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Temps de lecture estimé : 10 mn
18/09/21
Résumé:  idem épisodes précédents, mais du point de vue de Bambou, c’est celui qui est le plus complet.
Critères:  fh fhh fplusag hagé jeunes extracon candaul gros(ses) grossexe douche amour cérébral odeurs cunnilingu init -extraconj -candaul
Auteur : Vopicek      Envoi mini-message

Série : Bambou

Chapitre 03 / 03
La version de Bambou Couleur

Résumés épisodes précédents :

Jules et Marika, un couple d’agriculteurs, adoptent un orphelin noir issu de la guerre. Il s’adapte très bien à la vie en Occident. C’est la version de la vie de cette famille jusqu’aux premières années d’université, d’abord par Jules, puis par Marika.







L’histoire est globalement la même que les deux épisodes précédents, mais vue par Bambou.


C’est sur le bord du fleuve Limpopo, que j’ai vu le jour, dans mon village Ilbandtoumou.

Les quatorze premières années de ma vie, je les ai vécues comme au paradis, mon père, le griot du village pas avare de belles histoires de notre contrée, alors que nous l’écoutions tous assemblés sous l’arbre aux palabres.



La vie se déroulait douce jusqu’à ce jour fatidique où…

[Toute une partie de ce texte est occultée pour raison de Charte.]



…On m’a amené à une organisation pour les orphelins. Je me suis retrouvé à l’école, mais sans contrainte, ils étaient très gentils et attentionnés, sans menace continuelle.

Après six mois, vu les progrès que j’avais faits, surtout en français, ils m’ont annoncé qu’ils m’avaient trouvé une famille d’accueil en France. Un couple d’agriculteurs dont la femme ne pouvait pas avoir d’enfant.

Je fis le trajet dans un avion où il y avait bien une centaine de personnes. C’était la première fois que je voyais la terre depuis tout en haut, je me posais la question si on n’allait pas rencontrer Allah qui, on m’avait expliqué, habitait justement tout en haut dans le ciel. Mais il nous a ignorés, je n’ai pas vu ce vieillard barbu avec des éclairs dans les mains.*




Mon arrivée en France


Avec mon accompagnatrice et trois autres orphelins, nous avons atterri dans un très grand aéroport où nous avons parcouru des couloirs et des couloirs avec nos maigres bagages pour arriver au contrôle des passagers à la sortie. On a passé par une sortie spéciale, où ils ont pris nos empreintes digitales, fait des photos et nous ont remis un petit carnet où tout cela était inscrit. Ils nous ont bien dit de le garder précieusement et ne pas le perdre. Comme je n’avais pas de nom de famille et que je voulais oublier celui que l’on m’avait attribué dans le camp, on me mit celui de mes futurs parents.

C’est ainsi que j’appris que désormais je m’appelle Bambou Terrieux, natif de Trifouilli-Les-Patates. Une fois tous les contrôles passés, l’accompagnatrice me présente à ma future famille, un couple qui me semble très sympathique.


En arrivant à mon futur domicile, mon père adoptif, Jules, me met tout de suite au courant de leurs intentions et je leur raconte mon histoire dans les grandes lignes.

Ils m’apprennent comment faire avec des vaches, moi qui suis habitué aux chèvres, ces énormes bêtes m’effrayent un peu. Mais Jules me familiarise tout de suite à la traite, comme il faut bien caresser les pis en leur mettant de la graisse dessus pour que ce soit plus doux, puis doucement appuyer pour faire sortir le lait dans un bidon. Il doit être plus que propre, stérile. Les vaches m’adoptent rapidement et se laissent faire sans broncher. J’ai même l’impression qu’elles aiment bien quand je les trais.


Simultanément, il m’a amené chez une vieille professeure qui m’apprend beaucoup de choses que j’ignore. J’avale son enseignement comme une éponge, elle est stupéfaite de mes capacités de mémorisation et de logique. Mais il n’y a pas que la tête qui se remplit, avec la nourriture abondante et saine, je prends rapidement du poids, je grandis d’une quinzaine de centimètres très rapidement et comme je dois travailler assez dur à la ferme, je m’étoffe les muscles en plus de ceux que je m’étais faits au camp de Daech.

