Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 20801Fiche technique37434 caractères37434
Temps de lecture estimé : 21 mn
26/02/22
Résumé:  Un désir sans limite.
Critères:  fh extracon enceinte parking travail noculotte fellation pénétratio fsodo -extraconj
Auteur : Ericcontact            Envoi mini-message
Fécondation




Février



Laure était assise sur la cuvette, en t-shirt, sans rien d’autre, et attendait pour la millionième fois le résultat de ce putain de test. Elle avait l’impression de vivre le film un jour sans fin, mais la version porno où la fille se fait culbuter sans cesse tandis que le même jour recommence. Sauf que dans le film – dans le scénario tout du moins – la fille a l’air d’aimer ça.


Laure et Yacine en étaient arrivés à un moment où ils « copulaient » plus qu’ils ne faisaient l’amour ou baisaient, selon les termes que leur sexualité d’avant choisissait au gré de leurs envies. Ils avaient essayé de faire un enfant pendant quasiment un an, avant que le diagnostic de la clinique ne tombe : « incompatibilité médiane ». C’était le terme que le gynéco leur avait sorti. En gros, ils n’étaient pas stériles, mais entre eux la fécondation allait être compliquée. Elle avait plus de pilules que de tartines au petit déjeuner, et son mari aussi.


Dire qu’elle adorait baiser avec son homme avant ça… maintenant, c’était devenu mécanique, sans envie, juste pour arriver à obtenir ces deux putains de traits sur un test à douze balles. À trente ans et avec le corps qu’elle s’était donné du mal à avoir, ça la faisait franchement chier de ne plus avoir de désir.

Enfin, de ne plus avoir de désir pour « lui », sois honnête, ma vieille.

Elle ne le désirait plus parce qu’ils faisaient l’amour de manière systématique, à date fixe voire doublée, juste au cas où.

Mais elle avait remarqué que de temps en temps, elle continuait à regarder un beau mec ou un homme charmant.

Donc rien n’était perdu, au moins.


Et là, assise sur les toilettes de la salle de bain de l’étage, elle constate les dix minutes passées que ça ne sera pas encore pour cette fois.




***





Ça, c’est Akeem, le grand frère de Yacine qui beugle dans l’entrée.

Laure vient de finir son ménage, vu qu’elle s’est fait arrêter de travailler pour pouvoir, dixit son gynéco, prendre du temps pour elle et apaiser son esprit.

Il paraît que ça aide, Laure n’a constaté aucune différence sinon qu’elle se fait chier à jouer la bobonne de la maison.



Akeem arrive avec son mètre quatre-vingt-quinze jusqu’au plan de travail.



Akeem s’installe sur un des tabourets du bar. Si leurs traits se ressemblent avec le mari de Laure, ils n’ont par contre absolument rien d’autre en commun. Yacine est mince et sec quand son frère est massif et gigantesque. Il est calme et posé, tandis qu’Akeem est volubile et même parfois bruyant. Trop d’ailleurs, un peu imbu de lui-même et surtout très séducteur. Si Laure se rappelle de chaque dîner auquel il est venu, elle ne se rappelle pas avoir vu une seule fois la même fille à son bras.



Malgré ses airs de gros dur, il a toujours été gentil avec Laure. Elle fond d’un coup en larmes et Akeem fait le tour du bar pour la prendre dans ses bras.



Laure se retrouve entourée par les deux bras monstrueux de son beau-frère, blottie contre son torse. Elle se calme et reste un moment comme ça. Akeem la sent sécher ses larmes et d’un coup la soulève en l’air.



Laure sourit et rigole même, d’être emportée de la sorte.



Elle rit de sa vanne et Akeem la repose. Ils se remettent autour du bar, Laure s’ouvre une bière « zéro » et en tend une à Akeem.

Quelques minutes plus tard, ils entendent Yacine entrer tandis qu’Akeem raconte à Laure, hilare, son dernier rencard Tinder très foireux.



Yacine bise son frère qui continue son récit :



Laure et Akeem éclatent de rire, Yacine leur emboîte le pas.



Yacine les laisse et monte se doucher. Il a compris que son frère est venu au cas où il faudrait remonter le moral de Laure, et qu’il a bien fait.

Il entend la porte d’entrée claquer bruyamment un moment après. Il savoure sa douche, et redescend ensuite rejoindre sa femme pour dîner.




