| n° 20195 | Fiche technique | 40050 caractères | 40050Temps de lecture estimé : 23 mn | 12/04/21 corrigé 28/05/21 |
| Résumé: Élise s'apprête à charmer son mari pour donner une seconde chance à son couple. | ||||
| Critères: extracon essayage revede lingerie massage nopéné -initiatiq | ||||
| Auteur : Reveur73 Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : La vie ordinaire, la vraie Chapitre 03 | Épisode suivant |
Rappel des épisodes précédents :
Un matin d’automne :
Lou, jeune femme comblée par un mari charmant, aimant et des enfants adorables, profite d’une matinée ensoleillée au bord de sa piscine.
Quelques instants après son plaisir, la capitaine de gendarmerie Élise D. lui apprend le décès accidentel de son mari. Lou s’effondre.
La renaissance d’Élise :
Élise D. Capitaine de gendarmerie, surprend son mari dans les bras d’une autre. Choquée, vexée, elle veut le reconquérir et met tout en œuvre pour retrouver ses bras qu’elle avait oubliés.
21 h. Ça y est, nous nous retrouvons seuls avec Jean, au salon devant une série médicale qui vient de commencer… lui assis sur le canapé, je viens doucement m’asseoir à son côté et me love doucement contre lui. Je le sens se tendre, mais pas comme je l’aurais imaginé.
Je le sens gêné, hésitant… j’insiste un peu en approchant mes lèvres de son cou… je le sens inspirer profondément, le regard fixé sur l’écran de la télévision. Ma main vient se glisser sur son ventre, avec timidité. Je sens ses abdominaux réagir, ils sont fermes, bien entretenus, mais ils s’échappent alors que Jean a un mouvement de recul dans les profondeurs du siège.
Sa réaction me scotche, il attend une réponse.
Et pan !, prends ça dans le nez ! Aïe, cette phrase me fait mal, très mal, je me retire brusquement de son contact.
J’ose me lâcher un peu plus :
Surprise, déstabilisée par ce ces mots, je lance timidement, avec un petit mensonge, je ne veux pas qu’il sache que je l’ai vu :
Je suis perdue par ses paroles, mais dans le même temps elles me renvoient d’un coup toutes les images de mes refus répétés, de ma distance grandissante, de mes absences trop faciles justifiées par mon job, toujours mon job… Putain de job, putain d’honneur à bien le faire pour montrer ce dont je suis capable !
Je suis bouleversée de me rendre compte, là, du mal que j’ai pu lui infliger par ma négligence, car là je dois me rendre à l’évidence : je suis responsable, il a tenté à plusieurs reprises ce dialogue, mais jamais je ne m’y engageais. Il a raison ! Cela me fait sacrément mal, mais il a raison.
Je me rapproche, m’accroche à lui, écrase mes seins contre son torse, cherche à enfouir ma bouche dans son cou pour l’embrasser, le mordiller lui donner des frissons. Mais ces mains appuient sur mes épaules pour mettre de la distance entre nous ! Aaahhh, j’ai mal, j’ai mal !
Aaaaiiiiiiieeeee, j’ai mal ! J’ai mal, c’est comme un coup de poignard dans le cœur, dans le corps ! Je m’agrippe à lui, en larmes…
Je finis par craquer… mais je ne peux crier, les mots sortent juste soufflés :
C’est ça… je craque, les larmes redoublent inondant mes yeux, ravageant le peu de maquillage que j’y avais déposé et ma voix se brise.
Mes larmes coulent, je me blottis dans son cou, contre son corps que je n’ai pas su aimer ; je ne peux rien dire, j’ai mal, mal partout !
Je viens de prendre un KO, sec… je ne sais pas comment réagir. Je ne veux pas céder à la colère, je ne peux pas m’emporter contre lui. Je sais trop bien que tout cela est de ma faute ! J’ai trop attendu avant de me réveiller, et au moment de mon réveil, je tombe dans le pire de mes cauchemars ! Je craque totalement comme je n’ai jamais craqué. Je sens un vide terrible dans tout mon corps, dans ma tête ! Je suis sonnée. Jean se lève, me pose un baiser rapide, mais tendre dans les cheveux et part dans la chambre d’amis.
