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n° 20829Fiche technique76022 caractères76022
Temps de lecture estimé : 44 mn
15/03/22
Résumé:  Hugo a un problème d’érection. Il consulte et la sexologue propose au couple de tenter une expérience pour sortir de leur routine.
Critères:  fh fhh couplus parking voir préservati pénétratio sandwich échange confession
Auteur : Un, deux, trois            Envoi mini-message
Médecine douce pour faiblesse masculine.







C’est un parking que je connais car il donne accès à la plage des Portugais, belle plage de sable fin orientée plein ouest avec des vagues appréciées des surfeurs. Pour y avoir accès un vaste espace est accessible en voiture, cul-de-sac d’où on doit continuer à pied, traverser deux cents mètres de forêt pour découvrir du haut de la dune un panorama grandiose.

De jour, ce parking est toujours rempli surtout aux heures de pointe. Hugo rouspète à chaque fois contre les automobilistes indélicats qui se garent n’importe où, supprimant par leur égoïsme des emplacements qui seraient bien plus nombreux.

La nuit c’est différent. Il ne fait d’ailleurs pas vraiment nuit, car une demi-lune éclaire ce lieu où on identifie une vingtaine de voitures. Elles sont stationnées un peu à la va-vite, sans respecter le bornage. Les phares ne sont pas allumés mais dans certaines on voit l’éclairage intérieur. Quelques piétons aussi, hommes seuls ou couples.

Hugo passe lentement à côté des voitures, attirant le regard de certains occupants et piétons.

Que pensent ces gens lorsqu’ils nous voient ? Ils ne doivent d’ailleurs pas découvrir grand-chose car seule la tablette de la voiture éclaire l’habitacle.

Hugo va se garer à l’écart.



Une idée ! Mon Dieu, comment s’est-on retrouvé ici ? Tous ceux qui sont sur ce parking ont un but. On ne vient pas ici la nuit par hasard. Il faut quitter la route qui longe la côte et faire un bon kilomètre sur une route dont le goudron est de l’histoire ancienne. Et nous, quel est notre but ? Pourquoi sommes-nous dans ce lieu qui n’est pas innocent ?

J’hésite à sortir. J’ai la main sur la poignée :



Bien sûr que jamais je ne tromperais Hugo. Et pourtant ces derniers mois ont été difficiles. Le manque de vigueur de mon mari perturbait notre équilibre. Sans être une accro du sexe, ses faiblesses me privaient de ce qui me semblait naturel. C’est lorsqu’on est privé d’une chose que l’on constate combien cette chose vous manque !

Des mois… Cela fait des mois que…



******




Bien entendu, j’avais pensé à cette hypothèse, surtout depuis que j’avais découvert du Tadalafil dans sa table de nuit, une boîte de ce « Viagra » dont les petites pilules disparaissaient régulièrement, en tout cas à chaque fois que nous faisions l’amour. L’efficacité est loin d’être parfaite et il suffit de lire la notice pour apprendre que ce médoc n’est que le complément « mécanique » d’une envie de sexe. Pas d’envie, pas de libido, pas d’action de la pilule, pas d’érection.


Le pire ce n’est pas l’érection difficile à déclencher, cela j’arrivais encore à y pallier en le faisant bander par une longue fellation. Je prenais un corps mou en bouche, je l’abandonnais bien vaillant, presque dur. Non, le plus dur, si j’ose dire, c’est lorsqu’il faiblissait en pleine action. J’étais en chemin vers le plaisir et c’est comme si le sol se dérobait sous moi. Lorsque cela lui arrivait, il essayait de récupérer le coup en me faisant un cunni. Mais ce n’était pas suffisant, ce n’était plus suffisant. Un bon cunni pour bien mouiller, mettre en marche la machine, mais il me fallait du plus dur, surtout que Hugo n’a jamais été un bon dans cet exercice.

J’ai pensé aussi qu’il avait une maîtresse. J’ai espionné mais je n’ai rien trouvé. J’aurais presque préféré que ce soit une autre femme qui l’épuise que cette libido défaillante. Depuis le temps, je m’étais faite à l’idée. Idée autant dévalorisante pour lui que pour moi. Surtout pour moi. Ainsi il fallait se rendre à l’évidence, je n’inspirais plus de désir à mon mari. J’avais lu des articles sur le sujet. J’avais essayé la lingerie coquine, mais finalement si c’est moi qui proposais ou étais demandeuse, cela le bloquait encore plus.




******



On a pris la route dès son retour. On est à peine sorti de la banlieue que je le questionne.



Je ne vois pas vraiment. Je n’ai jamais eu l’envie de regarder ce genre de films. Hugo m’a proposé plusieurs fois que l’on regarde, au lit, des films érotiques, mais j’ai toujours refusé. J’ai juste entrevu, mais seule, sur Netflix, certains films qui m’ont fait penser que décidément tous les goûts sont dans la nature.




******



Jamais on ne m’avait questionnée de façon si intime. Finalement, le fait que la toubib ne soit pas en face de moi m’a permis de me libérer. À personne je n’ai confié tant de mon intimité. Du vécu comme des idées. Elle a fouillé tout au fond de moi. Après cet entretien, la Julie que je croyais bien droite dans ses bottes se montrait moins assurée. Cette femme avait su extraire de moi des pensées que je n’imaginais pas. Devant ma surprise, elle m’avait rassurée par un :

Chère Julie, ne vous sentez pas coupable. Nous avons tous des pensées que nous ne formons pas vraiment. C’est notre inconscient et c’est d’autant plus vrai pour notre sexualité, nous les femmes. Pour les hommes c’est plus facile, encore que…

Elle avait terminé notre entretien par :

Les vacances, les vôtres comme les miennes vont un peu compliquer les choses pour ce qui est de nous parler. Mais je serai toujours joignable par mail. Je vais analyser en réécoutant notre entretien et demain, je pense, je vous ferai parvenir mon diagnostic et surtout une proposition de traitement.


Son mail est arrivé le lendemain.


Madame, Monsieur,

Tout d’abord je souhaite vous rassurer sur le désagrément qui perturbe la vie sexuelle de votre couple. Comme souvent une certaine routine s’installe et peut provoquer un manque d’attention à l’autre. Personne n’est coupable ou responsable. Cela arrive et c’est tout. Ce n’est rien de grave sauf, et cela doit être votre cas, ou l’inquiétude et l’angoisse ne font qu’amplifier le phénomène.

Pour en sortir, il faut oser perturber la zone de confort ou vous vous étiez installé.

Vos vacances et les miennes font que nous ne pouvons pas procéder comme je le fais d’habitude. Mais d’une certaine façon, vos vacances doivent être considérées comme un atout.

Je vous propose un exercice un peu particulier. Vos confidences me font penser que vous pourriez le réaliser sans grande difficulté. Le voici :

Autour de vous il y a probablement un endroit où certains couples se retrouvent pour se montrer ou regarder d’autres dans leurs moments intimes.…….


Elle explique en détail ce qu’elle attend de nous. Rien n’est exigé, tout est suggéré. Et elle conclut de la façon suivante :


À votre retour j’aimerais que chacun de vous me fasse parvenir, individuellement, ses remarques sur ce qui s’est passé et surtout sur ce qu’il a ressenti. Soyez honnête sachant que je serai la seule destinataire. C’est à partir de vos réactions que je vous proposerai un autre exercice.



