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n° 20117Fiche technique24515 caractères24515
Temps de lecture estimé : 15 mn
08/03/21
Résumé:  Gauthier craint de ne plus désirer Émilie sa copine. Mais en affrontant ses peurs, il découvre qu'elle et lui ne sont peut-être qu'au début de leur histoire.
Critères:  fh couple grosseins travail telnet amour cérébral revede entreseins fellation confession -couple
Auteur : Pastabel  (Clueless)      Envoi mini-message
La roadmap





Je m’approchai de son bureau prudemment en vérifiant qu’elle n’avait pas activé la vidéo. Elle se tenait, immobile, un peu recourbée dans son grand siège noir, contemplant tristement les petites têtes aux mines improbables sur la fenêtre Zoom. Quand j’arrivai près d’elle, je caressai doucement ses longs cheveux en bataille, puis passai la main dans son dos pour attirer son attention. Elle avait mis un haut un peu classe, mais avait gardé son vieux jogging : on prend vite ses aises, dans la société du numérique !


Elle se retourna en ouvrant de grands yeux puis me sourit en me voyant en caleçon, sortant tout juste de la douche. Elle ferma les yeux pour profiter de ma caresse, les écouteurs toujours fichés dans ses oreilles. Elle fit semblant de me faire un bisou avant de reprendre son sourire, paupières mi-closes, ce qui entre nous, signifiait qu’elle avait envie de moi. Soudain, elle se tourna prestement vers son écran et réactiva son micro.



J’étais accro à cette nana. Je la trouvais belle quoi qu’elle fasse. Je lui caressai la joue du bout des doigts. Elle recoupa son micro et tendit ses mains vers moi. Elle me caressa le torse puis m’attrapa par les hanches en grognant comme un petit animal effrayé. Puis elle vint poser sa joue sur mon ventre. Je profitai de ce câlin pour regarder le PowerPoint vide de sens défiler sur son écran. Je n’y comprenais rien, mais mon instinct m’indiquait que c’était surtout parce qu’il n’y avait rien à comprendre. Alors je tirai délicatement sur mon caleçon pour le faire descendre. Émilie s’en rendit compte et ouvrit la bouche d’un air de grande surprise. Puis elle prit son air coquin et sortit tout à fait mon pénis et commença à l’embrasser. Elle le mit rapidement dans sa bouche, en entier, profitant du fait qu’il était tout mou et tout petit. Elle commença à caresser mes testicules avec attention. Je soupirai d’aise. Mais de nouveau, elle s’interrompit brusquement, se jeta avidement sur son clavier et reprit sa conversation avec son équipe.



C’était fini pour moi ! J’étais repoussé ! Je n’avais plus qu’à ranger mon zizi et aller m’habiller. De toute façon, il était grand temps que je me connecte moi aussi à la plateforme de mon boulot. Les couples, c’est comme ça. C’est fait de petits instants de complicité privilégiés. Et qui dit petits instants, ne dit pas forcément bain moussant avec pétales de rose, dîner au champagne et soirée entière dédiée à la baise. Il fallait se satisfaire de ces petits riens. D’ailleurs, je m’en accommodais fort bien. J’imaginais que, si on me posait par hasard la question, maintenant tout de suite, comme par exemple : « c’est quand la dernière fois qu’on t’a sucé ? » Eh bien, je pourrais répondre : « c’était il y a cinq minutes ! » Ouah ! C’était hypothétique, mais ça rassurait mon ego de petit mâle. Et, tiens, d’ailleurs, si c’était Léa, la RH, qui me posait la question tout à l’heure, à la pause-café ? Ça se pourrait, nan ? Je veux dire, ça serait carrément improbable, mais si ça arrivait ? J’aurais pas la classe ? Les meufs sont hyper excitées quand on leur dit qu’on a du sexe souvent, j’en étais sûr. C’est comme les avis sur Internet. Le plus fiable pour savoir qu’un produit est bon, c’est que d’autres l’aient testé avant vous. Je serais un 5 étoiles.


Je pensais à tout cela pendant que mon ordi démarrait. C’était un jour à avoir envie de sexe. Ma libido, pourtant au point mort la veille, s’était soudain réveillée. Mais il y avait quand même quelque chose qui m’ennuyait. Je n’avais pas bandé, tout à l’heure, quand Émilie m’avait sucé. Genre pas du tout. Je l’avais pourtant regardée avec les yeux de l’amour, j’avais kiffé ce petit moment interdit, en plein pendant sa conférence, comme un mini fantasme, mais… J’étais resté mou.


