre de type. Un minable qui cherche à se faire valoir.
Rassuré, je me sens plus léger. Je décide de ne pas céder à l’appeler.
Quoique…
Soudain, je suis happé par une nouvelle peur panique, pas vraiment expliquée. J’ai l’impression qu’un détail m’a échappé. C’est comme une intuition. Je me concentre et rien ne vient.
Quand brusquement, là, au milieu de toutes ces couleurs sur cette terrasse, l’image de Chantal nue dans les bras d’un autre fait à nouveau une irruption violente et douloureuse dans mon cerveau avant de se propager à tout mon corps. Je tente de la chasser et de penser à autre chose quand enfin, LA phrase me revient en mémoire, restée bloquée dans mon subconscient.
Cette phrase qui vient de germer en moi met à mal mes certitudes :
« D’accord, Rayan, à lundi, 16 h… 26 ans… »
L’évidence saute aux yeux : dans ces mots quand elle s’adresse à ce con, il n’est pas question de la visite d’un technicien, mais de lui en personne.
Ce Ryan la convoite et elle s’est laissée draguer, victime du jeu de la séduction.
Je ne peux résister, je veux savoir. Je l’appelle et je tombe encore sur le répondeur. De rage, je lui envoie un SMS.
Coucou, on a du mal à se parler…
Je retourne dans la salle de conférences, 15 h, c’est le moment de ma conférence.
(à suivre)