******



Elle est drôle ! Je voudrais bien la voir ! D’ailleurs quelles sont les études pour être experte en sexologie ? S’est-elle promenée comme elle nous le demande sur une aire de stationnement ? Pas une aire normale. Elle avait précisé :


Ne vous sentez pas coupable. Ceux qui viennent dans ces endroits le recherchent. Ils veulent d’abord qu’on les regarde. Ils veulent aussi, mais c’est plus rare, chercher un ou une partenaire pour réaliser leur fantasme. Vous ne serez que des voyeurs et ce n’est pas mal considéré dans cet endroit, au contraire. Bien entendu si vous vous sentez en harmonie avec l’ambiance, vous pouvez en profiter.


En profiter ? Pour l’instant, je tiens Hugo par la main et je la serre si fort qu’il proteste. Il me rassure :



On entend le grondement des vagues qui déferlent. Il ne fait pas vraiment nuit. Je regarde autour de moi, à peine rassurée malgré la présence d’Hugo.



C’est au bord du parking. Je connais bien cet endroit, il y a une table et des bancs pour pique-niquer. Trois silhouettes nous tournent le dos. Hugo nous fait avancer pour nous placer à côté d’eux. Un couple et un homme seul. Ils nous tournaient le dos car ils regardent vers la table et le banc ou un homme est assis. En arrivant, on découvre à ses genoux une femme et je comprends qu’elle lui fait une fellation. C’est étrange car tous deux sont habillés et seul le sexe de l’homme fait une tache blanche et brillante lorsque la femme le libère un peu. Juste à côté du couple, un autre homme qui regarde.



Il doit avoir raison car je vois l’homme déchirer ce qui est manifestement une enveloppe de préservatif et tendre ce qu’il extrait vers la suceuse. Elle s’en empare et on devine plus qu’on ne voit la capote être déroulée sur le mandrin.

Ensuite, je découvre et réalise que tout est organisé afin que le mari montre bien celle qui doit être son épouse se faire posséder par un autre. Il faut avoir réalisé cela pour comprendre ce qu’il fait.

Il se charge d’enlever la robe qui a été manifestement choisie pour se libérer par un zip complet. Elle est nue dessous. Elle est assez potelée mais ça lui va bien. Il la guide pour qu’elle se mette sur le petit côté de la table, nous la montrant ainsi de profil. Évidemment qu’elle se laisse faire ! Elle se place d’elle-même, car manifestement ce n’est pas sa première fois. Cette façon de poser sa lourde poitrine sur le bois de la table, de placer ses mains de part et d’autre comme pour se maintenir, d’écarter les jambes, de se cambrer et par-dessus tout de tourner son visage vers nous, nous les voyeurs auxquels ce couple libertin offre le spectacle. Elle nous regarde. J’ai même l’impression qu’elle me fixe, moi, mais c’est probablement la demi-obscurité qui me le fait croire.

Pourtant ce regard lorsque l’homme la pénètre ! Ce visage qui affiche des sensations. C’est perturbant, cela me rappelle la fois ou Hugo m’a prise dans la salle de bain et que pendant qu’il me baisait j’avais en face de moi, dans le miroir, une Julie que je ne connaissais pas, que je découvrais, image déformée de moi, la bouche entrouverte dont j’entendais sortir des mots que je ne pensais pas avoir prononcés, des plis aux coins des yeux, et ce regard brillant, ces paupières qui battaient au rythme de la possession…

Elle gémit. C’est troublant, dérangeant. À côté de nous, le couple s’embrasse, et même plus. En les regardant, je croise le regard de l’homme à côté de moi. Il me sourit, un sourire de carnassier, imaginant peut-être que les femmes qui regardent auront des envies qu’il pourra satisfaire.

C’est trop ! Trop fort, rien à voir avec ces films érotiques sauf peut-être celui avec Charlotte Gainsbourg que j’ai découvert sur Netflix.

Je tire sur la main de mon mari. Je l’entraîne de quelques pas. Manifestement, il aurait voulu rester.



Je n’ose avouer que justement cela me dérange, pas par pudeur, mais par cette étrange sensation que je n’arrive pas à analyser, à moins que ce soit une sorte… Non, pas d’excitation… Pourtant cela y ressemble… Et ce regard de femme à femme qui m’associait à son plaisir, à sa débauche, à son envie de plaisir devant d’autres…



Tentant ? Pas de doute, Hugo s’habitue plus vite que moi à cette situation. D’ailleurs si je réfléchis, le choix de la sexologue de nous proposer cette sortie vient peut-être de confidences ou fantasmes de mon mari. Moi, à chaque fois qu’elle a cherché à m’entraîner hors du cadre familial, j’ai toujours répondu que nous étions un couple très classique, même si cela ne signifie pas que nous ne nous limitons pas à la « missionnaire ».

Il m’entraîne vers la voiture. En nous approchant, on voit que l’éclairage interne est en marche. Un homme est comme collé à la portière arrière. De plus près encore, l’explication est évidente. Dans la voiture, à l’arrière un homme est en train de posséder une femme en levrette et cette femme dont le visage est au niveau de la vitre arrière totalement descendue joue de ses mains et de sa bouche avec le sexe de celui qui est dehors.

Hugo ne s’arrête qu’au dernier moment. On est si près que je pourrais toucher celui qui se fait sucer. Nous ne sommes pas les seuls, un autre voyeur arrive. Toutes les vitres de la voiture sont baissées, aussi on peut voir à l’intérieur. Le couple est à genoux sur la banquette arrière et le mari, j’imagine que c’est le conducteur, baise sa femme avec entrain. On voit son sexe brillant entrer et sortir alors qu’il s’agrippe aux hanches de sa partenaire.



C’est lui qui encourage sa femme, mais il continue en s’adressant manifestement à l’homme :



Étrange conversation, si on peut appeler conversation ce genre d’échange. Je remarque que le mandrin de l’homme n’est pas protégé.

Nous regardons. Celui qui nous a rejoints a sorti son sexe et le caresse. Il est comme hypnotisé par la femme qui suce son voisin. D’ailleurs, elle fait plus que le sucer, elle le gobe. De ses lèvres coule un filet de salive. C’est… Non, ce n’est pas dégoûtant. Je suis moins dérangée que tout à l’heure. Probablement parce que personne ne me fixe et qu’ainsi je suis une voyeuse anonyme.

Hugo est à côté de moi. Il tient toujours sa main dans la mienne. Lui me sourit lorsque je le regarde. Il me sourit mais aussi guide ma main vers son pantalon. J’y découvre une bosse qui est la preuve manifeste d’une érection.



Nous quittons la voiture et son trio pour nous diriger vers notre véhicule. Il marche à grands pas. Je comprends par son impatience qu’il projette de nous y réfugier et profiter de cette érection qui est la preuve manifeste que ces spectacles l’ont excité.

Je vais ouvrir la portière mais il me retient.



Je regarde autour de moi. Personne ne nous remarque, il faut dire que nous sommes un peu à l’écart. Je fais comme il dit. Tout en me baissant, je vois son sexe qu’il a dégagé de son pantalon. Un bâton horizontal qui, sans le toucher, s’annonce d’une dureté disparue depuis des lustres. Je vais le toucher, le caresser, le sucer, mais il me retient.



Le « comme ça » est une position qui a disparu depuis longtemps de notre paysage sexuel. Avant, oui, quand on était plus jeune et que sa fougue se joignait à mon excitation pour me posséder sans réelle préparation.

Il me plaque contre la carrosserie. Instinctivement, j’écarte les cuisses, me cambre un peu… Un peu comme celle de la table de pique-nique. La carrosserie me cache, je n’ai que la tête qui dépasse et cela me rassure.

Il relève ma robe. Je sens son sexe contre ma peau. J’en devine la dureté, son bâton est brûlant comme si son désir s’exprimait ainsi.