Cette pensée envahissante s’installa dans ma tête au point que même quand midi arriva, je ressentais encore un léger malaise. Les souvenirs de notre rencontre, quand Émilie venait passer un week-end chez moi, me revenaient en pleine figure. Il m’arrivait de jouir deux fois lorsque nous faisions l’amour. Je bandais au premier coup d’œil jeté à son petit cul. Ses gémissements lorsqu’elle atteignait l’orgasme me rendaient littéralement dingue. J’avais l’impression d’avoir passé des heures entières à chercher comment lui faire le meilleur cunni. Et maintenant, alors qu’elle me taillait une pipe en pleine réu, qu’elle était quasi au téléphone avec son boss, ça ne me faisait même plus une demie molle ?


Je ne comprenais pas comment j’avais pu en arriver là, et surtout pourquoi je ressentais cette angoisse seulement maintenant, et avec autant d’ampleur. Je ne pouvais décidément pas me laisser faire. Il fallait réagir. Je résolus de prendre le taureau par les cornes et d’exposer la situation à Émilie. On a un problème : on en parle. C’était pour ainsi dire la devise de notre couple. Après quelques instants, cuisine autour d’une casserole de pâte et d’une poêlée de carottes, je passais enfin à l’action. Enfin… Émilie passa à l’action. Bref, on aborda le sujet.



Elle s’était un peu penchée au-dessus de la table et caressait ma jambe avec son pied. Elle avait des seins à vouloir y mettre la tête à tout instant.



Petit silence. Regard appuyé d’Émilie, dans l’expectative.



C’était dit. Air interdit d’Émilie. Je reprenais.



Je parlais sur un ton péremptoire. Ça devait se voir que j’étais fâché.



Émilie commençait maintenant à sourire. J’étais indigné.



Vieille rengaine. Ça devait venir sur le tapis à un moment ou un autre.



Émilie s’énerva.



Elle ne souriait plus. Je sentais que je l’avais blessée.



Ses yeux roulèrent au ciel. J’enchaînais avec mes tactiques habituelles.



Froncement de sourcils. Tempête intérieure manifeste. Je n’avais plus peur. On se faisait suffisamment confiance pour se prendre au sérieux. Je voyais qu’elle s’appropriait vraiment mon problème. La solution était sur le point d’éclater au grand jour.



J’avais parlé trop vite. Émilie changea complètement d’attitude. D’une sympathique moquerie affectueuse qui laissait la porte ouverte à tous les possibles, elle était passée à une attention redoublée et à une curiosité d’une très, très dangereuse intensité.



C’était une réplique conclusive, aucun doute là-dessus. J’avais écopé de ma peine, il n’y avait rien à ajouter. Comme fait exprès, elle prit son verre d’eau, but une gorgée et le reposa violemment sur la table dans un bruit de marteau de juge. Cas suivant.


Heureusement pour moi, Émilie n’était pas là l’après-midi. Un rendez-vous de médecin. J’allais pouvoir exécuter la sentence sans pression. Tout à mon excitation aussi soudaine qu’inattendue, et non sans une certaine appréhension, je me munis d’une feuille et d’un stylo et j’énumérais :


• Sucer une bite (c’était pour lui faire plaisir, évidemment).

• Me branler sur tes seins.

• Jouir dans ta bouche et sur ton visage.

• Jouir sur tes fesses.

• Baiser ta bouche pendant que tu as la tête en bas.

• Faire l’amour dans un train.

• Faire l’amour en sachant que quelqu’un nous regarde (j’ajoutai entre parenthèses : « quelqu’un de cool »).


Là, une petite hésitation. Toute vérité est-elle bonne à dire ? Et qu’est-ce que je risquais, avec cette petite liste ? Une demi-journée de bouderie ? Plus ? Oh, allez, il fallait bien que ça sorte !


• Faire l’amour avec toi et une autre fille.

• Te voir donner un cunni (parce que, bon, sinon, pourquoi je suivrais ses conseils, hein ?).

• Aller dans un club libertin avec toi.


Ça chauffait dans ma tête et dans mon slip, je vous le garantis ! Allez, je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin !


• Te voir te faire prendre en levrette par un autre mec.