La télé vide ses images dans la noirceur du salon, je ne vois qu’une source lumineuse sans relief. Le son est trouble, de toute façon je m’en fous. Je me fous de tout à ce moment-là. C’est la noyade totale, un échec cuisant. Tout en pleurant, des millions de questions me viennent. Concernant l’avenir de ma relation avec Jean, l’affaire est nette. Je le connais, rien ne le fera changer d’avis. Son ton serein malgré son émotion montrait une détermination sans faille. Sur ce plan, c’est foiré ! Maintenant, il reste les enfants. Si j’ai massacré ma relation avec Jean, je dois préserver celle avec mes enfants. Ils m’ont montré avec sincérité tout à l’heure qu’ils étaient heureux de me voir de bonne heure à la maison. En jouant cette carte, je peux peut-être montrer à Jean que j’ai vraiment changé et que peut-être ?
**********
Quelques semaines plus tard… en juillet.
Cette nuit du 25 mai, je n’ai pas fermé l’œil malgré ou à cause de la place totale que j’avais dans notre lit. J’ai tout mis en œuvre pour respecter les engagements que j’avais pris avec les enfants pour me rendre plus disponible. Je les ai respectés. J’ai continué à prendre soin de mon apparence à la maison, apprêtée, coquette, disponible, multipliant les signes de tendresses envers Jean. Mais, comme je le pensais, il est resté inflexible. Il a quitté la maison avant les vacances d’été. Il est parti s’installer chez sa nouvelle compagne, qui habite dans les environs immédiats de Nyons. Les enfants ont fait avec, mais ils étaient tristes de voir leurs parents encore plus distants qu’ils ne l’étaient avant.
Il me faudra du temps pour que je digère cet échec. Le coup est dur à encaisser. Je broie du noir en permanence. Je pourrais facilement m’immerger dans mon travail et ne penser qu’à lui pour m’en sortir. J’ai laissé filer mon amour, mon premier amour en fait. Nous nous sommes connus jeunes, pendant nos études. C’était comme une évidence, et je me suis laissé porter par Jean, nos parents qui nous trouvaient merveilleux ensemble. L’amour sans effort en fait. Et quand j’y repense, sans grand frisson physique non plus. Mais cela n’était pas important, à l’époque, du moment que nous étions bien ensemble. L’exemple de nos parents en fait ! Que ce soient les siens ou les miens, ils ne montraient jamais de fusion physique particulière. Peut-être ne voyais-je pas la tendresse qu’ils partageaient ? Peut-être n’étais-je pas assez attentive à ces signes discrets qu’ils devaient échanger.
Bref, cet épisode a au moins l’intérêt pour moi de me prouver que mon job ne doit pas, ne doit plus passer devant les intérêts de mes enfants. Il me faudra aller au fond de moi pour chercher des solutions, et m’appuyer sur des points positifs. Il faudra que je m’accroche. J’ai continué de prendre soin de moi. Et je dois avouer que j’y ai pris du plaisir. Mais Jean n’a pas changé d’avis, j’avais cassé son amour. Me rendant de fait plus disponible qu’avant, nous avons décidé ensemble, avec Jean et les enfants qu’ils resteraient avec moi à la maison la semaine et le mercredi, Jean s’occuperait d’eux pour le sport. Les week-ends, on a mis en place un système de garde alternée. On ne voulait pas les faire changer de lieu de vie chaque semaine, eux préféraient aussi cette solution. Je me retrouve donc seule pendant ce mois de juillet, les enfants partis en vacances avec leur père. Je serai en congés en août pour profiter d’eux. Nous voulons lui et moi ne pas générer plus de troubles pour les enfants.
