| n° 20523 | Fiche technique | 23967 caractères | 23967Temps de lecture estimé : 14 mn | 05/10/21 |
| Résumé: Un jeune homme, amateur de littérature érotique, noue une relation avec une libraire dont il s’avère qu’elle dissimule les mêmes goûts. Une relation sexuelle torride mais éphémère naît entre eux. | ||||
| Critères: fh fhh fplusag cocus candaul grosseins groscul travail voir miroir noculotte hmast fellation cunnilingu anulingus pénétratio fsodo -candaul | ||||
| Auteur : Jacquou Envoi mini-message | ||||
Pour la énième fois, Rodolphe entra dans la petite librairie où il avait pris ses habitudes depuis deux ans. Par amour des livres, certes, mais aussi par une attirance physique puissante envers la libraire. Le désir physique a quelque chose d’irrationnel. Rodolphe avait rapidement flashé sur cette quadragénaire au corps plantureux, aux cheveux ras déjà grisonnants, au visage avenant et au phrasé musical que la plupart des hommes, pour ne pas dire tous, ne considéraient que comme une commerçante avisée, sans éprouver le moindre désir sexuel.
Rodolphe pensa même un temps qu’elle était lesbienne du fait de sa coiffure très masculine, et en dépit d’une alliance, ce qui d’ailleurs ne veut plus rien dire. Mais il l’entendit un jour parler de « son mari » à une cliente et il en conclut qu’elle était peut-être bisexuelle. Au demeurant, la profondeur de ses décolletés exhibant sans la moindre gêne la moitié de deux seins lourds, et l’abondance d’une croupe moulée dans des robes parfois fendues, attestaient du fait que la libraire prénommée Rachel ne cherchait pas à dissimuler sa féminité, pour ne pas dire sa sexualité.
Il l’avait testée à plusieurs reprises en lui achetant coup sur coup deux livres d’Henry Miller, auteur sulfureux du XXe siècle, puis en commandant des ouvrages délibérément érotiques comme la « femme de papier » de Françoise Rey et les « onze mille verges » de Guillaume Apollinaire, plus quelques livres de Régine Deforges, « Contes pervers » ou « troubles de femmes », et le fameux « journal de Catherine M. » de Catherine Millet, si bien que la libraire lui avait glissé, dans un demi-sourire :
Il avait aussitôt saisi la perche et répondu :
La réponse était laconique, mais le sourire en coin laissait aisément supposer que la libraire n’était pas pudibonde. A minima.
Un jour que la librairie était encore vide de clients, il entreprit une conversation avec elle sur le sujet de l’érotisme en littérature. La libraire évoqua alors un livre qui « devrait vous plaire » et qu’elle conservait dans sa bibliothèque privée :
Rodolphe accepta d’autant plus volontiers que la libraire venait de lui révéler une facette de sa personnalité qu’il n’imaginait pas. Elle partageait avec lui son goût de la littérature érotique. Un lien s’était créé sur un sujet relevant théoriquement de l’intime. Après être montée dans son appartement, elle lui apporta un livre de poche dont il était précisé « réservé aux adultes ». Dès le soir même, il se jeta dessus.
Elle n’avait pas exagéré. Miller s’y défoulait de tous ses fantasmes dans une période, les années 20-30, réputées moralistes. Les femmes y étaient qualifiées de « connasses », obsédées par leur « con », et ne pensaient qu’à baiser. Les scènes de sexe étaient époustouflantes de crudité, de réalisme mais aussi de qualité d’écriture avec un héros prénommé Jean Jeudi, le pénis de Miller, au centre de tout. Il fut emballé et le lut le brûlot en deux jours, non sans s’être parfois pogné. Que Rachel ait pu aimer ce livre et le garder précieusement le sidérait. « Elle aime le cul, c’est clair », conclut-il. Et il avait sûrement suscité son intérêt. Restait à savoir comment elle considérait sa conjugalité.
Il lui rapporta le livre comme promis et s’entendit interpeller par la libraire :
Rodolphe était estomaqué par la franchise de la libraire. Cela dut être visible sur son visage car elle éclata de rire :
Rodolphe opina vigoureusement. Il aurait bien poursuivi cette passionnante conversation mais un client entra dans la librairie et il prit congé, non sans gratifier la commerçante d’un sourire qu’elle lui rendit. Une complicité était née entre eux.
