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Temps de lecture estimé : 34 mn
04/04/22
Résumé:  La jolie Kate raconte le week-end de folie amoureuse au cours duquel elle fait la rencontre de l’amour de sa vie.
Critères:  fh ff fhh fbi hplusag extraoffre campagne voir exhib fmast caresses intermast facial fellation cunnilingu pénétratio échange gangbang confession -totalsexe
Auteur : Iovan            Envoi mini-message

Série : Les cinq contes de Saint-Jean

Chapitre 01 / 05
Kate

J’avais raconté dans « Quand le soleil monte à Saint-Jean  » notre rencontre, et leur avais promis d’écrire les contes érotiques, que par jeu, au cours de la troublante et délicieuse attente que notre hôtesse, la belle Agnès, nous avait imposée, je leur avais demandé de nous dire…

J’avais pour ma part commencé par leur conter ma bouleversante rencontre avec Karine, et devant l’émotion qu’elle avait suscitée chez Kate, les mis tous au défi de raconter la « Fois majuscule » qui avait marqué leur vie amoureuse.

Daphné, adorable morpionne, avait collé la corvée de commencer à sa chérie…

Imaginez une jolie voix, au timbre un peu voilé, dont un charmant accent britannique relevait encore l’érotisme naturel, Kate parlant un français impeccable. Jane Birkin, sans le côté fake…









« J’ai toujours préféré les filles… Est-ce parce que Karen me fit très tôt découvrir les plaisirs saphiques et que ces premières expériences du sexe me marquèrent ? Je ne sais pas, mais je prends souvent davantage de plaisir avec une fille qu’avec un homme. Cependant, l’histoire de ce week-end que je garde en mémoire concerne aussi des messieurs… et quels messieurs !

L’autre raison pour laquelle ce week-end m’a à jamais marquée, c’est que j’y fis la rencontre d’une personne qui depuis compte beaucoup pour moi… ! Ma Daphné sait de qui je veux parler…


C’était Karen qui m’avait mis sur ce coup-là… Comme d’habitude avec elle, on était encore aux confins du légal et de la morale. Il est vrai qu’à cette époque, je ne me souciais guère de l’un, et n’avais que peu de conscience de l’autre.

S’étant présentée comme ma patronne à mes parents, alors que je n’avais encore que dix-sept ans, bien longtemps après que j’eusse fait sa connaissance, j’étais, bien entendu, de connivence avec elle… Karen m’avait ouvert, des espaces de liberté considérables.


Il lui arrivait de me contacter, par courrier. Quand elle voulait me voir, elle trouvait cela plus romanesque que le téléphone et avait déposé, ce mardi, une lettre à mon intention.

Elle me donnait rendez-vous en ville, jeudi à dix heures, je savais où.

Ça ne posa aucun problème, je venais d’avoir dix-huit ans et mes parents avaient une entière confiance en elle… s’ils avaient su… !


Le jeudi suivant, à l’heure convenue, j’étais donc dans le centre de Cork et entrai dans le pub où nous avions l’habitude de nous retrouver… Quand elle me vit entrer, elle se leva, souriante, et m’embrassa, me disant qu’elle était heureuse de me voir. Nous entretenions une curieuse relation d’amitié, d’affection, tant de son côté que du mien. Karen était très portée sur les filles… Je savais qu’elle m’utilisait parfois selon son intérêt, mais y trouvant plus que mon compte, je ne trouvais rien à y redire, d’autant qu’elle avait toujours eu l’honnêteté, qui n’était pourtant pas exactement sa qualité première, de ne rien me cacher et de me dire exactement ce qu’il en était de tous les coups tordus dans lesquels elle m’embarquait.


C’était une femme d’une intelligence redoutable, complètement amorale, qui transformait tout ce qu’elle touchait en argent et en succès. Elle était riche et totalement fascinée par le pouvoir. Je la savais sans scrupules, manipulatrice, mais je savais aussi qu’elle m’aimait beaucoup.

Elle m’expliqua sans détour en quoi consistait l’« arrangement » pour lequel elle était intermédiaire.


Deux Messieurs, des Anglais, d’un rang social élevé, chasseurs invétérés, avaient loué un gîte à proximité de Tralee dans le Kerry, pour un week-end de chasse au gibier d’eau, pendant le premier week-end de septembre. Ils voulaient avoir la compagnie, en toute discrétion, d’une jolie fille pour satisfaire toutes leurs envies et leur plaisir, un couple devait se joindre à eux pour la deuxième journée. J’étais abasourdie ! Je le fus encore plus, quand je sus qu’ils ne proposaient pas moins de trois mille cinq cents euros de défraiements. L’euro était la nouvelle monnaie de l’Europe dont nous faisions partie et, n’y étant pas encore bien habituée, je dus convertir la somme en livres… le résultat me laissa rêveuse…



Elle eut un sourire…



Nous partîmes, alors, toutes les deux, d’un grand éclat de rire.

Elle était pressée, beaucoup de rendez-vous, de gens à voir, de ficelles à tirer… Nous nous quittâmes après qu’elle m’eut longuement embrassée et je lui promis ma réponse pour le samedi : deux jours.

Je les passai dans les affres : « Should I stay, or should I go ? », comme le chantaient des années auparavant des punks d’opérette se posant la question intelligente du rebelle prudent…J’appréhendais cette situation inconnue, pourtant excitante et alléchante. Je me connaissais… je savais que mon choix était déjà fait : j’irai.