Il le guide. Son gland touche ma fente, écarte déjà mes lèvres et avance en moi dans une conquête sans gloire tellement je suis ouverte.



Que répondre ? Il doit avoir raison. Il a raison. Ces spectacles étaient troublants et dérangeants. Oh, pas dérangeants dans le sens de la morale car je ne juge et ne condamne pas les pratiques des autres du moment qu’elles sont privées. Je pensais en me laissant entraîner ici ne voir que des couples qui s’exhibaient alors que je découvre plus. Peut-être que dans les autres voitures c’était le cas. Baiser avec des témoins. Après tout, je peux imaginer qu’ils en retirent du plaisir. Mais j’ai vu plus que cela. Deux couples dont la femme se partageait…

Ohhh ! Il est dur. C’est fou, c’est comme si on revenait une année… Qu’est-ce que je dis ? Au moins deux ans en arrière… Pour retrouver cette dureté et cette impatience.

Ohhh ! Il bouge. Pas de ces petits mouvements qui montraient son inquiétude que s’il me quittait il lui faudrait replacer par la main son engin qui bandait mou. Cela ne risque pas d’arriver et il ne s’en prive pas. Je comprends sa joie, sa puissance, sa quasi-brutalité. Pour un homme, une érection capricieuse doit être synonyme de déclassement, de dévalorisation aux yeux de son épouse, même si jamais je ne le lui ai fait ressentir.

Il me baise. Un peu comme lorsqu’on était au début de notre relation, que je lui inspirais des envies subites, irrépressibles, dont j’étais fière et que nous assouvissions partout où c’était possible.

C’est bon. Il s’est collé contre moi. Je sens sa respiration dans mon cou. Il me possède à grands coups de reins.

C’est bon. Je ferme les yeux et associe le grondement de l’océan à celui de mon mari, imaginant, vague après vague, sa queue avancer puis se retirer pour revenir encore et encore.

Ohhh ! Encore plus fort. J’ouvre les yeux.

Mon Dieu, je découvre qu’on nous regarde. En face de moi, la femme que j’ai vue vers l’aire de pique-nique. Elle est avec son mari, couple qui paraît maintenant bien classique, mais je la reconnais. Son regard qui me fixe. Cette fois-ci c’est une certitude, c’est bien moi qu’elle regarde. Elle me sourit, complice. Nous avons changé de rôle. Oh, sans le vouloir, de voyeuse à exhibitionniste bien malgré moi.

Elle me sourit. Je vais me cacher, me pencher un peu plus, me cambrer un peu plus, tout pour que ma tête disparaisse.

Non, je ne dois pas le faire. J’ai été une voyeuse, cette femme, même si c’est son plaisir, m’a laissé la regarder. Je ne peux pas me cacher ou alors nous aurions dû nous cacher dans la voiture. Sans connaître les règles non écrites de ce lieu, on peut deviner que si on baise dehors, les autres peuvent regarder. Pour le reste…

Ahhhh ! Je ne peux pas me retenir. C’est si bon. Hugo se sent pousser des ailes. Il me possède avec entrain et j’aime. Pour un peu, je pourrais lui demander de me prendre par mon petit trou. Voilà un chemin oublié, impraticable par un sexe juste un peu gonflé. Je suis étroite par ce chemin et seul un dard bien tendu peut en forcer le passage.

Mais je n’ose pas. Je ne me vois pas lui dire :

Chéri prend moi par le cul.

D’ailleurs jamais je ne l’ai réclamé ainsi, plutôt toujours par des suggestions. Je fais partie de ces femmes qui aiment le sexe, qui l’apprécient autant pour le plaisir que pour la communion du couple, mais qui sont « timides » pendant, n’osant pas demander, plus solliciter par des mouvements.

Ce « Ahhhh » fait qu’Hugo redouble d’ardeur. Je n’arrive plus à quitter le regard de la femme comme si elle communiait avec moi.

Hugo se libère en moi. Son sperme brûlant est mon déclencheur.


Je ne me suis pas aperçue que j’avais fermé les yeux au moment où ma jouissance est venue. C’est en constatant que la femme et son mari ne sont plus là que je comprends.

C’est mon défaut. Je me referme toujours sur moi-même dans ce moment-là. Plus d’une fois, Hugo m’a questionnée, surtout au début.

Ce n’était pas bien ? Tu n’as pas aimé ?

Si c’était bien, très bien. Mais je suis incapable d’exprimer ce genre d’émotions et j’ai mis un moment à en comprendre l’origine. En réalité, elle est familiale et remonte au début de mon adolescente. Curieuse et les sens travaillés par ce que je ne savais pas encore être une sexualité naissante j’avais décidé d’espionner mes parents car une copine m’avait parlé de choses étonnantes chez elle. Cet espionnage m’a fait découvrir que ma mère, toujours mesurée et équilibrée dans la vie, devenait une quasi-hystérique avec papa. Ce ne sont pas tant les actes que les paroles qui m’ont marquée. Ils se parlaient, et de façon très vulgaire, très loin de leurs échanges normaux. Mon père traitait ma mère de : Cochonne, salope, pute. et ma mère entrait dans son jeu tout en laissant exprimer très fort son plaisir.

Voilà ce qui me bloquait depuis des années.



******



Nous sommes sur la route du retour. Hugo m’a rendu ma culotte. Elle est une barrière bien légère pour sa semence qui doit « tacher » ma robe.



Un silence et je demande :



Julie, Hugo ;

Je suis heureuse que mon conseil ait marché. Cela confirme mon diagnostic. Votre handicap n’est pas si profond. Maintenant s’ouvrent à vous deux solutions :

La première est la plus simple mais pour moi encore prématurée. C’est de reproduire en privé à l’aide de documents, vidéos, livres, ce que vous avez ressenti là-bas. Je parle évidemment pour Hugo chez qui c’est bien visible, mais aussi pour vous Julie. Ce n’est pas trahir un secret, car Hugo m’en a aussi parlé, que vous avez été aussi troublée à votre façon. Ce que je pense c’est que si je n’ai aucun doute qu’Hugo réagisse favorablement à une sollicitation par vidéos, si vous êtes avec lui, par contre je suis plus pessimiste pour vous. Nous, les femmes, somment moins sensibles à ça. Et je considère que vous formez un couple avec un but commun, la guérison de Hugo, mais qui doit parallèlement profiter de façon intime à vous, Julie.

La seconde est de mon point de vue… plus enrichissante. Je vous propose de retourner sur ce parking et de vous essayer au jeu de l’exhibition ou sinon reproduire de façon plus assurée votre expérience de la veille. Dans les deux cas, cela devrait vous conforter et vous donner de nouvelles informations.

À vous de choisir.

Dans un cas comme dans l’autre, tenez-moi informée.

Amicalement,

Nicole Bramusson

nicolebramusson.sexologue@gmail.com


Chacun a reçu dans sa messagerie cette réponse commune. Pendant que je lis, Hugo n’est pas avec moi, il fait du vélo, mais je me doute qu’il a aussi ouvert sa messagerie et qu’il découvre le texte. D’ailleurs, je reçois un SMS.



