| n° 20362 | Fiche technique | 52022 caractères | 52022Temps de lecture estimé : 31 mn | 12/07/21 |
| Résumé: Alex est mon copain de fac. Il a une mère très bandante et une maison ébouriffante. | ||||
| Critères: fh fhh fplusag jeunes campagne fdomine entreseins fellation 69 pénétratio double sandwich délire | ||||
| Auteur : Roy Suffer (Vieil épicurien) Envoi mini-message | ||||
Je me demandais si j’avais eu une bonne idée de choisir cette spécialité et cette fac… Loin de chez moi, dans une ville chère et un peu snob, avec plein de fils et filles à papa… Dès les cours terminés, ils s’empilaient bruyamment dans des Golfs décapotables ou les 205 GTI et filaient vers les plages en riant et klaxonnant. Il est vrai qu’on n’en est pas très loin du centre de Montpellier, mais malgré tout, il faut une bagnole… Et moi j’avais un vélo, avec lequel je fonçais pour aller remuer des cageots de fruits et de légumes chez un producteur qui préparait ses marchés. Petit boulot qui me permettait de gagner quelque argent, mais surtout de m’approvisionner à l’œil en produits frais. Il y avait toujours, jusqu’à la mise en camion, telle ou telle pêche, poire, pomme ou abricot qui n’aurait pas la faveur des clientes exigeantes, car on marchande et on vitupère sur le marché alors qu’on achète des filets entiers de n’importe quoi au supermarché. Tant mieux pour moi, je récupérais de pleines sacoches. C’était dur pour rentrer, d’abord parce que ça montait, ensuite parce que j’étais fatigué et enfin parce que le vélo pesait une tonne.
Souvent, les fruits étaient éliminés au dernier moment parce qu’ils étaient trop mûrs, et même moi, avec mon appétit de dix-neuf ans, j’avais du mal à les manger tous avant pourrissement. Alors j’invitais mon voisin de palier, Alex. Alex était sympa et sans le rond comme moi, mais lui au moins était du coin. Orphelin de père, il ne pouvait pas habiter chez sa mère dont la maison isolée dans l’arrière-pays nécessitait d’avoir une voiture. Sa mère en avait bien une, mais elle en avait besoin pour bosser. Alors on s’était battu pour obtenir l’un de ces studios d’une résidence universitaire flambant neuve : à peine quinze mètres carrés mansardés sous les toits, avec le plumard en mezzanine, tout ça pour 500 € par mois, un tarif « étudiant » ! Dès les beaux jours, la chaleur y est insupportable et j’ai mis un mois à ne plus me cogner partout… Trop grand le studio, mais on peut se le payer grâce aux 1 500 € annuels de bourse ! On en a longuement discuté avec Alex : le mieux est de chercher un petit appart à louer dans les vieux quartiers. On a vu deux ou trois annonces pour des trucs de 40 mètres carrés environ, deux chambres, autour de 800 €. Ça ferait déjà 100 € de moins chacun à sortir tous les mois. Lui aussi bosse pour limiter la casse, chez un boulanger-pâtissier. C’est encore plus dur, il se lève à cinq heures tous les matins, mais il ramène des pains, des viennoiseries et quelques pâtisseries, des invendus de la veille. On n’a plus que des protéines à acheter, le plus souvent tranches de jambon ou boîtes de sardines.
Ça y est, on a trouvé, et on emménage ensemble, colocataires je veux dire. Un truc inespéré. Une vieille dame veuve qui ne peut plus entretenir sa maison devenue trop grande. Quand elle a su que la maman d’Alex était veuve aussi, elle en aurait pleuré :
Donc l’affaire fut vite conclue. Dans sa petite maison de ville, la mamie a fait faire une petite entrée prise sur son couloir : la porte de gauche c’est chez elle, la porte en face c’est notre escalier et un étroit couloir qui mène au jardin, nous aurons tout l’étage. Un presque immense 54 mètres carré. Il y avait quatre chambres à l’origine, deux sur la rue et deux sur le jardin, avec une salle d’eau et des toilettes. Une entreprise a cassé la cloison entre les deux chambres en façade et a installé un semblant de cuisine « américaine » contre la salle d’eau, conduites obligent. C’est un vrai palais pour nous, même s’il faut y faire toutes les peintures, car tout est resté « dans son jus » avec de vieux papiers peints défraîchis. Mamie nous fait ça à 600 € par mois sur notre bonne mine et sur la promesse de tout repeindre à nos frais. Banco ! 400 € d’économie, ça vaut bien un coup de peinture, que nous faisons en week-end le temps de notre mois de préavis. La mamie est contente, elle sent de la vie chez elle.