Le samedi suivant, Karen passa à la maison, prétendant qu’elle avait besoin de moi pour une expo à Dublin en tant que traductrice anglais-français, elle eut gain de cause immédiatement et mon autorisation fut accordée. Je m’en voulais de mentir de la sorte, mais le carcan d’une morale imbécile m’y obligeait.

Le samedi trois septembre m’attendait, pour une aventure qui me mettait dans les transes, rien que d’y penser.

Karen m’appela, pour me dire que l’accord avait été conclu, que tout était bordé. J’avais rendez-vous devant Elizabeth Fort à deux pas de la Lee, à neuf heures.


Le trois arriva, mes sacs étaient prêts depuis la veille.

Bien sûr, j’emportais trop d’affaires, mais j’aimais me changer souvent, depuis toujours, j’adore la fringue, me sentir belle, mettre en scène mon désir… et m’y mirer….

Pour ce premier contact, j’avais choisi de jouer à fond la carte ado rebelle. Les deux vieux aristos devaient sûrement être habitués à leurs ladies sapées super chicos, je décidai de contrer : je mis mes hautes bottes à semelles compensées noires à fermoirs métalliques, des bas blancs tenus par un porte-jarretelles blanc, ma petite mini-jupe ultra-courte en écossais rouge, un chemisier en dentelles, et par-dessus un petit Perfecto noir, je tressai mes longs cheveux et les roulai en macarons. Je me maquillai hyper flashy, très Harley Quinn, héroïne iconique de l’époque… j’avais le look de la petite garce sexy que tous les mecs rêvaient de se faire…


À huit heures, je pris le deux cent quatorze, qui me déposa trois quarts d’heure plus tard, à cinquante mètres de mon point de rendez-vous.

Au bout de dix minutes, pendant lesquelles je me fis draguer par deux types, un Land Rover vert passa à ma hauteur, ralentit puis fit le tour de la place pour venir se garer sur le trottoir à côté de moi… avec les reflets du pare-brise, je n’avais pas pu voir le conducteur.

Un homme, d’une cinquantaine d’années, grand et mince, le cheveu gris, visage sanguin, barré par une large moustache, élégamment vêtu, en sortit. Il fit deux pas dans ma direction tout en me scannant des pieds à la tête avec un grand sourire, et dans un impeccable Queen’s English (anglais de la Reine) :



Il me regardait comme s’il allait me baiser maintenant…



Je notai les nombreux fusils, dans leur étui, et une grande malle en osier… Tout était parfaitement ordonné. Il n’y avait pas de chien, ce dont je lui fis la remarque.



Il eut un drôle de regard…



Nous partîmes. J’avais le temps de l’observer, tout en bavardant.

Il était grand, plutôt mince, ce devait être un bon vivant… le visage plein et coloré avait des traits affirmés et, sans être beau, il avait de l’allure et un certain charme. Vêtu d’un pantalon de velours beige et d’une veste de chasse en tweed marron, sur un polo très chic, il avait indéniablement de la classe.

Notre conversation avait commencé sur des sujets variés, mais soudain, à brûle-pourpoint, il me posa la question :



Il s’agissait de me déstabiliser, je lui répondis :



Il eut un bref regard d’incompréhension… j’éclatai de rire. Lui aussi… avec un léger temps de retard. Je décidai de pousser plus loin encore.



Je pensais le choquer et lui montrer qu’on ne m’en comptait pas. Ce fut lui qui me surprit, en me faisant cette confidence :



Il eut un regard rapide, comme pour s’en assurer.

« Ma jolie… »… Je décidai de prendre l’initiative, j’avais envie de m’amuser…

Le regard braqué sur lui, je passai mes mains sous ma courte jupe et commençai à baisser mon string, j’arrêtai la petite pièce de lingerie blanche à mes genoux.



Il y avait de l’étonnement dans sa voix, il avait l’air presque choqué… Je ris.



Les yeux fixés sur la route, tendu :



Je m’amusais à être dans la provoc’ outrancière et jouer mon rôle de petite garce à fond… de la rebelle, je voulais qu’il se rende bien compte que je n’avais pas que le look.

J’enlevai mon string que jetai sur le siège arrière et, remontant ma jupette, écartai les jambes m’offrant à son regard. Sur les conseils et selon les désirs de Karen, je gardais une légère toison d’un blond roux qui, disait-elle, la rendait folle. Reginald, après m’avoir jeté deux ou trois regards, me dit d’une voix hachée.



Je le laissai se garer et, m’appuyant à la portière, m’allongeai à moitié tournée vers lui… je le regardai, les yeux mi-clos, tenant les plis de ma courte jupe relevés dans un geste des plus suggestifs.



Je léchai le bout de mes doigts et en caressai mon petit bouton dur comme de la pierre. Je fermais à moitié les yeux, continuant à surveiller mon Reggie… ce que je voulais, c’était arriver à le faire craquer… Alors, doucement, gémissante, j’enfonçai deux doigts dans ma chatte trempée et me masturbai alors que j’entendais râles et bruits de gorge qui me disaient son excitation. Je ressortis mes doigts et les léchai avec des gémissements lubriques…



Il en arriva à presque me faire jouir tant son regard m’excitait…

Puis, je me redressai, l’embrassai. Me penchant sur lui, je me mis à caresser son entrejambe. Je m’aperçus alors que Sir Reginald était fort bien pourvu !