  • — Tu as reçu ?
  • — Oui.
  • — Qu’est-ce que tu en penses ?
  • — Je ne sais pas.
  • — Moi je serais pour la deuxième solution. Elle a raison, tu n’aimerais pas ce genre de vidéos, même celle que l’on dit pour femmes.
  • — Tu me considères comme une ingénue ?
  • — Non. Mais entre ce que nous avons vu hier soir et les sites érotiques et quand je dis « érotique », je suis en dessous de la réalité, il y a un monde.
  • — Peut-être mais je ne me vois pas devenir exhibitionniste. Déjà hier j’étais gênée que le couple me regarde.
  • — Moi j’ai trouvé ça très excitant.
  • — Mais tu ne les as pas vus.
  • — Bien sûr que si. D’ailleurs, elle n’avait d’yeux que pour toi. Tu as fait une touche.
  • — Idiot ! Au lieu de dire des bêtises, ne rentre pas trop tard et ne va pas te fatiguer pour ce soir.
  • — Parce que tu es d’accord avec moi ?
  • — D’accord, non, mais est-ce que j’ai le choix ?
  • — Merci Chérie. Je te revaudrai ça. Et avec un peu de chance, on devrait pouvoir se faire une belle soirée.
  • — Des promesses… Toujours des promesses.


Je plaisante mais je suis moins assurée que je veux le paraître. Moi aussi j’ai réfléchi. Si sur le parking Hugo s’est réveillé, je n’ai vu pour l’instant qu’un feu follet. Je pensais que de retour chez nous ou bien ce matin au réveil il viendrait vers moi. Mais j’ai bien vu que non et donc que pour l’instant cela n’a été qu’un feu de paille.

Comment le reproduire et surtout comment faire pour que sa libido reste éveillée ? Je ne me vois pas aller chaque fois sur ce parking ou sur un autre. À la longue ce serait glauque.

Mais aussi j’ai bien compris que j’avais été troublée hier soir. Avec le recul malgré ma réticence j’ai aimé regarder. Et le souvenir de cette femme me hante. Je l’ai même vue en rêve, rêve dont j’ai du mal à me souvenir mais dans lequel sa présence était évidente.



******



Il suffit d’une fois pour ne plus être dépaysée. Des voitures, des personnes qui déambulent, la même demi-lune complice, le bruit de l’océan, des voitures éclairées, des voitures fantômes…

Hugo s’est garé plus près des autres que la dernière fois. Nous n’avons pas parlé sur ce que nous envisagions. Je pense que s’il paraît plus assuré que moi, en son for intérieur, il n’en mène pas large. Ce genre de tension n’est pas bonne pour un homme. Mais l’expérience de la veille doit tout de même le rassurer.

Il met en marche l’éclairage intérieur. Cela me rassure, même si c’est à moitié, car cela signifie qu’il n’envisage pas que nous sortions.

Il se penche vers moi pour échanger un baiser d’une tendresse qui me bouleverse. Je sens son amour comme il doit ressentir le mien. D’ailleurs, quelle plus belle preuve pourrais-je lui offrir en acceptant ces jeux ?



C’est lui qui avait proposé ça. À ma question « Comment je m’habille ? » Il avait spontanément dit avec un petit sourire coquin : « Si tu ne mettais pas de dessous. Juste cette robe, tu sais celle avec les boutons devant ? Elle te va très bien. » C’était plus qu’une proposition et elle sous-entendait qu’il avait une idée de ce que nous allions faire. J’avais accepté. Je verrais bien sur place.


Il s’éloigne. Quelques secondes et déjà je vois une silhouette se rapprocher. Notre éclairage est comme une lampe qui attire. Ici, tout le monde sait que si un éclairage intérieur reste allumé c’est que les occupants sont encore là avec une idée en tête.

L’homme regarde par le pare-brise. Que voit-il ? Après tout, ce n’est qu’une passagère et un conducteur.



Voilà la réponse. Option exhibition, mais heureusement protégée par une carrosserie et des vitres.

Mais j’hésite. Il sent ma réticence. Il insiste.



Et en parlant, il prend ma main pour la déposer sur le premier bouton.

Alors je le fais. Bien sûr que je ne peux pas oublier l’homme, non, les deux hommes qui se sont rapprochés. L’un est en face de moi, l’autre sur mon côté.

Oui, je le fais et je me sens plus nue que nue, suivant par le regard de celui qui me fait face, la lente découverte de mon corps. Il sourit lorsqu’il voit que ma poitrine est libre. Il s’avance un peu plus pour se pencher et voir que je ne porte pas de culotte.

Sans qu’Hugo m’y invite, je repousse le tissu.



Sans qu’il me le demande, sous le regard de ces deux hommes je fais passer au tissu la barrière de mes bras et, en tirant tout en me soulevant, j’enlève ma robe.

Je sens la chaleur du cuir.

Hugo revient vers moi pour m’embrasser à nouveau. Sans être une experte en psychologie, je devine que c’est une façon de dire à ceux qui nous regardent que je suis à lui, que celle qui se dénude devant eux est son épouse, qu’il l’aime et qu’elle l’aime. Mais ce baiser n’est pas tout, il ajoute avec une voix que je sens mal assurée, conscient qu’il me demande beaucoup.



Comme j’hésite encore alors que je le regarde reprendre sa place, il prend mes deux mains, en guide une sur un sein, l’autre entre mes cuisses.

J’hésite encore. Je sens le regard des hommes. C’est comme si je sentais leur envie.



Il a sorti son sexe de sa braguette. Sans être un bâton rigide, on voit qu’il n’est plus au repos, mais pas encore en érection. Il doit penser que, se dévoilant ainsi, il me donne une raison de continuer, continuer comme il me le demande. De toute façon, il est trop tard pour reculer. Déjà, je me suis habituée aux regards de ces voyeurs. J’en tire même une certaine fierté. Mon lent déshabillage a fait plus que retenir leur attention. Il me semble voir au niveau de la ceinture de celui qui est sur le côté une bosse que mon esprit d’exhibitionniste amatrice identifie comme une bonne note de sa prestation.

Je me caresse. Cela fait une éternité que je ne me suis pas caressée ainsi. Depuis quelque temps, cela m’arrive, dans la discrétion de ma chambre, avec mon gode vibrant qui remplace la faiblesse d’Hugo. Mais cela fait bien longtemps que je ne me suis pas caressée devant lui.

Je me caresse autant pour lui que pour mes « admirateurs ». D’ailleurs, celui d’à côté sort son « engin » de sa cachette. J’avais raison, il bande, mais en plus son sexe me paraît très gros. La vitre qui déforme ?

Je me tourne vers Hugo comme pour me ramener à la réalité. Son sexe est maintenant dressé mais avant de saisir son regard je vois qu’il regardait vers l’homme à côté de moi. Une pensée fugitive me dit que son érection est autant de moi que par ce qu’il me fait faire.

Il me sourit, manifestement heureux. Il dit « Merci » en remuant les lèvres. Le « continue » est plus un murmure que vraiment articulé.

Je me caresse. Mes tétons sont maintenant des pointes que je fais rouler entre mes doigts. Mon petit bouton aussi donne des signes d’excitation. La sexologue a raison, je dois moi aussi y gagner plus que la vigueur retrouvée de mon mari.

Mais j’entends le bruit de la vitre qui descend. Un regard vers Hugo me confirme que c’est lui. Il brise notre isolement. L’homme devient d’un seul coup bien plus présent. Son sexe qu’il caresse prend toute sa réalité. La vitre ne le déformait pas.

Mais l’ouverture de la vitre est comme une permission accordée. Je vois une main franchir la frontière désormais virtuelle. Une main qui vient se poser sur mon sein alors qu’une autre vient se poser sur la mienne plaquée sur ma fente.

Il me caresse. Je n’ose bouger. Je regarde Hugo. Que voit-il dans mes yeux ? De la peur ? Une plainte muette ? Un refus de ce type de transgression ? En tout cas, il comprend et fait remonter la vitre, laissant cependant le temps à l’homme de se retirer. J’attendais une protestation, mais non, il est fair-play ne prenant que ce qu’on lui offre.