Et puis elle a pu rencontrer la maman d’Alex, venue nous aider à barbouiller. Moi aussi d’ailleurs. Une petite femme blonde, très douce, plutôt jolie, qui n’a pas hésité à enfiler un jean et une vieille liquette pour nous donner un coup de main. Chaque week-end, elle nous apporte un petit plat maison, un poulet, un lapin, un rôti de porc, des choses simples, mais tellement bonnes pour nos jeunes et féroces appétits. Plus je la côtoie, plus je l’apprécie, la maman d’Alex. Et je la côtoie beaucoup, parce qu’Alex bosse aussi le samedi et dimanche matin. Mais sa mère arrive tôt malgré tout, et nous travaillons ensemble jusqu’à l’arrivée de son fils. Cela me permet de la regarder à la dérobée sans me soucier de la présence de mon camarade.
Certes, ce n’est plus une jeune fille, mais ses traits sont fins, sa peau superbe, et elle fait une bonne ambassadrice des produits de beauté qu’elle vend à domicile, c’est son job. Elle m’explique qu’elle ne travaillait pas, son mari gagnant très bien sa vie. Mais quand il est décédé d’un arrêt cardiaque, il a bien fallu s’y mettre et accepter n’importe quoi. Comme, avoue-t-elle, elle n’avait été jusque-là qu’une femme superficielle, s’occupant essentiellement de son apparence, elle a pensé que ce domaine pourrait lui convenir. Et ça n’a pas mal marché, puisqu’elle est maintenant responsable régionale et gagne non seulement sur ses propres ventes, mais aussi un pourcentage sur les ventes des ambassadrices qu’elle contrôle. Elle parvient ainsi enfin à sortir la tête hors de l’eau après des années d’inquiétude. Certes, son mari avait laissé un peu d’argent, mais il était vite parti avec leur train de vie : grosses voitures, très grande maison avec du personnel, manque d’habitude de gérer la pénurie. En plus, la maison est invendable. Ils l’avaient souhaitée en pleine nature, et c’est bien le cas. Son époux avait fait le pari que le coin allait se développer très vite, mais un groupe de défenseurs de la nature a réussi à faire protéger la zone, laissant la belle demeure parfaitement isolée pour de longues années, voire pour toujours. Elle n’arrivait pas à se résoudre à revendre le fruit de leurs efforts au quart de sa valeur. Elle m’invitera un jour à y passer un week-end.
J’écoute et je regarde cette femme d’une quarantaine bien sonnée, un peu empâtée par les années et les soucis, mais avec toujours un fort potentiel de séduction. Je suis notamment fasciné par sa poitrine et son postérieur généreusement galbés. Je crois qu’elle s’en aperçoit, car, le temps de plonger mon rouleau dans la peinture, un bouton supplémentaire de la liquette s’est mystérieusement détaché. Mes yeux profitent maintenant pleinement du galbe de ces deux globes magnifiques, jusqu’à la dentelle qui les soutient. Et elle minaude :
Je suis plongé dans son aura, dans ses odeurs et ses parfums, comme envoûté. Parole, la maman d’Alex me drague !… Seule l’arrivée de son fils la ramène à des comportements plus conventionnels et toujours comme par magie, la liquette s’est reboutonnée. J’en ai confirmation lorsque nous faisons notre déménagement dans son break commercial bariolé aux couleurs de la marque qu’elle commercialise. Comme il n’y a pas de sièges à l’arrière, nous devons nous installer tous trois à l’avant, moi entre eux deux. J’ai donc une fesse sur le siège passager, coincée contre celle d’Alex, et l’autre mordant sur le siège de la conductrice, tout contre la voluptueuse cuisse. Je me cramponne aux appuie-tête, les bras écartés derrière mes deux amis, et je sens les cheveux blonds me caresser les doigts. Juste un détail : le levier de vitesses se trouve entre mes jambes et Liliane, c’est ainsi qu’elle se prénomme, doit passer son bras par-dessus ma cuisse pour le manœuvrer.
