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Temps de lecture estimé : 46 mn
17/12/21
Résumé:  Un ingénieur retraité réprimande une de ses élèves. Celle-ci se venge en manipulant sa meilleure amie. Et toutes deux finissent par décrocher leur bac.
Critères:  fh ff ffh grp hplusag jeunes profélève grosseins poilu(e)s fépilée école fsoumise hsoumis fdomine hdomine chantage contrainte cérébral photofilm lingerie intermast fellation cunnilingu pénétratio confession -prof -dominatio
Auteur : Elodie.S
Soutien scolaire et soutien-gorge




I. Dur métier que d’enseigner !

II. La réussite d’une mission difficile

III. Un bel appât

IV. Une réunion mémorable

V. Vengeance acte 1

VI. Les fantasmes de M. Materasi

VII. Pentecôte inattendue !

VIII. Vengeance acte 2

IX. Vengeance acte 3

X. Les remerciements au correcteur du bac




*******




I. Dur métier que d’enseigner !



Guy Materasi


C’est lundi soir en cette fin mai, et la canicule règne déjà depuis deux semaines au moins. Comme tous les lundis et les jeudis, je vais à l’école Jack Lang pour la séance de soutien scolaire. Je suis à pied, ce n’est pas si loin de chez moi et mon toubib me conseille la marche, très bénéfique d’après lui, à partir de soixante ans… ce qui est l’âge vers lequel je me précipite à grands pas. Et puis je préfère éviter d’exposer trop ma voiture, ça craint pas mal dans ce coin. Comme en témoignent les nombreuses poubelles éventrées ou brûlées sur le trottoir ou même sur la voie.


En marchant, je pense aux « petites » élèves (la moitié des premières et des terminales ont au moins ma taille !) que je vais y retrouver. Elles étaient surexcitées le jeudi d’avant, elles n’ont pas arrêté de se disputer pour avoir mon aide, et comme souvent, c’est Rachida qui organisait ce concours. D’un côté, ça me flattait, mais de l’autre j’étais gêné vis-à-vis des autres éducateurs, de Michel en particulier, et du responsable de l’Association. Je ne voulais pas qu’il se méprenne sur mon compte. Pourquoi ne demandent-elles jamais à un autre éducateur ? Pourquoi toujours moi ? Je suis sûr que ça n’est pas pour la couleur de mes yeux bleus, contrairement à ce que m’a dit un soir Élodie qui, soi-disant, les admirait… Il est vrai qu’elle est la seule de nos élèves à les avoir d’un beau bleu, elle attendait sans doute de ma part un compliment sur les siens en retour, mais je n’y ai pas pensé sur le coup, et mes yeux à moi ne sont que gris-bleu. Et puis j’ai toujours eu l’esprit décalé, je ne trouve les bonnes réponses que le lendemain, en général. Toujours est-il qu’Élodie et moi sommes les deux seuls sur la cinquantaine de gens dans cette grande pièce à avoir des yeux bleus… Ça crée des liens !


Quant à Élodie, c’est bizarre, mais c’est indéniable, depuis quelques jours son comportement a radicalement changé : elle, si mignonne qu’on lui aurait donné le Bon Dieu sans confession, qui avait toujours une tenue impeccable, eh bien depuis peu elle se débraille, son chemisier s’ouvre de plus en plus et offre une vue de plus en plus plongeante. La sagesse populaire dit que les femmes savent toujours quand on peut voir leurs seins. On dirait bien qu’Élodie fait exception à cette règle. De plus, elle écarte les jambes, retrousse sa jupe, et j’ai fortement l’impression qu’elle ne le fait que quand elle me voit dans sa ligne de mire. Elle ne le fait pas, par exemple, quand Michel passe devant elle. On jurerait que c’est fait exprès pour moi. Et vendredi, elle avait des bas, dès que je passais devant elle, elle croisait les jambes en laissant voir la chair nue au-dessus des bas comme j’aime tant sur les vieilles photos de pin-up, et là… j’ai dû m’arrêter devant elle pour vérifier : elle n’avait pas mis ses collants comme d’habitude, elle avait des bas de style dim-up dont je distinguais parfaitement les liserés noirs ! J’en suis resté pantois, je croyais que ces machins-là étaient réservés aux femmes qui s’assument !


Je ne sais pas quoi faire. Chercherait-elle à me provoquer ? Mais pourquoi est-ce aussi soudain ? Ça lui est venu pratiquement du jour au lendemain. Vraiment, je ne sais pas qu’en penser ? Si je réponds à ses avances muettes et que je me suis gouré, elle va se plaindre de harcèlement – c’est à la mode en ce moment – et ça va me faire de gros ennuis… (en cas d’enquête, les flics seraient fichus de déterrer cette vieille histoire qui m’est arrivée au collège « Sainte Marie » de détournement de mineure avec abus d’autorité). D’un autre côté, s’il s’agit bien d’avances et que je ne réponds pas, elle va se vexer et serait capable de me faire des ennuis dans le même genre : dénonciation mensongère, viol, ou pire encore.


Je verrai bien comment elle me regardera, je dois lui rendre ce soir son brouillon de dissertation. C’est ce que je fais depuis des années : quand elles ont une disserte à rendre en classe, je leur demande de m’amener un brouillon propre avant de rendre leur copie au prof du lycée, je leur suggère des moyens de l’améliorer et elles ont encore le temps de terminer chez elle un devoir correct. Il se trouve qu’Élodie m’a remis jeudi dernier un brouillon comme je les déteste, très sale, plein de ratures, mais au milieu de ce « torche-truc » j’ai trouvé une perle, quelque chose comme, à peu près :

« L’amour est encore plus intense lorsqu’il est partagé par des personnes d’âges très différents… Par exemple, une liaison entre un éducateur et une de ses élèves permet d’atteindre un nirvana bien plus intense. »

Pas de doute cette fois, c’était bel et bien une proposition ! Je lui ferai un petit compliment à tout hasard. Mais est-ce que ce sera suffisant ? J’ai soudain paniqué, craignant une vengeance d’Élodie à rester sans lui répondre.

Pris d’une inspiration subite, je me suis arrêté au café du coin, j’ai sorti sa copie de ma serviette et j’ai griffonné vite fait : « Il faut absolument qu’on travaille sérieusement les conjugaisons. Rendez-vous à l’école samedi, 10 h, dans le réduit aux vieux meubles pour un cours particulier » en soulignant trois fois le mot « particulier ».

J’espère que ça lui conviendra. Le réduit aux vieux meubles est le seul lieu dont dispose l’association pour des cours particuliers.


En fait, c’est depuis le début du printemps qu’elles sont progressivement devenues de plus en plus excitées, de moins en moins contrôlables, surtout le jeudi soir où elles sentent arriver la fin de semaine et où les fatigues de la semaine se sont accumulées. Il va falloir trouver un moyen de les calmer, sinon je risque d’avoir des ennuis avec les responsables. Mais le mode de fonctionnement de ces séances n’est pas compatible avec une discipline militaire comme celle du lycée. Les élèves, de la sixième à la terminale, amènent cahiers et livres scolaires et font leurs devoirs ou révisent leurs leçons. Dans les grandes classes il n’y a plus guère que des filles, pour des garçons ça serait trop la honte d’être vu au soutien. Ils sont assis autour de tables individuelles – mais regroupées par quatre ou six – entre lesquelles circulent les éducateurs. En cas de difficulté, ils font appel à l’un d’eux qui s’assied à côté pour lui donner les explications requises. Le choix de l’aidant dépend du niveau et de la matière : et moi je suis le plus polyvalent avec mon diplôme d’ingénieur et mon goût de toujours pour la littérature. De la sixième à la terminale, ils savent que je pourrais répondre à leurs besoins, quelle que soit la matière… Une seule m’embête : la biologie. Les programmes ont tellement changé depuis l’époque où j’usais mes fonds de culotte au collège que je n’y connais plus grand-chose, à part ce que j’entends à la radio ou à la télé. On dirait que les grandes prennent un malin plaisir à me solliciter pour leurs leçons de biologie.


