| n° 20884 | Fiche technique | 51545 caractères | 51545Temps de lecture estimé : 29 mn | 20/04/22 |
| Résumé: Julien utilise la « faute » de Rachel pour lui « proposer » de participer à des jeux dont il soupçonne José d’être un adepte, si ce n’est un expert. | ||||
| Critères: fh ff grp couplus candaul fête fsoumise cunnilingu pénétratio sandwich fdanus fsodo jouet sm attache piercing confession -dominatio | ||||
| Auteur : Un, deux, trois Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Quand Psyché rencontre Janus Chapitre 02 / 02 | FIN de la série |
Résumé de l’épisode précédent :
Dans Psyché, le couple de Tradeurs, Julien et Rachel découvrent dans la maison qu’ils réhabilitent un miroir sans tain et des preuves que les propriétaires d’avant l’utilisaient afin que le mari regarde sa femme avec d’autres hommes. Ils se sentent proches de ce couple et imaginent un stratagème pour « piéger » leur voisin et ami. Ils se sentent proches, car l’un et l’autre – pendant qu’ils étaient à « la City » – utilisaient le sexe pour relâcher la pression pendant leur travail. Elle avec des collègues hommes, Lui avec des collègues aussi, des hommes. Le voisin, José, se prête volontiers à leur piège, satisfaisant l’épouse après le mari. Mais il a fait plus, il a su utiliser la présence invisible du conjoint pour apporter une dose de plus de perversité. Cette façon de faire donne à Julien une idée qu’il va essayer de réaliser.
Elle devait attendre que je la questionne puisque j’avais conditionné ma réponse à cette histoire de douche. Je ne sais pas pourquoi mais je ne croyais pas à ce récit, du moins comme José l’avait racontée.
Au moment où je vais dire « Chérie » et la questionner, elle prononce « Chéri » au même instant. Je la questionne :
Je ne dis plus rien. Elle doit sentir mon doute.
- — José, salut, je ne te dérange pas ?
- — Jamais mon grand. Qu’est-ce que je peux pour toi… pour vous ? Le ton est presque moqueur.
- — Avec Rachel, on est d’accord pour ton invitation.
- — Parfait, vous ne le regretterez pas ?
- — Tu pourrais nous donner un peu plus de détails ?
- — Non, la surprise n’existerait plus et dans ce genre de soirée la surprise est importante. Mais de toute façon, personne n’est obligé, tout se fait en parfaite harmonie et avec l’accord de tous les participants.
- — D’accord.
- — Rassuré ?
- — Oui. Au fait, je viens de parler avec Rachel pour cette histoire de douche. Tu es un sacré coquin, tout de même, derrière mon dos.
- — Oh, Julien, ce n’était pas prémédité ! Je suis entré par hasard et, ne te voyant pas, comme j’ai entendu la douche, je suis allé voir en pensant que c’était toi.
- — Mais c’était Rachel.
- — Oui, je reconnais que je l’ai regardée un peu. Tu as une très belle épouse.
- — Merci.
- — Si elle t’a raconté, tu sais donc qu’elle se caressait avec la douche. Il ne faut pas lui en vouloir. C’est moi qui ai tout fait. Lorsqu’elle m’a découvert, j’étais moi aussi en train de me branler. Alors je ne sais pas ce qui m’a pris, je l’ai rejointe. Tu sais, je ne suis pas fier de ce que j’ai fait. À aucun moment elle m’a fait le moindre signe.
- — Mais elle n’a pas protesté ?
- — Non, mais je l’avais interrompue en pleine action et elle devait… Et cela a été la seule fois.
- — D’accord. Je comprends. On en reparle plus.
- — Bien sûr. Sur ce, bonne nuit, partenaire !
Elle obéit. Une minute plus tard, j’entends l’eau couler et puis, après quelques secondes, le bruit change. Je regarde par la porte entrebâillée. Elle est accroupie, le jet de la douche visant son intimité. De son autre main, elle se caresse la poitrine.