Comment être détendu quand la délicate menotte d’une jolie femme se trouve entre vos jambes, qu’elle frotte régulièrement l’intérieur de vos cuisses, et qu’en plus son avant-bras pèse plus que nécessaire sur votre braguette ? Je me mets à bander comme un fou, ce qui motive sans doute le sourire dont elle ne se départit pas du parcours, changeant de vitesse à tout instant. Alex ne semble rien remarquer ou ne le veut pas. Comme par hasard, Liliane a, ce jour-là, troqué jean et liquette contre un petit ensemble de toile beige sur un T-shirt à fleurs rouges très échancré et, de là où je suis, j’ai une vue plongeante sur son entre-seins et sur ses cuisses qui se dénudent au fil des coups de pédales. J’ai soudain très très chaud et cherche à poser mon regard ailleurs, découvrant que Liliane m’observe régulièrement d’un œil complice dans le rétro intérieur. Diabolique ! Une fois arrivés, alors qu’Alex sort pour se précipiter vers le hayon arrière, elle pousse même le vice à me dire :
Et là sa main se pose délibérément sur mon sexe apoplectique, descend jusqu’à la manette que je dégage en me soulevant un peu, les cliquetis retentissent puis sa main remonte lentement en me palpant les testicules puis en parcourant toute la longueur de mon érection. Je descends enfin, haletant et suant à grosses gouttes.
Mais pas facile de faire passer une telle envie à dix-neuf ans. D’autant que Liliane semble attendre à chaque tour que je sois chargé avant de s’engager dans l’escalier un peu raide juste devant moi, histoire de balancer son généreux popotin juste sous mon nez, me montrant régulièrement jusqu’à son fond de culotte. Dans ma tête, ça se bouscule. Il y a Alex, mon ami et désormais colocataire, il y a l’âge et le respect que je dois à sa maman, et puis peut-être ne fait-elle que jouer avec moi et s’amuser de mon émoi, peut-être aussi que je me fais des idées et qu’après tout elle est seulement naturelle…
Les choses rentrent dans l’ordre dès que nous sommes installés. Notre première invitée est notre propriétaire, éblouie et ravie de voir son étage si transformé, si clair et vivant. Nous avons pris le parti de tout peindre en blanc, quelques posters, rideaux et couvertures de lit apportant des touches de couleur. C’est frais et lumineux. C’est également le moment de l’informer de nos horaires un peu bizarres à cause de nos activités, lui promettant au passage de la fournir en fruits, légumes, pain et autres douceurs.
Bien sûr, il suffisait d’y penser. Une jolie petite vie s’installe alors pour le plus grand confort de tous. Nous nous engageons à entretenir le petit jardin, tondre et tailler, et la mamie économise sur ce chapitre. Nous construisons un enclos, je récupère quatre poules chez un copain de mon légumier, et bientôt nous avons des œufs en abondance, y compris pour la maman d’Alex. La mamie, pour récompenser nos efforts, se propose de nous faire ménage et lessive, ce qui nous convient parfaitement. Avec un coup de peinture et de nouveaux fils, nous remettons en service l’ancien étendoir à linge du jardin. Le caquètement des poules et le linge séchant au soleil redonnent vie à cette maison restée trop longtemps triste et silencieuse. Mamie (nous l’appelons ainsi) est aux anges : ça lui rappelle sa jeunesse et ses belles années, et il est vrai qu’elle semble avoir reconquis une vitalité perdue dans le chagrin. Elle ose plus de couleurs dans ses vêtements, ne se plaint plus de ses douleurs, allume plus souvent radio et télévision.
Pour Alex et moi, c’est le Pérou ! En truandant un peu (juste un peu), nous avons réussi à obtenir chacun une aide au logement qui couvre pratiquement notre part de loyer. En fait, chacun a déclaré la totalité du loyer… Nos dépenses alimentaires sont au plus bas et en plus nous touchons des petits salaires. La vie est presque facile, dégagés que nous sommes de la plupart des tâches quotidiennes. Nos résultats s’en ressentent, surtout pour Alex qui a peu de facilités. Le fait de travailler ensemble l’aide aussi beaucoup, et moi, en lui réexpliquant le cours, je l’intègre plus complètement. Une entraide mutuelle en quelque sorte.