La semaine dernière, c’était le pompon : Samia m’a appelé pour que je lui explique la leçon d’éducation sexuelle que, soi-disant, elle avait du mal à comprendre. Il s’agissait de détails sur l’anatomie féminine et masculine et sur les principaux moyens de contraception.

Samia, elle, c’est un cas ! Une belle fille – très belle, même ! – à la peau noire comme l’ébène, la croupe généreuse et la tête haute. Une meneuse née aussi, avec un culot du tonnerre de Zeus. C’est toujours elle qui calme les filles les fois où il y a du chahut, ou bien qui les motive et les excite quand c’est ce qu’elle choisit de faire. Il y a deux semaines, on a eu un clash. Elle m’a demandé détail sur détail, avec son petit air égrillard et son sourire en coin, j’en étais très gêné, puis elle a carrément franchi la ligne :



Gêné, surpris, je lui avais avoué :



Alors là, au bout d’un moment, me regardant droit dans les yeux, elle m’a demandé :



C’était pourtant le cas, et je me suis senti rougir jusqu’à mon crâne dégarni. Sans pitié, Samia a continué :



Je rougissais de plus en plus pendant que Samia pouffait de rire avec ses copines qui écoutaient, bouche bée, époustouflées par le culot de cette petite garce. Puis elle est revenue vers moi, et elle a carrément passé la mesure :



Elle me montrait une grande planche d’anatomie masculine. Elle minauda un peu – belle comme jamais – et me demanda :



Cette fois, c’était trop, elle me regardait d’un air si insolent que je n’ai pas pu me retenir, je lui ai balancé une claque. Elle en a été tellement surprise qu’elle n’a pas réagi, et ses copines autour de nous n’ont pas non plus réagi. J’avais honte de moi, je ne sais toujours pas ce qui m’avait poussé à ce point.


Heureusement, la cloche a sonné juste à ce moment-là, et tout le monde s’est hâté vers la sortie. Samia continuait de me regarder bien dans les yeux, provocante à souhait. Je suis sorti piteusement, tête baissée, en les contournant, elle et ses copines. Rentré chez moi – assez mécontent, je dois dire – je me suis couché sans tarder et je me suis branlé en pensant à Élodie et à Samia, en porte-jarretelles… Je les imaginais avec moi dans le réduit du soutien scolaire.



Ça y est, j’arrive à l’Association qui occupait une salle de classe dans une aile de l’École primaire du quartier. J’espère que « mes » filles se seront calmées depuis jeudi dernier. En tout cas – et quoi qu’il arrive –, je me promets de ne pas me laisser déborder ce soir…


… Ce qui ne sera pas le cas, loin de là.




II. La réussite d’une mission difficile



Élodie


Je suis fière de moi. À la fin de la séance, lors de la remise de nos brouillons commentés, j’ai trouvé dans le mien un petit bout de papier où était griffonné : « Samedi, dix heures, je t’attends pour un cours particulier dans la remise au vieux mobilier. GM ». J’ai donc réussi la mission que m’avait confiée Samia !

« GM » sont les initiales de Guy Materasi, un ancien prof de physique devenu éducateur pour l’Association. Âgé d’une cinquantaine d’années, c’est un homme assez sévère, au crâne dégarni, au regard un peu sournois. J’aime bien sa manière d’enseigner, bien que celle-ci soit contestée par la majorité des élèves du soutien. Il est vrai que dans notre groupe destiné à des élèves ayant connu l’échec, à dix-huit ans, je suis la plus jeune. Est-ce pour cela que je ne partage pas l’opinion générale et que j’ai un flirt avec cet éducateur ? Quand il me regarde, sa sévérité s’adoucit. Souvent, il s’arrête juste derrière moi et je sens ses yeux sur ma nuque. Le jour où Samia m’avait fait enlever le soutien-gorge sous le débardeur largement échancré sous les aisselles que je portais avant d’entrer dans la classe, il a passé toute la séance debout, dans la travée, juste derrière moi.

Alors, ma meilleure amie m’a enjoint de m’arranger à l’allumer de plus en plus. Je prenais ça pour un jeu coquin de sa part, et souvent, face à son pupitre, j’ai laissé ma jupe remonter sur mes cuisses et j’ai un peu écarté les genoux. Je me demandais jusqu’où il pouvait me voir et Samia, assise à mes côtés, me chuchotait à l’oreille :



D’autres fois, elle m’enjoignait d’ouvrir deux boutons de plus de mon chemisier alors qu’il remontait l’allée juste derrière nous. À chaque fois, arrivé à ma hauteur, il s’arrêtait un long moment alors qu’il parcourait habituellement les allées d’un pas rapide et mécanique.


Je ne sais pas trop d’où vient le contentieux entre Samia et M. Materasi. Peut-être est-ce un conflit d’autorité entre deux forts caractères. Ma meilleure amie est en effet la leader de notre groupe, elle orchestre les chahuts quand il y en a ici, au soutien scolaire. Au lycée, elle est déléguée de classe, elle représente le syndicat des lycéens et participe trois fois par an aux réunions nationales de celui-ci. Elle ose répondre très fermement aux professeurs quand elle est en désaccord avec eux.


Meilleures amies du monde, nous sommes physiquement et psychologiquement très différentes, pas seulement parce que sa peau est aussi noire que la mienne est pâle, ses cheveux corbeaux et les miens blond clair. Avec son imposant chignon en tresse, son nez aquilin, ses yeux vifs et perçants, sa chute de rein somptueuse, elle est belle, elle ressemble à la reine de Saba ! Seules ses lèvres épaisses lui donnent une touche de sensualité qui réchauffe son apparente froideur. À ses côtés, je parais mignonne, sexy parfois, mais bien ordinaire.


Lorsque nous prenons notre douche après le volley, je ne peux m’empêcher d’admirer son corps. Alors que les miens ressemblent à de gros melons, ses seins – de taille plus modeste – concaves sur la partie haute se terminent par des pointes impressionnantes, grosses comme mon pouce et toujours dardées. On dirait des poires. Ses hanches sont larges, et sa croupe souligne l’angle démesuré que ses fesses font avec son dos. Son buisson est incroyablement fourni, le mien paraît glabre et infantile à ses côtés. Elle ressemble à une statue antique.


Nos caractères aussi sont différents. Je suis timide, réservée, elle est volontaire, autoritaire. Elle en impose aux garçons, et, souvent, me reproche d’avoir cédé trop facilement à untel ou untel, que je mérite mieux et que je dois cesser de coucher avec lui. Il est vrai que je ne sais pas leur résister comme elle le fait, je leur cède trop vite. En la voyant, si belle, nue sous la douche, parfois je rêve qu’elle me fasse l’amour. Son ascendant psychologique sur moi est évident. Je me sens moins fragile à ses côtés. Elle me conseille sur ma manière de m’habiller, de me maquiller, choisit mes lectures et les films que nous allons voir. En fait, je crois que j’aime bien la manière dont elle veille sur moi. C’est à la fois maternel, autoritaire et sensuel.