J’entre sans bruit. Elle ne me remarque pas tout de suite, preuve qu’elle est bien dans son jeu. Sans bruit, je me déshabille. Elle me découvre.
Je fais les quelques pas qui me mènent au bord de la douche. Je bande. Mon mandrin est une tige horizontale.
Je fais le pas de plus. L’évidence est devant mes yeux, accroupie comme elle était, il lui a donné son sexe à sucer.
Elle me suce. Elle lève les regards vers moi. Elle ne voit que le plaisir. Elle est rassurée, elle devient plus gourmande. Elle pose ses mains sur mes fesses pour me guider.
Je n’ai pas besoin de plus de détails : José lui a baisé la gorge. Il s’est comporté comme avec une maîtresse, exigeant. C’est une chose que je ne fais pas normalement, laissant à Rachel le contrôle de sa fellation. J’entends bien vite un gargouillis infâme. La salope… !
Elle me repousse.
Elle se place contre la vitre. Je m’approche derrière elle.
Elle a donc attendu dans cette position, les mains appuyées sur la vitre, les jambes écartées, la croupe offerte. Elle avait tout le temps de se ressaisir, mais non, elle a attendu que le mâle vienne la baiser. La chienne !
Bien joué ! Elle essaie de minimiser sa faute en me rappelant que, il n’y a pas si longtemps, il la baisait sous mon regard et avec ma bénédiction.
La coquine, elle est toute mouillée. Ma demande lui paraît peut-être perverse, mais en tout cas elle est excitée. Je la possède en douceur, mais très vite je la baise avec ardeur.
Qui est le plus pervers ? Je fais de même. Alors je me sens un autre : je suis dans la peau de José, je le comprends. Rachel lui avait offert un spectacle des plus érotiques : nue, accroupie, se caressant. Qui aurait résisté ? Elle est si belle !
La salope, c’est elle la fautive. Elle devait se douter qu’elle l’avait chauffé à blanc même si c’était involontaire. Mais plusieurs fois, elle aurait pu se ressaisir.
Oui, c’est vrai, je lui reconnaissais des circonstances atténuantes avec ma faiblesse passagère et la vision de ce que José lui montrait par son arrivée non prévue.
La salope ! Non, elle ne mérite pas ce qualificatif… Plutôt coquine, cochonne, délurée, chaude du cul… Non, pas chaude du cul, c’est pire. Non, ma salope bien-aimée sonne bien. Ma petite salope aussi. Non, salope, définitivement salope. Après tout, ce n’est insultant que si on charge ce mot des pires intentions… ce n’est pas le cas de ma Rachel, ma Rachel que je bourre avec délice, ma Rachel qui ne se maintient plus que par une main, l’autre ayant disparu entre ses cuisses.
Elle jouit. La douche se remplit de ses petits couinements que j’adore.
Moi aussi, le plaisir arrive. Un instant, j’envisage de cracher sur ses reins, comme son amant, mais non, je reste en elle, coule en elle.
Toujours aussi fine, la friponne. Elle n’a pas tort. Ce serait ridicule de lui tenir rigueur de ce moment de faiblesse alors que nous avons fait bien pire.
Mais, finalement, ce petit jeu m’amuse. La rendre coupable ne peut que pimenter notre sexualité. Je vais appeler José et lui dire la vérité. Si je ne me trompe pas de l’interprétation des indices qu’il a donnés, autant par ses propos que par sa façon de se comporter, nous devrions nous amuser, autant Rachel que moi. Oui, car jamais je ne ferais des choses contre elle.
___________________________
Il est vingt heures. Il fait un froid de canard. Il y a même encore un peu de neige sur les bas-côtés. Décidément, ce début décembre en Dordogne ferait presque douter du réchauffement climatique.
Nous n’avons pas eu à attendre longtemps pour recevoir l’invitation de José.
Samedi 11, 21 heures, chez moi.
Passez par la porte sud de la grange.