Durant cette période, je n’ai pas voulu me noyer dans le boulot ! Je ne veux plus que cela soit mon exutoire, une fois suffit. Je dois préserver ce qui reste à vivre avec mes enfants ! Je profite de prendre soin de moi seule. J’ai décidé de voir la vie différemment, de voir MA vie différemment. Je me suis acheté quelques robes dans une petite boutique de Nyons, une boutique sympa vendant aussi des accessoires, colliers, chapeaux, paréos colorés. J’ai trouvé une esthéticienne pour prendre soin de mon corps. D’ailleurs, à propos de l’esthéticienne, la première séance d’épilation a été un peu rude. Quand on dit qu’il faut souffrir pour être belle, ce n’est pas un vain mot. Mais là encore, je ne veux rien lâcher, ce n’est pas parce que maintenant je suis seule que je dois replonger dans mes travers. Donc, chaque mois je prends et prendrai à l’avenir un rendez-vous pour moi.
La séance du mois de juillet est aujourd’hui le mercredi 6 en fin d’après-midi, vers 17 heures, étant seule j’ai le temps, pas pressée, plus stressée, enfin si encore un peu, beaucoup. Bref en m’épilant, Marie, qui a la langue bien pendue, comme toute bonne commerçante, parle de tout de rien, essayant de me faire oublier les piqûres des poils arrachés à proximité de mes lèvres. Me voyant très tendue, elle cherche à me relaxer en me faisant parler pour brouiller les pistes de la douleur. Rien n’y fait. Dans la conversation, elle me propose, n’ayant plus de rendez-vous jusqu’à sa fermeture (l’été c’est plus calme, les clientes sont toutes sur les plages ou en vacances… (et prêtes depuis juin…), de me faire un massage du dos et des jambes, comme cela, cadeau. Surprise, j’hésite un moment puis OK, allons-y pour un massage, mais je ne veux abuser de la situation et lui propose de payer tout de même ce surplus.
Après le dernier poil retiré, me voici sur le ventre, le dos totalement dénudé, juste le string en papier qu’elle m’a donné pour l’épilation, recouverte d’une grande serviette en coton moelleux, tiédie du cou jusqu’aux pieds, la tête posée sur l’ouverture prévue.
Elle change le fond musical, proposant une musique relaxante mélangée à des chants d’oiseaux, de ruisseaux lipides coulant sur leur lit de rochers.
Revenue vers moi, elle commence par retirer la serviette, tous ses gestes sont réalisés avec une douceur incroyable, presque des caresses. Moi qui suis plutôt pudique, je me retrouve quasiment nue, seulement vêtue d’un string en papier devant cette jeune femme, presque inconnue.
Effectivement, l’huile sur mon dos me fait tressaillir, un frisson dans tout mon corps. Puis ses mains partent à la découverte de ma peau. Elles étalent rapidement le liquide sur toute la surface de mon dos.
Depuis la base de mon cou, ses doigts fermes descendent le long de ma colonne vertébrale, longeant chaque pointe de mes vertèbres, glissant sur ma peau, étirant doucement celle-ci par la fermeté de ses appuis précis. Arrivées sur mes reins, dans la cambrure juste en haut de mes fesses une sensation de chatouille me fait réagir, bien vite prolongée par un frisson plus profond quand ses mains se séparent pour venir sur chaque côté de mes hanches pour envelopper celles-ci dans une douce torpeur.
Pendant près de vingt minutes, ses mains parcourent mon dos dans tous les sens, alternant massage profond puis plus léger, presque caressant, s’arrêtant juste à la limite de ce string de papier ridicule, mais protecteur. Des sensations nouvelles font naître une douce torpeur dans mon corps.
Maintenant, c’est au tour des jambes, toujours sur le ventre, ses mains magiques féériques partant du pli sous mes fesses et descendant jusqu’à mes mollets, puis mes pieds dont elle étire les orteils, masse onctueusement la plante, la cheville. Ce sont des sensations féériques qui envahissent mon corps.
Lorsqu’elle travaille l’intérieur de mes cuisses, je sens ses doigts fins pénétrer ma chair, ses mouvements lancinants écartent légèrement mon entrejambe provoquant des sensations étranges au niveau de mon bassin et de mon pubis. Malgré les conseils de Marie, j’ai du mal à me laisser aller complètement. Si tel était le cas, je ne pourrais retenir des gémissements provoqués par le bien-être de ce mouvement divin.