Ceux qui ont déjà baisé aux places avant savent combien ce n’est pas facile. Pas facile mais faisable. Après quelques contorsions, je trouve le moyen de m’installer, car il a reculé le siège le plus loin possible tout en l’inclinant. Il n’a pas besoin de tenir son sexe. C’est un bâton qui se dresse vers le ciel et le ciel s’ouvre pour venir l’engloutir.

Il est dur, comme hier, preuve que ce parking est un médicament efficace.

C’est bon. Je me suis empalée sur lui dans une glissade qui dénonce mon excitation. Je ne peux plus le nier, pour moi aussi ce petit jeu est un allié.

Il me caresse la poitrine. Il sait tout de moi, mes points sensibles, mes zones érogènes, mes attentes, comment tordre mes tétons jusqu’à ce que la douleur devienne plaisir, comment placer ses mains sous mes fesses pour accompagner mes mouvements, comment m’embrasser dans une communion parfaite…

Il est résistant. Je coule déjà de plaisir qu’il ne paraît pas faiblir, et puis :



Je tourne la tête. Je découvre le visage de celle qui m’a troublée hier. Elle est au niveau de la vitre et je comprends pourquoi lorsque je vois que le sexe de mon voyeur est tout près d’elle. Encore une fois, nos regards se croisent. Son sourire est malicieux. Elle se saisit du mandrin et commence à le sucer.



Un homme est de notre côté. Hugo a raison, c’est l’homme qui accompagnait la femme hier. Lui aussi, je croise son regard. Il a une vue plongeante sur nous. Il sourit aussi. Mais il n’est pas seul, d’autres regardent par le pare-brise.

Je me sens épiée. Quelques secondes de panique. Tous ces gens qui regardent ! Je suis nue, chevauchant certes mon mari, mais avec un mandrin dans la chatte et ils ont dû me voir m’empaler avec délice.

C’est le regard de la femme, son regard et ce clin d’œil alors qu’elle a la bouche déformée par ce qu’elle gobe, qui me libère et me redonne confiance.

Je reprends mes mouvements. Hugo vient à mon secours en m’embrassant goulûment. Je ferme les yeux.



Je regarde. On me regarde. La femme suce le gros mandrin. Je m’empale sur celui de mon mari. Je bouge si fort que parfois mes cheveux touchent le toit.

Je regarde mais je ne les vois plus. Ils forment une foule indistincte.

C’est bon. Je suis toute mouillée. Je coule. Hugo me paraît encore plus gros.

Je jouis. J’ai envie de crier, mais je n’ose pas. Hugo me rejoint. Son foutre m’inonde. La vitre se couvre de traînées blanchâtres qui troublent la vision de la femme qui a sucé et fait cracher cet inconnu.


Le silence revient. Non pas que tout cela ait été bruyant, mais toutes ces présences faisaient comme une cacophonie dans ma tête.…

Je reprends ma place. Hugo me tend un mouchoir avec lequel je récupère… Il fait de même sur sa verge à peine dégonflée. Je remets ma robe, Hugo sa braguette.

Il démarre. Quelques mètres et un homme se met sur notre chemin. C’est le mari de ma complice virtuelle. Il tient un papier dans la main.

Hugo s’arrête, ouvre sa vitre. L’homme lui tend son papier.



Il n’attend pas de réponse mais se penche pour me saluer d’un sourire.



******



Nous sommes devant leur porte. Hugo va sonner, mais une dernière fois il me questionne.



Non, je ne suis pas sûre. Mais en rentrant de notre deuxième soirée, confortés par la réaction positive de Hugo à ce genre de sollicitation, nous nous sommes interrogés.


On fait quoi ? Nous envoyons notre « rapport » à la sexologue ? Nous lui parlons de l’invitation ?


Nous avons décidé que d’une certaine façon c’est elle qui déciderait. Après tout jusqu’à maintenant, elle avait été de bons conseils. Elle a répondu très vite. Je m’étais confié à elle, mon trouble et tout le reste. Un trouble de plus, on pourrait penser ! je suis la reine de l’incertitude, oscillant entre plaisir et culpabilité.


Chère Julie, Cher Hugo.

Si tous mes patients étaient comme vous ! Vous êtes le parfait exemple du couple qui fait tout pour s’en sortir. Bravo à vous en particulier vous, chère Julie qui fait ce que peu d’épouses accepteraient de faire pour sauver leur couple. Car ne vous y trompez pas, une sexualité mal vécue peut être le germe d’une séparation. Hugo, prenez bien soin de votre femme, elle le mérite.

Vous êtes sur la bonne voie et je le dis d’autant plus facilement que chacun de vous trouve des raisons de continuer.

Vous, Hugo, dont la faiblesse disparaît un peu plus chaque fois. Vous verrez que bientôt, si vous continuez sur cette voie pendant vos vacances, ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Vous aussi Julie qui, de votre côté, et je vous remercie de m’en faire confidence, confidence que je peux reconnaître ici car Hugo l’a bien entendu remarqué et m’en a fait part de son côté. Ce n’est donc pas un secret que ces jeux vous apportent aussi un « bonus » dans votre libido. C’est ce qui pouvait arriver de mieux. Je vous invite à les poursuivre, et pourquoi pas à innover.

Maintenant, venons-en à l’invitation de ce couple. D’après vos dires, c’est un couple manifestement expérimenté et ce que vous avez vu sur le parking n’est probablement qu’une partie de leur sexualité. Si vous envisagez d’y aller, renseignez-vous d’abord si c’est pour une soirée avec d’autres ou juste avec eux. À votre stade, je ne suis pas certaine que vous puissiez vous fondre dans une ambiance qui serait, ne nous cachons pas la face, une soirée libertine et échangiste. Si c’est une invitation entre couples, alors il faut vous attendre à sûrement un peu plus que du voyeurisme mais vous serez en mesure de mieux contrôler suivant vos envies ou pas.

À ce stade, vous êtes seuls juges de votre choix.

Bonne Chance et n’oubliez pas de me tenir informée.


Nous avons d’abord discuté si nous appelions ou pas !

Ils nous ont précisés que c’était une invitation personnelle.

Rassurés sur l’idée que nous serions juste nous quatre, nous avons discuté si nous y allions ou pas.



Non, je ne suis pas sûre. Encore moins qu’en partant de la maison, mais reculer maintenant mettrait peut-être en cause nos progrès. Je dis « Nos » car je sens bien que je fais maintenant tout cela autant pour moi, que pour Hugo.



******



Soirée qui débute de façon bien banale autour d’un apéritif et d’un dîner léger. Nous avons visité leur maison. Ils habitent ici à l’année depuis que la pandémie leur a donné le goût des grands espaces. C’est seulement au salon, avec café et alcool, que la conversation a pris un tour plus intime. J’ai été étonnée, même admirative qu’Hugo, pour expliquer notre présence sur le parking, avoue sa faiblesse. Ce n’est pas évident pour un homme de reconnaître cela.

Eux, Martine et Charles ont découvert une nouvelle sexualité en arrivant ici. Le soleil, les plages de sable fin, les forêts, les zones « naturistes » qui leur ont donné déjà l’envie de vivre nus. Et puis, la découverte, tout au bout d’une longue bande de sable qui s’avance dans la mer, cul-de-sac peu fréquenté… lieu hors du monde où des couples se retrouvent pour vivre une sexualité libérée.

Et nous, maintenant ? Je m’interroge devant ces confidences.

Après le récit de leur première fois, un silence s’est imposé. L’ambiance a carrément changé. Une table basse nous sépare, chaque couple est dans un canapé.

Je vois Charles se saisir d’une télécommande et un fond sonore se forme. Oh, rien de rythmé, du langoureux.