***




Laure se réveille en se redressant dans le lit d’un coup, en sueur. Elle écarquille les yeux et les cligne, autant pour se réveiller que d’étonnement suite au rêve qu’elle vient de faire. Allez, calme-toi, ma vieille, c’était juste un rêve, se dit-elle à elle-même.


M’enfin ! Sacré rêve, tout de même. Et vraiment réaliste, pour une fois, elle qui s’en souvient à peine en général. Elle en frissonne encore. Et en bougeant un peu pour boire à sa bouteille, à côté du lit, pendant que Yacine ronfle de toutes ses forces, elle constate avec stupéfaction qu’entre ses cuisses elle est mouillée. Et pas de la sueur qui ruisselle sur son corps. Non, c’est son intimité qui est trempée de ce plaisir qu’elle connaît si bien pour le sentir chaque fois qu’elle a un orgasme intense. Elle vient de jouir en rêvant, et au souvenir de chaque moment qui lui revient très clairement, elle ressent à la fois de la honte et du désir.




Mars



Laure sait déjà ce que va montrer le test. Dix minutes plus tard, elle pleure d’avoir encore raison. Et trois minutes plus tard, comme s’il avait un détecteur de test négatif, Akeem beugle à la porte d’entrée.



Laure sèche ses larmes, efface vite fait le mascara coulant sur ses joues et descend dans la cuisine où il s’est déjà assis au bar, a sorti deux bières, et cette fois, pas des « zéros ».



Le mois passé avait été le même. Encore. Yacine faisait de son mieux : massages ; rendez-vous au spa le plus chic de la ville ; dîners au resto tout aussi fringant ; douceur, gentillesse et disponibilité à tout moment, pour une érection parfaite ; une pénétration efficace et zéro orgasme, évidemment, dans un gentil concerto pour simulatrice en « oui mineur ».


Laure avait tout essayé pendant ce mois : lingerie fabuleuse, autant pour se motiver, elle, que pour inciter Yacine à renouveler sa « méthode » ; surprises au travail de son mari, pipe sous le bureau et culbutage en levrette au milieu des dossiers inclus. Et ensuite, elle était passée au cérébral : elle pensait, imaginait… Et ses pensées revenaient irrémédiablement à ce rêve insensé qu’elle avait refait deux fois depuis !

Ce rêve était très simple en fait. Et pourtant si impossible. Comme de tomber enceinte, apparemment…


Alors maintenant, assise dans sa cuisine avec une bière à la main, elle y repense encore.

Non pas parce qu’elle a envie de s’émoustiller un peu. Non, juste parce que dans son rêve elle se fait baiser comme jamais elle ne l’a été, elle jouit comme jamais elle ne l’a fait, et que l’homme qui la défonce littéralement par tous les trous n’est autre qu’Akeem, assis en face d’elle.



Elle déglutit et se lance.





***




Son beau-frère la regarde sans rien dire depuis trois minutes. Laure se tait également, comprenant qu’Akeem est pour une fois très sérieux et réfléchit aux tenants et aux aboutissants de la question atomique que sa belle-sœur vient de lui poser.



Et entre ses cuisses, Laure sent son intimité s’humidifier.





Avril



Elle était un peu tendue, mais au fur et à mesure du dîner la bonne humeur l’avait apaisée.


Akeem la regarde en continuant de raconter une histoire et Laure rit encore, en ayant l’impression qu’elle a ri tout au long du repas. Elle a aussi l’impression qu’il essaye de la séduire, alors que c’est du tout cuit. Mais bon sang, c’est délicieux. Il la flatte sans en faire trop, n’arrête pas de la complimenter sans que ça se voie. Il est bon, très bon dans sa partie le bougre. Il émane de lui une assurance phénoménale, qui s’ajoute à son physique massif. La serveuse n’arrête pas de lui faire de l’œil, et Laure s’est même sentie jalouse à un moment.


Yacine est en voyage d’affaires pour deux semaines. Il avait failli annuler pour honorer son échéance sexuelle mensuelle, mais Laure l’avait convaincu qu’une pause ne pourrait pas leur faire de mal. Non sans s’en vouloir évidemment, puisqu’elle connaissait la raison véritable.

Peut-être que cette culpabilité s’ajoute au sentiment d’interdit. Elle n’en sait rien, mais si elle est honnête, c’est excitant. Elle n’a jamais trompé Yacine, ni qui que ce soit, d’ailleurs. Akeem est prévenant, et en fait elle se rend compte qu’elle ne l’avait jamais vu sous cet angle, depuis le point de vue des multiples jeunes femmes qu’il a fréquentées.



