| n° 20424 | Fiche technique | 7782 caractères | 7782Temps de lecture estimé : 6 mn | 13/08/21 |
| Résumé: Récit d’une séance de Shibari du point de vue de l’encordée. | ||||
| Critères: fsoumise bondage -couple | ||||
| Auteur : MrsYuleDean Envoi mini-message | ||||
Je suis sur les genoux, assise sur mes fesses. J’ai les mains dans le dos, mon buste penché légèrement vers l’avant. Je ne porte qu’une petite culotte noire toute simple en coton. Mes cheveux sont relevés pour ne pas le gêner.
Je ferme les yeux et je m’imprègne avec les quatre sens qui me restent et s’en trouvent exacerbés. La musique me pénètre, il s’agit de Massiv Attack, l’album Mezzanine. Cette musique m’électrise direct. J’ignore pourquoi… à chaque fois que je l’écoute, j’ai envie de baiser. J’écoute les sensations dans mon corps. Je sens le poids de mes seins. Je suis attentive à ma respiration et à la sienne. Je l’entends derrière moi qui se prépare. Il sort ses cordes et les aligne méticuleusement. Il va bientôt commencer…
Il s’approche de moi, doucement, puis il me saisit fermement les poignets. Je frémis. Il l’a senti et il en joue. Il sait dans quel état je suis. Il attache mes mains, paumes opposées, tout en maintenant mes bras pliés contre mon échine. Se redressant, il passe son bras sur le haut de ma poitrine et me plaque contre son torse nu. Il me maintient comme ça, sans bouger, son menton contre mon oreille. J’entends son souffle, je le sens dans mon cou, j’ai la chair de poule.
Alors, brusquement, sans me lâcher, il enroule la corde autour de moi. Elle passe sur mes épaules et juste sous les clavicules. Il fait un tour, puis deux, alternant les mouvements doux et les gestes plus fermes. Il joue avec moi, il est concentré. Dès que je sens la corde qui se serre, je respire plus fort. Il est bien conscient de ce qu’il se passe en moi et du pouvoir qu’il exerce.
Je me laisse faire avec délice, je suis dans une sorte de transe. Il fait de moi ce qu’il veut et ça m’excite énormément.
Il a passé les cordes sous mes seins. Il s’occupe maintenant de mes bras. Il est contre moi. Il garde toujours le contact… c’est primordial, c’est notre lien. Il a besoin d’une nouvelle corde. Je le sais, je l’entends. Au lieu de faire son nœud direct, il la glisse contre moi. Il fait exprès d’effleurer mes cuisses avec, mon visage, mon cou. Il la pose sur mes lèvres en se pressant dans mon dos. Lui aussi est excité, je sens son sexe tout dur dans son jean. J’attrape la corde dans ma bouche. Il la fait glisser entre mes lèvres puis il la saisit de nouveau, fait son nœud, la passe le long de mes bras et il serre. Je gémis. Alors il serre plus fort, il termine ses nœuds dans le dos en me poussant vers l’avant. Le harnais de buste est achevé.
Je me demande ce qu’il s’apprête à faire maintenant. J’ai très envie de lui. Je suis toute mouillée. Il se plaque contre moi, il effleure mon cou avec ses lèvres tout en saisissant une autre corde. Il me saisit fermement et me fait basculer sur le côté. J’ai la tête contre le tapis. Il attrape ma jambe gauche tout en faisant glisser sa main le long de ma cuisse en partant de l’aine. Ça me rend dingue. Je le supplierais presque de tout arrêter et de me prendre tout de suite, mais je garde cette pensée pour moi. C’est tacite. On ne parle pas. Je respire plus fort. Il comprend très bien ce que je veux.