Pour ce qui est de la tenue, tout est permis du moment qu’elle soit sexy.
J’ai proposé à Rachel que nous achetions une robe qui réponde à cette invitation. Difficile, en plein hiver, de trouver quelque chose de léger, aussi nous avons commandé sur le Net. Robe simple, courte, moulante, avec un décolleté plongeant devant et un Zip qui permet de la quitter rapidement.
___________________________
Je la prends dans mes bras.
Elle me repousse, fixe son regard dans le mien.
C’est un mur de paille qui nous fait face. Un mur de bottes rectangulaires empilées les unes sur les autres. On entend comme un fond musical. L’odeur me rappelle mon enfance, à la fois prenante et douce. En suivant la flèche accrochée au mur, on découvre un passage. C’est comme un circuit d’attente aux guichets des aéroports… en heureusement plus simple. Un virage à droite, puis un à gauche.
On débouche dans une petite pièce. Tous les murs sont en paille, étrange agencement et surtout travail minutieux et réfléchi. Des tables montrent un empilement de manteaux, vestes, sacs à main. Sur une autre, quelques masques. Le choix est évident, en dentelles pour les femmes, plus sobres pour les hommes. Mais les nôtres sont dans une enveloppe marquée à nos prénoms, Jeanne et Jean, prénoms qui assurent un peu plus la confidentialité.
Il ne fait pas froid. On entend un bourdonnement diffus. Je me rappelle que José m’avait parlé d’un chauffage par ventilateur et circuits d’eau chaude.
Elle est magnifique. Cette robe, sobre, la moule délicieusement et le décolleté laisse apparaître le haut de ses seins. Quand je pense qu’elle a accepté de venir nue !
Moi je savais que de toute façon le jeu la ferait habiller autrement et que personne ne verrait sa lingerie. Lorsque j’avais questionné José après lui avoir parlé de l’épisode salle de bain et de la dette que j’avais créée, il m’avait confirmé ce que j’avais soupçonné : des soirées tendance soumission.
- — Je me demandais si Rachel ne ferait pas une candidate pour vos jeux ? Je sais que c’est assez choquant que ce soit moi, le mari qui propose cela. Je n’ai pas de certitude qu’elle aimerait. C’est juste que je l’ai trouvée bien à l’aise avec toi et tes façons directives.
- — Je te rassure tout de suite, c’est presque toujours le conjoint ou la conjointe qui lance l’idée. En général, le couple est d’accord lorsqu’il arrive. Pour ta femme, son infidélité – je m’en excuse encore et tu ne dois pas l’accabler pour ça – la met en situation délicate.
- — Je lui ai pardonné. Chacun peut avoir une faiblesse, et mon salaud, tu as su en profiter. Mais cela ne me donne pas le droit de lui imposer ces jeux.
- — Tu ne lui imposes rien du tout. Je serai très clair. On ne joue pas avec ça. Je lui dirai qu’elle reste libre, qu’à chaque moment elle peut refuser d’aller plus loin. Je te conseille d’ailleurs de lui dire avant d’entrer qu’elle peut faire ce qu’elle veut et que ton pardon n’est pas conditionné à sa participation.
- — Oui, mais elle n’est au courant de rien.
- — Considère que c’est un cadeau que tu lui fais. Vous avez fêté votre anniversaire de mariage d’une façon qui est peu commune et qui ouvre bien des portes.
- — C’est vrai.
Elle a accepté de venir nue. Elle s’est laissée convaincre bien facilement. Je ne doute pas que les vidéos et nos jeux avec José n’aient démontré que nous étions prêts pour en vivre d’autres.
Le masque ne dissimule que le haut du visage. Pourtant, il apporte une touche anonyme, même si sa forme dit à tous : Nouveaux !