Aussi, lorsqu’elle m’a demandé de m’arranger pour avoir un rendez-vous discret en tête à tête avec Materasi, je n’ai pas sourcillé. Évidemment, je ne pouvais pas aller le voir et lui dire qu’à la demande de Samia, je voulais avoir un rendez-vous intime avec lui. Alors, il m’est venu une idée la semaine dernière… dans le corps de ma dissertation, je me suis arrangée pour glisser la phrase suivante :


« L’amour est encore plus beau et intense lorsqu’il est partagé par des personnes d’horizons très différents : âge, statut social, religion, race, etc. Par exemple, une liaison entre un éducateur et une de ses élèves permet à chacun d’entre eux de briser les codes et d’atteindre un nirvana bien plus intense. »


Ma proposition a fait mouche, et j’ai obtenu ce petit bout de papier soigneusement plié dans lequel il me donnait rendez-vous dès le surlendemain dans la fameuse annexe. À la sortie du lycée, j’ai donné à Samia le petit mot. À sa lecture, son visage s’est illuminé, elle m’a étreinte dans ses bras et m’a félicitée en m’embrassant sur le coin de mes lèvres. Puis elle m’a déclaré :





III. Un bel appât



Samia


Je suis arrivée chez Élodie à 9 heures moins le quart, trop hâtive de finaliser mon plan. Elle habite un pavillon dans le quartier « propre » de la commune. C’est sa mère ou sa tante qui m’accueille, indifférente, sans même un « Bonjour » et me dit « Tu connais le chemin » en désignant la direction de sa chambre. J’imagine qu’il doit y avoir une triste histoire de famille. Comment peut-on envoyer une jeune fille comme Élodie dans ces séances de soutien scolaire, je connais trop bien les engeances qui hantent ces lieux ! Il y a deux ans, c’est Rachida qui m’avait fait la misère. Bien plus costaude que moi, elle m’avait traîné par les cheveux dans la cour de récréation et m’avait laissée agonisante dans une flaque de boue. Elle a été exclue, mais elle est revenue me narguer. On était en pleine séance de calligraphie… Une idée de Michel, l’éducateur, on avait nos encriers et des stylos à plume. Mon sang n’a fait qu’un tour et l’encre n’a fait qu’un jet vers les yeux de Rachida. Elle hurlait à la mort, depuis elle a peur de moi. Bien sûr, j’ai été exclue. Les éducateurs nous ont obligées à nous excuser mutuellement pour accepter de nous réintégrer.


Quand j’ai vu arriver Élodie aux séances de soutiens scolaires en début d’année, j’ai tout de suite compris qu’elle serait harcelée par les hyènes. Ça n’a pas loupé et j’ai fini par m’interposer en brandissant le stylo bille en métal que je garde toujours sur moi. « La première qui touche à un cheveu d’Élodie, je lui crève les yeux ! » Les hyènes ont reculé, impressionnées par ma détermination. J’ai eu droit à toutes les insultes : « Traîtresse », « Collabo », « PAB (Pute à Babtous) ». Depuis Élodie et moi, on est inséparables.


Elle est encore sous la douche et je suis entrée dans sa chambre, il y a des livres partout. J’en prends un au hasard « Hemingway » avec sa photo au dos. Il a les yeux qui pétillent et un petit quelque chose qui me fait penser à Guy, peut-être la paupière droite un peu close.

Élodie entre, elle est resplendissante et radieuse comme un soleil. Elle ne porte qu’une serviette et son sourire est une invitation au bonheur. D’office, elle enfile un shorty noir. Je regarde dans sa penderie, j’extrais un soutien-gorge de la même couleur et je m’exclame :



Elle ôte la serviette et sa poitrine jaillit indécente et voluptueuse. J’essaie d’englober un sein, le téton bien au milieu de ma paume, mes doigts sont beaucoup trop courts et je n’atteins pas la base. Je recommence dans diverses positions, mais le constat est le même. Je m’essaie avec deux mains, j’arrive enfin à empaumer un sein, mais ça ne compte pas. Je suis impressionnée, j’avais déjà constaté lors des douches qu’elle avait tout ce qu’il fallait, mais je n’avais jamais réalisé ni mesuré. Il me faut plus d’une main pour englober un seul de ses seins !


Je remarque soudain mes doigts, couleur chocolat, secs et fins et aux articulations fripées, envelopper ces généreux globes laiteux, comme si j’étais une créature maléfique voleuse de poitrine, voleuse de féminité humaine. Un peu gênée, je regarde Élodie. Elle a écarté ses bras pour me laisser la manipuler à mon aise et me sourit avec l’air de me dire de continuer autant que je le souhaite. Peut-être a-t-elle vu mon trouble, elle vient poser ses mains sur les miennes, comme pour m’empêcher de partir. Il émane d’elle une douce chaleur bienveillante. Pendant les quelques instants que nous restons ainsi, les yeux dans les yeux et mes mains sur ses seins, je ressens une attirance charnelle pour celle que je ne considérais que comme une amie de soutien scolaire. Elle me trouble, mon corps le ressent et réagit. Elle me réveille en me rappelant le rendez-vous pour le cours particulier.


Nous nous séparons presque à regret, finalement je rejette le modèle chinois qui me semble trop simpliste dans sa découpe, et j’opte pour un soutien-gorge aux bonnets fins de couleur crème avec quelques dentelles, beaucoup plus féminin. Il a une taille de 95 C, Élodie le remplit sans problème, le haut de sa poitrine déborde même un peu, ce qui me semble du plus bel effet. Quand je pense à mon misérable « 85 B », j’en ai presque honte.



Je trouve un chemisier ample, légèrement transparent, qui s’adapte parfaitement au soutien-gorge et une jupe droite qui descend juste sous le genou. Des escarpins élégants à petits talons complètent l’ensemble. Élodie est à croquer, sa féminité et son charme sont bien mis en valeur, on ne voit plus la lycéenne, mais la femme. Nous cheminons ensemble jusqu’à l’école. Les quelques groupes que nous croisons n’ont d’yeux que pour Élodie, comme si je n’étais pas là. Je lui montre la clé du local.





IV. Une réunion mémorable



Élodie


Le cœur battant, je frappe à la porte métallique du local. Une voix autoritaire m’invite à y rentrer. Le pêne grince, et je pénètre dans une pièce rectangulaire assez peu éclairée et occupée par une grande table en U entourée de chaises. Mon éducateur est assis dans un des coins les plus lointains devant une pile de dossiers. Alors que je ne suis que sur le pas de la porte, il lève son visage ridé. Sa bouche forme un « O » d’exclamation, et je sens ses yeux se remplir de testostérone en découvrant ma tenue. Ils courent sur mon corps, s’infiltrent dans les plis de mes vêtements ; je me sens presque nue. Il finit par rompre ce silence et, se levant, me dit en désignant la chaise à côté de la sienne :



Après avoir repoussé galamment la chaise, il va jusqu’à la porte qu’il ferme à double tour et reprend sa place. J’ai une boule dans mon ventre. S’éclaircissant la voix, il me lance :



Rougissant à ces propos très intimes, je me rappelle en avoir rêvé, mais n’être jamais passée à l’acte. Je lui réponds dans un souffle, après une légère hésitation, par la négative. Il pose sa main sur mon bras.



Tout en me parlant, sa jambe vient s’appuyer, volontairement je crois, contre la mienne. Coincée par le pied de la table, je ne peux la retirer. Je rougis de plus belle.



Gênée par le tour pris par notre discussion, j’acquiesce d’un petit signe de tête. Posant la main sur mon bras, il se déclare :



Sa voix est soudain devenue autoritaire, son regard ressemble à ceux d’un rapace, les contacts de sa main sur mon bras, de sa jambe contre la mienne, se font plus pressants. Je me demande pourquoi Samia m’a poussée dans cette embuscade. De sa main libre, il me prend le menton et m’oblige à le fixer dans les yeux. J’y lis cette envie vorace des hommes qui en veulent à mon corps. Je me sens hypnotisée, telle une faible proie devant un aigle. Assurant encore plus sa prise sur mon bras qui m’arrache un cri de douleur, il me lance :


─ Ôte ton corsage et montre-les-moi complètement, ces seins que tu t’amusais tant à me faire deviner !


Tétanisée par ses propos, de ma seule main libre, maladroitement, je déboutonne un à un mes boutons. Il écarte les pans de mon chemisier et m’intime de dégrafer mon soutien-gorge. En tâtonnant, j’y parviens enfin. Ma poitrine jaillit. Étonnamment, je les sens durcir, mes pointes se tendent. Pendant un long instant, il les regarde. J’ai l’impression que ses yeux vont sortir de sa tête. Puis il avance une main timide vers mon sein gauche pour en flatter le flanc, glisse vers son aréole pour en éprouver le grain et finalement vient titiller sa pointe. Je me mords les lèvres, il est plus doux que je ne l’avais craint. Conscient de ma passivité, il me lâche le bras, et maintenant les soupèse des deux mains, les flatte, les empaume. Le pire est que ses caresses me font de l’effet. Il avance enfin son visage vers mon buste et prend un téton entre ses lèvres. Il me mordille, me tète, m’aspire. Je ferme les yeux, j’ai la tête qui tourne, je n’arrive pas à contenir mon souffle qui me trahit.