Puis il y a les week-ends chez Alex. Sa mère vient nous chercher le vendredi soir, et je comprends pourquoi Alex ne peut pas vivre là à l’année, pourquoi aussi ils ne peuvent pas abandonner cette maison. Des kilomètres de petites routes en pleine forêt et garrigue, où l’on ne dépasse guère le 40, et enfin près d’un kilomètre de chemin de terre. Rien de pratique, mais une fois franchie la grille automatique en fer forgé, l’allée serpente entre les pins et débouche soudain sur la bâtisse, une immense construction en L, blanche, couverte de tuiles canal comme il se doit, avec les arcades d’un auvent sur tout l’angle intérieur donnant sur une immense piscine. Sol de marbre partout, grandes baies coulissantes, un véritable Riad marocain, un palais des mille et une nuits. Le papa avait vu grand, très grand. Le point de rencontre des deux ailes comporte un étage avec terrasses abritées, le tout surplombant la vallée et permettant de voir jusqu’à la mer. Je suis estomaqué.
Le calme est garanti, pas de voisins à moins de dix kilomètres. On me fait visiter, l’intérieur vaut l’extérieur, d’ailleurs tout est conçu pour que les deux espaces se confondent harmonieusement. Le décor est hyper moderne de bon goût et de qualité, sobre, clair, la très grande classe. Soudain, Liliane me paraît un peu décalée par rapport à cet environnement, sa petite taille et son léger embonpoint de femme mûre, certainement. On se serait plutôt attendu à voir les lieux hantés par des silhouettes élancées de starlettes, figurantes de l’opulence dans les films populaires. L’attraction principale étant la piscine, on m’invite à en profiter, mais je réponds penaud que je n’avais pas prévu de maillot.
Je crains surtout mes réactions naturelles, qui peuvent trahir à tout moment ce que cette femme m’inspire. Il suffit d’ailleurs qu’elle se dévêtît avec grâce avant de plonger pour que ma virilité se mette à palpiter. Alex en fait autant, je suis le mouvement. Heureusement, l’eau encore fraîche en ce début de printemps calme vite mes ardeurs. Quand le soleil se couche derrière la colline, des lumières s’allument automatiquement sous l’eau et sous les auvents. C’est féerique. Je plonge à plusieurs reprises pour admirer le corps dénudé de Liliane. Il manque de finesse, de taille, mais il est en même temps diaboliquement pulpeux. La poussée d’Archimède supprime toute pesanteur et donne à ses seins gros et lourds une magnifique tenue. Une nouvelle bandaison est proche. Il faut sortir pour aller dîner, et mes deux hôtes se sèchent et restent dans le plus simple appareil. Normal pour Alex que sa mère ne le fasse pas bander, mais moi… Moi, je prétexte un début de mal à la gorge pour enfiler mon pantalon et un T-shirt. Liliane me jette un regard entendu, pas dupe. Pire, la table de salle à manger est en verre, et laisse tout voir de ce qu’il y a en dessous. Quelle épreuve !
Je crains le pire pour la nuit, mais tout est calme et serein, hormis les cris des oiseaux de nuit. Vers cinq heures, j’entends la voiture démarrer, c’est vrai qu’Alex va travailler. Je me rendors en surveillant la porte de ma chambre, une intrusion de Liliane ne m’aurait pas étonné, je la souhaite presque.
Les choses sérieuses commencent après le café, servi par une Liliane nue sous un déshabillé vaporeux et transparent, une des créations coquines qu’elle vend en marge des produits de beauté. Pendant le petit plongeon du matin, alors que je reprends mon souffle face au soleil, accoudé à la margelle de marbre, elle vient se coller à moi, ses gros seins sur ma poitrine et, levant son visage vers moi, elle questionne :
Je m’empare enfin de ces deux gros seins qui m’ont tant nargué. Notre baiser commence dans la piscine et se termine à l’étage, dans la « suite » du maître de maison. Dans un décor de rêve, sur un immense lit rond au matelas liquide, sensations inouïes, la maman d’Alex m’offre son corps charnu sans la moindre réticence. Affamée de sexe et de plaisir, elle guide ma piètre expérience vers des territoires inconnus. Sa bouche, ses mains, ses seins, sa chatte, son cul tirent dans ma tête médusée des feux d’artifice incroyables. C’est le bruit du moteur par la baie grande ouverte qui met un point final à nos ébats, le break ronfle en attaquant l’allée de la colline. M’entraînant par la main, elle dévale l’escalier de marbre et me propulse dans l’eau avant d’y plonger aussi, laissant derrière elle des auréoles nacrées flottant en surface. L’eau fraîche me ramène d’un coup sur terre et je pense soudain à Alex, j’en bois une tasse. Mais Liliane nage paisiblement, léger sourire aux lèvres, et hèle gaiement son fils. Il vient nous rejoindre.