Laure lui rend le sourire qu’il affiche.



Elle sent son regard défiant et affectueux en même temps. Délicieux, encore.

Laure regarde autour d’elle et, malgré le restaurant bondé, elle fait remonter sa robe en haut des cuisses, glisse sa main dessous et se contorsionne sur une fesse puis l’autre pour extirper le minuscule bout de tissu noir.



Elle sourit et le lui tend.



Laure pose ma main sur son bras.



Il appelle le serveur qui débarrasse et leur amène deux cartes.



Laure ne bouge pas pour la ramasser, Akeem se baisse alors et soulève la nappe pour la trouver.

Mais alors qu’il l’atteint, son regard est attiré par un tout autre spectacle : Laure a écarté largement ses longues jambes, a relevé sa robe à nouveau et sa main est doucement en train de caresser son intimité entièrement lisse. Akeem sait qu’il devrait se relever, qu’un géant de presque deux mètres plié en deux sous une table au milieu d’un restaurant n’est pas très discret. Mais la voir, comme ça, ostensiblement ouverte pour lui est un pur délice pour les yeux. Et pour son pantalon qu’il sent se tendre. Il se redresse à contrecœur.



L’addition arrive heureusement très vite avant qu’un attentat à la pudeur ne soit commis dans le restaurant.




***




Laure s’est jetée sur lui dès qu’ils sont entrés dans le taxi.

Elle l’embrasse sans que le temps, le lieu, ou sa culpabilité ne viennent la déranger. Elle n’est pas qu’un four à faire des bébés, même si celui-ci rechigne un poil. Elle est une femme, une amante et veut n’être que ça ce soir. Juste pour elle, égoïstement peut-être, mais peu lui importe. Elle a envie de lui. Comme ça fait très longtemps qu’elle n’a pas désiré quelqu’un. Elle monte à cheval sur ses cuisses sans s’arrêter de l’embrasser, encore un chauffeur de taxi qui va se rincer l’œil dans son rétro.


Akeem lui aussi la désire. Dès qu’elle est sur lui, il empoigne de ses immenses mains ses deux fesses, remontant sa robe au gré des caresses qu’il ne peut retenir. Elle est sublime. Ses rondeurs parfaites, ses fesses à la fois fermes et moelleuses fondent entre ses doigts. Son corps paraît si petit, à l’inverse de ses seins lourds qu’il sent s’écraser contre lui. Elle l’embrasse et le dévore en même temps, leurs langues encore enlacées quand le chauffeur se racle la gorge et leur dit qu’ils sont arrivés.


Ils en descendent et, pendant qu’Akeem paye, Laure constate qu’ils sont dans le hall d’arrivée d’un magnifique hôtel.



Il la prend par la main et ils entrent dans l’hôtel, volant de la réception à l’ascenseur puis à la chambre sans se lâcher la main.

Laure le suit lorsqu’il ouvre la porte, et à peine dans la suite elle lui intime de s’asseoir dans un des deux grands fauteuils.



Elle quitte alors sa robe, lentement, d’abord une bretelle par-dessus l’épaule, puis l’autre, qui tombe aussi. Le fin tissu se plisse lorsqu’elle le descend, passant sur ses seins et les libérant d’un coup, leur rondeur s’échappe alors magnifiquement tandis qu’elle continue irrémédiablement de la faire glisser, hanches puis cuisses, et finir par tomber au sol. Aucun sous-vêtement n’est à retirer, et elle marche par-dessus la robe en quittant ses talons, se retrouvant délicieusement nue devant son beau-frère. Elle s’approche de lui qui se redresse et, ses yeux au niveau de ses seins, il l’enlace depuis son fauteuil contre lui.


Elle sent ses mains énormes découvrir presque tout son dos, et sa bouche embrasser puis doucement aspirer un de ses mamelons. Il les empoigne en continuant de les lécher, aspirant toute l’aréole dans sa bouche, puis refaisant la même chose à l’autre. Il presse et caresse en même temps le galbe moelleux, puis ses mains descendent sur ses hanches et ses cuisses, l’attirant encore plus près de lui. Le temps n’est plus suspendu, il s’est arrêté. Laure ne ressent plus rien que cette bouche qui la lèche avec envie, et ensuite ses deux mains puissantes qui la soulèvent comme une plume en l’air, l’amenant en apesanteur jusqu’au lit.