Ses mains descendent sur mes hanches. Il me fait me lever et d’une ferme poussée, fait descendre jupe et shorty d’un seul mouvement. Ils tombent sur le sol. Sûr de mon consentement, il se recule et me regarde longuement : moi, son élève… entièrement nue devant lui. Sans me lâcher du regard, il dégrafe sa ceinture et ôte son pantalon. Son sexe jaillit, orgueilleusement tendu vers moi. Je ne peux éviter de le fixer. Alors, sûr de lui, il avance vers moi et me plaque contre lui. Je sens son membre si dur contre mon mont de Vénus, son souffle sur mon visage. Ses lèvres forcent les miennes et sa langue me pénètre. Ses mains se posent sur mes fesses. Il les malaxe sans douceur et leur assène quelques petites claques bruyantes. Je craque, comme trop souvent dans les bras d’un homme. Il le devine, il m’étreint.


Dans une espèce de brume, j’entends du bruit vers la porte. J’ouvre un œil hébété, comme dans un rêve, je vois Samia foncer vers nous, nous mitraillant de son portable ! L’homme qui me serrait contre lui me repousse si violemment que je manque de choir et une vive discussion éclate entre eux. Aux cris de Materasi répond la voix calme, froide et assurée de Samia qui agite sous son nez les photos qu’elle a prises. Le duel dure une bonne dizaine de minutes et me laisse hébétée, puis, à ma grande stupéfaction, l’homme se tasse peu à peu, son ton devient plaintif. Il s’assied et se recroqueville nu sur sa chaise. Mon amie a gagné par K.O. Le macho conquérant est devenu un agneau apeuré !


Forte de sa victoire, elle se saisit de mes dessous éparpillés et les pose avec fermeté sur les dossiers de Materasi en lui intimant de les enfiler. Sur le visage de l’homme, se lisent ébahissement, stupeur et incompréhension. Samia insiste, et il saisit entre deux doigts hésitants mon shorty. Je n’ai jamais fait de test de solidité avec ce dessous, mais celui-ci est soumis à rude épreuve lorsqu’il le remonte le long des cuisses masculines. Évidemment, nous n’avons pas la même morphologie ; s’il pend un peu sur les fesses, sa ceinture est à la limite de la rupture et surtout, il n’arrive pas à contenir sur le devant les attributs virils qui le remplissent. Le gland de Materasi dépasse donc, pointé vers son nombril, et il me donne l’impression de gonfler à nouveau. Je sens un trouble étrange à ce tableau pour le moins surprenant. Samia lui indique alors mon soutien-gorge. Comme il secoue la tête en signe de refus, elle m’enjoint :



Avec prudence, je lui passe mon sous-vêtement autour du torse. Je dois agrandir au maximum son attache pour parvenir à l’agrafer. Les bonnets, ridiculement vides, pendouillent lamentablement !



J’attrape son dessous, emmêlé dans son pantalon tant il a arraché ses vêtements à la hâte quand je me suis dénudée devant lui. C’est un modèle complètement dépassé, blanc, avec une grosse poche devant. Je l’enfile en me tortillant. J’ai du mal à y glisser mes fesses et dois m’y reprendre à plusieurs fois. L’élastique de la ceinture bâille, visiblement trop large, surtout sur le devant où la grosse poche kangourou vide s’affaisse et dévoile le haut de mon ticket de métro. Samia se campe devant nous et nous ordonne :



Elle se précipite vers la porte de l’entrée et mitraille l’invraisemblable couple dans sa marche nuptiale, bras dessus, bras dessous. Je suis obligée de tenir la ceinture du slip pour éviter qu’il ne tombe, mon compagnon fait de ridicules petits pas tant il est gêné aux… entournures. J’ai l’impression que sa queue pointe encore plus. Arrivés vers la porte, mon amie nous renvoie vers le fond de la pièce, réclamant des photos des versos ; lorsque nous l’atteignons, elle s’exclame en nous rejoignant :





V. Vengeance acte 1



Samia


Lorsque Guy se retourne, il rit avec Élodie, manifestement la séance de photos pour la cérémonie de mariage l’a amusé. Il a toujours une petite érection. Dès qu’il voit mon regard sombre, son visage se fige dans une expression de frayeur.



Il obéit sans broncher.



Finalement en maugréant, Guy tend ses bras en avant, poignet contre poignet en signe de reddition. Son érection a disparu, je lui en fais le reproche et il me répond.



Une fois Guy bien attaché, je coince le shorty sur son crâne dégarni en lui affirmant que sa calvitie m’exaspère. Il rouspète, Élodie pouffe. Elle est là avec le slip ridicule et trop large qu’elle est obligée de tenir d’une main.

Je me déshabille rapidement, puis je viens m’agenouiller, nue, devant Élodie. Je fais descendre le slip, sa toison dorée coupée en rectangle m’apparaît… Je ne peux m’empêcher d’y plonger mon nez. Quelques centimètres plus bas, ma langue s’active déjà contre l’intimité d’Élodie, ses chairs ne résistent pas et ma petite lécheuse déterminée trouve rapidement le bouton d’or. L’horrible Monsieur Materasi intervient.



Sans me retourner, je lui balance une claque bruyante sur les cuisses, puis je demande à Élodie de le gifler et de le corriger. J’entends juste un tapotement sur la joue et une remontrance.



Élodie pousse quelques gémissements sous mes caresses, ses cuisses se sont écartées pour me laisser aller sous son périnée. Je m’introduis en elle aussi loin que je le peux, et je l’aspire, je la lape, elle gémit encore.



Je me retourne et me porte à la hauteur de Guy. Je le regarde intensément puis je l’embrasse autoritairement, ma langue pénétrant sa bouche afin de lui communiquer tout ce que j’ai récolté chez Élodie. Heureux homme ! Lors de mon passage éclair, je constate que son sexe est déjà redressé, je lui fais une caresse furtive enveloppante et je retourne embrasser Élodie.


Nos bouches se dévorent, je m’enivre de sa peau, je suis humide. Je porte mon visage sur son ventre, je lèche son nombril, je respire son épiderme, je le suce, mes mains vont et viennent sur son torse. Je presse à nouveau ses seins que je ne peux toujours pas empaumer complètement d’une main et cette pensée me rend folle, je l’entends gémir et je gémis avec elle. Je reviens l’embrasser et je glisse un doigt dans son antre sacré, elle est trempée. Elle réagit à mes caresses et se redresse. Je tète ses seins et je remue ma main de plus en plus vite.


Au loin, j’entends Monsieur Materasi trépigner, je lui donne un petit coup de pied vers l’arrière, comme pour lui rappeler de garder son calme en classe.

Élodie gémit encore et, à son tour, elle glisse un doigt en moi, elle m’envoie au nirvana, je vais jouir. Je défaille, je tombe presque et me rattrape à Guy. D’une main rapide, je plaque son sexe contre ses cuisses et je m’assieds sur lui. Élodie me suit et vient s’asseoir face à moi sur les genoux de Guy. Nos jambes s’entremêlent. Guy couine et la chaise craque.


Nos bouches se dévorent à nouveau et nos langues se mélangent. Je presse le clitoris d’Élodie et elle fait de même. Je gémis plus fort, encore deux ou trois caresses et je suis partie, je regarde Élodie comme effrayée, elle me renvoie un sourire serein et généreux, je m’abandonne en criant. Elle m’enveloppe de ses bras, je suis sandwichée entre elle et Guy. Elle m’embrasse et sa bouche descend sur mon cou, je rejette ma tête en arrière, stoppée par l’épaule de Guy. Je laisse exprimer mes hurlements de jouissance contre l’oreille de Monsieur Materasi.


