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n° 20154Fiche technique9092 caractères9092
Temps de lecture estimé : 6 mn
24/03/21
Résumé:  Une jeune femme a du mal à entrer dans la vie, surtout sexuelle, par manque de confiance en elle. Un soir, une drôle d'aventure lui arrive devant son miroir. Fiction ou réalité ?
Critères:  fh inconnu campagne revede voir miroir noculotte fellation pénétratio fantastiqu -fantastiq
Auteur : Gem      Envoi mini-message
Le miroir




Elle passait, inlassablement, sa brosse dans ses longs cheveux. Cette jeune femme sage, à qui on aurait donné le Bon Dieu, sans confession, répétait son geste, en balayant alternativement, chaque côté de son visage. Seul le bruit de la brosse dans sa crinière dérangeait le silence de la chambre.


Son regard était flou. C’est à peine, si elle voyait l’image de son corps nu que lui renvoyait le miroir.


Puis, comme par enchantement, comme si une baguette magique l’avait touchée, ses yeux s’illuminèrent. Son regard sortit du néant. Elle fixait son visage, s’attardant sur ses lèvres pulpeuses. Puis elle descendit, plus bas, vers sa poitrine, sa jeune poitrine. Elle ne trouvait plus ses seins trop petits, mais bien au contraire, d’une rondeur excitante, et d’une belle tenue, dont les pointes roses et arrogantes donnaient de l’ampleur à sa féminité. Puis, ses yeux continuaient sur son ventre, très légèrement bombé, mais encadré par deux jolies hanches parfaitement dessinées. Et enfin, son regard s’attardait sur sa toison et le haut de ses cuisses. Elle savait que derrière ses poils frisés, habitait une grotte qui pouvait enflammer son esprit. Ses doigts la connaissaient parfaitement.


La jeune femme esquissait un sourire en regardant le miroir. C’est comme si elle découvrait qu’elle avait un corps. Et elle se trouvait belle.


Elle avança son bras, et posa un doigt sur la surface réfléchissante et froide. Comme si un doute la traversait, tout d’un coup, comme si elle ne croyait pas le miroir qui lui renvoyait son image, elle voulut en posant ce doigt sur un sein s’en assurer. Son ongle touchait le miroir, à l’endroit de la pointe rose, comme si elle touchait le sein d’une autre femme. Mais une drôle de sensation l’envahit. La première phalange de son index semblait entrer à l’intérieur de la glace.



Elle eut un mouvement de recul en enlevant son doigt. Un cri de surprise sortit de sa bouche. La brosse tomba à terre. Mais comme attirée malgré elle, elle répéta son geste. L’extrémité de son index se remit au contact du miroir. Elle ne rêvait pas. Son doigt pénétrait à l’intérieur. Il disparaissait centimètre par centimètre, dans le sein réfléchi. Comme hypnotisée, elle s’avança davantage, et c’est sa main entière qui suivait, puis son bras, et enfin tout son corps qui se volatilisa à travers le miroir.


De l’autre côté, une luminosité presque aveuglante, sans doute due au contraste de la pénombre de sa chambre. Mais cette clarté venait surtout d’un ciel bleu sans nuage, où rayonnait un soleil exceptionnel. Quelques arbres verdoyants faisaient aussi partie du décor. Des oiseaux y chantaient paisiblement.


Un fait avait échappé à son regard ébahi. Elle s’en aperçut à l’instant. À l’ombre de ces arbres, dans l’herbe verte, un homme nu, allongé de tout son long, les jambes légèrement croisées, seulement accoudé sur un bras, semblait l’attendre. Il avait un visage d’ange. Il lui souriait. Il faisait de plus en plus chaud.


Ses yeux parcouraient son visage et descendaient le long de son corps. Ils s’arrêtaient, tout en ayant remarqué des cuisses musclées, justement en haut de celles-ci. Plus exactement sur une verge qui commençait à se développer, à durcir. Lui faisait-il de l’effet ? Elle était tout aussi nue que lui. D’ordinaire, elle aurait caché devant cet inconnu, de son bras, sa poitrine et d’une main sa toison pubienne. Mais là, non. Elle se sentait séduisante, irrésistible. Et la hampe qui ne finissait pas de grandir sur le bas-ventre du jeune homme, jusqu’à son nombril, ne la faisait pas mentir.


Comme s’il y avait une force invisible, ses pas la guidaient vers lui. Elle avançait tout doucement. Elle répondait au sourire de son séducteur. Elle prit place près de lui, et déposa tout de suite, ses lèvres sur les siennes. Comme par enchantement, elle n’essuyait aucun refus de sa part. Elle craignait toujours ça. Bien au contraire le baiser se voulait plus audacieux, et c’est même lui, qui à présent ouvrait la bouche, jusqu’à la rencontre des deux langues.