Je suis bien, entièrement détendue, sauf au niveau de mon sexe, où tant bien que mal j’essaye de maîtriser les sensations diaboliques qui l’envahissent petit à petit.
Je suis déçue que ce traitement en profondeur de mon corps cesse, mais également soulagée, car les ondes lancinantes devenaient gênantes et à la limite du maîtrisable. Je ne pouvais pas montrer à Marie les sensations qui m’envahissaient. D’ailleurs je suis surprise de ressentir de telles émotions sous les doigts d’une femme, déjà qu’avec un homme je ne ressentais pas grand-chose et n’avais jamais trop apprécié de me laisser aller ; alors avec une fille…
Le massage fini, elle me laisse quelques minutes seule sur la table, lumière tamisée et musique douce, recouverte à nouveau de cette serviette tiède et moelleuse… Le bonheur total, comme en lévitation.
Puis d’une voix douce et un sourire aux lèvres, elle continue :
J’ose à peine soutenir son regard franc, je sens mon visage de teinter de rose, voire de rouge. Dans un souffle, je dis :
Le ton étrange de cette remarque me procure une nouvelle montée de sang au visage. Je prends mon sac et m’en vais rapidement.
Toujours sous le charme, de ce massage, je profite de cette fin de journée ensoleillée pour flâner en ville. Les terrasses des cafés commencent à se garnir des premiers touristes. Le chaud soleil inonde les rues animées de Nyons ; tiens ! Cette petite boutique de vêtements a une jolie robe en vitrine. Allez, prends le temps, Élise, profite…
Ce magasin est en fait assez grand à l’intérieur, j’y ai déjà fait des achats, mais je n’avais pas vu le rayon maillots de bain qui se tient là au fond. Il y a même quelques tenues un peu plus sexy, je ne l’avais jamais vu. Bon elle est où cette robe ?
Je me dirige vers la vendeuse, une femme d’à peu près mon âge, châtain clair, les yeux marron très clair, presque jaunes. Elle est souriante et très avenante. Elle range divers articles sur les divers rayons.
Elle a l’œil, bon il faut dire que c’est son job, hein !
Cette vendeuse me fait une très bonne impression, avenante, sympa, elle donne une atmosphère décontractée à sa boutique.
Ensemble nous dirigeons au fond du magasin vers les cabines d’essayage. Ou plutôt la cabine, car la seconde est encombrée de cartons.
J’entre dans cette cabine, tire le rideau pour m’isoler de toute vue indiscrète. Je retire mon jean et mon tee-shirt. Mon corps est encore sous le charme du massage de Marie, me retrouver presque nue derrière ce rideau me donne une sensation étrange aujourd’hui. Alors qu’habituellement, je suis pressée de me rhabiller, là je prends mon temps et profite de me regarder dans ce miroir. Je suis surprise de ce nouveau sentiment à mon égard. Je découvre que mon image attire mon regard, alors que jamais jusque-là je n’ai été narcissique, jamais. Regarder un corps nu ne m’a jamais fait d’effet particulier inspirant plutôt la gêne que le bien-être.
Je passe cette robe légère. Le fin coton est doux sur ma peau. Elle s’enfile comme un gilet, et se boutonne sur l’avant, très pratique, et très confortable. Je relève doucement les yeux vers mon image. Les tons pastel de la robe s’accordent bien avec ma peau plutôt basanée, mais là le choc…
Et là contre ma volonté presque, je tire le rideau pour prendre un peu de recul sur le miroir
En effet, n’ayant pas l’habitude de me mettre au soleil sans retirer mon tee-shirt, ou alors juste en débardeur avec de larges bretelles, style marcel, vous savez, ces maillots de corps pour hommes musclés. Les conséquences sont… on voit sur mes épaules un dégradé de couleur presque horrible.