Marika me regarde souvent avec des yeux tout doux, j’aime son regard sans parler du reste, elle est mon idole.




Mes études


Très rapidement, je suis scolairement prêt à suivre les cours du lycée, à nouveau, rien ne me semble très difficile, à la grande joie de mes professeurs, mais celui qui est le plus surpris, c’est celui d’éducation physique, il n’en revient pas de ce que je peux faire sans trop de peine.

J’oublie de préciser que mes parents adoptifs ont loué pour moi un studio pour que je sois plus près du lycée et Marika vient tous les quinze jours me faire le ménage et nous rentrons ensemble.

L’équipe locale de rugby, sur recommandation du prof d’exercices physiques, m’a accepté. Ce sont de vrais amis, avec le cœur sur la main pour tout membre qui aurait des problèmes. Vu mon agilité et ma puissance, ils me mettent en centre avant et au premier match, en récupérant un ballon perdu, je réussis à le mettre juste derrière les buts marquant l’essai, et ensuite, d’un coup de pied magistral, je le transforme. J’y crois pas, c’est le délire. Nous prenons l’avantage sur nos adversaires juste avant la mi-temps. Au coup de sifflet, Marika se jette dans mes bras.


J’adore quand Marika me prend dans ses bras et que je sens cet amour presque maternel, il y a un petit rêve de bonheur qui trafique mes neurones. Mais là, il se produit quelque chose d’incompréhensible, une espèce de choc électrique, je sens que ce qui occupe ma culotte de rugby se tend d’une manière inconvenante et Marika qui se frotte dessus avec son bas-ventre, sans faire exprès, ne fait rien pour calmer ce délire, j’ai un peu peur que quelqu’un voie mon trouble.


À partir de là, je ne la vois plus de la même manière, à la maison, dès que nous sommes seuls, je recherche le même délire que j’avais eu, j’essaye que l’on se frotte l’un l’autre, parfois elle se plie au jeu et finit avec un teint rouge comme une tomate et elle s’enfuit.

L’année se finit rapidement avec succès, je pense que mon père, ma mère et ma sœur qui sont aux cieux doivent être fiers de moi. J’ai quand même un petit coup de blues en pensant à eux, mais vite la vie reprend ses droits.




Le cadeau d’anniversaire


C’est à mon anniversaire de dix-huit ans, pendant ma dernière année de lycée que les choses se sont précisées. Elle m’invite pour fêter mon anniversaire à sortir avec elle le soir, ça, elle me l’avait dit à l’avance alors je m’habille en conséquence avec mon plus beau costume, celui que j’ai acheté avec l’argent de poche que je reçois.

On va dans un restaurant célèbre pour sa bonne cuisine, bras dessus, bras dessous, presque comme des amoureux. C’est vers la fin du repas principal alors que Marika me caresse la main, très heureuse qu’on se trouve là que j’entends un couple de personnes âgées faire des commentaires désobligeants à notre égard. Je me lève d’un bond et je me dirige vers leur table l’air le plus mauvais que je peux avoir et je leur demande la raison de leur remarque inadmissible au sujet de ma mère adoptive. Ils s’excusent ne sachant pas, mais je crois que je leur ai mis la peur de leur vie, ainsi qu’au personnel.

Ayant fait mon petit effet, je retourne à table pour manger le dessert, Marika a des étoiles dans les yeux, elle me regarde comme si j’étais un Dieu. Le patron, heureux que rien ne vienne entacher l’image de son établissement nous offre les cafés et le digestif qui va avec. Moi qui ne bois jamais d’alcool, je me force à descendre cette boisson, Pouah ! Comment peut-on boire des trucs pareils ? Cela brûle la gorge, je tousse comme un malade, ce qui provoque l’hilarité des autres.