Me penchant encore, je commençai à déboucler sa ceinture, il m’aida et, le souffle court, se soulevant de son siège, parvint à force de contorsions à baisser son pantalon. Son gourdin se dressait raide entre ses jambes nues. Je l’empoignai et me mis à le caresser, en éprouvant la lourdeur…


Je commençai à le masturber avec lenteur. Enserrant la hampe fermement, la serrant plus fortement en remontant, je me penchai et commençai par lécher le gland violacé, humant son odeur chaude, puis le pris en bouche, le suçai, en le branlant doucement. Je continuai pendant un moment y prenant un plaisir certain quand je le sentis se raidir, alors que son souffle devenait plus court, et rauque.

Il se raidit encore dans une tension que je sentais s’accroître à mesure que ses ahanements se faisaient plus puissants. Alors, tout son corps s’arqua dans une brusque secousse, avec un râle, il déchargea en longues giclées tout son sperme dans ma bouche… Gosh ! It tasted so good… ! (Mince, alors ! Que c’était bon… !)



Il m’attira à lui et m’embrassa…



Je ne lui fis pas remarquer qu’embrasser c’est toucher… surtout comme ça, mais je n’en pensais pas moins… Ce que je venais de lui donner effaçait sa distance et sa hauteur, je considérais, de plus, que je l’avais fait bel et bien fait craquer, pas complètement, il est vrai, mais… J’étais ravie.

Sir Reginald fut pendant tout le trajet, d’une courtoisie et d’une affabilité délicates.

Je lui posai la question de savoir quel genre de personne était son ami. Sans me préoccuper, je savais que les deux hommes occupaient un rang social important. Pour Reggie, j’étais fixée… mais qu’en était-il de l’autre… ?



Nous roulâmes pendant presque deux heures, pendant lesquelles Reggie fut de très agréable compagnie, pour arriver à Tralee où un gîte de chasse nous attendait. Nous empruntâmes de petits chemins de terre pour finalement arriver dans un endroit entièrement clos de haies vives, d’arbres, et de palissades de bruyère et de genêt auquel s’adossait la petite construction plate. Sir Reginald gara le 4x4, et me fit signe de le suivre, il descendit plusieurs marches, poussa la porte de bois et me fit entrer dans ce qui était une véritable maison. Les chiens s’étaient précipités à la rencontre des nouveaux arrivants et encombraient l’entrée de leur démonstration d’intérêt, se faisant rabrouer. J’étais émerveillée par l’espace et le luxe de la « hutte de chasse ».


C’est alors qu’arriva le maître de céans.

La première chose qui me frappa fut son air d’autorité, de sérieux abrupt. Il était grand et maigre, ascétique. Ses cheveux gris et clairsemés étaient coupés court. Il avait un visage long et émacié que perçaient des yeux, au regard clair et acéré, surmontés d’épais sourcils teintés de gris, le nez fort et busqué surplombait une bouche longue et mince en trait de couteau.

Il salua chaleureusement, mais froidement son ami, qui me présenta.



Il s’inclina pour un baisemain qui me fit sourire, puis se tourna vers son ami avec un sourire et un signe d’acquiescement.

Les deux hommes s’affairèrent autour du 4x4 et en descendirent notamment la grosse malle d’osier, qui me sembla pesante, ce dont je fis la remarque. Reginald me précisa que c’étaient les « vivres » pour deux jours, et qu’il espérait que le traiteur avait bien fait les choses.

J’étais étonnée, m’attendant à ce qu’ils se jettent sur moi comme des morts de faim, mais il n’en fut rien… L’éducation, finalement, ça a du bon… !


Monsieur le Président, qui était aux petits soins avec moi, me fit faire le tour du propriétaire.

Le gîte se composait de deux pièces et d’un cabinet de toilette, presque une salle de bains. La chambre, joliment lambrissée, était meublée de quatre lits superposés, spartiate mais fonctionnelle. La cuisine-salle à manger, meublée de façon rustique, était chaleureuse, je lui fis part de mon étonnement quant au, presque luxe, et à la fonctionnalité du gabion. Il m’expliqua, de sa voix assurée et dans un anglais à l’accent aristocratique, que cette hutte de chasse était vieille de cent trente ans, et que des générations de chasseurs l’avaient améliorée au fil des années. Il appartenait à une famille qui la louait maintenant à prix d’or, il fallait la retenir sur plusieurs années, Reginald et lui la réservant d’année en année, depuis des lustres.

Il ouvrit une petite porte, dans la cuisine, et me fit entrer dans une espèce de couloir où courait une banquette au-dessus de laquelle se trouvait une longue meurtrière vitrée qui s’ouvrait sur l’étang peuplé d’oiseaux.



Mon père, Bird watcher (ornithologue), m’apprenait, depuis toute petite, le nom de tous ces oiseaux.



Il se tenait derrière moi, tout près, et lorsqu’il s’approcha, s’appuyant à moi, je sentis contre mes fesses, emprisonné sous la toile du pantalon, un mandrin d’une taille qui m’impressionna, ce type était lui aussi monté comme un âne.

Quand je me retournai pour lui répondre, il se pencha sur moi et, m’enserrant de ses bras secs, m’embrassa…

Ce fut si soudain que j’en fus surprise, je sentis sa bouche ouvrir la mienne et la pointe de sa langue glisser entre mes lèvres que j’écartai, je lui rendis son baiser, enroulant ma langue autour de la sienne, sans montrer à aucun moment d’initiative. Il m’évaluait, tout en imposant les rôles : il me voulait soumise. Je ne m’autorisai qu’à entourer sa taille de mes bras dans un geste de consentement. Il me tenait serrée, contre lui, une main sur la nuque dans mes cheveux, l’autre caressant mes fesses. Son baiser dura longtemps, et si je savais qu’il s’agissait d’un test, je sentis qu’il y prit beaucoup de plaisir.