À peine le temps de me retourner vers elle, qu’elle revient avec un superbe petit gilet blanc, avec une maille légère et à peine translucide.
Effectivement avec le gilet sur les épaules, l’ensemble s’avère très élégant.
Effectivement, cette robe est vraiment bien coupée, et parfaitement adaptée à ma taille, juste au-dessus du genou, le petit volant en dentelle marque un relief original. Les tons pastel rappelant la nature se fondent dans le tissu, et le petit gilet masque merveilleusement mes épaules multicolores !
Ben pour l’instant, c’est raté, me dis-je… Bon, bronzer OK, mais avec quoi, j’ai bien un maillot de bain, mais vous vous en douterez, les bretelles de celui-ci sont assez couvrantes…
À peine le temps de répondre qu’elle s’enfuit chercher l’objet proposé. Elle revient le sourire aux lèvres. Le haut est effectivement un magnifique bandeau, avec un nœud de tissu fin entre les seins. De fines bretelles, accrochées entre les seins, que l’on peut garder ou retirer suivant le style que l’on veut donner, et la culotte ! Mon dieu, elle a une forme brésilienne, dont les côtés remontent haut sur les hanches et semblent dégarnir assez fort les fesses. Oups, c’est un peu sexy pour moi ça me dis-je en voyant cela.
Me revoilà en cabine, effrayée à l’idée de passer ce maillot si… osé. Bon vas-y, courage. Tu peux essayer sans le prendre… Le gilet et la robe se retrouvent sur la paterne de la cabine. Et j’enfile le maillot par-dessus mon soutien-gorge et ma culotte. Bof le résultat n’est vraiment pas top.
,Mais quelle gourde je suis. Tout à l’heure, j’étais nue sur la table de massage de Marie, je peux bien me montrer en soutien-gorge à cette vendeuse ! La cabine est au fond du magasin, invisible de la rue, et vu son professionnalisme, elle ne va sûrement pas écarter en grand le rideau…
Aussitôt dit, elle passe la tête par un petit espace, ne me rendant visible que par elle.
Et la voilà disparue. Je retire donc le soutien-, et réajuste le bandeau du maillot.
Et revoilà sa frimousse au travers du rideau.
Elle entre dans la cabine suffisamment grande et referme le rideau derrière elle. Elle glisse ses doigts sous la bride dorsale, la remonte légèrement, puis abaisse d’un rien le bas des bonnets. Ses mains, si proches de mes seins alors que je ne m’y attendais pas, me surprennent et me font sursauter.
Décidément je me surprends de plus en plus.
Et la voilà qui repasse ces doigts juste sous le bas du soutien-gorge pour l’ajuster.
Sans vraiment attendre ma réponse, dont elle se doute sûrement qu’elle sera positive, elle glisse ses doigts de chaque côté et remonte assez haut le tissu pour dégager un peu mes fesses et ajuster le tissu. Bon il y a la culotte, mais c’est vraiment pas mal ! Vous allez faire une hécatombe sur la plage, me dit-elle avec un sourire.
Et moi je rougis ! ,Mais effectivement, elle a raison, ce maillot semble dessiné pour mon corps. Mais oserais-je porter ce truc ? Après, à la maison, quand je suis seule, les enfants absents comme en ce moment, l’enceinte de la propriété est suffisamment haute pour protéger mon intimité. Élise, tu as décidé de faire des efforts pour ton apparence, alors, fonce !
Retour en cabine pour renfiler mon tee-shirt, et mon jean. Juste un petit coup d’œil dans le miroir pendant que je suis torse nu, avant de remettre mon soutien-gorge ! C’est vrai que mes seins sont pas mal… je ne me reconnais pas à réagir comme cela !
Arrivée en caisse, une nouvelle surprise m’attend :
Eh bien ! Quelle fin d’après-midi, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas ainsi concentrée sur moi. Que je ne m’étais pas personnellement fait autant de bien !