Mon corps gigote comme il peut sans que je ne puisse le contrôler, je sens les mains d’Élodie qui pressent mes pointes déjà dures et douloureuses, chacun de ses attouchements prolonge mon orgasme. Elle empaume maintenant mes seins qu’elle m’englobe totalement, elle me malaxe et je jouis encore.


Nos corps sont pressés les uns contre les autres, la chaleur d’Élodie me procure un bien fou, comme sa poitrine appuyée sur la mienne. La chaleur de Guy n’est pas désagréable. Tout est redevenu calme et je savoure cet instant de bonheur après le plaisir. Je suis quand même déçue, j’aurais souhaité que ce soit Élodie qui prenne son pied, j’ai l’impression de lui avoir dérobé son cours particulier. Je n’ai pas su me retenir, elle a beaucoup d’effet sur moi. Bah, on est samedi matin, on va garder Guy ici et cet après-midi elle en profitera, je resterai discrète, si j’y arrive.

Guy ne sera pas d’accord, mais son avis n’a une importance que pour lui. Ce week-end, c’est nous qui décidons le programme des cours particuliers.

Soudain, je ressens une humidité suspecte sur le bas de mes fesses. Je ne peux pas bouger pour vérifier. Je chuchote :





VI. Les fantasmes de M. Materasi



Guy Materasi


C’est l’horreur. Imaginez la scène. Après le départ de ces deux furies, je suis resté seul, enfermé dans une vaste salle encombrée de mobilier scolaire périmé. Il y a de tout : armoires éventrées, chaises et tables où manquent des pieds, bancs cassés, tous ces meubles empilés n’importe comment, couverts de poussière et de toiles d’araignées. Ces remises, qui n’ont rien de réduit, sont des vestiges de l’administration française. Je suis toujours ligoté à ma chaise avec les mains liées, serrées par le soutif d’Élodie en guise de menottes, et toujours coiffé de son shorty. En plus, je viens de m’en souvenir, lundi c’est la Pentecôte, je suis là pour trois jours ! Impossible de savoir quand elles reviendront ni même si elles reviendront !


Elles m’en veulent tellement qu’elles sont capables de m’avoir abandonné là jusqu’à ce que j’y meure de faim ou de chaleur. Et comment je vais faire pour pisser, moi ? Ça ne loupe pas, rien que d’y penser, il me vient une envie pas possible. Je résiste un peu, mais je sais que c’est peine perdue, et je lâche prise sur la chaise branlante où je suis attaché. Encore heureux que ces deux petites salopes m’aient laissé à poil ! Ça m’évite de rester dans des vêtements trempés… Ce qui, à la réflexion, ne m’aurait pas fait de mal, vu la chaleur qui règne ici.


Quel con j’ai été le jour où je n’ai pas pu m’empêcher de donner une claque à Samia ! Et devant ses groupies, en plus ! Avant cet épisode, j’aimais bien son regard autoritaire et déterminé, mais là, elle ne pouvait pas digérer ça. Je la comprends. D’un autre côté, j’ai toujours bien aimé cette petite Élodie un peu BCBG, je trouvais qu’elle n’était pas à sa place avec tous ces élèves en retard, elle avait à peine besoin de soutien scolaire… Et jusqu’à la semaine dernière, son comportement était irréprochable.


Et c’est pourtant vrai que moi, je les aimais bien, ces deux petites garces, avant qu’elles ne s’en prennent à moi de la sorte. Élodie et Samia sont comme le yin et le yang, comme le jour et la nuit… Ça fait longtemps que j’ai remarqué qu’elles sont diablement intelligentes toutes les deux. Élodie et Samia sont comme le feu et l’eau, blanche et noire, le pétale et l’épine, timide et insolente. Et c’est vrai jusque dans leur physique, que j’ai eu largement le temps de détailler hier : Élodie a un buste superbe et généreux, digne du Hollywood des années 50, tandis que Samia arbore une poitrine ferme elle aussi, mais plus menue. Plus bas, côté face en revanche, la touffe de Samia est nettement plus généreuse, tout à fait à mon goût, à l’opposé du ticket de métro rabougri d’Élodie. Côté pile, Élodie ne manque pas de courbures fort attractives, mais le fessier de Samia bat tous les records. Je me sens durcir à nouveau en repassant ces images dans ma tête.


Pour supporter l’anxiété qui m’étreint, je me déroule le film de ma vie passée… que des malheurs, en fait ! Après des études correctes, je suis entré comme ingénieur dans une grosse boîte où j’ai tranquillement fait mon chemin. À la fin des années 90, la boîte a ralenti, puis a dû licencier. Avec mon bon salaire, j’ai été parmi les premiers dans le collimateur et ils m’ont viré sans état d’âme. Là, j’ai eu un peu de chance, à quarante-cinq ans j’ai trouvé par des relations un poste de prof de maths et physique dans une école privée. Mais la chance a vite tourné… une petite élève de seize ans s’est éprise de moi (à l’époque, j’étais encore plus que présentable…), elle a fait des pieds et des mains et elle a obtenu de ses parents que je vienne à domicile lui donner des petits cours de maths. Ce qui devait arriver est arrivé, elle est parvenue à ses fins un jour où ses parents n’étaient pas là. Pendant notre leçon, elle m’a demandé à s’absenter une minute. J’ai cru qu’elle allait pisser, mais non, elle est revenue à poil et s’est assise sur mes genoux en fourrant sa langue dans ma bouche. Puis elle m’a fait me lever et elle est venue frotter son bas-ventre contre le mien, déboutonner ma braguette et sortir mon membre qui déjà ne demandait pas mieux. La nature humaine étant ce qu’elle est, je n’ai pas résisté longtemps à ses arguments, par ailleurs très convaincants. Je n’étais pas le premier à passer par là. Mais la petite garce avait caché une caméra sur le rayonnage de la bibliothèque, et après l’amour elle m’a montré la vidéo où nous apparaissions dans des positions sans aucune ambiguïté (ni aucune originalité, d’ailleurs). Puis elle m’a dit :



J’ai refusé, pensant qu’elle n’oserait pas. En effet, elle ne l’a pas fait, mais elle s’est vantée auprès de ses copines, elle leur a montré la vidéo parce que les autres ne la croyaient pas, puis elle a prêté la vidéo à l’une d’elles qui l’a prêté à une autre « pour se marrer », et ce qui devait arriver arriva : de fil en aiguille, elles ont fini par diffuser la vidéo. J’ai dû quitter la ville de Saint-Frusquin la queue basse, j’ai atterri ici où j’ai eu du mal à trouver un job. Là, ma femme m’a quitté. Je suis devenu éducateur salarié pour cette Association de Soutien scolaire et tel que c’est parti, je crains bien que tout ça ne recommence bientôt ! Quelle poisse !


Là-dessus, je me réveille soudain, tiens ! Finalement, j’avais réussi à m’endormir. Enfermé dans cette pièce sans fenêtre, je n’ai pas la possibilité de deviner l’heure, mais je vois encore la lueur du jour sous la porte.

Après une longue attente pendant laquelle je rumine encore des idées sombres, j’entends du bruit dans la serrure de la porte… En ce samedi de grand week-end, ça ne peut être que mes deux tortionnaires qui reviennent… qui d’autre ? Je ne vais pas tarder à savoir ce qu’elles ont encore imaginé.




VII. Pentecôte inattendue !



Élodie


Un peu sonnée par ce que je viens de vivre, je suis machinalement Samia, après qu’elle eut verrouillé la porte de la remise aux meubles périmés. Voir son éducateur ainsi, nu, suppliant et attaché est un spectacle qui marque. En plus, les douces caresses prodiguées par Samia m’ont laissée insatisfaite. Elle a joui, pas moi, et je sens dans mon ventre une boule de désir.