Il fait son nœud sur ma cheville puis il enroule sa corde le long de ma jambe repliée. Il est rapide et efficace. Il serre. Putain, c’est bon ! Il m’attrape par les épaules. Il me redresse et me plaque à nouveau contre son torse. On reste l’un contre l’autre comme ça un moment. Nos respirations sont calées. Je sens des frissons dans tout mon corps. Puis soudain, il me bascule de l’autre côté. Ma joue gauche est au sol. Il attrape ma cheville droite. Il passe sa corde contre mon sexe, il me torture. Je suis entièrement à sa merci. Je ne contrôle plus rien. Il m’attache la jambe droite puis me redresse… Et là, il rompt le lien de contact. Alors je sais qu’il a achevé son œuvre et qu’il la contemple. Je sens son regard sur moi. Je le désire tellement de tout mon être.
Je l’entends déboutonner son jean. Putain, merci. Il finit de se déshabiller. Il s’approche de moi. Je sens sa queue toute dure contre mes fesses. Je me penche en avant, il m’attrape la tête, il détache mes cheveux. Il fait jouer son gland contre l’entrée de ma chatte. Putain, il est très fort. Il sait ce que j’attends et il fait durer. Et puis, d’un coup, il saisit mes cheveux et me prend. Il est en moi en entier et il reste comme ça plaqué contre moi, sa bouche dans mon cou. Puis il se retire tout doucement et il revient d’un coup. Puis il commence des va-et-vient tout doux puis plus forts. Je suis tellement excitée. Je suis sa chose. Je veux le sentir jouir. Il me prend assez brutalement puis je le sens éjaculer. Je sens les soubresauts de sa queue en moi et je l’entends gémir.
Il se retire, puis il me prend tout doucement contre lui. Il m’embrasse dans le cou. Cette tendresse tranche complètement avec la bestialité de son assaut. Il me détache les jambes et il m’allonge sur le tapis. J’ai toujours les yeux fermés. Je suis au paroxysme de l’excitation. Il me caresse les jambes tout en les écartant. Il approche son visage de mon sexe. Je sens son souffle chaud dessus. Il commence à me lécher doucement le clito. Je tends mes jambes à fond. Je sens qu’il va m’avoir très vite. Il me pénètre avec un doigt et il accentue la pression avec sa langue. Je sens la vague qui monte doucement et qui m’emporte violemment faisant trembler tout mon corps. Je gémis puis je me détends. Il m’embrasse. Il me bascule sur le côté puis il détache le harnais. Il s’allonge contre moi. Il nous met une couverture dessus et nous restons là un moment, suspendus hors du temps à écouter nos corps et la musique.
Quand j’ouvre les yeux et que je regarde mon buste et mes jambes, je vois la trace des cordes sur ma peau. Putain, qu’est-ce que c’était bon !
FIN
(Mince, mon récit est encore trop court, zut alors, mais mon histoire est pourtant terminée, alors je brode, je brode, je brode. Il est contraignant ce critère de nombre de caractères… pourquoi d’ailleurs ? Un récit cela peut être court et concis. Dommage, dommage, en espérant qu’il soit publié quand même je continue à écrire… dans l’espoir d’enfin atteindre ces 7000 signes. Je tape, je tape, je tape. Je m’interroge… qu’aurais-je pu ajouter à mon histoire pour la rallonger ? Je n’y peux rien, c’est mon style. J’ai aussi des poèmes érotiques encore plus courts. Damned. Eh bien si cela est trop court, tant pis, c’est que finalement je ne devais pas partager ce récit et juste le lire à mon encordeur pour que ça reste confidentiel, mais j’avoue que cela me chagrine un peu. Tristitude des histoires érotiques trop brèves qui jamais ne furent lues, déprime du lecteur qui se tape ces élucubrations uniquement destinées à passer la barre des 7000, exaspération de l’écrivaine en herbe qui pratique l’écriture spontanée, les doigts qui pianotent sur le clavier, la musique de Pieds Faccini qui accompagne ce doux bruit, l’amant en face de moi qui lit Fred Vargas, le chat qui s’emmerde, le message de la tisane Yogi Tea : « Every smile is a direct achievement »… OK, eh bien, je vais sourire alors et méditer. Merci pour votre patience)
NDÉ – Un règlement est un règlement et les contraintes qu’il impose sont justifiées, cependant l’humour a parfois le pouvoir de transgresser les règles…