Après un ultime virage, nous arrivons dans une salle. Rachel me tient la main. Je sens son inquiétude. Si je ne le montre pas, je suis aussi mal à l’aise. Mais personne ne fait attention à nous. Encore des murs de paille et cette fois-ci une voile qui fait office de plafond et apporte un peu plus de cocooning. La pièce n’est pas grande. Un bar en pailles juste à notre droite, bar où chacun semble se servir. La lumière est très tamisée et il faut un moment pour s’habituer. Des silhouettes, des gens qui bavardent, d’autres qui dansent.
José surgit à côté de nous. Il ne porte pas de masque, sa stature et le lieu le dénonceraient de toute façon.
Pourtant, maintenant que je vois mieux, je remarque que les femmes font compétition de tenues sexy. Elles n’ont pas froid aux yeux et on ne trouve pas ce genre d’article dans les boutiques du coin. Un régal des yeux et je me vois déjà aller découvrir ce que le peu d’étoffe cache encore, mais José me demande :
Il parle des résultats de nos analyses. À côté des masques, il y avait une boîte avec une fente et il fallait y glisser les documents. Une seconde, je me suis demandé :
Pourquoi ne pas simplement les poser sur la table ? Mais je comprends qu’en les mettant dans la boîte que lui seul devait pouvoir ouvrir, les noms des participants restaient secrets.
Il n’est pas absent longtemps mais nous avons le temps de nous familiariser avec ce qui se passe. Cela ressemble à l’idée que l’on peut se faire d’un club échangiste. Certains nous regardent maintenant. Rachel se blottit contre moi. Une femme approche. Elle doit sentir notre inquiétude.
Elle s’adresse essentiellement à Rachel. D’ailleurs, elle passe sa main sur son visage dans un geste de tendresse inattendu.
Et elle retourne auprès des autres.
José est de retour. D’un signe de tête, il confirme que tout est OK et, prenant Rachel, pardon, Jeanne par la main, il l’entraîne de l’autre côté en traversant la piste de danse. Bien évidemment, cette traversée nous fait remarquer et bien vite tous les visages se tournent vers nous. Il leur fait face tout en arrêtant la sono.
Rachel est bien entendu surprise de la tournure que prend ce discours. Elle me regarde, mais je ne fais que hocher la tête pour confirmer. Déjà, José reprend :
Mais il l’entraîne. Tous les regards sont tournés vers nous, le sourire sur toutes les lèvres.
Même si je le voulais, je ne pourrais pas détacher ma main de la sienne.
Un virage… Un autre… Une armoire dans cette petite pièce, mais surtout, ce qui saute aux yeux, ce sont des mannequins, la plupart féminins, qui sont habillés de façon très étonnante.
José lâche sa main.
Le ton est sec. Je suis autant surpris que Rachel.
Le regard de Rachel va de José à moi. J’essaie de paraître calme, rassurant.
Elle me questionne du regard. Je hoche la tête. José poursuit :
J’acquiesce.
Je ne savais pas ce point. C’est la livrer corps et âme à cet homme sans pouvoir… Suis-je vraiment prêt à tout accepter ? Après tout, je n’ai aucune idée de ce que cela signifie vraiment. J’ai soudain conscience des risques.
Elle m’interrompt. Elle a vu sur mon visage une inquiétude poindre et pourtant elle me devance. L’envie d’être Soumise ou juste de me contredire ?
Alors, pendant qu’il la filme, j’entends ma femme, le regard vers José, prononcer :
Mais José veut qu’elle précise et lui fait répéter après lui.
Je ne m’attendais pas à tant de solennité, cependant, je m’exécute. Il est trop tard pour reculer. Rachel a donné son accord, refuser le mien maintenant serait une preuve de lâcheté.
Je ne suis plus que le spectateur. Je ne dis rien, conscient que José pourrait me chasser. Je la vois quitter cette robe et apparaître nue. Mais sa nudité n’est rien. José l’aide à passer le corset, serre lentement les lanières qui donnent un côté rétro si ce n’est qu’il ne cache pas sa poitrine, fournissant juste un support à chaque sein.