Mon amie m’entraîne vers l’épicerie tunisienne, seul magasin ouvert en ce jour férié. Lorsque nous y pénétrons, je sens le regard du commerçant se figer sur moi. Mon Dieu, j’ai oublié que j’étais entièrement nue sous ma jupe et mon chemisier, et l’homme a dû s’en rendre compte, au moins pour le haut ! Samia ignore royalement ma gêne, et contemple l’armoire réfrigérée. Elle se retourne vers le Tunisien et lui demande un sac. Avec regret, il se retire vers l’arrière-boutique pour en chercher un, me laissant le temps de glisser à ma copine :



L’arabe revient avec un grand sac. Mon amie y entasse des saucisses, une baguette, un concombre, de la mayonnaise, une cordelette et un litre de bon vin rouge.

Je reste inerte, statufiée par le regard vorace de l’homme. Samia s’approche du comptoir et lui dit :



Le commerçant manque de s’étouffer, et balbutie :



Soulevant ma jupe pour lui exposer mon abricot, elle lui dit d’un ton rauque :



Alors, Samia me pousse vers l’étroit passage vers la réserve pendant que l’homme se précipite pour fermer à double tour la porte du magasin. La pièce est sombre, poussiéreuse, désordonnée, elle sent le renfermé. Dans un coin, il y a un petit escabeau et un lavabo sale. Samia s’en approche, s’arrête, et retire de sous une pile de torchons quatre soutiens-gorges de grande taille et de coupe totalement démodée.



Elle me fait asseoir sur un petit escabeau, m’arrache presque mon corsage, remonte ma jupe sur mes hanches et me fait écarter les cuisses. Le Maghrébin s’approche et défait en un tour de main son pantalon. Son sexe pointe, et son gros gland circoncis est presque noir. Ma copine se glisse derrière moi et m’empaume les seins en les triturant. L’homme s’enfonce alors en moi en grognant, je suis accueillante, les caresses inachevées m’ont rendue tout humide. Je le sens coulisser en moi, la pression des mains sur mes seins se fait plus ferme. Je ferme les yeux, et, presque malgré moi, sens monter ma jouissance. Je crie, je jouis. À son tour, mon improbable amant vient et m’inonde de sa semence. La puissance de son flot me surprend, je me demande combien de temps il a tenu sans femme. Notre coït n’a duré qu’une minute, mais j’ai pris un plaisir intense et n’ai jamais reçu tant de semence concentrée, c’était animal…


Lorsqu’il se retire, satisfaite, Samia me tend mon chemisier, prend le sac de nourriture et m’entraîne vers la porte que le commerçant abasourdi nous ouvre. Nous n’avons rien payé. En regagnant la remise, je fais part de mon souhait de m’arrêter aux toilettes. Je ruisselle de nos sucs. D’un ton ferme, Samia me l’interdit. Lorsque nous pénétrons dans la salle où est enfermé Materasi, celui-ci est prostré, tassé sur sa chaise.


À nouveau, mon amie m’ordonne de me dévêtir, puis de m’approcher de Materasi et de coller mon ventre contre son visage. Elle lui intime alors :



Le sexagénaire vient coller sa bouche contre ma chatte, et, d’une langue hésitante au départ, vient la purifier du péché tout récent. Normal, c’est la Pentecôte… jour de purification ! Sa langue se fait plus incisive, et mes muqueuses intimes, encore sensibilisées par l’intrusion récente, se crispent à nouveau. Les mains agrippées à mon shorty qui coiffe la calvitie de mon éducateur, je me déverse en gémissant dans sa bouche gourmande.

C’est ainsi que Samia est parvenue à se servir de moi pour abreuver un brillant ingénieur du sperme d’un vulgaire épicier tunisien !




VIII. Vengeance acte 2



Samia


Une fois que Guy a terminé son apprentissage de garçon nettoyeur sur Élodie, son érection est si belle qu’elle fait plaisir à voir. Je crois que Guy est amoureux d’Élodie, « l’amour et le désir ». Je trouve une table propre que je place juste en face de lui et j’invite Élodie, encore toute gémissante et toute luisante, à s’allonger sur le dos, les jambes un peu écartées afin d’offrir une vue sans égale à Guy. Il me regarde sans comprendre, l’air de me dire : « Tu ne vas quand même pas me laisser comme ça, je vais avoir un AVC » !

Comme réponse, je me place devant lui, totalement nue, à la même place qu’occupait Élodie.



J’ignore si c’est la pensée d’observer Élodie ou la vue de ma toison broussailleuse telle une forêt vierge, mais il se jette sur moi et me dévore comme un morfal. J’ai l’impression d’être un temple sacré qu’un explorateur intrépide cherche à débusquer. Je sens sa langue qui se fraye un chemin qu’il cherche à élargir avec le nez et la bouche. C’est absolument divin et ma forêt luxuriante ne résiste pas. Tel Indiana Jones, le voilà déjà aux portes du panthéon, il semble palper toutes les parois comme si la serrure était dans un ordre précis de palpation. Il arrive à m’ouvrir, il me pénètre, avance prudemment, méticuleusement, pas à pas, comme si un piège antique pouvait y être dissimulé. Il déjoue toutes les embûches et décèle le corridor des rêves… il le visite puis revient sur ses pas et découvre le sanctuaire du plaisir. Il s’y attaque vaillamment et la rivière mystérieuse se déverse à grand flot. Toute la montagne vacille, le temple s’effondre et je chois de plaisir. Indiana m’a vaincue, mais le voilà à présent devant son supplice de Tantale, le Saint des saints, la merveilleuse et inatteignable Élodie.


Je me relève plus tard, Guy trépigne sur sa chaise, son érection ne passe pas. Je m’en veux, encore une fois je n’ai pensé qu’à moi, je me précipite vers Élodie et je vérifie avec ma langue si le nettoyage de Guy est satisfaisant. J’oriente la table de manière qu’il puisse observer tous mes contrôles. Élodie semble satisfaite de mes investigations approfondies et pousse des gémissements. Le phallus de Guy semble gonfler de minute en minute. Pauvre Monsieur Materasi, ai-je été trop sévère avec lui ? Je décide de lui donner un peu de mou.


J’attache ses pieds et ses poignets avec les quatre soutiens-gorges, il me regarde abasourdi. Ces soutiens-gorges sont de vrais filins à pêche, aucun risque qu’ils cassent, j’accroche l’autre côté des soutiens-gorges sur un vieux radiateur fixé au mur, puis je détache la corde. Guy est comme fou, il ne peut s’avancer que jusqu’à un point limite. J’approche alors la table de ce point limite.



Il tire tant qu’il peut sur ses attaches, mais sa langue ne peut flirter qu’avec le haut des cuisses. Il a au moins l’occasion de récolter les humeurs qui s’écoulent.

On frappe durement à la porte, ni Élodie à moitié gémissante ni Guy à moitié fou ne réagissent. J’entends une voix grave africaine masculine, sûrement un gardien, j’hésite, mais les gémissements, les plaintes et les « han han » nous trahissent. J’ouvre la porte, c’est un Sénégalais du quartier vêtu en gardien. Je m’essaie avec le demi-mot de Wolof que je connais et un immense sourire.



Ses yeux stupéfaits roulent du corps d’Élodie au mien, puis reviennent sur la blonde. Je veux éviter absolument qu’il donne l’alerte, et lui propose :



Le Sénégalais a déjà défait son pantalon sombre qui tombe sur ses bottines militaires. Ses cuisses, longues, puissantes et fuselées, sont un plaisir à regarder, et ses fesses, un régal. Son sexe est déjà érigé, à croire que les Sénégalais sont atteints de priapisme congénital.


Je le guide, il soulève Élodie comme une plume, elle a une jambe par terre et l’autre repliée sur la table, le point limite de Guy est toujours en haut de la cuisse à quelques centimètres de son intimité. Le Sénégalais l’enfile d’un coup par l’arrière, son chibre long et large pénètre sans difficulté. Élodie qui gémissait paisiblement se met à rugir comme si elle revivait.