Il finit, en caressant mon visage, avec un hochement de tête et un sourire déconcertant.



Je le suivis dans la cuisine, où nous retrouvâmes Sir Reginald qui nous regardait en souriant.



Sur le coup, je fus surprise par cette brusque différence dans le ton. On changeait de personnage… Je réalisai bien vite que ce décalage était voulu, il me désignait la place qu’ils m’assignaient : leur objet de plaisir. Reginald eut un rire.



Il s’approcha et me caressa les fesses. Ils me voulaient « In » tout en me faisant sentir que j’étais « Out ».

C’est le prix à payer quand on décide de bousculer les barrières sociales… C’est surtout ce qui préside à l’essentiel des rapports humains… le rapport de force. Les filles, les mecs, les jeunes, les vieux, les blancs, les blacks, les… mes élucubrations m’auraient presque fait rire…



Je n’avais pas l’habitude et le whisky me tourna vite la tête, j’en bus très peu que j’allongeai d’eau. Mes vieux gigolos furent scandalisés quand je leur demandai s’ils avaient du Coca…



Eux buvaient sec et l’ambiance devint très cordiale… J’étais assise sur le banc de mur et eux, de chaque côté de la petite table.

Ce fut Reginald qui commença à m’embrasser, me prenant par une épaule, il prit ma bouche, délicatement pour commencer, y glissant sa langue qui se mit à jouer avec la mienne, puis son baiser s’accentua pour devenir ardent, alors que je sentais son souffle s’emballer. Mr Chairman, penché sur moi, avait glissé sa main sous ma courte jupe et, ayant écarté mon string… dès que Reggie en eut terminé, il m’attira à son tour à lui pour un long baiser passionné. Je posai ma main sur son entrejambes… il était vraiment très bien équipé !

Quand il eut fini de m’embrasser, il me fixa et eut un hochement de tête… Curieusement, il y eut cette interruption que je ne compris pas mais qui faisait sens.

Le repas composé de mets très fins fut de grande qualité, mais je grignotai à peine… Lorsqu’il fut terminé, Sir Reginald s’adressa à moi :



Je ne laissai même pas un silence.



Reginald avait pris un air outré, alors que Monsieur le Président avait l’air amusé, il imposa son arbitrage :



Il me jeta un regard appuyé et eut encore ce hochement de tête qui me devenait familier. Il commença à lever la table, je me mis immédiatement à l’aider. Tout fut réglé en quelques minutes, et alors que mes deux vieux amants sirotaient un Brandy, Monsieur le Président s’adressa à moi :



Ce n’était pas une demande, c’était un ordre.

Je me plaçai devant eux, au milieu de la petite pièce, presque à les toucher. Je savais que j’étais bien foutue avec un joli petit corps d’adolescente, fin et élégant, et avais conscience de l’attrait que j’exerçais sur les hommes. Alors qu’ils me regardaient, je commençai à, lentement, très lentement, me dévêtir, enlevant un à un mes vêtements… je mouillais, troublée par leur silence et leurs regards, mais je savais le pouvoir que j’exerçais sur eux et m’amusais à en jouer.


Je me retrouvai bientôt nue devant eux, mes seins aux pointes dressées dénonçant la fièvre qui s’était emparée de moi, je me tournai dans une attitude faussement pudique, qui dévoilait les courbes de mes fesses à leurs regards, je me tenais de trois quarts, dans un léger déhanché, une main posée sur la hanche, les regardant par-dessus mon épaule, sentant dans les regards et les sourires qu’ils échangeaient une excitation grandissante.

J’adorais ce jeu dans lequel je jouais avec leur désir, ne sachant plus trop bien si ce n’était pas avec le mien que j’étais en train de doucement me torturer…


Je pris l’initiative, me dirigeai vers eux, et me penchai vers M. le Président, que je me mis à embrasser, en même temps que je caressais son sexe distendant la toile de son pantalon. J’écartai les jambes, tendant mes fesses vers Reginald, lui assignant son rôle, M. le Président plongeait sa langue dans ma bouche alors que je cherchais, en même temps, à ouvrir son pantalon. Il m’aida, et produisit bientôt sa mentule que je pris en main, impressionnée par sa grosseur.

Je cessai d’embrasser le juge et me baissai vers son imposant chibre, je m’agenouillai et, avec un soupir de plaisir, je l’engloutis. Je le sentis se tendre sous la caresse, en même temps qu’il pesait sur ma nuque pour l’accentuer. Reginald, pendant ce temps, s’était agenouillé derrière moi et avait enfoncé deux doigts dans ma chatte, me faisant déjà presque jouir, j’entendais les courts râles dont il accompagnait chaque poussée, témoignant de l’excitation que lui aussi ressentait.

Je me redressai et m’assis sur la cuisse du juge, présentant ma chatte à son mandrin. Je l’embrassai et, dans un souffle :



Il aboucha son gland à ma chatte.

Je me laissai doucement basculer en arrière, la lente et puissante pénétration me fermant les yeux et, empalée sur le magnifique mandrin, vins me placer entre ses jambes, le laissant me prendre la taille. Dans un geste de possession totale, il m’enserra pour s’enfoncer au plus profond. Je jouissais… je tirai Reginald par les épaules et le fis se redresser. Devant mon visage tressautait son vit que j’empoignai à pleine main. Il se cambra et s’empara de ma nuque des deux mains, me dirigeant vers son gourdin dont j’engloutis le gland.


