| n° 20474 | Fiche technique | 8953 caractères | 8953Temps de lecture estimé : 6 mn | 09/09/21 |
| Résumé: L’amour tient aux fils d’une écharpe. | ||||
| Critères: fh amour voir exhib caresses intermast cunnilingu pénétratio -rencontre | ||||
| Auteur : Mayamercury Envoi mini-message | ||||
Ça faisait un an déjà. Elle se souvint de sa première apparition. Il s’était approché d’elle dans la rue pour lui rapporter l’écharpe qu’elle avait fait tomber par inadvertance.
Quand elle entendit sa voix masculine, elle pensa qu’il s’agissait d’un énième relou venu l’importuner. Elle finit par se retourner et aperçut un inconnu au beau sourire qui lui tendait son écharpe « Ah, merci », bredouilla-t-elle, troublée par l’apparition du jeune homme. Elle esquissa un sourire auquel il répondit avec entrain. Ne sachant que faire, Miriam laissa échapper un « Bonne journée » qu’elle regretta immédiatement. Pour une fois, elle voulait que cet homme l’importune, la retienne, quitte à trouver une excuse bidon pour expliquer son retard. Elle sentit une légère hésitation de sa part puis il disparut. Elle n’avait jamais fait le premier pas… et puis, que pouvait-elle lui dire ? « Merci, ma grand-mère me l’a offerte, je peux vous inviter à prendre un café pour vous remercier ? » Et s’il ne buvait pas de café ? Et puis il finirait par se rendre compte qu’elle n’avait plus de grand-mère depuis des décennies. S’il avait voulu, il aurait trouvé une excuse, se dit-elle avec conviction.
Une fois rentrée à l’appart, Caro, sa coloc, lui proposa de l’accompagner à une soirée. Fatiguée, elle avait plus envie de rester en pantoufles à bouquiner ou se faire couler un bain que d’aller se sociabiliser avec des inconnus. Caro savait pertinemment que Miriam lui donnerait sa réponse à la tombée de la nuit. Vers 19 h, elle sentit une inspiration soudaine et prit une douche pour se défaire de la journée. Elle repassa du rouge sur ses lèvres, changea ses vêtements et enfila une paire de talons. Elle prit soin de troquer sa culotte en coton contre un string. Elle aimait savoir qu’elle portait de la lingerie sexy sans que personne ne le sache. C’était comme un petit secret bien gardé qui la faisait irradier différemment.
Pimpante, elle commanda un Uber et empoigna la bouteille de Prosecco au frais. Arrivées à bon port, Miriam et Caro pouvaient entendre la musique de la soirée depuis la porte d’en bas. Miriam aimait ces moments d’euphorie, quand elle captait l’excitation du samedi soir, en entendant la rue bourdonner. En passant le pas de la porte, Miriam aperçut un grand blond qui retint son attention. Elle s’approcha du bar pour prendre un verre, histoire de se donner un peu de courage, puis entama la conversation avec le grand blond. Il était British et parlait français avec un accent délicieux. Bien qu’engagée dans la conversation, Miriam sentit un regard posé sur elle. Elle tourna la tête et l’aperçut. Le jeune homme qui lui avait remis son écharpe ! Il la regarda et n’avait rien perdu de son aura. Il était grand, fin, le regard profond et le sourire d’une infinie douceur. Elle décida de planter son interlocuteur immédiatement pour aller le retrouver. Elle se retourna vers le British, si charmant auparavant, mais si fade dorénavant, pour prétexter le besoin de passer un coup de fil.
Elle s’éclipsa dans l’autre pièce en décochant au jeune homme un regard qui l’invita à la suivre. Il ne se fit pas prier. Le voyant arriver, elle lui sourit. Elle ne le connaissait pas et pourtant elle eut envie de l’embrasser, de se rapprocher. Le volume sonore aidant, leurs corps étaient maintenant très proches. Elle était subjuguée par sa présence. Elle n’entendait pas vraiment ce qu’il lui disait et ça n’avait plus d’importance. Sous le coup de l’ivresse et des regrets matinaux, elle perdit toute inhibition et s’approcha de ses lèvres. Il semblait agréablement surpris. Elle ferma les yeux, le monde autour d’elle avait disparu. Ce baiser l’électrisa, envoya une décharge dans son bassin. Son string était trempé. Elle sut à cet instant précis qu’entre ses mains, de nombreux plaisirs l’attendaient. Il commença à caresser son visage pendant qu’elle glissait ses mains sous son polo. Elle s’arrêta là. Elle voulait savourer le moment et tout ce qu’il promettait. Se dégageant de son étreinte elle lui sourit et attrapa son manteau… Hébété, il prit conscience qu’elle était sur le point de partir.
