| n° 20247 | Fiche technique | 33029 caractères | 33029Temps de lecture estimé : 19 mn | 09/05/21 |
| Résumé: Elise poursuit son analyse, elle découvre des pans cachés de sa personnalité. | ||||
| Critères: ff fépilée revede massage caresses init | ||||
| Auteur : Reveur73 Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : La vie ordinaire, la vraie Chapitre 06 | Épisode suivant |
Rappel des épisodes précédents :
Un matin d’automne :
Lou, jeune femme comblée par un mari charmant, aimant et des enfants adorables, profite d’une matinée ensoleillée au bord de sa piscine.
Quelques instants après son plaisir, la capitaine de gendarmerie Élise D. lui apprend le décès accidentel de son mari. Lou s’effondre.
La renaissance d’Élise :
Élise D. Capitaine de gendarmerie, surprend son mari dans les bras d’une autre. Choquée, vexée, elle veut le reconquérir et met tout en œuvre pour retrouver ses bras qu’elle avait oubliés.
Élise renaît pour elle, et les siens :
Élise D. tente de s’expliquer auprès de son mari. Trop tard, il la quitte, lassé de trop de distance et d’indifférence. D’un tempérament dur, retenant ses échecs comme des leçons de vies, elle s’engage dans un changement profond de sa vie. Ce sera dur, sans doute long, mais elle veut se faire aider.
Des sensations bizarres :
Élise D. poursuit son évolution, elle se bat contre elle-même. Elle découvre une partie d’elle-même qui la surprend, mais elle veut savoir qui elle est, comprendre ce qu’elle ressent
Une chaude soirée d’été :
Lou et Pierre profitent d’une de leur dernière soirée avant le retour des jumeaux, et leur vacances familiales
Note aux lecteurs:
Les aspects psychologiques abordés dans ce chapitre sont une réflexion personnelle tirée de la lecture de différents articles sur internet. Ils n’ont aucune prétention thérapeutique.
Été 2017
Point de vue d’Élise
Cela fait maintenant un an que nous sommes séparés avec Jean. Après des progrès importants au cours des premiers mois de notre séparation, la distance prise avec mon travail. Je suis sans cesse rattrapée par mes démons. C’est difficile de diriger une brigade de gendarmerie. Les sollicitations sont très nombreuses. L’intensification des contrôles Vigipirate, la pression mise par le gouvernement sur la sécurité routière, les contraintes administratives imposées sont de plus en plus pesantes. Le temps passé au travail est important et le fait d’être seule à la maison n’arrange rien.
Le commandement régional voulait me proposer en début d’année, devant l’efficacité de mon travail de me promouvoir avec une mutation. J’ai eu droit à plusieurs entretiens avec mes supérieurs pour leur faire valoir ma condition familiale. J’ai fini par la leur faire admettre, avec beaucoup de discussions et d’explications, en m’appuyant sur les évolutions de la condition féminine au sein de l’armée pour qu’ils acceptent de me laisser en poste. J’ai dû m’engager fermement pour leur démontrer que malgré le temps de présence long que je leur demande sur mon poste, les résultats ne faibliront pas et que je poursuivrai avec efficacité ma mission. Un départ de Nyons serait pour moi une catastrophe familiale, une séparation de mes enfants ce qui ne serait pas supportable pour eux, pour Jean… et pour moi.
Sur le plan familial, cela se passe très bien avec les enfants et l’organisation que nous avons retenue avec Jean est très satisfaisante. Les enfants y trouvent leur compte. Nous faisons, lui comme moi, tout notre possible pour trouver les solutions à tous les obstacles qui se présentent à nous. Même avec Maryse, j’ai fini par trouver le bon équilibre pour les quelques échanges que nous devons avoir. Nous faisons tout ce qu’il faut pour que les liens de cette famille éclatée restent sereins pour le meilleur de nos enfants.
Pour ce qui me concerne, ma vie sentimentale est en sommeil le plus total. La psychothérapie que j’ai engagée piétine. Je voudrais pourtant que tout aille plus vite… mais le problème est en fait très profond. J’aurais aimé me réveiller un matin avec un nouvel horizon, un nouvel objectif, une assimilation de tous les obstacles, les freins que j’ai mis pendant tant d’années dans mon corps, mon cœur et ma tête.