Je guide le vigile par des « un peu par ici, un peu par là ». Il la pistonne et me regarde satisfait avec un immense sourire. Élodie continue de rugir comme une lionne à la saison des amours. Ses cris se déversent dans tout l’établissement. Guy est aux premières loges, les yeux et le nez sous la scène et la langue sur la cuisse d’Élodie, son érection se maintient. Je n’aurais pas cru Monsieur Materasi adepte du candaulisme.


Le Sénégalais réalise un véritable festival d’endurance, ce n’est plus une scène, mais un acte qu’il produit à lui tout seul. Élodie hurle toujours et je l’envie terriblement, je mouille rien qu’à l’entendre.

Je prends des photos de la scène, le vigile n’a plus la présence d’esprit de m’en empêcher, il est devenu notre complice. Il finit par éructer, il se cabre donnant ainsi l’occasion à Guy de lécher le point tant désiré, mais occupé. Puis dans un grognement puissant, il donne à Élodie le fruit de ses efforts. Élodie s’embrase dans un final assourdissant, mais de toute beauté. Il retire son mandrin et j’entends la plainte désespérée d’Élodie. Je le guide encore.



Au bout de quelques instants, une sève abondante coule sur la cuisse.

Élodie reprend ses esprits, le gardien se rhabille. Il a vu le casse-croûte, il boit une longue rasade de vin et dévore la moitié des saucisses. Tout heureux, il s’éloigne et me tend le pouce vers le haut.



Je constate que Guy s’est bien calmé, il n’a plus l’air d’un fou, et son érection a disparu. Je m’approche et j’aperçois une flaque suspecte devant lui. Il a toujours les membres tiraillés vers l’arrière, il n’a pas pu se branler.





IX. Vengeance acte 3



Guy Materasi


Je reste tête baissée, piteux comme jamais. Samia insiste :



Elle guide Élodie, l’installe à califourchon sur moi, me tournant le dos. La fille se tortille un peu en cherchant mon membre pour le faire pénétrer là où il faut. Malheureusement, le membre en question n’est pas encore en état de réaliser ce qu’on lui demande. Élodie proteste :



Mais Samia intervient, d’un air terrible :



Élodie intervient.



En entendant ces mots, je sens mon dard se ramollir soudain, alors qu’il était en train de se réveiller doucement. Samia a découpé un tout petit morceau de saucisse et l’a coincé dans mon méat. Je peste. Elles ont récolté quelques fourmis avec le brouillon d’Élodie et s’approchent de moi. Samia tient le brouillon au-dessus de mon sexe et, du doigt, Élodie pousse une fourmi qui tombe sur mon gland.



La deuxième fourmi tombe à côté de la première.



Et elles m’abandonnent à mon sort, s’installant devant moi dans un transat déglingué en commençant à se faire des baisers voluptueux et des caresses dans tous les sens. Les insectes se sont maintenant réunis sur mon gland,

La fourmi Élodie remonte sur mon ventre, sur ma poitrine, et vient sur mon téton, elle le mord… La fourmi Samia descend sur mes testicules, les mord, puis descend vers mon périnée puis vers mon anus, non pas ça… pas dedans… Ouf, je la sens remonter dans mon dos… Mais la fourmi Élodie grimpe sur mon cou, ma bouche que je ferme, mon nez, elle entre dans ma narine, non, pitié !


La fourmi Samia est déjà sur une épaule, elle aussi grimpe, passe sur mon oreille, non pas à l’intérieur… ! Si.

Pendant ce temps, les vraies Élodie et Samia s’embrassent goulûment et mon érection est repartie de plus belle. Samia est assise sur la cuisse d’Élodie et elle se frotte, je vois son cul qui s’agite d’avant en arrière, c’est terrifiant. Elle a la tête plongée dans la voluptueuse poitrine d’Élodie, celle-ci gémit à n’en plus finir.

Ça me chatouille dans le nez et l’oreille, je ne peux rien faire, je peux juste bander. Les fourmis ressortent au bout de cinq minutes, mais elles m’ont pénétré, elles se retrouvent sur mes lèvres puis redescendent ensemble sur ma poitrine, sur mon ventre, remontent sur mon sexe à la recherche du morceau de saucisse…


Élodie commence à jouir, c’est affolant, ses cris me rendent fou et je sens mon sexe qui se bande à mort. Les fesses de Samia continuent de bouger, sur la cuisse, devant mon nez, elle a propulsé Élodie dans un orgasme.


Les fourmis remontent mon sexe érigé… Je ne vais quand même pas avoir une éjaculation causée par deux fourmis ! Elles atteignent mon méat et je les vois tirer de concert sur le bout de saucisse, elles me chatouillent, pitié !

Élodie hurle et ses cris de jouissances m’entraînent malgré moi, la fourmi Samia s’agite sur mon frein alors que la fourmi Élodie continue de chatouiller mon méat. Non, ce n’est pas possible, ça ne se peut pas !

Je suis à l’extrême limite, je vois la main de Samia englober le sein d’Élodie, elle le malaxe doucement et comme un liquide souple il réagit et déborde au-dessus des doigts. Élodie se met à hurler plus fort encore et Samia lui répond entre deux gémissements :



Les fourmis continuent de m’exciter de plus belle. Je prends pour moi l’injonction de Samia et je sens que je bouillonne. Élodie hurle encore plus fort et m’entraîne. Alors que j’ai passé mon point de non-retour, je réfléchis à Samia, elle a comme coordonné les jouissances d’Élodie et la mienne. Elle nous a fait jouir ensemble en même temps. Je n’ai qu’une pensée : « La saloooope » ! Mais je ne peux plus lutter, je jouis à mon tour porté par les cris d’Élodie.

Au secours ! Les deux petites garces, elles m’ont fait cracher trois fois dans la journée, ça ne m’était pas arrivé depuis au moins quinze ans. Non, vingt-cinq ans ! Épuisé, complètement vidé, je m’assoupis.




X. Les remerciements au correcteur du bac



Élodie


Samia m’intime de me rhabiller, nous ramassons toutes les preuves de notre forfait et nous nous échappons, laissant notre éducateur à son infortune, en prenant soin de lui approcher le sac de provisions et un couteau pour se libérer de l’emprise des soutiens-gorges tunisiens. Chemin faisant, mon amie se retourne soudain vers moi et me dit :



Je rentre chez moi, plongée dans un abîme de perplexité par l’idée de ma copine. J’appréhende notre séance de rentrée du week-end, l’attitude qu’aura Materasi à notre égard et les idées loufoques de Samia.

Le jour venu, Samia m’intime de ne surtout pas le fixer dans les yeux, mais de ne regarder que sa braguette. J’obtempère, et nous échangeons un regard rieur lorsque nous en constatons l’effet. À trois reprises, il porte une main discrète à sa braguette pour s’assurer qu’elle ne bâille pas. Ma voisine me glisse :



Je suis scrupuleusement les consignes données et glisse discrètement dans la main de l’éducateur ma requête à la fin de la séance. Il tente de me retenir, mais le flot des élèves pressés de sortir l’en empêche. Au cours des deux fois suivantes, il ne se passe rien de particulier, si ce n’est que nous évitons soigneusement de croiser son regard en ne fixant que son bas-ventre. Lors de la troisième, en se promenant entre les rangs comme il en a l’habitude, il laisse discrètement tomber un papier dans l’ouverture de mon corsage. Samia, qui a vu son geste, m’enjoint de le lui donner. Décidément, je ne suis qu’une intermédiaire entre eux !


À peine sorties, nous prenons connaissance de son contenu : « Succès à l’examen assuré si vous vous engagez par écrit (formulaire ci-dessous) à vous rendre au 1 rue des Nymphes à 20 h le soir de l’annonce des résultats. Soyez très femmes ce jour-là. Attends retour engagement. »

Sans hésiter, Samia signe, me fait signer, et remonte déposer notre engagement dans le casier de M. Materasi. Elle exulte, je suis plus que perplexe.