Il déroule lentement sur chaque jambe le bas noir. Sa main se charge de relier les pièces ensemble, non sans la laisser s’égarer, caresser la douceur de la peau, en particulier à l’intérieur des cuisses, mais sans jamais toucher ce qu’il a sous les yeux.
Il n’a pas une attitude de dominant mais plus d’un adorateur, agenouillé en face de ma femme.
C’est avec un collier de cuir qu’il entoure son cou. Un bijou, fait de chaînettes, de pinces, d’anneaux, relie le collier au haut du corset, en dessinant des arabesques complexes passant par les seins et les tétons que deux pinces emprisonnent.
Elle proteste juste un peu lorsque les pinces se referment sur les tétons. Je remarque qu’ils semblent tendus comme pendant un désir. Rachel apprécierait-elle d’être ainsi habillée ?
Elle ne proteste pas plus lorsqu’une laisse est accrochée au collier, accessoire qui à lui seul change la vision qu’elle offre aux autres. Et puis il lui montre deux objets : un gode prolongé par une sorte de queue de fourrure, et un autre sans prolongation, mais plus gros, plus long se terminant par une poignée incurvée.
Son sourire est pincé. L’ironie de la remarque ne la séduit pas. Elle hésite. À l’évidence, l’un est « dégradant » et l’autre « intrusif ». Pas de doute, la queue blanche ajouterait aux signes de soumission une touche perverse. Elle attirerait le regard sur ses fesses et tout ce qu’on peut…
Elle me regarde. Je sens comme une sorte de défi dans son regard. Elle est en droit de m’en vouloir, même si je lui ai clairement dit qu’elle n’était obligée à rien. Mais je suis tout de même l’instigateur de ce jeu et j’ai donc pensé transformer mon épouse en Soumise, Soumise à un autre, même si c’est José qu’elle connaît. Est-ce qu’elle m’en veut ?
Elle me défie. Elle lui accorde ce droit et en plus insiste bien sur le titre de « Maître », y mettant toute sa symbolique.
José sourit en me regardant. Il sourit, mais en ferment les paupières, semble vouloir me rassurer.
Il lui donne en main. Il paraît plus gros, plus long, avec deux boules de taille différente, d’ailleurs elle ne peut le prendre tout en bouche. Mais elle s’applique.
Il lui reprend et la pousse pour qu’elle s’appuie sur la table en se penchant.
La demande est puissante, le mot « cul » symbolique. Pour le faire, elle est obligée de se reposer sur la tête. Ses mains sur ses fesses sont d’un érotisme total. José a cependant pris un tube – manifestement du gel anal – et en enduit généreusement le plug.
Tout en le poussant doucement dans l’anus, il lui dit :
Cette fois-ci, son regard est plus inquiet. Elle prend probablement conscience que ce n’est que le début. Les deux excroissances disparaissent dans son petit trou, ne laissant qu’une ombre cachée au creux de la raie. Il termine l’habillage par une double boule de geisha dont il teste aussitôt le bon fonctionnement avec sa télécommande. Elle sursaute.
Je comprends que cet habillage n’est pas que physique, il contribue à construire une ambiance, montrant étape après étape ce qui attend la Soumise. Une mise en condition toute symbolique.
Cette fois-ci, pas de défi… des paroles adressées au Maître et qui d’une certaine façon me repousse, lui donne tout pouvoir, me privant des miens, encore qu’avec Rachel je n’ai jamais été dominant, non, juste un égal.
Un changement manifeste. Avant de partir, il lui fait mettre des chaussures dont les talons affinent sa silhouette. Elle passe devant moi, tenue en laisse par celui à qui j’ai… Elle est belle. Sa poitrine déjà ferme frémit à peine à chaque pas avec le corset qui la soutient. Ces chaînettes la magnifient. Le corset-jarretelle lui donne une silhouette de reine avec des hanches et des fesses que l’on se retient de ne pas saisir. Et, on ne le voit pas, mais moi je sais que son vagin et son cul sont occupés, plug invasif et boules de geishas.
