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Temps de lecture estimé : 65 mn
30/08/21
Résumé:  En ce premier samedi après-midi du printemps 1977, j’assiste à un concert organisé en plein air par une commune pas trop éloignée de chez moi.
Critères:  fh hplusag jeunes boitenuit fellation pénétratio nonéro -rencontre
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message
Sa meilleure petite grande amie


Une histoire toute simple mais assez longue…

Bonne lecture : )








Concert


En ce premier samedi après-midi du printemps 1977, j’assiste à un concert organisé en plein air par une commune pas trop éloignée de chez moi. Il n’y a pas de grandes têtes d’affiche, mais un peu de tout à la bonne franquette, avec des débutants, des tributes et quelques groupes régionaux. On y trouve du bon et du moins bon, et parfois du franchement mauvais, mais comme c’est gratuit, il m’est difficile de râler.


Mais si je dois râler pour quelque chose, c’est qu’avec l’enthousiasme des fans et groupies, je me retrouve souvent bousculée, et je suis plutôt un poids léger, pas bien grande, très facile à écraser. C’est avec une grosse appréhension que je vois arriver sur moi une bonne vingtaine de tarés sautillant dans tous les sens, tels des pogos déjantés. Tandis que je recule tant bien que mal pour tenter d’échapper à cette vague destructrice, deux bras puissants me happent et me soustraient à l’écrasement auquel j’étais promise. Ainsi protégée par un inconnu, je vois passer un flot hurlant de gros débiles sous mon nez.


Après avoir soupiré un bon coup, je lève les yeux, mon sauveur est un grand jeune homme de mon âge, du moins je le suppose. Je lui adresse un large sourire :



Il esquisse un sourire :



Son sourire devient plus franc :



Soudain, on nous bouscule. À nouveau, Naudin me protège. L’alerte passée, le grand jeune homme dit alors :



Je plisse un peu des yeux :



Curieusement, je rougis faiblement, ce qui ne m’empêche pas de rétorquer aussitôt :



Il se met à rire :



Ah, un garçon qui préfère les filles un peu rondes et non pas les fils de fer ? Nous commençons à nous confier, à parler de nous. Je viens de lui dire où je demeure. J’apprends qu’il est belge (ce qui explique son prénom, du moins, je le suppose), et non français comme moi, mais ça ne change pas grand-chose, la frontière étant très proche. À la suite de sa dernière réponse, je m’exclame :



Nous constatons que nous avons beaucoup de goûts en commun et que souvent, nous sommes capables de finir les phrases de l’autre, ce qui nous fait beaucoup rire. Je dois avouer que le concert est en train de passer au second plan !


Le soir commence à tomber, le temps fraîchit, je sens qu’il va être bientôt l’heure de rentrer. Comme s’il devinait mes pensées, Naudin propose :



L’offre est tentante, mais je ne connais pas ce garçon. Je reconnais qu’il s’est montré très correct depuis le début, bien que parfois assez acide. J’hésite un peu. Lui reste impassible, attendant patiemment ma décision. Bien des garçons auraient insisté comme des malades ou des morts de faim. J’argumente autrement :



À ma grande surprise, Naudin s’accroupit devant moi :



Il enlace fermement mes jambes, et sans effort, il me décolle du sol, mon bassin arrivant au niveau de ses épaules :



Alors il me repose délicatement au sol. C’est la façon dont il s’y est pris qui me décide vraiment. Je lui explique :



Quelques minutes plus tard, je suis de retour, Naudin étant facile à repérer, grâce à sa grande taille. Tout en repositionnant mes cheveux, je lui fais mon rapport :



Il soupire longuement :



Le reste du concert se passe très bien, je me sens bien à côté de ce garçon, même s’il est peut-être un peu trop grand. Il me dépasse quand même d’une bonne tête !


Puis le concert prend fin, nous regagnons lentement la sortie. Je suis assez étonné par la berline dont il m’ouvre la portière, côté passager.



Avant de m’approcher de la portière ouverte, je regarde un peu le véhicule :



Ce qui ne m’empêche pas de m’asseoir. Avant de refermer la portière, Naudin me dit :



Il referme la portière, puis il vient s’installer devant le volant. Avant de mettre le contact, il se tourne vers moi pour me demander :



Je lui explique où j’habite, il connaît l’endroit. Nous continuons à discuter. Puis arrive le moment où la voiture se gare dans ma rue. Je m’exclame :



Je marque une petite pause. Je lui demanderai bien son numéro de téléphone, mais ce n’est pas à la fille de faire le premier pas, ce n’est pas encore rentré dans les mœurs, et je ne veux pas paraître trop intéressée et rentre-dedans. De son côté, il griffonne quelque chose sur un morceau de papier qu’il me tend ensuite :



Yeux grands ouverts, je le regarde :



Je riposte gentiment :



Il se met à rire :



Je sors un peu à regret de la voiture.



Je suis un peu désappointée qu’il n’ait même pas essayé de m’embrasser, bien que, la plupart du temps, ce genre d’initiative ne me plaît guère. Je fais le tour de la voiture en passant par devant. Me voyant arriver de son côté, il abaisse sa vitre.


Je me penche sur l’ouverture :



Il ne me facilite pas la tâche, je continue :



Puis je l’embrasse sur la joue. Quand je me relève, il affiche un large sourire :



Puis quelques instants plus tard, sa voiture disparaît au bout de la rue.




Discutons de discothèque



Nous nous sommes revus plusieurs fois. Nous avons passé divers après-midi ensemble, sans qu’il ne se passe rien entre nous. J’aime sa compagnie, et c’est réciproque. Naudin, qui ne semble pas avoir beaucoup de problèmes d’argent, m’a invitée à déjeuner presque à chaque fois, sans compter les goûters. En revanche, aucun dîner en soirée.