Après, nous allons dans une boîte de nuit en pensant que c’est juste un dancing. À l’entrée, nous avons droit à une remarque désagréable du gorille qui garde l’entrée. J’ai failli lui faire rentrer sa remarque quand Marika me tire par la manche et me disant :



Là, mon agressivité est tombée à zéro quand ma déesse veut quelque chose, je ne peux que m’incliner. Après nous être installé et commandé les boissons, elle m’entraîne sur la piste, c’était un slow et comme lors du match, elle se pend à mon cou en se frottant contre moi. Je ne suis pas de bois et naturellement quelque chose s’est mis à gonfler à un endroit déjà bien comprimé. C’est alors qu’elle me murmure :



Je me fais peut-être un cinéma dans ma tête, mais qu’est-ce que cela veut dire ? Un rêve que j’ai depuis longtemps est-il en train de se réaliser ? La femme, que j’aime plus que tout, veut me séduire, comme si elle en a besoin. Après quelques danses plus mouvementées, le serveur vient pour une nouvelle commande et en se concertant, on décide que l’on a envie de rentrer et on paye.

En sortant, histoire de faire un pied de nez au gorille de service, elle se serre amoureusement contre moi et moi, je rentre dans son jeu et joue le gigolo qui a trouvé une bonne poire. Sans attendre, on rentre dans mon studio et Marika, se souciant quand même un peu de Jules, lui téléphone pour lui annoncer qu’elle a trop bu pour rentrer et qu’elle reste pour la nuit. Tout de suite, elle va sous la douche pour probablement enlever les odeurs de transpiration et se mettre en tenue de nuit.


Elle ressort, c’est un appel au viol, dans une nuisette qui montre plus qu’elle ne cache, je peux voir son mystère tout blond comme ses cheveux, c’est la première fois que je vois une femme blanche presque nue. Ma tension monte d’un cran. Pour me calmer, Marika me conseille la douche puis de venir au lit pour mon cadeau d’anniversaire. Je n’ai plus beaucoup de doute, elle veut coucher avec moi et me faire l’amour. Mon fantasme suprême ! Je me déshabille rapidement, passe encore plus vite sous la douche, m’essuie approximativement, et ne remets rien sur moi en me précipitant vers le lit nu, tendu à l’extrême.


Alors que j’arrive au pied du lit, elle m’encourage à déballer son cadeau tout en fixant d’un regard envieux ma bite qui pointe en sa direction. Je ne résiste pas, il faut être masochiste dans le cas contraire. Sa poitrine libre de tout vêtement m’appelle impérativement. Normalement, je ne suis pas sensible à ces appas féminins ; en Afrique, j’en ai vu des centaines, mais là, c’est différent.

Je ne peux m’empêcher de lui saisir les seins, les caresser, faire sortir les bourgeons qui les ornent et qui appellent ma bouche à les lécher, les téter. Marika est de plus en plus excitée et un parfum puissant monte de son sexe.



Sans attendre sa réponse, je plonge ma tête entre ses cuisses, respirant son parfum capiteux, léchant ce miel qui me met dans tous mes états. Je ne me doutais pas que cette odeur de femelle en chaleur pouvait faire perdre la tête.



Quand femme veut, il ne faut pas hésiter et je me déplace pour présenter mon sexe en face du sien et d’un coup brusque, je m’enfonce dans ce chaudron bouillant, perdant par la même occasion ma virginité. Ce qu’il faut faire me vient instinctivement. J’éprouve le besoin, d’un mouvement des hanches, de me sortir un peu et me replanter, cela sans arrêt, elle se crispe et se colle encore plus fort contre moi et après quelques coups de reins violents, elle retombe, à bout de souffle. Mais moi, je peux et veux continuer et je poursuis mon mouvement, un peu plus lentement, jusqu’à ce que je sente qu’elle a de nouveau envie, alors j’accélère de plus en plus.

C’est comme un raz-de-marée qui part dans mon corps, mes coups de reins deviennent frénétiques et elle se crispe à nouveau, je ne peux plus me retenir et je lâche en elle mon plaisir.