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Il revint, comme toujours, un matin où la librairie était envahie de cartons de livres, à peine livrés. Devant le commentaire accablé de Rachel, vu l’importance de la tâche, il se proposa de l’aider à classer. Elle accepta de vive joie. Il put ainsi rester toute la matinée avec elle, partager ses soucis mais aussi mater, l’œil en coin, la rondeur d’un sein découvert, la chair d’une cuisse échappée de la robe, l’épanouissement d’une croupe qui appelait la main. Il banda à plusieurs reprises et l’excroissance sur son pantalon, très marquée, n’échappa pas à la commerçante, si bien qu’elle finit par lui dire :
Alors, il eut une inspiration comme on en a parfois, un quitte ou double, une audace insensée : tandis qu’elle était debout en train de ranger des livres, il lui saisit la tête et l’embrassa pleine bouche.
Il recommença aussitôt et cette fois, sa langue trouva la sienne. Le baiser fut fougueux, sans retenue, si bien que les mains du jeune homme entrèrent dans le décolleté pour saisir un sein pulpeux. Puis Rachel se dégagea et lui dit :
Puis elle le prit par la main et l’entraîna dans une pièce aveugle, sorte de remise où trônait une table. Sans transition, elle se mit accroupie devant lui, tira sur sa braguette, en sortit son pénis tendu et le lécha avec une évidente volupté. Après s’être relevée, elle fourragea dans son sac et en tira un préservatif dont elle déchira l’enveloppe avec ses dents. Elle le coiffa avec dextérité et Rodolphe comprit qu’elle n’en était pas à son premier coït impromptu. Puis elle se tortilla pour faire glisser son slip qui s’avéra être un string, s’assit sur la table, releva sa robe jusqu’au nombril et lui dit :
Il la pénétra debout, les yeux dans les siens qu’elle écarquilla sous la vigueur de l’intromission en poussant un gros soupir. Elle était fondante et ses coups de boutoir allèrent très loin. Elle se tortilla encore pour libérer ses seins entre lesquels il plongea le museau tout en roulant des hanches, encerclé par ses jambes. Ils baisèrent inconfortablement mais vigoureusement jusqu’à ce qu’elle crie son plaisir en talonnant ses reins, ce qui déclencha son éjaculation. Ils se désunirent lentement, elle soupira profondément, l’embrassa sur les lèvres et lui dit :
Elle ramassa son string qu’elle fourra dans son sac et s’en alla tranquillement déverrouiller la porte de la librairie. Rodolphe se demanda s’il n’avait pas rêvé. Mais oui, il avait pourtant bien baisé la libraire qu’il convoitait depuis longtemps. Mais elle lui signifiait indirectement son congé. Il ramassa ses affaires, la salua de la main, et s’en fut.
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Il revint le lendemain à la librairie, tout guilleret, mais vite refroidi par l’attitude de Rachel. Elle l’accueillit en commerçante, levant à peine les yeux de son ordinateur. Comme il insistait devant elle, elle profita de l’absence d’autres clients pour lui dire, à nouveau en le tutoyant :
Interloqué, Rodolphe mit quelques secondes à réagir. Ainsi donc, Rachel était candauliste. Et son mari itou. Il finit par concéder :
Le visage de Rachel s’éclaira d’un sourire. Elle rit même carrément lorsqu’elle lâcha :
À cet instant, une cliente entra et Rachel dit entre ses dents, en lui tendant sa carte de visite qu’elle couvrit d’un griffonnage :
Et il sortit, rasséréné et déjà la queue raide.
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Il arriva très classiquement avec un bouquet de fleurs. Rachel l’accueillit dans une tenue inédite, en short et débardeur, étalant sans complexe ses cuisses larges et ses seins en obus dépourvus de soutien. L’homme qui l’accompagnait, brun de peau et blanc de poil, trapu et bedonnant, comptait aisément vingt ans de plus qu’elle. Prénommé Michel, il était lui aussi vêtu d’un short assorti d’une chemise à fleurs ample. Il l’accueillit avec cordialité, lui offrit à boire et entama la conversation pendant que Rachel s’affairait à la cuisine, dans le champ de regard de Rodolphe. Il avait du mal à détacher les yeux de son copieux fessier moulé dans le short à la toile légère, comme une seconde peau. « Elle ne porte pas de slip », se dit-il, convaincu par le mouvement de ses chairs potelées. Michel surprit son regard :
Rodolphe, rosissant, opina d’un sourire et répondit :
Au moins, c’était clair. Le mari lui mettait la pression pour honorer son épouse. Ce n’était pas banal. Rodolphe se demandait quand même quel serait le rôle de l’époux dans ce trio programmé. Il en était là de ses réflexions lorsque Rachel les appela pour se mettre à table.
