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n° 20177Fiche technique40130 caractères40130
Temps de lecture estimé : 23 mn
03/04/21
corrigé 28/05/21
Résumé:  La complexité des événements découle la difficulté de croire les uns ou les autres... tout n'est ni blanc ni noir ?
Critères:  magasin vengeance contrainte dispute nopéné nonéro -policier
Auteur : Jane Does      Envoi mini-message
Les Valseuses





Salle d’interrogatoire A : Commissariat central.

Inspecteur Mathis Régis : Dix heures douze





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Salle d’interrogatoire B : Commissariat central

Enquêtrice : Officière de police judiciaire Jocelyne Samy : Onze heures dix-huit





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Machine à café du commissariat central : onze heures trente





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Poste de travail de Loïc Mangin, flic chargé de lire les images





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Supermarché où l’incident a eu lieu : treize heures trente





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Commissariat - Poste de travail de Loïc Mangin : second passage





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Bureau de Jocelyne Samy : quinze heures cinquante





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Salle d’interrogatoire A : Commissariat central

Enquêtrice : Officière de police judiciaire Jocelyne Samy : seize heures huit





Même salle : Quinze minutes plus tard





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Bureau de Jocelyne Samy : Dix-sept heures vingt-deux





Même bureau cinq minutes plus tard





Bureau Jocelyne Samy : Dix-sept-heures trente





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Salle d’interrogatoire A : Commissariat central : Dix-huit-heures dix

Enquêteurs : Officière de police judiciaire Jocelyne Samy et Inspecteur Mathis Régis

En présence des deux mis en cause et de leurs conseils.





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Chroniques judiciaires du Petit Rapporteur

Audience du Tribunal correctionnel du seize mai.

Affaire D.S. contre F.D. : agression sexuelle et tentative d’agression sexuelle dans un lieu public


C’est un bonhomme aux épaules voûtées et le profil bas qui se présente ce matin à l’audience du Tribunal. F.D. N’a rien d’un foudre de guerre. Et c’est la tête baissée et les yeux rivés sur le parquet de la salle d’audience que notre gaillard écoute la Présidente lire l’acte d’inculpation. Pas très glorieux tout cela. Une sombre affaire de voyeurisme qui aurait pu mal tourner. Surtout pour lui, car sa dernière victime s’est littéralement rebiffée. En effet S.D., le matin où notre drôle de citoyen s’est fait pincer n’avait pas l’intention de se laisser faire. La tentative d’agression sexuelle à laquelle la femme d’une trentaine d’années a fait face avec courage a démontré à son agresseur qu’il valait mieux garder en certaines occasions les mains dans ses poches.


Un coup de pied bien placé a eu raison de sa tentative de tripotage et à l’issue de l’enquête diligentée par les services de police du commissariat, ce n’est pas moins d’une trentaine de films vidéo, images volées sous les jupes de femmes anonymes, qui a été retrouvée au domicile du sinistre individu. Placé en détention provisoire, il a été libéré quatre mois plus tard et vient répondre de ses actes devant les juges ce jeudi seize mai. À la Présidente qui l’exhorte à s’expliquer, il bredouille quelques mots incompréhensibles, des regrets finalement bien tardifs.


Résultats de l’audience : Six mois d’emprisonnement, dont quatre fermes. Obligation de soins et inscription au fichier des délinquants sexuels. Mille cinq cents euros à verser à sa victime au titre des dommages et intérêts et il devra en outre s’acquitter d’une amende de deux mille cinq cents euros ainsi que de tous les frais judiciaires de cette sinistre affaire. De quoi faire regretter à l’individu en question, ses mains baladeuses et ses fantasmes cinématographiques.


Alain Renard pour le Petit Rapporteur.