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n° 20409Fiche technique4065 caractères4065
Temps de lecture estimé : 3 mn
04/08/21
Résumé:  Le texte dit « a cappella », sinon ce n’est plus du slam. Exploration de la langue par son souffle, sa rythmique, les jeux de phonétiques et de sémantiques dans un temps limité et imparti à 3 min.
Critères:  poésie exercice -poésie
Auteur : Kannouteki      Envoi mini-message

Poésie
Un slam pour un accroche-coeur

Certes bien loin du talent de Grand Corps Malade,

voici un essai de style avec ma poésie

des mots pour une dédicace particulière et singulière.



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Seule dans mes nuits, loin de mon passé, j’entends ce tout nouvel espoir,

L’envie de vivre et non survivre, de tout réinventer sans trop oser y croire.

Alors une toute dernière fois, je me lance comme un défi,

Défi à la vie, à la mort, défi de mes frayeurs à mes envies.


J’ai remonté toutes mes épreuves, j’ai démonté toutes mes peurs,

Du déni à la colère, j’ai accepté bien plus que mes pleurs et douleurs.

Sans abandonner ou faillir dans un dernier combat,

Comme le noyé au fond de l’eau qui se débat,

D’un ultime et dernier coup de talon dans la résilience,

Dans un sanglot j’ai saisi les mains tendues en silence.

Pour oser, tenter, braver, essayer, je dis et j’écris,

De l’introspection à la noirceur de l’âme dans un cri,

Pour atteindre la douceur du cœur au tendre amour.

Dans un élan, je me lance sans plus aucun détour.

C’est sûr, rien à perdre : ça passe ou ça casse !

Pour se soigner, y a pas de règles fadasses,

Juste s’écouter et avancer en confiance

En soi, en les autres, avec bienveillance.

Un jour, non plus de deux ans après, je l’ai croisé

Et nos âmes martyrisées enfin se sont enlacées.


Nos corps se sont caressés, jouant sur toutes les gammes

Depuis les peurs et l’hésitation à l’ardente flamme.

Le réveil de la dormeuse sous ses doux baisers,

Longtemps le corps oublié, réapproprié ne fut pas aisé.


Vigueur en longueur plus que colère et rage,

Entente et écoute en plus du courage,

Surpris, nous nous apprenons du bout de nos doigts,

De nos lèvres, nos langues, de nos maux en émois.

Et moi, je le dis enfin : je suis à toi sans un autre toit.

Tandis que toi, de bon aloi, tout mon toi me tutoie

En conjuguant à l’infini et à tous les temps,

Sous toutes les formes le printemps,

À l’heure où notre automne a sonné.

À l’unisson dans nos tendres pensées,

Nos sens au diapason pour s’épandre,

Se prendre, se surprendre et se comprendre.

À la fois complice confident et ami

D’oubliés, perdus jadis, à amants en mots dits

Les non-dits sont bannis à jamais de peur

De nous perdre, de gâcher l’accroche-cœur.


Nos « à fleur de peau » aimant peu à peu

Ouvrent de tout nouveaux horizons sirupeux

Dans un délicieux mélange intime de nos nectars,

Sans risque d’avoir un tout petit moutard.

Comme dans une quête éternelle de notre Saint Graal,

Je suis le réceptacle garant de nos plaisirs qui râlent.

Vive l’automne dans les quatre saisons !

Viva la vie ! C’est bon, on la connaît la chanson !


Depuis nos passés nous écrivons en duo un nouveau chapitre

Tout en gardant précieusement chacun notre libre arbitre.

Et de nos sens dessus-dessous affolés dans une certaine volupté,

Naît une envie inéluctable de construire notre bulle de vénusté.


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