Pour m’en souvenir, je m’en souviendrai. Car nous ne sommes que samedi. Et Alex travaille encore le dimanche matin et se couche donc de bonne heure, nous abandonnant sa mère et moi. La Tramontane s’est levée et nous sommes tous trois sagement couverts, pas question de bain de minuit. Alors Liliane me fait visiter le sous-sol. Encore plus grand que la maison, il inclut la piscine et sa machinerie, avec des hublots pour voir sous l’eau. Le garage est digne d’un parking public, et il y a aussi des salles de jeux, billard, ping-pong, et une quasi-boîte de nuit avec sono et éclairages, permettant de s’amuser sans trop de bruit pour la maison. De la pure folie ! Ce mec était totalement mégalo. Entre deux baisers et caresses profondes, je m’en confie à Liliane. Elle approuve tout en modulant ce jugement :
Une nuit mémorable suivie d’une matinée encore plus phénoménale. Liliane profite de l’absence de son fils pour laisser libre cours à ses vocalises et rugissements. C’est ravageur, sans limites. La quadra qui tire ses dernières cartouches. Il est temps qu’Alex rentre, je suis sur les rotules, couilles vidées jusqu’à la dernière goutte. L’après-midi, nous faisons une balade dans la pinède, somptueuse, bruissante et odorante. On comprend vite pourquoi les incendies se propagent à grande vitesse dans ces régions : un mégot et c’est le barbecue assuré.
Alex ne disait rien. De manière générale, il était peu bavard, encore moins en présence de sa mère qui avait dû l’étouffer un peu par report d’affection. Ce n’est qu’une fois rentrés, moi à l’arrière du break entre nos deux paquetages qu’il me dit :
La semaine passe très vite, les partiels approchent et le verbe unique est « bosser ». Je suis presque surpris le vendredi soir, en rentrant le dos moulu de chez mon maraîcher, de voir le break bariolé de Liliane qui vient nous chercher. Eu égard à mon dos en compote, Alex s’installe à l’arrière du break, s’y couche et s’endort presque aussitôt. Liliane, muette, mais sourire coquin aux lèvres, retrousse sa jupe de cotonnade légère, prend ma main et la pose sur sa cuisse. Elle roule ensuite très doucement pour faire durer le plaisir, basculant son bassin pour m’offrir sa chatte déjà humide. Malgré le boucan du diesel, je craignais un moment que le clapotis de mes doigts dans ce sexe détrempé ne réveille mon ami. Il me semble qu’on n’entend plus que ça dans l’habitacle. Peu avant la partie en terre, le clitoris de Liliane l’amène où elle souhaitait et la fait se contracter violemment. Elle veut alors me faire lâcher prise, je refuse. Elle insiste avec des regards suppliants, je continue mes massages, insupportables quand l’orgasme vient de vous faucher. Elle accélère alors brutalement et le raidillon de terre est grimpé à toute allure, dans un nuage de poussière et des bruits de cailloux arrachés, couvrant les gémissements de mon amante qui grimace au volant.
Le moteur s’arrête, je suce mes doigts, Alex s’éveille. Il fait très chaud, et Liliane et moi sommes même en sueur, la piscine s’impose. Le temps de quitter mes fringues en leur tournant le dos, je bascule dans l’eau fraîche avec ma queue dressée, prête à l’emploi. Plouf et ouf ! Après une heure de jeux et de barbotage, nous dînons sur la terrasse au soleil couchant, en l’absence totale de vent. Le rosé aidant, nous plaisantons avec entrain, la poitrine de Liliane s’agite et se trémousse sous mon nez, je me remets à bander sans même y prendre garde et trouve cela délicieux. C’est Alex qui rompit le charme :
Théâtrale, Liliane se lève pour vérifier la véracité de la chose, puis elle met un genou en terre et joint les mains :
Tout le monde applaudit et rit aux éclats, je suis malgré tout un peu gêné et tente vaguement de m’excuser.