Ils entrent. La musique a été remise en marche. Il y a moins de monde, mais ceux qui sont présents montrent leur intérêt. Une femme, celle qui nous a salués en arrivant s’approche de nous. Elle parle à l’oreille de José mais sans vraiment se cacher.
C’est comme un cortège : José et sa Soumise, moi juste derrière… moi qui, sauf si José ou Rachel me chasse, veux les suivre afin de vérifier que tout va bien… vérifier mais aussi, je suis évidemment assez lucide et c’est bien normal, regarder ce qui va se passer. Tout de même, ce n’est pas banal. On aurait dit que le destin nous jouait des tours pour nous amener ici.
Ici. La pièce n’est pas plus grande que la précédente mais autrement plus perturbante. Déjà, au centre, une femme attachée. Les poignets par des cordes qui pendent du plafond et les chevilles à des crochets dans le sol. Des spectateurs aussi, mais aussi d’autres choses dérangeantes, comme une sorte de balançoire, un cheval d’arçon, enfin, ce qui ressemble à un cheval d’arçon, et même une croix désaxée, croix de Saint-André…
Ayant appris les jeux de José j’ai évidemment été regarder sur le net, ne voulant pas paraître inculte devant ces pratiques. C’est impressionnant. En pénétrant ici, on change de monde, on entre dans le sujet, dans le scénario de la soirée.
Je ne pense pas que mon épouse soit au courant de ces jeux SM, et de découvrir tous ces équipements la trouble. Elle stoppe après seulement quelques pas, prenant la laisse dans sa main.
José devait s’attendre à ce genre de réaction car il n’insiste pas. Il ne cherche pas à la tirer mais se saisit de sa main, et dans un souffle lui murmure :
Elle hésite, mais l’invitation est si naturelle, plus près d’un amant que d’un dominant, qu’elle accepte. Il l’entraîne face à la femme qu’un homme se charge de finir d’immobiliser et de l’aveugler avec un bandeau. Elle est nue, écartelée, offerte aux regards de tous.
L’homme s’est en effet saisi d’une sorte de cravache.
C’est avec la laisse qu’il lui fait faire les quelques pas qui les séparent de la femme. Le mari attend. Manifestement, José est le « patron » ici. Il se saisit de la main de Rachel et lui fait toucher les seins de la prisonnière. Les seins, puis il la lui fait se plaquer contre la fente brillante.
Je découvre ce qu’il lui montre lorsqu’ils lui laissent la vue libre. On devine des piercings sur les tétons, et si je suis trop loin pour voir, j’imagine qu’il y a d’autres vers son intimité.
Il lui parle mais je ne l’entends pas. Elle paraît effrayée et j’entends un « jamais » bien vite réprimé.
Le cri nous a pris par surprise, surtout ceux qui ne regardaient pas le mari qui vient manifestement de laisser tomber la cravache sur les fesses de son épouse. Tous les visages se tournent vers le couple. Ils nous donnent alors un spectacle étonnant, fait de coups, de cris, de fautes avouées, de caresses, de tourments, avec le manche de la cravache transformée en gode.
La femme crie. La femme gémit. Mais jamais elle ne demande de cesser, implorant un pardon tout en avouant des aventures multiples.
Rachel regarde. Elle est comme hypnotisée. José est tout contre elle. Je l’envie. J’aurais aimé être à ses côtés pour découvrir cela. Je n’aurais pas dû être si pressé. Nous aurions pu venir tous les deux et rester ensemble pour découvrir ce que ce lieu avait à nous montrer, et puis, dans un second temps, envisager l’aide de José. Alors que là, si je suis juste à côté, je suis comme mis sur la touche. Je n’ai pas le droit d’intervenir et c’est avec José qu’elle découvre ce spectacle à la fois étrange et excitant. Il est à côté et il a tout pouvoir sur elle. Déjà le droit de promener ses mains sur son corps et puis de déclencher les vibrations du jouet. Elle sourit, se tortille, mais je vois bien que les vibrations lui font perdre pied.