J’ai fini par tout savoir : ses parents étant partis aux States pour le boulot, Naudin a préféré rester avec son grand frère. Il s’est découvert de bonnes aptitudes pour la compta, facilités qu’il a commencé à exercer pour la société de Ghislain (le grand frère), un truc dans l’événementiel. C’est en tenant ensuite les comptes de diverses petites sociétés que, depuis, Naudin arrondit allègrement ses fins de mois. Quant à l’appartement, il a pu l’obtenir grâce aux relations de son frangin, idem pour la voiture.


Alors que nous nous baladons en ville, je m’exclame :



Pas faux… Naudin aime jouer sur les mots. Je proteste :



Je me fige un court instant, puis je reprends :



Je lui réponds franchement :



Je lui explique le pourquoi du comment :



Naudin hoche la tête :



Et c’est ainsi que je me suis retrouvée quelques jours plus tard à fouler la piste de danse du Platinium.




En discothèque



On m’avait parlé en bien du Platinium, je comprends très vite pourquoi. Après avoir esquissé quelques pas de danse et bu un coca, Naudin souhaite me présenter à son frère Ghislain. Pour cela, il m’entraîne dans la partie privée de la discothèque. Je me retrouve nez à nez avec un homme très grand qui me semble approcher la trentaine et qui ressemble très fortement à mon ami, sa version avec quelques années en plus.


Me faisant d’office la bise, Ghislain s’exclame :



Je me tourne vers Naudin qui reste impassible.



Il me scrute de la tête aux pieds :



Je désigne le haut de mon corps :



La façon dont il me dit ça me trouble un peu. Sur le moment, je ne sais pas pourquoi. Puis je réalise que Naudin m’a déjà dit ce genre de chose. Ghislain pose sa main sur mon épaule et me pousse gentiment vers la porte :



Très vite, nous nous trémoussons sur les diverses pistes de danse, car cette discothèque en possède trois, une grande et deux petites. Le temps passe vite, je le constate à chaque fois que je regarde ma petite montre. Une nouvelle musique retentit, je ne la connais pas. Je m’approche de mon voisin :



Naudin se penche sur mon oreille :



Je me déchaîne sur la piste de danse. C’est autre chose que de la danse classique ! J’ai envie de bouger, de transpirer, de me libérer. Je sais que je peux me le permettre car Naunau est à mes côtés et qu’il me protégera en cas de soucis, comme il l’a déjà fait lors du concert.


Au bout d’un certain temps, je n’en peux plus, je m’affale sur une banquette :



Je regarde mes pieds, mes ballerines sont toujours là :



Tendant ma jambe, je mets mon pied sous son nez. Se prenant au jeu, il ôte délicatement une ballerine, puis il contemple la chaussure durant un certain temps :



Capturant mon talon, puis levant ma jambe, à ma grande surprise, il dépose un furtif bisou sur mon pied, à l’orée des orteils :



Il me rechausse sans souci. Puis il me dit :



Quelques instants plus tard, ayant remis mon manteau, je suis assise dans sa voiture, sur le siège arrière. Intriguée, je le questionne :



À peine la voiture démarrée, en confiance, je m’endors profondément sur le chemin du retour.




Amie, grande ou petite ?



Quelques jours après le passage en discothèque, Naudin et moi sommes en train de boire en terrasse. Nous discutons d’un peu de tout, et à un moment donné, j’essaye de savoir sur quel pied danser avec mon ami. Si je compte bien, ça va faire presque trois mois que nous nous connaissons, que nous nous voyons de plus en plus souvent, mes parents pensent même que Naudin et moi sommes main dans la main. Mais rien n’arrive…


À sa réponse franche et directe, j’écarquille grands les yeux :



Il a raison, il ne m’a jamais rien demandé de la sorte. Je demande :



Je dois reconnaître que certains couples de ma connaissance sont nettement moins proches que Naudin et moi.



Comme je veux savoir, j’insiste :



Je sais qu’il ne me ment pas, ça me soulage, mais ce « techniquement » me turlupine :



Il me décroche un large sourire :



À mon grand étonnement, Naudin se fait plus sérieux :



Je m’étonne ouvertement :



Regardant fixement mon vis-à-vis, je marque une petite pause. Un moment donné, l’idée que Naunau soit homo m’a effleurée, mais maintenant, je suis fixée. Néanmoins, je sens confusément qu’il ne m’a pas tout dit, et que je n’ai qu’une partie des informations. Fidèle à son habitude, Naudin attend patiemment la suite. Je me décide :



À ma grande surprise, Naudin pose sa main sur la mienne :



Puis, il change carrément de sujet :



Je suis un peu déçue de la tournure des événements, mais je comprends la position de Naudin. Mais quelque chose m’énerve quand même : je suis (paraît-il) sa meilleure amie, mais ça ne l’empêche pas de s’envoyer en l’air avec d’autres filles… Oui, ça m’énerve !




De l’autre côté



Après un petit tour à Bruxelles où nous avons joyeusement épluché les bacs à BD, en cette fin d’après-midi, Naudin me fait visiter la discothèque de son frère. C’est étrange de découvrir les lieux quand il n’y a personne, sans musique, sans fumée, sans lumière qui clignote. Parfois, j’ai du mal à reconnaître certains endroits sous une lumière crue. Mais c’est très instructif.


Me laissant momentanément seule, Naudin débarque trois colis pour son frère. Je lui crie :



Quand il revient vers moi, je confie à mon ami :



Du doigt, il me désigne plus haut une avancée sur la piste de danse principale :



Il me prend par la main, et quelques instants plus tard, nous arrivons dans une salle étrange qui ressemble à une tour de contrôle, comme dans les aéroports. Face à la baie vitrée, un grand tableau de bord avec plein de boutons de toutes les couleurs. Mon ami explique rapidement à quoi servent toutes ces choses. Je fais remarquer qu’il y a derrière nous, une autre baie vitrée, avec aussi un tableau de bord, mais plus petit.