Bon, ben voilà. « Débrouillez-vous avec ça » qu’il a dit. Et ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Si Alex avait donné sa bénédiction, en quelque sorte, il ne fallait pas s’en priver. Liliane enfourche mes genoux, me bécote à pleine bouche, puis s’empale sur mon membre dressé. En quelques minutes de cavalerie de haute précision, je déverse une semaine de réserve dans ce corps pleine pulpe que je palpe à pleines mains. Un pur délice. Et l’on continue dans sa chambre une partie de la nuit, et encore toute la matinée. L’appétit de Liliane ne se dément pas, le mien non plus. Je trouve une inspiration nouvelle dans ses formes pleines, renforcée par le naturel qu’elle a d’accepter ou de solliciter toute sorte de fantaisies, sans faire le moindre chichi contrairement aux filles de notre âge. Nous baisons en toute liberté, jusqu’au bout de nos fantasmes. Et c’est bon.
L’après-midi, je décide de m’attaquer à cette foutue pompe. Alex m’aurait bien aidé, mais il a peur d’échouer aux partiels et décide de s’enfermer pour réviser. Je trouve tous les outils nécessaires au fond du garage et commence mon investigation, Liliane sur mes talons. Elle me montre un chariot portant une lance d’incendie, un tuyau de gros calibre d’une centaine de mètres sur un dévidoir, que l’on peut brancher quelque part sur la cascade, mais elle ne sait pas où. À l’arrière de la sculpture, une plaque de marbre n’est pas scellée et découvre l’arrivée du tuyau, avec une vanne permettant de basculer sur une prise où l’on peut raccorder la lance. Mais la pompe doit être en sous-sol. Il faut contourner le bassin de la piscine en partant du garage jusqu’au milieu du côté opposé. Il fait sombre, juste éclairé par la lumière blafarde des hublots.
Nous finissons par trouver un interrupteur, et des néons palpitent avant de faire plein jour. Liliane en profite pour me tripoter à tout bout de champ et je le lui rends bien. Nous avançons dans un bric-à-brac de vieilleries, seul endroit un peu humain de ce palace impeccable à l’excès, jusqu’à ce qui semble être un gros pilier de soutènement. Mais il est percé d’une porte métallique fermée par une serrure. Logiquement, la pompe ne peut être que là. Et bien sûr, Liliane ignore où peut se trouver la clé. Elle m’autorise à user d’un pied de biche, ce qui ne plaît pas du tout à la porte qui finit par céder, un peu gondolée. La pompe est bien là, en apparence impeccable, avec son tableau électrique, ses vannes, son tuyau d’arrivée venant du fond de la piscine et son tuyau de départ montant verticalement. Mais la lampe de poche révèle une anomalie : un fil d’alimentation de la pompe a été déconnecté du tableau. Ça, ça ne se fait pas tout seul, c’est volontaire. Premier mystère. La vanne d’alimentation elle aussi est fermée, volontairement également, à n’en pas douter. Pour en avoir le cœur net, je rebranche le fil un bref instant, juste le temps de vérifier si le moteur fonctionne encore. Pas de problème, malgré la rouille et les années, le moteur ronronne bientôt très régulièrement. Je l’arrête vite, supposant que c’est l’eau qui doit lubrifier l’engin en fonctionnement normal, et là c’est à sec.
Défaire deux mahous colliers qui ont été serrés il y a plus de quinze ans, à quatre pattes dans un placard sombre, ce n’est pas de la tarte. Enfin, avec du dégrippant et quelques légers coups de marteau, les bêtes cèdent. Le tuyau annelé reste encore suffisamment souple pour sortir de son logement sans craquer, et là, nouvelle surprise ! À quelques centimètres, au niveau de l’enfoncement de sortie de pompe, il y a… un bouchon de liège. Un de ces gros bouchons que l’on met sur des pots de terre ou de verre. Lui non plus n’est pas venu là tout seul. L’étonnement passé, on se dit que ce bouchon doit cacher quelque chose, et une certaine fièvre de curiosité s’empare de nous. Mais comment enlever ce bouchon ? Soit on coupe le tuyau imposant de le changer, soit on parvient à retirer le bouchon ou à le fragmenter. Je crains qu’il ne s’enfonce un peu plus en le triturant.
