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n° 20905Fiche technique11433 caractères11433
Temps de lecture estimé : 7 mn
07/05/22
Résumé:  Un collègue bien bizarre...
Critères:  fh fplusag fagée grosseins hgode sm -dominatio
Auteur : Machilda May
Une perversion en chasse une autre





N’importe lequel d’entre nous aurait pu vous dire que Jean-Louis Maubert était un petit pédé, ou plus exactement un homosexuel refoulé. Tout dans son attitude semblait le confirmer. D’abord, il vivait seul avec sa grand-mère, ne fréquentait personne et n’avait pas d’ami. Ensuite, dès qu’une fille s’approchait de lui, il faisait tout pour la refouler. Il était pourtant beau gosse mais il refusait obstinément de se faire draguer. J’en connais même une, sans doute plus tenace que les autres, qui, à force de le relancer avec obstination pour obtenir enfin un rencart, s’était presque fait agresser. Il avait refusé l’invitation, en prétextant que sa grand-mère ne voulait pas qu’il sorte avec des filles et avait menacé de porter plainte pour harcèlement si elle continuait comme ça à lui faire du rentre-dedans.


Ce collègue était donc assez bizarre et faisait bande à part parmi les employés de la mairie. Il refusait d’aller aux fêtes et de participer aux manifestations, il arrivait pile à l’heure le matin, refusait tout échange autre que strictement professionnel, et repartait pile à l’heure le soir, directement chez lui, sans faire aucun détour. Par-dessus tout, il ne supportait aucune plaisanterie et était réellement d’une tristesse absolue.


Un jour, une secrétaire parla de Jean-Louis à un de ses copains homosexuels. Ce dernier expliqua l’attitude de celui-ci par le fait qu’il devait mal accepter son homosexualité. Corinne organisa alors une entrevue dans un café au cours de laquelle son pote essaya de brancher Jean-Louis. Mais notre collègue le prit vraiment très mal. Il fit un scandale dans le troquet traitant le dragueur ouvertement de tapette, de pédale, proclamant haut et fort qu’il détestait les pédés et que l’autre était un vicieux pervers qui avait essayé de le toucher, ce qui n’était bien sûr pas vrai.



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Quelques mois après cet incident, notre responsable de l’entretien devant marier sa fille aînée, nous faisions une petite collecte avec Martin pour lui offrir un petit cadeau. Jean-Louis étant en RTT, nous décidâmes d’aller le solliciter chez lui. Il n’y avait aucune raison qu’il y échappe.

Ce n’était pas la première fois que je mettais les pieds chez lui, mais je connaissais surtout la grand-mère qui, proche voisine de mes parents, était connue dans le quartier pour être une femme très stricte et très sévère, autoritaire en diable, avec toujours un air guindé. Jamais un sourire, on aurait dit qu’elle avait toujours un balai dans le cul. Jean-Louis avait pour instruction de l’appeler « tantine », car elle ne supportait pas qu’on fasse référence à son grand âge.


On frappe à la porte, une fois, deux fois, personne ne répond. Pourtant, on entend la télé. On décide donc de faire le tour par la cour, peut-être sont-ils derrière dans la cuisine. Je suis en train de bavasser quand Martin me fait signe de me taire en portant un doigt devant sa bouche. Je m’arrête de suite, intrigué. Il regarde derrière une persienne et me fait signe d’approcher doucement, ce que je fais à pas de loup. Qu’a-t-il vu ? Je jette un œil. Derrière la vitre, une pièce presque entièrement vide. Au beau milieu, la vieille, toute de cuir vêtue, excepté deux seins obèses exposés à l’air. Elle est debout, cravache dans une main et dans l’autre elle tient une grosse laisse, au bout de la laisse, un collier et Jean-Louis, entièrement nu, qui est en train de lécher lentement les bottes de sa maîtresse. Celle-ci, de temps en temps, lui fouette l’échine lorsqu’elle estime qu’il ne s’applique pas assez.

