| n° 20537 | Fiche technique | 8130 caractères | 8130Temps de lecture estimé : 6 mn | 14/10/21 |
| Résumé: Un songe éveillé. | ||||
| Critères: fh inconnu plage amour cérébral voir caresses fellation -revebebe | ||||
| Auteur : Iovan Envoi mini-message | ||||
Le songe d’un après-midi d’été.
Où faut-il chercher l’essence des choses ? Comment les pénétrer, les presser de leur jus, en casser l’os pour s’approprier la substantifique moelle ?
Regarder le cul des filles m’a, parfois, apporté une réponse. N’y voyez pas de mépris ou de vulgarité. C’est un hommage que je vous rends à toutes, femmes adorées.
Et puis, ce petit vocable que l’on prononce en avançant les lèvres comme pour un baiser, avec son c tout rond et son u pointu, n’est-il pas un des plus jolis petits mots de notre belle langue ? Sa simple évocation suffit à nous parfumer des plus belles images qui soient au monde.
J’étais, hier, sur la plage du Porge, celle sur laquelle je me rends le plus souvent. J’aime cette plage parce que c’est la plus proche de chez moi et que c’est, sûrement, l’une des plus belles de la côte Atlantique, toutes les autres mises à part.
J’y retrouvai par hasard Odile, petite chatte maigre écorchée vive que je connais de longue date, et son frère Jacques, qui se trouve être aussi mon voisin et qui, s’il ne sonne pas les matines, lève bien le coude.
Après avoir passé un moment à blaguotter, profitant du soleil et des embruns, Odile se plaignant de la trop forte chaleur, ils décidèrent de repartir. Je les raccompagnais jusqu’au passage de la dune, près du poste des MNS. Nous nous quittâmes… la bise… gestes de la main… So long, see you !
Je m’arrêtai, après leur départ, et regardai les filles dans l’eau. Parce que la plage, c’est aussi un peu ça ! C’est même, parfois, beaucoup ça !
« J’aime, regarder les filles… » La chanson gag de Patrick Coutin, devenue un hit, s’invita dans un coin de ma rêverie.
Et je te vis dans les vagues, toi, jolie petite nana bronzée de tes vacances d’août, dans ton sage petit maillot noir. Tu me semblas si jeune, si belle, si pleine de grâce ; je ressentis la même émotion qu’en face d’une œuvre d’art qui se serait invitée, dans ce décor incongru, débauche de soleil de lumière et de bruits… Je restai planté là, planqué derrière mes lunettes de soleil, à t’observer, à essayer de capturer ton essence, ton parfum, Grenouille paumée, sur le sable d’une plage un peu trop peuplée.
Tes attitudes étaient animales. Chaque instant de tes gestes était une grâce innocente, sans calcul ni arrière-pensée. Je te vis te tourner, d’un regard, sur un gracieux mollet et gratter ta jambe, dans un geste simple et rond d’une élégance toute naturelle. Chatte à sa toilette.
Je te ramenais chez nous sur la route embouteillée, encore écrasée de soleil. La radio diffusait, en sourdine, l’intro feutrée et liquide de « On the beach » de Chris Rea », et je rêvais… je rêvais de t’attacher, nue, aux barreaux du lit, suppliante. J’écartais déjà tes cuisses pour me ruer, de ma bouche, sur ton fruit défendu, et ses promesses bénites.
Toi, tu ne disais rien, tu étais ailleurs, affairée auprès d’Aubin.
Et Aubin, le fruit de tes entrailles, était chiant.
Je t’avais entendu l’appeler quand tu eus peur qu’il ne s’aventure trop loin dans les vagues traîtresses de notre Océan.
Trop de soleil et de fatigue le faisaient se montrer tel que tu l’avais élevé, exigeant, capricieux, naturellement tyrannique. Tout à son service, tu ne cessais d’inventer des stratagèmes pour le détourner de la comédie pleurnicharde que tu le savais en train de te jouer.
Je me réfugiai dans la patience que je m’étais inventée. C’était à moi qu’il appartenait d’être sage, raisonnable… Je me l’imposais.