***




Elle ouvre les yeux dans le noir. Une seconde à peine pour se rappeler où elle est, et la mémoire lui revient en même temps qu’elle se met à sourire. Sous le drap léger, elle sent contre elle le corps massif d’Akeem endormi. Un léger coup d’œil au radio-réveil sur la table de nuit : il est 3 h du matin et chacun de ses muscles encore fourbus de leur étreinte se rappelle à elle. Il a été doux, mais puissant et elle a aimé. L’entourant de ses bras, de tout son corps, l’écrasant délicieusement quand il était entre ses cuisses. Et à cet endroit justement elle sent l’humidité délicate, mélange encore récent de son plaisir à elle et de sa semence. Elle ne regrette rien, au contraire. Elle est venue pour ça. Et pour elle-même aussi, si elle est honnête.


Il la désirait. Vraiment. Et elle le désire encore. Elle glisse sa main doucement sur lui sous le drap… Il respire profondément, mais elle n’en a cure, il est à elle ce soir. Elle atteint son membre, tendu par des rêves inconnus peut-être, et le caresse, puis l’empoigne.

Dans la pénombre, Laure le voit ouvrir doucement les yeux.



Elle monte sur lui, le terme est correct tant il est charpenté, plaquant ses seins sur son torse. Il réagit aussitôt et Laure le sent, durcir entre ses cuisses, là, contre ses lèvres encore trempées.



Laure ne dit rien et glisse le long de ses cuisses jusqu’à ce que son sexe bien dur atteigne son visage. Elle le prend dans sa main et le met sans mot dire dans sa bouche, le suçant avec envie et gourmandise. Il n’y a pas de mal à mélanger un plaisir et un objectif.

Elle le regarde savourer sa bouche qui l’avale, il ouvre les yeux.



Laure se redresse, fait volte-face à quatre pattes et lui présente ses fesses en se cambrant, sa tête tournée vers lui dans la position la plus aguicheuse possible. Le message est clair, il se relève à son tour et se présente derrière elle sans la quitter des yeux.



Akeem entre alors lentement en elle jusqu’au fond. Il bouge à peine, restant là presque immobile.



Elle tourne sa tête vers lui, ils s’embrassent, elle soupire :





***




La douche est délicieuse. Elle laisse glisser ses mains sur elle, la mousse parfumée l’englobant autant que la vapeur chaude. Les picotements au bout de ses doigts de pieds sont encore sensibles, et les orgasmes qu’il lui a donnés depuis deux jours la font encore frissonner. Laure se demande si elle a le droit de se dire qu’elle a adoré ça, puis se l’autorise à elle-même, de toute façon c’est comme ça.

Est-ce qu’il l’a fait jouir comme elle ne l’avait pas fait depuis bien longtemps ? Oui.

Est-ce qu’elle a adoré sa manière de la prendre ? Oui.


Elle le sent encore en elle. Derrière elle. Partout à la fois. Au petit matin, il l’a réveillée en la léchant. Un délice. Il l’a prise toute la matinée sans qu’à aucun moment elle n’ait envie de lui dire stop. Au contraire, elle l’encourageait à recommencer, de ses mains, de sa bouche, tout.

La puissance de son corps massif était impressionnante, l’entourant presque à la faire disparaître entre ses énormes bras quand il la pilonnait sur elle en lui tenant les jambes écartées. Ses coups de reins la perforaient quand il la martelait par-derrière tandis qu’elle tenait son cul le plus écarté possible pour qu’il aille encore plus loin.

Elle passe sa main entre ses cuisses, sent ses lèvres entourer ses doigts.

Oui, il l’a inséminée, à sa demande, c’est un fait. Mais oui, il l’a également baisée, comme jamais personne ne l’avait fait auparavant.


Elle attend la porte de la salle de bain s’ouvrir. La tête sous le jet d’eau chaude elle ne le voit pas, mais ne dit rien quand il entre dans la douche et se plaque contre elle. Il lui prend délicatement les mains, les pose sur le mur carrelé, puis laisse les siennes glisser le long de ses bras, sous ses seins, puis enfin attraper ses hanches.


Elle sent entre ses fesses pointer sa raideur. Tout lui revient, et résonne en elle.



Et quand il entre dans son intimité presque d’un coup, le plaisir revient, et Laure sent disparaître les derniers grammes de culpabilité tandis qu’il se met à la pilonner de plus en plus fort.