Naudin continue ses explications :



Je pose ma main devant la bouche :



Je ne m’attendais pas à cette réplique. Je m’étonne :



Je ne sais pas ce que je dois penser de cet aveu. Dans le doute, je préfère changer de conversation. Je désigne du doigt la grande baie vitrée :



Assez émoustillée, je demande des précisions :



Il nuance mon propos :



Il se penche sur moi :



Amusé, il se penche encore un peu plus :



Il pose son front contre le mien :



J’aime quand il pose délicatement de la sorte son front contre le mien, ça m’apaise. Naudin développe son propos :



Je frissonne bien malgré moi. Je murmure alors :



Naudin marque une petite pause avant de répondre :



Puis sans que je m’y attende, il m’embrasse sur le front !




Le grand frère



Tandis que je me balade toute seule dans le centre-ville en cette fin d’après-midi, j’entends soudain derrière moi une voix me héler :



Je me retourne, pour découvrir Ghislain, le grand frère de Naunau, quelques mètres plus loin :



Arrivé près de moi, celui-ci m’embrasse aussitôt sur les deux joues. Nous nous mettons un peu à l’écart pour mieux discuter. Ghislain parle directement :



Il se met à sourire, le même sourire que son frère :



Ghislain me confirme ma position un peu particulière. Je ne sais pas ce que je dois penser de tout ça. Mon interlocuteur interrompt mes pensées :



Je préfère ne pas répondre. Depuis quelques secondes, depuis son histoire de petite-grande, le grand frère est en train de me regarder, ou plutôt il est en train de me scruter de haut en bas et de bas en haut, comme si ses yeux étaient des rayons X, puis il lâche avec un naturel désarmant :



Cette réponse me surprend, je ne m’attendais pas à ce que Ghislain me dise ça tranquillement. Un peu rouge, je balbutie :



Il chantonne :



Je me mets à rire :



Cette réponse me ramène sur terre. Je réplique comme je peux :



Je dois reconnaître qu’il a raison, mais je ne vais certainement pas l’admettre devant lui. Ghislain m’épargne cette peine en poursuivant :



Puis, comme son frère l’a fait récemment, il m’embrasse posément sur le front avant de s’éloigner tranquillement !




Psycho Club



Je suis assez nerveuse, car ce soir, je m’apprête à visiter en compagnie de Naudin la partie Club. Pour la circonstance, à l’insu de mes parents, j’ai revêtu en haut une sorte de bustier sombre à paillettes, et plus bas, une jupette ébène dentelée, des bas foncés et des chaussures à talon assorties, sans oublier un peu de lingerie.


Nous venons juste d’arriver, nous sommes face au vestiaire. Mon garde du corps découvre alors ma tenue cachée sous mon manteau :



Comme pour confirmer ce qu’il vient de dire, une femme presque nue passe devant nous, entraînant par la main un homme masqué à moitié habillé. Je jette un petit regard circulaire : il y a une douzaine de personnes, un peu plus d’hommes que de femmes, et les tenues vont du très chic mondain au vaporeux très transparent. Je me demande si je n’ai pas fait une bêtise en venant ici ce soir.


Pour essayer de me détendre, je dis à Naudin :



Naudin me fait visiter les lieux, des loges aux salles de bain en passant par des endroits et des aménagements dont j’ignorais que ça pouvait exister. On en apprend tous les jours. Tandis que nous redescendons, je lui demande :



Je ne cache nullement ma surprise :



Il me prend par la main et me désigne une loge disponible :



Une fois entrés dans la loge, Naudin barre l’entrée par une chaîne dorée. Il m’explique :



Assis sur le matelas qui occupe presque toute la loge, nous discutons à voix basse tout en regardant le ballet qui se déroule sous nos yeux. Des hommes et des femmes qui se tournent autour, des soupirs qui s’échappent des autres loges, de la musique douce, des lumières tamisées. Une atmosphère très sensuelle et torride, j’en ai des frissons dans le dos.


Je me confie à mon voisin :



Naudin semble réfléchir un peu, puis il lance :



C’est alors que je pense avoir deviné quelque chose :



Je commence à mieux distinguer les contours :



Je comprends l’allusion, ce fait divers avait fait la une des journaux, il y a quelques années. Sans parler des répliques. Des morceaux du grand puzzle commencent à se mettre en place. Petit à petit, l’image finale se dessine. Je finis par lui dire sincèrement ce que je pense de tout ça :



Naudin hausse les sourcils :



Soudain, il se jette en arrière sur le matelas, se mettant à rire :



Je me contente de sourire. Restant allongé sur le dos, il poursuit :



Il fait un petit geste de la main :



À mon tour, je m’allonge à côté de lui.



Je tapote son avant-bras :



Je tourne la tête dans sa direction :



Sans le quitter des yeux, je pose ma main sur la sienne :



Naudin me regarde avec un sourire triste :



Il mêle ses doigts aux miens :



Sans lâcher ma main, il bascule vers moi, allongé sur le flanc, son visage surplombant le mien. Il est très près de moi, peut-être trop près…



C’est rare que Naudin ne réponde pas tout de suite. Visiblement, il réfléchit à ce qu’il va me répondre. Je coupe court :



Un certain sourire s’affiche sur le visage de mon voisin :



Délicatement, il pose sa main sur mon ventre, continuant à me regarder avec beaucoup de tendresse dans le regard :



Tout en couvrant de la mienne sa main posée sur mon ventre, je lui fais remarquer :



Il soupire :



Il me regarde d’un air inquiet. J’insiste :



Je tapote sa main :



Je l’interromps aussitôt :



Un grand poids s’envole de mon corps. Finalement, cette soirée dans ce club libertin aura été une bonne chose, même si les choses ont tourné autrement. Je continue :



Je vois bien qu’il est assez gêné :



Il ne répond pas, assez confus. Je suppose qu’il s’était imaginé un déroulé sans accro, comme du papier à musique, mais la vie vous réserve bien des surprises. De plus, je n’allais pas attendre cent sept ans après lui. Néanmoins, si je veux que les choses s’éclaircissent, je sens que c’est à moi de faire le fameux premier pas, celui qui coûte le plus, comme il me l’a si bien dit auparavant.