Le juge me soulevait doucement sur sa terrible massue sur laquelle je me laissai lentement glisser à nouveau… cela se poursuivit pendant de longues minutes. Nous étions une seule et même vibration obscène et délicieuse.


Je geignais de plaisir. En écho, le juge grognant des mots crus m’enfonça au plus profond sur sa belle queue effectuant d’amples mouvements du bassin qui m’arrachèrent des cris… J’avais déjà joui à de nombreuses reprises quand je sentis le souffle de Sir Henry se précipiter, il se mit à pousser de petits cris sourds, et tout soudain, il m’étreignit avec violence, et dans un long feulement, se lâcha, libérant en moi toute sa semence. Ces sensations firent exploser un apex de jouissance et j’eus un nouvel orgasme, alors que Reginald, dans un cri rauque, laissait éclater dans ma bouche son éjaculation que j’avalai avec délices.


Soule de jouissance, je me relevai et, tentant de faire deux pas, dus m’appuyer au dossier d’une chaise. Le Président s’approcha de moi, me soutint et me caressa, Reginald fit de même et je me retrouvai entre mes deux amants, les embrassant et me laissant caresser.



Je ramassai mon chemisier que j’enfilai, le laissant ouvert, et le nouai au-dessus de mon nombril.



Il me prit par le cou et m’embrassa.



Il ouvrit la petite porte qui donnait sur la fenêtre de tir. Ils se saisirent des fusils.



Silencieusement, nous approchâmes, une foule d’oiseaux étaient posés sur l’étang, presque à les toucher, ils allaient faire un massacre.



Les deux détonations éclatèrent – en même temps, dans un bruit assourdissant –, suivies par une autre. Reginald doublait sur un vol de canards qui s’enfuyaient, il fit mouche deux fois de plus. La petite pièce fut envahie par une forte odeur de poudre et je dus sortir pour respirer. Reginald sortit de la hutte, accompagné des chiens pour aller ramasser le gibier. M. le Président m’appela :



Je m’appuyai au dossier de la banquette de tir. Il me mouilla de sa salive, me prit par la taille, écarta mes fesses, et y appuyant son gros cabochon, se mit à pousser sur mon armille qui résista, puis céda d’un coup, et le gros chibre, glissant dans mon fourreau, le pénétra jusqu’à sa base.

Dans un cri, je me cambrai, douleur et plaisir mêlés… c’était une sensation délicieuse. Au bout d’un moment qu’il me besognait, il se tendit et déchargea, me maintenant sur sa mentule que je sentais tressauter alors qu’il déversait en moi ses longues giclées de sperme. Encore empalée sur son chibre, je me tournai vers lui, il m’embrassa.



Je passai par le cabinet de toilette, puis, toujours vêtue du simple chemisier noué, sortis voir Paul, sous le regard amusé de Mr Chairman.

Je le trouvai avec les chiens qui finissaient de retrouver les oiseaux, ils étaient trempés et s’ébrouaient fréquemment.



Il me lorgnait avec insistance… Et m’adressa un sourire accompagné d’un clin d’œil.



C’était ironique, mais je ne pense pas qu’il s’en aperçût… En effet… c’était impressionnant… onze oiseaux étaient alignés dans l’herbe de la rive, ensanglantés, avec un aspect de pauvres chiffes. Je reconnus deux sarcelles, trois colverts, un pilet, des souchets et un plongeon.



Je me sentais quelque peu écœurée par ce massacre et m’éloignai de quelques pas… entendant le cri d’un oiseau tout proche, m’approchai du rideau de roseaux, m’immobilisant pour écouter, j’écartai les hautes tiges et me penchai, essayant de voir d’où provenait ce cri, quand je sentis deux mains humides se poser sur ma taille, en même temps qu’un mandrin de belle taille, s’appuyer contre mes fesses à travers le tissu d’un pantalon.


Je me penchai en arrière et tournai la tête. Paul m’embrassa, passant sa langue sur mes lèvres.

Il me retourna et m’embrassa avec rudesse, respirant bruyamment sous l’effet de l’excitation, je le sentais survolté.



Je me laissai tomber à genoux dans l’herbe trempée de la rosée du soir et m’y affalai, mouillant mes seins et mes bras, dans un délicieux frisson, je respirais l’exquise odeur du parterre de menthe et des plantes qui nous environnaient. L’espace d’un instant, dans une parenthèse de bonheur lucide d’acception, je ressentis l’accord de la joie folle de mon corps avec l’harmonie sage et apaisée de la nature. Du crépuscule qui s’avançait, auréolé de lumière douce, le bourdonnement des insectes, le coassement des milliers de grenouilles, l’arabesque du vol des hirondelles, le cri liquide et nostalgique d’un courlis… je percevais tout ça, en même temps que je savais être la petite salope, ravagée de plaisir pervers à l’idée de se faire posséder par ce mandrin qui m’affolait… Je haletais…


Je creusai les reins et me cambrai, m’exhibant, dans une totale et délicieuse indécence au regard de Reginald.

Il s’était agenouillé derrière moi et me caressait avec des soupirs et des grognements de contentement. Alors, il se mit alors à me titiller de sa langue, enfonçant une pointe douce et tiède, les poils de sa moustache exacerbant l’effet de sa caresse.

Dans un râle, je lui jetai :



Il se redressa et, appuyant du plat de la main sur mes reins, me fit me creuser encore, et me maintint pendant qu’il s’abouchait à mes lèvres trempées. Il me prit par les hanches et m’attira à lui, la lourde bielle s’enfonça d’un long mouvement lisse et puissant, distendant mon vagin, alors que mon mâle éructait un râle de bonheur… je ressentis instantanément la montée d’un orgasme.