Mais elle voulait être « maître de la situation », ou plutôt « maîtresse ». En même temps, son bras, comme si elle ne pouvait plus le contrôler, descendait le long du corps du jeune homme, pour arriver à caresser la verge dressée, avant de l’enserrer de ses petits doigts. Elle n’aurait jamais pu imaginer le faire, mais là, c’était bien elle qui dirigeait la manœuvre, c’était bien elle qui prenait l’initiative, guidée par l’envie, le désir, l’excitation.


Au contact de la virilité de l’homme, une onde traversa ses reins. Une autre son bas-ventre. Elle sentait comme des picotements au niveau de son pubis. Une sensation extrême, un appel excitant. Sa main massait le sexe dur, en lui infligeant, naturellement, de lents mouvements de bas en haut. Le fougueux baiser, pendant ce temps-là, continuait, devenant même encore plus chaud, depuis qu’elle avait « pris en main » la hampe excitée du jeune homme.


Leurs lèvres se décollèrent, elle avait décidé de goûter à ce corps, qui lui faisait de plus en plus envie. Sa langue glissa sur le torse presque imberbe. Ses lèvres s’emparèrent des tétons bruns de l’homme. Mais sa bouche continuait son chemin. Elle en voulait plus. Elle se libérait. Elle atteignait très vite son ventre. Sa main masseuse, lâcha le membre, pour faire place à une langue qui découvrait le plaisir. Elle avait eu quelques amants, mais n’avait jamais osé passer ce cap, celui de la fellation. Peut-être, étaient-ils aussi maladroits, en voulant la pénétrer directement, sans la guider vers ce nouveau plaisir. Mais là, c’est elle qui décidait, c’est elle qui en avait envie.


Sa langue parcourut cette hampe dure de tout son long, en laissant un filet de salive sur la peau tendue. Puis, elle emboucha avec gourmandise le sexe qui ne demandait que ça. Comme s’il était mis à sa disposition. Elle sentit une nouvelle réaction du jeune homme. Ses jambes se décroisaient. Un gémissement aussi sortait de sa bouche, pour preuve du bien qu’elle lui faisait. Elle le sentit aussi se redresser sur ses deux coudes, afin que son corps déjà bien réceptif profite au maximum des caresses de la jeune femme.


Elle aussi avait su profiter, par ses mains et sa bouche, de ce jeune corps qui était à sa merci. Elle avait réussi à goûter à sa peau douce, en frottant et frôlant contre, sa poitrine et ses pointes excitées. Toutes ses extrémités sensibles s’adonnaient aux plaisirs de l’amour. Toutes ? Non, sauf une. Pendant qu’elle savourait la raideur de cette colonne de chair, une partie de son corps lui faisait presque mal, tellement l’excitation était grande. Son ventre était en feu.


Elle se redressa et vint s’empaler sur le sexe du jeune homme. Les gémissements du couple s’amplifièrent, au fur et à mesure de la pénétration. Par de savants coups de reins, elle rythmait, à sa guise, la cadence. Ses longs cheveux partaient dans tous les sens. Leurs corps étaient moites de sueur. La chaude étreinte semblait les rendre coupés du monde. Leurs corps semblaient n’en faire qu’un dans cette danse amoureuse et endiablée. Leurs cris jouissifs témoignaient de l’intensité de leur rapport. Cette fois c’est le jeune homme qui prenait les hanches de la jeune femme, pour rendre les coups encore plus violents. Ils lâchèrent tous deux, en même temps, leur jouissance dans de longs cris d’extase.


Elle s’affala ensuite, sur ce corps en chaleur. Ils restèrent un bon moment, ainsi, l’un dans l’autre, leur peau en contact.


Puis, comme si elle était commandée par une force invisible, elle se leva, et retraversa le miroir. Elle se retrouva dans sa chambre, face à la glace réfléchissante. Elle ne comprit pas ce qu’il lui était arrivé. Elle baissa les yeux. Elle se souvenait de sa brosse qui était tombée sur le sol. Elle n’y était pas. Son regard fut attiré, à nouveau vers le miroir. Une main en sortait, tenant cette fameuse brosse. Elle attrapa le manche. La main se retira, tout doucement, en lui frôlant de ses doigts, sa paume, avant de disparaître définitivement derrière ce miroir.


Le cœur de la jeune femme battait très fort. Elle essayait de comprendre toute cette aventure invraisemblable, sans trouver de réponse. Avait-elle rêvé ? Une seule chose était sûre, sa vie ne serait plus la même, maintenant. Une nouvelle confiance habitait son âme, et elle se trouvait belle. Elle voulait donner, mais était certaine, aussi, qu’elle recevrait, en échange. La peur de n’être pas à la hauteur, de décevoir s’était envolée, en même temps que ce messager, si bien venu.