Je poursuis sur ma lancée :



Il se met à sourire :



Il marque un certain temps d’arrêt. Je vois bien qu’il hésite, qu’il l’a sur le bout de la langue, qu’il souhaite me dire quelque chose, mais qu’il semble avoir peur de briser notre lien si particulier. Puis, je l’entends me dire :



De mon autre main, je caresse sa joue :



Sans crier gare, il pose ses lèvres sur les miennes, tandis que sa main posée sur mon ventre s’empare avidement de mon sein par-dessus l’épaisseur du bustier. Ça commence très doux, puis ça s’enfièvre de façon exponentielle ! J’ai l’impression que Naudin rattrape le temps perdu, ce qui n’est pas une mauvaise idée, mais s’il continue ainsi, il va finir par me dévorer toute crue !


Emportée par sa fièvre, mes doigts dans ses cheveux, moi aussi, je le dévore, l’attirant contre moi !


Dans la foulée, je m’aperçois que Naudin en a profité pour extirper mes deux seins de leurs coquilles, et que sa main joue avec eux, titillant mes tétons exacerbés, et qu’il fait ça plutôt bien. Je suppose que son expérience dans le club y est pour quelque chose…


Soudain, il délaisse ma bouche pour venir s’emparer avidement d’un sein, le léchant, le suçant, l’aspirant, tandis que sa main malaxe voracement l’autre rondeur de ma poitrine. C’est trop bon, je ferme les yeux, me laissant faire.


Puis, à nouveau, ses lèvres s’emparent des miennes pour un long baiser très passionné. Je suis aux anges, même si j’ai l’impression que les choses se précipitent un peu…


Nos bouches se séparent. Sa main câline caresse toujours mon sein conquis. Je respire un grand coup, puis je lâche :



Je glousse :



Sans effort, il me soulève dans ses bras, puis enjambant la chaîne dorée, il sort avec moi de la loge.




Le franchissement du gué



Après un long couloir plutôt sombre, il ouvre une porte, me gardant toujours dans ses bras. Nous entrons alors dans une chambre tapissée de miroirs, aux murs comme au plafond, avec au centre un lit rond rouge. Une véritable chambre de lupanar !


Toujours dans ses bras, avisant tous les miroirs, je me gausse :



Je frissonne. Décidément, avec Naudin, rien ne se passe comme de coutume. À peine le premier baiser qu’on bascule déjà dans la baise ! Mon ravisseur s’approche du lit, il m’y allonge, puis à quatre pattes, il me surplombe, son corps par-dessus le mien.



Sa réponse fuse aussitôt :



Il penche sa tête vers la mienne :



C’est vrai qu’il y a aussi cette façon de voir les choses. De toute façon, Naudin va se faire un plaisir de défendre sa position, et tel que je connais l’oiseau, il n’admet pas facilement ses plantages. Comme je n’ai pas envie de mettre de l’huile sur le feu, je réponds placidement :



Je décide de l’asticoter :



Il m’embrasse fiévreusement, et je dois reconnaître que ça me retourne de fond en comble. Je me dis que je ne me suis pas trompée de partenaire et que c’est bien Naudin qu’il me faut. Je me laisse aller à ses baisers en feu, j’attends ça depuis un certain temps !


Allant un peu vite en besogne, Naudin est déjà en train de peloter mes seins qu’il a extirpés de mon bustier à paillettes. Ou bien il rattrape le temps perdu, ou bien il a l’habitude de foncer droit devant, sans faire de circonvolution. Mais j’aime ce qu’il est en train de me faire subir, ses caresses restent douces, il sait jouer avec mes tétons, il sait câliner mes chairs sans me les broyer, contrairement à bien des garçons morts de faim !


Je constate avec plaisir qu’il a de l’expérience, je le ressens au fond de moi. En même temps, ça me chagrine, car je suppose qu’il a fricoté avec bien des femmes et des filles avant moi, grâce à ce foutu club ! Mais globalement, c’est positif, surtout quand je vois comment il me caresse, ça m’excite déjà très fortement, j’en suis à la limite de faire pipi dans ma culotte, c’est dingue !



Tout en mordillant mon cou, mes seins dans ses mains, il gronde un peu :



Il ne croyait pas si bien dire ! Naudin se déchaîne carrément sur ma petite personne, j’ai l’impression d’être une simple feuille dans un cyclone ! En un rien de temps, je me retrouve toute nue, avec des lèvres brûlantes et des mains avides qui explorent la moindre parcelle de mon corps !


Je ne suis pas une oie blanche, ce n’est pas la première fois qu’un garçon ou qu’un homme me désire, mais ce soir, c’est autre chose ! C’est comme si je n’avais connu que de simples collines et que je passais directement à la haute montagne ! C’est à la fois terriblement grisant et terrifiant, ça me donne des frissons partout !



Sans cesser d’embrasser mes seins, il demande :



Ses baisers se font beaucoup plus voraces, et ses mains tellement brûlantes. J’en viens à me demander s’il n’a pas versé quelque chose dans ma boisson, mon corps est devenu si réceptif ! Ses mains me farfouillent partout, visage, cou, seins, ventre, pubis, cuisses, genoux, et j’arrête là l’énumération. Actuellement, ses doigts s’égarent entre mes poils soyeux.



Je me contente de sourire. Soudain, Naudin change de position et s’installe entre mes jambes. Il se plaque contre moi, me faisant bien sentir son sexe si dur, tandis qu’il m’embrasse fiévreusement. J’adore son poids sur moi. Puis il se relève :



Impudiquement, il frotte son gland écarlate sur mes poils soyeux, s’amusant ainsi durant de longues secondes. Puis, devenant plus précis, sa verge entrouvre mes lèvres déjà humectées. Je pousse un petit cri quand son méat vient titiller mon clitoris ultra-sensible.


