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n° 20633Fiche technique15016 caractères15016
Temps de lecture estimé : 9 mn
11/12/21
Résumé:  Timides tous les deux, y’en a marre !
Critères:  fh -couple
Auteur : Ericcontact            Envoi mini-message

Série : Timide(s)

Chapitre 01 / 08
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Émilie fait non de la main en riant et part à la cuisine poser les assiettes. J’adore la voir un peu gênée comme ça. Elle rougit facilement, et là c’est un feu tricolore qui s’est allumé sur son visage quand Clément lui montre, ainsi qu’à tous nos invités, la vidéo très porno d’une fille au milieu de trois hommes.


Bon, forcément, au deuxième cubi de rosé, c’est pas des conversations sur le PIB du Danemark que l’on a en général à un barbecue entre amis au bord de la piscine, mais là, ils y sont allés un peu fort. Ils la connaissent pourtant, ils nous connaissent même.



Si la femme de Clément s’y met aussi… Je suis à mon tour gêné et rejoins Émilie en cuisine en emportant les derniers plats vides. Elle est en train de ranger, et l’espace d’un instant, je la regarde. Après cinq années de mariage, elle m’éblouit toujours comme au premier jour, feu tricolore ou pas. Ses cheveux longs et roux reflètent la lumière quand elle les balance d’un coup de tête sur le côté. Sa petite robe d’été, saumon aujourd’hui, vole avec le courant d’air des portes grandes ouvertes.



On range, essuie, et prépare le dessert. Colonels Poire et liqueur Poire-Williams. Émilie me regarde soudain, avant de verser.



Je lui prends la pile d’assiettes des mains, la pose, et la serre dans mes bras, son visage face au mien.



Je n’ai pas le temps de lui répondre, Leila et Sophie entrent en trombe dans la cuisine.



Elles éclatent de rire de leur vanne, Émilie rougit à nouveau, se dégage de mon étreinte et emporte le plateau de glaces à l’extérieur. Je reste planté devant l’évier tandis que les deux furies s’approchent de moi comme deux barracudas d’un banc de petits poissons.



Bingo ! Je sens le feu passer au rouge sur mes joues.



J’attrape la chantilly comme Lebron James intercepterait au vol une passe et je sors rejoindre la tablée.



**********



Quand je sors de la douche, Émilie est adossée à ses quarante-deux oreillers, sous la couette, un livre devant ses lunettes. Concentrée sur ce qui semble être encore un de ces traités de psychologie, elle tourne les pages pendant que j’enfile un bas de jogging. Je me glisse de mon côté et avant même que je n’aie pu attraper mon livre elle m’interpelle sans quitter sa lecture. Un doublé que je ne saurai jamais faire :



Elle pose son livre sèchement, et se retourne vers moi de la même manière.



Elle croise les bras et s’enfonce entre le douzième et le vingtième oreiller en fronçant les sourcils. Je m’approche doucement et pose la main sur son bras.



Elle sourit et ses yeux derrière ses grandes lunettes tombent dans les miens. Elle fronce bouche et nez, mimant une fausse moue bougonne cette fois.



Nos deux regards d’ingénieur en systèmes informatiques et gestionnaire de réseaux se comprennent à la vitesse grand Bit. Elle se redresse, se pose en tailleur face à moi en dégageant la couette.



Je la rejoins dans la même position face à elle. Deux yogis prêts à tout sauf à méditer.



Émilie se concentre et se met à énumérer les yeux baissés.



On rit d’un coup de nos propres conneries. C’est déjà ça.



Elle me regarde à nouveau mais cette fois comme quand elle se penche sur un programme en Python : elle ne sait pas où on va, mais on y va.



Émilie et Yann VS le reste du monde.



Et c’est vrai, en plus.



Elle rougit encore.



Elle rit. Et ensuite, elle reprend, passant par-dessus son embarras :



Elle a du mal, mais continue :



Ses yeux dans les miens brillent, pétillent sans aucune gêne. Le rose à ses joues farde à peine sa peau si pâle.



Elle s’interrompt.



Elle a lancé toute sa phrase d’un coup sans respirer. Et là, c’est à mon tour. Je réfléchis. Un million d’images aussi érotiques que pornographiques la mettant en scène m’assaillent pendant je j’essaye d’en choisir une qui ne la brusque pas. Elle le devine, presque :



Je sens le picotement sur mes joues qui se fardent à leur tour. Elle se penche alors, et murmure à mon oreille :



Ragaillardi, je me lance :



Deux secondes après, elle me renvoie ma propre réflexion d’encouragement :



C’est comme s’enlever un sparadrap qui serait collé depuis 30 ans.



Elle me regarde visiblement très intéressée.



J’acquiesce en silence.



Elle rit doucement.



Elle m’embrasse alors, se penchant au-dessus de moi en se relevant. Elle me pousse à m’allonger et grimpant sur moi, elle quitte le t-shirt qui lui sert de pyjama et, s’approchant de mon oreille, elle me susurre alors :




(À suivre…)