J’entendais les râles et les mots crus que Reginald proférait alors que je sentais la force de ses coups de boutoir s’intensifier. Ils atteignirent bientôt une violence qui m’ébranlait tout entière, des pieds à la tête. Sous sa loi, je me sentais comme une poupée de chiffon, son pieu me labourait avec une telle force que je suffoquais, geignant, râlant et cherchant mon souffle…

Puis, il alentit son rythme et la violence de ses à-coups, me soumettant à la houle pesante et lente de ses coups de reins. Je pris alors conscience de la présence du Président qui nous avait rejoints et nous contemplait avec un regard âpre… depuis combien de temps était-il là ?

Reginald continuait à me besogner et Henry avait sorti son vit qu’il caressait de gestes lents, son regard farouche fixé sur nous. Il gronda :



Son regard sur moi… ses mots crus… Je voulais qu’il me regarde, je voulais son regard sur moi pendant qu’il se délecterait de mon plaisir… je tendis la main et l’empoignai…


Sir Henry se mit alors à maugréer des obscénités, grinçant entre ses dents des mots crus, bientôt suivi par son comparse

Ce chœur affolant de lubricité, de mots brûlants et d’insultes, me projeta dans un tourbillon d’excitation-panique alors que Reginald continuait à me pistonner comme une bête… une main empoignant mes cheveux. Sir Henry, à genoux, tenait à pleine main son gros chibre, l’enfonçant par à-coups dans ma bouche… Soudain, il se dégagea et, dans un long cri rauque, déchargea tout son sperme sur mon visage à lourdes giclées. Alors que Reginald, au paroxysme de son plaisir, laissait éclater sa jouissance… Je jouis.

Secouée par les spasmes des répliques de ma jouissance, je me laissais caresser par mes amants qui me murmuraient des mots crus et de tendres obscénités…

Après un long moment, je me redressai, titubant sous les effets d’un vertige de tensions érotiques.


À l’est, un croissant de lune montait dans l’air bleuté du soir, une légère brume s’élevait. Le lac baignait dans une paix indicible… Je reprenais mes esprits.



Disant cela, je fus pris d’une envie irrépressible.

J’ôtai et jetai mon chemisier que je vis Reginald ramasser, puis me dirigeai vers la rive, écartant les roseaux, et entrai dans l’eau… Elle était glaciale, mais j’y avançai de manière décidée… Alors que je marchai sur le fond vaseux, dans lequel mes pieds s’enfonçaient délicieusement, j’entendis le Président me demander à mi-voix :



Lorsque l’eau m’atteignit le ventre, je dus faire effort pour maîtriser ma respiration tant je sentais l’étreinte de l’étau glacial. J’étais loin du bord, trente mètres peut-être… je fis un nouvel effort pour dominer la sensation d’étau qui enserrait ma poitrine et me mis à respirer lentement et à fond, immobile.

Je me mis à nager… Alors, la sensation de froid m’apparut supportable pour disparaître complètement et laisser place à un merveilleux sentiment de liberté, tel que je n’en avais jamais ressenti, une jouissance profonde et tranquille irradiant dans tout mon corps… J’étais merveilleusement bien, et je n’avais plus envie de sortir. Je voulais n’être que cet instant.

Mes vieux baiseurs m’appelèrent à plusieurs reprises et, sentant au ton de leurs voix leur inquiétude, à regret, je rebroussai chemin.

Le froid, d’un seul coup, me rattrapa, et je me mis à trembler de tous mes membres.

Lorsque je rejoignis la rive, en riant, je fus entourée de l’attention inquiète et empressée de mes amants, me grondant affectueusement.



Ils m’entouraient pour me réchauffer, me réprimandant tendrement.



En quelques pas, nous rejoignîmes le gîte où je pris une douche brûlante, j’enfilai une robe sexy… je me fis belle. Au sortir, je fus étendue sur un lit, où je fus cajolée, caressée, embrassée, enroulée dans un plaid… Sir Henry me prépara un grog délicieux. Me sentant parfaitement revigorée, je rejetai le plaid, leur tendis les bras, et en riant :



Ils ne se le firent pas dire deux fois et la folle bacchanale reprit, suivie d’une nuit de débauche que je vous raconterai peut-être, mais pas ce soir.



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Le lendemain matin, vers dix heures, le téléphone retentit. Mr Chairman alla décrocher et après quelques secondes de conversation rapide, nous fit part de l’arrivée des deux invités dans l’heure. Ils habitaient Limerick et étaient sur le départ. Je venais de finir de m’habiller et de me maquiller, et quittai le cabinet de toilette pour entrer dans la cuisine où attendait le petit déjeuner que mes chevaliers servants m’avaient préparé. À mon entrée, j’eus droit à une salve de compliments.


Je portais une très courte robe blanche en dentelles de coton, d’épais bas de laine écrus très sexy tenus par un porte-jarretelles légèrement apparent, j’étais chaussée de Doc Martens et portais de longues mitaines écrues qui me montaient au coude, j’avais coiffé mes cheveux en deux couettes hautes, je n’avais maquillé que mes yeux et seulement fardé ma bouche de rouge… mais ça se voyait bien.

Sir Henri me prit dans ses bras et me roula une pelle d’anthologie sous le regard amusé de Sir Reginald, qui ne fut pas en reste quelques instants plus tard…


Il y avait eu plusieurs tirs tout au long de la matinée… nul doute que la liste des victimes au tableau de chasse s’était encore notablement allongée…

On se livra à quelques préparatifs et à onze heures nous sortîmes prendre l’air en les attendant. J’étais assise sur les genoux de Sir Reginald qui m’embrassait, une main passée sous mon string…Mmh… !