Vicieusement, Naudin frotte sa tige sur mon petit bouton en feu, ce qui me fait frémir de façon dantesque. Ce petit vicieux s’y connaît, dirait-on. Je suis certaine que diverses femmes l’ont initié à des tas de choses dans ce club, voire dans cette loge que nous occupons.


Frémissante, je proteste faiblement :



Avec un sourire insolent, il continue longuement son manège vicieux, je me laisse faire, comme abandonnée sous cette verge impertinente. Je commence à comprendre pourquoi certaines femmes sont prêtes à faire des folies pour un homme qui sait s’y prendre avec elles.


Soudain, il penche son visage vers le mien :



Je sursaute quand sa verge entre en moi avec facilité. À moitié dans la pénombre, je vois une colonne de chair disparaître dans mon bosquet, puis envahir mon intimité détrempée. Ça me procure une telle sensation de plaisir que j’en oublie de respirer, tellement l’intensité est forte !


C’est quand il commence à me pistonner lentement que je retrouve mon souffle et ma voix. Ses va-et-vient s’amplifient, s’intensifient crescendo. Sans aucune honte, je me laisse aller, sans me soucier de qui peut m’entendre :



Son sexe en moi, son corps collé contre le mien, je décolle une première fois vers d’autres cieux, complètement ballottée par d’innombrables vagues de plaisir qui me ravagent sans répit de la tête aux pieds. Je suis ailleurs, perdue dans les nuages, à cent mille lieues du sol, à la fois étonnée, ravie et comblée.


Naudin possède une vitalité hors norme, il continue à me faire jouir encore et encore. Je crois mourir plusieurs fois dans un grand cri, et à chaque fois, je renais dans mille soupirs.


Je crois que je sais enfin ce que veut dire « faire l’amour » !




Soleil et nuages



Je plane sur mon petit nuage, Naudin est enfin devenu mon petit ami. Ma mère est très contente pour moi. Curieusement, mon père est plus réservé. Les jours, les semaines et les mois passent vite, trop vite.


Naunau conserve toujours la même attitude en journée, n’étant pas trop expansif, alors que j’aurais pu croire le contraire. Mais dans l’intimité, il se rattrape allègrement ! Je sens que, parfois, il se freine dans les cochonneries, et qu’il ne tient pas à me confondre avec ses anciennes copines de sexe. Parfois, je me demande jusqu’où il a pu aller avec elles, mais quand j’aborde le sujet, il évite d’y répondre et il s’arrange pour changer systématiquement de sujet.



Je me mets à rire, l’aguichant de façon éhontée :



Il n’est pas resté de marbre, sauf son cinquième membre qui était heureusement dur comme du marbre !


Petit à petit, je découvre que mon Naunau était un sacré tombeur et que bien des femmes et des filles ont bénéficié de ses faveurs. À prime vue, il les prévenait tout de suite : qu'il n’était pas du genre à s’attacher, mais qu’il était toujours d’accord pour accorder de l’attention aux dames et demoiselles en détresse sexuelle. J’ai su, au passage, que certaines d’entre elles étaient des régulières, et qu’elles n’avaient pas trop apprécié que je joue les éléphantes dans un magasin de porcelaine, puisque j’étais devenue la seule et l’unique.


C’est justement de tout ça dont je parle avec Ghislain, un soir que j’étais dans sa discothèque, Naunau étant parti se pencher sur les livres de comptes :



Le grand frère hausse légèrement les épaules :



En entendant cette répartie sans détour, je rougis :



Pour tout dire, Naudin et moi décollons vers d’autres cieux deux-trois fois par semaine, en moyenne, aidés par les week-ends (quand nous pouvons nous voir), ce qui est déjà bien, même si nous avons des périodes plus intenses. Ghislain me tire de mes pensées :



Pff, ces fichus clichés machos ! Je mets les points sur les i :



Il me capture dans ses bras, me pressant contre lui. Il s’exclame tout en frottant le sommet de ma tête avec sa main à plat :



Soudain il change de sujet :



Mais lentement, quelque chose s’est grippé. Parfois Naunau me semble plus distant. Ça dure un jour ou deux, puis ça disparaît. Puis c’est devenu plus rituel. Un beau jour, une âme charitable m’a avertie que je n’étais plus la seule à bénéficier des faveurs de Naudin. Je n’y ai pas cru. Puis un peu plus tard, une autre âme charitable m’a avertie à son tour, me donnant plus de précisions. Un peu trop de précisions…


Alors je me suis renseignée, et il a bien fallu que j’admette l’évidence : il semblerait que mon petit ami est en train de reprendre petit à petit ses anciennes habitudes. Alors je décide ce soir de mettre les choses à plat, en ayant une conversation sérieuse avec l’homme de ma vie.


Je tombe des nues, il ne nie même pas, considérant tout ça comme normal :



Il a besoin de changement ? Et moi alors ? Je compte pour du beurre ?



Il existe un proverbe latin qui dit que la Roche Tarpéienne est proche du Capitole. Pour info, cette roche était l’endroit d’où on précipitait les condamnés à mort pour qu’ils aillent se fracasser plus bas. Quant au Capitole, il s’agissait du haut lieu du pouvoir romain.


Je suis en train de mieux comprendre la signification de ce proverbe très ancien…




Bifurcation



J’ai du vague à l’âme, toutes les choses que j’avais planifiées ne se déroulent pas comme prévu. J’ai fait ce que j’ai pu pour remettre mon petit ami dans le droit chemin. J’ai aussi essayé de composer, de trouver une solution à moyen terme. Peine perdue ! Finalement, Naudin et moi avons rompu, c’était inévitable. Je ne suis pas assez importante pour qu’il me donne l’exclusivité. À ses yeux, je reste surtout sa bonne copine, celle qui répare les bobos.