C’est un tel bonheur qui m’envahit, je n’ai jamais connu ça. Je m’affale à côté d’elle et on se regarde dans les yeux.



La nuit fut longue, Marika est déchaînée elle veut toujours et encore et moi aussi, on finit par s’endormir épuisés. Le matin, au réveil, on est encore lessivé, les yeux au beurre noir.

Après ça, c’est régulier, tous les vendredis soirs, elle vient et on remet ça avec toujours autant d’acharnement et de plaisir. Avec un tel volcan toutes les nuits de vendredi à samedi, mes copines ne semblent bien fades avec leurs problèmes de jeunes filles. Je passe pour le garçon le plus sérieux de la classe, le petit à sa maman, bien que je les dépasse déjà tous d’au moins une demi-tête.




Candaule


Alors qu’on s’est aimé avec fougue un soir d’automne, elle me dit que Jules accepte qu’elle prenne un amant, vu qu’il ne peut vraiment plus. C’est une nouvelle fête à Pôpaul. La quinzaine d’après, elle m’annonce qu’il a même admis que ce soit moi qui puisse être cet amant.

Elle lui a raconté une histoire à dormir debout, en lui annonçant qu’elle a pris un amant dont il ne peut jamais se douter qui c’est, il commence à juste titre à penser à moi, elle le détrompe en disant que c’était un curé et l’air de rien, elle lui demande ce que cela lui ferait si c’était le cas, si cela avait été moi. Il lui confirme que sa liberté n’a pas de condition. Cela soulage drôlement ma conscience, je ne me sentais pas bien vis-à-vis de lui.


Cependant, on a une certaine retenue à la ferme et nous travaillons d’autant plus dur pour compenser. Plutôt que l’humilier, ou le peiner, on pense à le remercier d’abord.

Dans la foulée, je suis sorti dans le peloton de tête au bac, ils sont fiers de moi et je commence mes études de vétérinaire sur l’insistance des professeurs qui me trouvent assez doué pour le faire. J’ai six mois pour apprendre le latin.


C’est au cours d’un week-end laborieux que Jules nous demande pourquoi on ne le fait pas quand on est à la ferme. On lui dit que c’est par respect pour lui. Il nous affirme qu’au contraire, il aimerait voir quand Marika atteint les sommets du bonheur comme elle lui avait affirmé.


À partir de cette date, on s’est toujours couché à trois en nous répartissant la tâche, si un s’occupe du haut, l’autre traite le bas et nous sommes au comble du bonheur. Il a même regagné un peu de sa virilité et il lui arrive parfois aussi d’arriver de prendre Marika, surtout quand elle s’applique à lui faire une pipe d’enfer comme elle dit.

C’est juste avant le master que j’ai eu un coup de cœur pour une belle Eurasienne que j’avais ignorée toutes les années précédentes, je ne me souviens plus à quelles occasions, il y a eu le déclic pour les deux. Mais cela pose problème, vis-à-vis de Marika et de Fleur de Lotus Rose. Comment présenter la chose aux deux ? Je vois mal Marika renoncer à nos séances sulfureuses sans autre problème ni annoncer à celle qui fait vibrer mon cœur maintenant que j’avais eu une vie avant de la rencontrer.



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Notes en fin


Le fleuve Limpopo est en Afrique australe, dont le nom signifie « fleuve des crocodiles » voir aussi Rudyard Kipling, « L’Enfant d’éléphant »


quatorze : ne dites pas à « orphelin sans frontière que j’ai un peu triché sur mon âge. Pour être récupérable, on m’a averti qu’il ne fallait pas dire notre vrai âge, mais tricher un peu en étant plus jeune.


* Souvent au point de vue représentation, le dieu des armées, l’Éternel, Zeus, Jupiter, Allah, on met tout dans le même paquet, celle qu’en ont fait les Grecs. Bien qu’avec Allah, sa représentation imagée soit interdite, par contre, son empathie, pour ceux qui n’y croient pas, est pareille.