Alors que tu le cajolais, laissant libre cours à ta dévotion pour celui à qui tu avais donné les clefs de notre vie, il y avait, déjà, cinq ans de cela, je te contemplais et je rêvais…
Dans la grande maison de pénombre calme, au grand lit, nue, tu serrais contre moi la liane de ton corps flexible et délicat que j’avais enlacé de mes bras.
Ma main glissait le long de tes courbes, lisses, abîmes de douceur, où je me noyais, éperdu de bonheur. Tes gémissements me disaient ton désir, submergée par l’envie de te faire prendre sauvagement. Tu devenais ma garce, ma tendre salope, tu te faisais mienne…
Mes mains glissant sur tes épaules, frôlaient ta poitrine, descendaient vers tes hanches, glissaient doucement sur ton entrejambes… remontant, elles effleuraient délicatement ton précieux bourgeon, déjà dur de plaisir.
Mes caresses se faisaient plus intenses. Par moments je les faisais griffures, striant ta peau, provoquant spasmes, contractions et gémissements qui attisaient ma jouissance.
Mes doigts se faisaient entreprenants, s’introduisant en toi quand bon leur semblait, tantôt dans ta chatte incandescente, tantôt dans ton tendre annelet. Tu criais ta jouissance et t’ouvrais à mon désir, sans pudeur, sans réserve. Noyée de plaisir, tu te découvrais soumise.
Tu découvrais sur mes doigts, le goût de ta luxure, et je lisais dans ton regard voilé, toute la lubricité coupable et si merveilleusement épanouissante que nos jeux charnels éveillaient, au plus profond de toi.
De ta langue impatiente, tu commençais à me lécher, remontais le long de mon sexe, gonflé par le désir. Tu me léchais, goulûment, laissant libre cours à ta convoitise. Tu te délectais de mon gland soyeux, gonflé de sève, tes lèvres l’enserraient, puis délicatement tu l’aspirais et l’enfonçais au plus profond de ta bouche.
Fou de désir, je te saisissais par la taille, t’amenais sur moi et te faisais lentement glisser sur mon mandrin dressé. Tu t’y empalais dans un long gémissement, m’enserrant de son précieux fourreau soyeux inondé de ta cyprine.
Tu avais passé tes bras autour de mon cou, et avec de doux et longs feulements, m’embrassant avec une douceur attentive, tu ondulais, avec de lents mouvements du bassin, alors que je me tendais de toute la force de mon mandrin sur ton trésor, moite de désir.
Ton tendre petit con inondé de ta mouille et ton bourgeon turgide étaient embrasés de désir. Tu te laissais pénétrer, intensément, profondément. Tu ne gémissais plus, tu hurlais ton plaisir et t’abandonnais à l’orgasme dans un don de tout ton être.
J’avais perdu toute notion de ce qui n’était pas toi… Combien de temps cela dura-t-il ? Je ne sais. Mais lorsque ma jouissance explosa, je me lâchai, libérant en toi dans un long râle un flot de semence. Une sensation de volupté indicible m’envahissait, tandis que tendu tout entier, je me pressais à me fondre contre l’éblouissement somptueux de ton corps.
Je tombai contre ta bouche, éperdu de gratitude, alors que tu achevais de jouir, dans de lentes et douces ondulations.
C’est alors que le vacarme de cette page surpeuplée me parvint à nouveau, et le grand con, blondasse, sortit de l’eau, une planche de surf sous le bras, la combinaison de néoprène négligemment ouverte sur des pectoraux sculptés à grand renfort de salles de sport, il s’avança vers toi et t’embrassa en même temps que le morveux se précipitait dans ses jambes.
J’eus un rire silencieux… J’étais cocu !
Et, repartant vers l’endroit où j’avais laissé ma serviette, j’en revins à songer à l’essence des choses… Chatilliez nous assure que le bonheur est dans pré, Paul Fort nous dit que, c’est trop tard… il a filé. Alors je cherche… Oui, mes chéries, c’est pour ça que je vous regarde beaucoup. La voilà, la raison de mon intérêt pour vos belles chutes de reins. Peut-être est-il là, le bonheur.
Ne vous méprenez pas, c’est une quête. Et à tout prendre, je pense avoir choisi le plus joli des Graal.