Un peu plus tard, elle le contourne, passe derrière lui, se penche et lui agrippe les couilles qu’elle presse très fort entre ses doigts, ce qui arrache des cris à notre collègue.



Sur ce, elle choisit un olisbos de belle taille qu’elle prend dans la commode, un des seuls meubles de la pièce. Pendant qu’elle le lubrifie très soigneusement, je remarque les chaînes sur le mur d’en face, elle doit l’attacher en croix.



Elle s’approche du cul offert et, sans hésiter, l’enfonce d’une bonne longueur, puis elle lui claque la croupe.



Malheureusement, c’est le moment que choisit Martin, trop curieux, pour faire grincer le volet. La vieille se retourne aussi sec et nous aperçoit derrière la vitre. Panique à bâbord, on se carapate à toute vitesse. Nous a-t-elle vus et reconnus ? On y réfléchira plus tard et, pour l’instant, on ne demande pas notre reste. On se retrouve hagards, dans la rue, à quelques pâtés de maisons.



C’est surtout ça qui gêne Martin, le reste, il trouverait ça presque normal les pratiques SM, en bon habitué des sites de cul.



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Dès le lendemain matin, tous les collègues sont au courant. Cela n’aurait été que moi, je pense que je n’aurais rien dit car je n’aime pas ce genre de ragots, mais Martin est trop bavard, il l’a dit à Corinne qui l’a dit à Frédo qui l’a dit à… La rumeur fait rapidement le tour de la mairie et s’amplifie au fil des heures. Il n’y a plus que Jean-Louis, lui-même, qui ne soit pas au courant. Il doit se demander ce qui se passe vu que tout le monde le regarde avec des yeux ronds et des sourires en coin. « Vous vous rendez compte, un inceste avec une grand-mère ». C’est ça qui choque le plus, ça jase de tous les côtés.


Maintenant que monsieur le maire en personne est au courant, il ne peut pas laisser la situation se dégrader ainsi. Il passe dans tous les bureaux et convoque tous ceux qui peuvent en salle de réunion pour 18 h. Jean-Louis sera parti, il débauche à 17 h 30.

Nous nous retrouvons une petite vingtaine dans la salle des débats. Jean-Philippe Hervé prend la parole, à l’aise pour les beaux discours, comme à son habitude :



Il lui tend un papier qui ressemble à une photocopie de registre d’état civil. L’employé hésite, bafouille, saute un mot sur deux…



Il tend un autre papier à Martin :



S’en suivent alors diverses remarques assez piquantes envers notre collègue et cette curieuse situation. Le maire reprend alors la parole.



Un fayot, dans le fond de la salle, se croit obligé d’applaudir. Mais la plupart d’entre nous restent bouche bée, abasourdis par cette journée de délire. Je m’en veux un peu d’avoir laissé Martin partir en vrille.


Quoiqu’il en soit, ce qu’on a vu, on l’a bien vu, et ces images-là resteront gravées dans nos mémoires. Preuve en est que, de temps en temps, durant mon temps libre, il m’arrive d’aller traîner dans les prés derrière chez Jean-Louis, affublé d’une bonne paire de jumelles. Jusqu’à présent, je n’ai pas vu grand-chose, si ce n’est quelques images fugaces d’une vieille femme vêtue de cuir, nichons à l’air dans la baraque. Mais je ne désespère pas, lorsque l’été viendra, de voir des choses plus intéressantes.


Au boulot, la rumeur s’est tue, remplacée par une atmosphère pesante, pleine de non-dits. Avant, la plupart de nos collègues considéraient Jean-Louis comme un homo refoulé et rigolaient sous cape lorsqu’ils parlaient de lui ; désormais, tout le monde sait qu’il est soumis à sa vieille femme qui le traite comme un esclave, et tout le monde rigole de cette nouvelle situation. Finalement, cela ne change pas grand-chose. Les gens gardent l’habitude de se moquer.