Une vrille ne parvient pas à le décoller, j’entreprends donc de le rogner avec un cutter et un ciseau à bois. Liliane va me chercher un tabouret et une poubelle pour que je puisse travailler plus aisément et ne pas mettre de déchets de liège partout, surtout dans le corps de pompe. Une demi-heure plus tard, le bouchon ne tient plus que par le collage du temps sur un tiers de son pourtour. Je suis épuisé et en nage. Liliane m’apporte une bière en courant de peur de rater l’instant de la découverte. Et l’instant arrive, brutalement, sans prévenir. Une cascade métallique déferle dans la poubelle. Une cascade qui n’en finit pas. Et la poubelle se remplit, et ça continue. Quand ça s’arrête enfin, nous sommes l’un en face de l’autre, effarés. Nous venons d’assister à une cascade de pièces d’or. Une pleine poubelle. Des centaines, des milliers peut-être… J’en prends une, pièce américaine de vingt dollars. Plus de mille euros la pièce ! C’est une fortune. Liliane s’écroule sur moi, secouée de spasmes et de sanglots.
Tiens, elle me tutoie soudain. Elle est tétanisée, à la fois abattue et folle de joie. Elle veut courir chercher Alex, je l’en dissuade : il a besoin de toute sa concentration pour réussir ses exams, il peine déjà pas mal. Et de l’argent maintenant, ce n’est pas toute une vie assurée. Elle est ébahie par ma lucidité, mais je n’ai aucun mérite parce que je ne suis pas concerné…
L’effet de la cascade ajoute un cachet indéniable à la piscine, et la terrasse résonne maintenant d’un glouglou rafraîchissant. L’or, c’est lourd. Et une poubelle d’or, c’est très lourd, genre moins de cinquante kilos. On l’allège avec des cuvettes et des sacs avant de la traîner au jour. Liliane veut qu’on se cache, je me moque d’elle en lui disant qu’elle veut bien montrer son cul, mais pas ses louis. On s’aperçoit qu’en fait il y a plusieurs types de pièces : américaines surtout, mais aussi mexicaines et d’Afrique du Sud, que des grosses à plus de 1000 € chacune. Au poids, il y a entre quatre et cinq mille pièces, soit plus de cinq millions d’euros : sacrée tirelire, sacrée assurance-vie ! Finie la galère et l’avenir d’Alex est assuré s’il ne déconne pas. Une fois triées, on range tout dans des boîtes et des sacs pas trop lourds, que Liliane puisse manipuler sans peine.
Je choisis, un truc dont j’ai entendu parler, mais que je n’ai jamais goûté : du Dom Pérignon. Un breuvage à plus de 150 € la bouteille. Et c’est vrai que c’est bon, exceptionnel même. Après deux flûtes chacun, nous décidons d’arrêter avant d’être pompettes et Liliane monte la bouteille dans sa suite pour… cette nuit. Je rejoins Alex qui bosse toujours, l’aide à se débloquer sur deux ou trois exercices, et le pousse à prendre un peu de repos et de détente.
La soirée est agréable, Liliane est particulièrement enjouée.
Liliane applaudit à nos bêtises, se joint à nous pour chanter le générique de Zorro, et s’enveloppe fièrement de la nappe pour retourner à sa cuisine d’un pas de reine d’Égypte. Puis Alex va se coucher, je reste un long moment regarder les étoiles dans un ciel particulièrement pur, étendu sur un transat près de Liliane qui me tient la main.
Dans le noir absolu où les masses ne se distinguent que par absence d’étoiles, la maman d’Alex met fin à la conversation en me prodiguant une fellation aussi inattendue que délicieuse. Sa gourmandise me ravit. Puis, me laissant en suspens, elle me guide à sa chambre dans le noir, accroché à ses hanches. Le champagne de luxe nous attend, j’en verse quelques gouttes sur elle pour le plaisir de la lécher. Une nuit torride commence. Elle se prolonge en matinée après le départ d’Alex, sa mère assouvissant un vieux fantasme : se faire sodomiser sur la terrasse haute en contemplant la mer au loin. Je me rendors jusqu’au retour de mon ami. L’orage éclate en début d’après-midi, nous contraignant à rester à l’intérieur. Alex s’enferme de nouveau pour travailler, et je discute avec Liliane que la présence de cet or rend nerveuse.
Nous regardons l’historique des cours de l’or sur l’ordinateur. En dix ans, la valeur des pièces a été multipliée par plus de trois. Quel placement peut donner plus de 300 % d’intérêts en dix ans ? Aucun. Liliane est convaincue et rassurée.