Les séances s’enchaînent et nous remontons le temps en plongeant toujours plus loin dans mes souvenirs. Avec beaucoup de concentration et de patience, nous sommes remontés jusqu’à mon adolescence. Mon psy a été intrigué par les événements que j’avais notés lors des mois de juillet, août, et septembre 2016 et que je lui ai relatés. Il a été surpris par la précision de ce que je ressentais et le trouble que cela avait généré en moi. Pour aider à faire remonter les souvenirs, mon médecin m’a demandé de me replonger dans les albums photos de ma jeunesse. Selon lui, les photos sont de bons moyens pour faire émerger des souvenirs enfouis, mais plus ou moins marquants ayant potentiellement une influence sur l’évolution de ma personnalité.
Ces recherches m’ont permis de beaucoup échanger avec mes parents sur cette période de ma vie qui, je dois le dire, est un peu passée aux oubliettes. Ma famille est plutôt traditionaliste, sans être à cheval sur la pratique religieuse, il n’en reste pas moins que la rigueur catholique et des bonnes mœurs qui y sont décrites ont été largement martelées dans nos cerveaux à mon frère et moi. Ce qui explique en partie mon attitude distante à l’égard de Jean, mais pas ma réaction envers les femmes qui m’ont émue l’an dernier et dans certains de mes rêves ou cauchemars depuis.
Notamment, certains souvenirs de camarades depuis perdus de vue ont ressurgi au détour de nos conversations
À cette époque, j’étais très admirative de mes parents, socialement bien insérés dans la société. Mon père avait un statut de cadre dans une grande entreprise de la région Lyonnaise, et ma mère, professeur d’anglais dans un lycée privé, souvent partie en Angleterre dans des écoles privées pour parfaire son apprentissage de la langue de Shakespeare durant ses vacances. Mes parents n’ont pas vraiment donné un ton libertaire à notre éducation… Pas plus que mes grands-parents, d’ailleurs, tout aussi stricts à notre égard.
Cependant, je n’ai pas le souvenir d’avoir souffert de cela. Chez nous, il était normal de respecter les traditions familiales. Puis dans tout ce fatras mémoriel, m’est revenue une histoire que nous avions largement commentée dans la famille. Elle ne me concernait pas directement, mais visait un camarade de mon frère aîné… 18 ans cette année-là.
À cette époque, en 1994, j’avais 15 ans. Tous deux en lycée privé, mon frère passait son bac, moi j’étais en seconde, j’avais un an d’avance. Je sortais peu, voire pas du tout, la discipline familiale…
Un soir juste avant les résultats du bac, ce devait donc être début juillet, mon frère a abordé le sujet de l’homosexualité d’un copain à lui, il venait de faire son coming out. À cette époque, même si le gouvernement de Mitterrand en 1982 avait ramené la majorité sexuelle des homosexuels au même âge pour les hétérosexuels et reconnu leur droit au logement (eh oui, un mode de vie homosexuelle pouvait être la cause d’une annulation de bail d’habitation avant 1982 !) l’homophobie était une règle établie dans bien des familles. La nôtre en l’occurrence faisait partie de celle-ci. Mon frère et moi lors de cette discussion avions reçu une leçon de morale et un avertissement sans contestation possible :
À l’époque, il n’était pas question pour moi, ou mon frère d’ailleurs de contrarier les références sacrées de la famille. Nous étions immergés dans l’obéissance sans faille, parfois un peu moqués par nos camarades de classe d’ailleurs, car les sorties étaient quasi inexistantes, ou alors avec des moyens d’encadrement interdisant toute rébellion possible. Pourtant pas outrancier sur la pratique religieuse, nos parents imposaient une réglementation digne des croyants pratiquants, presque traditionalistes. Cela peut paraître surprenant, mais pourtant… Ces gouvernements de gauche ouvrent la porte à n’importe quoi, répétaient-ils à qui voulait l’entendre !