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Rachel et Michel voulaient en savoir plus sur Rodolphe, qui dut un peu raconter sa vie et finir par avouer qu’il n’avait « pas de copine ». Mais rapidement, la conversation embraya sur la littérature érotique, dada de Michel, mais aussi de Rachel. Le couple évoqua des auteurs que Rodolphe ne connaissait pas et qu’il promit de découvrir. En revanche, il leur apprit avoir lu un ouvrage d’une dénommée Raphaëlla Anderson, « Hard », évoquant son expérience d’actrice du cinéma porno, alors que le couple en était resté à Brigitte Lahaie, elle aussi autrice d’un livre sur le sujet. Ce qui permit d’embrayer sur le visuel. Michel avoua un goût prononcé pour les sites de vidéos pornographiques « qui stimulent la libido ». Lui et Rachel en regardaient souvent ensemble « avant de faire l’amour, et même pendant ». Rodolphe confessa en regarder aussi, mais mettant en scène des femmes mûres, tout en reconnaissant avoir des difficultés pour en trouver d’excitantes. Michel dit son appétit à visionner des « scènes de cocus », en clair des épouses se faisant sauter devant leur mari, le plus souvent par un homme noir. Interrogée par Rodolphe, Rachel reconnut être attirée par regarder « des vrais couples qui baisent vraiment, mais c’est rare ».
On poursuivit sur les sites érotiques littéraires où, dixit Michel, « le pire côtoie le meilleur », ce que Rodolphe approuva. Cette discussion avait échauffé les sens du trio. Rodolphe bandait sous la table et les pointes des seins de Rachel saillaient sous le léger débardeur. Ses yeux devenaient humides, l’intérieur de son short aussi, si bien que les deux hommes ne furent pas surpris de la voir se lever en s’étirant et en disant :
La bouche sèche, Rodolphe suivit son hôtesse à la croupe frémissante. Elle n’avait pas atteint la chambre qu’elle avait déjà fait passer son débardeur par-dessus sa tête, libérant ses deux plantureuses mamelles. Le short suivit aussitôt, dévoilant deux fesses joufflues séparées par une raie profonde et longue, confirmant qu’elle ne portait rien dessous. Puis elle bascula sur le lit XXL, exposant un pubis abondant et brun parsemé de poils blancs, débordant sur l’aine. Aussi nue qu’on peut l’être.
Le mari rejoignit l’épouse sur le lit, nu lui aussi, alors que Rodolphe n’avait même pas ôté son tee-shirt. Et c’est en se déshabillant qu’il assista aux préliminaires du couple, feignant l’indifférence envers leur invité. L’homme avait plongé son museau dans la broussaille intime de son épouse, cuisses ouvertes. Il lapait, suçait, fouillait de sa langue tandis que Rachel s’abandonnait, mêlant sourires et rictus, répondant par de petits coups de reins. En revanche, Rodolphe voyait bien que la queue de Michel avait atteint une érection très modeste. Lorsque, enfin nu, il s’assit sur le lit, son pénis à lui pointait avec arrogance et Rachel s’en saisit pour le masturber délicatement. Il s’avança à hauteur de son visage et elle le prit en bouche tout en se faisant lécher par son mari. Le trio était passé à l’action.
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Il se transforma rapidement en duo. Michel s’était retiré et ordonna à Rodolphe :
Alors, sans se faire prier, le jeune homme s’enfonça lentement dans la quadragénaire, très ouverte, et ils ondulèrent de conserve, les yeux dans les yeux, en totale adhésion. La libraire regardait parfois le miroir du plafond pour voir le cul de son jeune amant en action, spectacle qui ne contribuait pas peu à la faire juter, à la faire roucouler, à la rendre quasiment amoureuse.
Puis Michel lui prit les pieds et les posa sur les épaules de Rodolphe, la pliant en portefeuille, et lui dit pendant que le jeune homme la fouillait en profondeur :
Puis le mari s’adressa à l’amant de sa femme :
Et Rodolphe, défié, s’exécuta en prenant son élan, sortant sa queue quasi entièrement avant de l’enfoncer d’un coup sec et ceci à plusieurs reprises et à une cadence de plus en plus soutenue. Rachel se mit à bramer, le visage tordu de plaisir. Elle se régalait du corps de son amant, son torse tout contre elle ou son dos, ses épaules, son cul via le miroir du haut.