Alors l’homme se penche vers son épouse. Il l’embrasse. Elle répond à son baiser. Mais ils ne se contentent pas de s’embrasser, ils se caressent.

Hugo et moi échangeons un regard. Leur comportement fait penser à de l’exhibition. D’une certaine façon, nous avons la réponse sur leurs intentions.

Nous les regardons. Martine apparaît bien vite avec un corset qui sert de support à sa lourde poitrine. Sa culotte ne cache rien de ses fesses et de ses hanches généreuses.

Je sens Hugo qui prend ma main pour me faire « tâter » la réalité d’une bosse sous son pantalon.

Je découvre en même temps le sexe de Charles. Il est à l’image de l’homme. Autant le crâne est chauve, juste habillé d’un bronzage prononcé, autant le reste de son corps est lui couvert de polis. Des épaules jusqu’aux cuisses, une toison brune teintée de blanc au niveau de la poitrine lui donne une allure un peu « sauvage ». Son sexe est à son image. Il est déjà tendu, et je constate qu’il ne lui a pas fallu longtemps pour réagir aux caresses de sa femme. Quelle vigueur ! Je prie afin que Hugo retrouve la même. Même à cette distance j’en mesure la taille. Il est gros, gros mais assez court avec un gland en champignon et une base tourmentée part des veines qui courent sous la peau. Le sexe et les bourses forment un îlot bien lisse dans un océan de poils.

À nouveau je croise le regard de mon mari. Il sourit d’un sourire complice, et c’est comme si je l’entendais me dire :

Dis donc, tu as vu comme il est poilu. Et son sexe…

Il ne parle pas mais se penche vers moi pour m’embrasser. M’embrasser mais aussi passer sa main sous ma jupe, repousser le tissu arachnéen de ma culotte, avancer un doigt dans ma fente et en découvrir la moiteur humide.

Oui, Chéri, moi aussi je suis excitée.

Mais il ne va pas plus loin, une ombre nous enveloppe.

En nous séparant, nous découvrons nos hôtes qui se sont rapprochés. Ils sont devant nous. J’ai la vision 3D sur le sexe de Charles, juste au niveau de mon visage.

Ils nous regardent en souriant. Martine est face à Hugo et Charles face à moi. D’une façon un peu théâtrale, symbolique, chacun tend une main vers nous.

Nous découvrons qu’ils désirent autre chose que de l’exhibition ou du voyeurisme. Ce n’est pas vraiment une surprise, car la sexologue nous avait prévenus. De mon côté, et je suis persuadée qu’Hugo aussi, j’ai envisagé cette possibilité. Mais entre envisager et répondre à une demande si soudaine ?

Nous nous regardons. Hugo fait mine de lever sa main, juste un début de mouvement, à peine une intention, plutôt une question. J’hésite, mais j’ai les mots de la sexologue encore en mémoire :

Ces jeux vous apportent aussi un « bonus » dans votre libido. C’est ce qui pouvait arriver de mieux. Je vous invite à les poursuivre et pourquoi pas à innover.


Innover ? Est-ce qu’elle pensait à ce que le couple nous propose ?

Innover en faisant comme Hugo, mine de lever ma main ?

Innover en levant, comme lui qui doit se sentir encouragé, la mienne encore plus haut, la mettant au niveau de celle de Charles et lui de Martine ?

Innover en ne refusant pas que la large main de Charles se referme sur la mienne ?

Innover en me levant sous l’invitation de celui qui décide pour moi ?

Innover en le suivant, constatant qu’Hugo et Martine sont derrière nous ?

Innover en franchissant le seuil de leur chambre ?


Accepter ce baiser, un simple baiser, mais depuis des années et des années aucun autre homme que mon mari, n’a posé ses lèvres sur les miennes !

Sentir le sexe dur s’appuyer contre moi.

Voir, à côté, une Martine entreprenante qui déjà détache la chemise, défait la ceinture, tire, tire encore avec une impatience manifeste pour extraire la tige de chair qu’elle a, juste en se montrant avec son mari, rendue rigide et orgueilleusement dressée. N’est-ce pas justice que ce soit elle qui en profite ?

Sentir contre ma poitrine une main, détacher bouton après bouton jusqu’à ce que le tissu s’écarte et puisse être repoussé pour finir au sol.

Regarder mon mari s’allonger sur le lit, offrant à Martine une tige qui vient se plaquer contre son ventre. Et Martine, goulue, la bouche déjà grande ouverte, engloutit le gland comme on gobe et moule une glace avec ses lèvres.

Et moi que Charles regarde. Il a fait un pas en arrière pour manifestement profiter du spectacle, certes passif, que je lui offre. En vacances, je n’emporte pas de corset, porte-jarretelles ou autres accessoires féminins qui savent nous mettre en valeur. Je n’ai qu’un petit soutien-gorge, petit balconnet qui ne peut pas rivaliser avec les soutiens de Martine mais j’ai des seins plus petits et probablement plus fermes. Ma culotte est comme je le disais tout à l’heure, arachnéenne, et sa transparence ne fait que centrer le regard sur ma fente. Rien de plus ! Rien de moins. Dans le plus simple appareil comme on dit. Mais j’entends un :



Qui ne vient pas qu’à mes oreilles ! Je vois les regards du couple venir sur moi. Je vois le sourire de satisfaction de mon mari qui se sent indirectement félicité.

Charles revient vers moi. Avec délicatesse, il me pousse sur le lit pour que je m’allonge. Me voici colocataire de mon conjoint. Comme moi, il assiste à la lente extraction de ma culotte, triangle minimaliste et ficelles légères.

Charles repousse mes cuisses. Je lui laisse ouvrir le passage vers ma fente.

Je suis impatiente. Mon Dieu, comment puis-je être dans cet état, attendant que cet homme me…



C’est comme une brûlure. Pourtant ce ne sont que ses lèvres qui se posent sur les miennes. Petites lèvres ciselées et grandes lèvres bombées.

Une fraîcheur. Sa langue qui explore.



C’est Hugo que Martine gobe au trois quarts, gourmande expérimentée. Gourmande qui fait partager les bruissements de sa salive qu’elle brasse avec ardeur, laissant suinter des filets le long de la tige.



Il m’ouvre de toutes ses forces. Je suis cuisses grandes ouvertes, sans pudeur, acceptant les hommages humides de cet homme dont je ne vois plus que le crâne lisse.

Elle le branle. Le clapotis est excitant, preuve qu’elle ne lésine pas sur la salive.

Sa main, oui, sa main dans la mienne. Je tourne la tête. Il me sourit mais c’est un sourire qui montre son plaisir. Son regard est brillant comme… Comme probablement le mien.

Je ne peux retenir un cri alors que des doigts me fouillent. Un cri que je partage avec mon mari. Complice même en ce moment. La sexologue serait fière de nous.

Je jouis. Hugo gémit, mais de douleur, car j’ai enfoncé mes ongles dans sa paume pour ne pas crier.



Quelques mots, ce ne sont que quelques mots mais pour moi c’est comme un discours, moi la taiseuse, la retenue, la tout sous contrôle. Et c’est alors que je jouis d’un autre que je parle à mon mari. Mais il ne me fait pas de remarque, manifestement dans un état proche du mien.


Mais le crâne lisse laisse la place à un visage, une forêt de poils, un sexe horizontal. Un sexe bien vite recouvert de cette matière qui paraît disparaître à mesure qu’elle se déroule sur la bite. Des mains puissantes, des paluches de travailleur me saisissent, me tirent au bord du lit, écartent encore plus mes cuisses, m’ouvrant dans un V indécent. Un V dont la pointe est visée par une autre pointe, un gland champignon, énorme, qui disparaît à mon regard. Mais j’en sens sa réalité, sa présence alors qu’il trouve ma fente. Il en repousse les chairs. Je l’imagine bulldozer à qui rien de résiste. Et ma fente si elle fait une seconde de la résistance est bien vite submergée par ce qui se profile.