Sir Henry s’approcha et m’embrassa, alors que Reggie continuait sa caresse… C’était divin !



Je l’embrassai.


Un peu après onze heures, nous entendîmes un bruit de moteur dans le petit chemin de terre, et au bout de quelques secondes, un coupé « Jaguar » déboucha dans l’arrière-cour du gîte.

Un homme en descendit, grand, l’air sportif, bel homme, il alla ouvrir la portière du passager, et du coupé, descendit une femme splendide, d’une beauté et d’une élégance qui me laissèrent en admiration… Tailleur et capeline grèges, assortie d’un ruban noir, escarpins grèges, elle ne venait manifestement pas pour chasser.


Je n’avais jamais vu de femme d’une telle classe…

Elle était grande, brune, de grands yeux de biche mangeaient son beau visage, lui donnant un air grave que démentait immédiatement le sourire mutin de sa jolie bouche sensuelle… elle était d’une beauté stupéfiante.


Alors que l’échange des banalités d’usage se prolongeait un peu, Marsha et moi nous regardions beaucoup… après un long moment, les trois hommes se mirent à discuter avec des airs de conspirateurs, semblant avoir des tas des choses à se dire.

Je n’attendais qu’une opportunité pour proposer à la belle arrivante ce dont j’avais envie depuis que je l’avais vue : l’emmener pour un moment en tête à tête, n’importe où… par exemple, dans la chambre. Nous nous assîmes sur un lit et commençâmes à bavarder, l’une voulant tout savoir de l’autre. Alors que nos yeux parlaient pour nous, je sentais en elle une tension et elle ne pouvait ignorer ce que je ressentais à son égard. Je posai ma main sur la sienne, elle me caressa doucement le visage, et nous nous embrassâmes, échangeant un baiser d’une douceur et d’une telle sensualité que j’en mouillai mon string.



Elle me déclara qu’elle était au courant des raisons de ma présence ici, et me répéta combien elle était heureuse d’avoir ma compagnie.

Elle était adorable, me confiant ses secrets, m’avouant, en riant, qu’elle était une petite salope, folle de sexe. Je pris son visage dans mes mains, le caressai et l’embrassai :



C’était sans détour…



Elle rit encore, charmante.



Je l’embrassai, mettant dans mon baiser toute l’émotion et le plaisir que me donnait sa belle présence.

Je la poussai doucement sur le lit sur lequel elle était assise… elle me remuait au plus profond… Cette merveilleuse femme que je ne connaissais pas une heure plus tôt parlait à mon cœur comme bien peu l’avaient fait auparavant.


Le désir que j’avais d’elle balaya toute autre pensée…


Je relevai la jupe de son tailleur et baissai sur ses genoux la fine culotte de soie et de dentelles, découvrant son joli con à peine ombré d’un léger duvet déjà humide de nos conversations… et alors qu’elle avait glissé sa main sous mon string et qu’elle commençait seulement à me caresser, je ressentis une émotion dont l’intensité me submergea… Que se passait-il ?

Je picorai l’intérieur de ses cuisses de petits baisers mouillés et en mordillai la douce chair, la faisant gémir, puis, la sentant haletante et tendue vers le baiser tant désiré, j’écrasai mes lèvres sur sa jolie chatte aux lèvres turgides, dardai ma langue dans son antre noyé de cyprine, la faisant se tordre de plaisir, alors qu’elle saisissait ma nuque, pour accentuer ma caresse. Elle me procura de ses doigts un orgasme bref mais intense. Et je la fis jouir encore en l’embrassant, lui faisant goûter son plaisir sur mes lèvres…


Tout dut s’interrompre quand on nous appela pour le brunch, pendant lequel Marsha fut l’objet des sollicitudes de Sir Reginald et de M. le Président, alors qu’Edward se montrait très attentionné avec moi, sous le regard bienveillant de la belle qui nous couvait.


J’avais vu Marsha se pencher sur lui au début du repas et lui parler à voix basse… Il m’avait longuement regardée avec un sourire, que je lui rendis inclinant la tête avec le petit air coquin que je sais parfois si bien prendre…

Cependant même si ce jeu de la séduction avec Edward m’amusait, je n’avais d’yeux que pour ma belle dont je ne pouvais détacher mes pensées, tout en moi se tendait vers Marsha, et je ne rêvais que de pouvoir me serrer contre elle, la prendre dans mes bras et pouvoir goûter pleinement à la joie de son corps dont je n’avais eu que trop peu tout à l’heure…


Ce fut pour les hommes l’occasion de discuter d’un projet d’investissement sur une des affaires d’Edward… je voyais qu’il me regardait beaucoup, et lui décochai mes plus beaux sourires. Leurs palabres terminés, il vint s’asseoir près de moi, souriant, et commença tout d’abord par me faire des compliments d’une voix de velours qui m’aurait presque fait rire. Tout en caressant mes cheveux… il eût tôt fait de se mettre à m’embrasser et me caresser… partout.


Ce fut le signal. Sir Henry fit asseoir Marsha sur ses genoux et, glissant sa main entre ses jambes, se mit à la caresser pendant que Sir Reginald produisant son mandrin le présenta à sa jolie bouche qui l’accueillit.


Edward, me regardant avec un sourire :



Il m’embrassa, se leva et, ouvrant son pantalon, sortit un engin de belle taille que je m’appropriai incontinent. Je le fis jouir rapidement.