Bras et jambes tendus, Rodolphe se multipliait, hypnotisé par la houle des deux seins qui suivaient le rythme de ses vigoureux coups de boutoir. Alors, Rachel se lâcha complètement et se mit à proférer des propos très crus et très peu littéraires pour une libraire. Elle lui parla de sa bite et de sa chatte tout en lui griffant les fesses, l’implora de ne pas s’arrêter, multipliant les « baise-moi » jusqu’à ce qu’elle soit frappée par un orgasme fulgurant qui lui révulsa les yeux.
Rodolphe se retira donc en se comprimant la queue d’où perla néanmoins une goutte de sperme. Il en ressentit une petite douleur et une incontestable frustration. Mais Michel avait d’autres projets pour lui.
Assis, essoufflé, en nage, Rodolphe considéra le corps pantelant de Rachel qui lui adressait un regard éperdu de reconnaissance en reprenant elle aussi son souffle.
Elle fit oui de la tête et se mit à quatre pattes, face à un miroir mural.
Rodolphe considéra les deux hémisphères de la libraire et le sourire vertical qui attendait son hommage.
Rodolphe approuva. Il avait longtemps vu cette croupe se mouvoir sous la robe dans la librairie, sans penser qu’un jour, il pourrait l’honorer. Il saisit les deux globes, les écarta et mit la langue dans l’anneau ambré qui sembla s’ouvrir. C’était sale, c’était cochon, c’était digne de Henry Miller, mais c’était bon, rudement bon. Et quand il posa sa queue gonflée sur l’orifice, tout en croisant son regard par-devers le miroir mural, elle eut un frémissement des hanches qui l’enfonça à demi. Immobilisé, il attendit sa validation qui se manifesta cette fois par un franc coup de reins. Et les peaux claquèrent. Ils ne se quittèrent plus du regard pendant qu’il la sodomisait. Ses nichons valsaient à chaque coup de boutoir. Elle le regardait la langue entre les lèvres entre deux onomatopées de plaisir.
Mais l’accouplement était trop intense pour être distrait par une intervention extérieure. Rodolphe n’avait même pas besoin de s’agiter. Rachel venait le chercher en roulant ses larges hanches, glissant même une main entre ses cuisses pour saisir ses couilles qu’elle évoqua plusieurs fois dans une exaltation verbale. L’expérience sexuelle de Rodolphe n’était pas mince malgré son jeune âge mais il n’avait jamais baisé une femelle aussi passionnée, aussi ardente, aussi cochonne en un mot. Et quand elle lança, les yeux exorbités, « jouis dans mon cul, jouis dans mon cul », ce fut comme une délivrance et il eut l’impression qu’il se vidait d’un hectolitre de sperme. Rachel s’aplatit, les cuisses ouvertes à 45°, la bave aux lèvres coulant dans le drap. Ils avaient joui ensemble et c’était merveilleux. À côté, Michel grogna, la main sur la queue. Lui aussi avait pris son plaisir. Visuel. Aucun propos ne fut plus échangé et Rodolphe comprit qu’il était temps de prendre congé. Il ne fut d’ailleurs pas retenu.
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Il entra dans la librairie le lendemain. Rachel était en train de conseiller une cliente. À la voir dans son comportement professionnel, avec sa robe ample, ses cheveux grisonnants et son discours littéraire, Rodolphe se demanda un court instant si c’était bien la femelle en chaleur qui avait regardé la veille son cul remuer en fixant le plafond et en ruant sous lui, qui lui avait parlé de sa bite et de ses couilles. Ce décalage époustouflant s’accentua quand elle s’avança vers lui, alors qu’il regardait les rayons, et lui dit d’un air très commercial :
Il faillit lui répondre « va te faire enc… » tant il était furieux de son comportement, mais se contenta de dire entre ses dents que non, il n’avait pas besoin d’aide. Il acheta néanmoins un pavé dans l’édition « Bouquins sur les libertins du XVIIIe siècle », elle ne fit aucun commentaire et encaissa l’achat comme pour un client lambda.
Il sortit et comprit : il n’y aurait pas de deuxième round sexuel avec elle. Du moins, à court terme. Car, allez savoir, avec les femmes… Après tout, il l’avait fait jouir et son mari en était désormais incapable. Un jour ou l’autre peut-être, motivée par un besoin, elle lui ferait signe s’il continuait à entrer dans sa librairie. Et il savait qu’il s’exécuterait.