Cette phrase revenue d’un coup du fond de ma mémoire, me glace le sang… Je l’avais totalement oubliée. L’horreur ! Si je n’avais pas fait cet effort de mémoire en m’appuyant sur les discussions avec mes parents et mon frère jamais je ne serais rappelé de l’incident. Dans les discussions que j’ai pu avoir avec mon frère à ce sujet, depuis mon divorce, je lui ai demandé s’il avait des nouvelles de ce copain… Sa réponse affirmative m’a surprise, il l’a revu à plusieurs reprises pour des raisons professionnelles. Il vit maintenant avec un ami, et semble heureux et est très bien intégré socialement. Ils ont déjeuné ensemble lors de réunions et mon frère n’est pas choqué de son mode de vie. Nous sommes tous deux d’accord sur l’évolution des mœurs et notre esprit s’est ouvert sur le sujet, sans tabou.
Mes parents eux sont moins ouverts, ils semblent accepter maintenant, mais vu la froideur du propos, une annonce familiale de ce type risquerait de faire des vagues.
Dans la séance qui suivait ce brainstorming, chez mon psychologue, nous avons longuement échangé sur ce sujet. Je lui ai fait part de ma surprise de l’oubli complet de cette phrase, de ce choc, lié à la peur des représailles et des émois que je ressens lorsque je vois ou pense à une jolie femme ; de ma froideur dans mes rapports physiques avec mon ex-mari, mon peu d’enthousiasme…
Pour lui il est possible que cette phrase en plein milieu de ma phase d’éveil sexuel, à 15 ans, ait pu inhiber les choses qui m’interpellent maintenant. Quand on est jeune et que l’on ne veut pas froisser Papa et Maman, on peut gommer ce qui les dérange, sans même s’en rendre compte. Suivant l’état d’esprit dans lequel on se trouve dans cette période de notre vie, il est possible qu’une telle phrase ait eu cet effet, bloquant tout développement potentiel de cette orientation sexuelle. On obéit à Papa et Maman et on ne dérange pas la structure familiale idéalisée.
Les émotions, jusque-là contenues dans mes séances, ont pris le pas, et quelques larmes s’écoulent. Mais ce n’est pas forcément de la peine, non ! C’est un peu comme une émotion, une découverte, de la raison de mon comportement avec Jean. En fait, je reproduisais le modèle de mes parents, cette découverte m’émeut, et m’attriste peut-être un peu tout de même, car je ne pensais pas qu’ils m’avaient formatée à ce point. Je ne voyais rien. Jean, peut-être s’était-il rendu compte de quelque chose ? Ses câlins, ses tentatives de rapprochements que je fuyais, prise dans cette image du couple sans complicité, étaient sans doute des bouteilles lancées à la mer pour me signaler… un danger ?
Je me sens légère lorsque je ressors de cette séance. On verra comment cela évolue, mais un poids semble avoir été enlevé de mon corps !
Là tout de suite je ne pense qu’à une seule chose, mes vacances qui vont arriver en août, quelques jours chez mes parents avec les enfants, puis deux semaines à la mer avec les enfants. Comme ils partent à la montagne avec leur père et Maryse, ces « veinards » profiteront de vacances variées !
Prise soudain d’une envie folle, j’appelle Marie, mon esthéticienne, malgré ma volonté ferme, j’ai toujours repoussé ce massage qui me fait tant envie ! Là, je veux le faire, je sens que j’en ai besoin pour expulser les fragments de ce qui vient de sortir de moi. Je l’appelle de suite. Une chance inouïe, elle a une place d’une heure et demie à 17 h 30 le dernier jeudi du mois de juillet… Juste pour me détendre complètement avant les vacances ! C’est parti ! Une heure trente pour un massage de tout le corps !
Jeudi 27 juillet 2017 – 17h30
Je suis juste à l’heure devant le salon de Marie, j’ai eu le temps de passer à la maison prendre une douche rafraîchissante après cette journée chaude, plus de 30 °C… Je me sens bien, mais un peu tendue tout de même à l’idée de ce massage total de mon corps.
La séance d’épilation se passe très bien et rapidement, depuis un an maintenant la douleur est bien moindre et l’effet de l’habitude fait que je suis moins sensible aux mains professionnelles de Marie. En un quart d’heure, l’affaire est faite.