Quelques jours plus tard, nous passons les épreuves comme si de rien n’était. Certaines sont difficiles, je suis réservée sur ma réussite, Samia beaucoup plus optimiste. Une fois la session terminée, elle me traîne dans un luxueux magasin de lingerie. Elle me choisit un ensemble string/porte-jarretelles/soutien-gorge de dentelles transparentes noir, et pour elle, son équivalent en blanc. Interloquée, je me plie à ses caprices. Elle m’enjoint de trouver une jupe courte noire et un corsage assorti. Par chance, j’ai une mini en cuir noire, et un chemisier qui fait l’affaire.


Devant le mur du lycée, il y a foule qui se presse dans l’attente de la publication des résultats. Grosse bousculade lors de l’affichage des résultats. Nous ne trouvons pas nos noms dans la liste, et le désespoir m’assaille. C’est alors qu’un des garçons annonce à Samia que son nom figure dans le tableau des mentions « Assez Bien » ! Le mien y est aussi ! Nous nous étreignons de joie. Elle décline l’invitation à la fête organisée pour les lauréats et me donne rendez-vous chez moi :



Devant ma glace, nous nous regardons. Le contraste est saisissant, la peau de Samia paraît encore plus noire avec ses dessous en dentelles blanches, et la mienne plus pâle avec les noires. Je la maquille, plutôt discrètement, puis elle fait de même, beaucoup plus lourdement. Le miroir me renvoie une image de moi inconnue, avec des lèvres épaissies par un rouge carmin, des cils qui s’allongent étrangement, des paupières fortement colorées. Je ressemble à une fille à matelot !


Le lieu du rendez-vous fixé est assez éloigné, dans un quartier chic. Chemin faisant, nous attirons remarques et quolibets de la part des hommes que nous croisons. Samia les ignore superbement, j’essaie de l’imiter malgré le déhanchement prononcé que me donnent les chaussures à talons marqués qu’elle m’a choisies. Le 1 de la rue des Nymphes est occupé par une grosse maison particulière, un peu de style manoir, avec un jardinet autour. Nous déchiffrons la plaque : « M. Ferrari, Professeur des Écoles agrégé ». Décidément, ces professeurs de français ont tous des noms italiens !


Sans hésitation, Samia sonne. La grille s’ouvre et, à la porte de la maison, apparaît un monsieur en robe de chambre rouge. Il est peut-être un peu plus âgé que Materasi, plus grand, plus fort, et a, lui, une abondante chevelure argentée. Il dégage une évidente prestance.



Galamment, il nous laisse passer. L’intérieur respire le luxe, avec des boiseries sombres, des meubles d’époque. Nous rentrons dans un vaste salon où crépite un feu de bois surprenant pour un mois de juin. Materasi est assis dans un profond fauteuil de cuir et se lève pour nous saluer avec un grand sourire. Notre hôte nous regarde longuement et, se tournant vers notre éducateur, déclame :



Sans nous consulter, il nous sert deux verres de martini-gin corsé, et nous fait asseoir.



Nous levons nos verres et buvons. Le breuvage est assez fort, et je sais que je tiens mal l’alcool. Je manque de m’étouffer à la première gorgée. Étrangement, je trouve que Samia a un peu perdu de sa superbe, elle fait petite fille comme moi ! Les deux hommes nous couvrent de compliments, je ne connaissais pas Guy sous cet aspect onctueux. Lorsque nos verres sont vides, je n’arrive pas à empêcher qu’un second nous soit servi. J’ai chaud, et notre hôte s’en aperçoit. Il annonce :



Je croise le regard de Samia, qui me fait signe d’obtempérer. Je déboutonne lascivement mon corsage puis fais glisser ma mini. De petits sifflements admiratifs accompagnent notre effeuillage. Ferrari reprend la parole :



Et nous voilà, toutes deux, en petite tenue devant deux sexagénaires. Notre mentor reprend la parole en s’asseyant dans son fauteuil :



Il saisit mon poignet, m’attire vers lui et me fait choir entre ses jambes en écartant les pans de sa robe de chambre. Son sexe est enfoui sous sa petite bedaine. Je le tire vers moi par les genoux et me retourne pour voir Samia. Elle s’agite vaillamment sur le sexe de son homme, elle a pris de l’avance, je ne dois pas me laisser distancer ! Mon « client » est semi-érigé, et, alors que mes deux mains l’étirent et le cajolent, je gobe ses boules et les fais rouler sous ma langue. Elles sont un peu dégonflées, elles ont dû beaucoup servir ! Ça durcit enfin. Mais, comme la quasi-totalité des hommes que j’ai sucés, il veut me pénétrer jusqu’à la glotte comme si c’était mon vagin. En grognant et le mordillant, je lui fais comprendre que je ne suis pas opposée à l’engloutir complètement, mais que je dois le faire à mon rythme. Sinon, je n’arrive pas à respirer et ai des nausées. Je joue de la langue, des lèvres, des joues pour son plus grand plaisir. Je le sens pousser de petits gémissements. Je me demande où en est Samia. L’esprit de compétition me fait absorber une grande goulée d’air, et je l’absorbe jusqu’à ce que mon nez touche son pubis. Il se crispe, grommelle et, avec un cri rauque, lâche enfin sa semence. Je le finis par des petits coups de langue au moment où les soupirs de Materasi me prouvent que Samia a fait du bon boulot. Je pense que j’ai gagné le challenge pour une poignée de secondes, mais me tais, car je ne veux pas froisser mon amie.


Nous restons un moment sans bouger à reprendre nos esprits, puis il me repousse gentiment. Tout ébouriffée, Samia me regarde avec complicité.



Nous l’entendons continuer la conversation :



La cuisine est superbe, avec une impressionnante collection de vieilles casseroles en cuivre accrochées au mur. Sur la desserte, nous trouvons des demi-homards prêts à être dégustés. Lorsque nous servons ces messieurs, nous ignorons les mains baladeuses qui flattent nos croupes et nos seins. Samia est totalement à l’aise en serveuse nue, je le suis un peu moins. Le vin est fameux, la nourriture exquise, la conversation intéressante. Ferrari nous dresse une caricature hilarante des différents ministres qui se sont suivis à la tête de l’Éducation nationale.


Suit un remarquable filet de bœuf en croûte. Lorsque nos assiettes sont vides, notre hôte fait signe à Samia de venir s’asseoir sur lui. Materasi m’attire à lui et m’installe de même. Je réalise que c’est la première fois qu’il me baise « normalement », et, comme nos positions nous le permettent, je m’amuse à échanger des œillades coquines avec mon amie tout en jouant à l’ascenseur. Il nous faut du temps, mais finalement nos cavaliers retrouvent un peu de jeunesse et nous inondent de leur jus. Cela me donne un petit orgasme, mais j’ai l’impression que Samia n’a pas joui.


Après avoir desservi, nous rejoignons les hommes au salon. Il est envahi de fumée, ils ont allumé d’énormes cigares et dégustent du cognac. Ferrari nous fait asseoir de part et d’autre sur les accoudoirs de son fauteuil et, posant enfin son havane, explore d’une main le corps de chacune. Les commentaires vont bon train, les tétons de Samia, le galbe de mes seins, sa chute de rein bien sûr, mes fesses pommelées, ma toison de gamine, sa « forêt vierge », etc.

Samia, jamais à court d’idées, demande à notre hôte.



Ma main rejoint celle de Samia là où il est sensible pour remercier notre « correcteur » de ses largesses. Nous avons beau y mettre tout notre cœur, il n’a plus la vigueur d’un jeune homme. Materasi nous regarde d’un air amusé en se caressant sans conviction. Finalement, notre hôte, conscient que notre science ne parvient pas à le réanimer, nous congédie non sans nous avoir donné cinquante euros dans le taxi et nous glisser :



Dans la voiture qui nous ramène, Samia me dit :


— Elo, je crois que je me rappellerai toute ma vie notre examen du bac !