Mais José a une idée en tête car, alors que le mari semble accorder un répit à sa femme, il pousse la mienne vers eux. Il lui parle à l’oreille, déclenchant une surprise évidente chez Rachel, mais il insiste.
Alors je la vois – toute l’assistance peut la voir, enfin, ceux qui ne sont pas dans leur propre monde – s’approcher de la femme de Marcelle.
Un dernier regard vers José qui hoche de la tête, confirmant manifestement sa demande, mais ce regard croise le mien et une lueur le traverse. Elle me sourit, d’un sourire qui a tout de la provocation.
Chérie ! Je t’aime. As-tu compris que le jeu que je te propose à travers ton Maître d’un soir est un cadeau bien plus qu’une punition ? Je t’ai expliqué à plusieurs reprises que cette « faute » n’en était pas vraiment une. Comment pourrais-je t’en vouloir ? Je sais que si j’avais été à ta place, surpris par José à me caresser sous la douche, et qu’il aurait manifesté du désir pour moi, alors je l’aurais satisfait moi aussi…
Si j’ai proposé à José d’être ton Maître d’un soir, c’est que notre expérience du miroir demandait à être renouvelée, développée, amplifiée. Je le fais pour toi, mais aussi pour moi. J’ai adoré te voir avec lui derrière le miroir. Tu étais si belle, si désirable…
Regarde autour de toi comme on te regarde. Marcelle avait ses spectateurs, toi tu en attires d’autres.
Si on leur disait que jamais tu n’avais caressé une femme comme tu le fais devant leurs yeux !
Je suis fier de toi. Moi à ta place je n’aurais probablement pas ton assurance. En quelques caresses, tu fais de cette femme experte ton jouet. Tout le monde voit comme elle recherche tes lèvres, tes mains et que tout son corps se tend vers toi.
Tu t’attardes longuement de la main et de tes lèvres sur sa poitrine et surtout ses tétons dont les piercings en font des pointes, mais avec une badine qu’il a prise en main, ton Maître te montre que tu dois plus que caresser de la main la fente de la soumise. Tu t’agenouilles, mais toujours en silence et avec la badine, il te fait mettre à quatre pattes, chienne qui lèche une autre chienne. Tout le monde peut voir que ton petit trou est occupé et que cette forme sombre qui disparaît presque dans la raie de tes fesses n’est que la partie immergée de l’iceberg qui occupe ton cul.
Il te caresse avec cette badine alors que tu tires des gémissements de la femme, experte toute naturelle de ce qui lui plaît. La femme gémit. Marcelle se cambre, cherchant encore plus. La Soumise se crispe dans une jouissance qui l’anéantit, mais Julien et son mari n’en ont pas fini avec vous. Il te fait redresser et se coller contre le corps que tu viens de satisfaire. Le mari comme un magicien arrive à attacher vos deux colliers. Vous voici prisonnières. Mais ton Maître s’active. On le voit te retirer les sphères, qui vibrent encore, de ta fente. Une femme lui apporte un jouet, double gode dont il se charge d’en glisser une partie en toi. Cela paraît si facile. Ton vagin doit être une grotte humide de tes désirs ! L’autre partie disparaît dans la fente de ta complice.
Vous voici soudée l’une à l’autre, seins contre seins, ventre contre ventre, une large ceinture qui fait le tour de vos tailles se charge de vous immobiliser. Mais avez-vous envie de vous soustraire ? Même les coups que vous assènent vos deux Maîtres ne vous font pas crier de tout arrêter. Il est vrai que ceux que tu reçois de Julien sont bien légers comparés à ceux du mari. Chacune doit en ressentir les effets alors que c’est l’autre qui reçoit.
Tout autour de vous s’est formé un cercle de spectateurs. Chacun trouve à votre vision une excitation qui se voit. Des couples se forment. Des femmes sont partiellement dénudées, encore plus attirantes que si elles étaient entièrement nues. Des hommes ont laissé sortir de leur pantalon des sexes souvent tendus que certaines se chargent de caresser, même de sucer.