Pour le massage, Marie me propose de passer dans un salon spécifique, avec une table légèrement plus haute et plus étroite, plus confortable. Une lumière tamisée et une musique douce rendent l’atmosphère très apaisante. Marie me décrit la séance :
Je suis un peu surprise par son propos, être totalement nue me gêne un peu… Marie me laisse me déshabiller. Enfiler ces pièces en papier me dérange, ce n’est pas très confortable… Et puis depuis ma découverte de la nudité sur ma terrasse l’année dernière, j’ai souvent renouvelé cette expérience lorsque les enfants ne sont pas là, à chaque fois avec plaisir et de moins en moins honteuse. Je me suis même mise à bronzer nue, et mon corps halé sans marque est joli à regarder. Je décide finalement de m’allonger nue sur la table, recouverte d’une épaisse serviette en coton très douce.
Je reste ainsi, sur le ventre, pendant moins de cinq minutes, puis Marie arrive. Ses mains entrent en action, le gommage associé à la crème hydratante est une pure merveille. Les yeux fermés, je sens les petites granules rouler sous les paumes et les doigts de Marie. Je me sens envelopper par les gestes lents et fermes de ma praticienne. Ma peau est étirée, roulée, frottée, pas une parcelle n’est oubliée. Une couche argileuse finit par me recouvrir entièrement et je suis emballée dans une étoffe en vinyle, comme du papier alimentaire. Je ne saurais dire combien de temps je suis restée ainsi… car Marie a laissé le temps à cette argile de s’occuper de ma peau.
À son retour, Marie me parle très doucement, sa voix est presque un chuchotement, mon endormissement n’était pas loin, elle l’a remarqué.
La douche enlève toutes les traces du produit verdâtre qui commençait à sécher sur ma peau. Une fois bien propre, rincée et séchée, Marie m’invite à m’allonger sur le ventre, pour le massage aussi, je choisis de rester nue.
Marie verse avec délicatesse l’huile de massage sur mon dos, elle me prévient lorsque ses mains vont toucher mon corps pour que je reste totalement détendue. Dans un murmure, elle ajoute :
Ses mains se sont posées dans le creux de mon dos pour étaler l’huile sur toute sa surface, jusqu’à mes fesses dont ses doigts viennent recouvrir la peau de ce lubrifiant parfumé au Tiaré. Dès le premier passage sur mes reins je suis parcourue d’un frisson de tout le corps.
Ses mains se font plus fermes, les chatouilles disparaissent, mais le massage plus profond provoque d’autres sensations plus langoureuses. C’est un ballet divin qu’elle me propose, partant des épaules pour redescendre de chaque côté de mon dos, le long de mes côtes, ses doigts effleurant le contour de mes seins écrasés sur la serviette moelleuse. Elle remonte le long de ma colonne vertébrale agissant sur chacune de mes vertèbres avec une douceur incroyable. Les muscles de mes épaules cajolés me provoquent des frémissements insensés dans la nuque, je souffle profondément pour évacuer ces sensations délicieusement érotiques. Seule la musique nous enveloppe, la lumière tamisée donne une atmosphère féérique à la pièce. Je le sens et pourtant j’ai les yeux fermés. Le bâton d’encens libère sa fumée parfumée et enivrante dans la pièce.
