Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 20372Fiche technique17845 caractères17845
Temps de lecture estimé : 10 mn
17/07/21
Résumé:  Pepperoni et ananas, curieux mélange culinaire… qui peut mener à tout, même au renouveau. Ne pas confondre : L’auteur est celui qui écrit une histoire. Le narrateur est celui qui la raconte. Le personnage est celui qui la vit.
Critères:  hh travail amour fellation anulingus hdanus portrait -gay -bisex
Auteur : Kannouteki            Envoi mini-message

Série : Un homme, c'est quoi ?

Chapitre 03 / 03
Confidences en pepperoni et ananas

Résumé des épisodes précédents :

Au départ, les paroles d’une chanson de Jérémy Frérot, des révélations et une famille doute pour finalement éclater. Des retrouvailles avec un fantasme… avortées avant de plonger dans des confidences pour un avenir incertain à moins…







Ces retrouvailles avec mon fantasme de jeunesse n’étaient pas une si bonne idée finalement, se dit Thibault en soupirant… ou bien est-ce moi qui ai changé depuis ?

Encore des doutes, des questions.


Deux réunions de chantier dans la journée et gérer ses équipes, la vie d’un conducteur de travaux n’est pas de tout repos. Élise, sa femme, qui ne répond pas à ses messages depuis deux jours, du coup, harassé par une journée ou plutôt une situation entre « stand-by » et « statu quo » qui n’en finit pas, Thibault s’assied sur une pile de parpaings, se prenant la tête entre les mains d’un air désespéré.



Finalement, en cette fin de journée, les deux hommes se dirigent vers leur baraquement de chantier pour s'asseoir et discuter tranquillement loin des regards, autour de deux bières.

Les yeux dans le vague comme perdus dans ses souvenirs, Tristan explique sa situation chaotique : sa vie, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant, par crainte, par pudeur, les deux à la fois ou tout simplement que les circonstances ne s’y prêtaient pas jusqu’à présent !

C’est un homme discret autant qu’attentif, voire attentionné, et d’une voix douce, il se confie :



Tristan après cet aveu, sans lever le regard vers lui, continue de fixer un point imaginaire sur sa cannette de bière. L’émotion étreint sa voix qui se brise.

Thibault peine à garder ses yeux secs et s’avance pour serrer le bras de son ami, le soutenant dans son récit. Après un raclement de gorge, Tristan reprend son récit semé d’émotions tellement les souvenirs restent vifs à son esprit.



(Jamais ne dire jamais…)


Tristan marque un temps d’arrêt pour reprendre pied dans les émotions trop fortes provoquées par ses confidences avant d’enchaîner.



Thibault hoche la tête en assimilant les conseils de son collègue et néanmoins ami. Un silence s’impose sur ces lourdes confidences qu’aucun ne veut ou ne peut rompre, perdu dans leurs pensées intimes, mais si proches, tellement proches.

Il voudrait serrer Tristan dans ses bras pour l’assurer de son soutien, mais n’ose pas. Il prend cependant ses mains dans les siennes dans un simple geste tendre et amical.


Ses idées vagabondent malgré lui dans une panoplie de pensées envers son ami, une projection de désirs inavoués, car inappropriés.

Cette attirance, il l’a ressentie mutuelle dès le début de leur rencontre sans qu’aucun n’ose aller plus loin que de simples jeux potaches, pourtant une tendre amitié complice les lie, comme aujourd’hui, bien plus forte qu’il n’y paraît.

Thibault reconnaît qu’il est bien avec sa femme, enfin « était » depuis qu’ils se sont séparés. Les hommes ne l’attirent pas plus que ça, mais il trouve que ce qu’ils ont entre les jambes l’excite beaucoup, Tristan plus que les autres en fait.


Puis il est curieux, il a souvent eu envie de savoir ce que pouvait ressentir sa femme. Sa relation avec Franck lui a ouvert les yeux ainsi que d’autres perspectives, mais moins satisfaisantes qu’il ne l’espérait. Il n’est pas bon de réaliser son fantasme, se dit-il un peu amer avec une pointe de remords.

Il secoue la tête dans un mouvement comme pour chasser ses idées, passer à autre chose, son ami a besoin de lui.

Il voudrait apporter plus à Tristan, bien plus, mais il sent que ce n’est pas le bon moment, question de « timing ».



Au bout de cette très longue tirade, Tristan s’arrête à bout de souffle sous le regard éberlué de Thibault un brin hilare et ironiquement :



Tous deux se regardent et partent à rigoler d’un rire bon enfant et délicieusement libérateur de toutes leurs tensions accumulées.



Et de repartir à rire tous les deux, se bidonnant comme deux gamins espiègles contents de leur blague.

(Je vous le dis, les hommes sont de grands z’enfants !)



Il n’a pas envie de laisser Tristan seul pour la soirée.



Finalement il se rend compte qu’il ne connaît pas les goûts de Tristan en matière de pizza.