Bref, pour lui, c’était une histoire d’amitié et non d’amour. Ça pourrait faire le titre d’une chanson, un truc pareil ! Mais ça me fait à peine sourire…


J’ai essayé de prendre sur moi, mais je n’y arrive pas, il faut que je me confie, que je me déverse. Je constate que je n’ai personne de sérieux à qui me confier. Je vois mal expliquer ça à ma mère. Idem pour mes copines avec qui je ne suis pas très proche quand je réfléchis bien.


Sauf peut-être Ghislain…


Je pèse le pour et le contre, puis je décide de lui téléphoner, je sais qu’il doit être chez lui à cette heure-ci. Au ton de ma voix, sans que j’aie besoin d’en dire beaucoup, il se propose de venir tout de suite. Je proteste :



Il me communique l’adresse. Environ quarante minutes plus tard, nous nous rencontrons au bas de l’immeuble où est situé le bureau. J’ignore comment il a fait pour être déjà là. Il a dû rouler vite ! Il me fait la bise, son contact me rassure. Peu après, nous pénétrons dans un local divisé en trois parties : une petite entrée qui fait aussi salle d’attente, un bureau, et ce que j’appellerai une salle de repos ou de détente. C’est dans cette dernière que nous sommes à présent.


Ghislain me montre une sorte de gros pouf :



Compatissant, il pose sa main sur mon épaule :



À ces mots, je me rebiffe vertement :



Puis réalisant que je pousse le bouchon un peu loin, je me reprends :



Flegmatique, mon vis-à-vis répond calmement :



Je serre les dents, ce foutu Ghislain a raison : je suis la bonne amie de Naunau, mais pas la femme de sa vie. Je dois faire une drôle de tête, je le vois à la façon dont il me regarde. Soudain, le grand frère me serre contre lui, je ne résiste pas, moi aussi, j’ai besoin d’une épaule compatissante. Et puis, je reconnais qu’être blottie contre sa large poitrine a quelque chose de très reposant et de très sécurisant. Sa voix grave retentit à nouveau :



Déboussolée, je ne sais pas quoi répondre, je me contente d’un banal :



Le ciel me tombe sur la tête :



Toujours plaqué contre lui, je tombe de nues :



Ma joue contre sa poitrine, je lève le bout de mon nez vers le haut, pour mieux regarder le visage de Ghislain penché vers le mien :



Je frissonne, il a l’air terriblement convaincu de ce qu’il me dit.



Il me caresse doucement les cheveux, je continue de frissonner, ce qui ne m’empêche pas de protester :



Il caresse mon dos, toujours délicatement :



Il me relâche, j’en profite pour m’asseoir, j’en ai les jambes coupées. Ghislain reste debout, je le regarde. Je ne m’attendais pas trop à ce genre de déclaration ! Il faut que j’aie les idées claires. Alors je décide de faire ce que j’ai déjà fait avec Naudin :



Il vient s’asseoir à côté de moi :



Je ricane :



Cette phrase vient de faire bondir mon cœur. Assez troublée, je riposte :



Il s’accroupit à côté de moi, passant son bras autour de mes épaules. Une fois de plus, je me sens vraiment protégée. Je me sens toute faible, lasse. Je sens confusément au fond de moi que Ghislain a raison, que je risque d’attendre encore longtemps un revirement de Naudin. Non, je ne suis pas apte à le partager, je ne veux pas. J’exige que celui que j’aime m’appartienne, comme moi, je lui appartiendrais. Tant pis si je suis possessive !


Posant ma tête contre son épaule, je lui demande :



Je retrouve bien là le pragmatisme de Ghislain, et je pense qu’il a raison dans sa façon d’appréhender la chose. Je lève mon nez vers lui :



Histoire de me taquiner, il réplique :



Assez surpris par mon exclamation, Ghislain me regarde un air dubitatif :



Baissant un peu la tête, je ferme les yeux :



Étonnée, levant à nouveau la tête, j’ouvre les yeux vers Ghislain :



Ghislain y va franco, c’est là l’un de ses moindres défauts. Je tente de rectifier :



Toujours accroupi, pivotant pour se mettre face à moi, il capture mon visage entre ses mains, puis il me regarde droit dans les yeux. J’apprécie la douce chaleur qui envahit mes joues. Il demande sans détour :



Je me mets à sourire :



Je m’exclame :



Il dépose délicatement un baiser sur mes lèvres. Ça me fait frissonner de la tête aux pieds. On dirait que c’est Naudin qui est en train de m’embrasser, mais avec une saveur un peu différente. C’est très troublant ! Puis il s’enhardit et m’embrasse de plus en plus fiévreusement, je me laisse faire dans un premier temps, puis je réponds à ses baisers.


Après un certain temps, je le repousse gentiment :



Pas faux. Je pose mon front sous son menton :



Puis il me serre longuement contre lui, me faisant un câlin très tendre, ses mains caressantes parcourant mon dos et allant se noyer dans mes longs cheveux…




Une autre vie



J’ai fini par dire oui, en précisant que nous devions d’abord nous lancer dans une période d’essai, avec possibilité de rétractation, pour reprendre ses propres paroles. Je lui ai aussi demandé de ne pas aller trop vite, car je ne suis pas du style à valser aisément d’un homme à un autre, fut-il très proche du précédent. Ghislain est bienveillant :



Avec un naturel désarmant, il me capture dans ses bras et m’embrasse. Je dois reconnaître que ces paroles me touchent beaucoup, et que ce baiser me chamboule, à la fois doux, passionné et exigeant. Pas tout à fait la même chose qu’avec Naudin…


Depuis, ma vie a pris un nouveau tournant. Ghislain me loue un studio pas loin de l’université, et m’y rejoint très souvent. Le week-end, c’est moi qui habite chez lui. Je suis un peu grisée par ma nouvelle liberté, même si à bien y réfléchir, je suis désormais une jeune femme entretenue par un homme plus âgé que moi, un schéma un peu trop classique.