Ma nuque est enveloppée de la douceur de ces mains huilées, je souffle profondément, pour ne pas laisser la place à des soupirs. Ce balai fou se poursuit, toujours plus appuyé, toujours plus onctueux, ses mains, ses bras, elle me couvre d’une sensualité effarante. Je sens mon corps doucement se réveiller sous ce traitement de rêve. Elle descend doucement sur mes fessiers qu’elle pétrit avec fermeté. Elle distend ces deux globes musclés, par mes footings et mes marches nombreuses. Je ne veux pas penser à la vue qu’elle a en faisant ce geste. Dans la continuité du geste, ses mains glissent sur mes cuisses jusqu’au pli du genou, lui aussi tellement sensible. Un soupir m’échappe, je ne peux le retenir, je me laisse porter. Elles remontent sur l’intérieur jusqu’au pli de mes fesses qu’elle étire de nouveau vers le haut, plusieurs fois ce geste est répété. Ses doigts agiles passant si près de ma vulve sans ne jamais la toucher, avec une précision de métronome, tel un pilote de Formule 1 enchaînant les virages toujours plus à la corde, sans ne jamais la mordre. Ces étirements répétés étendent les lèvres de ma vulve, tiraillent mon anus encore jamais soumis à un tel traitement. L’obscénité de ces gestes doit être inouïe, je ne veux pas y penser, tout est trop bon ! Au diable la morale conservatrice…
À leur tour mes cuises sont étirées, distendues et massées profondément, puis les mollets…. Mes pieds qu’elle remonte pour en masser la plante avec profondeur et délicatesse. Chaque orteil est étiré puis relâché, étiré puis relâché…
Difficilement, j’émerge de ce cocon dans lequel j’étais immergée. Je me positionne sur le dos sous sa surveillance pour éviter la chute du haut de cette table. Je me sens molle, mais tellement bien.
Elle se place au bout de la table, à ma tête. Ses mains au-dessus de mes seins remontent sous ma nuque, avec une délicatesse infinie, jusqu’à la base de mes oreilles… je frissonne et soupire d’aise, je viens de me relâcher encore un peu plus.
Les yeux fermés, j’attends son contact avec désir. Le ballet fou reprend sur mes épaules, des bras jusqu’aux mains, et les doigts subissent le même traitement que mes orteils… comme c’est bon de se sentir traitée ainsi, avec une bienveillance totale de la réception de mes sensations.
Je ne sais plus où elle est positionnée ni comment elle s’y prend, mais je sens ses mains se poser sur mon ventre et le masser de partout du pubis jusqu’à la base des côtes. Elles remontent sur ma poitrine, mes seins sont enveloppés par l’huile et ses doigts qui malaxent leur chair, tournant autour de mes tétons que je sens se gonfler de plaisir, le désir. Mes soupirs se calent sur le rythme du tournoiement de ces doigts sur ces parties si sensibles de mon corps. Rien ne leur est épargné, jamais ils n’ont subi des attentions aussi douces. Marie ne les pince pas et ne joue pas avec, elle passe dessus avec la paume de ses mains… c’est pire… j’ai envie de lui demander de les étirer, de les torturer. Élise, ça, tu ne peux pas, reste décente et profite simplement de son savoir, ne réclame rien.. ! Foutue voix de ma conscience, cela se voit que ce n’est pas elle qui subit ces traitements envoûtants.
Descente à nouveau sur mon ventre autour de mon nombril. Je sens une boule prendre forme dans mon ventre. Un désir qui monte inexorablement accompagné de mes soupirs plus appuyés. Marie ne dit rien, concentrée sur mon corps, sur mes sensations, sur ses mains qu’elle dirige avec une maestria parfaite. Descente sur les cuisses, passant si près de mon sexe. Mon sexe que j’ai dénudé pratiquement totalement de tout poil. Il ne reste plus qu’un mini trait qui part de sa pointe sur deux ou trois centimètres. Je trouve cela sexy. Je dois couler tellement l’excitation me dévore, mais je ne retiens rien, je ne veux qu’apprécier égoïstement ce traitement de reine. L’intérieur de mes cuisses est malaxé, les doigts malins frôlent, toujours plus proches, mes lèvres gonflées.
Les mains de Marie se font douces, mais restent fermes, le mélange de ces deux sensations est aphrodisiaque. Mon corps réagit totalement à ses soins, je sens une tension monter dans mon sexe, bien que Marie ne le touche pas… C’est une torture… mais que c’est bon.
Les doigts se concentrent maintenant sur mon ventre, entre mon diaphragme, mon pubis et le pli de mes aines. Ma peau est pincée, roulée, et chaque mouvement étire les lèvres de mon sexe, provoque le froissement de mon clitoris. Je sens mes hanches, indépendamment de ma volonté, suivre les vagues de ces massages. Je sens mes jambes s’écarter sous les sollicitations répétées. Les idées les plus folles me viennent à l’esprit. Je sens mon esprit se détacher de mon corps et me permettre d’observer cette scène démentielle !