Je le sens. Oh oui, je le sens, pas comme lorsqu’Hugo me possède, non, différent, intrusif, puissant, envahissant, traçant son chemin, se frottant aux parois. Il est gros et avance en moi. Je me sens redevenue jeune femme, vagin étriqué, serré, angoissée, presque apeurée par ce sexe, ce premier sexe qui allait me prendre.

Il est en moi, énorme, et je suis presque étonnée de ne pas voir une bosse sur mon ventre. Mais non. Il n’est pas si gros… Quoi, quelques millimètres de plus, pas de quoi en faire un plat ! Pas de quoi me déchirer ! Alors pourquoi ? Pourquoi cette sensation énorme, délicieuse ? Est-ce parce qu’il est paré de vice et de perversité. Oh pas la sienne, mais la mienne et celle de mon mari. De cette perversité qui nous conduit à accepter cela.

Mon mari, vient de se faire chevaucher après s’être, lui aussi fait, recouvert par une capote déroulée avec délice par celle qui décidément a toutes les parures de la salope.

Il me baise. Il est attentif à mon désir. Il me surplombe, trapu, velus, puissant, porteur d’une sorte de brutalité que pourtant il n’applique pas.


Je tends mes mains vers son torse. Sa toison est douce, j’ai envie de m’y agripper mais je n’ose pas. Non, j’ose glisser mes mains dessus, passer l’arrondi de ses hanches, de ses reins et m’arrêter sur ses fesses, elles aussi délicatement habillées de duvet. Je sens ses muscles bouger sous la peau. Il doit prendre la pression que j’exerce sur ses fesses pour un encouragement car il devient plus possessif et le claquement de son ventre sur mes cuisses accompagne désormais le battement du couple juste à côté.

Son regard a changé, il quitte cet air bienveillant du début, manifestement attentif à mes réactions. J’imagine que les confidences d’Hugo, qui n’ont relaté que du vu ou du montré, le rendait prudent et attentif, mais par ce geste je viens de lui montrer que j’appréciais.

Alors il me quitte et d’un mouvement me demande de me lever et de me placer sur le lit dans une levrette évidente, toujours près du bord.

Placée de cette façon, mon visage est très près de celui de mon mari.

Hugo est aux premières loges pour voir sur mon visage le saisissement alors que Charles me prend dans une glissade qui a quitté toute délicatesse. Il entre d’une poussée de rein accompagnée par un souffle si fort que je le ressens sur ma nuque. Il s’est agrippé à mes hanches et commence aussitôt son mouvement.

Abandonnée toute envie d’être délicat !

J’ai quitté le statut d’épouse montrant probablement, sous une assurance de façade, la peur de cet échange. Non, je suis devenue une femme à part entière, une partenaire, une femelle qu’il faut honorer. Honorer sous le regard du mari et de son épouse. Ils ont avoué leur échangisme et la puissance de cette pratique. Ils doivent encore se souvenir de leur première fois.

Moi, c’est la mienne et j’ai l’impression qu’elle commence seulement. Il me baise, il me laboure, son mandrin me déforme mais il ne me fait pas mal. Il glisse dans un fourreau si humide que je devrais en avoir honte.

Mon Dieu, le regard de mon mari. Celui de Martine aussi, souriante.



Je m’entends gémir accompagnant chaque poussée de ce soupir.

Il me regarde. Mon Dieu, que va-t-il penser de moi ?



Je ne me reconnais plus. C’est comme une force irrépressible et même le regard de mon mari n’est en capacité de la contrôler.



J’ai honte, honte de prendre comme témoin mon mari, celui auquel j’ai juré fidélité et avec lequel je suis incapable de prononcer un mot alors qu’il me baise et pourtant me fait jouir.

Je sens mes cheveux bouger, c’est comme si on les… oui, l’homme en forme une poignée qu’il agrippe. Maintenant, c’est ainsi qu’il me retient, me forçant à me cambrer encore plus. Je dois montrer un bien piètre spectacle à mon époux. Pourtant il ne dit rien. Il faut reconnaître que s’il me regarde, celle qui le chevauche et ne perd manifestement pas une miette de ce que son mari me fait, continue de s’empaler sur un vit que j’imagine… Oh, mon Dieu, de me voir ainsi pourrait-il participer à son érection ? De voir sa femme baiser avec… Non, Par un autre que lui, provoquerait une envie… ?



Ces quelques mots doivent me rendre encore plus « accessible » à celui qui me baise déjà bien fort, qu’il me tire encore plus sur les cheveux et me bourre avec une force que je n’ai jamais connue.

Hugo est un mari attentif, et nos baises, si elles peuvent être intenses, n’ont jamais atteint une telle puissance avec une sorte de bestialité qui me secoue.

Combien de temps me laboure-t-il ainsi ? C’est si bon que je ne voudrais pas que cela finisse. J’entends des clapotis… Je sens une sorte de….



Je n’ai même plus honte. Le regard de Hugo me rassure. Son regard mais aussi sa main que tendrement il pose sur ma joue. Il me caresse la joue alors que je dis ma jouissance. Une jouissance apportée par un autre. Une jouissance si forte qu’elle paraît anormale.


Mon baiseur semble faire une pause. En tournant la tête, je vois que sa femme lui parle. Il semble acquiescer, se penche sur moi, il me propose.



Je me sens soudain vide. Il s’est retiré. Déjà, son sexe me manque. Je vois en passant qu’il est toujours en belle forme, plus brillant peut-être, trace de ma jouissance…

Il s’allonge. Il est à côté de mon mari. Cela ne m’étonne déjà plus. Ce que je veux c’est me prendre avec son mandrin. J’ai joui mais j’ai encore envie de son bel outil dans ma fente.

Je descends sur lui. Une seconde, j’ai pensé me prendre par le petit trou, mais j’ai eu peur de sa taille, et aussi et surtout du regard de mon mari.

Je suis folle ! Mon Dieu, qu’est-ce qu’il se passe ? On m’a droguée ? Je suis saoule ?

Ohhh ! Non, ce n’est rien de tout cela. C’est son sexe ! C’est Hugo qui me regarde ! C’est cette sexologue à qui j’ai avoué de drôles de sensations et qui a dû sentir que moi aussi j’avais besoin d’un peu de piment. C’est Martine aussi, sa rencontre, sa complicité, ses aveux de libertinage, son plaidoyer pour l’échangisme.

Je la comprends maintenant. Je n’en avais pas conscience mais j’en avais envie…

J’ondule comme une coquine, une délurée. Son bâton est si dur et gros que j’ai la pensée obscène d’une bitte sur un port, avec la chanson de corps de garde qui explique qu’une femme de marin, ou une prostituée…

Je m’accroupis. Je le sens autrement et si je bouge il me sert de guide.

À côté les amants bougent. Je vois Martine se pencher pour parler à l’oreille de mon mari.

Que lui dit-elle ? Elle parle de moi, c’est évident car Hugo me regarde d’un drôle d’air. Lui aussi acquiesce.

Ils bougent.

Hugo s’assied au bord du lit.

Martine lui retire la capote.

Je ne comprends pas. Sont-ils en colère ? Hugo veut-il tout arrêter ? Elle peut être ? Non, car elle le reprend en bouche. Mais juste quelques secondes. Elle se lève et je la vois disparaître derrière moi.