Il me prit par la main et nous approcha du trio. Marsha, les yeux fermés, faisait plaisir de sa bouche à Reginald à petits bruits de gorge pendant que Sir Henry la doigtait d’importance. S’apercevant de notre présence, ils écourtèrent leurs ébats pour nous suivre dans la chambre où nous nous retrouvâmes tous les cinq. Les matelas furent disposés au sol, sur lesquels on étendit des couvertures.


Ce fut Edward qui en eut l’idée.



Marsha me regarda avec son beau sourire et avec un petit mouvement de tête, dans une adorable mimique, sans dire un mot :



Je lui répondis moi aussi en crypté par un sourire et un haussement de sourcils, me mordant la lèvre.

Marsha, caressant mon visage, plongeait son beau regard intense dans le mien, j’y sentis de la jubilation… sans détourner ses yeux des miens, elle répondit aux hommes :



Elle commença notre strip-tease par un joli baiser, sa bouche seulement entrouverte sur la mienne… elle le répéta plusieurs fois… me caressant le visage et le cou… je perdais pied… Lentement, inclinant son beau visage, elle commença à déboutonner ma robe, alors que tout aussi lentement, je m’occupais de son chemisier. Déjà, les autres n’étaient plus là… Nous ne nous quittions pas des yeux, nous embrassant de temps à autre une joue, les paupières, la bouche… Prise dans un étau, j’entendais son souffle, d’où s’exhalait parfois un soupir…

Je sentis ma gorge se serrer quand je vis des larmes monter aux yeux de ma belle chérie… je les embrassai, murmurant son nom. Elle prit, alors, mon visage dans ses mains.



Elle m’embrassa d’un long baiser passionné qui me submergea d’une vague d’émotion dont la violence m’étourdit, m’assénant la vérité : celle qui me tenait dans ses bras et m’embrassait, me déclarant son amour devant ces trois hommes, était la femme de ma vie. Noyée de bonheur, d’une voix que les sanglots étouffaient, je lui murmurai.



Dans le tranquille bien-être de mes certitudes salaces, dans le ciel sans nuages des turpitudes auxquelles je m’abandonnais depuis si longtemps avec délices… un coup de tonnerre, un coup de foudre… venait d’éveiller la petite « Salope au Bois Dormant » que je me découvrais être et qui venait de trouver, folle de bonheur, sa Princesse…

Nous nous embrassions, éperdues d’amour, éblouies…



Nous nous étions trouvées, seul ce miracle importait.

Nous finîmes de nous déshabiller sagement, presque graves.


Le lien qui nous unissait maintenant, Marsha et moi, nous excluait de la connivence libertine qui jusqu’à présent nous avait liées avec les trois hommes. Le changement d’atout rendait les anciennes donnes caduques…


Alors, bien sûr, nos trois amants exigèrent que nous fassions tout pour les satisfaire, ce dont nous nous acquittâmes de notre mieux… le Champagne cependant était quelque peu éventé…

On nous baisa, encore et encore… bien sûr, on nous fit jouir… bien sûr, nous avons gémi et râlé sous le joug de leurs impérieux mandrins…


Ni ma belle chérie ni moi n’étions là.


Et quand il nous fut demandé de nous « gouiner », devant la délicatesse de la proposition, je répondis en riant, avec la même vulgarité :



L’après-midi s’étirait vers un drôle de crépuscule.

Était-ce dû à la déception de ne pas avoir eu la journée de totale dépravation qu’il attendait, ou la frustration de voir que le jeu qu’il avait lui-même initié lui avait explosé au nez ?

Edward jeta à son épouse :



Ce pauvre type se discréditait avec une « bonne volonté » confondante…

Elle eut un rire léger…



Même là elle avait la courtoisie de prendre l’imbécile pour quelqu’un.

Je n’eus ni sa maîtrise ni son intelligence et ne pus me retenir de laisser tomber un :



Je regardai tour à tour mes deux vieux pervers, mettant dans mon regard ce qu’il y fallait pour abolir toute forme imbécile de solidarité masculine.


On ne touchait plus à Marsha devant moi… Elle était Sacrée.


Je n’avais toujours été, et je le savais, comme nous savons tous exactement qui nous sommes, qu’une petite morpionne prisonnière de son image de jolie drôlesse qui veut plaire, séduire et plaire encore…



Marsha, ma belle chérie, mon adorable, mon adorée, s’offrant à moi, m’ouvrait le monde, me révélait la Beauté, celle qu’il fallait regarder… Marsha, my bright Pole Star… ! (Marsha, mon étincelante Étoile Polaire… !)

Cette magnifique idiote me fait marcher, depuis, au-dessus de l’abîme…

Depuis elle, il n’y a eu que ma Daphné… Babe… sweet Darling… (Ma douce chérie), et caressant son visage :



Elle laissa un silence…




La voix de Kate tremblait un peu quand elle tourna son regard embué de larmes sur sa belle Daphné… Elles échangèrent un long et tendre baiser… Ces deux-là s’aimaient.


Kate retrouvait le plus souvent possibles ses deux étoiles, elles se voyaient parfois ensemble, les trois belles… pas toujours facile : le matériel avec ses habitudes de te mettre un peu trop souvent des bâtons dans les roues compliquait bien un peu les choses… mais elles, je pense, vivaient à l’étage du dessus et laissaient les contingences matérielles pour ce qu’elles étaient, au niveau qu’elles méritaient…

Elles devaient avoir compris que, comme disait l’autre qui n’était pas sérieux quand il avait dix-sept ans, « La vraie vie est ailleurs… »