Je me vois indécente, les yeux fermés avec un sourire crispé au coin de mes lèvres entre-ouvertes, les bras le long du corps. Mes doigts écartés plongés dans le coton moelleux de la serviette. Mes jambes s’ouvrant ostensiblement à chaque mouvement imprimé par le massage de Marie. Et Marie, belle, concentrée sur son ouvrage, un sourire aux lèvres, satisfaite de me voir ainsi abandonnée à son art.
Cette vision m’émeut, me serre la gorge. Sans rien souhaiter, sans rien commander, je vois mes hanches onduler, mon bassin suivre le rythme imprimé par ma bienfaitrice. Elle reste imperturbable et poursuit son ouvrage de déstabilisation. Ces doigts sont plus rapides, je vois ses mains remonter à l’intérieur de mes cuisses. Les deux pouces s’aventurent au creux de mes aines, remontent le long de mes grandes lèvres les pinçant l’une contre l’autre sans les toucher, remontent vers mon pubis en les étirant, entraînant inexorablement mon clitoris dans cette extension divine. Voir et sentir ces caresses répétées plusieurs fois provoque des piqûres électriques dans mon sexe, le fait monter en température, le ramollit. Puis la dernière provoque une étincelle, trop de tension, trop de chaleur, trop d’émotions… Cette étincelle allume la mèche de la bombe que Marie a façonnée de ses mains expertes.
Sans qu’elle n’ait directement touché mon sexe, un orgasme dévastateur embrase mon corps. Je me vois me contorsionner sur la table alors que la caresse de mon ventre se poursuit. Les cuisses grandes ouvertes appelant une attention plus profonde qui ne vient pas. Elle laisse mes mains recouvrir mon sexe et appuyer sur mon clitoris enflammé qui envoie un second séisme dans mon corps.
Je craque… Mes soupirs se transforment en râles, en gémissements profonds, puis en sanglots sans que je maîtrise quoi que ce soit. Je pleure, non pas que je sois triste, je pleure de cet apaisement qui m’envahit, de ce relâchement total qui me gagne.
Je sens Marie me caresser les joues, essuyer les larmes avec ses pouces.
Mon corps est secoué de sanglots, mais Marie poursuit son message de douceur, chuchotant des mots doux, sa voix m’apaise. Je me sens maternée, consolée. Ses mains enrobent mon cou, puis mes épaules, jusqu’au bout de mes doigts. Elles se posent sur mon ventre et le cajolent avec tendresse. Puis mes jambes qu’elle étend, qu’elle détend jusqu’au bout de mes orteils. Le calme revient en moi, je me sens vidée, épuisée. Marie remonte une serviette sur mon corps et me laisse dans la pénombre, bercée par cette musique dépaysante… je m’endors.
Quelques instants plus tard, je sens une caresse sur ma joue…
J’ouvre les yeux et vois Marie souriante, attendrissante. Moi je me sens bizarre, honteuse de cet abandon dont j’ai fait preuve il y a peu.
La décharge émotionnelle a été intense, une fois seule, les larmes coulent à nouveau, mais je sais, je sens que ce n’est pas de la tristesse ! Non, c’est un afflux d’émotions, fortes, une soupape qui s’ouvre sous la pression accumulée depuis trop longtemps comme me l’a dit Marie.
Je finis par me lever, j’hésite au moment de me rhabiller, je me sens tellement bien nue, uniquement enveloppée de l’odeur sensuelle de cette huile si douce, pourtant, il le faut bien… alors je me recouvre, la parenthèse est refermée pour aujourd’hui ! Mais quelle parenthèse ! Wahoo !
Marie m’accueille à la caisse, toujours aussi souriante et apaisée ! Cette femme est une source de douceur !
Je règle ce soin avec un peu de crème hydratante parfumée, je n’ai même pas noté clairement le prix ! C’était tellement beau ce cadeau que je viens de me faire.
De retour à la maison, je me suis mise nue, douchée, enduite de cette huile hydratante parfumée. J’ai mangé léger et suis allé me coucher. Pas envie de réfléchir, pas envie de débriefer, juste envie de dormir, nue, apaisée, heureuse dans mon corps !