Des mains se posent sur mes fesses. Une langue se glisse dans mon sillon, joue avec ma corolle.

Un regard vers Hugo qui tient son sexe dans la main et va… Je comprends… Je sais ce que la garce de Martine lui propose… Il va me prendre par mon petit trou… Jamais nous ne l’avons fait si ce n’est parfois avec un gode, mais jamais en vrai avec deux…



Mais les lèvres de Martine me bâillonnent. Des lèvres de femmes. Elles sont humides. Elles viennent de lécher mon petit trou.



Je le sens qui s’appuie. Je vais dire non, déjà, avec Charles, c’est beaucoup. Mais la coquine me bâillonne à nouveau avec ses lèvres. Elle me bâillonne mais je sens sa main qui me caresse un sein, et puis, alors que…

La pression est énorme… Il ne pourra jamais. Chéri, tu vas me blesser, arrête… Mais rien de sort de mes lèvres si ce n’est un « Ohhh » étouffé alors que Martine a trouvé mon petit bouton.

C’est moins pressant.



On dirait qu’ils se sont consultés. Mais non, personne ne pouvait penser que cela serait possible. Je me sens le centre du monde. Tous les trois sont à mon écoute. Enfin pas vraiment, s’ils sont à mon écoute c’est aussi pour leur propre plaisir.

J’imagine le plaisir de ce couple de convertir un autre pour des jeux partagés.

J’imagine le plaisir de Martine avec mon mari.

J’imagine le plaisir de Charles qui m’a déjà fait jouir et doit sentir la lente progression du mandrin bien viril d’un époux en convalescence.

J’imagine le plaisir de Hugo de s’être fait sucer, puis chevaucher par cette cavalière intrépide et excitante. J’imagine aussi son plaisir de retrouver des érections très vaillantes. Une érection qu’il me fait partager.

Et mon plaisir, moi ? Mon Dieu, je ne saurais le décrire tellement il est varié.

Tous mes sens sont exacerbés. Ce partage crée une ambiance sensuelle et sexuelle.

Mon Dieu, c’est donc possible, il s’est avancé tout en moi, et si j’ai senti sa progression elle n’a fait que me combler.

Mon Dieu, deux sexes d’homme !

Mon Dieu. Ces mains que je n’identifie plus mais qui me caressent. Seins, ventre, clitoris, fesses, hanches. Shiva est dans cette pièce.

Mon Dieu que c’est bon.



Cette voix, je la connais. Pourtant elle me paraît si loin. Je ne suis plus ici, j’ai quitté ce monde.

Je me redresse et sens encore plus ce qui me comble. J’ondule, et la pute à marin que je suis apprécie ces deux bites qui me chevillent.

Je bouge. Chacune réagit à sa façon. Celle qui m’encule a tendance à vouloir me quitter alors que l’autre est comme rivée en moi.

Je bouge. Voilà, comme ça. Elles bougent de concert, complices, ne formant plus qu’un sexe unique, énorme.

Je bouge et c’est…


Mais Hugo en veut plus. Il commence à s’activer en moi. Son complice aussi. Ils se dissocient, pendant que l’un me possède, l’autre me libère.

C’est bon. Mais ce n’est pas assez. Je veux retrouver la puissance de Charles. Je veux qu’Hugo se joigne à lui et qu’ils me baisent.





ÉPILOGUE



Nous sommes chez nous, couchés côte à côte, silencieux, ne trouvant pas le sommeil.

Nous n’avons pas échangé un mot sur le chemin du retour. Je ne sais quoi penser. Je me suis comportée comme jamais je n’aurais pu imaginer. Je savais qu’accepter cette invitation c’était prendre un risque, mais je le pensais calculé, pourtant j’ai été entraînée si loin, hors de ma zone de confort comme dirait la sexologue, que je m’inquiète. Qu’a pensé Hugo de ce que j’ai fait ? Oui, il était présent. Oui, il savait que cette invitation était une porte ouverte vers l’inconnu. Oui, il m’a accompagnée – même guidée – mais s’attendait-il à ce que son épouse se comporte ainsi ? Mon Dieu quand j’y pense ! Cela doit être cela une « Salope ». Mon Dieu, je crois entendre résonner dans mes oreilles tout ce que j’ai dit. Ce n’était pas moi, la Julie que je connais n’est pas… Pourtant c’est bien de ma bouche que ces horreurs sont sorties.

J’entends dans le silence de la nuit la respiration de mon mari. Ce n’est pas celle d’un dormeur :



Il vient se lover tout contre moi.



Il ne manque pas de moyens pour réveiller la sexualité dans un couple. Nous vivons une époque où tout est possible. Discutez-en avec votre épouse, vous allez bien trouver des idées. Les magazines féminins ne manquent pas de conseils. Essayez-les, même si c’est « gentillet », cela peut marcher. Sinon vous avez le choix dans les jeux plus « engagés ». C’est à voir avec votre femme.


Mais je n’osais pas t’en parler. Je sais, c’est de la lâcheté mais j’avais peur que tu me prennes pour un « malade ». Chérie, tu peux être terriblement brutale dans tes jugements. Alors j’ai imaginé tout ce scénario. Je me suis dit que de cette façon je ne te forcerais à rien. Je ne voulais surtout pas que tu fasses des choses pour moi avec le risque que tu le regrettes et que tu m’en veuilles.

Je n’ai jamais vraiment consulté de sexologue. Celle qui t’a interviewée est une fille d’un tchat érotique. Les mails, c’est moi qui les envoyais. Je recevais les tiens. Je savais tes réactions. Je sais, c’est dégueulasse d’avoir lu ce qui était censé être très personnel. Mais cela m’a rassuré et permis de… Enfin, tu connais la suite. La seule chose que je n’avais pas prévue c’est l’intrusion de Martine. D’une certaine façon, elle a été celle qui a rendu tout possible, comme ce soir…

Voilà, tu sais tout. Tu vois que je suis autrement plus coupable que toi. J’ai abusé de ta confiance et la seule vraie excuse, à part ma lâcheté, c’est d’avoir voulu toujours te laisser ton libre arbitre, même si cela était au prix du viol de ton intimité dans les récits que tu faisais.


Pourquoi suis-je à moitié surprise ? Pourtant jamais je n’ai pensé que tout était factice.

Tout se bouscule dans ma tête. De la colère au pardon. Suis-je donc si rigide que mon propre mari n’a pas osé aborder ce sujet avec moi ? Un scénario pour me protéger ? Mensonge ! C’est par lâcheté. Oh, c’était facile pour lui de connaître mes vraies réactions en lisant mes confidences à la sexologue. Si j’avais su ! D’un autre côté s’il avançait masquer, mes confidences devaient le conforter. J’ai avoué des sensations étranges… Il a sauté sur l’occasion… Mais Martine a dû changer la donne. Peut-être qu’au départ son plan se limitait à regarder et être vu comme sur le parking. Le couple a changé les règles. Avait-il pensé que nous irions si loin ? Que cette femme m’entraînerait avec elle ? Que…



Il se moule contre moi. Son sexe est un bâton contre mes fesses. Il bande. Il bande juste d’imaginer que…

J’ouvre les cuisses. Il entre en moi.

Ce n’est pas lui. C’est un autre. Demain, non ce soir, car il est minuit passé, nous allons retourner sur le parking. Il ne manque pas de beaux mâles qui se feront un plaisir…

Il bouge… Sa respiration me brûle le cou. Je me cambre…



C’est la nouvelle Julie. Ce soir, elle laissera le soin à son mari de lui choisir un homme. Il les regardera. Il verra son épouse se comporter comme… Oh mon Dieu qu’il est dur. Mon anus s’ouvre.