Mai



Elle n’en croit pas ses yeux. Les deux traits sont là, si attendus et pourtant si minuscules. Deux traits bleus qui vont tout changer. Laure bouillonne et elle est en larme, mais cette fois c’est la joie qui l’envahit. Elle rajuste le grand t-shirt qui lui sert de chemise de nuit et tire la chasse, puis redescend dans la cuisine. Elle appelle Yacine. Une, deux sonneries, puis il refuse l’appel. Elle recommence, et tombe sur la messagerie directement. Elle veut partager ce moment avec lui. Elle veut partager leur moment.



Elle ne dit rien, attablée à l’îlot central quand il entre dans la cuisine. Il voit ses yeux embués de larmes.



Laure ne le laisse pas finir. Elle tourne vers lui le test et les deux traits. Un sourire s’empare du visage d’Akeem et sans mot dire il fait le tour du bar. Elle laisse éclater sa joie tandis qu’il la soulève du sol, les bras de Laure s’enroulant autour de son cou.

Et elle l’embrasse à pleine bouche, pour dire merci, pour libérer son bonheur, pour tout. Leurs langues s’emmêlent, ils sont heureux. Il la pose sur le comptoir sans que leurs bouches se détachent, se laissant aller sans aucun frein. Leurs mains se tiennent chacun le visage, ils se dévorent, joie et désir mêlé, et Laure ouvre la chemise d’Akeem en l’attirant entre ses jambes, puis défait son pantalon dans une furie de baisers tandis qu’il l’approche encore plus d’elle, et soulève le mince t-shirt qui couvrait sa nudité avant de s’enfoncer en elle dans un râle de plaisir mutuel.




Juin



Laure regarde encore les si petits vêtements dans la boutique. Elle a décidé d’attendre trois mois avant d’acheter quoi que ce soit. Yacine lui a dit qu’elle était superstitieuse. Elle l’a à peine écouté. Tout comme il avait à peine réagi quand il était arrivé ce fameux soir du mois dernier.


Oui, il était heureux, pour eux deux, pour elle, pour leur avenir. Mais il est tout de suite retombé dans le cartésien comme il sait si bien le faire. Elle aurait voulu qu’il l’enlace. Elle aurait voulu qu’il l’emporte de joie dans ses bras. Yacine était tout simplement déjà en train de devenir père et elle ne regrettait pas ça, bien sûr. Il lui manquait juste… un je-ne-sais-quoi.


Le soir même et les soirs suivants, Yacine l’avait laissée seule dans leur chambre pour ne pas risquer quoi que ce soit pour le bébé. Il ne la touchait plus, mais était aux petits soins pour elle le soir quand il rentrait du travail. Il pensait à tout ce dont elle aurait pu avoir besoin, et tout ce qu’il fallait pour la venue de leur enfant. Laure s’était fait une raison. Après tout, c’est aussi parce qu’elle savait qu’il serait un père fabuleux qu’elle l’avait choisi comme mari. Elle avait essayé de lui faire comprendre qu’il pouvait aussi s’occuper d’elle. Mais il avait presque balayé cet aspect de leur vie pour penser uniquement famille.


La chambre du futur bébé était en travaux quinze jours plus tard, le tout parfaitement organisé pour que ça ne gêne pas sa grossesse. Et quinze jours plus tard, Laure était dans les bras d’Akeem entre ses cuisses, à jouir comme une folle tandis qu’il la prenait sur le canapé du salon.




Novembre



Elle regarde un instant son ventre rebondi, ses mains posées dessus tandis que le plaisir parcourt tous ses membres. Juste derrière l’arrondi, la chevelure d’Akeem ondule en même temps qu’elle sent sa langue fouiller son intimité, parcourir les lèvres trempées et glisser autour de son clitoris durci. Elle vient de jouir et il ne s’est pas arrêté pour autant. Ses jambes écartées largement sur le dessus-de-lit de la chambre conjugale, elle le laisse la dévorer sans aucun remords ni une once de culpabilité. Il l’ouvre encore plus en soulevant ses cuisses autour du ventre rond, accélère sa bouche, sa langue, et quand il se redresse alors d’un coup et vient au-dessus d’elle, de toute sa stature imposante, elle reste comme ça, indécemment ouverte et offerte tandis qu’il la pénètre profondément.