Révisions et examens sont le programme des semaines suivantes, même pour moi, car nous avons détecté quelques faiblesses avec mon tuteur. Pourtant, nous continuons à passer les week-ends chez Alex, il semble que je n’aurais pas pu me passer du corps de Liliane, pas plus qu’elle de moi. Qu’Alex ne se doute de rien m’étonne vraiment, car nous sommes de moins en moins prudents et discrets. Nous nous tutoyons désormais en permanence et notre liberté verbale augmente insensiblement au fil du temps. Liliane me rend des comptes sur ce qu’elle a fait avec les banques comme une petite fille, et elle commence à dépenser sa fortune. Une voiture d’abord, autre que son break commercial. Elle a choisi une Alfa Roméo blanche, à la fois sportive et discrète, et elle prend des cours de fitness, suit un régime. Peu à peu, son corps s’affine, elle perd un peu de cette bouée qui enrobe sa taille. Les bains dans la piscine tournent à l’objectif du kilomètre, les balades au jogging, mais nos jeux amoureux restent toujours torrides et totalement débridés. J’ai avec elle une liberté que je n’ai jamais encore connue, et tout m’est permis dès qu’Alex a tourné les talons. Je me rassasie de sexe chaque week-end avec toute la fougue de mes vingt ans qui approchent.
Mon anniversaire a lieu la semaine des résultats aux examens. Nous sommes tous les deux reçus assez brillamment et, comme promis, Liliane nous emmène fêter ce double événement dans un grand restaurant, une table étoilée du coin. Je n’ai encore jamais mangé dans ce genre d’établissement, je suis un peu impressionné, d’autant que Liliane a exigé que nous portions des costumes et elle-même est en robe longue. Son amaigrissement est soudain mis en évidence et la spécialiste des produits de beauté s’est concocté un maquillage si sophistiqué qu’on lui donnerait notre âge. On annonce à Alex la bonne nouvelle du trésor retrouvé. Il reste un moment tétanisé, fourchette levée et bouche ouverte, puis conclut par :
S’ensuit le « ça s’arrose » de mon anniversaire et nous rentrons passablement éméchés, un peu dangereusement sur ces petites routes sans gendarmes, et nous achevons notre cuite avec une bouteille de grand armagnac. Liliane met de la musique et nous dansons tous trois quelques rocks endiablés puis une longue série de slows à trois. Alors que je frotte ma queue dilatée sur les fesses de Liliane qui enlace son fils, je l’entends s’étonner :
Et à mon grand étonnement malgré l’alcool, Liliane roule une pelle magistrale à son fils et crie :
Arrivés dans sa chambre, Alex se jette sur sa mère en arrachant ses vêtements et se met à la bourrer de grands coups de queue en hurlant :
Et c’est vrai que, dans le brouillard alcoolique, moi aussi je suis excité de voir ma maîtresse se faire défoncer par un autre, son fils qui plus est. Puis Liliane chevauche son rejeton en lui dévorant le visage de baisers, je m’enfile dans son trou resté libre en la traitant de salope, elle hurle qu’on ne l’a jamais aussi bien baisée, et notre furie tardive ne cesse qu’au lever du jour, par épuisement des forces, laissant sur le grand lit rond deux jeunes queues ramollies et une femme dégoulinante de fraîches semences par tous les orifices.
Je me réveille le premier de cette nuit hallucinante, descends faire couler un litre de café, j’en bois la moitié. Liliane me rejoint peu après, ravagée par nos ébats.
Elle m’emmène jusqu’à la bibliothèque, qui a été le bureau de son défunt mari. Elle sort un album de photos et là j’hallucine. Je regarde les photos de Marc jeune, le père d’Alex, et en fait je vois Alex dans quatre ou cinq ans. Le même, exactement le même. Physique, attitudes, coupe de cheveux, son père à l’identique.
Que voulez-vous dire à cela, sinon qu’elle a un sacré grain la Liliane. J’espère seulement qu’Alex pourra s’en tirer un jour, mais ce jour-là il devra faire enfermer sa mère en psychiatrie. Malgré mes protestations, ils tiennent à me donner une petite boîte de cinquante pièces d’or, « pour me lancer dans la vie » et « en gage de notre amitié » ajoute Alex qui ne semble pas du tout troublé par la nuit qu’il vient de vivre. Au contraire, il tient sa mère amoureusement par l’épaule tandis que je dévale le chemin à pied, ayant décidé de prendre le bus au hameau du coin, trop heureux de fuir ce palais de fadas, comme on dit dans la région. La grille de fer forgé se referme derrière moi sur ce couple improbable.