Le retour à la maison est rapide, comme une petite fille qui a reçu un cadeau, je déballe la robe dès mon arrivée et la repasse pour me regarder dans le miroir de ma chambre. Je suis fière de mon achat. Puis le maillot, je me mets nue en un clin d’œil et me couvre dans ce magnifique bikini. Je prends le temps de bien l’ajuster comme me l’a fait la vendeuse précédemment. J’ajuste mes seins dans les bonnets, mais ma main les englobe plus complètement et l’effet sur mes tétons est sensible. Ils sont fiers et flattés de cette attention et se gorgent de sang. Frissons. Humm… je tourne sur moi-même pour regarder mes fesses après avoir bien ajusté le tissu sur mes hanches. Deuxième série de frissons provoqués cette fois par mon clitoris, pressé par le maillot sur lequel j’ai peut-être un peu trop tiré, et par la vue des fesses à moitié nues, bien dessinées par ce bas torride. J’ai le cul d’une Brésilienne ! me dis-je en rigolant !
Bon, il est bientôt 20 h, il est temps de manger. Une douche rapide et puis je me fais un petit repas en célibataire (ce mot fait mal… mais c’est comme ça, assume tes conneries passées !), au soleil sur la terrasse avant qu’il ne décline totalement derrière l’horizon. Il fait encore chaud en ce début juillet.
Après ma douche, j’enfile un fin caraco et un short large, tous deux pas remis depuis des lustres. Salade verte, avec un œuf dur et du thon… quelques olives vertes coupées par-dessus, un pichet d’eau fraîche et c’est parti. Un fond musical m’accompagne et après le repas.
20 h 30, je suis bien sur cette terrasse ensoleillée. Je veux profiter de cette heure où le soleil tape moins fort. Je baisse les bretelles de mon caraco. Le bronzage est lancé. Pourquoi perdre encore du temps ? Le repas achevé, je range rapidement. Je veux profiter de la chaleur de cette fin de journée allongée sur un bain-de-soleil, que nous avons à proximité de la piscine. Le dossier est relevé, me donnant une position mi-assise très confortable. Ce moment est favorable à une introspection, une réflexion sur ces dernières semaines, ma séparation d’avec Jean, son départ de la maison, ce mois à venir sans les enfants. Certes je suis triste de me retrouver seule, mais d’un autre côté, je me sens libérée d’un poids. Je me rends compte chaque soir que je passe seule dans mon lit, après le coucher des enfants, que je me sens bien, seule. Les temps que je m’accorde pour m’occuper de ma petite personne me font un bien fou. Peut-être qu’en fait, moi aussi je me suis détachée petit à petit de Jean sans m’en rendre compte. Il faudra que je creuse encore ces questionnements.
Je repense ce que j’ai ressenti dans mon bain ce fameux 25 mai. Je ne me suis plus laissé aller ainsi depuis. Mais aujourd’hui, le massage de Marie, les mains de la vendeuse, ont réveillé en moi un truc… Des femmes ? Bien que je n’aie jamais ressenti de répulsion à l’égard des homosexuels, femmes ou hommes d’ailleurs, je n’avais jamais pour autant eu envie d’une telle relation.
Il y a des trucs qui clochent, qui ne correspondent pas à ce que je suis, une femme pudique, n’ayant pas de penchant particulier pour la sexualité ou l’homosexualité. Je ne comprends pas ce qu’il se passe, j’ai l’impression que quelque chose dérape en moi et je ne veux pas partir en vrille. Il y a trop d’écart entre ce que je ressens et ce que je suis depuis toujours. Je ne pourrai pas trouver seule les solutions et les causes de ces sensations bizarres. Il vaut mieux parfois savoir parler à quelqu’un d’extérieur plutôt que de tout garder pour soi et ne plus rien maîtriser ensuite. C’est important de rester lucide face à bizarreries.
Je dois me faire aider… j’ai trop souvent eu des exemples lors de mes formations, vu des détresses familiales dans les affaires que j’ai eu à traiter de par mon job que je ne peux pas laisser cela en l’état.
C’est décidé, je vais consulter un psychologue, pour m’aider à rester sur les rails… et surtout m’aider à connaître les rails que je dois effectivement suivre.