Curieux mélange des deux entre pepperoni et ananas, remarque Thibault pensif. Oui curieux mélange… plaisant… de nous deux.

Il attrape son portable pour passer la commande.



Et c’est reparti sur le ton de la plaisanterie, tous les deux hilares à nouveau se dirigent vers l’appartement de Thibault. La soirée s’écoule dans une humeur bon enfant.

Pris en « flagrants délires », ils rient de tout, complices, mais pas avec tout le monde. Et ce soir, le monde leur appartient, du moins c’est ce qu’ils voudraient croire tous les deux.


Pour être heureux avec quelqu’un, il faut être conscient de ce que l’on est, de ce qu’on veut, se dit Thibault encore perdu dans ses pensées. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux ? Il secoue la tête pour revenir dans le présent, dans l’instant auprès de Tristan.

Ce dernier reprend du poil de la bête, comme on dit, il a l’air enfin plus détendu.


Dans la cuisine, Thibault jette les reliefs de ce petit repas improvisé. Tristan choisit ce moment pour venir se coller à lui, ses lèvres se posent tendrement sur son cou, le sexe appuyé sur ses fesses. Thibault un peu surpris par cet élan demande, le souffle déjà court d’excitation :



Il pose sa main sur la braguette de Thibault et l’ouvre doucement pour glisser son autre main à l’intérieur en caressant sa verge qui commence à durcir. Il murmure taquin :



Thibault se retourne pour reculer d’un pas, mais ses yeux le fixent quand il saisit Tristan par le cou pour l’embrasser à pleine bouche. Il avait tellement rêvé de cet instant. Cependant, il se détache et demande à nouveau :



Thibault rougit à ces mots et l’embrasse à nouveau langoureusement cette fois. Puis, Tristan interrompant ce baiser s’agenouille et sort le membre de son ami pour le lécher. Sa langue, sa salive, ses mouvements rendent Thibault aussitôt fou qui ahane déjà de plaisir. Celui-ci reprend son souffle et fait relever Tristan pour lui glisser à l’oreille :



Thibault laisse sa phrase en suspens, un léger sourire aux lèvres, tandis que ces doigts partent à la recherche du membre viril convoité dans le pantalon de son ami.



Thibault hoche la tête en le masturbant tandis que Tristan, ému, passe une main tendrement sur sa joue en souriant :



Ces deux-là sont faits pour s’entendre.


La suite des festivités se poursuit dans la chambre de Thibault, qui n’avait rien prémédité, se retrouve à pousser ou jeter fébrilement les encombrants du lit pour libérer le terrain pour leurs ébats virils. Il pousse son ami sur le lit commençant à le caresser plus doucement cette fois, en se glissant au sol agenouillé entre ses cuisses.

Il admire cette verge convoitée, déjà à demi tendue, avant de la lécher sur toute la longueur tout en suçotant le gland humide. Il lève les yeux et sourit en voyant que Tristan a fermé les yeux, en soupirant, concentré sur les caresses prodiguées avec tant d’attentions.

Alors il l’avale en aspirant et léchant, titillant à la fois, Tristan chuchote :



Il ne répond rien continuant à sucer ce membre devenant imposant au fur et à mesure de son application, voire de sa ferveur. Tristan lui caresse doucement les cheveux en voulant imprimer un rythme plus soutenu. Celui-ci se retire brusquement de la bouche de Thibault pour s’allonger sur le lit, en le tirant par la cuisse, pour l’inviter à se placer au-dessus de lui.

Aussitôt, Tristan l’engloutit d’une traite manquant de le faire gicler soudainement entre ses lèvres.


L’excitation est totale pour chacun.

La langue de Tris glisse de la verge érigée sur le périnée pour atteindre les bourses qu’il léchouille provocant des mouvements incontrôlés du bassin de Thibault. Ce dernier sent ses doigts sur son tendre anneau anal, dont un qui s’enfile allègrement dans un mouvement de doux pilonnage explorant les parois, puis un deuxième de concert accompagné de la langue lubrifiant les doigts au passage.

Thibault est aux anges.



Thibault oublie tout : tous ces rêves touchés, aussitôt coulés, échoués tels des navires sur la grève monotone de sa vie.


Qui a dit que la tendresse et la virilité ne faisaient pas bon ménage ?

Adieu cette masculinité négative héritée de décennies entre misogynie et chevalier servant, entre contrôle et performance !

Bonjour « l'Être » en transition, réconcilié avec lui-même, un mélange entre puissance et tendresse, entre force tranquille intérieure et vulnérabilité d’un lâcher-prise.


Il ne sait comment cela s’est passé, il ne sait pourquoi, mais il n’a plus peur d’aimer, d’aimer Tristan et sa femme à jamais.

La brise du pardon un jour chassera les mirages comme ces tempêtes des jours et des nuits et la vie recommencera encore une fois.


Une autre histoire…