À ce propos, je me souviens très bien d’une conversation avec ma chère maman :



Je préfère ne pas me fâcher. Ma mère avait une inclination pour mon ex, moi aussi au début, mais ça ne s’est pas passé comme je l’aurais souhaité. Et je ne suis pas une femme de marin qui attend patiemment que son homme daigne bien revenir au port. Je réponds calmement :



Pragmatiquement, je n’éprouve pas la même chose pour mon actuel petit ami que ce que j’éprouvais pour Naudin, c’est différent, moins tourmenté, je me laisse porter, je me laisse chouchouter. C’est d’autant plus facile que Ghislain pourvoie à tout ou presque. Les féministes hurleront au patriarcat éhonté, mais pour l’instant, je trouve mon avantage d’être la petite chose adorée par un grand sentimental très demandeur de câlins.


Bien sûr, on va dire que je paye en nature tous ces avantages, on n’a pas rien sans rien. Mes nuits ne sont pas de tout repos. Et je sais pertinemment que Ghislain est en train de faire mon éducation. Déjà que je n’hésite plus trop à m’habiller sexy, et que, parfois, je joue la maîtresse de maison lors de certaines soirées au club, sans toutefois participer aux ébats.


Avec Ghislain, mon rôle est sans ambiguïté : je suis sa petite amie. Mon amant n’a pas vraiment besoin d’une confidente, d’une bonne copine pour réparer les bobos. Cependant, il me tient au courant de tout ce qu’il fait, une chose que j’apprécie.



Parfois, je profite de la discothèque pour me déchaîner. Comme Ghislain ne peut pas être toujours à mes côtés, c’est l’un de ses videurs qui a pour rôle de garder un œil sur moi afin qu’on ne m’importune pas. Non, ce n’est pas de la jalousie de la part de mon nouveau compagnon, il aime veiller sur moi, même par personne interposée.


Début septembre, nous sommes partis quelques jours en vacances, et je dois avouer que ça m’a fait du bien. Un peu poussée par Ghislain, j’ai même fait du topless sur la plage. Il est vrai que je n’étais pas la seule, loin de là. Mais je me suis dit que, mine de rien, cet homme me poussait à faire des choses totalement inenvisageables, il y a quelques semaines. On dit aussi que le relâchement des mœurs est proportionnel à la distance qui vous sépare de la mère patrie…


Ghighi (je sais, je ne suis pas originale dans les surnoms que je donne) applique visiblement à mon égard la stratégie de la grenouille ébouillantée. Pour ceux qui ne connaissent pas, la voici : si on plonge une grenouille dans une casserole d’eau bouillante, elle se dépêchera illico d’en sortir. Mais si on plonge cette même grenouille dans une casserole d’eau froide ou tiède qu’on fait chauffer lentement jusqu’à ébullition, le batracien s’habituera petit à petit à la chaleur et finira par cuire sans avoir essayé de s’échapper.


C’est à moi de faire attention à la cuisson. Mais comme Ghislain sait très bien présenter les choses, finalement, il me manipule sans problème, d’autant que, pour l’instant, je suis consentante. Néanmoins, je me demande jusqu’où mon petit ami a décidé de m’emporter. Déjà que nos nuits sont torrides, nous faisons avec naturel des tas de choses bien cochonnes !



Avant-hier, c’était la Saint-Nicolas, une fête très populaire en Belgique et un peu aussi dans le nord de la France. Selon la tradition, le Saint passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages des friandises, le Père Fouettard n’étant jamais bien loin.


Bien sûr, en bon petit belge faisant une régression, Ghislain a voulu recevoir ses friandises… Ce fut très très hot ! Si on m’avait dit un jour que j’aurais fait ce genre de truc, j’aurais trucidé sur place mon interlocuteur !


Je suis tirée de mes réflexions par l’arrivée de Naudin qui sonne à ma porte. J’ai presque failli oublier le fait qu’il devait venir dans mon studio !



Nous nous faisons la bise. Depuis que je suis avec Ghislain, nos relations sont apaisées, mais nous nous voyons beaucoup moins souvent, et c’est mieux ainsi. Naudin est venu me faire un petit coucou après les cours, ce qu’il fait parfois quand il n’a pas compris un cours ou qu’il a envie de s’épancher, car je suis restée sa grande confidente.


Aujourd’hui, à mon grand étonnement, il me contemple longuement. Il faut dire que j’ai un peu changé depuis quelques mois, je fais plus femme, aidée par un peu de maquillage et une garde-robe rafraîchie. Mais c’est comme si mon ex n’avait pas vu le changement !



Je n’aime pas trop le ton goguenard qu’il a employé pour me dire ça, alors je riposte :



Une façon élégante de me dire que c’est ma faute à moi !


Puis il prend son air de chaton perdu, et il se confie à moi. Je retrouve le même garçon, celui de nos débuts, celui d’après le concert. Non, il ne changera pas, je suis sa grande amie, pas sa petite amie. Quelque part, ça vaut mieux, car un bon nombre de filles ont déjà défilé dans son lit, l’une chassant l’autre.


Mais cette frénésie ne semble pas l’apaiser, Naudin se sent incomplet, comme il dit. Il ajoute qu’il a le sentiment d’avoir raté quelque chose. Bien sûr que tu as raté quelque chose, espèce d’andouille ! C’est moi que tu as ratée ! C’est avec moi que tu aurais dû être au lieu de te disperser comme tu le fais actuellement, sombre crétin !


Et c’est alors que je me laisse aller à une grosse bêtise, une très grosse bêtise !




Effet après chaton



Je me donnerai des baffes, des tonnes de baffes, mais ce qui est fait est fait. Je pourrais très bien ne rien dire, mais ce ne serait pas honnête, et je finirais par m’en vouloir, d’autant que j’ai fait une énorme entorse à mes propres principes. Je n’ai pas trop le choix, je vais attendre le retour de Ghislain pour tout lui avouer.