Elle le griffonna sur un bout de papier puis lui demanda son nom. Il s’appellait Stéphane.
Stéphane était du genre patient. Il l’emmenait se balader, boire un verre, faire une expo… jusqu’ici, leurs retrouvailles étaient pudiques tout en étant chargées d’un désir qui ne faisait que monter. À chaque nouveau rendez-vous, elle avait envie de lui arracher sa chemise, de presser son entrejambe contre son ventre, de sentir son torse contre ses seins… mais elle ne faisait rien, elle goûtait à l’anticipation, savourait le contact de sa main contre sa paume et le goût de ses lèvres. Il y avait quelque chose chez Stéphane qui la touchait profondément. Elle qui était si fougueuse se découvrait fleur bleue passée la trentaine. La nuit, dans son lit, elle ne fantasmait pas sur leurs premières étreintes pour se caresser mais se surprenait plutôt à imaginer son visage.
Après quelques semaines de fréquentation relativement chaste, ils se rendirent au parc. Ce jour-là, elle portait un pantacourt ample qui laissait passer les mains du jeune homme. Il lui caressa les mollets, puis les cuisses, tout en jouant avec sa langue dans un baiser qui gagna en intensité. Elle sentit son souffle s’accélérer. Il commença alors à caresser le haut de sa poitrine offerte dans une blouse échancrée. Au fur et à mesure que ses mains gagnaient du terrain, les tétons de Miriam se durcissaient. Ses doigts glissèrent alors sous son soutien-gorge. Miriam était de nouveau trempée et quelque peu surprise par l’aplomb de Stéphane. Légèrement intimidée, elle se hasarda néanmoins à chercher son sexe sous son pantalon. Elle sent sa verge dure, aux proportions parfaites. Elle n’en pouvait plus. La prochaine fois, elle passera la nuit chez lui. Ils feront l’amour avec tendresse.
Elle l’aimait vraiment bien, Stéphane. Si respectueux, si attentif à son plaisir. Elle pensait l’avoir cerné, mais un soir il la surprit. Alors qu’ils s’embrassaient, il lui dit sur un ton directif, « baisse ta culotte ». Ce petit ordre inattendu la fit fondre de plaisir. Puis il lui ordonna de se mettre à quatre pattes sur le lit pendant qu’elle se caressait. De là, il put admirer sa chatte et ses fesses en même temps. Il déboutonna son pantalon, et sortit son sexe dur. Doucement, il commença à se masturber en la regardant. Elle entendit ses râles qui accompagnaient des mouvements de plus en plus rapides. Elle aima se sentir regardée de loin par son amant. Elle aima aussi le regarder s’adonner au plaisir sans elle, mais grâce à elle.
Ce nouveau jeu réciproque d’exhibitionnisme et de voyeurisme faisait décupler son désir pour son amoureux habituellement si romantique. Dans ces moments, leur intimité se muait en une course effrénée. Arrivé quasiment à la jouissance, il la retourna sur le dos pour poser sa langue entre ses cuisses. Il commença à la lécher goulûment tout en la regardant se tordre de plaisir. Son regard cristallin était maintenant voilé de désir. Il fit pénétrer un doigt dans son sexe pendant qu’il continuait à la lécher. N’en pouvant presque plus, elle lui lança :
Elle voulait le sentir en elle. Il commença doucement, la serra fort dans ses bras, lui mordillant l’oreille. Elle fit courir ses mains dans ses cheveux, lui attrapa la nuque. Il alla un peu plus vite. Elle commença à chavirer. Ils se redressèrent pour qu’elle puisse s’asseoir sur son sexe pendant qu’il agrippait ses fesses. Il lécha un de ses doigts tout en la regardant avec malice puis commença à lui caresser la fente. Il s’arrêta au niveau de son petit trou puis commença à le doigter tout doucement. Elle vit des étoiles, tout se mélangeait, l’amour, la baise, le plaisir. La lumière était tamisée, mais suffisamment forte pour qu’elle puisse regarder son amant. Son visage était transfiguré. Ses lèvres légèrement remontées, le regard ailleurs… et portant bien présent. Il n’a jamais été aussi beau. La vague arriva, et l’engloutit.
Cela fait un an depuis cette journée du mois de mai où elle ignorait que sa vie amoureuse tenait aux fils d’une écharpe… mais cela pourrait aussi faire une éternité, celle des étreintes de Stéphane qui échappent à l’espace et au temps.