Je fus pris de remords. Mais en même temps, je tremblais d’excitation. Je ne pouvais pas lui dire ça, c’était beaucoup trop dangereux. Je tenais à notre couple, c’était ma plus longue relation jusque-là. C’était précieux. Tout le côté raisonnable de mon cerveau freinait des quatre fers. « Tu en demandes trop ! Tu dépasses les limites et tu vas tout perdre ! Arrête-toi là ! Imagine, déjà, qu’elle accepte d’inviter une fille en plus ! Rien que ça, ce serait extra ! Tu ne crois pas, petit Héron que tu es ? »


Mais c’était trop tard. Ma teub dictait les mots et je devais les écrire. Aller au bout de la liste, jusqu’au dernier item. Tout dire pour ne rien cacher, afficher enfin qui j’étais réellement. La honte ne pouvait pas tout voiler pour l’éternité. Et puis je ressentais impérieusement que, si clash il devait y avoir, il valait mieux que ce soit après quatre ans de relation qu’après vingt, avec deux gamins sur les bras. « Allez, Gauthier, nom de Dieu ! Pose tes burnes sur cette maudite feuille ! »


• Te prendre en levrette pendant que tu suces un autre mec, faire un high-five avec lui, puis échanger les positions.


La honte me serra la gorge. J’ajoutais une petite note à l’attention d’Émilie :


« Je ne fais pas de tuning, je ne suis pas raciste, je ne suis pas chasseur, je n’écoute pas de techno, je m’entends super bien avec ta mère alors j’estime que j’ai droit à UN fantasme de beauf. »


Puis, je continuai, fébrilement.


• Passer la nuit avec une troisième personne dans notre lit et me réveiller en vous entendant baiser.

• Inviter un couple hyper mignon à l’apéro et échanger de partenaire pour une heure.

• Être invité à une orgie.

• Baiser en scred pendant une soirée (je redevenais lycéen pendant une seconde).


Le plus dur était passé, je recommençais à avoir besoin de réfléchir pour ajouter des items. J’avais la boule au ventre. Jamais je ne pourrais lui montrer ça. La boule au ventre, oui, mais aussi une trique magistrale. J’imaginais Émilie dans notre lit avec une autre nana, leurs seins qui se frottaient, leurs baisés passionnés. Et même leurs petits cris d’amour alors qu’elles utiliseraient le jouet d’Émilie pour se donner mutuellement du plaisir. Nom de dieu, il y a tellement de choses extraordinaires à faire, dans cette putain de vie !


Je me levai douloureusement. Je devais avoir été sacrément crispé pendant que j’écrivais, je sentais mes vertèbres se déplier une à une. Je fis quelques pas dans la pièce, la liste gisant toujours sur la table, avec le stylo épuisé juste à côté. Je m’arrêtai au milieu du parquet, face à la feuille A4 : « Tu veux ma mort, en fait ? T’as cru que tu pouvais tout dire, comme ça ? Qu’elle supporterait toutes les facettes de ton esprit de pervers ? Mais tu sais que tout ce que tu vas gagner, c’est qu’elle te regardera plus jamais comme avant et qu’elle va bien vite se trouver quelqu’un d’autre, hein ! Juste ça ! Un mec sérieux qui pense pas qu’à baiser des minettes, et une différente chaque soir, encore ! »


C’est à ce moment-là que la serrure s’actionna et que la porte de l’appartement s’ouvrit. Évidemment, le bureau était juste à côté de la porte d’entrée. Et j’étais pour ainsi dire si épuisé que je ne pris même pas la peine de bouger. Je restai simplement là, comme ça, où j’étais. Émilie entra, me jeta un regard noir sans rien dire, ôta ses chaussures puis son manteau, et se planta devant moi. Je rappelle à toutes fins utiles que « où j’étais », c’était à proprement parlé au beau milieu du bureau, ce qui ne va pas sans explication, du moins en temps normal. Je faisais mon regard de chien battu. C’était trop tard pour changer quoi que ce soit, de toute façon. Émilie prit la parole.



Elle s’approcha du bureau et saisit la feuille. J’eus un haut-le-cœur. Mon sort allait se décider, maintenant, sous mes yeux, pour le reste de ma vie. Si elle partait, je sauterais probablement par la fenêtre.


Mais ce qui se produisit fut autre. Tout autre. Les secondes s’égrainèrent dans un silence de plomb alors qu’Émilie parcourait les items. Au début, elle sourit, puis, petit à petit, sa bouche s’affaissait et je la voyais se décomposer. J’étais mortifié. À un moment de sa lecture, elle pouffa. Je tressaillais de frousse. Mes nerfs étaient à vif. J’étais pendu au moindre de ses gestes ou expression. Tout dépendait d’elle. La bouche toujours ouverte, le souffle légèrement saccadé, elle allait bientôt parvenir à la fin. Soudain, tout en finissant la liste, elle approcha sa main libre de son sein gauche, touchant du bout de ses doigts son téton à travers sa chemise.