Ils baisent comme ça depuis des mois maintenant. D’abord dans le salon, en fin de matinée, quand Akeem passait la voir. Sans dire un mot, ils savaient tous les deux ce qu’ils voulaient. Ils se jetaient littéralement l’un sur l’autre et s’arrachaient presque les vêtements. Akeem a vite compris que Laure aimait baiser sauvagement, presque brutalement. Elle ne lui a jamais dit de faire attention, il n’y avait aucune raison médicale de le faire. Il la prenait comme elle aimait le faire depuis des années, sans qu’elle ait besoin de lui dire quoi que ce soit, dans le salon, dans la cuisine ou dans la salle de bain sous la douche. Elle s’est mise à passer le voir à son travail aussi ensuite. Elle en avait envie, lui aussi. Pourquoi s’empêcher de faire ce que l’on désire ? Il la prenait sur les cartons de l’entrepôt, nue au milieu des milliers de palettes du grand hangar, ou une autre fois, elle le suçait dans sa voiture au milieu d’un parking souterrain.

Plus son ventre s’arrondissait, plus elle le désirait et lui aussi.


Et ces derniers temps, ils passaient leur après-midi à baiser sans s’arrêter sur le lit où elle dort puisque Yacine avait définitivement emménagé dans la chambre d’ami le soir. Elle avait essayé de nombreuses fois au début de lui parler de leur intimité, de leur couple, jusqu’à ce qu’un soir justement il lui dise qu’il n’avait tout simplement pas envie. Que ce soit l’année écoulée à essayer de la mettre enceinte, ou le fait qu’elle le soit désormais, même quelques séances chez un conseiller n’avaient rien donné, et Yacine s’est jeté dans le travail et la préparation de l’arrivée du bébé dans la maison.


Alors Laure n’y pense plus.

Parfois, il faut juste savoir surfer sur ce que vous donne la vie, plutôt que de s’acharner à vouloir changer le cours du flot.

Yacine pensait travail, gestion de grossesse ou arrivée de bébé. Akeem, lui, ne pensait qu’à elle.

OK alors, ainsi soit-il.




Décembre




Ses coups de hanches puissants la font gémir, à quatre pattes cambrées devant lui, son gros ventre pendant lourdement depuis de longues minutes, mais Laure l’incite à plus encore. Elle sent ses seins qui sont devenus énormes balancer sous elle et ses mains à lui venir les empoigner puis retourner sur ses fesses.



Ils écartent un peu plus les fesses de Laure, en continuant d’aller et venir en elle doucement.



Elle le regarde lascivement tandis qu’il rentre encore plus doucement encore…





Février



L’accouchement s’était passé à merveille. Y’a des femmes qui peinent pendant des heures, mais pour Laure ça s’était passé rapidement au final. La sage-femme avait été prévenante et adorable et, si Laure avait bien sûr souffert, elle s’était accrochée à la main de son homme tout le long de cette épreuve.


Quelques jours plus tard, il l’avait ramenée chez eux et leur petite fille Anna avait découvert sa chambre, pas de rose ni de bleu, et la première nuit avait été parfaite… moins que les suivantes, mais cela faisait partie du jeu, et il se levait dès le premier cri pour la lui amener dans leur lit, restait à ses côtés pendant qu’elle l’allaitait et ensuite la ramenait dans son berceau.


Ce dernier mois avait été éprouvant, mais maintenant tout était parfait : l’appartement et les découvertes des nouveaux parents, autant que leur nouvelle vie à trois, avec Anna et… Akeem.


Un soir, Yacine n’était pas rentré, et avait simplement envoyé un message par SMS, en un seul mot : « Pardon ».

Laure avait essayé de lui parler, mais il ne répondait pas. Akeem avait cru qu’il avait tout découvert, mais il n’en était rien : il était juste parti, avait pris un congé à son travail et était allé vivre dans leur maison de vacances. Au dernier coup de fil, Yacine avait dit à son frère qu’il ne voulait pas de cette vie-là. Akeem avait essayé de le convaincre, de l’aider, mais rien n’y avait fait. Certains hommes quittent leur femme pendant la grossesse, Akeem n’aurait jamais parié que son frère serait de ceux-là.

Alors il avait pris Laure sous son bras, effondrée, et l’avait ramenée chez lui.




Mars




Elle se redresse et remonte vers lui, en lui collant ses gros seins sur le visage.



Laure prend son sein dans sa main et presse doucement le téton, faisant gicler le lait dans la bouche de son amant…



Laure le regarde intensément. Il avait toujours été un peu amoureux d’elle, lui avait-il avoué dernièrement. Et elle était maintenant folle de lui aussi.



Elle se relève un peu et léchant lascivement ses doigts elle les glisse sur sa jolie et nouvelle toison blonde, puis attrape le sexe dur de son amant avant de s’empaler dessus.



Elle plonge son regard dans le sien en se mordant la lèvre inférieure.