En espérant vivement que ça ne se passe pas trop mal !


Justement, le voici qui arrive tout guilleret. Me tordant les mains, le visage livide, je me présente devant Ghislain. Sans lui laisser le temps de m’embrasser, je tends les bras pour l’empêcher de m’approcher :



Les bras m’en tombent, je suis ébahie :



Sa réponse est moqueuse :



L’ordre est sans appel. Assez apeurée, je m’approche de lui. Je crains de recevoir une gifle. Plantée devant lui, la tête baissée, les yeux fermés, je bredouille :



Soudain, il me capture dans ses bras et me serre contre lui. Soulagée, je me laisse aller. Sa voix apaisante retentit :



Il me serre un peu plus contre lui :



Je me blottis un peu plus contre lui :



Il caresse mes cheveux :



Je suis rassurée, je m’en tire à bon compte. Je me fais plus câline :



Aïe, ça se passait trop bien. J’attends la suite… Elle arrive aussitôt :



Je lève le bout de mon nez vers lui :



Cette déclaration me soulage, j’ai craint momentanément qu’il veuille me convertir au libertinage, à l’image des femmes qui fréquentent son club. En revanche, il faudra que je me renseigne auprès de Ghislain sur sa définition de « primo ». Quelles en sont les limites et les exigences ?


Plutôt rassurée par la tournure des événements, je souris, reposant ma joue contre sa poitrine :



Il me serre un peu plus contre lui :



Je me demande si Ghislain exagère ou pas, quant à sa possibilité de lire en moi. Je préfère le prendre à la légère :



Je préfère ne rien dire. Le silence s’installe quelques instants, je le brise en demandant :



Il se tait quelques instants, puis son visage s’illumine :



Je m’attendais à pire, mais je trouve sa demande un peu… comment dire… étrange et fantasmée. Conciliante, je réponds :



Quelques instants plus tard, je change d’habits dans notre chambre. Je me regarde devant la glace, je suis surprise de constater que ça me va, je m’attendais à être ridicule. Mais je n’ai pas intérêt à sortir vêtue de la sorte ! Ma réputation serait ternie sur dix générations !


Quand je me présente à nouveau devant Ghislain, je constate tout de suite que ma tenue lui plaît énormément. Une seconde plus tard, il me serre contre lui en m’embrassant comme un fou. Quelque chose me dit que le repas du soir attendra un peu !



Je lui adresse un grand sourire faussement angélique :



J’ouvre de grands yeux étonnés :



Je me disais aussi que je m’en tirais à trop bon compte. Je ne comprends pas bien l’intérêt de la chose, mais puisque c’est mon gage, plus vite j’aurais épelé son prénom, plus vite j’en aurais fini ! De ce fait, je lève les bras vers le plafond, je me trémousse, puis m’adressant à mon pervers amant aux idées saugrenues, je lance :



Amusé, il joue le jeu, je continue sur ma lancée :



Je constate au passage qu’il me regarde avec un air très intéressé. Je comprends très vite pourquoi : ayant les bras en l’air, ma jupe dévoile un peu trop ce qu’elle devrait cacher, et m’agitant dans tous les sens, mes seins ballottent joyeusement allégrement sous mon chemisier !


J’en arrive déjà au second I :



Cette consonne à peine lancée, mon amant se jette sur moi, puis me renversant sur le canapé, il me viole purement et simplement ! Je reconnais que je suis quand même un peu consentante…




Le mot de la fin



Après le canapé, le lit où Ghislain s’est fait un plaisir de continuer à me faire subir les pires outrages, avec une joyeuse vigueur. Nous sommes allongés tous les deux, l’un à côté de l’autre, récupérant petit à petit nos forces, ce qui ne m’empêche pas de jouer avec une verge qui durcit lentement sous mes doigts. J’aime beaucoup ce genre de démonstration de ma puissance sur un homme !


Sa main sur mon ventre, Ghislain me dit :



Capturant mon sein à sa base, il embrasse le bout de mon téton :



Tout en continuant de le masturber, de mon autre main, je caresse sa joue :



Il se met à rire, et moi aussi. Puis nous nous embrassons à nouveau, tandis que je délaisse son sexe pour mieux enlacer mon amant. Ma vie est devenue plus simple avec Ghislain, c’est indéniable. Cependant, j’aurais aimé que ce soit Naudin qui vive avec moi, à condition de l’avoir transformé à l’image de son grand frère. J’aurais eu ainsi le plaisir d’avoir façonné mon homme, mais bon, le destin en a décidé ainsi, me faisant jouer un autre rôle.


Je sais qu’aux yeux de certaines personnes, je passe plus ou moins pour une femme entretenue. D’autres me voient comme le jouet d’un homme plus âgé. Je m’en fiche, car je sens confusément que, pour Ghislain, je suis la femme de sa vie ; à moi de répondre un minimum à ses attentes, ce qui n’est pas difficile, d’autant que je me sais désirée et aimée par une version plus mature et expérimentée de mon indécis de Naudin.



Je me mets à rire, puis je le repousse gentiment :



J’approche ma tête de son entrejambe, où gît un sexe redevenu un peu flasque. La tige se redresse quand je la prends à nouveau en main. Je joue un peu avec la colonne de chair qui durcit entre mes doigts. Puis lentement, suavement, je lèche la verge bien raide de mon amant. Il y a peu de temps de ça, jamais je n’aurais fait ce genre de chose avec autant de facilité et même de plaisir. Fugacement, j’imagine que cette colonne de chair soit celle d’un autre homme. Je m’étonne moi-même d’avoir ce genre de pensée. Peut-être qu’un jour, ce sera le cas lors d’une soirée au club. Qui sait ?


Mais ceci est une autre histoire…