Je n’en croyais pas mes yeux. Elle pointait ? En lisant ma liste ? Comment était-ce possible ? À ce moment-là, elle releva la tête et me fixa droit dans les prunelles.



Je ne répondis rien. Si j’avais vraiment été un chien, j’aurais craintivement pleuré un coup à ce moment-là.



Elle souriait ! Et elle fit un pas vers moi en se caressant tout à fait clairement le sein.



Elle jeta la feuille et m’attrapa par la taille pour me plaquer sur elle.



Elle frottait doucement son sexe contre le mien à travers nos pantalons.



Elle fit sauter les boutons de sa chemise un par un toujours en me regardant dans les yeux.



Elle avait saisi ses deux seins dans chaque main et me les exhibait en les pressant l’un contre l’autre.



Elle se mit à genoux. J’étais abasourdi. Elle rejeta sa belle chevelure brune en arrière et défit la ceinture de mon pantalon puis le baissa. Elle passa sans ménagement sa main sur ma verge encore emprisonnée dans mon caleçon.



Elle malaxait toujours mon chibre en exhibant ses somptueuses loches.



En prenant un petit air faussement triste, elle entrouvrit la bouche et se lécha les lèvres avant de titiller du bout de sa langue mon gland qui déformait maintenant considérablement mon boxer. Je respirais si fort que je m’en rendis compte moi-même. Je tentai de baisser mon caleçon, mais Émilie me donna une petite tape sur les mains et s’en chargea elle-même. Mon sexe gonflé et fier se dressa d’un coup, victorieux et prêt à tout. Elle se jeta dessus et le goba sans ménagement. D’une main, elle commença à me branler tout en continuant d’aspirer mon gland tout prêt à éclater, et de l’autre, elle appuya sur mon scrotum, juste derrière mes boules, comme elle savait que j’aimais qu’elle fasse.


J’étais chauffé à blanc et l’effet de ses caresses ne se fit pas attendre. Je bandais à l’extrême et je sentais que je pouvais venir d’un moment à l’autre. Ma chérie qui se démenait comme une sauvage sur ma bite se campa soudain et présenta sa poitrine à mon sexe. Elle se saisit alors de ma verge et me branla vigoureusement.



Elle poussa quelques gémissements et continua de me branler à toute vitesse, ne s’interrompant que pour caresser ses seins avec mon gland. Je ne l’avais jamais vue comme ça. Sentir ses tétons sous mon gland au bord de l’orgasme me submergea de plaisir. Puis, d’un air décidé, elle releva la tête, planta ultimement son regard dans le mien, retroussa les babines et agrippa ma cuisse de sa main gauche. Et elle branla de toutes ses forces, pour en finir.


Au bout de quelques secondes, je lâchais prise. Je ne pouvais retenir un cri de plaisir. Clignant plusieurs fois longuement les yeux, je jouissais. Mon corps vibra de quatre ou cinq longues secousses. Mon foutre jaillit brûlant de ma verge et inonda la magistrale poitrine de ma dulcinée. Cela fit des traits de sperme comme jamais je n’en avais produit. Et son visage ! Elle rayonnait. De sa main, elle donna encore quelques coups de semonce en décalottant mon gland bien à fond, pendant que j’éjaculais abondamment. Elle regardait ma semence se déverser sur elle comme si elle jouissait elle-même.


Après un instant qui me sembla une éternité, la bestialité s’échappa de moi par tous les pores de ma peau. J’étais exténué. Je regardais, hagard, Émilie jouer avec ses seins couverts de jouissance et se relever pour me faire face. Je souriais.



Alors, elle me jeta un regard mutin, se retourna et ramassa ma petite liste. Puis elle la posa sur la table, saisit le stylo resté là et inscrivit une coche bien visible devant : « Me branler sur tes seins ».



Encore un sourire plein de tendresse et elle quitta la pièce. Il fallut que je m’adosse au mur le plus proche. Je n’aurais pas pu croire que cette journée se finirait en une telle apothéose. Je me sentais libéré d’un poids immense et il me semblait que les prochains mois pourraient bien être les plus heureux de ma vie. C’était bien ça. Et ma bouche souriait toute seule ! Je me ruais dans le couloir avec enthousiasme. Il fallait que je l’embrasse.