Il fait plus chaud dans la pièce. Moi, on ne m’importune pas. Pourtant je sens aux regards échangés que d’une certaine façon je fais partie du spectacle. Le mari qui assiste pour la première fois à une soirée échangiste et qui plus est à la soumission de son épouse. Double peine ! Double plaisir !
Les coups cessent. Tes fesses sont roses, mais d’un rose délicat, comme sont roses les joues d’une jeune fille qui montre une émotion. Ton Maître me fait signe.
Comment refuser ? Je me pensais exclu de leur jeu, oublié par Julien, mais le mari me réintroduit en cours. Je ne m’attendais pas à devoir devenir plus qu’un spectateur. Mais pourrais-je assurer ? Autant pour ceux qui regardent que sous le regard de mon épouse. Je sens que mon sexe est tendu et compressé dans mon pantalon. Cela me rassure, mais ensuite…
C’est ton regard qui me décide. Tu as entendu la proposition de ton Maître. As-tu bien compris ? Tu deviens mon juge. Un comble. Je me dois de ne pas les décevoir et surtout ne pas te décevoir. Quel piètre mari je ferais si j’offrais ma femme ainsi et n’étais pas capable d’assumer !
Tu me vois venir face à toi. Tu me vois découvrir que comme toi le cul de la femme est occupé. Tu me vois retirer avec précaution ce qui la possède. Tu grimaces mais je comprends que ce n’est pas de la surprise d’en découvrir la taille, mais que le mari procède à la même extraction. Julien se charge de nous débarrasser des objets et la différence saute aux yeux. Le tien qui me semblait imposant est un jouet comparé à l’autre. Nos yeux ne se quittent plus. Tu dois sentir lorsque je l’enfile, d’une poussée, devenu un autre sous ton regard et aux vues de tous. Mari emporté par le désir. Je sens lorsqu’il t’encule. On a dû lui faire la leçon :
Vas-y doucement. Elle n’est pas ouverte comme Marcelle. Il sourit.
Mon amour, jamais je n’aurais imaginé, même dans mes plus grands fantasmes, un tel plaisir. Je ne remercierai jamais assez ton Maître, José, pour le cadeau qu’il m’a fait. Je suis avec toi en cette première fois, épouse soumise, femme possédée, partageant ta complice avec moi. Nous ne formons plus qu’un. Quatre corps, un seul désir.
Je vois sur ton visage le doux « labeur » de celui qui te prend par ton petit trou. Il doit sentir, comme moi, la réalité de ce qui remplit ta chatte, comme cela remplit celle de son épouse.
Tu vois sur le mien ce plaisir que je partage volontiers avec toi. Tu soupires alors que ma vaillance de mâle me fait embrocher de coups de reins magistraux le petit trou de Marcelle.
Nous échangeons de doux baisers mais c’est la bouche grande ouverte que tu clames ton plaisir. Que c’est beau de te voir ! Que c’est bon de t’entendre !
___________________________
Nous rentrons. J’ai fait chauffer longuement la voiture avant de faire venir Rachel. Je suis vigilant sur les routes sinueuses qui nous conduisent chez nous. Le souvenir des anciens propriétaires qui se sont tués sur une plaque de verglas me rend prudent. Il y a tant de choses que je veux que nous vivions encore !
Rachel a posé sa tête sur mon épaule. Elle est épuisée. Épuisée de plaisir et de bonheur. Julien lui a offert le plus beau des baptêmes de Soumise. J’ai arrêté de compter combien d’hommes elle a sucés, combien l’ont possédée, combien de femmes elle a gouinées…
À moi aussi, on a fait « fête ». Pensez, un nouveau, un jeune mari, un homme encore inconnu…
Sa voix douce parle à mon oreille :
Un souffle contre mon oreille. Une musique céleste. Je suis un homme comblé. Elle continue :
Que dire ?
Que répondre ?